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 Pour un vaccin bien commun de l'humanité

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Xuan
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15966 messages postés
   Posté le 17-04-2021 à 19:12:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Faute de place je ne peux pas reproduire plusieurs illustrations
Vaccins contre la COVID-19 : histoires de monopole, de chantages et d’inégalités

DANIELLE BLEITRACH 15 AVRIL 2021

https://histoireetsociete.com/2021/04/15/vaccins-contre-la-covid-19-histoires-de-monopole-de-chantages-et-dinegalites/
Association Cuba Cooperation France - http://www.cubadebate.cu/especiales/2021/03/19/vacunas-contra-la-covid-19-historias-de-monopolio-chantaje-y-desigualdades/

Cet article – sans doute le plus complet sur le sujet et que nous empruntons à Cuba coopération vient en appui de la revendication de Fabien Roussel (présidentielle PCF) pour faire des vaccins un bien collectif qui échapperait au profit des groupes pharmaceutiques et à leur manière d’organiser la pénurie. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

mardi 13 avril 2021
par Traduit par Chantal Costerousse
Par Randy Alonso Falcón, Edilberto Carmona Tamayo
19 mars 2021 pour Cubadebate

Un article que certains pourront trouver long, très long il est vrai! Mais c’est un document qui peut servir de référence. Car il s’agit plutôt d’un dossier extrêmement complet, une analyse très poussée et documentée comme nous aimerions en lire plus souvent dans les médias français assez discrets y compris dans le journalisme d’investigation… ceux-ci ne devraient-ils pas poser les vraies questions pour nous éclairer comme cela leur incombe??
Cela vaut la peine de se poser un moment et de réfléchir loin des analyses superficielles, des contradictions des dizaines de médecins et autres pseudo spécialistes qui se succèdent sur nos écrans, sur nos ondes et dans les réseaux sociaux.

Chantal Costerousse


Les appréhensions que le vaccin AstraZeneca / Oxford a suscitées dans certains pays, la sale campagne des États-Unis contre le vaccin russe Spoutnik V et le refus notifié des nations les plus puissantes de permettre à leurs sociétés pharmaceutiques de libérer temporairement les brevets de leurs antidotes contre la COVID- 19, ont encore mis à rude épreuve la disponibilité des vaccins et ont approfondi les profondes différences dans le droit à la vie entre les puissants et les pauvres dans ce monde.

Jamais auparavant une urgence sanitaire n’avait tant frappé dans autant d’endroits et en si peu de temps. La COVID-19 a déjà affecté plus de 120 millions de personnes dans le monde et a causé la mort de plus de 2,6 millions d’êtres humains.
Un tel défi universel méritait une réponse globale et coordonnée. Mais une fois encore, passant outre les exigences de l’ONU et de l’Organisation mondiale de la santé, ce sont les nationalismes, les mesquineries, le pouvoir écrasant des sociétés trans-nationales, «le sauve qui peut», qui ont prévalu.

Les vaccins semblent être les seuls obstacles efficaces à la pandémie. Seule une vaccination majoritaire de la population mondiale pourrait arrêter la transmission croissante du virus SRAS-CoV-2. Mais ni les transnationales pharmaceutiques ni les gouvernements des pays riches n’ont cette vocation de réponse collective et de solidarité mondiale.

QUI PEUT DÉVELOPPER ET PRODUIRE DES VACCINS?

L’industrie pharmaceutique et biotechnologique souffre d’une forte concentration et d’une transnationalisation. Les grandes entreprises des pays développés et des économies émergentes monopolisent la recherche, la production et la distribution de médicaments. Neuf d’entre elles font partie des 100 entreprises qui génèrent le plus de revenus au monde.

Selon Euromonitor Global, l’industrie pharmaceutique est responsable de près de 4% de l’activité de production mondiale. Si c’était un pays, il serait parmi les 15 économies les plus riches de la planète. Près de la moitié des ventes totales du secteur proviennent de la Chine et des États-Unis, suivis de la Suisse, du Japon, de l’Allemagne et de la France.


Ce marché mondial a généré 37 milliards de dollars en 2018 et on estime qu’en 2027 il dépassera 64,5 milliards.

Les nations sous-développées – qui sont la grande majorité – n’ont guère la capacité de développer leurs propres vaccins (Cuba est l’une des rares exceptions honorables) et n’ont pas non plus leurs propres capacités de production. Cela leur a laissé peu de marge de manœuvre pour influencer l’évolution inégale des vaccins au milieu de la pandémie.

Depuis que l’OMS a déclaré le COVID-19 comme pandémie le 11 mars 2020, elle a appelé à une solution concertée et conjointe face à la menace. Mais la logique furieuse du marché dicte les orientations dans notre monde et ce qui s’est passé depuis lors est une course effrénée pour se faire une cible (immunitaire et financière) dans laquelle les crocs en jambe, les pressions et même les chantages n’ont pas manqué.

Les grandes puissances se sont alliées dès le départ aux plus grandes sociétés pharmaceutiques pour gérer convenablement la recherche d’une solution qui leur permettrait de sortir avantageusement de la crise sanitaire et économique qui ravage le monde.

Les gouvernements ont fourni au moins 8,6 milliards de dollars pour le développement de vaccins, selon la société d’analyses Airfinity.

Les États-Unis, l’UE et le Royaume-Uni ont investi des milliards dans le vaccin AstraZeneca, développé par l’Université d’Oxford. L’Allemagne a investi 445 millions de dollars dans le vaccin développé par Pfizer et son partenaire allemand, BioNTech. Le vaccin de Moderna a été entièrement financé et coproduit par le gouvernement des États-Unis.

Des organisations philanthropiques ont contribué pour 1,9 milliard. Des personnalités individuelles telles que Bill Gates, le fondateur d’Alibaba Jack Ma et la star de la musique country Dolly Parton ont apporté leurs contributions.
Seuls 3,4 milliards de dollars proviennent des propres investissements des sociétés pharmaceutiques, dont une partie provient également de financements externes.
Bien que Big Pharma n’ait fourni qu’un tiers du financement, à qui profitent les avantages économiques? Qui a établi les règles du jeu dans la distribution des vaccins?

UN JEU DÉLOYAL

Réaliser le vaccin contre le COVID est devenu, au-delà de l’intérêt sanitaire, un objectif géopolitique. Quiconque parviendra à se procurer le vaccin capitalisera sur sa commercialisation et quiconque disposera de plus de ressources financières pourra accaparer davantage de vaccins.

Scandaleuse fut la manœuvre de l’administration Trump, dès mars 2020, pour que la société allemande CureVac (qui avait commencé à faire des recherches sur un éventuel vaccin) quitte son siège dans le pays européen et qu’elle s’installe aux États-Unis en échange «de grosses sommes d’argent» . Tout comme il stockait des tests PCR, des ventilateurs pulmonaires, des masques et des accessoires de biosécurité, Washington a, dès le début, entrepris de s’accaparer de plus la production et la distribution de vaccins.

A tout cela se sont ajoutées des campagnes de discrédit, parfois subtiles et parfois manifestes, contre les candidats vaccins de Russie et de Chine, dans une tentative concertée de bloquer leur chemin vers d’autres marchés.

De nombreux doutes ont été semés sur la rapidité des développements, la qualité des essais cliniques et l’efficacité des vaccins candidats des deux pays; en particulier contre Spoutnik V des Laboratoires Gamaleya.

Après que le principal vaccin russe a été certifié par ses autorités et a suscité l’intérêt de plusieurs pays, les États-Unis et l’Union européenne lui ont fait des crocs en jambe partout.

Le rapport annuel 2020 du ministère américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) a récemment révélé que le Bureau des affaires mondiales (OGA) avait utilisé le Bureau de l’attaché pour la santé au Brésil pour persuader le gouvernement de ce pays sud-américain de «rejeter le Vaccin russe contre la covid19» .

Face à la révélation, le porte-parole présidentiel russe Dimity Peskov a déclaré :
«Dans de nombreux pays, l’ampleur de la pression est sans précédent (…) de telles tentatives égoïstes pour que les pays abandonnent certains vaccins sont dépourvues de perspective.
Nous pensons qu’il devrait y avoir le plus grand nombre de doses de vaccins possible afin que tous les pays, y compris les plus pauvres, aient la possibilité de stopper la pandémie»
.

L’Union européenne, pour sa part, n’a pas encore donné le feu vert au vaccin russe pour être appliqué dans ses pays membres, bien que cette région soit à la traîne dans la disponibilité des vaccins; ceci concerne aussi les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et Israël, et bien que la prestigieuse revue de santé The Lancet ait reconnu dans une publication la grande efficacité de Sputnik V.

Au-delà de ces barrières, les vaccins russes et chinois ont fait leur chemin dans différentes régions, en raison de l’efficacité démontrée et de la pénurie mondiale de vaccins.

La Slovaquie a même quitté le giron de l’Union européenne pour acquérir 2 millions de doses de Spoutnik V et la Hongrie, qui a également approuvé l’utilisation du vaccin russe et a acquis des doses du Sinopharm chinois, qui n’a pas non plus reçu le feu vert de l’Agence européenne des médicaments.

CHANTAGE SANS ANESTHÉSIE

Les États ont réalisé le plus gros investissement, mais BigPharma a fixé les conditions et conservé les revenus. Le monopole de quelques multinationales dans l’achat et la production de vaccins anti COVID-19 donne à ces entreprises un pouvoir écrasant.

Des rapports récents montrent comment le géant pharmaceutique Pfizer a tenté d’imposer des conditions onéreuses aux nations d’Amérique latine pour leur fournir certaines quantités de son vaccin.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a montré ces jours-ci son malaise face aux exigences de Pfizer à l’égard de son gouvernement, notant que parmi les conditions posées par le consortium figure une clause du contrat d’achat qui l’exonère de «toute responsabilité» pour les éventuels effets secondaires de son vaccin.
«Nous avons été très durs et ils ont été très durs avec nous. Ils ne changent pas une seule virgule. Le gouvernement s’en occupe actuellement avec le Congrès et les discussions portent sur l’assouplissement de la loi» , a déclaré pour sa part le ministre brésilien de la santé, le Général Eduardo Pazuello, récemment limogé.
L’Argentine, le Pérou et la République Dominicaine ont également subi des pressions intenses de la part de Pfizer, comme le montre une enquête du Bureau du journalisme d’investigation.

Les représentants de Pfizer à Buenos Aires ont exigé d’être indemnisés contre toute plainte civile que les citoyens pourraient déposer s’ils subissaient des effets indésirables après avoir été vaccinés. «Nous avons proposé de payer des millions de doses d’avance, nous avons accepté cette assurance internationale, mais la dernière demande était extraordinaire : Pfizer a exigé que les actifs souverains de l’Argentine fassent également partie de la garantie légale» , a avoué un fonctionnaire argentin.
«C’était une demande extrême que je n’avais entendue, que lorsque la dette extérieure devait être négociée, mais dans un cas comme dans celui-ci, nous l’avons immédiatement rejetée» .

De nombreuses voix s’élèvent pour mettre en garde contre le fait que l’urgence de disposer de vaccins pour une maladie qui a fait tant de morts dans le monde pourrait avoir conduit certains gouvernements à accepter des limitations significatives de responsabilités et pour exiger la transparence sur les accords avec les entreprises pharmaceutiques.

Le professeur Lawrence Gostin, directeur du Centre de collaboration pour le droit de la santé nationale et mondiale de l’Organisation Mondiale de la Santé, a déclaré : « Les sociétés pharmaceutiques ne devraient pas utiliser leur pouvoir pour limiter l’accès à des vaccins vitaux dans les pays à faibles ou moyens revenus et [a signalé] que la protection de la responsabilité ne devrait pas être utilisée comme “une épée de Damoclès” suspendue au-dessus de la tête de pays désespérés dont les populations sont désespérées » .

Même la puissante Europe semble avoir ressenti la pression. Bien que les accords de l’UE avec les fabricants de vaccins avec leurs principales clauses soient gardés secrets. La stratégie d’achat de vaccins rendue publique par la Commission européenne stipule que la «responsabilité du développement et de l’utilisation du vaccin, y compris toute compensation spécifique requise, sera supportée par les États membres qui achètent le vaccin».

QUI POURRA ÊTRE VACCINE EN 2021?

Les capacités de production de vaccins dans le monde sont insuffisantes pour disposer des doses nécessaires à la vaccination de la population mondiale cette année.

Selon la Fédération internationale de l’industrie du médicament (FIIM), la demande mondiale de vaccins est estimée entre 10 et 14 milliards de doses en 2021.
Selon les statistiques citées par la société de données Statista, les États-Unis peuvent produire près de 4,7 milliards de doses de vaccin COVID-19 et l’Inde plus de 3 milliards de doses potentielles. La Chine, qui n’était pas auparavant un acteur majeur sur le marché des exportations de vaccins, s’est engagée à produire plus d’un milliard de doses.

La Grande-Bretagne, la Russie, l’Allemagne et la Corée du Sud font également partie des centres de fabrication établis, mais avec une capacité de production moindre.
Face à cette réalité, l’iniquité et l’injustice du monde actuel sont une fois de plus évidentes : les pays les plus riches ont acheté la plupart des vaccins qui seront produits en 2021 (même pour les stocks), tandis que les nations pauvres n’auront pas de doses à administrer, même aux fractions les plus vulnérables de leur population. Plus de 100 nations attendent l’arrivée de la première ampoule.
On estime que 90% des habitants de près de 70 pays à faible revenu n’auront pas la possibilité d’être vaccinés contre le COVID-19 cette année.

Les nations les plus puissantes ont profité de leur pouvoir d’achat et de leurs investissements dans la mise au point de vaccins pour se procurer l’antidote tant convoité.

Jusqu’à présent, environ 12,7 milliards de doses de divers vaccins contre le coronavirus ont été achetées à l’avance, ce qui est suffisant pour vacciner environ 6,6 milliards de personnes (à l’exception de celui de Johnson & Johnson, tous les vaccins approuvés jusqu’à présent nécessitent deux doses).

Plus de la moitié de ces doses, 4,2 milliards assurés, avec la possibilité d’acheter 2,5 milliards supplémentaires, ont été achetées par des pays riches qui ne représentent que 1,2 milliard de personnes.

Le Canada a acheté suffisamment de doses pour vacciner chaque Canadien cinq fois, tandis que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Chili en ont acheté suffisamment pour vacciner leurs citoyens au moins deux fois, bien que certains des vaccins n’aient pas encore été approuvés.
Israël a conclu un accord portant sur 10 millions de doses et la promesse d’un approvisionnement régulier de la part de Pfizer en échange de données sur les personnes vaccinées. Selon les rapports, le pays a également payé 30 dollars par dose, soit le double du prix payé par l’UE.

Comme le déclarait Irene Bernal, chercheuse sur l’accès aux médicaments à l’ONG Salud por Derecho (NdT : la santé de plein droit) au journal El País en décembre dernier, «nous constatons que celui qui a l’argent est celui qui a l’accès.
53% des vaccins ont été conservés par 14% de la population des pays riches, par conséquent, quand les doses vont-elles arriver dans les pays les plus pauvres?

Les pays à faible ou moyen revenu qui regroupent 84% de la population mondiale, ont conclu des accords directement avec des sociétés pharmaceutiques, mais n’ont jusqu’à présent obtenu que 32% de l’approvisionnement.
«Nous traversons une crise d’une telle ampleur» , a déclaré Fatima Hassan, fondatrice de l’initiative sud-africaine pour la justice en matière de santé. «Si, même en Afrique du Sud, nous ne parvenons pas à vacciner rapidement la moitié de notre population, je n’ose même pas imaginer comment le Zimbabwe, le Lesotho, la Namibie et le reste de l’Afrique vont s’en sortir.
Si cela doit durer encore trois ans, nous n’obtiendrons aucune immunité continentale ou mondiale»
.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador et son ministre des Affaires étrangères Marcelo Ebrard ont demandé aux autorités américaines de les autoriser à acheter une partie des dizaines de millions de vaccins AstraZeneca produits aux États-Unis, que Washington a stockés sans avoir approuvé leur utilisation. D’autres pays qui ont déjà approuvé le vaccin le réclament.
Le Mexique, l’un des pays où la COVID-19 est la plus présente, a jusqu’à présent administré environ 4,4 millions de doses à l’aide des vaccins de Pfizer, AstraZeneca, Sinovac et Sputnik V, à une population de plus de 128 millions de personnes, ce qui représente un faible taux de vaccination, selon www.ourworldindata.org, un site web géré par l’Université d’Oxford.

Selon les données recueillies par Bloomberg, à la date du jeudi 18 mars, plus de 410 millions de doses ont été administrées dans le monde, dans quelque 132 pays, ce qui représente seulement 2,7% de la population mondiale.

APARTHEID VACCINAL

Les scientifiques et les militants nous mettent en garde contre un “apartheid vaccinal” , dans lequel les populations du Sud seront vaccinées des années après celles de l’Occident.
Non seulement les pays les plus pauvres seront obligés d’attendre, mais beaucoup d’entre eux doivent déjà payer un prix beaucoup plus élevé par dose.

L’Ouganda, par exemple, a annoncé un accord portant sur des millions de vaccins fournis par AstraZeneca à 7 dollars la dose, soit plus de trois fois le prix payé par l’Union européenne. En incluant les frais de transport, il faut compter 17 dollars pour vacciner complètement un Ougandais.

Les effets de cette iniquité seraient graves. Un modèle développé par l’Université de Northeastern indique que si les 2 premiers milliards de doses de vaccins Covid-19 étaient distribués proportionnellement à la population nationale, les décès dans le monde seraient réduits de 61%.
Mais si les doses sont monopolisées par 47 des pays les plus riches du monde, on ne sauvera 33% de personnes en moins.

Les scientifiques craignent également que si les pays ne sont pas en mesure de vacciner une grande partie de leur population, le virus aura davantage de possibilités de continuer à muter, ce qui augmentera le nombre de décès dans ces pays sous-vaccinés et rendra les vaccins disponibles moins efficaces au fil du temps.

Comme l’a fait remarquer le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, au début de l’année : «… nous sommes confrontés à un réel danger : si les vaccins apportent de l’espoir à certains, ils deviennent une pierre de plus dans l’édifice de l’inégalité entre ceux qui ont des ressources et ceux qui n’en ont pas» .

UNE ALTERNATIVE MODÉRÉE

La difficulté à assurer l’approvisionnement en vaccins rendra de nombreux pays pauvres dépendants de Covax, une organisation créée en avril 2020, coordonnée par l’OMS, la Coalition pour les innovations dans la préparation aux épidémies et GAVI, l’alliance internationale pour les vaccins.

Covax a pour objectif de fournir 2 milliards de doses dans le monde, dont au moins 1,3 milliard à 92 pays à faible ou moyen revenu, d’ici à la fin de 2021.
Cela suffirait à vacciner 20% de la population de chaque pays, en donnant la priorité aux professionnels de la santé, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de pathologies sous-jacentes, bien que cet objectif ait été critiqué comme étant inadéquat pour faire face à la pandémie.

Les analystes estiment plutôt que Covax fournira tout au plus entre 650 et 950 millions de doses, réparties entre 145 nations, dont certaines ont suffisamment d’accords confirmés pour que leurs citoyens soient vaccinés plusieurs fois, comme le Canada et la Nouvelle-Zélande.

Les entreprises pharmaceutiques n’ont pas tenu leurs promesses de livraison à COVAX et AstraZeneca, qui était le principal fournisseur, est également confronté à sa propre situation particulière avec des millions de doses retenues aux États-Unis et en Europe.

MÊME L’EUROPE N’EST PAS ÉPARGNÉE PAR L’IMPASSE

L’Allemagne a suspendu à partir de lundi 15 mars la vaccination avec AstraZeneca le seul vaccin européen existant à ce jour; le vaccin AstraZeneca/Oxford, est en proie à de graves difficultés après que l’on ait signalé une trentaine de cas de problèmes de coagulation chez des personnes vaccinées avec ce vaccin.
Treize pays de l’UE ont déjà suspendu la vaccination avec AstaZeneca, bien que l’OMS et l’agence européenne de régulation défendent son utilisation comme ayant plus d’avantages que d’effets néfastes.
Pour aggraver les choses, en pleine résurgence de la pandémie dans la région, AstraZeneca n’avait livré que 25% des doses convenues à l’UE pour le premier trimestre et Pfizer était également en retard dans ses livraisons.

Début 2021, l’Italie a menacé de poursuivre Pfizer pour avoir réduit de 29% la distribution de doses dans ce pays. La Commission européenne annonce maintenant qu’elle a conclu un accord avec Pfizer/BioNTech pour avancer 10 millions de doses pour le deuxième trimestre de l’année.

Bien que BioNtech et CureVac soient allemands, le pays européen a rencontré des problèmes avec la vaccination. Le quotidien Der Spiegel soulignait il y a quelques semaines que «l’Union européenne et l’Allemagne pourraient manquer de vaccins».
Le retard dans la signature des contrats avec les entreprises pharmaceutiques pourrait signifier que les vaccins arrivent en retard, en plus de ne pas être assez nombreux”.


L’UE a jusqu’à présent administré 11 doses pour 100 personnes, contre 33 doses aux États-Unis et 39 doses au Royaume-Uni, selon l’indice Bloomberg Vaccine Tracker.
La faible disponibilité et la distribution inégale au sein de l’Union ont conduit des pays comme l’Autriche, la Bulgarie, la République tchèque, la Croatie et la Lettonie à exprimer publiquement leur mécontentement et à demander une «correction» de la distribution.

Face à ce dilemme, la Commission européenne a décidé que les entreprises pharmaceutiques qui possèdent des usines de vaccins sur les territoires de l’UE ne pourront pas exporter la production qu’elles génèrent vers d’autres régions si elles ne reçoivent pas l’autorisation de les faire sortir du pays de la part des autorités de ces nations.
Le 4 mars déjà, l’Italie – l’un des pays les plus durement touchés par la pandémie – a utilisé la décision de l’UE pour interdire l’exportation vers l’Australie de 250 000 doses du vaccin d’Astrazeneca, que le groupe pharmaceutique anglo-suédois a produit dans son usine d’Agnani, près de Rome.

Alors que les frustrations s’intensifient, certains responsables européens accusent les États-Unis et le Royaume-Uni. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré que les États-Unis, ainsi que la Grande-Bretagne, «ont imposé une interdiction totale d’exporter des vaccins ou des composants de vaccins qui sont produits sur leur territoire» .
Interrogée à ce sujet, Jen Psaki, l’attachée de presse de la Maison Blanche, a déclaré aux journalistes que les fabricants de vaccins étaient libres d’exporter leurs produits fabriqués aux États-Unis tant qu’ils respectaient les termes de leurs contrats avec le gouvernement.
Mais comme le vaccin d’AstraZeneca a été produit avec l’aide de la loi «Defense Production Act» , pour lequel il a reçu un financement de plus d’un milliard de dollars, M. Biden doit approuver les expéditions de doses à l’étranger.

AUCUN OBSTACLE POUR UN COMMERCE FLORISSANT

Les pays les plus puissants ont fait passer les profits pharmaceutiques avant l’immunité mondiale, malgré le discours politique selon lequel il n’y aura pas de solution à la pandémie si elle n’est pas jugulée au niveau mondial.

La semaine dernière, le jour même où il y a un an l’OMS a déclaré que le COVID-19 était une pandémie, les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada (qui disposent tous de suffisamment de vaccins) ont bloqué la dernière tentative des pays pauvres ou les pays à revenu moyen d'accélérer l’accès aux vaccins et aux traitements pour la COVID-19, en levant temporairement des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce protégeant la propriété intellectuelle.
Une résolution parrainée par l’Afrique du Sud et l’Inde et soutenue par 57 pays, qui demandait la suspension pendant la pandémie des parties de l’accord ADPIC (Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce) qui protègent les brevets médicaux, a été rejetée par le bloc des nations riches. Elle avait déjà connu le même sort lors des discussions tenues à l’Organisation Mondiale du Commerce en octobre et décembre 2020.
Un accord aurait permis aux nations sous-développées ou émergentes de produire des médicaments et des vaccins contre la COVID sans attendre ou adhérer à des accords de licence avec les sociétés pharmaceutiques qui détiennent la propriété intellectuelle de ces produits médicaux. Cela aurait permis de développer la production d’antidotes à cette maladie mortelle et de réduire les coûts de traitement.
Les gouvernements des pays riches, qui financent majoritairement les vaccins anti-COVID, ont fondé leur refus sur la crainte que la libération de la propriété intellectuelle, même temporaire, ne réduise les incitations à la recherche des entreprises et se sont également demandé si les pays «en développement» pourraient commencer à produire les médicaments suffisamment tôt pour empêcher la propagation du virus.

La vérité est que les grandes multinationales pharmaceutiques, le bigpharma, étaient initialement réticentes à financer la recherche sur les vaccins contre le COVID en raison de l’incertitude d’une course contre la montre pour obtenir des résultats et de la faible rentabilité dans le passé de la création de vaccins pour les urgences sanitaires.
Les médicaments recherchés par ces entreprises sont principalement ceux proposés aux citoyens des pays riches et surtout ceux nécessaires aux maladies chroniques qui nécessitent des doses systématiques, ce qui les rend très rentables.
Mais après avoir constaté la rentabilité que la durabilité dans le temps que la COVID-19 peut leur apporter, ils ne veulent désormais aucune limite à la “fête” des revenus dont ils bénéficient face à la demande urgente de vaccins.

Moderna a déclaré avoir signé des accords d’achat anticipé pour plus de 18 milliards de dollars pour des fournitures à livrer cette année, pendant que Pfizer a prévu des revenus d’environ 15 milliards de dollars cette année pour son vaccin avec BioNTech.
Les principaux concepteurs de vaccins ont bénéficié de milliards de dollars de subventions publiques, mais les sociétés pharmaceutiques se sont vu accorder le monopole de leur production, ainsi que des bénéfices qu’ils génèrent.

Les prix de vente des vaccins aux différents pays (ils sont variables) sont gardés sous le sceau du secret des accords signés entre les compagnies pharmaceutiques et les gouvernements, bien que le site spécialisé Statista ait calculé le prix moyen par dose dans ces montants :


Multipliez ces chiffres par les milliards de doses qui sont nécessaires chaque x années (en fonction de la durée de l’immunité obtenue par ces vaccins) et nous verrons à combien s’élèvera la valse des millions.

Mais si les sociétés pharmaceutiques tirent profit et contrôlent le rythme et l’ampleur des vaccinations, le coût de l’inégalité de la distribution des vaccins pour l’économie mondiale pourrait atteindre 9 milliards de dollars, selon Katie Gallogly-Swan, une chercheuse travaillant avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

«Il est inconcevable qu’au milieu d’une crise sanitaire mondiale, d’énormes sociétés pharmaceutiques multimilliardaires continuent de privilégier les profits, de protéger leurs monopoles et d’augmenter les prix, au lieu de privilégier la vie des gens partout, y compris dans le Sud» , a tweeté à juste titre le sénateur américain Bernie Sanders il y a quelques jours.

«Le monde est au bord d’un fiasco moral catastrophique» , a déclaré le Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé.

En attendant, ici à Cuba, nous croisons les doigts pour que nos vaccins Soberana et Abdala nous immunisent tous, sans distinction, avant la fin de cette année.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
Grand classique (ou très bavard)
10200 messages postés
   Posté le 17-04-2021 à 19:53:32   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Des Fake News sur les vaccins de la Covid 19 apparaissent sur le Net


Edité le 17-04-2021 à 20:05:36 par marquetalia




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Grecfrites
Jeune Communiste
235 messages postés
   Posté le 18-04-2021 à 10:37:55   Voir le profil de Grecfrites (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Grecfrites   

Merci de nous annoncer ça le 17 avril 2021, c'est pas comme si les fake news sur les vaccins se diffusaient depuis l'été dernier, si ce n'est plus ...

De plus, ton lien est encore une fois mal posté, tu te moques complètement de ce qu'on peut te dire pour t'aider à mieux poster. Tu n'en fais qu'à ta tête.

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Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15966 messages postés
   Posté le 21-04-2021 à 07:16:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les producteurs chinois de vaccins COVID-19 envisagent un transfert de technologie pour lutter contre les inégalités mondiales en matière de vaccins

La production quotidienne de Sinovac dépasse 6 millions de doses: PDG
Par Shen Weiduo à Boao et Leng Shumei à Pékin
Publié: 20 avr.2021 22:23 https://www.globaltimes.cn/page/202104/1221614.shtml

Les producteurs chinois de vaccins COVID-19 tels que Sinovac et CanSinoBIO réfléchissent aux transferts de technologie vers d'autres pays pour aider à résoudre le problème d'iniquité mondiale en matière de vaccins, ont déclaré mardi des dirigeants de la société lors du Forum de Boao pour l'Asie (BFA) 2021.

"La Chine prévoit de produire plus de 3 milliards de vaccins COVID-19 cette année. La capacité peut atteindre environ 5 milliards de doses cette année" , a déclaré Zheng Zhongwei, directeur du Centre de développement des sciences et technologies médicales de la Commission nationale de la santé (NHC). lors d'une session sur le COVID-19 mardi lors de la BFA dans la province de Hainan (sud de la Chine), notant que la Chine a pris en compte la demande intérieure et mondiale depuis le début du processus de développement du vaccin.

Une fois la production correctement établie au second semestre de cette année, la Chine fournira des doses à davantage de personnes dans le besoin grâce à des mesures multilatérales et bilatérales, a déclaré Zhong.
La Chine accélère son programme de vaccination domestique et lundi, plus de 195 millions de doses avaient été administrées à travers la Chine, selon le NHC.
Certains endroits en Chine seraient confrontés à une pénurie de vaccins, car certaines personnes n'ont pas pu obtenir leur deuxième injection à temps.
La situation serait facilitée d'ici juin, car la production augmenterait, a déclaré Zheng mardi au Global Times.

Selon Zheng, environ 5 milliards de personnes dans le monde en dehors de la Chine souffrent de l'épidémie mais n'ont pas accès aux vaccins, tandis que 1,2 milliard de personnes supplémentaires dans les régions où l'épidémie est grave - y compris aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe - ont des vaccins.

Dans le monde, environ 800 millions de doses avaient été administrées lundi, dont environ 80% dans les zones à revenu moyen et élevé, a déclaré Qiao Jianrong, coordinateur de l'équipe des systèmes de santé et de la sécurité sanitaire à l'OMS à Beijing, qui a accueilli le Séance de vaccination du mardi.

La Chine a démontré que même sans vaccins, le mécanisme de coopération gouvernement-société peut réussir à maîtriser l'épidémie. La région OMS du Pacifique occidental, où se trouve la Chine, représente un quart de la population mondiale, mais n'a signalé que 1,5% des infections mondiales au COVID-19 et 1,1% des décès, a déclaré Qiao.
Mais comme les vaccins sont largement considérés comme des facteurs de changement dans la pandémie, l'accès inéquitable reste un défi majeur pour le monde pour surmonter la pandémie, a noté Qiao.
Pour augmenter l'offre mondiale de vaccins, en particulier pour s'attaquer aux problèmes de pénurie et de faible accessibilité dans certains pays et régions en développement, les producteurs de vaccins chinois ont déclaré qu'ils élargiraient leur coopération avec ces pays en transférant la technologie et en les aidant à construire des lignes de conditionnement.

Yin Weidong, PDG du producteur chinois de vaccins Sinovac Biotech, a déclaré lors de la session de mardi que la société tenterait de réaliser le transfert de technologie vers 10 pays dès que possible.

Yu Xuefeng, président-directeur général d'un autre producteur chinois de vaccins CanSinoBIO, a déclaré que la société envisageait un transfert de technologie vers certains pays qualifiés comme le Mexique et le Pakistan, afin que les pays d'Amérique du Sud et d'Asie centrale puissent obtenir des vaccins plus facilement.
Les producteurs chinois exportent des produits vaccinaux semi-finis vers des pays étrangers comme le Brésil et le Mexique pour leur permettre d'emballer les produits finis dans des usines locales afin d'augmenter l'efficacité de la production.

Selon Yin, Sinovac a produit 260 millions de doses de vaccins COVID-19, dont 60 pour cent ont été fournis à d'autres pays. Au moins 160 millions de doses ont été administrées, prouvant l'innocuité du vaccin.
La production quotidienne de Sinovac dépasse 6 millions de doses, selon Yin.


Edité le 21-04-2021 à 07:17:52 par Xuan




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   Posté le 26-04-2021 à 11:03:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A noter : les médias parlent beaucoup de l'aide américaine et occidentale à l'Inde. La réalité est assez différente. Voir l'article du GB à la suite.

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Covid-19: spirale infernale en Inde


https://www.lopinion.fr/edition/international/covid-19-spirale-infernale-en-inde-242773?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=barre-partage-site&fbclid=IwAR1T1UNeFRLjfzhHjOAW_leyxkoB_TH8421-PNsWAE7uZ9kqajtUCx43crA
Claude Leblanc Claude Leblanc 26 avril 2021 à 06h00
En l’espace de quelques jours, les Indiens ont pris la place des Brésiliens comme mauvais élèves dans la lutte contre la Covid-19 avec des conséquences tragiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays


Les Etats-Unis prévoient de déployer rapidement un soutien supplémentaire au gouvernement indien pour faire face à la dernière vague de Covid-19 dans le pays, a annoncé samedi une porte-parole de la Maison Blanche. Les responsables des deux pays sont engagés à différents niveaux pour assurer « la production des vaccins contre la Covid-19 en Inde » , a déclaré à Reuters un porte-parole de l’ambassade indienne à Washington. L’Inde a fait état de 349 691 cas supplémentaires dimanche, pour un total de 16,96 millions de cas, a indiqué le ministère de la santé.

« Nous pendrons quiconque entravera la fourniture d’oxygène. » Ces paroles lancées par la Haute cour de New Delhi expriment parfaitement la gravité de la situation en Inde au moment où le pays est frappé par une nouvelle vague de contamination de Covid-19 dévastatrice. On ne parle déjà plus de vague, mais de « tsunami » pour décrire le chaos provoqué par un virus qui, jour après jour, emporte des milliers de vies et en contamine des centaines de milliers d’autres. Depuis quelques jours, les chiffres des nouvelles contaminations fournies par les autorités centrales dépassent les 300 000 personnes. Un triste record mondial, puisque le nombre de cas recensés officiellement représente désormais plus de la moitié de ceux comptabilisés à travers la planète. Pourtant, de nombreux épidémiologistes estiment que ce chiffre ne représente qu’une fraction de la réalité compte tenu d’un système sanitaire défaillant et d’une bureaucratie dépassée par les événements. Pour la seule capitale, le seuil du million de personnes contaminées sur une population d’environ 21 millions d’habitants a été franchi, le 24 avril. Ce qui inquiète, c’est la vitesse avec laquelle la quatrième vague se propage. Alors que cela avait pris 205 jours pour franchir le seuil des 250 000 contaminés après la détection du premier cas le 2 mars 2020, il n’aura fallu que 11 jours pour passer de 750 000 à 1 million d’individus touchés par le virus à New Delhi.


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Effondrement sanitaire. La violence de cette vague serait dûe à un nouveau variant, apparemment plus contagieux et plus virulent, qui a conduit le pays, en l’espace de quelques jours, au bord de l’effondrement sanitaire avec une mortalité en forte augmentation. Celle-ci s’explique entre autres par une pénurie d’oxygène. Les médias locaux multiplient les reportages dans les hôpitaux du pays où l’absence de cet élément indispensable dans le traitement des personnes touchées par la Covid-19 est criant. Les images de bûchers, parfois improvisés à l’extérieur des crématoriums débordés, diffusées ces dernières heures ajoutent une dimension tragique à la crise actuelle dont la gestion plus qu’erratique par le gouvernement pourrait se traduire par un séisme politique.

Considéré comme la réserve vaccinale de la planète, le pays avait contribué au premier trimestre à la fourniture de 64 millions de doses au reste du monde. Il n’en a exporté qu’un peu plus d’un million au cours de la première quinzaine d’avril

Un dessin de Sandeep Adhwaryu, publié, le 25 avril, dans l’édition dominicale du Times of India, résume bien l’état d’esprit qui règne aujourd’hui en Inde. Divisé en trois parties, on y aperçoit, sur les deux premières, deux vautours sur un cadavre qui bavardent. « Le seul mort de cause naturelle de la journée », dit le premier. « Mais pourquoi ne bénéficie-t-il pas de funérailles ? » demande l’autre. « Personne n’est venu réclamer son corps », lui répond son camarade tandis que sur le cadavre, au milieu de bûchers, on peut lire le mot « vérité ». En effet, la question sur toutes les lèvres est d’essayer de comprendre comment l’Inde en est arrivée là alors que Narendra Modi, au début de l’année, pérorait. « Nous avons non seulement résolu nos problèmes, mais aussi aidé le monde à combattre la pandémie », affirmait-il en janvier.

Si, en termes de morts par million d’habitants, l’Inde est loin des niveaux atteints dans les pays industrialisés – 138 contre 1 869 au Royaume-Uni, 1 762 aux Etats-Unis ou encore 1 571 en France –, l’extrême violence de la vague actuelle et l’impression qu’elle est devenue incontrôlable suscitent de nombreuses interrogations sur les responsabilités politiques.

Elles font aussi peser des risques sanitaires sur le reste du monde tant au niveau des nouveaux variants que celui de la lutte contre la pandémie, l’Inde étant l’un des principaux fabricants de vaccins. Considéré comme la réserve vaccinale de la planète, le pays avait contribué au premier trimestre à la fourniture de 64 millions de doses au reste du monde. Il n’en a exporté qu’un peu plus d’un million au cours de la première quinzaine d’avril. La demande est tellement forte à l’intérieur de ses frontières qu’il n’est désormais plus question de vendre à l’extérieur. Cela n’est pas sans conséquence géopolitique à un moment où la Chine, désormais grand rival de l’Inde, pourrait la supplanter comme premier centre de production mondial. Zheng Zhongwei, l’un des responsables de la Commission nationale de la santé, a indiqué, le 20 avril lors d’une prise de parole au Boao Forum pour l’Asie, que Pékin pourrait produire quelque 5 milliards de doses en 2021, soit deux fois plus que l’Inde.

Il se pourrait que ces calculs politiques du Premier ministre et du BJP finissent par se retourner contre eux, dans la mesure où c’est l’Inde urbaine qui est aujourd’hui la plus affectée par cette vague

Meetings électoraux. Dès lors, la responsabilité des autorités indiennes à l’égard de cette situation semble évidente dans un contexte de politisation extrême de la gestion du pays. Le Premier ministre a estimé que la maîtrise de la première vague lui offrait la possibilité d’engranger des bénéfices politiques. Il a autorisé des rassemblements religieux de masse tout comme les meetings électoraux gigantesques auxquels des centaines de milliers de personnes ne respectant aucune mesure de distanciation ou de port du masque ont participé. Sa culpabilité dans l’infernale spirale de contaminations est d’autant plus forte qu’il a lui-même organisé avec ses lieutenants des réunions électorales, notamment au Bengale-Occidental où se dérouleront, dimanche prochain, des élections cruciales dont Mark Tully, l’un des connaisseurs les plus fins du pays, estime que « le résultat pourrait façonner, voire ébranler, le fédéralisme indien ». Pour le BJP, le parti nationaliste hindou de Narendra Modi, il s’agit de conquérir cet Etat de 100 millions d’âmes qui manque à son tableau de chasse dans un contexte de très forte rivalité entre l’identité hindoue et l’identité bengalie.

Pour remporter ce scrutin essentiel, le chef du gouvernement a donc fait fi de toute prudence tandis que les autorités locales ont participé à cette crise en ne prenant pas de mesures coercitives. Résultat : L’Etat du Bengale-Occidental a franchi un nouveau cap en enregistrant le plus grand nombre de cas de Covid-19 en une seule journée. En y ajoutant les autorisations données aux festivals religieux comme celui de Kumbh Mela qui a réuni entre 3 et 4 millions de personnes à Haridwar, dans l’Etat de l’Uttarakhand, au nord du pays, pour un bain rituel dans le Gange, les conditions pour une explosion du nombre de cas ont été réunies ces dernières semaines. Il se pourrait que ces calculs politiques du Premier ministre et du BJP finissent par se retourner contre eux, dans la mesure où c’est l’Inde urbaine qui est aujourd’hui la plus affectée par cette vague. Les citoyens vivent un moment historique de pénurie. L’Etat central est considéré comme faible, incapable même de fournir aux citoyens l’oxygène nécessaire pour respirer.


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Les États-Unis ont été critiqués pour leur réponse "égoïste'' et "indifférente'' à l'appel à l'aide de l'Inde dans un contexte de crise dévastatrice du COVID-19
Un sentiment anti-américain déclenché en ligne par la réponse indifférente de Washington

Par Liu Xin et Chenq Qingqing
Publié: 26 avr.2021 00:51
https://www.globaltimes.cn/page/202104/1222068.shtml

«Égoïste et indifférent» - le refus des États-Unis de fournir plus de vaccins à l'Inde ou de lever l'embargo sur l'exportation des matières premières nécessaires pour accélérer la production de vaccins en Inde a suscité un sentiment anti-américain en Inde et déclenché des critiques mondiales ces derniers jours au milieu de la flambée meurtrière en Inde des cas et des décès de COVID-19.

Des images d'incinérations de masse en plein air de patients décédés du COVID-19 en Inde ont saisi le cœur des gens du monde entier face à la gravité de l'épidémie dans le pays. De nombreux internautes chinois ont déclaré que les images étaient "choquantes" et se sont demandé pourquoi la situation en Inde était devenue folle. Alors que la nouvelle la plus choquante pour eux est l'indifférence et l'égoïsme des États-Unis lorsqu'on leur demande d'aider les Indiens qui souffrent.

Les analystes ont déclaré qu'après avoir apporté une contribution presque nulle à la lutte mondiale contre la pandémie, les États-Unis ont pleinement exposé leur égoïsme en refusant d'offrir une aide substantielle à l'Inde et font obstacle aux efforts mondiaux de distribution de vaccins aux pays en développement et dans le besoin.

Le monde est profondément préoccupé par la situation du COVID-19 en Inde ces derniers jours alors que le nombre de cas a augmenté d'une augmentation quotidienne record de 349 691 dimanche, avec un total de 16,96 millions de cas. Le bilan des morts a atteint 192 311, selon le ministère indien de la Santé.

Des experts internationaux ont appelé à l'aide dans le monde alors que 1,3 milliard de personnes en Inde sont au bord d'une catastrophe humanitaire, et certains ont exhorté les États-Unis à lever l'embargo sur l'exportation des matières premières nécessaires pour accélérer la production de vaccins en Inde.

Cependant, les États-Unis ont refusé de lever l'interdiction d'exportation et ont insisté sur le fait que la priorité était d'assurer la distribution de vaccins à des millions d'Américains. La réponse indifférente des États-Unis a déclenché une vague de sentiment anti-américain sur les médias sociaux à l'intérieur et à l'extérieur de l'Inde, les internautes critiquant qu'en n'apportant aucune contribution et même en faisant obstacle à la lutte mondiale contre la pandémie, les États-Unis ne sont pas un leader mondial comme ils le prétendent. mais un pays égoïste, irresponsable et peu fiable qui joue la géopolitique pour servir ses propres intérêts.

Situation grave

La situation du COVID-19 en Inde s'est aggravée ces derniers jours, où les infections ont continué de monter en flèche. Cependant, ceux qui sont infectés et développent des symptômes graves trouvent extrêmement difficile de se procurer un lit d'hôpital, aggravé par le manque d'oxygène, de ventilateurs et de fournitures de médicaments vitaux tels que Remdesivir, Neil Shah, un habitant de Mumbai, le la ville la plus touchée et la capitale de l'État le plus touché du Maharashtra, a déclaré au Global Times.

«Les hôpitaux regorgent de patients et toute l'infrastructure [structure] s'effondre car les gens ordinaires ou riches sont tous confrontés aux mêmes défis» , a déclaré Shah.

La situation réelle dans le pays pourrait s'aggraver car de nombreux médias ont rapporté que les statistiques officielles sous-estiment sérieusement l'ampleur de la tragédie et que l'épidémie actuelle n'est pas seulement une deuxième vague mais un «tsunami», les hôpitaux étant à court de lits et d'oxygène.

Somil Nagpal, un spécialiste principal de la santé à la Banque mondiale, a déclaré dimanche à un panel de santé publique organisé par l'Université de Pékin, que bien qu'il soit un important fabricant, l'Inde ne dispose pas encore de vaccins adéquats pour ses besoins nationaux, ce qui est aggravé par une pénurie de matières premières nécessaires auprès de fournisseurs étrangers. Les limites de l'Inde affectent également la disponibilité mondiale des vaccins.

De nombreux pays, dont la Chine et le Pakistan, ont offert leur aide à l'Inde pour lutter contre sa flambée d'infections au COVID-19. Cependant, les États-Unis qui ont travaillé dur pour entraîner l'Inde dans leur gang pour contenir la Chine, n'ont donné aucune aide. Le porte-parole du département d'Etat américain Ned Price a affirmé mardi que les Etats-Unis étaient " d'abord et avant tout" dans l'effort de "vacciner le peuple américain" .

Faisant face à une pression croissante aux États-Unis et en dehors des États-Unis, le secrétaire d'État Antony Blinken a déclaré dans un tweet samedi soir que "nos cœurs vont au peuple indien au milieu de l'horrible épidémie de COVID-19" , et a ajouté que les États-Unis allaient rapidement déployer un soutien supplémentaire en Inde.
Aucun détail sur la manière d'aider l'Inde n'a été divulgué par Blinken, ni sur la levée de l'embargo sur l'exportation de matières premières de vaccins.

Cependant, de nombreux internautes indiens n'ont pas acheté le doux discours de Blinken et ont déclaré que ses remarques étaient de «l'hypocrisie». Un utilisateur indien de Twitter dans un commentaire sous le tweet de Blinken a lu: lorsque l'ancien président américain Donald Trump a demandé l'hydroxychloroquine, l'Inde l'a fournie, mais pas assez pour sa propre population et de belles paroles ne feront rien pour aider l'Inde. 1,3 milliard d'Indiens se souviendront qui les a soutenus quand ils en ont eu besoin.

Alors que la Chine a exprimé sa volonté d'aider l'Inde avec de l'oxygène, des masques faciaux et d'autres fournitures médicales, un haut responsable de la plus haute autorité sanitaire chinoise qui a demandé l'anonymat a reconnu la gravité de la situation épidémique en Inde en ce moment, affirmant que "la situation est vraiment mauvaise. " Il a déclaré au Global Times qu'il n'avait pas encore d'informations sur la question de savoir si la Chine enverrait une équipe médicale pour soutenir l'Inde dans la lutte contre l'épidémie.

Bien que la Chine ait exprimé sa volonté d’offrir son aide à l’Inde, c’est à l’Inde de prendre l’initiative de l’accepter. Pour l'Inde, il s'agit de sauver la face de savoir s'il faut prendre l'initiative d'améliorer les relations Inde-Chine, a déclaré dimanche Zheng Zhijie, professeur et directeur du département de santé mondiale de l'Université de Pékin, au Global Times.

L'épidémie en Inde n'a pas connu de point d'inflexion, et en raison de la flambée des cas et des variantes de virus, les vagues en cours seraient catastrophiques et porteraient un coup dur à l'Inde, a déclaré Zheng.

Partenaire égoïste et peu fiable

Depuis l'administration Trump, «l'Amérique d'abord» a été placée au centre de la politique étrangère américaine, et bien que Biden n'ait jamais dit ouvertement «l'Amérique d'abord», il la pratique. Et c'est devenu une politique bipartite en particulier sur les vaccins, a déclaré vendredi Jin Canrong, doyen associé de l'École d'études internationales de l'Université Renmin de Chine, au Global Times.

Lü Xiang, chercheur à l'Académie chinoise des sciences sociales de Pékin, a déclaré que «l'Inde est devenue la victime des promesses creuses des États-Unis» .

Le gouvernement indien a de grands espoirs de produire des vaccins COVID-19 développés aux États-Unis alors que le président américain Biden a proposé le plan lors du premier sommet Quad en mars. Peut-être encouragé par ce discours du bout des lèvres, le gouvernement Modi a assoupli les contrôles de l'épidémie et avec les failles de la gouvernance locale, "la situation épidémique en Inde est devenue folle", a déclaré Lü au Global Times.

Les analystes chinois avaient précédemment averti que le plan de vaccination de Biden ressemblait davantage à une stratégie pour contenir la Chine et pourrait se terminer avec peu de progrès.

Jusqu'à présent, très peu de personnes dans les pays en développement ont accès aux vaccins développés aux États-Unis. Au lieu de prêter attention à la vie humaine et de contribuer à la lutte mondiale contre la pandémie, les États-Unis jouent à la géopolitique pour servir leurs intérêts nationaux. Son égoïsme déçoit non seulement les Indiens mais aussi la communauté internationale, a déclaré Lü.

Selon un rapport Forbes d'avril, plus de 40% des adultes et 75% des personnes âgées aux États-Unis sont au moins partiellement vaccinés. En comparaison, plus de 85 pays pauvres n'auront pas un accès généralisé aux vaccins avant 2023, a déclaré The Economist.

L'Inde est coincée dans une situation difficile car les États-Unis ne l'aideraient pas à régler le problème des brevets de vaccins, et sous la pression du nationalisme, elle est gênée de recevoir l'aide de la Chine, a déclaré Lü.

La situation actuelle à laquelle l'Inde est confrontée est un autre rappel à la communauté internationale sur le fait que les États-Unis sont un partenaire peu fiable et égoïste. Il a perdu le terrain moral pour interférer avec d'autres pays, a déclaré Lü.

Au lieu de partager les vaccins avec davantage de pays en développement, les États-Unis ont non seulement mis en œuvre la politique «L'Amérique d'abord», mais ont également salué la Chine et la Russie pour avoir aidé plus de pays à accéder aux vaccins en tant que «diplomatie vaccinale», ce qui entrave la lutte mondiale contre la pandémie. , ont déclaré les analystes.

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   Posté le 01-05-2021 à 13:30:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Exclusif, c'est le mot car les médias occidentaux ont les yeux rivés sur l'aide promise par les USA, mais ignorent ce qui se passe ailleurs.

Exclusif: la Chine accélère la production et la livraison de 40000 générateurs d'oxygène supplémentaires commandés par l'Inde

Par Bai Yunyi et Chen Qingqing
https://www.globaltimes.cn/page/202105/1222543.shtml
Publié: 1 mai 2021 09:16

vidéo de l'ambassadeur de Chine en Inde Sun Weidong


La Chine fera tout son possible pour fournir une aide à l'Inde conformément aux demandes de la partie indienne, et la production d'au moins 40 000 générateurs d'oxygène au fur et à mesure que les commandes passées par l'Inde sont en cours. Les entreprises chinoises vont bientôt livrer les fournitures médicales nécessaires à l'Inde, a déclaré l'ambassadeur chinois en Inde Sun Weidong au Global Times dans une interview exclusive.
Sun a déclaré que la Chine espérait et croyait que sous la direction du gouvernement indien, les populations locales pourraient bientôt vaincre la pandémie. En fait, la Chine a été l'un des pays à proposer une aide et un soutien au stade le plus précoce et a rapidement pris des mesures, a-t-il déclaré.
Depuis ce mois d'avril, la Chine a fourni plus de 5000 ventilateurs, 21569 générateurs d'oxygène, plus de 21 millions de masques et environ 3800 tonnes de médicaments à l'Inde, a déclaré Sun dans un tweet jeudi, citant les statistiques de l'Administration générale des douanes de Chine.

«Pour autant que je sache, les entreprises chinoises ont accéléré la production d'au moins 40 000 générateurs d'oxygène - des commandes passées du côté indien, et elles travaillent sans relâche pour les livrer le plus rapidement possible. De nombreuses entreprises chinoises et organisations privées utilisent également leurs propres canaux pour fournir diverses [formes] d'aide à l'Inde » , a déclaré Sun,

La Chine continuera d'encourager et de soutenir les entreprises chinoises qui accélèrent la production de fournitures médicales et facilitent le dédouanement et le transport pour l'Inde qui achète les fournitures. Et cela encouragera également les experts en santé publique des deux pays à communiquer sur le partage d'expériences anti-épidémiques, selon l'ambassadeur.
Nous continuerons à fournir tout le soutien disponible à l'Inde pour sauver des vies, soulignant la responsabilité et les bonnes manières en tant que puissance majeure, a déclaré Sun.
Le président chinois Xi Jinping a adressé vendredi un message de condoléances au Premier ministre indien Narendra Modi au sujet de la situation du COVID-19 en Inde. Xi a déclaré que la Chine était disposée à renforcer la coopération avec l'Inde dans la lutte contre le COVID-19 et à fournir une aide au pays.
Xi s'est dit préoccupé par la situation du COVID-19 en Inde; et il adresse ses condoléances au gouvernement et au peuple indiens, au nom du gouvernement chinois, du peuple et de lui-même.

Pendant deux jours consécutifs, le conseiller d'État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a envoyé des messages de sympathie au ministre indien des Affaires extérieures, Subrahmanyam Jaishankar, au sujet de la grave situation du coronavirus en Inde. Vendredi, Wang a réitéré le ferme soutien de la Chine au gouvernement et au peuple indiens dans la lutte contre la pandémie lors d'un appel téléphonique avec son homologue indien, affirmant que les fournitures médicales produites en Chine progressaient pour entrer en Inde, selon l'ambassadeur.
La Croix-Rouge chinoise, les gouvernements locaux et les organisations d'amitié privées ainsi que les entreprises ont déjà offert leur aide à l'Inde, a déclaré Sun, notant que Wang a également suggéré que la Chine prenne des mesures supplémentaires pour soutenir la lutte anti-épidémique de l'Inde conformément à la demandes de la partie indienne.

Actuellement, l'ambassade a offert environ 70 000 masques et environ 7 000 boîtes de médicaments chinois au cours de l'année écoulée à tous les Chinois en Inde. Il maintient un contact étroit avec eux et la situation générale est stable, a déclaré l'ambassadeur.
L'Inde a été plongée dans une nouvelle vague d'infections. Selon les dernières données officielles rapportées vendredi, le pays a enregistré 386 452 nouveaux cas, avec un bilan de 3 498 morts au cours de la nuit.
Mercredi, l'ambassade a organisé une conférence anti-pandémie en ligne avec des ressortissants chinois en Inde, invitant Gao Fu, académicien de l'Académie chinoise des sciences et chef du CDC chinois, à parler de la situation pandémique et des problèmes de protection personnelle. Environ 300 personnes ont participé à l'événement en ligne.
«Avec les conseils des experts, en plus des fournitures offertes par l'ambassade, le peuple chinois pourrait se protéger dans une large mesure», a déclaré l'ambassadeur Sun, notant que peu importe l'évolution de la situation épidémique, tant que les chinois sont là, l'ambassade sera là pour leur apporter un soutien ferme.

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   Posté le 05-05-2021 à 06:48:46   

On ne peut faire confiance qu'au Vaccin Cubain, même pas au Russe et encore moins au Chinois.
Ce qu'il faudrait c'est nationaliser Sanofi et produire nous même le Vaccin Cubain dont le brevet est libre de droit, car au moins on sait ce qu'il y a dans ce Vaccin !

On traitera le Vaccin Chinois pareil que les Vaccins big pharma :
https://www.pcrf-ic.fr/Les-profits-de-Big-Pharma-pendant


Edité le 05-05-2021 à 06:50:41 par Revanchard_le_Revanchiste


Xuan
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   Posté le 08-05-2021 à 00:11:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je laisse cette citation inoubliable de Plaristes ci-dessus expliquer pourquoi cet individu s'est fait virer quatre fois du forum.

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L'OMS approuve l'utilisation d'urgence du vaccin chinois Sinopharm COVID-19

Par Zhang Hui et Leng Shumei
Publié: 7 mai 2021 23:32

Photo de Sinopharm: VCG
https://www.globaltimes.cn/page/202105/1222900.shtml


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a approuvé vendredi l'utilisation d'urgence du vaccin produit par la société chinoise Sinopharm. Les observateurs ont déclaré que les vaccins chinois sont désormais des «biens publics mondiaux» en termes de normes, et que davantage de pays en développement auront accès aux vaccins chinois.

"Cet après-midi, l'OMS a donné une liste d'utilisation d'urgence au vaccin COVID19 de Sinopharm Beijing, ce qui en fait le sixième vaccin à recevoir la validation de l'OMS pour sa sécurité, son efficacité et sa qualité", a déclaré vendredi le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«Le groupe stratégique consultatif d'experts sur la vaccination, ou SAGE, a également examiné les données disponibles et recommande le vaccin pour les adultes âgés de 18 ans et plus, avec un calendrier à deux doses», a-t-il déclaré.

"Cela élargit la liste des vaccins COVID-19 que COVAX peut acheter, et donne aux pays la confiance nécessaire pour accélérer leur propre approbation réglementaire, et pour importer et administrer un vaccin", a déclaré Ghebreyesus.

Feng Duojia, président de l'Association de l'industrie chinoise des vaccins, a déclaré au Global Times que l'approbation de l'OMS permettra aux vaccins chinois d'atteindre plus de pays en développement par le biais d'achats internationaux ou de dons, et qu'elle sera également utile pour l'utilisation d'urgence des vaccins chinois par certains membres de l'UE. .

Un immunologiste basé à Pékin qui a demandé l'anonymat a déclaré au Global Times qu'avec le vaccin étant testé dans plus de pays, Sinopharm doit garantir des normes strictes de fabrication et de livraison, ainsi que l'expansion de la capacité annuelle.

Jeudi, avec l'achèvement du dernier réservoir de béton, le projet de phase III de l'atelier sur les vaccins COVID-19 de l'institut Sinopharm Beijing a été couronné avec succès après 70 jours de construction.

Une fois le projet mis en service, la capacité annuelle atteindra 3 milliards de doses.


Edité le 08-05-2021 à 00:13:06 par Xuan




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   Posté le 08-05-2021 à 23:17:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Enfumage mondial sur la question des brevets, par Comaguer

DANIELLE BLEITRACH 8 MAI 2021
https://histoireetsociete.com/2021/05/08/enfumage-mondial-sur-la-question-des-brevets-par-comaguer/
Vaccins COVID 19

simple rétablissement des faits…

***

L’annonce le 6 Mai par le gouvernement des Etats-Unis d’une demande de suspension extraordinaire des brevets sur les vaccins a, c’était prévisible, donné lieu à une réaction immédiate et vigoureuse du lobby pharmaceutique connu sous le nom de BIG PHARMA tout à fait digne d’Harpagon dans l’Avare « Ma cassette ma cassette … ». Mais beaucoup de médias dominants, avec un sérieux coup de pouce de Macron lui-même, ont essayé de faire croire que la suspension temporaire et exceptionnelle des brevets allait ruiner les laboratoires.

C’est faux : les droits touchés sur un brevet ne sont pas destinés à couvrir les frais de recherche et de production d’un médicament mais constituent une recette additionnelle, quelquefois plantureuse, de rémunération du monopole pendant une ou deux décennies. Comme si la suspension du brevet rendait soudain le médicament gratuit … Évidemment non.

Ce qui est visé c’est le redémarrage de la négociation entamée à l’automne à l’OMC sur la demande de l’Inde et de l’Afrique du sud de suspension exceptionnelle des brevets sur les vaccins COVID . Cette suspension permettrait à des laboratoires en ayant évidemment les capacités industrielles acquises de longue date pour certains dans la fabrication des génériques de fabriquer le vaccin en utilisant la formule mise au point par un des monopoleurs.

Bien que les règles écrites en vigueur permettent de donner satisfaction (voir notre bulletin 430 ci-joint) à la demande de l’Inde et de l’Afrique du Sud et permettrait également à un laboratoire français de bénéficier de la suspension du brevet pour produire un vaccin breveté par un autre, le dossier n’a pas avancé depuis six mois à l’OMC où les décisions se prennent à l’unanimité pour la bonne raison que les Etats-Unis suivis comme leur ombre par l’Union Européenne s’y sont opposés. Or les capacités de production des monopoleurs ne sont pas suffisantes pour assurer rapidement la vaccination dans le monde entier et pour arrêter la pandémie, il faut l’arrêter partout et pas seulement dans les pays développés.

La charge de la brigade BIG PHARMA est honteuse quand on peut lire même dans la grande presse étasunienne que la marge bénéficiaire probable de Pfizer sur son vaccin est de l’ordre de 20%, que sur le premier trimestre de 2021 qui a vraiment marqué le décollage des ventes le vaccin COVID a, à lui tout seul représenté 25% du chiffre d’affaires de l’entreprise. Ses ventes de vaccin pour le premier trimestre ont atteint 3,5 milliards de dollars donc un bénéfice de l’ordre de 900 millions. Mais le lobby a pris l’habitude d’être obéi par les politiques et sa réaction était sinon orchestrée au moins attendue.

Ce qui se passe c’est que la nouvelle administration étasunienne a pris conscience du fait que si la suspension des brevets n’avait pas lieu l’immense marché vaccinal des pays du Sud allait être conquis par les vaccins russe et chinois et qu’une fois satisfait d’ici la fin de l’année 2021 le marché des pays riches (moins de 1 milliard d’habitants) les Pfizer, Moderna et autres Johnson & Johnson allaient manquer de nouveaux clients pour leur vaccin.

L’état capitaliste étasunien joue donc son rôle. Il va contraindre BIG PHARMA à modérer ses appétits immédiats pour tenter de lui conserver une place dominante sur le marché mondial des vaccins. Bien sûr sous l’effet de l’émotion il y aura bien ici et là de brefs reculs boursiers voire au pire un LEHMANN BROTHERS pharmaceutique en faillite mais quand la domination mondiale est en jeu le mouvement normal du capital est de se concentrer.

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Cet article permet de comprendre la précipitation soudaine de Biden et consorts sur l'ouverture des brevets, guidée par la crainte de perdre des marchés et non par la philantropie.

L’internationalisme vaccinal chinois et la thèse erronée des “impérialismes concurrents “

DANIELLE BLEITRACH 29 AVRIL 2021

https://histoireetsociete.com/2021/04/29/linternationalisme-vaccinal-chinois-et-la-these-erronee-des-imperialismes-concurrents/

En quoi l’internationalisme vaccinal chinois est-il important pour comprendre la nature de l’affrontement entre la Chine et les USA, l’occident en général. Le caractère erroné de la thèse des impérialismes concurrents, non seulement fait le jeu des États-Unis et de l’occident mais ne tient pas si l’on considère comme ici quelques grands enjeux de notre temps. L’exemple des politiques vaccinales ou l’aide à Cuba et à d’autres pays soumis aux sanctions impérialistes en apporte la démonstration. Les faits sont têtus et tout prouve que les années à venir vont nous confronter de plus en plus à des enjeux de ce type. Ceux qui se seront trompés de camp peuvent bien se retrouver dans “la poubelle de l’histoire” selon l’expression consacrée. En fait plus la crise du capitalisme ira s’accentuant et plus celui-ci la reportera sur un nombre grandissant de pays et de travailleurs, plus les choix politiques à courte vue risquent d’avoir des conséquences négatives, si l’opportunisme est à rejeter, il est clair que le dogmatisme n’est que le revers de la même médaille et le retour au concret s’impose. (note et traduction de Danielle bleitrach)

LE 8 AVRIL ÉCRIT PAR QIAO COLLECTIVE


Alors que les pays riches stockent des vaccins COVID-19, la Chine a fourni une opportunité de vie aux pays du Sud rejetés par les entreprises pharmaceutiques occidentales et exclus par le nationalisme du vaccin néocolonial de l’Occident. Alors pourquoi la Chine est-elle stigmatisée pour ses efforts ?

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, l’a qualifié de « plus grand test moral » auquel le monde est confronté aujourd’hui. Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom, a mis en garde contre un « échec moral catastrophique » dont le prix serait payé dans la vie de ceux des pays les plus pauvres du monde.

De telles mises en garde de la distribution mondiale inéquitable des vaccins ont été marginalisées ; au lieu de cela, le bavardage optimiste d’un « retour à la normale » circule une fois de plus pendant que les citoyens du Nord global s’alignent pour recevoir leur vaccin COVID-19 tant attendu. Mais la normale, comme toujours, est relative : les défenseurs de la santé publique avertissent que certains pays pourraient même ne pas être en mesure de commencer leurs campagnes de vaccination avant 2024.

L’apartheid vaccinal est là, et il révèle une fois de plus comment notre monde continue d’être structuré par les binaires géopolitiques du colonialisme, du capitalisme et du racisme. La People’s Vaccine Alliance rapporte que les pays riches ont acheté suffisamment de doses pour vacciner leurs populations trois fois. À lui seul, le Canada a commandé suffisamment de vaccins pour couvrir chaque Canadien cinq fois. Jusqu’en mars, les États-Unis ont accaparé des dizaines de millions de vaccins AstraZeneca — qui n’étaient pas encore approuvés pour un usage national — et refusaient de les partager avec d’autres pays (ce n’est que sous une pression immense que l’administration Biden a annoncé qu’il enverrait des doses au Mexique et au Canada). Les responsables israéliens, félicités pour avoir administré une première dose à plus de la moitié de ses citoyens, ont comparé leur responsabilité de vacciner les Palestiniens vivant sous l’apartheid à l’obligation des Palestiniens de « prendre soin des dauphins en Méditerranée ». L’Union européenne a étendu les « options d’interdiction » controversées qui permettent aux États membres de bloquer les exportations de vaccins vers les pays non membres de l’UE. Pendant ce temps, des pays comme l’Afrique du Sud et l’Ouganda paient deux à trois fois plus cher pour les vaccins que l’UE.

En mars 2021, la Chine avait partagé 48 % des vaccins fabriqués dans le pays avec d’autres pays par le biais de dons et d’exportations. En revanche, les États-Unis et le Royaume-Uni n’en avaient partagé aucun.

Alors que le Nord mondial accapare les stocks mondiaux de vaccins, la Chine, aux côtés d’autres États très décriés comme la Russie et Cuba, modélise une pratique très différente de l’internationalisme vaccinal. Au 5 avril, le ministère des Affaires étrangères avait indiqué que la Chine avait fait don de vaccins à plus de 80 pays et exporté des vaccins vers plus de 40 pays. La société d’analyse scientifique Airfinity a indiqué qu’en mars 2021, la Chine avait partagé 48 % des vaccins qu’elle fabriquait avec d’autres pays par le biais de dons et d’exportations. En revanche, les États-Unis et le Royaume-Uni en avaient partagé zéro. La Chine s’est également associée à plus de 10 pays pour la recherche, le développement et la production de vaccins, y compris un vaccin conjoint en collaboration avec Cuba.

Fait crucial, le partage des vaccins par la Chine a fourni une opportunité de vie aux pays du Sud du monde à faible revenu qui ont été mis à l’index par les pays riches qui ont accumulé les stocks de vaccins fabriqués en Occident. Les dons à des pays africains, dont le Zimbabwe et la République de Guinée, qui ont tous deux reçu 200 000 doses de Sinopharm en février, ont permis à ces pays de commencer à déployer des vaccins pour les travailleurs médicaux et les personnes âgées plutôt que d’attendre des mois, voire des années, pour avoir accès aux vaccins par d’autres voies. Une semaine à peine après que Joe Biden a exclu de partager des vaccins avec le Mexique à court terme, le pays a finalisé une commande de 22 millions de doses du vaccin chinois Sinovac pour combler les graves pénuries.

Plus encore, l’aide vaccinale chinoise a atteint des pays isolés des marchés mondiaux par des sanctions et des embargos imposés par les États-Unis et leurs alliés. En mars, la Chine a fait don de 100 000 vaccins à la Palestine, une décision saluée par le ministère palestinien de la Santé pour avoir permis l’inoculation de 50 000 agents de santé et personnes âgées à Gaza et en Cisjordanie qui avaient été coupés de l’accès aux déploiements de vaccins israéliens. Le Venezuela, dont bon nombre des avoirs à l’étranger ont été gelés par les sanctions américaines, a reçu 500 000 vaccins donnés par la Chine dans un geste salué par Nicolás Maduro comme un signe de « l’esprit de coopération et de solidarité » du peuple chinois. La politique internationale de vaccination de la Chine suit le modèle général de l’aide pandémique précoce de la Chine, qui a également équipé les pays à faible revenu et affamés de sanctions avec les outils nécessaires pour lutter contre la pandémie dans leur pays.

Du Venezuela à la Palestine, l’aide vaccinale chinoise a atteint des pays isolés des marchés mondiaux par des sanctions et des embargos imposés par les États-Unis et leurs alliés.

Face à une pandémie mondiale que l’alliance américaine a utilisée comme un coup politique contre la Chine, l’internationalisme vaccinal de la Chine a été une excroissance naturelle de sa philosophie de coopération mutuelle et de solidarité. Qu’il s’agit de séquençage rapide du génome viral, de sa mise à la portée publique des chercheurs mondiaux ou de l’envoi de délégations médicales dans des dizaines de pays à travers le monde, la réponse à la pandémie de la Chine a été guidée par un simple axiome de solidarité mondiale. Xi Jinping a fait de la Chine la première nation à s’engager à faire d’un vaccin COVID-19 un bien public mondial en mai 2020, ce qui signifie que tout vaccin chinois serait produit et distribué sur une base non rivale et non exclusive. En revanche, cet engagement est intervenu au moment même où le président Donald Trump menaçait de geler définitivement le financement américain à l’Organisation mondiale de la santé pour tenter de punir l’organisation d’avoir osé travailler en coopération avec les responsables chinois de la santé. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a également mis l’accent sur la solidarité vaccinale, exhortant ses collègues du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en février à dire que « la solidarité et la coopération sont notre seule option ». Wang a réprimandé les pays qu’il a noté sont « obsédés par la politisation du virus et la stigmatisation d’autres nations » et imploré que la distribution mondiale de vaccins soit rendue « accessible et abordable pour les pays en développement ». Le bilan de la Chine à ce jour montre qu’elle s’efforce de donner suite à la rhétorique noble que ses fonctionnaires ont utilisée pour implorer la solidarité mondiale pour vaincre la pandémie.


Recommandé : Après l’Occident — La solidarité internationaliste de la Chine à l’ère du coronavirus

Parce que l’internationalisme vaccinal de la Chine modèle une forme de coopération multilatérale au-delà du champ d’hégémonie des États-Unis, il a été accueilli avec une propagande médiatique implacable conçue pour transformer les efforts de vaccination de la Chine comme sournois, manipulateurs et dangereux. En novembre 2020, le Wall Street Journal annonçait joyeusement que le Brésil avait suspendu les essais du vaccin Sinovac à la suite d’un « événement indésirable grave » .

Jair Bolsonaro, le président brésilien de droite et allié de Trump, avait déclaré qu’il s’agissait d’une « victoire ». Les observateurs non informés supposeraient raisonnablement qu’il y avait de graves problèmes d’innocuité avec le vaccin chinois; seule une lecture plus attentive permettait de voir se quoi il s’agissait, à savoir que la cause du décès du participant était en fait un suicide. Une ruse similaire a été exploitée en janvier, alors que les manchettes déploraient qu’un volontaire péruvien était mort au milieu d’un essai de vaccin contre le sinopharm. Encore une fois, derrière les manchettes salaces se trouvait un détail crucial : le bénévole, décédé de complications covid-19, avait reçu le placebo plutôt que le vaccin.

Parce que l’internationalisme vaccinal de la Chine modèle une forme de coopération multilatérale au-delà du champ d’hégémonie des États-Unis, il a été accueilli avec une propagande médiatique implacable conçue pour jeter les efforts de vaccination de la Chine comme sournois, manipulateurs et dangereux.

Quand l’étude montrait l’efficacité des vaccins chinois et russes, les médias se sont tournés vers la peinture de l’aide vaccinale et les exportations comme une forme dangereuse de « diplomatie vaccinale ». Human Rights Watch a décrit de manière absurde l’aide vaccinale de la Chine comme un « jeu dangereux », citant des complots sur le développement de la recherche sur les vaccins fabriqués en Chine. Le New York Times s’est demandé si la Chine avait « trop bien fait » contre covid-19, affirmant que le gouvernement « exportait trop de vaccins fabriqués en Chine dans le but d’étendre son influence à l’échelle internationale » . Titre après titre les éditoriaux gémissaient sur le fait que la Chine était en train de« gagner » la diplomatie vaccinale, en faisant clairement voir que les experts occidentaux considèrent la vie des peuples du Sud mondial comme des pions dans un jeu à somme nulle évalué seulement dans la mesure où ils font avancer les intérêts de l’hégémonie occidentale.

Certains défenseurs affirment que le parti pris contre les vaccins chinois est basé à la fois sur la géopolitique et les notions racistes d’expertise scientifique. Achal Prabhala, coordinateur du projet AccessIBSA, qui coordonne l’accès médical en Inde, au Brésil et en Afrique du Sud, a déclaré que « le monde entier, et pas seulement l’Occident, est incrédule à l’idée que vous pourriez avoir des données scientifiques utiles dans cette pandémie qui sortent d’endroits qui ne se trouvent pas en Occident » . Pourtant, il a souligné l’importance des vaccins chinois et indiens en tant que « bouée de sauvetage » pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, à la fois pour combler les lacunes en matière de vaccins dans les pays en développement et comme une « alternative utile » pour les négociations avec les produits pharmaceutiques occidentaux.

Malgré les tropes médiatiques traditionnels de la « diplomatie vaccinale » chinoise, ce sont les États-Unis, et non la Chine, dont les compagnies pharmaceutiques utilisent des tactiques d’exploitation pour tirer profit des ventes de vaccins.
Pfizer, par exemple, a été accusée d’« intimider » les gouvernements latino-américains dans leurs négociations sur la vente de vaccins, demandant aux pays de mettre en place des bâtiments d’ambassades et des bases militaires en garantie pour rembourser les futurs frais de litige, ce qui a conduit des pays comme l’Argentine et le Brésil à rejeter purement et simplement le vaccin. On ne peut qu’imaginer l’hystérie médiatique qui s’ensuivrait si Sinopharm avait été surpris en exigeant des bases militaires à l’étranger comme garantie pour ses exportations de vaccins. Mais parce qu’il s’agit d’une société américaine, le néocolonialisme médical de Pfizer a été absous et est passé sous le radar médiatique.

Malgré les allégations d’opportunisme vaccinal chinois, ce sont les États-Unis qui ont politisé leur récente incursion dans les exportations de vaccins. Lors de sa première rencontre avec les dirigeants du “Quad“, une alliance anti-chinoise comparée à l’OTAN et composée des États-Unis, de l’Australie, de l’Inde et du Japon, Joe Biden a annoncé son intention d’utiliser l’alliance pour produire un milliard de vaccins à distribuer en Asie dans le but explicite de “contrer” la Chine. Il est révélateur que si la Chine met l’accent sur la coopération mondiale par le biais de canaux tels que COVAX (auquel elle a donné 10 millions de doses), l’OMS et le programme de vaccination des casques bleus de l’ONU, les États-Unis poursuivent la diplomatie vaccinale par le biais d’une alliance militaire hautement politisée destinée à contenir la Chine. De même, malgré la rhétorique élevée de l’administration Biden sur son leadership sur un « ordre fondé sur des règles » mondial, ce sont les États-Unis qui ont violé une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu militaire mondial pour faciliter la coopération pandémique avec les récentes frappes aériennes en Syrie.

Ce qui est peut-être le plus flagrant, c’est que les États-Unis et d’autres pays riches ont bloqué une dérogation proposée par l’Organisation mondiale du commerce aux restrictions relatives à la propriété intellectuelle qui permettrait aux pays du Sud de fabriquer des versions génériques des vaccins COVID-19. Proposé par l’Afrique du Sud et l’Inde avec le soutien de la Chine, de la Russie et de la majorité des pays du Sud, global North obstruction des dérogations vaccinale IP à l’OMC indique clairement que le statu quo de l’apartheid vaccinal n’est pas un accident, mais un produit de la politique délibérée des pays occidentaux pour mettre les bénéfices de leurs sociétés pharmaceutiques au-dessus de la vie des pauvres du monde.

L’obstruction aux dérogations à la propriété intellectuelle vaccinale à l’OMC montre clairement que le statu quo de l’apartheid vaccinal n’est pas un accident, mais le produit d’une politique délibérée des pays occidentaux pour mettre les bénéfices de leurs sociétés pharmaceutiques au-dessus de la vie des pauvres du monde.

Alors que les pays du Nord du Monde stockent des vaccins et que les experts avertissent que de nouvelles séries de vaccinations pourraient être nécessaires pour lutter contre les variantes covid-19, des pénuries critiques de vaccins sont là pour rester. La puissance manufacturière et la politique macroéconomique de la Chine la placent en position de continuer à être le leader mondial de la production de vaccins. En avril, la société chinoise Sinovac a annoncé qu’elle avait atteint la capacité de produire 2 milliards de doses énormes de CoronaVac par an, en partie grâce aux efforts déployés par le gouvernement du district de Beijing pour sécuriser les terres supplémentaires de l’entreprise pour la production de vaccins. La production de vaccins de la Chine s’appuie sur le modèle réussi d’intervention et de coordination de l’État par lequel les entreprises d’État et les entreprises privées se sont rassemblées pour construire des hôpitaux, fabriquer des EPI et coordonner les approvisionnements alimentaires pendant l’épidémie de février 2020 en Chine.

Les politiques vaccinales transmises par la Chine par rapport à celles des États-Unis et leurs alliés servent de microcosme à deux visions du monde très différentes : là où la Chine a insisté sur la solidarité mondiale pour vaincre la pandémie, le monde occidental a refusé d’alléger les pressions de son régime néocolonial. Alors que la Chine soutient les appels d’offres pour l’équité vaccinale à l’OMC et à l’ONU, le Nord mondial renforce l’apartheid vaccinal au nom des bénéfices des entreprises. Ces différences à elles seules devraient suffire à mettre fin aux affirmations infondées qui rendent le conflit entre les États-Unis et la Chine comme une question d’« impérialismes concurrents ».

Xi Jinping a souligné au début de la pandémie covid-19 un engagement à « protéger la vie et la santé des gens à tout prix. » Pas quand il est rentable, pas quand il est géopolitiquement opportun, à tout prix. L’obstruction occidentale des efforts vers l’équité vaccinale transmise par la Chine, Cuba, l’Afrique du Sud et d’autres nations du Sud mondial ne révèle que le calcul très différent qui régit le régime néocolonial continu de l’Occident.


Edité le 11-05-2021 à 08:52:08 par Xuan




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Le capitalisme est-il compatible avec la santé publique ? Le cas Pfizer

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http://www.entelekheia.fr/2021/05/12/vaccins-la-chine-bientot-pharmacie-du-monde/

Vaccins : la Chine bientôt « pharmacie du monde » ?

PAR ADMIN · PUBLIÉ 12 MAI 2021 · MIS À JOUR 12 MAI 2021


Que l’on soit pour ou contre la vaccination contre le nouveau coronavirus, voir la Chine battre de nouveau les capitalistes occidentaux les plus agressivement prédateurs à leur propre jeu et leur rafler encore un autre marché planétaire ne laisse pas d’être amusant. Bien joué !

Avec une note sur le retour opportun de la fable complotiste sur le « virus échappé d’un laboratoire de Wuhan » dans nos médias.

Par M.K. Bhadrakumar
Paru sur Indian Punchline sous le titre China on the horizon as ‘world’s pharmacy’

L‘approbation, vendredi dernier, par l’Organisation mondiale de la santé du vaccin chinois contre le Covid-19, connu sous le nom de Sinopharm, transforme radicalement l’écosystème de la pandémie. Dans l’immédiat, cela pourrait accélérer l’approvisionnement mondial en vaccins, car la capacité de production annuelle globale de la Chine approche des cinq milliards de doses.

Le monopole de l’industrie pharmaceutique occidentale a été brisé, car le vaccin de Sinopharm est le premier vaccin contre le Covid-19 développé par un pays émergent à être validé par l’OMS, et seulement le sixième approuvé pour une utilisation d’urgence dans le monde – en fait, c’est le seul vaccin non occidental approuvé à ce jour.

Littéralement, la Chine est entrée en force dans le verger agressivement gardé par les puissantes sociétés pharmaceutiques occidentales. Dans les faits, l’approbation de l’OMS permet à la Chine d’entrer dans le portail du dispositif COVAX en tant que fournisseur qualifié. La plateforme COVAX vise à fournir deux milliards de doses aux pays et régions émergents d’ici à la fin 2021. Mais à la date de vendredi, seules 54 millions de doses avaient été livrées aux 121 participants du programme.

En effet, comme l’a écrit le New York Times ce week-end, « en dépit de leurs promesses, les pays développés n’ont pas fait grand-chose pour promouvoir la vaccination dans le monde, ce que les analystes qualifient d’échec moral et épidémiologique » . Cette anomalie crée une situation bizarre dans laquelle, dans le monde occidental, « les commandes de vaccins s’élèvent à des milliards de doses, les cas de Covid-19 diminuent, les économies sont prêtes à redémarrer et les gens s’affairent à préparer leurs vacances d’été » , tandis que dans les pays pauvres, les vaccinations sont beaucoup trop lentes.

Ce n’est pas ainsi que le COVAX se présentait, lorsque 192 pays se sont donné la main et ont convenu que la vaccination était un droit humain universel. En clair, le nationalisme en matière de vaccins est autant une question de morale que de capitalisme prédateur.

L’industrie pharmaceutique occidentale prospère grâce aux ventes aux riches de la planète. Pfizer a gagné 3,5 milliards de dollars avec le vaccin au premier trimestre 2021. Moderna prévoit de faire plus de 19 milliards de dollars cette année. Le président français Emmanuel Macron a perdu patience et déclaré : « Aujourd’hui, les Anglo-Saxons (lire les États-Unis et le Royaume-Uni) bloquent une grande partie de ces ingrédients et de ces vaccins. Aujourd’hui, 100% des vaccins produits aux États-Unis vont au marché américain. »

Jospeh Stiglitz, lauréat du prix Nobel d’économie de l’université de Columbia, ancien économiste en chef de la Banque mondiale et président du Conseil des conseillers économiques (Council of Economic Advisers) du président des USA, a cosigné la semaine dernière un article au titre surprenant : « La cupidité des entreprises va-t-elle prolonger la pandémie ? » Il écrit :

La pénurie de vaccins contre le Covid-19 dans le monde en développement est en grande partie le résultat des efforts déployés par les fabricants de vaccins pour préserver leur monopole et leurs bénéfices. Pfizer et Moderna, les fabricants des vaccins à ARNm, ont refusé ou n’ont pas répondu aux nombreuses demandes de fabricants pharmaceutiques qualifiés souhaitant produire leurs vaccins.

Leur objectif est simple : conserver le plus longtemps possible leur emprise sur le marché afin de maximiser leurs profits… L’argument selon lequel les pays émergents n’ont pas les compétences nécessaires pour fabriquer des vaccins contre le Covid-19 fondés sur des nouvelles technologies est bidon. Lorsque les fabricants de vaccins américains et européens ont conclu des partenariats avec des producteurs étrangers, comme le Serum Institute of India (le plus grand producteur de vaccins au monde) et Aspen Pharmacare en Afrique du Sud, ces entreprises n’ont rencontré aucun problème de fabrication notable. Il y a beaucoup d’autres entreprises et organisations dans le monde dotées du même potentiel de soutien à l’approvisionnement en vaccins ; elles doivent simplement avoir accès à la technologie et au savoir-faire. »


Les pays occidentaux vaccinent en priorité leurs propres citoyens et conservent également des stocks et des capacités de fabrication de vaccins en réserve pour les doses de rappel qui pourraient être nécessaires à l’avenir contre les nouveaux variants du virus.

En fait, la société chinoise Sinopharm entre dans la plateforme COVAX au moment même où elle semblait s’essouffler. L’OMS a déclaré dans un communiqué que l’approbation donnée à Sinopharm (qui a pris plus de 5 mois, en fait) est une « avancée importante » qui créera une ouverture pour augmenter de manière significative l’offre mondiale de vaccins.

L’OMS est, selon les dernières informations, en cours d’approbation d’un deuxième vaccin chinois, le Sinovac, à venir dans les prochains jours. En octobre dernier, lorsque la Chine a rejoint la campagne mondiale de distribution de vaccins du système COVAX, elle s’était engagée modestement à fournir 10 millions de vaccins. Maintenant, l’approbation du Sinopharm par l’OMS va accélérer les livraisons de la Chine à la campagne COVAX, qui vise à envoyer gratuitement des vaccins à 92 pays à faible revenu, et à aider 99 autres pays et territoires à s’en procurer.

De fait, l’approbation de l’OMS est un moment décisif pour le vaccin chinois. De nombreux pays hésitaient jusqu’à présent à utiliser le vaccin chinois car il n’était pas reconnu par l’OMS. Le Sri Lanka a commencé à utiliser le Sinopharm dès le week-end dernier !

La Chine a endigué l’épidémie sans l’aide de vaccins, tout en s’assurant une place à l’avant-garde de la recherche et du développement de vaccins, et a aujourd’hui les moyens d’accroître de manière explosive sa capacité de production. Il est certain que la Chine se profile à l’horizon comme la « pharmacie du monde » .

Le droit d’auteur de ce slogan irrésistible appartient bien sûr au Premier ministre indien Narendra Modi, qui l’avait déjà breveté en octobre de l’année dernière [il l’avait proclamé pour l’Inde, NdT].

Modi vantait les réalisations de son gouvernement dans le cadre plutôt surréaliste d’une conférence sur l’investissement à New Delhi, au milieu d’une pandémie qui n’avait pas encore fait son apparition en Inde. Mais, sérieusement, les ambitions de l’Inde de répondre aux besoins en vaccins de la communauté mondiale se sont aujourd’hui effondrées.

La Chine se distingue par son haut degré de mobilisation nationale. En comparaison, les États-Unis sont loin derrière. Leur système de santé publique est fragile et a besoin d’être réformé. L’administration Biden est consciente de ses vulnérabilités et déficiences, ce qui explique son refus d’exporter des vaccins et des matières premières.

Le communiqué de l’OMS ajoute : « Un vaccin (le Sinopharm) est entré dans la liste d’utilisation d’urgence (EUL), mais nous savons qu’il y a plus de quinze autres vaccins contre le Covid-19 en développement avancé en Chine. L’étape franchie aujourd’hui devrait inciter d’autres fabricants à suivre cette voie et à enrichir l’arsenal vaccinal mondial. Elle devrait également encourager une contribution encore plus importante de la Chine à l’approvisionnement mondial et à l’égalité en matière de vaccins » .

En outre, trois sociétés biopharmaceutiques chinoises ont signé ces dernières semaines des accords avec le Fonds russe d’investissement direct (RDIF) pour la production de plus de 260 millions de doses de vaccin Spoutnik V, ce qui permettrait de vacciner plus de 130 millions de personnes dans le monde. Le RDIF a déclaré : « La Chine est l’un des principaux centres de production de Spoutnik V et nous sommes prêts à élargir la portée du partenariat avec les producteurs locaux pour répondre à la demande croissante du vaccin russe. »

La diplomatie chinoise en matière de vaccins sera lourde de conséquences. Non seulement la Chine y gagnera en termes d’image, mais Sinopharm, Sinovac et les quinze autres vaccins qui sortiront prochainement (plus la coopération sino-russe en matière de vaccins) témoignent de la supériorité du modèle de développement chinois.

Pour le monde occidental, ce sera un rappel intolérablement brutal de l’entrée dans le siècle asiatique. On assiste déjà à des tentatives occidentales de ressusciter la théorie du complot moribonde sur le « virus de Wuhan » , selon laquelle la pandémie serait une exportation du Parti communiste chinois. Des mauvais perdants ?

M.K. Bhadrakumar a travaillé au sein du corps diplomatique indien pendant 29 ans. Il a été ambassadeur de l’Inde en Ouzbékistan (1995-1998) et en Turquie (1998-2001). Il tient le blog Indian Punchline et contribue régulièrement aux colonnes d’Asia Times, du Hindu et du Deccan Herald. Il est basé à New Delhi.

Traduction et note d’introduction Corinne Autey-Roussel

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La ligne de production de vaccins Sinovac en Egypte va bientôt commencer à fonctionner

Par Global Times
Publié: 26 juin 2021 11:41 AM
https://www.globaltimes.cn/page/202106/1227118.shtml

La chaîne de production du principal producteur chinois de vaccins COVID-19 Sinovac en Égypte commencera bientôt à fonctionner, marquant la première fois que la Chine coopère avec un pays africain dans la production de vaccins pour lutter contre l'épidémie.

La Chine a donné la priorité aux besoins de l'Égypte face à l'épidémie de COVID-19. La ligne de production de Sinovac dans le pays sera bientôt mise en service, a déclaré vendredi le conseiller d'Etat chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi au téléphone avec Sameh Hassan Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères.

Le premier lot de matières premières utilisées pour la fabrication du vaccin Sinovac a été livré en Égypte en mai.
Les 2 premiers millions de doses seront produites dans les usines de la Holding égyptienne pour les produits biologiques et les vaccins (VACSERA), a déclaré en mai la ministre égyptienne de la Santé Hala Zayed.

VACSERA devrait produire plus de 5 millions de doses de vaccin Sinovac en deux mois, et 40 millions de doses en un an, a déclaré le ministre dans un rapport de Xinhua. Ces vaccins produits en Égypte seront exportés vers d'autres pays du Moyen-Orient et d'Afrique pour aider à lutter contre la pandémie, selon le rapport des médias.

Lors de l'appel téléphonique, Wang et Shoukry ont fait l'éloge des relations bilatérales et du soutien mutuel entre les deux pays.

Wang a déclaré que le partenariat stratégique global entre les deux pays est dans sa meilleure période et a apprécié le soutien de l'Egypte à la Chine lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

Shoukry a déclaré que le ferme soutien mutuel sur les questions majeures est une manifestation de la relation solide entre l'Egypte et la Chine.

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   Posté le 19-07-2021 à 13:07:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

RT relaie la rectification opérée en Chine sur l'obligation vaccinale. On devine que RT trouve là l'occasion d'épingler la panade où se trouve Macron, alors que la vaccination est devenue ici le dernier recours, suite à une série d'échecs. Il reste que la Chine est capable de corriger le bureaucratisme, de tenir compte des remarques et des critiques des masses et d'utiliser la persuasion plutôt que la contrainte.
On lira les commentaires, intéressant.
Voir sur le site faire vivre mon article "un pays totalitaire..."


La haute autorité sanitaire chinoise s'oppose à des mesures locales d'obligation vaccinale
18 juil. 2021, 19:21 ©

Dado Ruvic Source: Reuters La Chine mise sur le consentement plutôt que sur l'obligation vaccinale afin de convaincre ses citoyens.

Réagissant à des mesures prises par plusieurs provinces, interdisant l'accès à certains lieux publics aux résidents non-vaccinés contre le Covid, les autorités sanitaires chinoises souhaitent continuer à vacciner sans recourir à la coercition. «Informé, consenti et volontaire» : tels devraient être les principes de base du programme d'inoculation des vaccins Covid-19, selon les autorités sanitaires chinoises.
Comme le rapportent les quotidiens chinois Global Times et South China Morning Post la Commission nationale de la santé, plus haute autorité sanitaire du pays, s'est prononcée le 16 juillet contre le recours à la coercition dans le cadre de la campagne vaccinale qui se poursuit dans le pays.
Cette institution réagissait à des mesures visant à rendre la vaccination obligatoire, prises par les gouvernements locaux d'une dizaine de provinces, qui suscitaient la polémique dans le pays.
La Commission a précisé être intervenue pour fournir de «l'aide» et de la «supervision» aux gouvernements ayant pris ce type de mesures.

Selon le Global Times, la loi chinoise sur la prévention et le traitement des maladies infectieuses stipule que les personnes sans contre-indications qui ont l'âge pour recevoir le vaccin doivent être vaccinées autant que possible, mais aucun caractère obligatoire n'est mentionné. Or, récemment, des règles disposant que les personnes non vaccinées seraient interdites d'entrer dans des lieux publics tels que les hôpitaux, les supermarchés, les restaurants, les lieux de divertissement, ou les administrations publiques, avaient été adoptées à l'échelle locale. Certaines villes avaient même réglementé leurs campus universitaires exigeant des étudiants et des membres de leur famille d'être vaccinés dès que possible, sans quoi les élèves ne seraient pas autorisés à retourner à l'école en septembre. Le Global Times cite l'exemple du gouvernement du comté de Tanghe, dans la province du Henan (centre de la Chine), qui avait demandé aux fonctionnaires, y compris aux retraités, de se faire vacciner (sauf en cas de contre-indications), faute de quoi ils ne pourraient travailler ou percevoir leur salaire. Le gouvernement du comté a finalement renoncé à ces mesures. En avril déjà, la ville de Wanning, dans la province de Hainan avait restreint les transports publics aux personnes vaccinées, avant de lever l'interdiction après intervention de la Commission nationale de la santé.

Comme le souligne le South China Morning Post, les «experts en santé publique affirment que de telles restrictions doivent être imposées avec prudence, afin de ne pas réduire la confiance du public» . Pour autant, les autorités entendent bien poursuivre la campagne vaccinale à grande vitesse. En date du 16 juillet, le pays avait administré plus de 1,4 milliard de doses de vaccins Covid-19, couvrant environ la moitié de ses habitants. L'objectif des 40% de la population vaccinée ayant été atteint le 30 juin, la Chine espère désormais avoir vacciné 70% de sa population d'ici à la fin de l'année.


Edité le 19-07-2021 à 13:16:17 par Xuan




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Clément Beaune, toujours lui, se fait vertement rabattre son caquet.

La France déplore le choix de la Grèce d'accepter le vaccin Spoutnik V, la Russie réagit fermement


https://francais.rt.com/international/88647-france-condamne-choix-grece-daccepter-vaccin-russe-russie-reagit-fermement

11 juil. 2021, 16:54 © REUTERS / ALEXEY MALGAVKO

Clément Beaune a regretté le choix de la Grèce d'accepter le vaccin russe ou chinois dans le cadre de son pass sanitaire. La diplomatie russe a fermement rejeté ces propos «discriminatoires» jugés contraires à toute raison scientifique ou sanitaire.

Lire aussi «Hégémonisme impérial» : Moscou condamne des déclarations françaises hostiles au vaccin Spoutnik V

Invité de l'émission Le Grand Rendez-vous sur Europe 1 ce 11 juillet dans la matinée, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a été interrogé sur la position de la Grèce qui souhaite accepter sur son territoire les personnes vaccinées avec le vaccin chinois ou russe alors que l'Union européenne ne souhaite pas reconnaître ces deux vaccins dans le cadre de son «pass sanitaire» .

Répondant à la question de la journaliste, le responsable français a déclaré : «On souhaite que les vaccins [qui sont] reconnus en Europe soient uniquement les quatre qui sont validés, ce n’est pas une question de politique, c'est une question scientifique, par notre Agence européenne des médicaments commune. L'immense majorité des pays européens, il n'y en a que trois qui font différemment, reconnaît uniquement ces quatre vaccins et c'est le cas de la France. Je regrette que la Grèce fasse ainsi» , a-t-il indiqué. Clément Beaune a également rappelé qu' «on ne rentre pas en France avec le pass sanitaire si on a un vaccin russe ou chinois, pas parce qu'on discrimine une nationalité, mais parce que c'est ça qui est sûr, ce sont les seuls quatre vaccins qui ont été validés par l'Agence européenne des médicaments (EMA)» . Soit les vaccins de BioNTech & Pfizer, de Moderna, d'AstraZeneca et de Janssen Pharmaceutica NV. Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes avait déjà appelé le 8 juillet les partenaires européens à ne pas reconnaître le vaccin russe Spoutnik V.

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova avait vertement condamné ces «déclarations inappropriées» . La Russie condamne ces déclarations «discriminatoires» et compare la position de Clément Beaune à celle du docteur Goebbels
Réagissant une nouvelle fois aux propos tenus par le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a estimé le 11 juillet sur Telegram que cette position française était une fois de plus «inacceptable» . La diplomate a regretté qu' «il ne s’agit pas ici de l’opinion personnelle d’un amateur, mais de la position politique du pays» en ajoutant que la Russie condamne ces «déclarations discriminatoires de son représentant haut placé, qui ravivent l’esprit de ségrégation néonazie en Europe» . La diplomate russe a rappelé que le «secrétaire d’Etat du ministère français des Affaires étrangères n’est pas un spécialiste en virologie pour faire la leçon sur ce sujet devant des Etats souverains, liant ainsi la médecine et la nationalité. Il s’agirait plutôt des responsabilités fonctionnelles du docteur Goebbels» , s'est-elle indignée.
Proche d'Adolf Hitler, Joseph Goebbels fut l'un des dirigeants les plus puissants de l'Allemagne nazie et était en charge de la propagande d'Etat diffusée massivement auprès de la population. «Ce n’est pas au ministère français des Affaires étrangères de dicter aux pays et aux peuples quels vaccins utiliser. Visiblement, le ministère français des Affaires étrangères se sent triste que son pays ne soit pas arrivé à développer son propre vaccin. Les efforts d’une entreprise française, qui a essayé très fort, mais n’a pas réussi, se sont soldés par un échec» , a-t-elle conclu.

Sur son site internet, le ministère grec du Tourisme reconnaît tous les vaccins dans le cadre de son «pass sanitaire» et chaque personne entièrement vaccinée (vaccination complète réalisée au moins 14 jours avant l'arrivée en Grèce) est dispensée de faire un test PCR ou antigénique pour accéder au territoire grec. Le vaccin russe Spoutnik V, déjà utilisé dans 40 pays parmi lesquels la Russie, le Mexique, l'Argentine et l'Inde, est actuellement utilisé par deux pays au sein de l'Union européenne : la Slovaquie et la Hongrie.

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Vaccins :Qui manifeste et pourquoi


DANIELLE BLEITRACH 21 JUILLET 2021
https://histoireetsociete.com/2021/07/21/vaccins-qui-manifeste-et-pourquoi/
Aucun pays en développement ne connait des manifestations contre le vaccin, ce sont des préoccupations de pays riches, en revanche comme en Taïlande il y a des manifestations pour exiger des vaccins. En inde les travailleurs précarisés qui sont aussi des travailleuses exigent dans leurs statuts et leurs droits en tête de leurs revendications le droit à la vaccination…

(note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete

Les manifestations antigouvernementales en Thaïlande, qui ciblent depuis un an l'oligarchie militaro-monarchiste au pouvoir, se focalisent désormais contre le premier ministre, Prayuth Chan-o-cha, alors que le royaume est confronté depuis quelques semaines à un pic de contaminations inédit depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19 Des centaines de personnes se sont de nouveau rassemblées Bangkok, dimanche 18 juillet, pour demander la démission du chef du gouvernement mais aussi pour exiger que soit immédiatement garanti un approvisionnement adéquat de vaccins ARN messager.’
autre exemple en Inde où par parenthèse les effets de la pandémie sont largement sous-estimé, même lutte pour bénéficier des vaccins dans le cadre plus général de l’obtention de droits pour les migrants et les travailleurs à mi-temps qui sont aussi souvent des travailleuses :

Le Syndicat des travailleurs à mi-temps de la restauration a manifesté à Hanumangarh, Rajasthan et a soumis la lettre de demande au ministre principal. Les demandes suivantes ont été soumises dans le mémorandum :

-(1) Tous les travailleurs à mi-temps devraient être vaccinés en priorité. Les services de santé gouvernementaux devraient être renforcés,
(2) La famille du travailleur de la restauration mi-temps devrait recevoir gratuitement 10 kg de grains par mois,
(3) Arrêtez d’essayer d’abolir le plan de repas à mitemps grâce au plan DBT,
(4) Donner un salaire minimum de 24,000 Rs aux travailleurs de la restauration à mi-temps et mensualisé . Le salaire exceptionnel devrait être payé immédiatement. Personne ne doit être illégal. Les travailleurs illégaux devraient être embauchés.
(5) A tous les enfants des travailleurs migrants devraient également être préparés et distribués des matériaux plus nutritifs pour les intégrer dans le cadre du programme de restaurations des travailleurs à mi-temps,
(6) Pas de privatisation du plan restaration àmi-temps. Interdiction de privatiser les unités et services du secteur public y compris l’éducation.
(7) Considérant que les travailleurs à mi-temps de la restauration sont menacés par le coronavirus , ils devraient également recevoir un emploi gouvernemental et une indemnité de cinquante lakh pour les membres de la famille morts prématurément à cause du coronavirus,( Les quatre lois anti-travail, ces trois lois anti-agriculteurs devraient être annulées,)
9) Selon la décision de la Cour suprême, un travail égal, un salaire égal devrait être mis en œuvre.


Edité le 21-07-2021 à 22:31:47 par Xuan




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   Posté le 01-08-2021 à 18:56:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pfizer, AstraZeneca, Moderna... Un système d'accaparement de la recherche et de l'argent publics

Samedi 20 Mars 2021
Thomas Lemahieu

https://www.humanite.fr/pfizer-astrazeneca-moderna-un-systeme-daccaparement-de-la-recherche-et-de-largent-publics-701535

Jamais un vaccin n’aura été trouvé si vite. Pourtant, les grands laboratoires, qui se gargarisent de sauver le monde du Covid-19, ont longtemps traîné des pieds avant de se lancer... une fois les fonds publics garantis ! Ils s’accaparent aujourd’hui la recherche, refusent de partager le savoir et font monter les prix.

Depuis un an, avec l’explosion de la crise sanitaire planétaire, les multinationales vendent du rêve ; les États les plus riches de la planète leur achètent de l’espoir et, aujourd’hui, ce sont les citoyens, au Nord et plus encore, évidemment, au Sud, qui restent condamnés à payer l’impéritie générale.

Le monde d'avant... en pire
En matière d’accès aux médicaments et aux vaccins, le monde d’après ressemble furieusement au monde d’avant… en pire ! En réalité, le tour de passe-passe est extraordinaire : décrié tant d’années pour son modèle économique capitaliste absolument insoutenable – financiarisation extrême à travers les rachats d’actions et les dividendes, externalisation de la recherche et sous-traitance en cascade de la production, perfusion d’aides publiques, etc. –, le conglomérat des géants pharmaceutiques américains et européens semble réussir à se refaire une virginité à la faveur de la crise sanitaire mondiale.

En confisquant les narrations, avec la complicité des dirigeants des grandes puissances occidentales qui s’en sont remis à eux, les industriels sont parvenus à s’approprier la réussite scientifique majeure de la période : la mise au point en un temps record de vaccins contre le Covid-19. L’ennui, c’est qu’en vérité, les multinationales n’y sont pas pour autant qu’elles le prétendent… Allons-y voir ensemble !

De gros freins à la recherche sur les coronavirus
Au début de l’année 2020, avant que l’épidémie en Chine ne se transforme en pandémie mondiale, les quatre principaux producteurs de vaccins – Merck, GSK, Sanofi et Pfizer – ne bougent guère et restent l’arme au pied. Depuis des années, Big Pharma rechigne à s’engager sur un segment de marché jugé trop peu rentable. Avec l’émergence des nouveaux coronavirus, au tournant du siècle, les recherches publiques se sont multipliées, mais les groupes privés les ont snobées à toutes les étapes. Les exemples de ratages sont innombrables.

En 2016, une équipe de chercheurs de Houston (Texas) avait mis au point un sérum contre les virus de type Sars, à l’origine des complications respiratoires aiguës que nous connaissons aujourd’hui, mais aucun industriel n’a voulu s’associer pour lancer la production nécessaire aux indispensables essais cliniques.

Les multinationales sentent le vent tourner
Même fiasco avec une équipe de l’université d’Oxford, en Angleterre, qui avait découvert un vaccin contre le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers). Selon l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), spécialisée dans la traque de l’influence des lobbies patronaux à Bruxelles, la fédération européenne des industries pharmaceutiques (Efpia) a également retoqué, en 2017, une initiative commune à l’échelle de l’UE visant à accélérer la production de vaccins anticoronavirus.

Avec le Covid-19, les multinationales pharmaceutiques sentent, au bout d’un moment, le vent tourner, avec, en particulier, la perspective de recevoir des montagnes de fonds publics, sans rien perdre de leurs prérogatives monopolistiques. Aux États-Unis, avec Moncef Slaoui, ex-dirigeant de GSK, administrateur de la biotech Moderna, et de son façonnier Lonza, elles placent l’un des leurs à la tête du dispositif de soutien public à l’industrie – l’opération « Vitesse de l’éclair » (« Warp Speed »), mise en place par Donald Trump.

93 milliards d'euros d’argent public
Dans l’Union européenne, Richard Bergström, un autre ancien ponte du secteur – il a dirigé son lobby européen, l’Efpia, entre 2011 et 2017 –, participe à l’équipe chargée de négocier, dans la plus grande opacité, les contrats de préachat de vaccins pour le compte de la Commission. Au-delà du fumet, donc, de conflits d’intérêts, Big Pharma n’a, en vérité, rien risqué dans cette affaire : d’après une étude de la fondation kENUP, les gouvernements des grandes puissances capitalistes ont, entre février et décembre 2020, apporté, au moins, 93 milliards d’euros d’argent public pour les vaccins et les traitements contre le Covid-19, notamment par le biais de leurs contrats de précommandes.

Pfizer s’attend à réaliser un chiffre d’affaires de 30 milliards de dollars cette année rien que sur son vaccin, avec une marge brute de 25 à 30 %.

Tous les risques ont donc été largement socialisés, les profits demeurent strictement privatisés par les mastodontes pharmaceutiques. Et ils promettent d’être faramineux : Pfizer s’attend à réaliser un chiffre d’affaires de 30 milliards de dollars cette année rien que sur son vaccin, avec une marge brute de 25 à 30 %.

Sous-investissement dans la recherche ou la production
Tout en encourageant les États-Unis et l’Union européenne à tenir bon face à la proposition d’une dérogation temporaire sur l’empire des brevets à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les grandes entreprises tirent également parti de leur propre incapacité à produire les volumes nécessaires de doses pour vaincre la pandémie : elles obtiennent, depuis le début de cette année, des aides supplémentaires des États, sans rien sacrifier de leurs bénéfices consacrés en grande partie à rémunérer le capital, et non à investir dans la recherche ou la production.

D’après une enquête de l’ONG néerlandaise Somo, les vingt-sept plus grandes sociétés du secteur ont, entre 2000 et 2018, brûlé au profit de leurs actionnaires 1 540 milliards de dollars : 864 milliards pour les dividendes et 676 milliards pour les rachats d’actions. Un montant qui dépasse leurs dépenses de recherche & développement, évaluées à 1 482 milliards de dollars sur la même période…

Sanofi : le vaccin peut attendre...
Dans le paysage actuel, le groupe français Sanofi ne manque pas de se distinguer. Hélas, pas par son vaccin qui, comme chacun sait, a été repoussé à la fin de l’année, au mieux…
Sur le sujet, après avoir fait scandale au printemps dernier en promettant de livrer en priorité les États-Unis – au nom des aides publiques accordées par Donald Trump –, Paul Hudson, son PDG, se fait plus discret, promettant juste d’aider d’autres fabricants, comme Pfizer ou Johnson & Johnson, à embouteiller plus de sérums dans les prochains mois. Une manière de conjurer, là encore, tout risque de perdre un peu la main sur les brevets.

Alors que le groupe multiplie depuis des années des suppressions d’emplois, notamment dans ses départements chargés de la recherche et de l’innovation, avec Sanofi, le vaccin peut attendre, mais pas les dividendes : avec des profits largement issus de la revente spéculative de ses parts dans le laboratoire américain Regeneron – dont la valeur, dopée par le Covid-19, a explosé grâce à ses anticorps monoclonaux –, le champion français a choisi, il y a quelques semaines, de consacrer 4 milliards d’euros aux dividendes. Comme un condensé d’un système absolument indéfendable…

Pfizer-BioNTech : le mariage d'intérêt d'un géant et d'une start-up
Oxford-AstraZeneca : un vaccin contaminé par Bill Gates
Moderna : l'histoire d'un conte de fées qui s'est enlisé
Vaccins anti-Covid. Pourquoi la levée des brevets reste la clé de la production des doses
Entretien. Olivier Maguet, responsable Prix du médicament chez Médecins du monde
Janssen de Johnson & Johnson : les caractéristiques de ce vaccin contre le Covid
Covid-19. Bataille à l’OMC sur les brevets des vaccins


Edité le 01-08-2021 à 18:57:33 par Xuan




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   Posté le 01-08-2021 à 18:59:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

CORONAVIRUS - Les entreprises pharmaceutiques Pfizer et Moderna ont augmenté le prix de leur vaccin contre le coronavirus dans le cadre d'un accord avec l'Union européenne, a révélé dimanche le "Financial Times".

La rédaction de LCI - Publié aujourd’hui à 17h20
https://www.lci.fr/sante/en-direct-covid-19-coronavirus-4e-vague-variant-delta-pfizer-et-moderna-augmentent-les-prix-de-leurs-vaccins-pour-l-europe-2191258.html

Les entreprises pharmaceutiques Pfizer et Moderna ont augmenté le prix de leur vaccin contre le coronavirus dans le cadre d'un accord avec l'Union européenne, a révélé dimanche le Financial Times, qui a consulté le contrat.
Le vaccin Pfizer passe de 15,5 euros à 19,5 euros et celui de Moderna de 19 euros à 21,5 euros selon le quotidien financier britannique.
Interrogée par l'AFP, la commission européenne s'est refusée à tout commentaire mettant en avant la confidentialité des contrats.
Cette hausse intervient alors que l’inquiétude sur la flambée du variant Delta monte et que des études ont prouvé que les vaccins de Moderna et Pfizer/BioNTech devraient rester efficaces face à ce variant.


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   Posté le 02-08-2021 à 17:58:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

29 juillet 2021
https://www.legrandsoir.info/les-grands-medias-rejoignent-les-anti-vax-lorsqu-il-s-agit-de-vaccins-fabriques-en-chine-et-en-russie-mint-press-news.html?fbclid=IwAR0JOXarcNNcSTAQswb5Np4H2zagbVSBYWQvLTPgFUYeRKut1AegCe7Hm4w
Les grands médias rejoignent les anti-vax lorsqu’il s’agit de vaccins fabriqués en Chine et en Russie
(Mint Press News)

Alan MACLEOD
"Il est frappant de constater à quel point les techniques [sont] similaires à celles que Fox News utilise pour effrayer les gens au sujet de la campagne de vaccination américaine et celles que le New York Times, Reuters et d’autres utilisent pour effrayer les gens au sujet des vaccins chinois." - Jim Naureckas, Fairness and Accuracy in Reporting

WASHINGTON - "Des centaines de travailleurs médicaux thaïlandais ont été infectés malgré les vaccins Sinovac" , titrait Reuters au début du mois. Le rapport détaillait comment 618 travailleurs médicaux thaïlandais vaccinés avec le vaccin chinois COVID ont quand même été infectés, entraînant un décès. Comme c’est souvent le cas avec une agence de presse aussi influente, l’article de Reuters a été repris dans le monde entier par des centaines de publications, dont le Washington Post, Yahoo ! News et le New York Post.

Pourtant, l’article indique également que plus de 677 000 travailleurs médicaux thaïlandais ont reçu la dose, ce qui signifie que plus de 99,9 % des personnes vaccinées n’ont pas développé le COVID-19 - un fait qui va à l’encontre des sous-entendus du titre. Une grande majorité des consommateurs de nouvelles ne lisent pas au-delà du titre, ce qui signifie qu’ils ont eu la fausse impression que Sinovac est inefficace.
Une vaccination complète n’offre pas une protection totale contre le COVID-19. Fin juin, CNBC a indiqué que plus de 4 000 Américains vaccinés avaient été hospitalisés à cause du virus, dont 750 étaient morts. Pourtant, Reuters a transformé cette nouvelle en une occasion de répandre la méfiance à l’égard de Sinovac en Thaïlande, qui connaît actuellement un pic rapide et sans précédent de cas de coronavirus.

L’article a également profité de l’occasion pour présenter le gouvernement américain et la société américaine Pfizer comme des sauveurs, notant que "la Thaïlande attend un don de 1,5 million de vaccins Pfizer-BioNTech des États-Unis plus tard dans le mois" . Pourtant, dans un pays de 70 millions d’habitants, cette contribution est loin d’être une solution. Les liens étroits de Reuters à la fois avec le gouvernement américain et avec Pfizer rendent cet formulation particulièrement discutable. Jim Smith, président de la Fondation Thomson Reuters et ancien président et directeur général de Thomson Reuters, fait également partie du conseil d’administration de Pfizer. Par ailleurs, Dawn Scalici, l’ancienne directrice commerciale mondiale de Reuters, a passé 33 ans à la CIA, où elle a gravi les échelons jusqu’au poste de directrice principale, supervisant les opérations de l’agence en Irak. Elle a quitté son poste de responsable du renseignement national pour l’hémisphère occidental auprès du directeur du renseignement national pour, selon ses propres termes, "faire progresser la capacité de Thomson Reuters à répondre aux besoins disparates du gouvernement américain" .

C’est loin d’être la première fois que Reuters pousse la paranoïa anti-vax contre les vaccins chinois comme Sinovac ou Sinopharm. En janvier, ils ont publié un article intitulé "Un volontaire péruvien participant à un essai de vaccin de Sinopharm meurt d’une pneumonie due au COVID-19, selon l’université." Pourtant, l’article contenait une déclaration de l’université indiquant que le participant faisait partie du groupe de contrôle, qui n’a reçu qu’un placebo, ce qui signifie qu’il est mort parce qu’il n’a pas reçu le vaccin, et non parce qu’il l’a reçu, comme le laissait manifestement entendre le titre de l’article.

En mai, Reuters a également publié un article intitulé "Les experts de l’OMS expriment une ’très faible confiance’ dans certaines données sur le vaccin Sinopharm COVID-19" . Pourtant, à la lecture du rapport, l’OMS affirmait avoir "une confiance générale dans la capacité [du vaccin] à prévenir la maladie" . Le seul reproche fait par le rapport est que la phase d’essai n’a pas inclus suffisamment de personnes appartenant à certains groupes à risque, comme les femmes enceintes ou les personnes âgées, ce qui signifie qu’il n’est pas certain que l’essai ait démontré de manière catégorique que le vaccin est indiscutablement sûr pour certaines personnes présentant des comorbidités. Mais qu’est-ce qu’un profane, peu familier de la terminologie scientifique, pourrait bien retenir de ce titre ?

La semaine dernière, l’article de Reuters intitulé "Sinovac’s vaccine finds supporters in Singapore despite effectiveness questions elsewhere" (Le vaccin de Sinovac trouve des partisans à Singapour malgré les interrogations sur son efficacité ailleurs) affirmait que la raison pour laquelle la cité-État insulaire importait le vaccin chinois était que "Singapour ne voulait pas contrarier Pékin" , et non que le vaccin constituait une défense efficace contre un virus mortel.

Et plus tôt cette semaine, l’influente agence de presse a publié un article intitulé "Selon une étude, le vaccin de Sinopharm induit des réponses anticorps plus faibles à Delta" , bien que l’université qui a mené l’expérience ait déclaré que "ce vaccin s’est avéré très efficace pour la variante Delta également" . Le médecin qui a supervisé l’étude a conclu que "lorsqu’il s’agit de la variante Delta et d’autres variantes, le vaccin Sinopharm induit des niveaux de réponses en anticorps similaires à ceux des personnes qui ont été infectées naturellement, ce qui est très bien." Ces propos ont été rapportés par les médias chinois, mais pas par Reuters, dont l’article a véhiculé exactement le message inverse.

Toutes les fausses nouvelles qu’il est possible d’imprimer

Reuters est loin d’être le seul média qui semble partir en croisade pour discréditer Sinopharm et Sinovac. L’année dernière, le New York Times a publié un article intitulé "Le Brésil reprend l’essai d’un vaccin chinois après une brève suspension suite au décès d’un volontaire" . Ce n’est que dans l’avant-dernier paragraphe qu’il informait les lecteurs que la personne en question s’était suicidée. À moins que le vaccin ne soit censé avoir déclenché cet acte (ce qu’il n’a pas affirmé), alors la prémisse de l’article est nulle. "Un Brésilien se suicide" ne fait pas la une du Times. Pourtant, cet incident s’est avéré digne de deux articles distincts. Il n’est pas facile de voir une raison autre qu’un appât à clics irresponsable ou une intention malveillante délibérée derrière le choix du titre et du sujet.

Un récent article du Times s’est également appuyé sur des insinuations pour discréditer la Chine, son titre étant "Ils se sont fiés aux vaccins chinois. Maintenant, ils luttent contre les flambées épidémiques." . L’article présentait les profils de trois pays - Bahreïn, la Mongolie et les Seychelles - qui avaient acheté et administré Sinopharm et Sinovac. "Ces trois pays ont fait confiance, du moins en partie, à des vaccins de fabrication chinoise facilement accessibles, ce qui leur a permis de mettre en place d’ambitieux programmes d’inoculation alors qu’une grande partie du monde s’en passait" , écrit l’auteur Sui-Lee Wee, en les comparant constamment de manière défavorable aux vaccins de fabrication américaine.

Mais ce dont le Times n’a pas informé ses lecteurs, c’est que la grande majorité des cas graves ou mortels dans ces pays sont survenus chez des personnes non vaccinées. Le ministère de la santé des Seychelles l’a confirmé et continue d’implorer la population de se faire vacciner avec le vaccin chinois, en sachant qu’il est sûr. Comme l’a déclaré le ministère de la santé jeudi, "la désinformation prolonge la pandémie de COVID-19 et peut mettre des vies en danger en amenant les gens à prendre des décisions mal informées."

Enkhsaihan Lkhagvasuren, responsable de la mise en œuvre de la politique de santé publique au ministère de la santé de Mongolie, a fait une déclaration similaire, notant que 96 % des décès récents dus au COVID-19 dans son pays sont survenus chez des personnes qui n’étaient pas complètement vaccinées. Dans le même temps, le nombre de cas quotidiens au Bahreïn était déjà en chute libre depuis un mois avant la publication de l’article de Wee, et le pays enregistre actuellement une moyenne inférieure à 100 nouveaux cas par jour.

Le New York Times a longtemps dénigré les dangers des produits chinois, publiant des articles tels que :
"Dans la course au vaccin contre le coronavirus, la Chine s’écarte des sentiers officiels" (16 juillet 2020) ;
"La Chine donne des vaccins Covid-19 non éprouvés à des milliers de personnes, avec des risques inconnus" (26 septembre) ;
" Vaccine Unproven ? No Problem in China, Where People Scramble for Shots" (17 novembre) ;
" Le vaccin chinois Covid-19 reçoit une impulsion majeure, mais des doutes subsistent" (9 décembre) ;
" La Turquie et le Brésil affirment que le vaccin chinois est efficace, mais avec peu de données à l’appui " (25 décembre) ;
" La Chine a tout ce dont elle a besoin pour vacciner des millions de personnes, à l’exception des vaccins approuvés " (29 décembre) ;
" Les résultats décevants du vaccin chinois constituent un revers pour les pays en voie de développement " (13 janvier) ;
" La Chine voulait montrer ses vaccins. C’est un retour de bâton" (25 janvier).
Tous ces articles ont été rédigés ou coécrits par Wee, une journaliste qui n’a aucune formation scientifique ou médicale, selon sa biographie sur LinkedIn. Et tous s’appuyaient sur des insinuations et des conjectures pour répéter le même message global.

Le Washington Post a également dénigré ce qu’il considère comme " les vaccins de qualité inférieure de la Chine" , le chroniqueur Josh Rogin soutenant constamment l’hypothèse discutable de la fuite d’un laboratoire, même lorsque d’autres médias la décrivaient comme une théorie de la conspiration sans fondement.

Condamner le scepticisme à l’égard des vaccins chez soi, le promouvoir à l’étranger

Le New York Times condamne depuis longtemps le scepticisme à l’égard des vaccins dans son pays, fustigeant les conservateurs pour leur réticence à se faire vacciner. Présentant l’extrême droite comme une menace directe pour la sécurité nationale, le Times a averti en mars que "des organisations extrémistes dénoncent désormais la sécurité et l’efficacité des vaccins contre le coronavirus dans le but d’essayer de saper le gouvernement". "La méfiance à l’égard d’un vaccin contre le coronavirus pourrait mettre en péril l’immunité générale" , s’inquiétait-il en juillet 2020, ajoutant que "[des] milliards sont versés pour développer un vaccin, mais le calendrier rapide et les encouragements du président Trump créent un tout nouveau groupe de patients hésitant à se faire vacciner."

L’agence Reuters s’est elle aussi présentée comme une organisation pro-science, et a même créé un service de vérification des faits pour démentir les rumeurs concernant les vaccins. Pourtant, une " vérification des faits " datant de juin donne une idée de l’attention qui leur est accordée. Elle commence par la phrase "Refiling to correct typo in paragraph two and headline" [resoumis pour corriger une coquille dans le deuxième paragraphe et le titre] - manifestement une note de l’auteur à l’équipe de rédaction. Pendant près d’un mois, elle n’a pas été corrigée, ce qui laisse penser que personne au sein de l’agence de presse ne l’a lue, que ce soit avant ou après sa publication.

"Il est frappant de constater à quel point les techniques utilisées par Fox News pour effrayer les gens au sujet de la campagne de vaccination américaine sont similaires à celles utilisées par le New York Times, Reuters et d’autres pour effrayer les gens au sujet des vaccins chinois" , a déclaré à MintPress Jim Naureckas, rédacteur en chef de l’organisation de surveillance des médias Fairness and Accuracy in Reporting. " Il n’est pas difficile de tirer parti de la méconnaissance des probabilités par les profanes pour faire passer de petits dangers pour de grands. Dans les deux cas, cependant, les médias mettent la vie des gens en danger dans un but politique - en fait, ils mènent une guerre bactériologique par le biais de la guerre psychologique" , a-t-il ajouté.

Une telle méfiance n’a pas lieu d’être. Sinopharm et Sinovac sont tous deux des vaccins viraux inactivés qui utilisent des particules virales inactivées ou tuées qui ne peuvent pas se répliquer. Cette méthode est l’une des techniques les plus anciennes et les mieux établies, utilisée par Jonas Salk pour créer son célèbre vaccin contre la polio. La méthode est toujours utilisée pour fabriquer les vaccins modernes contre l’hépatite A et la grippe. Sinopharm et Sinovac contiennent des protéines auxquelles le système immunitaire de l’organisme réagit en stimulant la production d’anticorps anti-COVID, le préparant ainsi à combattre toute infection réelle ultérieure. Les vaccins ont été conçus pour être plus efficaces contre les cas plus graves de COVID-19, les études montrant que les deux vaccins sont suffisamment capables de prévenir les infections symptomatiques et particulièrement utiles pour éviter les hospitalisations.

Un ennemi familier

La Chine n’est pas la seule source étrangère de vaccins envers laquelle les médias occidentaux ont fait preuve d’une profonde hostilité ; le vaccin russe Sputnik V a également suscité un scepticisme considérable. Reuters a publié une série d’articles soulignant les prétendues lacunes du Sputnik, dont une brève indiquant que le Brésil avait rejeté le vaccin. Pourtant, cet article a été publié plus d’un mois après qu’un rapport du ministère américain de la santé et des services sociaux se soit vanté que l’une de ses meilleures réalisations en 2020 avait été de combattre "l’influence malveillante " de la Russie dans l’hémisphère occidental en faisant pression sur le gouvernement brésilien pour qu’il évite le Sputnik. Lorsque cette information a été reprise par Brasil Wire et d’autres médias locaux, elle a provoqué un scandale national.

Le Fonds russe d’investissement direct (RDIF), qui détient les droits de Sputnik, a déclaré que Reuters menait une campagne de désinformation par le biais de reportages "faux et inexacts" qui sont remplis de sources anonymes provenant des groupes de pression pharmaceutiques occidentaux. Il convient de noter ici que Reuters a été secrètement financé par le gouvernement britannique pendant la guerre froide pour mener une propagande antisoviétique et que des documents ayant fait l’objet de fuites montrent que cette relation étroite se poursuit encore aujourd’hui. Le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth collabore avec l’entreprise dans le cadre d’opérations visant à " affaiblir la Russie" , selon ses propres termes. Il n’est pas exclu qu’un accord similaire soit mis en place avec la Chine.

Le Washington Post a également fait preuve du même scepticisme à l’égard des vaccins provenant de pays ennemis. Dans un article intitulé "Les Russes et les Chinois vantent leurs vaccins. Peut-on leur faire confiance ?" , le journal a permis à un scientifique du fabricant rival de vaccins Moderna de déclarer que nous devrions prendre les résultats russes et chinois "avec des pincettes" , ce qui semble confirmer les accusations de la RDIF. La même source de Moderna a affirmé que la Russie ne permettrait jamais que son vaccin soit soumis à un processus d’approbation par les régulateurs de l’UE, une affirmation qui a été presque immédiatement réfutée.
Comme les vaccins chinois, l’efficacité de Sputnik a été confirmée, des études montrant qu’il peut se targuer d’un taux d’efficacité de 92 %.

Fabriquer un nouvel ennemi

La vague de scepticisme à l’égard des vaccins (étrangers) ne repose pas sur la science mais plutôt sur des considérations géopolitiques. Au cours de la dernière décennie, la Chine - et, dans une moindre mesure, la Russie - sont devenues les principaux rivaux internationaux des États-Unis. En 2011, l’administration Obama a entamé ce qu’elle a appelé le "pivot vers l’Asie" des États-Unis - une tentative d’encercler Pékin avec des bases militaires. Aujourd’hui, il y en a plus de 400 qui encerclent la République populaire.

Le budget 2021 du Pentagone indique clairement qu’il y aura un éloignement significatif du Moyen-Orient et un redéploiement des ressources vers l’Asie de l’Est, qui deviendra le "théâtre prioritaire" de l’Amérique dans les années à venir. Une autre région de conflit sera l’Arctique, où le réchauffement des températures ouvrira de précieuses voies maritimes à l’exploitation. Déjà, nombreux sont ceux qui, à Washington, plaident pour une occupation de la Norvège afin de contrer une supposée menace russe.

L’alarmisme constant de la presse a eu un effet significatif : un récent sondage a révélé que l’opinion publique américaine à l’égard de la Chine et de la Russie s’est effondrée et est tombée en dessous des niveaux de la guerre froide, avec seulement 20 % et 22 % des Américains ayant une opinion positive de ces pays, respectivement.

On est loin du constat d’il y a neuf ans, où les mêmes sondages montraient que l’opinion publique envers la Chine était résolument positive. Et lorsque Mitt Romney a tenté de présenter la Russie comme l’ennemi géopolitique numéro un des États-Unis lors des débats présidentiels de 2012, ses adversaires démocrates l’ont raillé sans relâche. "Les années 1980 appellent et demandent si on peut leur rendre leur politique étrangère... la guerre froide est terminée depuis 20 ans" , a plaisanté Barack Obama.

Aujourd’hui, il n’y a guère de désaccord entre les deux partis quant à l’identité des deux principaux ennemis des États-Unis, et la rhétorique et les bruits de bottes continuent de s’intensifier. En février, le Atlantic Council - le groupe de réflexion semi-officiel de l’OTAN, composé de hauts responsables militaires des États membres de l’OTAN - a publié un rapport de 26 000 mots décrivant la Chine comme " le défi le plus important auquel les États-Unis sont confrontés" aujourd’hui. Le rapport conseille aux États-Unis d’utiliser la puissance de leur armée pour tracer un certain nombre de " lignes rouges " autour de la Chine, au-delà desquelles les États-Unis répondraient. Il s’agit essentiellement de toute action militaire chinoise ou nord-coréenne dans la région Asie-Pacifique, ou de toute cyberattaque chinoise contre les États-Unis ou leurs alliés. Un manquement à ces mesures, ont-ils conseillé au président Biden, entraînerait une " humiliation nationale" .

Le rapport expose également ce à quoi ressemblerait une politique chinoise réussie d’ici 2050 : "Les États-Unis et leurs principaux alliés continuent de dominer l’équilibre régional et mondial des forces dans tous les principaux indices de puissance ", le chef de l’État Xi Jinping "a été remplacé par une direction du parti plus modérée ; et [...] le peuple chinois lui-même en est venu à remettre en question et à contester la proposition du Parti communiste, vieille d’un siècle, selon laquelle l’ancienne civilisation chinoise est à jamais vouée à un avenir autoritaire" . En d’autres termes, la pression américaine a entraîné un changement de régime à Pékin.

En mai, les dirigeants politiques et militaires des pays occidentaux se sont réunis au sommet de Alliance of Democracies, où l’un des principaux points de discussion a été la création d’une "OTAN asiatique" pour repousser ce qu’ils considéraient comme une agression chinoise intolérable dans la région. Le lieutenant-général H.R. McMaster a approuvé ce plan, décrivant le parti communiste chinois comme étant sans aucun doute la première menace pour la démocratie dans le monde.

Mais si la Chine ne fait pas naviguer ses navires de guerre vers les côtes de la Californie ou du Maine, c’est le contraire qui se produit à l’autre bout du monde. Tout au long des années 2020 et 2021, les États-Unis ont entrepris une série d’actions militaires provocatrices, surveillant les défenses côtières chinoises depuis la mer et les airs. En juillet de l’année dernière, l’U.S.S. Peralta s’est approché à 41 milles nautiques de la frontière maritime de la Chine. Entre-temps, des bombardiers nucléaires américains ont survolé des navires chinois près de l’île de Hainan.

Guerre économique

Parallèlement au renforcement militaire, les États-Unis mènent également une guerre économique contre leurs ennemis, en tentant de freiner l’initiative chinoise "Belt and Road" , un vaste plan de développement économique pour l’Asie, l’Europe, l’Afrique et l’Australasie. Avec le même manque de succès, les États-Unis ont tenté de cajoler l’Allemagne pour qu’elle abandonne le gazoduc Nord Stream 2, qui permettra de pomper jusqu’à 110 milliards de m3 de gaz russe en Allemagne (et dans une grande partie de l’Europe), forgeant ainsi une interdépendance économique plus profonde entre les deux pays. La Chine et la Russie sont également soumises à un régime de sanctions considérable de la part des États-Unis.

Parmi les autres mesures de pression économique, l’administration Trump a tenté de forcer l’entreprise de médias sociaux TikTok, détenue par la Chine, à se vendre à un rival américain, a essayé de bloquer le déploiement de la technologie 5G mondiale sous la direction de l’entreprise chinoise Huawei et s’est appuyée sur les plateformes de médias sociaux pour faire taire les voix chinoises. L’année dernière, un groupe de réflexion financé par le gouvernement américain a convaincu Twitter de supprimer plus de 170 000 comptes favorables au gouvernement chinois en une seule journée.

La pandémie de COVID-19 a été un outil commode pour renforcer le sentiment anti-chinois au sein de l’opinion publique américaine, Trump et Biden utilisant les origines chinoises apparentes du virus comme capital politique. Trump lui-même l’a constamment appelé le "virus chinois" et, de façon encore plus dérisoire, le "Kung Flu". Allant plus loin, le sénateur de Floride Rick Scott a affirmé que chaque citoyen chinois était un espion communiste et devait être traité comme tel. Dans un tel climat, les attaques racistes contre les Américains d’origine asiatique ont explosé.

La Russie a également été la cible d’une infoguerre similaire : le radiodiffuseur public russe RT a été retiré des ondes sur certains marchés américains et son personnel a été contraint de s’enregistrer comme agents étrangers en vertu d’une loi de 1938 adoptée pour contrer la propagande nazie. Les deux pays ont également été accusés d’utiliser des armes à micro-ondes jusqu’alors inconnues contre des agents secrets et des diplomates américains.

Un monde à l’envers

Un certain nombre d’articles dans les médias commerciaux suggèrent que ce qu’ils craignent des vaccins chinois et russes n’est pas qu’ils soient inefficaces, mais qu’ils sont effectivement efficaces et qu’ils permettront à ces pays de remporter des victoires diplomatiques. " La Chine et la Russie utilisent les vaccins contre le coronavirus pour étendre leur influence. Les États-Unis restent sur la touche ", titrait le Washington Post. Le New York Times semblait d’accord : " Le Brésil a besoin de vaccins. La Chine en profite ", écrit-il, s’inquiétant du fait que Sinopharm et Sinovac donnent à la Chine " un énorme pouvoir dans les nations ravagées par les pandémies ", notant que le Brésil a récemment adouci sa position intransigeante contre le réseau 5G de Huawei, soi-disant en réponse à l’aide de la Chine. L’idée que les États-Unis pourraient contrer cela en utilisant leur énorme pouvoir politique et diplomatique pour renoncer aux droits de propriété intellectuelle sur la production de vaccins - ce qui signifie qu’ils pourraient être fabriqués librement dans le monde entier - n’a pas été envisagée.

La pandémie de COVID-19 a mis en évidence les profondes inégalités qui existent dans le monde. Aux États-Unis et dans d’autres pays riches qui les ont accaparés, les vaccins sont abondants et disponibles gratuitement pour tous. Mais ils ont été accueillis avec un énorme scepticisme par le public. Un sondage Morning Consult a révélé que 30 % des Américains sont toujours sceptiques à leur égard ou refusent catégoriquement de se faire vacciner. Dans ce qui est devenu une guerre culturelle partisane, plus de 97 % des Américains récemment hospitalisés et 99,5 % de ceux qui meurent du COVID-19 ne sont pas vaccinés, selon le CDC et le Ministère de la Santé.

Pendant ce temps, dans les pays du Sud, le désir de se faire vacciner est immense, mais les actions des États-Unis y font obstacle. Les nations occidentales, qui possèdent bien plus de vaccins qu’elles ne pourront jamais en utiliser elles-mêmes, refusent de renoncer aux droits de propriété intellectuelle, ce qui empêche la production mondiale. Les sanctions américaines empêchent également Cuba d’importer la matière première dont elle a besoin pour augmenter la production de ses vaccins COVID. L’île souffre également d’une pénurie de seringues, en raison du blocus américain, ce qui signifie qu’elle ne peut même pas vacciner complètement ses propres citoyens.

Alors que de nombreux Américains considèrent que le coronavirus n’est plus qu’un souvenir, il fait toujours rage dans le monde entier, avec plus de 8 000 décès par jour et plus d’un demi-million de tests positifs, alors que le monde entre dans une troisième vague d’infections. De nombreux pays ont à peine commencé à vacciner leurs populations, et les rapports suggèrent que les pauvres du monde devront attendre jusqu’en 2024 ou plus pour recevoir une injection. Par exemple, la République démocratique du Congo - le troisième plus grand pays d’Afrique et le deuxième plus peuplé - n’a vacciné que 0,09 % de ses citoyens (moins de 1 sur 1 000).

Des vaccins en provenance d’autres pays pourraient remédier à cette grave pénurie. Pourtant, il est clair que beaucoup à Washington ne veulent pas que cela se produise. Les médias commerciaux ont passé les 18 derniers mois à insister pour que nous fassions "confiance à la science" et à condamner les théories de conspiration nationales sur la fiabilité des vaccins. Pourtant, lorsqu’il s’agit de vaccins étrangers, cette croyance dans la méthode scientifique est sacrifiée sur l’autel de la politique, mettant en danger la vie des gens pour faire avancer les objectifs géopolitiques de l’Amérique.

Le message constant adressé au monde par les médias américains est le suivant : "Les vaccins chinois (et russes) sont inefficaces ou dangereux. Ne les prenez pas". En plus d’être factuellement incorrect, pour de nombreuses personnes du Sud, Sinovac, Sinopharm ou Sputnik sont leur seul choix, ce qui signifie que ce message met en danger des millions de personnes. D’autres n’ont aucun accès aux vaccins.

Le scepticisme national à l’égard des vaccins a été fermement condamné, et des individus et des organisations ont été bannis des médias sociaux, voire empêchés d’utiliser des plateformes telles que Patreon pour financer leur travail. Mais le scepticisme international à l’égard des vaccins n’est non seulement pas censuré, mais il est activement encouragé et stimulé par nombre de nos sources d’information les plus importantes et les plus réputées, qui, dans un acte d’irresponsabilité extraordinaire, mettent activement en danger la vie des gens pour marquer des points politiques.

Alan Macleod

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   Posté le 03-08-2021 à 13:30:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine a livré 350 millions de doses de vaccins aux partenaires de l'initiative "la Ceinture et la Route"

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   Posté le 03-08-2021 à 18:54:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Selon le média chinois "Beijing Daily", le "Global New Coronary Vaccine Application Vision Report" (appelé le rapport) publié lors du "Boao Forum for Asia" qui s'est tenu à Pékin le 29 juillet montre que les exportations de vaccins de la Chine représentent 84 fois celles des Etats-Unis et 227% des exportations européennes.


Le rapport a souligné qu'il existe un grave déséquilibre et une différenciation dans la distribution internationale des vaccins. Parmi les pays comptant plus de 30 % de la population pendant tout le processus de vaccination, les pays européens et américains sont majoritaires. Le taux de vaccination dans les pays et régions sous-développés est généralement faible. Le continent africain a reçu moins de 2% des vaccins mondiaux. Seulement 0,9 % de la population des pays à faible revenu a reçu au moins une dose du nouveau vaccin couronne.

Le rapport a révélé que la Chine a le plus contribué à fournir de nouveaux vaccins pour la covid-19 aux pays en développement, et que le montant de l'aide étrangère et des exportations de vaccins dépasse celui des autres pays combinés. La Chine a mis en œuvre ses engagements et ses propositions par des actions concrètes. Jusqu'à présent, la Chine a fait don de plus de 26 millions de doses de vaccins et fourni plus de 500 millions de doses de vaccins et de solutions de stockage à plus de 100 pays et organisations internationales, ce qui équivaut à un sixième du total mondial du COVID-19.

Les exportations de vaccins de la Chine représentent 227 % des exportations de vaccins de l'Europe et 84 fois celles des États-Unis.
En plus de l'exportation de produits finis pour le nouveau vaccin pour couronne, la Chine aide également d'autres pays en développement à établir des lignes de production locales de vaccins, et certains pays ont déjà commencé la production.
En outre, la Chine soutient activement l'exemption des droits de propriété intellectuelle pour le nouveau vaccin couronne pour les pays en développement.


Edité le 03-08-2021 à 18:54:43 par Xuan




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