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 Normand Lester sur les armes biologiques US

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Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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   Posté le 26-09-2020 à 12:16:46   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce journaliste d'investigation canadien a écrit un livre sur les armes biologiques US.
Extrait :


"Stupides et dangereux les états-unis à l’ère de Trump"
(éditions journal 2020)


Le Pentagone a mené secrètement 239 expériences de guerre bactériologique sur des zones peuplées des États-Unis, dont une propagation de bactéries à grande échelle dans le métro de New York. Richard Nixon a ordonné l’arrêt de ces types de recherches en 1969.

Cela nous amène au coronavirus. Le SRAS-CoV-2 a d’abord été connu des Américains sous le nom de «virus chinois», utilisé par Trump. Le secrétaire d’État Mike Pompeo, lui, parle de «virus de Wuhan». Les Chinois ont répliqué par l’entremise des réseaux sociaux qu’ils contrôlent que c’étaient plutôt les Américains qui avaient introduit le virus en Chine et qui étaient à l’origine de la pandémie.

Ce n’est pas la première fois qu’ils accusent Washington de mener une guerre avec des agents pathogènes. Au plus fort de la guerre de Corée, en février 1952, la Chine et la Corée du Nord ont affirmé que les États-Unis avaient largué des bombes contenant des millions d’insectes porteurs de maladies infectieuses. Les deux pays alléguèrent que des avions de la US Air Force avaient, au moins 68 fois, dispersé à l’aide de bombes des «insectes porteurs de bactéries de la peste et du choléra ainsi que les germes d’autres maladies infectieuses». La Chine et la Corée du Nord ont d’ailleurs lancé une importante campagne de décontamination: 3 millions de doses de vaccin contre la peste ont été administrées. Les Américains ont nié catégoriquement les accusations.

À ce jour, l’affaire n’a toujours pas été résolue. Malgré des recherches approfondies, des preuves vérifiables n’ont jamais pu être établies par des organisations dignes de confiance. Ce qui est incontestable, c’est qu’il était alors légal pour les Américains de se livrer à une opération militaire aussi effroyable. Washington n’était pas signataire du protocole de Genève de 1925 interdisant l’utilisation d’armes chimiques et biologiques. Les États-Unis ne l’ont signé qu’en 1975.

Près de sept décennies plus tard, tout ce qu’on peut dire est que les États-Unis avaient la capacité de mener de telles attaques, mais pas qu’elles ont effectivement eu lieu... sauf celle contre San Francisco!

La CIA voulait contrôler le cerveau humain à l’aide du LSD

Dans le film The Manchurian Candidate de 1962, un prisonnier de guerre américain en Corée du Nord subit un lavage de cerveau et est «mentalement reprogrammé» afin d’être renvoyé aux États-Unis en tant qu’agent dormant et assassin.

La culture populaire conspirationniste de l’époque amène les Américains à croire que l’Union soviétique et ses alliés retors ont développé un moyen de manipuler le cerveau humain. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que leur propre gouvernement mène des expériences de lavage de cerveau à grande échelle.

La CIA est alors convaincue que les communistes ont découvert un médicament ou une technique qui leur permet de contrôler l’esprit humain. Voulant faire de même, le 13 avril 1953, le directeur de la CIA, Allen Dulles, approuve un programme «ultrasecret» appelé MK-Ultra et dont la mission est de découvrir une technique de contrôle cérébral qui pourrait être «militarisée» contre les ennemis des États-Unis.

Le journaliste Stephen Kinzer a passé plusieurs années à enquêter sur MK-Ultra. Dans son livre de 2019, Poisoner In Chief: Sidney Gottlieb and the CIA Search for Mind Control, il écrit qu’avec MK-Ultra, la CIA menait des expériences extrêmes sur des cobayes humains involontaires dans «ce qui est probablement le programme de renseignement le plus illégal et le plus moralement corrompu de l’histoire des États-Unis».

C’était, selon le New York Times, un effort secret de vingt-cinq ans de la CIA pour mettre au point une arme psychologique terrifiante. Le journal souligne que MK-Ultra violait les lois internationales et même la réglementation de la CIA elle-même, qui interdit à l’organisation de mener des opérations sur le territoire des États-Unis.

À la CIA, le chimiste Sidney Gottlieb était le grand responsable de MK-Ultra. Ce projet était la continuation de travaux commencés dans les camps de concentration nazis de la Seconde Guerre mondiale. On avait fait à Dachau de vastes expériences sur des prisonniers avec la mescaline, une drogue hallucinogène. La CIA voulait voir si ce produit pourrait être la voie vers le contrôle mental. On a garanti l’immunité à des scientifiques nazis impliqués dans ce projet pour qu’ils viennent transférer leurs découvertes au centre de recherche de Fort Detrick.

Sydney Gottlieb, le répugnant responsable scientifique de MK-Ultra, veut ainsi savoir si le LSD pourrait être utilisé comme instrument de contrôle mental. La CIA s’intéresse particulièrement au LSD, ou diéthylamide de l’acide lysergique, parce qu’il produit des états mentaux qui s’apparentent à ceux de la schizophrénie: dépersonnalisation, désorganisation psychique et désintégration cognitive. L’effet principal du LSD est de rendre un individu incapable de gérer son anxiété.

La torture psychologique à laquelle seront soumis les sujets involontaires de MK-Ultra prendra donc la forme de fortes doses de drogues psychédéliques.

MK-Ultra distribue du LSD dans des hôpitaux, des cliniques, des prisons et d’autres établissements en leur demandant, à travers de fausses fondations, de mener des projets de recherche conçus pour comprendre l’esprit humain, mais aussi, secrètement, pour découvrir comment le détruire. Un total de 44 collèges et universités, 15 fondations de recherche et sociétés pharmaceutiques, 12 hôpitaux et 3 pénitenciers à travers l’Amérique du Nord seront utilisés dans le programme MK-Ultra, qui comprendra plus de 149 sous-projets dans lesquels seront impliqués au moins 185 chercheurs.

Le livre de Stephen Kinzer révèle que sur instruction de Gottlieb et de la CIA, en 1953, des «refuges» sont créés à New York et à San Francisco afin de permettre à des voyous et à des prostituées, payés avec de l’argent et des stupéfiants, de droguer des sujets sans méfiance avec du LSD tandis que des agents de la CIA, équipés de caméras, observent l’action à travers des miroirs bidirectionnels.

Gottlieb fournit également de l’argent et du LSD aux médecins de l’Addiction Research Center, un hôpital pénitentiaire du Kentucky. «La plupart des détenus étaient des Afro-Américains en marge de la société. Il est peu probable qu’ils se plaignent s’ils sont maltraités», selon Kinzer. Des gens sont devenus fous, ont sombré dans un état végétatif ou sont morts, sans trop savoir ce qui leur arrivait.

Kinzer estime que Sidney Gottlieb peut être considéré comme le parrain involontaire de toute la contre-culture du LSD. Au début des années 1950, il a convaincu la CIA d’acheter tout le stock mondial de LSD. Introduite aux États-Unis littéralement pour contrôler l’esprit humain, cette drogue a généré un effet sociétal opposé, devenant le symbole de la rébellion générationnelle des années 1960. Les hippies, grands consommateurs de psychotropes, s’opposaient à tout ce que la CIA chérissait et défendait.

Après des années d’efforts et une mobilisation de ressources financières et institutionnelles importantes, Gottlieb conclut finalement que le contrôle mental était impossible, même avec le LSD, dont les effets étaient trop imprévisibles et incontrôlables pour une utilisation opérationnelle.

Outre la mescaline et le LSD, MK-Ultra a également évalué la MDMA (ecstasy), l’héroïne, les barbituriques, la méthamphétamine et la psilocybine (champignons magiques).


De ce côté-ci de la frontière, à Montréal, des expériences inhumaines sont menées pour la CIA par le psychiatre Donald Cameron à l’Institut Allan Memorial de l’Université McGill. Tout au long des années 1950 jusqu’en 1964, des patients, qui souffraient de conditions relativement bénignes, comme l’anxiété ou la dépression post-partum, sont soumis par Cameron à des thérapies électroconvulsives de 30 à 40 fois la puissance normalement requise. Des sujets de l’horrible médecin sont également plongés dans des comas induits par des psychotropes pouvant durer jusqu’à trois mois.

Donald Cameron, l’homme qui commettait toutes ces monstruosités, a été le premier président de la World Psychiatric Association et a aussi présidé des associations psychiatriques américaines et canadiennes.


Edité le 26-09-2020 à 22:30:05 par Xuan




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