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 Le mythe du cow-boy contre le capitalisme

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Holden
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Holden
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   Posté le 13-05-2018 à 09:26:36   Voir le profil de Holden (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Holden   

Le mythe du cow-boy est profondément enraciné dans l'âme américaine, notamment grâce aux westerns.
Ce qui doit à mon sens susciter notre intérêt, c'est que le cow-boy voyage dans un ouest américain sans grillages ni clôtures, un monde sans propriété privée. Il peut être éleveur itinérant, ou chasseur, mais il est son propre patron.

Mais le cow-boy est menacé dans un premier temps par la guerre de sécession, où il risque d'être enrôlé dans l'armée, et ensuite par la pose de rails venant de l'Est américain urbanisé et industrialisé, et le morcellement des terres en propriétés privées. Au début du XXe siècle, le cow-boy libre et indépendant n'existe déjà plus.

On trouve cela dans les westerns, mais aussi dans les films de la contre-culture américaine, comme le mythique "Easy Rider", où les protagonistes voyageant à moto (cela remplace les cheveaux mais c'est pareil) à travers l'Amérique, dorment dans la nature et font ce qu'ils veulent. Ils sont libres est non soumis au salariat.

Tout cela pour dire qu'il y a quelque chose dans l'âme américaine qui peut être positif, et si un jour des changements progressistes se déroulaient dans ce pays, on se souviendrait certainement du XIXe siècle.

Mais n'oublions pas que l'avancée des blancs vers l'ouest s'est faite par le génocide des amérindiens, qui eux aussi avaient des modes de vie et un système de fonctionnement certainement plus juste socialement, et en tout cas plus respectueux de l'environnement..

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Si ma tante en avait, ce serait mon oncle. Si mon oncle en était, ce serait ma tante.
Xuan
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   Posté le 13-05-2018 à 20:05:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Son propre patron ou bien au service du propriétaire de troupeau.
Un idéal qui ressemble un peu au rêve du routier seul dans sa cabine, sans chef au-dessus de lui, mais un idéal factice qui est devenu un des pires esclavages.
Le communisme primitif n'avait rien à voir avec le paradis du "bon sauvage" mais s'accompagnait du plus grand dénuement. Il devait se muer en esclavage, et ce dernier en servage. Enfin l'émancipation passe par le salariat, ce que la dialectique appelle la négation de la négation.

La culture américaine a aussi largement propagé un idéal de "liberté" dans le cadre de la guerre froide, comme elle a propagé l'art abstrait pour combattre le réalisme socialiste.
La critique artistique bourgeoise a décrit cet art abstrait comme un art dégagé de toute contingence et qui se "donne à voir" pour lui-même et non pour son contenu. Mais l'absence de référence à la réalité est aussi un déni de cette réalité.

Les "raisins de la colère" sont un autre visage de l'Amérique, celui de l'exploitation des ouvriers agricoles, de la concurrence salariale et de la violence fasciste contre la lutte de classe. C'est dans ce tableau beaucoup plus sombre que s'inscrit la libération du peuple.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Finimore
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Finimore
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   Posté le 14-05-2018 à 07:18:39   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Lire :

https://blogs.mediapart.fr/pizzicalaluna/blog/230315/la-guerre-froide-culturelle-les-intellectuels-au-service-de-la-cia

et voir la vidéo :
quand la cia infiltrait la culture
https://www.youtube.com/watch?v=58QTcf_mFag

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Holden
Pionnier
Holden
19 messages postés
   Posté le 14-05-2018 à 10:18:12   Voir le profil de Holden (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Holden   

Note : quand je ne reprends pas un morceau du texte de réponse pour le commenter c'est que je suis d'accord avec le propos.

Un idéal qui ressemble un peu au rêve du routier seul dans sa cabine, sans chef au-dessus de lui, mais un idéal factice qui est devenu un des pires esclavages.

Pourquoi être à son compte serait un des pires esclavages ?

Le communisme primitif n'avait rien à voir avec le paradis du "bon sauvage" mais s'accompagnait du plus grand dénuement.

Si c'est une référence aux indiens d'Amérique ? Effectivement cela ne devait pas être le paradis, ils se faisait la guerre entre tribus ou clans et devaient avoir une espèrance de vie assez faible.

La culture américaine a aussi largement propagé un idéal de "liberté" dans le cadre de la guerre froide, comme elle a propagé l'art abstrait pour combattre le réalisme socialiste.

J'ai peur que le réalisme socialiste n'ai jamais vraiment eu le moindre succès en occident, guerre froide ou pas. Il était plutôt l'objet de railleries.
Xuan
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10351 messages postés
   Posté le 14-05-2018 à 13:27:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le routier salarié a le sentiment d'être plus libre qu'à l'usine, mais être à son compte n'apporte pas beaucoup plus de liberté si on considère le revenu horaire.
Pire esclavage si on regarde le sort des "autoentrepreneurs", qui sont des salariés de fait mais sans aucune protection ni garantie de salaire.

Le capitalisme monopoliste détruit de plus en plus rapidement le statut des professions libérales, qui sont un reliquat de rapports de production pré-capitalistes.
La raison est que ces professions représentent un manque à gagner pour la grande distribution ou bien pour des sociétés immobilières et de construction, pour des cliniques, etc. Les polémiques sur les rayons de pharmacie dans les grandes surfaces en donnent une idée, plus clairement la médecine devient de plus en plus salariée.
Le mouvement est parallèle à celui de la petite production agricole.

Le réalisme socialiste a été combattu par la critique d'art bourgeoise dominante dans les pays capitalistes, tourné en dérision, prétendu "pompier", etc.
Par conséquent il n'a eu de "succès" que dans les périodes d'essor des luttes de classe, dans les années 30, 45 et en 68, lorsque la culture dominante a été rejetée.

Dans un pays capitaliste l'art d'opposition vise d'abord à combattre le capitalisme et ses tares avant de promouvoir l'édification du socialisme.

Le muralisme de Diego Rivera, José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros peut être assimilé au réalisme socialiste

Je te renvoie à la page wikipedia aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9alisme_socialiste_en_France

Aux USA il y a aussi un mouvement réaliste social dans les années 30, l'illustration de la solitude des middle class dans les paysages urbains de Hopper et puis l'art afro, souvent mural lui-aussi.

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Holden
Pionnier
Holden
19 messages postés
   Posté le 14-05-2018 à 16:24:16   Voir le profil de Holden (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Holden   

Je ne pense pas que les professions libérales vont disparaître aussi vite que le capitalisme voudrait, il y a des corporations très incrustées comme les notaires par exemple. Mais il y a une tendance indubitable.

Sur l'art, tu semble bien plus calé que moi sur le sujet ! Je n'ai pas étudié la question de près.
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