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| Posté le 12-01-2016 à 17:37:08
| | Neuf mois de prison ferme contre d'anciens salariés de Goodyear Par Luc Peillon 12 janvier 2016 à 12:00 Libération
Le syndicaliste CGT Mickaël Wamen, de l'usine Goodyear, fait partie des condamnés. Il manifestait à Amiens en janvier 2014.Photo François Nascimbeni.AFP Les ex-employés de l'usine d'Amiens-Nord, pour la plupart syndiqués à la CGT, étaient poursuivis pour «séquestration et violence en réunion» . En 2014, ils avaient retenu deux cadres pour protester contre la fermeture de leur usine. Neuf mois de prison ferme contre d'anciens salariés de Goodyear Un verdict exceptionnellement sévère pour des syndicalistes. Le tribunal correctionnel dAmiens a condamné, mardi, huit anciens salariés de lusine Goodyear à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour «séquestration». Parmi eux, sept étaient encartés à la CGT, dont le très énergique Mickaël Wamen, ancien délégué syndical de l'entreprise. Deux des huit salariés ont également été condamnés pour «violences en réunion» , mais sans peine supplémentaire. Les faits poursuivis: la «retenue» durant trente heures, entre le 6 et le 7 janvier 2014, du DRH et du directeur de la production, pour protester contre la fermeture de lusine, intervenue quelques jours plus tard. «Détresse sociale» Cette décision n'est pas très éloignée des demandes du parquet, qui lors de laudience du 24 novembre, avait réclamé 24 mois de prison, dont un an ferme «aménageable», pour «séquestration et violence en réunion ». Et ce, alors même que la direction de Goodyear Dunlop Tires France, ainsi que les deux cadres de lusine concernés par les faits, avaient retiré leur plainte. A la barre, les prévenus avaient alors évoqué «un coup de colère» face à une direction qui «napportait aucune réponse» à la «détresse sociale» dans laquelle se trouvaient les 1 142 salariés du site. «Cest un jugement hallucinant» , a réagi mardi Fiodor Rilov, lavocat des salariés, qui met également en cause lexécutif: «Ça participe dune répression grandissante à légard des syndicalistes qui se battent contre la fermeture de leur usine. Et je ne peux pas croire que le parquet, qui avait réclamé de la prison ferme, ait élaboré son réquisitoire en dehors de tout cadre fixé par le gouvernement» . Un verdict qui, selon lui, «va désormais peser comme une épée de Damoclès sur tous les salariés qui aujourdhui se battent pour sauver leur entreprise» . Et de prédire une grande mobilisation pour le procès en appel, «à laquelle François Hollande aura à assister en tant Président» . Dans un communiqué publié dans la matinée, la CGT Goodyear dAmiens-Nord ne manque pas, elle aussi, de politiser l'affaire, qualifiant ce jugement d' «arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et lensemble du gouvernement ont décidé dintimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois. Le but est de faire peur aux syndicalistes pour quils cessent de se battre pendant que le gouvernement prépare la suppression de la moitié du Code du travail» . Réaction outragée, également, de l'ex-syndicaliste CGT des Conti, Xavier Mathieu: « Cest écurant, on a voulu faire un exemple. Mais en matière dexemplarité, cest toujours les petits qui trinquent, jamais les patrons qui ferment les entreprises illégalement, comme cela a été fait pour Continental en 2009. Au final, les Goodyear payent pour ce qui sest passé à Air France. Le but, cest dintimider» . Et de rappeler son propre passage devant les juges: «En 2010, jai été condamné à une amende de 4000 euros, alors que le parquet avait requis cinq mois avec sursis. Et cétait sous Sarko...» Ce verdict clôt - provisoirement - huit ans dun conflit sans fin entre la direction du groupe de pneumatiques et une partie des syndicats de lusine, dont la CGT. A lorigine de ce bras de fer: la volonté des dirigeants, en 2007, de réorganiser le travail sous la forme des 4x8 dans leurs deux usines dAmiens (Goodyear et Dunlop). Un système complexe et controversé, rejeté à lépoque par les syndicalistes et les salariés de Goodyear lors dun référendum, mais pas par leurs collègues de lusine Dunlop, située de lautre côté de la rue. La direction annonce alors un plan de 478 suppressions demploi pour les Goodyear. Une «punition pour avoir mal voté» , estiment à lépoque les syndicalistes. Sen suivront des années de batailles judiciaires, le plus souvent remportées par la CGT, avant le baisser de rideau définitif. Puis léchec de la reprise dune partie du site par le PDG américain de Titan, Maurice Taylor, à lautomne 2014. Une sorte de Donald Trump du pneumatique, qui déclarait en 2014, après avoir insulté la CGT: «La France est devenue un pays communiste et quand vous tomberez aussi bas que la Russie, peut-être que vous aurez une chance de repartir» . Dernier acte de cette saga, enfin, avant ce jugement au pénal: lenterrement par la direction, à l'automne 2015, du projet de Scop (Société coopérative et participative) porté par les salariés pour reprendre une partie de la production. Quelques semaines plus tard, Goodyear et Titan signaient pourtant un accord pour produire des pneus... en Russie Luc Peillon
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| Posté le 12-01-2016 à 17:40:42
| | Dans la société capitaliste en crise, lEtat durgence cest le lot des prolétaires
VP Partisan Ce mardi 12 janvier, le jugement est rendu contre les 8 ex-Goodyear de lusine dAmiens Nord poursuivis pour la séquestration de cadres dirigeants lors de la fermeture de lentreprise. Des centaines douvriers envoyés au chômage, beaucoup réduits à la misère, des familles plongées dans les difficultés, une région entière dévastée où lavenir des jeunes est désormais barré mais ce nest visiblement pas encore suffisant pour lEtat qui par la voie du procureur de la république dAmiens a décidé de maintenir les poursuites et de requérir 2 ans demprisonnements dont un an ferme quand bien même la direction de Goodyear a retiré sa plainte. Que des résistances ouvrières soient réprimées, cela na rien de surprenant bien sûr et la répression en cours à Air-France est là pour le rappeler : 4 agents au sol licenciés pour faute lourde et envoyés au chômage sans aucune indemnité, 11 mises à pieds de 15 jours sans solde, les badges daccès retirés, les poursuites au pénal
tout ça pour une chemise déchirée. A Goodyear comme à Air France, cest bien plus quune séquestration et une chemise déchirée que la justice veut sanctionner. A Goodyear comme à Air-France, les ouvriers ont fait exploser leur colère pour dire non aux pressions et aux humiliations, non au mépris, non aux licenciements après tous les efforts consentis. Ils ont refusé de se laisser endormir plus longtemps par les beaux discours rassurants de ceux qui décident toujours de tout et rejeté les mesures daccompagnement bidons. Ils ont décidé de se battre pour sauver leur emploi, avec la détermination de ceux qui nont plus rien à perdre. Cest cela que lEtat, son gouvernement PS et sa justice veulent réprimer. Avec la crise économique qui sest étendue à tous les secteurs, de lautomobile à la santé, sur fond de guerre économique mondialisée et de concurrence féroce, les capitalistes nont plus de marges de manuvre, plus de miettes à distribuer. Alors ils sont de plus en plus agressifs et montrent les crocs à la moindre velléité de résistance. Cest pour eux une question de survie, exploiter plus durement que le concurrent pour tenter de se maintenir à flot. Pour ça, ils imposent toujours plus de précarité et de souffrance aux prolétaires quils exploitent et toujours plus de chômage et de misère à celles et ceux dont ils nont plus besoin. Dans la guerre quils livrent aux exploités, les capitalistes peuvent déjà compter sur tout un éventail de dispositions anti-ouvrières : la réforme des retraites, lANI, le pacte de responsabilité, la nouvelle convention dassurance chômage, les lois Macron et Rebsamen. Un arsenal qui se trouve encore renforcé après les attentats de Paris et lEtat durgence permanent quHollande et Valls veulent nous imposer. Ils détournent notre aspiration légitime à vivre à paix et au prétexte de sécurité, interdisent les mobilisations sociales. Ils focalisent notre attention sur des débats idéologiques réactionnaires et en profitent pour réécrire le code du travail et réformer le droit dasile. Nous dénonçons ces nouvelles attaques contre les droits des travailleurs et soutenons les victimes de la répression sociale. A bas la justice de classe. Face à la brutalité de lexploitation, la colère des prolétaires est légitime. Nous soutenons les luttes ouvrières pour la défense intransigeante de lemploi. Dans ce combat, on ne peut compter que sur nous-mêmes, il faut se regrouper, créer des collectifs de résistance, organiser la solidarité. Mais pour mettre fin à ce système dexploitation et doppression, pour travailler tous, moins et autrement, cest toute la société quil faut changer. Il faut sorganiser, transformer notre colère en volonté consciente de prendre nos affaires en mains pour construire un avenir débarrassé de tous les exploiteurs. OCML Voie Prolétarienne, le 11 janvier 2015
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| Posté le 15-01-2016 à 12:15:02
| Vendredi 15 janvier 2016 Goodyear : 9 mois fermes ! oùvalacgt On croit rêver
9 mois de prison fermes pour une séquestration bon enfant dà peine 30 heures, alors même que les cadres concernés et la direction avaient retiré leur plainte dans le cadre de laccord de fin de conflit. C'est donc directement le gouvernement via le procureur, Valls et Taubira main dans la main, qui poursuivent les travailleurs de Goodyear. Depuis mardi, tout a été dit et répété sur ce scandale (voir la réaction de Xavier Mathieu ICI), sur la violence sociale du capitalisme, la prison contre des délégués lors dune fermeture dentreprise alors que les patrons se gavent, que la précarité sétend, que la misère et la pauvreté touchent sévèrement les travailleurs. Combien demprisonnement pour les morts de lamiante ? Combien de mois de prison pour les précaires morts à Arcelor ou sous-traitants à la centrale de Cordemais ? Combien de condamnations pour les accidentés du travail, légaux ou illégaux dans le BTP ? Combien de patrons condamnés suite aux suicides pour stress, burn-out et harcèlement ? Combien de divorces, de suicides, dalcoolisme après les licenciements, une usine fermée après lautre ? Une seule mise en cause dun patron ? Non, parachutes dorés, salaires explosifs et bonus de compétition
Allons Monsieur Gattaz, répondez à ces questions, donnez des chiffres, vous qui soutenez que la violence physique est inacceptable ! La colère est normale, cest juste la réaction humaine dun travailleur dépossédé de sa vie par un système qui nest pas le sien. Quest-ce quune chemise déchirée, quune séquestration au regard des vies détruites ? La justice na pas ces préoccupations, elle juge selon les règles de nos exploiteurs. La voilà la justice de classe (celle quentre parenthèse la CGT Goodyear prétendait utiliser à son profit, voir une interview édifiante sur les Inrocks). Inacceptable. Insupportable. Quoiquon pense de ce conflit aujourdhui terminé en forme déchec pour les travailleurs, quoiquon pense des travailleurs concernés, on ne peut pas laisser faire. Et cest pour cela que nous appelons à signer la pétition lancée par la CGT Goodyear, et reprise par la Confédération, cest pour cela que nous aussi, face à la justice de classe et au gouvernement, nous disons Oui, nous sommes tous des Goodyear Taubira, Hollande, on ne laissera pas faire ! Justice sociale, justice du capital Et nous appelons à signer massivement la pétition en ligne, qui a recueilli 50 000 signatures en 24 heures (presque 70 000 au total à l'heure où nous publions) et promet davoir un retentissement énorme ! Reste à comprendre. Pourquoi cette condamnation à de la prison ferme, du jamais vu depuis des décennies ? Pourquoi les poursuites en justice des camarades dAir France ? Léconomie française est à la traîne de ses concurrents et narrive pas à rattraper son retard. Les plans dajustement structurels successifs ne suffisent plus, et il va falloir serrer la vis, et là carrément un bon coup. ANI, Lois Macron, Pacte de Compétitivité, CICE, futur rapport Combrexelle, réécriture du Code du Travail, « agilité » renforcée pour les patrons (cest la nouvelle formule de Gattaz), bientôt surement le contrat de travail unique, cest un gros coup de chaud qui se prépare. Et qui dit restructurations dit colère et révolte, manifestations, occupations, séquestrations, saccages peut-être des actions plus violentes dans le futur proche. Alors il faut anticiper, adapter lappareil dEtat, la justice, la police, les mesures dexception, et finalement lEtat dUrgence bien pratique : guerre internationale, guerre nationale, interventions militaires, guerre économique mondialisée même combat ! Cest une nouvelle restructuration « globale », mesures économiques et mesures répressives qui est en train de se mettre en place au service de limpérialisme français. Si lon ajoute la répression des militants écologiques radicaux, lattaque contre le droit dasile et les sans-papiers, les perquisitions et assignations à résidence qui vont se généraliser, le renforcement des violences policières dans les quartiers, cest bien un durcissement un nouveau qui est en train de se mettre en place
Alors, aujourdhui, contre les condamnations à Air France et Goodyear, serrons les rangs, développons la protestation et la mobilisation, ne laissons pas passer ! Personne nétait devant le tribunal dAmiens le 12 janvier, et cest regrettable. Mais il faut que nous soyons des milliers présents le jour de lappel, pour refuser ensemble le sort quHollande, Valls, Taubira et Gattaz promettent à la classe ouvrière et à tous les travailleurs ! Le véritable crime, cest le chômage, la précarité et la misère ! On a raison de défendre lemploi, quoiquil en coûte ! On a raison de se révolter ! A bas la justice de classe ! Non aux condamnations !
Edité le 15-01-2016 e 13:12:39 par Xuan
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| Posté le 19-01-2016 à 18:47:31
| | Adressée à François Hollande LAPPEL DES GOODYEAR CGT GOODYEAR AMIENS NORD 114485 soutiens au 19 janvier Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requises des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue dempêcher la fermeture de leur usine. En même temps quils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises. Avec les 8 condamnés de GOODYEAR lexécutif veut faire un exemple. Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de lindustrie. Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés. Cest pourquoi nous en appelons à lensemble des salariés, aux militants, aux syndicats dentreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour quensemble nous fassions la démonstration de notre force. Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer larrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel. Je signe l'appel Nous Sommes Tous Des Goodyear
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| Posté le 19-01-2016 à 18:58:50
| | Après les Goodyear, les Ford. La répression et les intimidations continuent source NPA Publié le 18 janvier 2016 Nous venons dêtre informés par les services de police que 4 syndicalistes de lusine Ford-Blanquefort allaient recevoir dans les jours qui viennent une convocation pour être auditionnés le lundi 1erfévrier au commissariat de Paris 15. Visiblement le parquet de Paris donne suite à deux anciennes plaintes de Ford : une de 2012 pour dégradation dun véhicule lors de notre manifestation au salon de lauto, une autre de 2014 pour dégradation du stand Ford lors dune autre manifestation au salon de lauto. Deux plaintes longtemps laissées au fond dune pile qui se retrouvent aujourdhui au-dessus. Nous ne savons pas ce que cela signifie réellement, sil sagit dune formalité administrative avant de classer des vieux dossiers ou du début dune procédure judiciaire. Mais dans le contexte actuel de répression du mouvement social il y a de quoi sinquiéter. Quelques jours à peine après la grave condamnation de nos camarades de Goodyear, quelques semaines après la campagne dattaques contre les militants dAir France qui avait laissé exploser leur colère contre un nouveau plan de suppressions demplois, sans oublier les gardes à vues ou les assignations à résidences de plusieurs militants écologistes ou syndicalistes, ces convocationssemblent faire partie dun acharnement contre les militant(e)s et toutes celles et ceux qui résistent aujourdhui. Nous communiquerons rapidement sur la suite et sur comment nous allons répondre à ces convocations. Ce qui est sûr, dores et déjà, cest notre volonté dune manière ou dune autre, de mener la bataille contre la politique répressive du gouvernement actuel, contre lEtat durgence, contre la restriction des libertés publiques et aussi bien sûr contre les attaques patronales. Nous comptons discuter et riposter avec celles et ceux qui subissent les attaques contre nos droits, nos libertés dexpression et de contestation. Dans la période qui vient, la solidarité entre nous est fondamentale. Cest dun « tous ensemble » dont on a besoin pour changer la donne. Blanquefort, le 18 janvier 2016
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| Posté le 19-01-2016 à 19:02:29
| | Goodyear, le capitalisme par lexemple Adrien Rouchaleou Vendredi, 15 Janvier, 2016 L'Humanité Cest dune condamnation pour lexemple dont ont écopé huit anciens salariés de Goodyear. Mais leur histoire et celle de leur usine dAmiens sont aussi emblématiques des conséquences de la dérégulation de léconomie, du travail et de limpuissance - quand ce nest pas de la lâcheté - des gouvernements. Amiens (Somme), envoyé spécial. À quelques mètres du petit abri où lon se tient, en octobre 2011, un certain François Hollande, alors simple candidat à la présidence de la République, se tenait devant les objectifs des caméras. Les images dalors, visionnées aujourdhui, sont assassines pour le chef de lÉtat. « Je ne suis pas comme un autre qui vient devant les travailleurs et leur promet ce quil nest pas capable de tenir après », affirmait-il. « LÉtat peut fixer les règles. (...) Dans les cas de licenciements dont le seul but est boursier, la saisine dun tribunal doit être possible pour suspendre ce plan et obliger le groupe à revenir dans la négociation. » Sur les vidéos, le candidat socialiste est entouré de syndicalistes souriants. À ce moment, lannonce de larrivée de la gauche au pouvoir après les années Sarkozy est encore synonyme despoir. Le fabricant américain aurait racheté les licences de fabrication Les espoirs ont depuis été douchés. Et violemment. Ce parking dusine ne compte plus les promesses trahies qui y ont été faites. Celles dArnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif (un intitulé enterré dans tous les gouvernements suivants), et du PDG du fabricant de pneus américain Titan, le sulfureux Texan Maurice Taylor. Une promesse de reprise de lactivité pneus agricoles de lusine amiénoise, avec le maintien de 333 emplois pendant au moins 4 ans et un investissement dune centaine de millions deuros dont 40 millions au minimum sur le site. « Cest là-dessus que lon cuisait ces pneus agricoles », explique Hervé Marchal, délégué du personnel, en nous montrant une machine posée sur la remorque dun camion qui sen va. « Cétait une activité rentable. On nous avait dit que si lactivité devait cesser, tout partirait à la ferraille », reprend Richard Jouhannet. Mais, finalement, une société polonaise, Kadat, les a rachetées. Étrange car, si la société transforme bien du caoutchouc, elle ne produit pas de pneus. Pour les salariés licenciés de Goodyear, il fait peu de doute que le destinataire final de ces machines nest autre que la nouvelle usine Titan en Russie. Le fabricant américain aurait dailleurs racheté les licences de fabrication de Goodyear. « Dans quelque temps, on verra revenir ici des pneus Goodyear by Titan, fabriqués en Russie », prédit Jean-François Quandalle, lun des salariés condamnés. Au moins 850 anciens salariés sont toujours sur le carreau Un homme probablement un transporteur polonais sort de lusine, tous les plis du visage noircis de façon impressionnante. « On sortait tous les jours comme ça, et encore il a pris une douche ! » se souvient le syndicaliste. Ici le carbone, les vapeurs, lamiante ont causé de nombreuses maladies. « Goodyear avait été condamné pour ne pas avoir prévenu les salariés des dangers et ne pas avoir fourni déquipements de protection individuels », rappelle Hervé Marchal. Aujourdhui encore, les anciens ouvriers le payent. « En deux ans, parmi mes amis de Goodyear, jai connu six décès prématurés », relate Igor Maslonka, lui aussi délégué du personnel CGT. Auxquels il faut ajouter une douzaine de suicides. Avec les primes de licenciement, certains salariés ont monté leur entreprise, une petite dizaine seulement a survécu. À ce jour, au moins 850 anciens salariés sont toujours sur le carreau . « Sur 800 personnes présentes au long des trente heures de séquestration, la direction en a désigné huit, pour lexemple », explique Igor Maslonka (qui nen fait pas partie). Pour lui, ces huit-là, principalement des syndicalistes chevronnés, ont au contraire protégé les cadres en évitant tout débordement alors que les salariés passaient chacun leur tour devant la direction pour leur faire connaître (parfois de manière véhémente) leurs doléances. Ils auront donc écopé dune sanction inédite pour des syndicalistes sous la Ve République, « alors que ceux qui ont créé de la misère sen sortent bien ».7 Janvier 2016 Publié par Michel El Diablo
___________________ El Diablo [CGT GOODYEAR NORD] Taylor is riche mais ... Pas de tout !
Maurice Taylor, patron de "Titan International " Voici le cerveau texan de retour, comme toujours il augmente le niveau.... Cette fois ci il est content, il le dit dans une interview sur RTL, au moins ça change, il est content de voir 8 goodyear condamnés à de la prison, nous n'en demandions pas autant. Mais au moins nous ne serons jamais condamnés à être les esclaves de ce personnage grotesque ! Le jour où dans son coin paumé des USA il y a eu distribution de neurones c'était le thanksgiving de son cerveau ! Il ne parle pas il mâchouille, un peu comme John Wayne dans ces films, sauf que lui c'était un artiste car le patron du groupe TIRAN est un dangereux malade mental.... Rien de ce qu'il dit n'est cohérent, il salit notre pays mais oublie ce qu'il se passe chez lui où il y a des milliers de morts par an par armes à feu et son ami Trump est au moins aussi maboule que lui ! Alors Taylor est content mais pas tout à fait, il aurait voulu minimum 20 ans ferme ou encore la peine de mort... il ressort de temps en temps son cigare, son deltaplane de luxe et ses groles ornées de deux superbes glands ce qui fait un peu redondance certes et là il gueule comme un ours d'où son surnom de grizzli, et il nous fait la morale, les français, la CGT, les communistes .... Bref, toujours le même refrain, là bas il a ramassé une tôle terrible aux élections, donc il est en colère pépère et maintenant il soutient son pote Trump, il rêve d'un monde ou seul l'argent est la règle où l'humain et les droits sociaux n'ont pas leur place, où quelques financiers pourraient régner seuls et détruire tous ceux qui auraient le malheur de penser autrement..... Taylor a magouillé avec Goodyear, il a pris les parts de marché pour faire nos pneus en Russie là où il se vante d'avoir virer 60% des gens comme de la merde et il va maintenant exploiter la misère à son maximum, il est le bourreau milliardaire de milliers d'esclaves dans le monde, il fait fortune sur le dos de ceux qu'il exploite et il en est très fier.... Le fait que la CGT Goodyear et notamment son secrétaire Mickael Wamen soient devenus sa cible est une forme de contentement à nos yeux, nous avons perturbé ses plans, il est en colère car nous lui avons tenu tête et empêcher de développer dans notre beau pays l'esclavage avec société TIRAN internationale ! Il a beau avoir des milliards, des avions de luxe et des chaussures à glands, nous avons botté le cul à se mégalomane qui pense que son argent sale peut tout lui permettre, une poignée de salariés lui ont indiqué qu'en France, pays de la lutte sociale et de la révolution, jamais un tel dictateur ne viendra imposer sa loi, nous sommes fiers d'avoir déjoué son plan et nous souhaitons qu'un jour partout les esclaves qui sont écrasés sous ses ordres relèveront la tête et le feront tomber lui et son empire. La CGT GOODYEAR Le 16 janvier 2016 SOURCE : CGT GOODYEAR
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| Posté le 19-01-2016 à 19:43:29
| 17 Janvier 2016 Publié par Michel El Diablo Manu GEORGET (ex-Philips) : « Le procès fait aux camarades de Goodyear est un procès à toute une génération de militants ouvriers »
Xavier Mathieu et Manu Georget Manu Georget fut lun des référents de la vague de luttes ouvrières contre les fermetures dusine et les licenciements qui traversèrent le pays entre 2009 et 2010. Après avoir animé la mobilisation ouvrière de Philips à Dreux et tenté de faire converger les luttes de lépoque, il est aujourdhui correspondant de Révolution Permanente. Il revient ici sur la condamnation des ouvriers de Goodyear. Comment ne pas être scandalisé suite à la sanction pénale envers mes camarades de Goodyear ? 24 mois de prison, dont 9 fermes, pour des syndicalistes combatifs, cest du jamais vu en France ! Il est évident que le gouvernement cherche à en faire un exemple, à envoyer un message fort à lencontre de quiconque voudrait se révolter, contester la loi Macron, dénoncer la réforme du code de travail ; cest un message à ceux, qui comme les salariés dAir France, protestent contre leur licenciement
Moi, je fais partie de cette génération de militants ouvriers qui, lorsque la crise du capitalisme a commencé à se traduire en France par des centaines de fermetures dusines, a essayé de se battre avec les moyens quelle avait. A côté de la lutte des ouvriers et ouvrières de Philips, il y avait à cette époque de nombreux autres combats : Molex, Continental, Caterpillar, Total, Sanofi, New Fabris
et Goodyear. Nous avons essayé de monter une sorte de coalition de boites en lutte derrière une revendication commune : non aux licenciements ! Je partageais déjà , notamment avec mes camarades de Goodyear, la conviction que nous devions nous battre pour le maintien de nos emplois et non pour de simples indemnités de départ. Perdre son emploi, cest aussi perdre sa dignité, cest risquer de voir sa famille dans le besoin, au point où certains de notre génération se suicidèrent après la fermeture de leur usine. A Philips, nous navons pas séquestré notre patron ou des cadres mais cela a été fait dans de très nombreuses usines. Cétait une méthode de lutte, certes radicale, mais qui correspondait à létat desprit de nombreux travailleurs et travailleuses exaspérés par des licenciements totalement injustes et par la perspective du chômage. Cétait aussi une façon dattirer le regard des grands médias qui, en temps normal, parlent très peu des combats de notre classe. A Philips, nous avons fait tourner lusine par nous-mêmes pendant une dizaine de jours et nous avons produit des « télés sous contrôle ouvrier ». Le procès actuellement fait aux camarades de Goodyear est, en ce sens, un procès à toute une génération de militants ouvriers dont je fais partie. Les actions menées par les ouvriers de Philips sortaient de la légalité. Bien quil sagissse dune justice de classe jouant en notre défaveur, elles nont pas été sanctionnées par des peines aussi dures que celles que subissent aujourdhui mes camarades de Goodyear. Nous navons pas été en mesure dempêcher la fermeture de nos usines, ni nos licenciements ; cependant nous avons construit un rapport de force qui sut imposer au gouvernement et aux patrons une limite à leurs mesures répressives. Si, aujourdhui, les mêmes se permettent de frapper aussi fort, cest quils croient saffronter à un ennemi plus faible et moins organisé. A nous de leur montrer quils ont tort en mettant en place une grande campagne unitaire de soutien aux camarades de Goodyear. Crions haut et fort que nous sommes tous des Goodyear et quon ne se laissera pas faire ! source NPA
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| Posté le 19-01-2016 à 23:53:16
| | «Quont fait les mecs de Goodyear ? Ils se sont juste révoltés contre une injustice» Par Amandine Cailhol 12 janvier 2016 à 17:15 Le syndicaliste Xavier Mathieu, lors d'une manifestation à Amiens, en janvier 2012. Photo Denis Charlet.AFP Ecuré, l'ex-Conti Xavier Mathieu pousse un cri de colère après la condamnation des huit salariés de Goodyear à de la prison ferme pour séquestration, en 2014, de deux cadres de l'entreprise. Xavier Mathieu : «Les mecs de Goodyear se sont juste révoltés contre une injustice» Xavier Mathieu, ex-Conti(nental) et figure emblématique du conflit contre la fermeture de lusine de Clairoix (Oise) annoncée en 2009, revient sur la condamnation de huit salariés de Goodyear à 24 mois de prison, dont neuf ferme pour «séquestration» de deux cadres de lentreprise en 2014. Le 7 février 2010, le syndicaliste (CGT), aujourdhui comédien, a lui aussi été condamné à 4 000 euros damende pour la dégradation de la sous-préfecture de Compiègne, en marge du conflit social, puis de 1 200 euros, lannée suivante, pour refus de prélèvement dADN. «Ce sont les fermetures dusine qui sont violentes» «Cest un scandale pur et simple. Cest écurant. On a voulu faire un exemple. Mais en matière dexemplarité, cest toujours les petits qui trinquent. Jamais les patrons. Ceux qui ferment illégalement les entreprises, comme cela a été le cas pour Continental en 2009. Ceux qui sont responsables daccidents mortels de salariés par manque de sécurité. Pas plus que les hommes politiques qui piquent dans la caisse. Eux ne font jamais de prison. Les responsables de Conti qui ont fermé illégalement lusine, sans motifs économiques, ont eu, pour toute condamnation, une amende financière. Au total, ils ont dû débourser quelques dizaines de millions deuros. Mais quest-ce que cest par rapport aux milliards de bénéfices quils ont empochés ? Ils auraient dû être obligés de payer les salariés mis à la porte jusquà ce quils retrouvent un boulot ou quils atteignent lâge de la retraite. Mais non, ils ont juste versé de quoi les faire vivre un an ou deux. «Cest révoltant. Quont fait les mecs de Goodyear ? Ils se sont juste révoltés contre une injustice. Ils ont juste gardé des cadres parce quils nobtenaient pas de réponses à leur question. On est loin des séquestrations quon a pu connaître par le passé dans la métallurgie. Les types ont pu boire de leau, appeler leur proche. Cétait plus du baby-sitting quautre chose. La violence, elle nest pas de leur côté. Ce sont les fermetures dusine qui sont violentes. Celles qui mettent les gens dans la merde, qui les poussent vers le suicide, lalcoolisme, la drogue, la dépression, le RSA. «Ils sont traités comme des criminels, on ne prend pas en compte leur détresse» «Quand il y a une fermeture dusine, les salariés savent très bien vers quelle galère ils sorientent. Ils savent quils vont sûrement devoir vendre leur baraque, que leur couple va exploser
Ils ont envie de tout démonter, de tout péter. Cest un instinct de survie. Quand les patrons annoncent un plan de licenciements de 4 000 personnes, alors que quelques mois plus tôt, ils demandaient aux salariés de baisser les salaires pour sauver lemploi, de repasser à 40 heures payé 35, comment voulez-vous quils naient pas envie de les attraper et de leur dire leur colère. Je sais ce que ces mecs subissent. Jai mal pour eux. Ils sont traités comme des criminels et on ne prend même pas en compte leur détresse. On est revenu au temps des gueux et de la grande royauté qui marche sur tout le monde. Il ny a pas de justice. «Au final, les Goodyear payent pour ce qui sest passé chez Air France. Le but cest dintimider. Tout est fait pour cela. Regardez le plafonnement des indemnités de licenciement obtenues aux prudhommes que le gouvernement veut remettre sur la table. Cest fait pour que les gens ne se battent plus. Pourquoi iraient-ils devant les tribunaux pour obtenir trois fois rien ? Dans le cas des Goodyear, on est quand même face à un Etat qui poursuit, sacharne contre des salariés, alors même que les deux dirigeants concernés ont retiré leur plainte. Et on parle dun gouvernement de gauche
Moi, en 2010, jai été condamné à une amende de 4 000 euros alors que le parquet avait requis cinq mois avec sursis. Et cétait sous Sarko
Ça me donne envie de vomir. Dautant quen parallèle, les gens semblent tétanisés, ils ne se révoltent pas. Mais il faut que le gouvernement fasse gaffe, à un moment donné, ça va péter.» Amandine Cailhol
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| Posté le 19-01-2016 à 23:56:26
| | Martinez (CGT) sur Goodyear: «cest tout le mouvement syndical» qui est «attaqué» Par AFP 12 janvier 2016 à 20:22 (mis à jour à 20:29) Le secrétaire général du syndicat CGT, Philippe Martinez, à Matignon pour une rencontre avec le Premier ministre, le 11 janvier 2016 à Paris. Photo Kenzo TRIBOUILLARD. AFP Martinez (CGT) sur Goodyear: «cest tout le mouvement syndical» qui est «attaqué» Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé mardi sur LCI la condamnation de 8 ex-salariés de Goodyear à Amiens, estimant que «tout le mouvement syndical» était «attaqué» et y voyant «un message dans le mauvais sens donné par le gouvernement». «Cette décision est scandaleuse et injuste. Au-delà des salariés dAmiens, cest tout le mouvement syndical qui est attaqué» , sest insurgé le secrétaire général de la CGT. «Cest un message fort et dans le mauvais sens que donne le gouvernement aux salariés qui se battent pour préserver leur emploi» , a-t-il estimé. Pour lui, cette décision «fait en sorte, une nouvelle fois, que laction syndicale soit assimilée à un crime». «Ca fait partie dun climat de plus en plus lourd» , a commenté M. Martinez, faisant le rapprochement avec le conflit à Air France. A la question du journaliste: «Cest une déclaration de guerre ?» , il a répondu: «ça y ressemble» . Huit anciens salariés de lusine Goodyear dAmiens-Nord ont été condamnés à 24 mois de prison, dont 9 ferme, pour la séquestration durant 30 heures en 2014 de deux cadres dirigeants de cette entreprise promise à la fermeture. Cette sanction est inédite. Pour le leader cégétiste, la direction de lusine «avait fait le choix de lapaisement, alors que ce que vient de décider la justice, cest de rallumer la flamme» . «Le procureur de la République a décidé seul de demander une peine demprisonnement. Il est le porte-parole du gouvernement et la lourdeur de la condamnation peut nous interroger sur le fait que cette demande a été faite au plus haut niveau de lÉtat, de lÉlysée ou de Matignon» , a poursuivi M. Martinez. «Vu la gravité de ce qui a été prononcé» , le gouvernement doit selon lui «prendre ses responsabilités au moment où des lois vont arriver, et si cest une attaque directe, il faut sattendre à ce que des mobilisations augmentent» , a-t-il prévenu. Le gouvernement doit, selon lui, «renoncer aux poursuites, abandonner la plainte et travailler à une vraie écoute des salariés» .
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| Posté le 20-01-2016 à 13:42:59
| Mercredi 20 janvier 2016 - oùvalacgt Après Air France, après Goodyear, Ford ?
La CGT Ford a publié lundi un communiqué annonçant la convocation de quatre syndicalistes au commissariat à Paris, sans doute relativement aux diverses manifestations au Salon de l'Auto en 2012 et 2014. Nous publions ci-dessous ce communiqué qui place justement cette convocation dans le contexte de lÉtat d'urgence et du durcissement généralisé de la répression contre les syndicalistes, et plus généralement contre les "empêcheurs d'exploiter en rond". Nous verrons le 1er février ce qu'il en est de cette convocation, mais il y a de quoi s'inquiéter. Quoi de plus simple que de classer sans suite si on le souhaite ? Manifestement, le gouvernement et l'appareil d'Etat (justice, police...) ont décidé d'anticiper les moindres troubles à l'ordre public, pour le futur proche - voire immédiat. Dans l'article contre la condamnation des Goodyear (voir "Goodyear : 9 mois fermes !"), nous dénoncions cette orientation qui se met manifestement en place contre les syndicalistes, mais aussi les sans-papiers, les écologistes radicaux etc. Les camarades de la CGT Ford ont raison : l'heure est au "Tous ensemble", non seulement contre la répression, non seulement contre la justice de classe, mais contre l'exploitation capitaliste et les futurs plans d'ajustement structurels à venir très prochainement !
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| Posté le 28-01-2016 à 23:47:24
| UD CGT de l'Essonne ID LOGISTICS : Licenciés pour fait de grève
POSTÉ LE 27 JANVIER 2016 20160128_160430 Solidarité avec ID LOGISTICS. Exigeons leur réintégration !
JEUDI 4 FÉVRIER Rassemblement de soutien à 9h à Lisses (RUE THOMAS EDISON) avec la présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT Telle a été la réaction du groupe mondial spécialisé dans la logistique (200 sites dans le monde, 874 millions deuros de chiffres daffaires, 13.000 salariés) suite à un conflit ordinaire portant sur une mesure de remise en cause dune prime de productivité. Il sest trouvé dans notre département de lEssonne un petit juge qui, sur requête de lemployeur, a cru bon déclarer un mouvement de grève illicite pour « entrave à la liberté de commerce et dindustrie » , ainsi quune évacuation immédiate du piquet de grève par les forces de lordre !!! Dans la foulée, lemployeur a déclenché une procédure de 35 licenciements pour faute lourde englobant ainsi tous les élus et mandatés de lentreprise ! Justice de classe avec la complicité du Medef et du gouvernement. Connivence Justice et patronat de lUnion Patronale 91, connivence Hollande, Valls et Medef Ça suffit ! La CGT ne laissera pas faire ! Bien sûr, les procédures juridiques sont déjà engagées (Inspection du Travail, Procédures prudhommales, procédures devant les juridictions compétentes). La CGT à tous les niveaux mettra tout en uvre pour exiger la nullité des licenciements, la réintégration de tous les licenciés avec réparation des préjudices subis. Truands du patronat, avec la complicité de la justice et du pouvoir, vous devrez rendre des comptes aux 35 salariés dID LOGISTICS ! Vous touchez à un salarié en lutte, vous touchez à toute la CGT. Téléchargez le tract ici Signez et faites circuler la pétition EVRY, le 27/01/16
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| Posté le 29-01-2016 à 00:48:35
| Un article du réseau faire vivre : Réunion du réseau FVR du Rhône La fascisation du régime Intervention de Pietro Brundu Samedi 23 janvier 2016 Nous assistons à la fascisation du régime. Tout travailleur qui oppose une résistance à son licenciement sera condamné à la prison et financièrement. Cest le même régime de collaborateurs sociaux-démocrates qui avait interdit en 1931 le PCF parce quil dénonçait les préparatifs de la guerre. La crise continue à faire des ravages chaque jour qui passe. Sarkozy et Hollande ont créé le meme nombre de chômeurs dans le même laps de temps, et ça continuera aussi longtemps que les travailleurs leur laisserons les coudées franches. Ils sont déçus par le manque de perspective à gauche et notamment au PCF qui reste vague. Tout a été privatisé et mis entre les mains du patronat. Il nous faut un PCF combatif qui incite les travailleurs à se battre pour une société socialiste débarrassée des barons de la finance, pour la nationalisation des secteurs clefs de léconomie, banques, assurances et le CAC 40, et plus sil le faut. Il faut sortir de cette Europe supranationale qui menace détrangler tous les peuples qui élisent un gouvernement contraire à leur politique comme ce fût le cas pour la Grèce.
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| Posté le 24-02-2016 à 18:10:14
| | Comités locaux de soutien aux 8 condamnés de Goodyear : compte-rendu des réunions de Marseille et Lyon des 18 et 19 février, liste actualisée des réunions à venir et autres infos Cher(e) ami(e), jeudi 18 février 2016 sest tenu la première réunion publique du Comité local de soutien de Marseille aux 8 de Goodyears. Parmi les 300 participants figuraient de nombreux salariés victimes eux aussi de la criminalisation de laction militante ainsi que des représentants dorganisations syndicales et politiques (CGT, Solidaires, PCF, NPA, Parti de gauche). De nombreux points de vue et témoignages se sont exprimés autour de deux objectifs à savoir dune part laugmentation indispensable du nombre de signataires de la pétition exigeant le retrait des poursuites et dautre part la préparation dune grande journée de mobilisation nationale. Il a également été décidé la création dune adresse mail pour le comité de soutien de Marseille permettant de regrouper toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer à ce comité : marseille.soutienauxgoodyears@gmail.com Le 19 février 2016 sest tenu la première réunion publique du Comité de soutien de Lyon aux 8 de Goodyears. Tous les 150 participants sont venus sur la seule invitation internet adressée aux signataires de la pétition. Parmi les présents figuraient de nombreux représentants dorganisations syndicales et politiques (CGT, Solidaires, PCF, NPA, Parti de gauche). Les points de vue et témoignages se sont exprimés autour de la préparation dune grande journée de mobilisation nationale. Il a également été question dune meilleure organisation de la prochaine réunion du comité de soutien de Lyon qui a été fixée au 10 mars. La création dune adresse mail pour le comité de soutien de Lyon a aussi été décidée afin de regrouper plus facilement toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer à ce comité : lyon.soutienauxgoodyears@gmail.com Ainsi que cela a été souligné lors des réunions des comités locaux de soutien, il demeure indispensable que des centaines de milliers de voix, voire des millions, se fassent entendre en continuant à signer la pétition en ligne. Pour cela, il faut diffuser le plus largement possible l'adresse suivante : http://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear (participation gratuite) Nous vous invitons également à rejoindre et à faire rejoindre notre groupe Facebook, où vous trouverez des informations, images et vidéos sur toutes les réunions des comités locaux de soutien : https://www.facebook.com/people/Onesttous-DES-Goodyears/100011090764755?fref=photo En outre, afin de permettre aux comités locaux de soutien de se coordonner au mieux, il a été décidé de créer pour chacun d'entre eux une adresse mail spécifique. Voir la liste ci-dessous : paris.soutienauxgoodyears@gmail.com marseille.soutienauxgoodyears@gmail.com lyon.soutienauxgoodyears@gmail.com Enfin, chaque jour, de nouveaux comités locaux de soutien se créent partout en France. Ce mouvement doit samplifier encore afin de préparer une grande initiative nationale qui, selon le souhait de nombreux comités locaux, pourrait se tenir le 1er mai 2016 à Paris afin de lui donner le plus grand écho possible. Une décision définitive quant à la date et au lieu de notre rassemblement national sera prise lors de la réunion de tous les comités locaux le 12 mars 2016 à Paris. Vous trouverez ci-dessous la liste actualisée des prochaines réunions locales des comités de soutien : 24 février 2016 à 18h à Rouvroy : Salle des fêtes - 173 rue de Gaulle 62320 Rouvroy 24 février 2016 à 18h30 à Béziers : Bourse du travail - 57 boulevard Frédéric Mistral - 34500 Béziers 24 février à 17h à Strasbourg : UD CGT du Bas Rhin - 10 rue de Leicester 67000 Strasbourg 25 février 2016 à 18h à Lille : Espace Marx - 6bis rue Roger Salengro 59599 Lille 25 février 2016 à 19h à Perpignan : Salle de la Liberté - 3 rue Edmond Bartissol 66000 Perpignan 26 février 2016 à 17h à Béthune : Union Locale CGT - 3, place de l'Europe - 62400 Béthune 29 février 2016 à 17h30 à Amiens : Salle Valentin Haüy - 93, rue Valentin Haüy 80000 Amiens 8 mars 2016 à 17h30 à Beauvais : Maison des syndicats - 28 rue Jean-Baptiste Baillière 60000 Beauvais 9 mars 2016 à 18h30 à Gennevilliers : Bourse du travail - 3, rue Lamartine 92230 Gennevilliers 18 mars 2016 à 18h à Saint Denis : Bourse du travail - 9 rue Génin 93200 Saint-Denis 22 mars à 20h à Toulouse : Parc des expositions - Rond-point Michel Bénech 31400 Toulouse Nous invitons tous ceux qui le souhaitent à la réunion du comité local de soutien la plus proche de chez eux. Au fur et à mesure que dautres réunions seront programmées dans dautres départements, nous vous adresserons la liste des nouvelles initiatives. Notez dès à présent quafin de préparer une grande mobilisation à l'échelle du pays, une réunion nationale de tous les comités locaux de France aura lieu le 12 mars 2016 à 14h30 à Paris : Bourse du travail - 3, rue du Château dEau 75010 Paris Par ailleurs, si vous souhaitez contribuer financièrement à notre combat, vous pouvez adresser vos dons par chèque à l'ordre de "Comité de soutien des 8 de Goodyear" : 74, rue Pierre Corneille 80080 Amiens. Fraternellement, La CGT Goodyear
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| Posté le 27-02-2016 à 22:56:09
| Lire le "texto reçu de Mikaël Wamen"
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| Posté le 01-03-2016 à 14:00:34
| | Comité de Béthune de soutien aux 8 condamnés de Goodyear : compte-rendu de la réunion du 27 février 2016 Cher(e) ami(e), le 27 février au soir dans les locaux de la Bourse du Travail de Béthune, nous avons vécu une fin de semaine comme on les aime dans notre bassin minier ouest fragilisé par la crise et le chômage de masse. Une UL bondée par plus de 100 militants des entreprises locales et un Mickaël Wamen époustouflant de sincérité, offensif, déterminé et même pédagogue quand il rappelle le déroulement de cette guerre de 7 ans et la situation actuelle des salariés sacrifiés sur lautel des profits par la multinationale milliardaire Goodyear. Quelle leçon dhistoire et de dialectique quand Mickaël explique le rôle des politiques asservis à la politique du capital, des « boys » qui emploient toutes les méthodes pour bâillonner la contestation et la résistance, quand il raconte ses moments dans les médias face à des machines à humilier et sa rencontre peu probable avec un Emmanuel Macron blafard et inquiet, quand il détaille les manuvres des barbouzes, la répression et lintimidation policière et juridique, mais aussi quand il rappelle la fraternité et la solidarité dans la lutte malgré la colère et la haine des salariés vis-à-vis de leurs dirigeants et chefaillons formatés. La salle était complétement conquise par le discours de ce militant ordinaire qui na rien dextraordinaire hormis ses convictions et ses valeurs de classe, et qui a su avec ses collègues et son équipe CGT, fédérer et tenir bon durant 7 années face à la puissante firme Goodyear. Mais aussi quel parallèle entre le vécu des salariés dAmiens durant ces 7 ans et la réalité daujourdhui des salariés de Bridgestone Béthune confrontés à une menace usante de fermeture et de délocalisation sur fond de baisse de productions volontaire et organisée. Quant aux Lois Macron, Rebsamen et El Khomry, elles révèlent la dangerosité de ce gouvernement sur les droits des travailleurs et sur leur avenir, et la salle est quasiment debout quand Mickaël dénonce le manque de fermeté de la direction confédérale et le manque de conviction des dirigeants mais aussi les problèmes de communication et dunification des luttes. Toute la salle est au tempo quand il annonce quil faut, pour ne pas mourir, pour ne pas laisser un champ de ruines à nos enfants, lancer une machine de guerre offensive en sappuyant sur cette répression des 8 de Goodyear, des militants dAir France ou de tous les militants attaqués de toute part par un patronat décomplexé et des juges aux ordres des politiques pour faire des exemples, mater et intimider. Fédérer les résistances, fédérer les enragés, fédérer les travailleurs, avec ou sans emploi, du privé et du public, les retraités
et aller au combat pour la victoire et faire que la peur au ventre change de camp. Voilà, le comité de soutien aux 8 de Goodyear du béthunois est né ce soir du 26 février 2016, et nous sommes fiers de cette création, et nous répondrons à tous les appels et à toutes les luttes, pour renforcer laction venue de la base, une base qui se prend en charge pour sauver les droits, les acquis, les conquis, mais aussi pour sauver loutil syndical CGT. Le comité local de soutien de Béthune sest doté dune adresse mail spécifique sur laquelle nous invitons tous ceux qui dans le département souhaitent nous rejoindre à nous écrire : bethune.soutienauxgoodyears@gmail.com En outre, il est plus que jamais indispensable de continuer à faire signer le plus largement possible la pétition nationale en continuant à diffuser l'adresse suivante : http://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear (participation gratuite) Nous réunirons l'ensemble des signataires pour organiser la suite de ce combat qui pourrait se traduire par une manifestation à Paris prochainement. Alors renvoyez vite votre adresse mel à l'adresse ci-dessus pour que nous puissions vite vous informer de la suite ! Fraternellement, Le comité de Béthune de soutien aux 8 Goodyear
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| Posté le 01-03-2016 à 14:01:50
| | Comité de Lille de soutien aux 8 condamnés de Goodyear : compte-rendu de la réunion du 25 février 2016 Cher(e) ami(e), le jeudi 25 février à Lille, la salle de l'Espace Marx était pleine à craquer pour venir soutenir Mickael WAMEN, un des 8 salariés de Goodyear condamné à de la prison ferme pour avoir défendu, avec d'autres salariés, son outil de travail. Ils sont venus nombreux, plus de 250, pour écouter cette histoire et montrer leur solidarité: de la métropole lilloise mais aussi du douaisis, du valenciennois et même de Belgique avec une délégation de la FGTB. On y retrouvait de nombreux militants syndicaux, qui se sentent tous concernés par cette incroyable atteinte à la liberté de défendre son travail face à la machine de guerre patronale. Des militants syndicaux issus de différents syndicats d'ailleurs, signe que ce combat rassemble largement. Il y avait aussi des élus communistes dont le maire de Lewarde et Michelle DEMESSINE, sénatrice du Nord. Après avoir été accueilli par Fabien ROUSSEL, secrétaire de la fédération du Nord du PCF qui a mis l'accent sur le poids de l'industrie dans la région et l'urgence que nous avons à la défendre, Mickael WAMEN s'est exprimé pour faire prendre conscience de l'importance de ce combat pour l'avenir de notre pays. "Unité", "action", "mobilisation", "justice de classe" sont des mots qui ont résonné plusieurs fois durant cette soirée pour montrer tout l'enjeu de cette bataille. Fabien ROUSSEL et Fiodor RILOV, l'avocat des Goodyear ont annoncé ensuite la création d'un comité départemental dans le Nord pour organiser cette lutte. Près de 170 000 signatures ont été recueillis en France pour soutenir les Goodyear. Il faut aller plus loin, rassembler encore plus de monde. Dans le Nord, une adresse mel spécialement dédiée au comité local de soutien dans ce département a été créée. Nous invitons tous ceux qui souhaitent nous contacter à écrire à l'adresse suivante : lille.soutienauxgoodyears@gmail.com En outre, il est plus que jamais indispensable de continuer à faire signer le plus largement possible la pétition nationale en continuant à diffuser l'adresse suivante : http://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear (participation gratuite) Nous réunirons l'ensemble des signataires pour organiser la suite de ce combat qui pourrait se traduire par une manifestation à Paris prochainement. Alors renvoyez vite votre adresse mel à l'adresse ci-dessus pour que nous puissions vite vous informer de la suite ! Concernant la presse, seul Liberte Hebdo était présent. Ni la Voix du Nord, ni la radio, ni la TV n'avait fait le choix de couvrir cette soirée très émouvante. Nous pourrons bien sûr compter sur Liberté Hebdo, le journal de la région qui porte une voix différente pour animer, dans le Nord et le Pas de Calais, cette campagne. Achetez, lisez ou abonnez vous à Liberté, c'est le moment ! Nous faisons également appel aux bonnes volontés : celles et ceux qui auraient quelques heures à donner pour saisir les adresses mel sur ordinateur sont bienvenus au siège du PCF, 18 rue Inkerman. Merci de téléphoner à René Fleurie au 03 20 63 08 08 Fraternellement, Le comité de Lille de soutien aux 8 Goodyear
Edité le 01-03-2016 e 14:02:59 par Xuan
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| Posté le 01-03-2016 à 15:58:11
| | Succès de la mobilisation du 4 février Extrait du n°13 de la VDC ROCML cellule de Pau 80 initiatives et par milliers, les travailleurs sont sortis de leurs lieux de travail jeudi 4 février en solidarité avec les 8 de Goodyear et tous les autres militants syndicaux réprimés par le patronat ou lEtat capitaliste. 10 000 personnes en Ile de France, 1 000 à Toulouse et Bordeaux, 600 à Pau. Clairement au vu du contexte dans lequel nous nous trouvons (reflux depuis 2010 du mouvement, état durgence, « unité nationale »), cette initiative est un succès. Est-elle à la hauteur des enjeux, de loffensive de lEtat et du patronat ? Bien sûr que non, il reste encore à faire. Mais cest un vrai succès dans la mesure où les militants syndicaux se sont mobilisés et ont mobilisé autour deux : de nombreux travailleurs ont fait grève, non pas pour eux directement, mais en solidarité avec leurs camarades, pour dénoncer la répression de lEtat. Il sagit véritablement dun acte de classe : ce 4 février, ceux qui se sont mobilisés ont scandé: une attaque contre un membre de la classe ouvrière est une attaque contre toute la classe ! La grève de solidarité sest étendue dans tout le pays et a touché notamment le RER qui sest arrêté en « solidarité avec le mouvement social ». Cette grève du RER a montré la force de la classe ouvrière qui, si elle sunit, se fortifie, peut paralyser le pays pour faire entendre ses intérêts et revendications. Aussi la conscience de classe se développe puisque le lien est fait entre les luttes partielles, la répression et létat durgence. De plus en plus de militants syndicaux ont conscience que lEtat nest pas leur allié et quil est un ennemi de classe. Cest très positif. Le gouvernement, la justice ne sont pas neutres ! Ils défendent le capital ! La bourgeoisie ne sy est pas trompée : elle craint par-dessus tout que les luttes partielles, isolées et locales ne se transforment en un grand torrent national qui emporte tout sur son passage. Elle a donc mobilisé ses médias pour dénoncer cette « prise dotage ». Les spécialistes réactionnaires ont aussi été invités pour expliquer que les grèves de solidarité seraient interdites (Le Figaro). Le porte-parole du gouvernement, Le Foll y va de son discours de classe, abject : « Je demande à ce que la CGT ait la mesure des décisions quelle prend. Parce que soutenir les salariés de Goodyear pour mettre des milliers de gens et de salariés dans la difficulté, je ne vois pas comment on peut expliquer ça » (Le Monde). Cest vrai quil sy connait lui en difficultés puisquil est le porte-parole de limpuissance des capitalistes à sortir de la crise, il est lannonceur de laugmentation du chômage, de la pauvreté et des guerres qui assassinent les peuples du monde. Aucune déclaration de ces représentants ne saurait effacer le courant de sympathie et de soutien envers les travailleurs de Goodyear. 160 000 personnes ont dores et déjà signé la pétition réclamant le retrait des poursuites et ce mouvement ne cesse de samplifier. Comme la signifié le représentant des Goodyear, « arrêtons de reculer, (
) Ne lâchons rien, faisons plier ce gouvernement » (vidéo du rassemblement à paris, site du ROCML). Les mobilisations doivent samplifier et surtout gagner en coordination. Le point de départ pour quun mouvement national de classe ait lieu pourrait bien être les luttes des Air France et des Goodyear. Dailleurs le procès des Air France du 27 mai sera une bonne occasion pour faire une démonstration ouvrière ! Préparons partout où nous sommes ce futur succès !
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| Posté le 08-03-2016 à 20:52:17
| Gilbert Par Nicolas L. Ex-salarié Goodyear LE PLUS. Neuf mois de prison ferme : cest la condamnation dont a écopé Nicolas L., ancien salarié de lusine Goodyear dAmiens, le 12 janvier dernier. Lui et sept de ses camarades étaient poursuivis pour la "séquestration" de deux cadres de lentreprise en janvier 2014, en plein conflit social*. Une sanction inédite qui empêche pour linstant Nicolas, âgé de 33 ans, de se reconstruire. Témoignage. Édité et parrainé par Sébastien Billard
Nicolas L. dans les rues d'Amiens, le 24 février 2016 (S. BILLARD). Goodyear
Huit lettres jaunes dessinées sur un panneau bleu rectangulaire. Cette longue pancarte, disposée sur un bâtiment de briques rouges, a longtemps marqué lentrée dans lusine où jai passé douze années de ma vie. Ce panneau, aujourdhui, nexiste plus. Lusine non plus. Enfin presque plus. Peu de temps après sa fermeture, en janvier 2014, son démantèlement a commencé. Il se poursuit depuis. Cette fermeture a fait basculer ma vie, et celle dun millier de salariés. Car cette usine, elle était presque tout pour moi. Jétais fier dy travailler, elle était la garantie dun avenir pour moi, ma femme et mes trois filles. Des années de lutte sociale, et puis plus rien. Deux ans après mon licenciement, je ne men suis toujours pas relevé. Ma vie reste suspendue, comme mise entre parenthèse. La page a bien du mal à être tournée
Je suis entré à Goodyear à 19 ans Goodyear et moi, au départ, cest une belle histoire. Nous sommes en 2002, jai 19 ans, et je franchis pour la première fois la grille de lusine, dans la peau dun intérimaire. Bosser en usine, cest alors tout nouveau pour moi. À 15 ans, jai mis un premier pied dans le monde du travail. J'ai d'abord été couvreur avant de tout arrêter pour travailler, un peu plus tard, comme chauffeur-livreur
Des métiers qui se sont imposés à moi un peu par hasard, mais qui ne mont jamais permis de gagner suffisamment bien ma vie pour m'en sortir. Cette année-là, je franchis donc le seuil de la porte dune agence dintérim qui fait face à lusine Goodyear dAmiens, dans lespoir de trouver un boulot qui me permette enfin de men sortir vraiment. Ça tombe bien, lusine Goodyear marche bien, l'entreprise a besoin de bras, on me propose tout de suite une première mission là-bas. Je découvre un univers tout nouveau : un site gigantesque, des conditions de travail dures, très dures. Mais ça me plaît. Je me donne à fond et, six mois après, je suis engagé. Il ne fallait pas avoir peur de suer, de souffrir Entrer à Goodyear, quand on habitait Amiens, cétait quelque chose à lépoque. Goodyear, cétait lavenir, lassurance dun salaire correct. Entrer à Goodyear, cétait une formidable opportunité de pouvoir construire une vie, de fonder une famille sereinement. Jétais si fier que je me rappelle avoir pas mal fêté ça avec les copains
Car avant dentrer dans cette entreprise, cétait loin dêtre simple. Je gagnais rarement plus de 4.000 francs par mois (environ 600 euros). Trop peu pour fonder une famille, trop peu pour croire en l'avenir. En entrant à Goodyear, je suis passé à 11.000 francs (environ 1.700 euros). Cétait énorme pour le jeune homme que jétais. Et ça a tout changé. Dun seul coup, je me suis vu un avenir. J'avais le sentiment d'être lancé. Quatre ans après mon embauche, ma première fille est née. Deux autres ont vite suivi. Cest certain, sans ce job, je naurais pas pu avoir des enfants aussi vite
On nétait pas malheureux chez Goodyear : un 13e mois, une bonne mutuelle, des primes de vacances
J'ai longtemps pu emmener mes enfants en vacances chaque été grâce à tout ça. Mais cétait du donnant-donnant. Il ne fallait pas avoir peur de suer, de souffrir, quitte à flinguer son dos, ses bras et sa santé. Des lumbagos, des brûlures et deux hospitalisations Jai commencé ma carrière "aux tracteurs". Ma mission ? Mettre les bandes de roulement dans des chariots. Les bandes de roulement, cest la couche de gomme du pneu qui est en contact avec le sol. Pour un tracteur, ça représente quand même un poids de 20 à 25 kilos par "pièce". Et en huit heures de travail, cétait 3.000 à 4.000 bandes quil fallait porter. Pendant ces douze années, je suis passé par à peu près tous les postes, toutes les horaires jai fait les 3x8, jai bossé le weekend... Et jai pas mal souffert physiquement aussi, comme un peu tout le monde
L'usine Goodyear d'Amiens, le 26 janvier 2013 (F. LO PRESTI/AFP). En douze ans, jai dû cumuler pas loin de deux ans darrêts de travail après des accidents à l'usine : quatre ou cinq lumbagos, des brûlures, et surtout deux hospitalisations. Lune dentre elle ma valu une anesthésie générale. À force de porter et de manipuler des pneus, des filaments sétaient infiltrés sous la peau de mes avant-bras. Ca sétait infecté et ce n'était pas beau à voir
Il fallait faire aussi avec des chefs qui nhésitaient pas à mettre la pression : postés "en bout de ligne", certains chronométraient notre travail, contrôlaient la cadence, se focalisaient sur le nombre de "pièces" quon sortait
Pendant ces douze années, le corps a pris cher. Mais pour rien au monde je naurais cherché du travail ailleurs. Jétais attaché à cette boîte, à ces murs, aux collègues. Jétais heureux, jéprouvais de la fierté à faire partie de cette entreprise. Je navais pas encore 30 ans, je n'étais qu'au début de ma carrière, mais je me voyais déjà y rester pour la vie. Un combat social long et éprouvant Le vent a commencé à tourner en 2007 : une production qui chute, une direction qui se montre brutalement beaucoup plus distante et méfiante. Très vite, un projet de réorganisation est annoncé, il prévoyait des suppressions de postes et le passage au 4x8 (deux jours de travail le matin, deux jours l'après-midi, deux jours de nuit, une journée et demie de repos... à salaire égal). Puis un premier plan social tombe quelques mois après. Les premiers mouvements de grève se mettent alors en place. Çà fait mal, très mal. La situation, dès lors, n'a cessé de se dégrader. Lambiance a changé, elle s'est détériorée. La méfiance sest installée entre chefs et ouvriers, on a commencé à nous "fliquer" de plus en plus. Tout le monde a vite compris que lissue pourrait bien être fatale et qu'on cherchait à nous pousser à la faute. Cétait la fin dune certaine innocence après de belles années où la solidarité était forte, où il nous arrivait de tutoyer certains membres des ressources humaines. Tout s'est brutalement tendu et un combat qui savérera long et éprouvant a alors débuté. Après des mois de lutte, le couperet est finalement tombé en février 2013 : Goodyear annonce la fermeture prochaine de lusine (bien que lentreprise fasse dimportants bénéfices). Malgré cette décision, on na jamais rien lâché. Je nai jamais été syndiqué mais jétais de toutes les luttes.
Les salariés de Goodyear manifestent devant l'usine d'Amiens, le 26 février 2013 (P. HUGUEN/AFP). Arrive ce jour de janvier 2014 où jai participé, avec dautres collègues, à ce que la justice qualifie de "séquestration" de deux cadres de lentreprise, pendant 36 heures. Un acte qui me vaut aujourdhui une condamnation à neuf mois de prison ferme, et dont j'ai fait appel. À aucun moment, je me suis battu pour de largent. Je me suis battu pour un boulot, une usine, ce quelle représentait pour moi. On sest battus pour un travail, et parce quon avait peur. Il faut savoir que nous avions tous un lien affectif avec Goodyear. Cétait plus quun boulot, plus qu'une simple entreprise. Nous avons tous construit notre vie autour. En fermant cette usine, on menlevait ma fierté, ma dignité. Après la fermeture de lusine, des mois de déprime Cela fait un peu plus de deux ans, maintenant, que jai été "officiellement" licencié, que lusine a fermé. Deux ans que je n'ai plus de travail. La lettre, je m'en souviens je l'ai reçue juste après Noël, en janvier. Pendant ces deux ans, quest-ce que jai fait ? Rien, ou presque... La vie est comme "suspendue", au point mort. Cest le vide. Les mois qui ont suivi la fermeture de lusine, ça a été la grosse déprime. Cétait la première fois depuis mes 15 ans que jétais sans activité. Je ne dormais pas, je passais mes journées à ruminer, je narrivais pas à me lever le matin. Javais perdu plus quun job. La décision de justice rendue il y a un mois ma fait replonger encore un peu plus alors que je commençais à relever un peu la tête. Passer par la case prison parce que jai lutté pour garder mon emploi ? Cest dur à digérer, à comprendre. Et cest une épée Damoclès qui plane au dessus de moi, ça me paralyse complètement. Jai bien essayé de devenir autoentrepreneur, un temps, en créant une société de revente de voitures doccasion. Mais ce fut un échec. Le cur ny était pas. Cétait trop tôt, je navais pas la niaque nécessaire, javais encore lesprit ailleurs. Et envie de rien. Mon "deuil" n'était pas fait. La détestable impression de nêtre plus rien Aujourdhui encore, c'est dur. Mes journées ne sont rythmées que par mes trois filles. Je me lève pour les amener à lécole, puis je rentre me coucher. Je sors juste pour aller les chercher. Je narrive pas à tourner la page. Lavenir me terrifie. Que va-t-il arriver à mes filles et ma femme si je vais en prison ? Pour linstant, jai caché à mes enfants que papa pouvait terminer derrière les barreaux... Que vont-elles penser de moi ? Jai le sentiment davoir perdu toute dignité et estime de moi-même. Il ma fallu pas mal de temps pour revoir lusine, pour revenir sur les lieux. Jy suis retourné deux ou trois fois dernièrement, après de longs mois où je men suis tenu éloigné. Je suis resté sur le parking, seul assis dans ma voiture, pendant 20 bonnes minutes. Et jai pleuré. Le panneau Goodyear, les huit lettres jaunes sur fond bleu, ne sont plus là, mais les souvenirs, eux, ne se sont pas envolés. Désormais, quand je vois ce quil reste du site, ce ne sont plus les belles années qui me reviennent en tête. Je ne vois plus dans Goodyear lusine de mes débuts mais une sorte de fossoyeur. Quand jy repense, jai la boule au ventre. Et la détestable impression de nêtre plus rien. * Le 12 janvier 2016, Nicolas L. et sept autres salariés ont été condamnés à neuf mois de prison ferme pour la "séquestration" de deux cadres de lentreprise. Nicolas est également poursuivi pour "violences", "pour avoir notamment tiré l'oreille" d'un des directeurs. Les huit ex-salariés ont fait appel de cette décision.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
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| Posté le 09-09-2016 à 13:37:29
| | Les 19 et 20 octobre 2016 à Amiens : Obtenons le retrait des poursuites et la relaxe des 8 Goodyear Cher(e) ami(e)s, Cher(e)s camarades, Nous avons créé avec vous des comités de soutien, nous nous sommes rendus à plus de 30 collectifs, nous avons parcouru la France et à chaque fois nous avons pu constater une totale implication des comités pour développer les initiatives pour exiger la relaxe des 8 Goodyear. Nos 8 camarades seront jugés en appel à Amiens les 19 et 20 octobre 2016. Il nous reste donc 6 semaines pour préparer une mobilisation sans précédent afin de réclamer le retrait des poursuites et la relaxe des 8 Goodyear, condamnés en première instance à 24 mois de prison, dont 9 fermes!!!! Dans cette dynamique nous proposons à tous les comités de soutien dorganiser une projection/débat du film « Liquidation » sur la fermeture de lusine Goodyear dAmiens (pour obtenir le DVD du film Liquidation en vue dune projection comité de soutien envoyer un mail à contact@images-contemporaines.com en indiquant une adresse postale denvoi). Cette réunion permettrait aussi à tous ceux qui le souhaitent de sinscrire pour : des initiatives de distributions et de collages du matériel commun (une affiche commune et des flyers sont en préparation), un départ collectif le jour du procès vers la Cour dAmiens. Afin de faciliter le partage des informations sur la mobilisation en vue des 19 et 20 octobre 2016 nous avons décidé de généraliser lutilisation de la page Facebook de Mickael WAMEN via une page dédiée à la Mobilisation des 19 et 20 octobre 2016. Vous pourrez y poster les comptes-rendus des réunions et des initiatives, les informations pratiques concernant les déplacements à Amiens .... Dans un contexte où la volonté du gouvernement de criminaliser les luttes et laction syndicale est encore plus forte quavant lété (arrestation des camarades du Havre, poursuite des salariés dAir France...), notre capacité à mobiliser en vue du procès en Appel des Goodyear est un enjeu crucial. Non seulement parce que cest la première fois depuis un demi-siècle que des salariés qui se sont battus pour garder leurs emplois écopent dune lourde peine de prison ferme, mais aussi parce nous savons tous quHollande et Valls veulent faire des Goodyear un exemple pour intimider tous ceux qui luttent. Apportons-leur une réponse à la hauteur de leur attaque contre les libertés. Les 19 et 20 octobre 2016, soyons des centaines de milliers à pour exiger le retrait des poursuites et la relaxe des huit de Goodyear. Nous vous informons aussi que nous lançons à cette occasion la nuit 19 et 20 octobre 2016 « RELAXE DEBOUT ». Les 19 et 20 octobre 2016, faisons TOUS ENSEMBLE dAmiens la capitale de la lutte ! La CGT Goodyear
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