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 Drapeau national + drapeau rouge? Vision de Friot?

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Plaristes
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   Posté le 03-03-2020 à 21:09:00   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Drapeau national + drapeau rouge? Vision de Friot? Et si c'était l'avenir?

https://youtu.be/xasfwM2CgWE

https://youtu.be/Sdhn7dJqZ7g


Et si Friot avait raison? Et si l’enjeu des retraites qui soulève tous les peuples du monde, était en faîte l'enjeu de la définition du travail?
C'est ce que le mouvement réel tend à affirmer,en Grèce Russie Pologne Chili, après avoir visionné des interviews de manifestant sur interviews de manifestants.

J'obtiens toujours les même mauvaises conceptions de solidarité intergénérationnelle et des gens qui répliquent que non les retraités bossent (ce qui est l'un des argument de l'essence du temps En Russie.)

Pareille pour socialisme et patriotisme/nationalisme bien compris. l'échelon de l'état Nation semble être le rempart contre toutes les dérives actuelles du capitalisme. Et ça semble aller de pair avec l’enjeu des retraites, l'état nation apporte une notion implicite de narcisse = vulcain. (voir ce que j'ai dit sur la nécessité d'une éthique de la praxis)

Je n'ai pas besoin de produire des litres de contenus théorique car vous savez déjà de quoi il est question.

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Xuan
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   Posté le 04-03-2020 à 00:17:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je t'ai déjà signalé un fil sur Friot.

Friot, que j'ai entendu dans une conférence vers 2010, racontait qu'il touchait 6000 € de salaire "à vie". Sa situation largement privilégiée pour un salarié explique aussi ses conceptions qui sont celles de la petite bourgeoisie, voire moyenne sup'
Quant à sa suffisance elle est assortie à ses revenus.
Mais en faisant passer sa situation très particulière pour l'avenir inéluctable des retraités, moyennant des manifestations et des grèves, il abuse les gens.

La colère populaire porte sur les retraites parce que c'est l'axe de l'offensive de la bourgeoisie depuis 10 ans.
Mais il y a autant à dire sur les services publics, sur la précarité, sur la santé, et j'en passe.

On peut tordre le Capital dans tous les sens, inventer "la propriété lucrative" et le "propriété d'usage" comme un développement nouveau du marxisme , qui n'en n'a nul besoin, les retraités ne produisent pas de richesses, pas de plus-value. A moins de cumuler ils ne rapportent aucun profit capitaliste. La preuve la plus évidente c'est que la seule action possible des retraités c'est de battre le pavé et en pure perte.
Si on partait du principe que les retraités "travaillent", alors la solidarité intergénérationnelle n'aurait plus de sens : le retraité travaille, il est payé point barre.
Cette solidarité n'aurait pas plus de sens que celle envers les malades ou les handicapés, dont on pourrait aussi dire qu'ils "produisent de la richesse" puisqu'ils font tourner les services de santé, comme les retraités d'ailleurs.
La finalité de ce raisonnement c'est que le retraité redevienne réellement un salarié.
C'est d'ailleurs ce qui est en passe d'arriver compte tenu de la baisse des retraites, et du discours convenu des DRH, engageant le futur retraité à se convertir en autoentrepreneur.

Affirmer que de cette catégorie sociale émergera une nouvelle société signifie déposséder le prolétariat de son rôle historique, le déposséder en paroles parce que dans les faits il ne se passe strictement rien.

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Plaristes
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   Posté le 04-03-2020 à 11:56:25   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

J'ai répondu à ce sujet adressant là où il y avait des lacune de vos part.

Aymeric Monville – Avec ce couple ouvrier-employé, on en vient d’emblée à votre actualisation de la lutte des classes, avec la figure du travailleur collectif. Pourriez-vous expliquer aux lecteurs ce qu’est ce “travailleur collectif”?

Michel Clouscard – Le travailleur collectif, c’est l’alliance du travail manuel et du travail intellectuel. Par travailleur collectif, j’entends les ouvriers, les employés et les ITC (ingénieurs techniciens cadres). Ces derniers aussi sont des producteurs.
Ils sont placés dans une même unité organique.
On a dit que les ITC n’étaient pas dans la classe ouvrière, en voulant réduire la figure du producteur à l’homme qui tient un marteau piqueur. Il faut en finir avec ce misérabilisme.
Les ITC avec nous!


[...]

Michel Clouscard – Oui. Il y a eu réconciliation du travail intellectuel et manuel, union des producteurs. Quand on se rend compte, que le système ne tient que par eux, on peut s’attendre à des bouleversements gigantesques. Pour la première fois dans l’histoire, sont réunies les conditions de la révolution du travail par le travail, de la gestion du travail par le travailleurs, de la révolution du mode de production par le mode de production (c’est à-dire des moyens de production par les forces productives)
Je me demande pourquoi tout le monde désespère. C’est en place!



Et vous utilisez le mot revenus... Encore fois vous n'avez pas compris la notion de travail libre. Vous êtes à deux doigt de faire le discours du RN qui voudrait aligner le publique sur le privée !


" alors la solidarité intergénérationnelle n'aurait plus de sens : le retraité travaille, il est payé point barre."
Il n'y pas de solidarité intergénérationnelle justement.
Et pensez au petit patrons et aux petites scop des caisses de salaires mutualisées.
Ça explique que vous niez l'existance de ce slogant endehors des syndicats jaunes.

"La preuve la plus évidente c'est que la seule action possible des retraités c'est de battre le pavé et en pure perte. "

Souvenez-vous de l'exemple de l'aide soignante.... Dans mon dernier message sur le sujet.... Quand vous parlez de perte vous affirmez l'hégémonie culturelle et idéologique du capital. Ce n'est pas parce-que ça ne met pas en valeur un capital que c'est une perte....


"La colère populaire porte sur les retraites parce que c'est l'axe de l'offensive de la bourgeoisie depuis 10 ans.
Mais il y a autant à dire sur les services publics, sur la précarité, sur la santé, et j'en passe. "

Et pas juste depuis 10 ans, et labourgeoisie le fait car contrairement à vous elle compris tous les enjeux.

"La finalité de ce raisonnement c'est que le retraité redevienne réellement un salarié."

Comme le chômeur.
C'est complètement débile alors de craindre la fainéantise !!!!! Vous vous contredisez vous même.


"Affirmer que de cette catégorie sociale émergera une nouvelle société signifie déposséder le prolétariat de son rôle historique, le déposséder en paroles parce que dans les faits il ne se passe strictement rien."

Je crois que le qui proquo réside dans la question : "De quoi le prolétariat est-il le nom pour vous?"

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Xuan
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   Posté le 04-03-2020 à 13:44:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur ce sujet-là, Clousclard est un âne, et c’est toi qui as de graves lacunes dans l’expérience de la lutte de classe. A ce sujet je te rappelle que pour les matérialistes, la connaissance vient fondamentalement de la pratique de la lutte pour la production, de la pratique de l’expérimentation scientifique et de la pratique de la lutte de classe

Personne ne prétend que la classe ouvrière se réduit au marteau-piqueur selon la caricature facile et misérable de Clousclard qui se révèle ici de mauvaise foi.

« Ils sont placés dans une même unité organique. » … le patron aussi est placé dans une même unité organique. Les prolos le rencontrent tous les matins, et les capitalistes également qui se trouvent dans l’unité organique du capital au même titre que les producteurs de plus value.

Ce qui définit la classe ouvrière c’est la position sociale dans les rapports de production. Et pour ceux ou celles qui se poseraient quelque question byzantine sur cette définition, il suffit de regarder qui fait quoi dans la lutte de classe.

La théorie de la classe ouvrière « du manœuvre à l’ingénieur » est une théorie révisionniste destinée à déposséder la classe ouvrière de son rôle révolutionnaire dirigeant.
Elle ne date pas d’hier. Dans les années 70 le PCF et la CGT défendaient les augmentations au % contre les augmentations uniformes, « pour préserver le pouvoir d’achat » , en fait récupérer les catégories supérieures, mais au détriment des bas salaires. De fait ces augmentations bénéficiaient essentiellement aux cadres, c’est –à-dire aux non-grévistes. Inutile de dire les conséquences sur l’unité de la classe ouvrière, c’est-à-dire du fer de lance de la lutte, particulièrement des OS.
Les employés et les techniciens ne sont pas les plus ardents dans la lutte, mais quand la grève démarre dans les ateliers, ils peuvent suivre le mouvement.

Dans les entreprises le rôle des cadres c’est d’empêcher les grèves, d’organiser la poursuite de la production coûte que coûte, de tenir les pieds au chaud des contremaîtres et des chefaillons, d’intimider les entreprises extérieures…si je faisais la seule liste de tous les exemples que je connais j’en ferais un roman.
A lire : comment un appareil s'éloigne de sa base De Mischi.



Deux :
« Pour la première fois dans l’histoire, sont réunies les conditions de la révolution du travail par le travail, de la gestion du travail par le travailleurs, de la révolution du mode de production par le mode de production (c’est à-dire des moyens de production par les forces productives)
La révolution n’est pas la gestion du travail par le travailleurs, à moins de prétendre transformer les rapports de production avec l’autogestion. A la limite l'autoentrepreneur a le profil idéal dans sa "révolution".

« travail libre » ? C’est vide de sens, à l’image du charcutage opéré par Friot sur le marxisme. A part le bricolage, le jardinage et le bénévolat il n’y a aucun travail libre . Maintenant que vaut ce « travail libre » en termes de marchandise ? Peanuts. C'est un travail qui n'a qu'une valeur d'usage et aucune valeur d'échange.
Sinon on en revient au troc, et en faire l’avenir d'un communisme « déjà là » c’est pathétique.

"Comme les valeurs d'échange des marchandises ne sont que les fonctions sociales de ces objets et n'ont rien de commun avec leurs qualités naturelles, il faut tout d'abord nous demander:
Quelle est la substance sociale commune à toutes les marchandises ? C'est le travail . Pour produire une marchandise, il faut y appliquer, y faire entrer une quantité déterminée de travail. Et je ne dis pas seulement de travail , mais de travail social .
Un homme qui produit un objet pour son usage personnel immédiat, en vue de le consommer lui-même, crée un produit , mais non une marchandise . En tant que producteur subvenant à lui-même, il n'a rien de commun avec la société.
Mais pour produire une marchandise , il faut que cet homme produise non seulement un article qui satisfasse à quelque besoin social , mais il faut encore que son travail soit un élément ou une fraction de la somme totale du travail utilisé par la société. Il faut que son travail soit subordonné à la division du travail qui existe au sein de la société . Il n'est rien sans les autres subdivisions du travail et à son tour il est nécessaire pour les compléter ...

Mais comment mesure-t-on la quantité de travail ? D'après le temps que dure le travail , en mesurant le travail à l'heure, à la journée, etc. Naturellement, pour se servir de cette mesure, on ramène tous les genres de travail au travail moyen, ou travail simple considéré comme leur unité."...

Ce que l'ouvrier vend, ce n'est pas directement son travail , mais sa force de travail dont il cède au capitaliste la disposition momentanée... [Salaire, prix et profit]


Présenter le "travail libre" du retraité payé d'un "salaire à vie" comme une alternative au travail salarié est une escroquerie parce qu'elle élude et l'abolition du capitalisme et sa transition au communisme suivant le principe "à chacun selon son travail" .

Friot fait miroiter sa situation personnelle privilégiée aux yeux du salarié ordinaire :
Je suis chez moi je fais ce que je veux. Je fais des conférences quand j'ai envie et on me paie à vie un salaire de bourgeois. Vive le "travail libre !"
C'est un pseudo communisme.
Le "travail libre" pour eux c'est d'aller à la pêche ou de jouer aux boules, sauf qu'il ne s'agit plus de travail mais de distraction ou d'activité récréative.
Cette activité n'est pas salariée et le retraité ne vend sa force de travail à personne. Ce n'est pas du travail social, il n'est pas "subordonné à la division du travail qui existe au sein de la société" .
Il en est de même pour un bénévole, qui vient et s'en va comme il le désire.
Son seul rapport à la société consiste à consommer des marchandises spécifiques à cette activité, mais il ne produit aucune valeur.


« en pure perte » les manifestations de retraités, oui. Malheureusement les actions des retraités n'ont pas d’efficacité comme les grèves des actifs parce qu’ils ne peuvent plus peser sur l’accumulation du capital.
Et plus la bourgeoisie ferme les portes du dialogue social plus les actions des retraités tombent à l’eau et depuis pas mal d’années. D’ailleurs leur syndicalisation est particulièrement faible. A mon avis l’erreur vient d’avoir voulu séparer syndicalement les retraités des actifs, de cantonner les premiers à une action locale indépendante, mais c’est un autre sujet.

Depuis 10 ans l’offensive contre les retraites est particulièrement agressive, et tout le monde le sait. Et si elle fait du bruit c'est parce que les retraités sont devenus une part importante de la population, mais pas celle qui peut bloquer le pays.
Cette offensive suit celle qui a détruit des régions entières, les bassins d’emploi. Et elle se poursuit aussi avec la santé.

« Comme le chômeur.
C'est complètement débile alors de craindre la fainéantise !!!!! Vous vous contredisez vous même. »

Qu’est-ce que tu racontes ? A part ceux qui ont vécu leur travail comme un loisir, les salariés aspirent à un repos qu’ils ont mérité.
Pour la plupart des salariés, et à l'exception de l'aristocratie ouvrière et des classes moyennes, passés 60 balais c'est l'envie de se barrer qui l'emporte. Parce que les aides soignantes et les caristes ont le dos cassé, les soudeurs pleurent, les conducteurs de chaîne n'entendent plus rien, etc. Et tous en ont par-dessus la tête de se faire commander par des morveux formatés et arrogants.
Rien à voir avec le chômeur qui est dans la force de l’âge et perd ses trimestres de cotisation à ne rien faire, bien malgré lui.


Edité le 04-03-2020 à 18:56:52 par Xuan




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   Posté le 04-03-2020 à 16:56:43   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Clouscard, n'a pas rompu avec le révisionnisme moderne du P"C"F il pratique la confusion par exemple sur le sujet des ITC qui était chaudement défendus par la clique de Marchais. Lire sur ce sujet l'article de la revue Prolétariat n°17 "Dans quel camps sont-ils ?" (dispo sur le site des Editions Prolétariennes). Il en est de même sur l'autogestion (que Clouscard défend).

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   Posté le 04-03-2020 à 18:31:05   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Vous avez lu métamorphose de la lutte des classes?


Je crois que votre ligne anti révisionniste vous rapproche à votre insue de position trotskyste type Nathalie Artaud.. Et vous ne serez pas le premiers cas qui par pur dogmatisme prends des position de trotskard sans sans rendre compte.

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   Posté le 04-03-2020 à 19:25:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tu ne réponds pas sur le sujet en nous amalgamant à des trotskistes.
Il faut répondre sur le fond.

Au lieu de parler des bouquins de Clousclard, développe ses arguments ici comme je l'ai fait sur le salaire et le travail.
Sinon je peux écrire tu as lu "salaire, prix et profit" ? ça ne fait pas avancer la discussion.

Il y a deux sujet, le rôle dirigeant de la classe ouvrière d'une part.
Les classes moyennes, si elles sont salarisées, ne sont pas a priori productrices de plus value. Par exemple chez les employés du commerce leur travail sert à réaliser la plus value et non à la produire.

Et d'autre part une "revendication" pseudo communiste du salaire à vie en système capitaliste aboutit à placer les retraités sous la loi d'airain du capitalisme.
Dans le système capitaliste un salaire à vie implique un travail à vie pour le salarié.
Celui qui prend son boulot pour une récréation et y va quand il en a envie n'est pas un modèle pour la quasi totalité des salariés.

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   Posté le 04-03-2020 à 21:13:47   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Je voulais m'assurer que vous maîtrisiez les sujets......

Car il y a révisionnisme et révisionnisme.... Il y a une révisionisme positif qui était là dès les premiers balbutiement du marxisme.

Mais techniquement s'il y a des révisionnistes ça serait vous, vous n'avez pas lu l'idéologie allemande..... Si on était en Bolivie ce que vous dîtes aurait du sens, mais ici on est dans un vieux pays capitaliste les choses ne sont pas pareil.
Le travail libre c'est que qui est décrit dans l'idéologie allemande, les niveau de développement en France permettrait déjà de goutter un aperçu de ce Marx décrivait dans l'idéologie allemande.


" « en pure perte » les manifestations de retraités, oui. Malheureusement les actions des retraités n'ont pas d’efficacité comme les grèves des actifs parce qu’ils ne peuvent plus peser sur l’accumulation du capital. "

Les retraités jouent un rôle essentiel dans la reproduction de la force de travail. et c'est très bien connu dans les pays du socialisme réel :

https://youtu.be/TFlelnblFQY


Pour voir l'impact de leur travail il faudrait une grève de plusieurs années à cause de la nature indirecte de l’impacte.

"salaire, prix et profit" ?

Oui et à l'époque c'était le standard or.....


Mais en refusant d'étudier les métamorphoses du capitalisme en targuant de révisionniste tous ceux qui s'y essayent, vous correspondez parfaitement à la définition de "marxiste dogmatique"...

Le refus des ITC, (qui sont des jouets du capital, on le sait bien on est pas débile) est une position typiquement trotskard

"Et d'autre part une "revendication" pseudo communiste du salaire à vie en système capitaliste aboutit à placer les retraités sous la loi d'airain du capitalisme."

Pour ça que friot est contre le revenu universel...

Sinon :


http://rebellion-sre.fr/wp-content/uploads/AutocRichesPatrie.jpg

Le socialistes anglais commencent à quitter l'échelon local et se revendique d'une fierté ouvrière nationale.


P.S : j’avoue que je n'ai pas lu métamorphose de la lutte de classe j'ai fais avec les autres livre et clouscard alerte.org j'ai réussi à avoir d'occase traité de l'amour fou pour 30€ mais métamorphose de la lutte des classe est INTROUVABLE. (Tiens le prix à baissé 72€ sur amazone au lieu de 100 boules)

Il étudie la lutte des classes sous l'angle de la production et consommation, donc les manageur à deux balles sont dans la perspective Narcisse>Vuclain.
et les ITC Vulcain>Narcisse.

Tous deux font partis de la hiérarchie, et sont des jouets du capital.... Mais l'ITC a plus a gagner qu'à perdre en rejoignant la lutte. Par contre il faudra déployer tout un arsenal pour le séduire.


L'ouvrage présenté à la Fête de l'Humanité avance trois idées-forces. Loin d'être abolie, la lutte des classes s'est généralisée. Elle s'est donc «métamorphosée» et les formes nouvelles, notamment culturelles, qu'elle prend aujourd'hui, peuvent empêcher de la repérer pour ce qu'elle est. Enfin, cette lutte de classes généralisée et métamorphosée met en scène pour la première fois dans l'histoire des enjeux humains d'une très grande universalité et ouvre la route à un type d'universalité que les philosophes ont, jusqu'ici, considéré comme relevant de l'utopie.

«Il ne s'agit plus de se référer, écrit Michel Clouscard, au vieux modèle des classes sociales constituées une fois pour toutes, mais d'établir leur engendrement historique. C'est celui-ci qui déterminera les trois essentielles caractéristiques de la nouvelle lutte des classes.» On ne saurait être à la fois plus créatif et plus fidèle à la pensée de Marx, père fondateur des classes, dans la mesure où elles se constituent dans l'antagonisme qui les oppose et n'y préexistent pas.

Cette actualisation de la lutte des classes est présentée par l'auteur sous forme de thèses. Il s'agit là d'une démarche à la fois classique - au sens où Marx et Engels y ont recours dans les célèbres «Thèses sur Feuerbach», publiées dans «l'Idéologie allemande» - et novatrice dans la mesure où le développement de la société française, de la Libération à nos jours, leur donne une portée concrète qui dépasse la simple indication stratégique de connaissance.

Il y a 109 «abrégés». Cela commence par le principe constitutif de toute société: «la mise en relation de la production et de la consommation». Suivent «l'expression libérale de cette relation universelle: la société dite de consommation» et «la contradiction constitutive de cette société: oppressive sur le producteur, permissive pour le consommateur». On retrouve là les hypothèses à l'oeuvre dans les premiers travaux de Michel Clouscard, avec cette fulgurante intuition selon laquelle les nouvelles couches moyennes sont le lieu originel de la consommation permissive, de leur indétermination de classe et de leur situation professionnelle. Les thèses 38 à 95 définissent un nouveau progressisme, son potentiel et ses stratégies virtuelles, et les deux systèmes d'alliance qui en découlent: «la révolution sur le lieu de travail, mais aussi la révolution des conditions de vie, de l'existence». La révolution est ici conçue comme accession du travailleur collectif aux moyens de son autogestion. Michel Clouscard précise au passage comment le rôle primordial de la gestion a rendu obsolète la notion de «dictature du prolétariat» (thèse 61).

Michel Clouscard n'est pas seulement le théoricien courageux de sa propre réflexion. Il est aussi un observateur tout en finesse des dernières évolutions de la société française. Mouvement de décembre compris. Ses «Métamorphoses de la lutte des classes» ne sont ni à prendre ni à laisser. Elles constituent une invitation à la réflexion pour une alternative progressiste. De surcroît, sa philosophie politique du socialisme démocratique et autogestionnaire suggère le dépassement de l'opposition entre la dictature du prolétariat et la dictature molle de la société civile. La fin de l'ère du soupçon?

ARNAUD SPIRE



Edité le 04-03-2020 à 21:14:27 par Plaristes




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   Posté le 04-03-2020 à 21:28:44   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

https://web.archive.org/web/20180901033024/http://clouscard-alerte.org/index.php/2017/02/28/apres-le-marxisme-leninisme-la-lutte-des-classes-michel-clouscard/

Si le marxisme léninisme est condamné au dogmatisme, vision fixiste et néopositiviste de la lutte des classe dénuée de toutes notion dialectique contradiction dialectique et engendrement réciproque.

Alors il faut en finir avec.

(Voir le nouveau défit léniniste)

Errrrrrrrmmmmmmm


Je dois avoir ce qu'il faut.....

Sur l'un de mes compte twitter j'ai du upload un certain graphique.

https://pbs.twimg.com/media/EL11_OGXYAIp96L?format=jpg&name=large

Ouvrez et zoumez...


e/ La redistribution d'une part du profit comme
pouvoir d'achat du désir

Les vénéneuses marchandises clandestines sont donc le
produit à vendre. Quelles sont les cibles - prescriptives,
privilégiées - de ce marché ? Les femmes et les jeunes. Quel
est le moyen de financement ? Le pouvoir d'achat des
nouvelles couches moyennes. Qui fait la propagande-
publicitaire ? L'imprécateur thuriféraire. Selon quelle
stratégie ? L'initiation mondaine à la civilisation capitaliste
permet aux vénéneuses marchandises d'imposer un
consumérisme qui doit miner les valeurs de l'éducation
nationale. Cette mercantilisation permet de compléter le

tableau de la hiérarchie sociale selon le désir. On aura


l'ensemble besoin-désir qui constitue le nœud de la société
de classes.

On peut suggérer la classification et hiérarchisation de l a
société dite de consommation :


(Tableau)


Mai 68 marque le passage de la culture petite bourgeoise a
la culture des nouvelles couches moyennes. Ce qui
caractérise celles-ci, c'est qu'elles n'ont pas de statut de classe
alors qu'elles se font pouvoir hégémonique. On ne peut
parler de classe moyenne, mais d'accumulation de couches
qui, aussi différenciées et hiérarchisées qu'elles soient, restent
moyennes, c'est-à-dire entre deux classes sociales. C'est,
qu'en termes économiques, il ne peut y avoir que deux
classes sociales. Celle qui possède les moyens de production
et celle qui apporte la force productive matérielle directe.


Les nouvelles couches moyennes vont constituer un
ordre, celui des services, du tertiaire, du quaternaire. Cet
ordre n'est autre que l'extension maximale des services.
Ceux-ci, jusqu'aux Trente Glorieuses, étaient essentiellement
constitués selon les surplus de la bourgeoisie de l'avoir
(alors, la contradiction interne peut jouer).

Le nouvel ordre, médiateur, lui, est constitué d'apports de
la hiérarchie bourgeoise, mais aussi de la promotion de la
classe ouvrière.

La partie supérieure de ces couches moyennes est une
dérive de la bourgeoisie, la partie inférieure, une dérive de la
classe ouvrière. La contradiction interne (de la bourgeoisie),
qui joue encore, est totalement surdéterminée par cette
double constitution des nouvelles couches moyennes. C'est
maintenant la société globale qui est concernée selon deux
ruptures, symétriques, avec les classes sociales originelles.

Ces deux apports de population, combien hétérogènes au
départ, vont s'homogénéiser en tant qu'ordre, selon leur
commune vocation de médiation, de service, selon le
nouveau mode fonctionnel et relationnel, selon un commun
mode de vie.


Cette opération culturelle peut être interprétée comme
l'essentielle stratégie du libéralisme. C'est que cette
commune participation, construction de l'ordre nouveau en
sa base et en sa hiérarchie, est la négation des valeurs
originelles, celles de la bourgeoisie de l'avoir et celles de la
classe ouvrière. Toute affirmation est une négation : c'est le
même mouvement, de participer à l'ordre nouveau et de nier
les valeurs originelles. Il se trouve que cette négation n'est
autre que celle de l'éthique de la praxis et de la morale
bourgeoise ! C'est une totale « révolution culturelle », mais à
l'envers.


L'éthique n'est autre que la situation objective d'une
classe sociale pour qui la nécessité est vertu, la classe
ouvrière. Cette classe est doublement éthique, par la
production et par la consommation. Par la production, elle
« donne », elle apporte les biens de consommation aux
autres, à la bourgeoisie. Pour ce qui est de sa consommation,
elle est réduite aux biens de subsistance et d'équipement
ménager. L'ouvrier n'existe que par sa classe sociale. Et celle-
ci n'est autre que la « situation » éthique, objective.

Tout au contraire, la morale bourgeoise est liberté, mais
liberté de classe. Elle échappe à la nécessité de l'ordre
éthique. C'est qu'elle accède à la dualité constitutive de son
économie politique. D'une part, le mouvement de
concentration, d'accumulation et, d'autre part, celui de la
dilatation, de l'expansion. Cette dualité se manifeste en tant
que radicale contradiction de la morale bourgeoise. Elle peut
même nier cette nécessité. Fondamentalement, la liberté
bourgeoise, et plus généralement celle de la classe
dominante, est l'accès à ces systèmes opposés de la morale :
stoïcisme ou épicurisme, sacrifice ou jouissance, vertu ou
vice, etc. Le bourgeois a le pouvoir de choisir une existence
contradictoire : « alternance et syncrétisme », disait
Montherlant. Le bourgeois culturel reste « disponible » ou
« s'engage » (Gide et Sartre). Cette dualité est l'expression
culturelle même du pouvoir de classe. La liberté est la
détermination de la contradiction de classe, de ses deux
moments constitutifs.


A l'opposé, la classe ouvrière est la classe sociale qui ne
peut qu'identifier niveau de vie et genre de vie. Il n'y a pas de
marge, donc de choix. La classe bourgeoise, au contraire,
peut accéder à la contradiction du niveau de vie et du genre
de vie et même à la contradiction des genres de vie. Elle
possède cette liberté : la dualité de complémentarité.


Les nouvelles couches moyennes, en leur généalogie, sont
donc constitutivement, la négation, le refus, l'abolition de
l'éthique de la praxis et du jeu de la morale. Elles ne sont
plus concernées par la nécessité du réinvestissement
productif et sont totalement disponibles à la manipulation de
la stratégie politique et marchande du libéralisme libertaire.
C'est la liberté du libéralisme, c'est la société du salariat
généralisé qui permet d'accéder au moyen de la jouissance,
de ne plus réinvestir tout le profit dans l'équipement
productif, mais d'en extraire une part dévolue à la jouissance.
Il y aura redistribution du profit, essentiellement aux
nouvelles couches moyennes.

Deux systèmes de métiers vont se constituer selon
l'encadrement du travail - management - et selon
l'encadrement du loisir - l'animation ; ce sont deux systèmes
hiérarchisés. C'est sous ce double contrôle que se
développent les métiers qui ne sont pas de production
matérielle directe, mais qui sont nécessaires aux métiers de la
production industrielle : ingénieurs, techniciens, chercheurs.

Une part du profit national sera réinvestie comme salaire
des métiers d'encadrement du travail, ingénieurs, techniciens,
cadres. Cela donne essentiellement le cadre et les cadres
supérieurs, moyens, subalternes. Mais tout cela dans une
ambiguïté généralisée : un immense corps de métiers va
proliférer — constitué à la fois de travail productif et de
service coercitif. Le cadre est à la fois coercition douce et
forte valeur ajoutée. L'intérêt de ce système, c'est que le
pouvoir politique disparaît comme métier spécifique dans la
mesure où il se fait immanent au procès de production et au
procès de consommation.

Ce surplus salarial apparaît, en sa spécificité, lorsque,
d'une part, les biens d'équipement collectifs et des ménages
sont acquis - comme confort - et que d'autre part, on n'a
plus à les réinvestir dans l'équipement productif. C'est dire le


gros bénéfice de ce salarié, le capital jouissance dont il
dispose. Tout semble se passer comme si les force
productives et les moyens de production n'étaient plus que
les services des nouvelles couches moyennes, les services des
services (tertiaires et quaternaires) ! C'est un fabuleux
renversement des rôles, une prise de pouvoir.

Il est évident que plus l'on monte dans la hiérarchie, pl us
le potentiel de jouissance s'accroît. Mais la jouissance est
aussi prévue en sens inverse, plus on descend dans la
hiérarchie. C'est la jouissance symbolique de l a
consommation transgressive. L'accession aux produits du
marché du désir est alors très réduite. A la place des objets
(les marques) et services, on consomme de la symbolique,
des signes, des attitudes, des paroles. Ce modèle est alors
valable, aussi, pour les jeunes des cités de banlieues. Les
bandes - la dynamique de groupe - consomment de la
transgression. Quel jeu de dupes !

De même que le cadet et le petit bourgeois convergent
vers le même lieu - les quartiers d'artistes -, les rejetons des
nouvelles couches moyennes et ceux des banlieues —
d'origine africaine, maghrébine -, consuméristes riches et
pauvres, se retrouvent et se côtoient au Forum des Halles.
Ce sont les décideurs de la mode. Ils sont rejetés par les
rejetons de la bourgeoisie traditionnelle, car où aller pour
occuper le temps de loisir-chômage ?


Edité le 04-03-2020 à 21:36:42 par Plaristes




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Plaristes
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   Posté le 23-05-2020 à 02:18:39   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Xuan a écrit :

Le « réseau salariat » (réseau Friot en Français) est tellement dans un communisme déjà là , qu’on y préconise de ne pas faire grève au risque de se faire tabasser, criminaliser et incarcérer, mais au contraire de « Faire une grève offensive. Prendre en main la production.
Ne plus produire ce qui est inutile, ce qui est nocif, mais construire le monde que nous voulons. Un monde sans dettes, sans dividendes. Sans propriété lucrative.
Produire ce monde, c’est distribuer la production.
C’est court-circuiter le réseau bancaire.
C’est renverser la grève.
Produire ce monde, c’est s’emparer des réseaux, des usines, des bureaux, des machines, des entrepôts. S’emparer de tout, car tout nous appartient. Tout ce monde que nous avons produit nous appartient.
Produire ce monde, c’est désobéir, et enfin devenir responsables.
Collectivement responsables.
Toutes et tous. »

Laurent Berger pourrait le signer.

Le « besoin de reconnaissance » a très bien été compris par le patronat en affublant ses salariés d’épithètes ronflantes « techniciens de surface », « collaborateurs » , etc. et en les gratifiant d’un entretien individuel d’évaluation pour leur expliquer qu’il y a encore des progrès à faire.
Pour le blaireau de base qui sait pertinemment qu’il fait tourner la boutique, la reconnaissance se trouve uniquement en bas et à droite du bulletin de salaire, et l’aliénation est le vol de son travail.


J'ai lu l'article, ta position est pure dogmatisme.
Des rappels sur les divers formes que peut prendre la grève :

https://www.youtube.com/watch?v=Wtmuc2z_fpM

3:00 Pour la première vidéo, regardez-là.

https://youtu.be/b_-KfXtI92w

Souviens-toi de la grève du zèle.

Aussi la grève préconisé par friot demandera des occupations d'usine.


De plus :

Merleau_Ponty a écrit :

Le philosophe moderne est souvent un fonctionnaire, toujours un écrivain, et la liberté qui lui est laissée dans ses livres admet une contrepartie : ce qu’il dit entre d’emblée dans un univers académique où les options de la vie sont amorties et les occasions de la pensée voilées. Sans les livres, une certaine agilité de la communication aurait été impossible, et il n’y a rien à dire contre eux. Mais ils ne sont enfin que des paroles plus cohérentes. Or, la philosophie mise en livres a cessé d’interpeller les hommes. Ce qu’il y a d’insolite et presque d’insupportable en elle s’est caché dans la vie décente des grands systèmes. Pour retrouver la fonction entière du philosophe, il faut se rappeler que même les philosophes-auteurs que nous lisons et que nous sommes n’ont jamais cessé de reconnaître pour patron un homme qui n’écrivait pas, qui n’enseignait pas, du moins dans des chaires d’État, qui s’adressait à ceux qu’il rencontrait dans la rue et qui a eu des difficultés avec l’opinion et avec les pouvoirs, il faut se rappeler Socrate.

La vie et la mort de Socrate sont l’histoire des rapports difficiles que le philosophe entretient, – quand il n’est pas protégé par l’immunité littéraire, – avec les dieux de la Cité, c’est-à-dire avec les autres hommes et avec l’absolu figé dont ils lui tendent l’image. Si le philosophe était un révolté, il choquerait moins. Car, enfin, chacun sait à part soi que le monde comme il va est inacceptable ; on aime bien que cela soit écrit, pour l’honneur de l’humanité, quitte à l’oublier quand on retourne aux affaires. La révolte donc ne déplaît pas. Avec Socrate, c’est autre chose. Il enseigne que la religion est vraie, et on l’a vu offrir des sacrifices aux dieux. Il enseigne qu’on doit obéir à la Cité, et lui obéit le premier jusqu’au bout. Ce qu’on lui reproche n’est pas tant ce qu’il fait, mais la manière, mais le motif. Il y a dans l’Apologie un mot qui explique tout, quand Socrate dit à ses juges : Athéniens, je crois comme aucun de ceux qui m’accusent. Parole d’oracle : il croit plus qu’eux, mais aussi il croit autrement qu’eux et dans un autre sens. La religion qu’il dit vraie, c’est celle où les dieux ne sont pas en lutte, où les présages restent ambigus – puisque, enfin, dit le Socrate de Xénophon, ce sont les dieux, non les oiseaux, qui prévoient l’avenir, – où le divin ne se révèle, comme le démon de Socrate, que par une monition silencieuse et en rappelant l’homme à son ignorance. La religion est donc vraie, mais d’une vérité qu’elle ne sait pas elle-même, vraie comme Socrate la pense et non comme elle se pense. Et de même, quand il justifie la Cité, c’est pour des raisons siennes et non par les raisons d’État



Friot appelle non pas à jouer au Laurent berger mais a faire le geste socratique de produire pour notre propre pomme. D'où les occupations d'usine !
Les laurents bergers c'est vous à côté.


Et face au problèmes d’aliénation cité, vous proposez quoi de concret et réalisable dans la décennie qui vient? Eux à réseaux salariat ils ont trouvé des choses.

Certes il sont des buses questions histoire de l'URSS mais qu'est-ce qu'on s'en tape.


Edité le 23-05-2020 à 02:28:41 par Plaristes




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Xuan
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   Posté le 23-05-2020 à 08:00:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Friot oublie juste un détail : la prise du pouvoir d'Etat et non "désobéir".

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   Posté le 24-05-2020 à 01:23:27   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Après 50 ans de dressage anthropologique par le marché du désir ça serait déjà bien. Ça foutra déjà assez le boxon partout.

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   Posté le 24-05-2020 à 07:44:40   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Bon faudrait que je prenne le temps de te répondre Plaristes, malgré le ton hautain de tes propos méprisants et tes posts bordéliques.
Que Clouscard ait donné des réflexions et des analyses intéressantes est une chose, en faire un grand marxiste en est une autre. Clouscard (ses théories) c'est de l'eau tiède, il n'a pas rompu avec le révisionnisme moderne, et Friot non plus (révisionnisme et réformisme).
Une chose que je tiens à te dire Plaristes, c'est que la lutte des classes, c'est pas de la masturbation intellectuelle et ici sur le Forum ML il y a des limites à ne pas dépasser, car nous ne tolérerons pas éternellement les attaques et insultes systématiques contre le marxisme-léninisme et tes propos anti-staliniens. D'ailleurs à ce propos je t'avais indiquer des articles mis en ligne récemment sur le site des EP au sujet de Staline (à aucun moment tu n'y répond), donc je te reprécise d'autres articles liens et tu pourras essayer d'argumenter clairement des réponses ici sur le FML. Donc tu trouveras sur le site des EP à la page Histoire http://editions-proletariennes.fr/Histoire/Histoire.htm
des articles et aussi des liens avec des sites qui combattent les calomnies contre Staline et l'anticommunisme.
Il y a aussi évidemment les livres et les vidéos de Ludo Martens "Un autre regard sur Staline" http://www.marxisme.fr/download/Ludo_Martens_Un_autre_regard_sur_Staline.pdf
et http://editions-proletariennes.fr/Histoire/dvd/videos/videos.htm

et le site "Communisme et Bolchevisme" http://www.marxisme.fr/

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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   Posté le 26-05-2020 à 11:55:45   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

L'article ci-dessous publié sur le site du Grand Soir en date du 15 mai 2020 est un monument du jargon pseudo-radical et nous retrouvons toutes les vieilles et moins vieilles lunes réformistes : de Benoit Borrits en passant par Friot, et la défense de l'autogestion… c'est la totale !

https://www.legrandsoir.info/deux-ecrans-deux-mondes-deux-systemes-de-production.html

Deux écrans, deux mondes, deux systèmes de production

Dominique MUSELET

Pendant que nous étions enfermés seuls chez nous, nous étions dans une position tout à fait spéciale pour observer la scène du monde à travers les deux écrans que nous avions à notre disposition, l’officiel, la télévision, et l’alternatif, l’ordinateur et Internet.
Deux écrans
Il faut une solide colonne vertébrale pour garder l’équilibre entre ces deux pôles. A la TV, la parole des puissants est célébrée comme parole d’évangile, quel que soit son niveau de crédibilité, et on dirait même que moins elle en a, plus les médias l’encensent, sans doute pour compenser. Les experts, les journalistes et autres éditorialistes qui squattent les plateaux sont la lie de l’humanité en matière de compétence comme de probité, leur seule qualité est d’être serviles jusqu’à l’abject. La loyauté à l’organisation est la qualité mafieuse par excellence. Le rôle de ces medias est d’incarner la bien-pensance face à des figures de la « dissidence » qu’on trouve, elles, sur internet. Je ne parle pas de révolutionnaires, non, simplement des gens qui sont encore assez libres ou honnêtes pour refuser de servir de marchepied aux puissants dans l’espoir que leur bienveillance ruissellera sur leurs têtes. La télévision orchestre ainsi des contre-feux à chaque voix non conforme qui se lève. Par exemple, contre le Professeur Raoult qui n’en faisait qu’à sa tête, une tête qu’on ne pouvait pas couper parce sa valeur et sa réputation étaient inattaquables, la télévision officielle a utilisé Karine Lacombe, une praticienne bien connue pour ses liens avec les laboratoires que France info, à défaut de pouvoir les nier, a présentés comme normaux. C’est, en effet, sans doute normal dans leur monde à eux.
Quant au Français vraiment normal, celui qui est simplement à la recherche d’informations exactes et véridiques, il doit louvoyer entre la propagande éhontée des médias du pouvoir et ce qu’il peut glaner sur Internet. C’est devenu extrêmement difficile de savoir ce qui se passe vraiment et à qui on peut se fier. Je comprends ceux qui se détournent carrément de ce panier de crabe et vont cultiver leur jardin comme Candide, enfin pour ceux qui en ont un...
Deux mondes
La période que nous venons de vivre n’est pas terminée même si l’épidémie est finie. Le gouvernement vient de l’admettre du bout des lèvres à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 13 mai. Il peut se le permettre maintenant qu’il a réussi à faire prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 12 juillet pour tenter, à la faveur de ce qu’il nous restera de vacances, de nous faire oublier les conséquences désastreuses de sa gestion de l’épidémie. Ne doutons pas qu’il trouvera autre chose (pourquoi pas une seconde vague ?) pour nous empêcher de manifester en septembre.
On se doutait que l’épidémie touchait à sa fin. Outre que le Professeur Raoult nous l’avait dit, le Dr Laurence Peignot a fini par avouer au Point que les urgences étaient vides depuis un mois :
« Les internes que je côtoie me racontent leur stage hospitalier : les services qui ont été réorganisés pour accueillir les patients atteints du Covid ont été pleins durant deux ou trois semaines, au plus fort de la vague. Mais, depuis un mois, ce n’est plus du tout le cas. Les urgences sont désertes là n’est pas l’essentiel ».
Ce qui la contrariait le plus, c’était que « Certains médecins détournent à présent leur savoir et leur pouvoir pour alimenter une psychose collective qui va nous coûter cher sur le plan médical, social, psychologique et économique », avec évidemment la complicité des médias toujours prêts à affoler la population pour faire le buzz.
On comprend que les médecins, longtemps marginalisés par les économistes et autres experts patentés, essaient de profiter de la tribune que le Coronavirus leur offre pour faire avancer leur agenda, mais ce n’est plus de la médecine, c’est de la politique.
A propos des soins eux-mêmes, France 24 a interviewé, Andry Rajoelina, le président de Madagascar. C’était un dialogue de sourds très étrange. Le malheureux président expliquait en long, en large et en travers, qu’à Madagascar, ils n’ont pas eu un seul mort parce qu’ils ont trouvé un remède naturel qui guérit le virus, mais les deux journalistes se fichaient complètement des morts. Pour eux, ce ne sont pas les guérisons qui font la valeur d’un médicament, c’est l’estampille officielle, le cachet de l’administration. Peu importe, comme le souligne habilement le président malgache, que cette estampille ait causé la mort de milliers de personnes comme dans le cas du Médiator ou autres. Pour le président malgache, il s’agit d’une forme de racisme :
« Si c’était un pays européen qui avait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doutes ? Je ne pense pas [...] Le problème, c’est que cela vient d’Afrique. Et on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar, qui est le 163e pays le plus pauvre du monde, ait mis en place cette formule pour sauver le monde ».
Bien sûr, il a raison et le titre et le sous-titre « prétendument » équilibrés, mais pleins de sous-entendus, de l’article du Monde sur cette interview le prouvent à l’envi : « Madagascar : le président défend sa potion prétendument anti-coronavirus. Andry Rajoelina dénonce une attitude condescendante envers la médecine africaine, en balayant les critiques sur l’efficacité et les dangers de la potion à base d’artémisia ». Mais il y a aussi autre chose, à mon avis. Dans l’univers hors-sol et bureaucratisé de nos élites, la réalité n’a plus de valeur, la seule chose qui compte, c’est le cachet d’Autorités, aussi corrompues soient-elles, qui se soutiennent entre elles.
Mais dans le monde réel, les gens de terrain, qui ne peuvent se payer de mots ou de paraphes, soignent les gens, sans trop se préoccuper des Autorités de l’autre monde. Ainsi la Provence titre : « Malgré l’interdiction Coronavirus : l’explosion des prescriptions de l’hydroxychloroquine » et explique : « Malgré la polémique et les alertes, la prescription de la bithérapie de l’IHU associant azithromycine et hydroxychloroquine a été largement suivie en ville. Un bond de 7 000 % fin mars avec 10 000 patients ».
Deux systèmes de production
Il y a énormément d’articles en ce moment sur Internet sur l’après-covid. La situation inspire tout le monde. Les contributions se chevauchent de manière assez répétitive, du fait, sans doute, que les mêmes événements engendrent les mêmes réflexions, et que beaucoup de questions demeurent sans réponse. Mais parfois on trouve un joyau qui donne corps à ce qu’on pressent, et j’ai eu la chance d’en trouver deux, coup sur coup.
— Les travailleurs sont prêts à prendre le pouvoir sur la production
Le premier est un article de Jacques Chastaing, « Confinement et déconfinement sont des rapports de force, des rapports de classe » qui répond à une question que je me pose depuis le début : pourquoi l’oligarchie a-t-elle décidé de nous enfermer pendant deux mois sous bonne garde policière ? Comme lui, je ne crois pas une seule seconde que ce soit pour nous préserver de la maladie. La meilleure preuve c’est qu’aucune mesure de protection n’a été fournie aux Français et qu’aucun soin n’a été autorisé en attendant le résultat d’une hypothétique étude « Discovery » qui n’a évidemment rien donné.
Jacques Chastaing explique que c’est la résistance du monde du travail qui a provoqué cette décision :
« Face à la pandémie, le monde du travail, dans la foulée de ses résistances précédentes, a refusé massivement de sacrifier sa vie pour les profits des capitalistes en multipliant des droits de retrait, grèves, débrayages et mises en maladie dans les secteurs non indispensables à la survie immédiate ... Cette résistance a été immense et a amené le gouvernement à précipiter un confinement généralisé pour éviter le risque d’une marche du prolétariat vers un contrôle de fait de la production : qui produit quoi, pour qui et dans quelles conditions avec à partir de là, la prise de conscience générale de classe qui peut l’accompagner. »
Je trouve cela génial, car c’est bien là le nerf de la guerre : il faut abolir la propriété privée des moyens de production et le droit de tirage qu’elle donne sur la richesse produite par les travailleurs. Cela fait environ quatre siècles que la bourgeoisie travaille à renforcer et consolider la propriété privée par tous les moyens, légaux et illégaux. Et cela suffit !
J’ai revu dernièrement le film Jaurès, naissance d’un géant. Le film finit dans la liesse au moment où Jaurès est élu à la Chambre, en janvier 1893, après être parvenu à convaincre les vrais socialistes (les ouvriers qui voulaient prendre le pouvoir sur la production) de le choisir comme représentant, à l’issue de la grande grève des mineurs de Carmaux. La joie de la victoire est amère quand on sait que cette élection a sonné le glas du mouvement ouvrier socialo-anarchiste, vu que Jean Jaurès n’était au fond qu’un réformiste républicain qui entourait habilement ses actes d’un parfum révolutionnaire. Quant aux communistes, ils ont laissé leurs idéaux anti-capitalistes sombrer avec l’URSS. Depuis, à gauche, il ne reste plus que quelques minuscules groupes pour remettre en question la propriété privée des moyens de production.
— La gauche est-elle prête à remettre en cause la propriété privée capitaliste des moyens de production ?
C’est en tout cas, ce à quoi l’appellent les auteurs du second joyau dont je veux vous parler « Regarder en face le monde d’après ». L’article a été écrit par « Les infiltrés », un collectif qui s’est présenté, il y a deux ans, dans le journal Fakir. Les auteurs, après avoir décrit la situation socio-économique actuelle, remarquent finement que, si la gauche n’a pas tenu ses promesses de changement même lorsqu’elle était en position de force « au point que nous nous sommes plu à qualifier toute une classe politique de sociaux-traîtres », si elle a systématiquement capitulé, c’est parce qu’elle n’a jamais osé s’attaquer à « deux non-dits » : l’incompatibilité du programme de gauche avec les structures capitalistes et les forces systémiques qui empêchent tout changement de cap. « Le capitalisme. Voilà, nous avons lâché le mot trop souvent évité. Il nous faut pourtant en passer par lui ... parce qu’il nous permet d’avoir une analyse radicale des problèmes, au sens où il remonte à leur racine ».
A l’issue d’un exposé sans failles des « mécanismes à l’œuvre dans le capitalisme » avec « sa course au profit », impossible à réguler, les auteurs identifient le cœur du problème : « Les bases étant posées, on constate que beaucoup de nos problèmes sociaux et environnementaux ne découlent pas seulement de mauvais comportements humains individuels qu’il faudrait corriger, ils découlent d’abord de manière automatique des structures capitalistes, c’est à dire de l’organisation de notre mode de production. »
Et voilà ! Une fois cela posé, il devient plus aisé de trouver la solution.
Pour Frédéric Lordon : « Dans les conditions de raidissement normatif du capital jusqu’à l’intransigeance extrême après trois décennies d’avancées ininterrompues, une expérience gouvernementale de gauche n’a que le choix de s’affaler ou de passer dans un autre régime de l’affrontement – inévitablement commandé par la montée en intensité de ce dernier, montée dont le niveau est fixé par les forces du capital. Un autre régime, ça veut dire en mobilisant des moyens littéralement extra-ordinaires, j’entends hors de l’ordinaire institutionnel de la fausse démocratie. Par exemple : réinstauration flash d’un contrôle des capitaux, sortie de l’euro, donc reprise en main immédiate de la Banque de France, mais aussi nationalisation des banques par simple saisie, et surtout suspension, voire expropriation, des médias sous contrôle du capital. »
Pour Bernard Friot, d’après les Infiltrés : « La souveraineté sur le travail est effectivement le cœur de la lutte de classe. L’enjeu n’est pas de mieux partager les richesses, c’est de décider démocratiquement du travail et de son organisation. Car ce n’est pas l’argent qui permet à la classe capitaliste de dominer la société, c’est son pouvoir sur le travail, et c’est de ce pouvoir que découle sa richesse » Pour lui : « Sortir du capitalisme, c’est reprendre collectivement la main sur la production ».
Ce n’est pas un fantasme car en fait, « environ un tiers de notre PIB est déjà une production non capitalisme ». Il s’agit des services publics et des secteurs financés par la sécurité sociale. « Spécificité importante par rapport à la fonction publique, la Sécurité Sociale était initialement indépendante de l’État, les travailleurs y gérant un budget équivalent au budget de l’État. Ceci nous fait donc entrevoir que l’alternative n’est pas entre l’État ou le privé capitaliste mais qu’il existe des régimes hybrides en autogestion, et même qu’il peut exister un marché avec des indépendants libéraux (la médecine de ville), financés malgré tout par les cotisations. Et dans ces exemples, pas ou peu de capitaliste pour prélever du profit et décider de l’investissement ou de l’organisation du travail ».
Sortir du capitalisme consistera donc à étendre ce qui existe déjà, le « déjà-là » à d’autres secteurs d’activités, comme l’alimentation, la presse notamment pour qu’elle retrouve son indépendance.
Pour ce qui est des entreprises, les Infiltrés citent Benoît Borrits qui, dans son dernier livre « Virer les actionnaires », présente « un plan complet pour nous passer complètement des actionnaires et financer l’activité autrement ».
Dans une Tribune du 2 avril dans Libération « Sauver le capitalisme ou changer d’économie ? », Benoît Borrits dénonce, avec un Collectif, le plan de sauvetage Covid-19 de l’État destiné, selon lui, à « sauver le patrimoine des actionnaires ». Il explique que « c’est le collectif de travail qui constitue l’entreprise et que sa finalité n’est pas de faire du profit mais de produire et vendre des biens et des services, de réaliser une valeur ajoutée ». Lorsqu’une entreprise de capitaux ne peut plus payer ses salaires et ses cotisations sociales (rebaptisées « charges » par le Capital), ce n’est pas à l’État (c’est-à-dire, à la collectivité de les payer à sa place. Dans ce cas, au contraire, « le pouvoir doit revenir aux salarié·e·s pour la sauvegarde de l’entreprise » sur le modèle des Scop et des entreprises autogérées.
Que cela fait du bien de lire, sous la plume des Infiltrés : « Contrairement aux préjugés, le changement de logique, la rupture radicale, semblent être des pistes plus réalistes que la recherche de compromis, d’un meilleur partage des richesses ou d’une meilleure régulation » !
Plût au ciel que les membres et sympathisants de la « gauche de gouvernement » entendent leur conclusion :
« Il est urgent que toutes les forces de gauche s’emparent des propositions de rupture avec le capitalisme qui sont sur la table pour les travailler, les partager, les faire avancer plutôt que de s’engluer dans une stratégie dont l’expérience montre qu’elle est perdante depuis trop longtemps.
La crise économique qui s’ouvre sera terrible, très certainement bien pire que celle de 2008. Mais l’affaiblissement du système offre aussi des opportunités pour faire bouger le cadre. Cette fois-ci, il ne faudra pas laisser passer l’occasion de pousser pour un autre modèle. Derrière chaque proposition, revendication, une question doit se poser : celle-ci nous fait-elle faire un pas dans le sens de l’affranchissement au capitalisme ou contribue-t-elle à forger nos chaînes ? Il est temps de nous y mettre et de rehausser le niveau d’ambition pour le jour d’après ».

Dominique MUSELET

https://www.salaireavie.fr/post/deux-%C3%A9crans-deux-mondes-deux-syst%C3%A8mes-de-production

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 27-05-2020 à 00:10:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Celui qui n'accepte pas la rupture avec la société capitaliste ne peut être au PS"
François Mitterrand



Rupture avec la société capitaliste oui, socialisme non

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Finimore
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   Posté le 27-05-2020 à 06:15:22   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

C'est en 1971 lors du congrès d’Epinay que Mitterrand à déclarer « Celui qui n’accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste ».

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   Posté le 27-05-2020 à 17:21:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je n'avais pas ajouté la référence, et merci d'avoir cité intégralement.
C'est un exemple flagrant de la duplicité social-démocrate, qui permet d'abuser le peuple avec des mots ronflants mais vides de sens.
Les successeurs de Mitterrand ont bien appris la leçon.

Et un critère fondamental pour distinguer le marxisme de sa falsification c'est la destruction de l'Etat bourgeois et son remplacement par la société socialiste, la dictature démocratique du prolétariat.
Tout l'ambiguïté de Friot par exemple repose sur des slogans apparemment révolutionnaires, annonçant une société "communiste" mais découplés de la destruction de l'Etat bourgeois.
Il vient que le "communisme" est "déjà là" et qu'il suffit de pousser le capitalisme de l'intérieur pour l'atteindre sans coup férir, sans prendre de coup de bâton ni se faire encabaner.

« La souveraineté sur le travail est effectivement le cœur de la lutte de classe. L’enjeu n’est pas de mieux partager les richesses, c’est de décider démocratiquement du travail et de son organisation. Car ce n’est pas l’argent qui permet à la classe capitaliste de dominer la société, c’est son pouvoir sur le travail, et c’est de ce pouvoir que découle sa richesse » Pour lui : « Sortir du capitalisme, c’est reprendre collectivement la main sur la production ».

Inutile donc de renverser l'Etat bourgeois : les ouvriers font la grève positive et le tour est joué...

Quand on se souvient de la violence avec laquelle le mouvement des gilets jaunes a été réprimé, il s'avère que ces mensonges sont dangereux.


Edité le 27-05-2020 à 17:23:05 par Xuan




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   Posté le 28-05-2020 à 23:58:31   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Vous savez très bien, que je connais les points positifs de la politique de Staline, con combat contre la nomenklatura, le grand plan de transformation de la nature, et que je sais que ces choses doivent être rappelés pour lutté contre le révisionnisme qui mène à la tentation sodem ! (Autrement dit vous ne m’apprenez rien que je ne sache pas déjà... Si vous pouviez de balancer des dossier sur les Financement nazi d' l'Action Française durant les années 30 vous seriez marginalement plus utile.)

Vous savez très bien que ce que je reproche à Staline, c'est d'avoir voulu produire en masse rapidement des armées de MLs, ce qui laissera le mouvement exposé à une drastique baisse en qualité et une forte dogmatisation du Marxisme léninisme.

Pour ça que j’insiste lourdement sur le concept de Ruse de la raison.
Je sais très bien que friot ignore tout de l'URSS, cependant je vous ait invité à maintes reprise à écouter ce qu'ils avait à dire lors de leur entretiens avec l'affranchi presse IHT, et vous verrez que les gas de réseaux salariats sont bien plus pragmatiques et terres à terres que l'article du grand soir le laisse entendre.

Ils ne sont pas sûrs que leur stratégie des SCOPs, puisse permettre de bâtir une domination formelle dans les temps impartis considérant la violence du capitalisme, il savent très bien que la ZAD était une connerie.
Certes il sont réformistes, (et encore si on va chercher au delà de friot, beaucoup de gens de réseaux salariat ne sont réformistes que sur les bords) mais ils sont vraiment radicaux.
Mais leur position a du mérite car elle se base sur une observation concrète des rapports de forces.
Et leur action vise à la conscientisation de classe.
Jouer leur jeu c'est vraiment éveiller la conscience de classe du prolétariat.
Avant même de pouvoir formuler quelconque solution, l’éveille de la conscience de classe du prolétariat est l'objectif premier afin de tourner les rapports de force en notre faveur. Et en ce sens, l'attitude Friot est ancré dans le présent, dans les luttes actuelles. Les cognées payées etc etc tout a été gagné à travers des batailles, qui ont fait des blessés et des morts côté prolétariat.

Concernant vos désaccord sur la définition du socialisme :
Rappelez chaque pays sa solution pour accéder au socialisme, j’ai un ami qui a discuté avec des membres du PCC, et je peux vous donner les moyens de le contacter si vous le demandez.
Basiquement le plan de Chine est de sacrifier des générations entière pour la domination de l'économie mondiale.
Ce qui est cohérent avec les écrits des stratèges chinois que je vous ait recommandé.
Une vision, chinoise, pragmatique et pensée sur le très long-terme.


Concernant Friot, Friot se place dans un position de dépérissement rapide de l'état, mais il a commencé récemment à faire la distinction entre État, et appareil d'État, et si vous avez écouté l'interview entre les membres de Réseaux salariat, vous sauriez qu'il ne voit pas de problèmes avec l'état Français, et les grande nationalisations, qu'il a toujours soutenu, il est d'ailleurs le premier à rappeler que EDF, la SNCF ont eu besoin d'ingénieurs et non de grand investisseurs.

Bernard Friot a aussi lu quelque ouvrages d’Annie Lacroix Riz concernant l'histoire de France (pas de l'URSS dont il avoue à mainte reprise son ignorance, pour ça qu'il concède si facilement devant le média que l'URSS fut un "capitalisme d'état"), mais bon ce n'est pas le domaine du bonhomme donc on le pardonne.

Ceci dit, si vous voulez lui apprendre comment marchait l’économie de l'URSS, allez-y ! Il a dit qu'il était prêt à apprendre ! (Sur radio Sputnik)

Voici le lien que je vous avais conseillé récemment.
https://youtu.be/2KRFoQLcon8

Et l'action de réseau salariat au près des gilets jaunes durant le confinement :
https://youtu.be/Lp_eU3EvN3c

Outre ça si vous vous intéressiez plus au devenir qu'à l'être de réseau salariat vous y serez moins hostiles, et plus tolérants envers les quelques aspects où ils sont brouillons.


P.S : J'aurais du vous expliquer ce que dit vraiment Friot. Friot dit :
"Il faut s'inspirer de la révolution Française"
Il dit, que la bourgeoisie Française à mis 5 siècles à établir sa domination formelle, et seulement après elle a put prendre le pouvoir politique et instaurer sa domination réelle ! (Révolution Française)
Friot dit ensuite :
"Il faut essayer de reproduire le même schéma, que ça prenne 5 siècles ou 10 ans."
A quand bien même on arriverait pas à prendre le pouvoir ainsi, au moins ça fera basculer le rapport de force en notre faveur donc il faut essayer !

Sur le long-terme, c'est votre stratégie qui est dangereuse, car on risquerait de se retrouver acculer en slip face à des puissance fascistes surarmé.


Edité le 29-05-2020 à 02:55:31 par Plaristes




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   Posté le 29-05-2020 à 06:27:14   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Tu tournes autour du pot, tu ne vois pas ou tu ne veux pas comprendre que Friot c'est du réformisme radical. Ceci dit la pratique des ZAD, depuis plusieurs années c'est autrement plus subversif que les SCOPs.

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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   Posté le 29-05-2020 à 06:34:02   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Ta pensée est à l'image de l'orthographe de tes phrases. Un bazar de bric à brac. Ecrire c'est bien, si possible en ayant un sujet, en suivant un plan et en se se relisant avant de poster sa prose.

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Xuan
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   Posté le 29-05-2020 à 13:57:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Plaristes a écrit :

Certes il sont réformistes, (et encore si on va chercher au delà de friot, beaucoup de gens de réseaux salariat ne sont réformistes que sur les bords) mais ils sont vraiment radicaux.

Et leur action vise à la conscientisation de classe.

S’ils sont réformistes leur conscientisation est réformiste.


Plaristes a écrit :

[Friot] ne voit pas de problèmes avec l'état Français

Ça mériterait quelque explication, parce que je crains le pire là.


Plaristes a écrit :

Friot dit :
"Il faut s'inspirer de la révolution Française"
Il dit, que la bourgeoisie Française à mis 5 siècles à établir sa domination formelle, et seulement après elle a put prendre le pouvoir politique et instaurer sa domination réelle ! …
"Il faut essayer de reproduire le même schéma, que ça prenne 5 siècles ou 10 ans."

A quand bien même on arriverait pas à prendre le pouvoir ainsi, au moins ça fera basculer le rapport de force en notre faveur donc il faut essayer !


Précisément non, et ça fait très longtemps que des tentatives d’îlots indépendants du capitalisme ont été tentés en vain.
On ne peut pas s’inspirer de la révolution française parce que la bourgeoisie a d’abord établi sa domination économique (et pas formelle), et ensuite elle a pris le pouvoir politique.
Tandis que le prolétariat ne peut pas dominer économiquement sans avoir au préalable pris le pouvoir politique. Ce sont les conclusions de Marx dans le Manifeste, que Friot fait passer sous le tapis.
Friot n'est pas marxiste, déjà son concept de "propriété lucrative" est une invention foireuse et non dialectique, très en deçà de la conception marxiste de la propriété privée des moyens de production.


Plaristes a écrit :

Sur le long-terme, c'est votre stratégie qui est dangereuse, car on risquerait de se retrouver acculer en slip face à des puissance fascistes surarmé.


Là il faut justifier. En quoi des tentatives de scoops qui échouent pourraient éviter « de se retrouver acculés en slip » etc. ?
Friot veut-il dire qu’il ne faut pas provoquer ni attaquer la bourgeoisie au risque qu’elle nous frappe, mais simplement faire des « grèves positives » et « désobéir » ?
Le but des communistes c’est de renverser l’Etat bourgeois, pas de lui « désobéir ». Par conséquent l’organisation des masses vise une révolution des masses. Renverser le pouvoir bourgeois est la seule façon d’échapper définitivement à la répression bourgeoise.

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   Posté le 29-05-2020 à 18:13:01   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Xuan a écrit :

S’ils sont réformistes leur conscientisation est réformiste.

Leur réformisme tient plus d'une analyse des rapports de force que la pure idéologie.
En ce sens, ils sont pragmatiques avant d'être réformistes.

Xuan a écrit :

Ça mériterait quelque explication, parce que je crains le pire là.


Lénine avait dit un jour : l'état c'est nous !
Car il y a un état qui étend notre liberté et un autre qui la restreint !

Prenons, par exemple une forêt de Champignon. Domaine domanial, forêt de champignon, publique, c'est à toi, tu peux cueillir des champignons. L'état étend ta liberté.
Forêt de champignons, privée, la police c'est à dire l'appareil d'tat, va défendre la proprité privative, pas de champi pour toi !

Xuan a écrit :

Précisément non, et ça fait très longtemps que des tentatives d’îlots indépendants du capitalisme ont été tentés en vain.
On ne peut pas s’inspirer de la révolution française parce que la bourgeoisie a d’abord établi sa domination économique (et pas formelle), et ensuite elle a pris le pouvoir politique.
Tandis que le prolétariat ne peut pas dominer économiquement sans avoir au préalable pris le pouvoir politique. Ce sont les conclusions de Marx dans le Manifeste, que Friot fait passer sous le tapis.


Une léniniste n'hésite pas utiliser tous les moyens à sa disposition. Friot dit très clairement qu'il ne s'agit pas d’îlots indépendants du capitalisme, pas plus que la capitalisme des bourgeois était un îlot dans l'ancien régime ou dans le féodalisme.
Mais on peut comparer les quelques ministre bourgeois de l'ancien régime à Ambroise Croizat, Marcel Paul etc etc etc..
S'il se trouve que l'histoire donne raison au Jeune Marx du Manifeste, il ne faut pas oublier que la bourgeoisie galère à en finir avec les conquêtes de 36 et 45 etc etc etc... Je développerai ça plus tard.

Xuan a écrit :

Friot n'est pas marxiste, déjà son concept de "propriété lucrative" est une invention foireuse et non dialectique, très en deçà de la conception marxiste de la propriété privée des moyens de production.


C'est pédagogique, c'est pour faire le lien entre ce que l'ont appel un "titre de propriété lucrative".

Si vous lui demandiez d’élaborer il pourrait.


Xuan a écrit :

Là il faut justifier. En quoi des tentatives de scoops qui échouent pourraient éviter « de se retrouver acculés en slip » etc. ?
Friot veut-il dire qu’il ne faut pas provoquer ni attaquer la bourgeoisie au risque qu’elle nous frappe, mais simplement faire des « grèves positives » et « désobéir » ?
Le but des communistes c’est de renverser l’Etat bourgeois, pas de lui « désobéir ». Par conséquent l’organisation des masses vise une révolution des masses. Renverser le pouvoir bourgeois est la seule façon d’échapper définitivement à la répression bourgeoise.


Parce-que comme dit plus haut la bourgeoisie galère à en finir avec nos conquêtes elle vraiment en difficulté face au pouvoir du monde du travail, malgré la chute du PCF et des syndicats jaunes. Donc mener la lutte sur ce terrain vaut le coup pour faire peser le rapport de force en notre faveur. Sinon, vous connaissez la chanson : "La chouette de Minerve ne prend son envol qu'au crépuscule, car il est déjà presque trop tard !"
Il est bon de mener la lutte avant que le prolétariat ne finisse en haillons, car au pire s'il finit en Haillons, il aura au moins une conscience de classe, déjà présente.

Ni farce ni tragédie !


Edité le 29-05-2020 à 18:13:20 par Plaristes




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   Posté le 29-05-2020 à 21:34:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est n'importe quoi Plaristes Berger est "pragmatique" lui aussi.
" Un léniniste n'hésite pas utiliser tous les moyens à sa disposition "...
pour faire la révolution, par pour ramasser des champignons.
Le but est de remplacer la propriété privée des moyens sociaux de production par la propriété collective des moyens sociaux de production et les conquêtes sociales ne sont pas le socialisme, encore moins le communisme.

"C'est pédagogique, c'est pour faire le lien entre ce que l'ont appel un "titre de propriété lucrative".
Si vous lui demandiez d’élaborer il pourrait.

Le lien avec ... bon en fait tu n'en sais rien. Pas très pédagogue finalement le père Friot.

La question n'est pas de savoir s'il faut défendre ses droits ou pas. La question est de savoir si l'objectif est le socialisme ou bien le capitalisme. Le "dépassement" du capitalisme défendu par Lucien Sève, Friot et Cie signifie qu'il ne faut pas toucher à l'appareil d'Etat.

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   Posté le 30-05-2020 à 01:45:25   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

L'option de toucher à l'appareil d'état n'est pas exclue, mais dans le moment présent on a pas l’appareil d'état.

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   Posté le 31-05-2020 à 06:59:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Plaristes a écrit :

L'option de toucher à l'appareil d'état n'est pas exclue, mais dans le moment présent on a pas l’appareil d'état.

"toucher à l'appareil d'état" pas exclue ? Effleurer peut-être ?

On n'a pas l'appareil d'Etat ? Comment ça ? Tu crois que deux états peuvent coexister ?
Encore le communisme déjà là ?

Tu frises la caricature maintenant.

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