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 Drapeau national + drapeau rouge? Vision de Friot?

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Plaristes
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   Posté le 03-03-2020 à 21:09:00   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Drapeau national + drapeau rouge? Vision de Friot? Et si c'était l'avenir?

https://youtu.be/xasfwM2CgWE

https://youtu.be/Sdhn7dJqZ7g


Et si Friot avait raison? Et si l’enjeu des retraites qui soulève tous les peuples du monde, était en faîte l'enjeu de la définition du travail?
C'est ce que le mouvement réel tend à affirmer,en Grèce Russie Pologne Chili, après avoir visionné des interviews de manifestant sur interviews de manifestants.

J'obtiens toujours les même mauvaises conceptions de solidarité intergénérationnelle et des gens qui répliquent que non les retraités bossent (ce qui est l'un des argument de l'essence du temps En Russie.)

Pareille pour socialisme et patriotisme/nationalisme bien compris. l'échelon de l'état Nation semble être le rempart contre toutes les dérives actuelles du capitalisme. Et ça semble aller de pair avec l’enjeu des retraites, l'état nation apporte une notion implicite de narcisse = vulcain. (voir ce que j'ai dit sur la nécessité d'une éthique de la praxis)

Je n'ai pas besoin de produire des litres de contenus théorique car vous savez déjà de quoi il est question.

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Xuan
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   Posté le 04-03-2020 à 00:17:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je t'ai déjà signalé un fil sur Friot.

Friot, que j'ai entendu dans une conférence vers 2010, racontait qu'il touchait 6000 € de salaire "à vie". Sa situation largement privilégiée pour un salarié explique aussi ses conceptions qui sont celles de la petite bourgeoisie, voire moyenne sup'
Quant à sa suffisance elle est assortie à ses revenus.
Mais en faisant passer sa situation très particulière pour l'avenir inéluctable des retraités, moyennant des manifestations et des grèves, il abuse les gens.

La colère populaire porte sur les retraites parce que c'est l'axe de l'offensive de la bourgeoisie depuis 10 ans.
Mais il y a autant à dire sur les services publics, sur la précarité, sur la santé, et j'en passe.

On peut tordre le Capital dans tous les sens, inventer "la propriété lucrative" et le "propriété d'usage" comme un développement nouveau du marxisme , qui n'en n'a nul besoin, les retraités ne produisent pas de richesses, pas de plus-value. A moins de cumuler ils ne rapportent aucun profit capitaliste. La preuve la plus évidente c'est que la seule action possible des retraités c'est de battre le pavé et en pure perte.
Si on partait du principe que les retraités "travaillent", alors la solidarité intergénérationnelle n'aurait plus de sens : le retraité travaille, il est payé point barre.
Cette solidarité n'aurait pas plus de sens que celle envers les malades ou les handicapés, dont on pourrait aussi dire qu'ils "produisent de la richesse" puisqu'ils font tourner les services de santé, comme les retraités d'ailleurs.
La finalité de ce raisonnement c'est que le retraité redevienne réellement un salarié.
C'est d'ailleurs ce qui est en passe d'arriver compte tenu de la baisse des retraites, et du discours convenu des DRH, engageant le futur retraité à se convertir en autoentrepreneur.

Affirmer que de cette catégorie sociale émergera une nouvelle société signifie déposséder le prolétariat de son rôle historique, le déposséder en paroles parce que dans les faits il ne se passe strictement rien.

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   Posté le 04-03-2020 à 11:56:25   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

J'ai répondu à ce sujet adressant là où il y avait des lacune de vos part.

Aymeric Monville – Avec ce couple ouvrier-employé, on en vient d’emblée à votre actualisation de la lutte des classes, avec la figure du travailleur collectif. Pourriez-vous expliquer aux lecteurs ce qu’est ce “travailleur collectif”?

Michel Clouscard – Le travailleur collectif, c’est l’alliance du travail manuel et du travail intellectuel. Par travailleur collectif, j’entends les ouvriers, les employés et les ITC (ingénieurs techniciens cadres). Ces derniers aussi sont des producteurs.
Ils sont placés dans une même unité organique.
On a dit que les ITC n’étaient pas dans la classe ouvrière, en voulant réduire la figure du producteur à l’homme qui tient un marteau piqueur. Il faut en finir avec ce misérabilisme.
Les ITC avec nous!


[...]

Michel Clouscard – Oui. Il y a eu réconciliation du travail intellectuel et manuel, union des producteurs. Quand on se rend compte, que le système ne tient que par eux, on peut s’attendre à des bouleversements gigantesques. Pour la première fois dans l’histoire, sont réunies les conditions de la révolution du travail par le travail, de la gestion du travail par le travailleurs, de la révolution du mode de production par le mode de production (c’est à-dire des moyens de production par les forces productives)
Je me demande pourquoi tout le monde désespère. C’est en place!



Et vous utilisez le mot revenus... Encore fois vous n'avez pas compris la notion de travail libre. Vous êtes à deux doigt de faire le discours du RN qui voudrait aligner le publique sur le privée !


" alors la solidarité intergénérationnelle n'aurait plus de sens : le retraité travaille, il est payé point barre."
Il n'y pas de solidarité intergénérationnelle justement.
Et pensez au petit patrons et aux petites scop des caisses de salaires mutualisées.
Ça explique que vous niez l'existance de ce slogant endehors des syndicats jaunes.

"La preuve la plus évidente c'est que la seule action possible des retraités c'est de battre le pavé et en pure perte. "

Souvenez-vous de l'exemple de l'aide soignante.... Dans mon dernier message sur le sujet.... Quand vous parlez de perte vous affirmez l'hégémonie culturelle et idéologique du capital. Ce n'est pas parce-que ça ne met pas en valeur un capital que c'est une perte....


"La colère populaire porte sur les retraites parce que c'est l'axe de l'offensive de la bourgeoisie depuis 10 ans.
Mais il y a autant à dire sur les services publics, sur la précarité, sur la santé, et j'en passe. "

Et pas juste depuis 10 ans, et labourgeoisie le fait car contrairement à vous elle compris tous les enjeux.

"La finalité de ce raisonnement c'est que le retraité redevienne réellement un salarié."

Comme le chômeur.
C'est complètement débile alors de craindre la fainéantise !!!!! Vous vous contredisez vous même.


"Affirmer que de cette catégorie sociale émergera une nouvelle société signifie déposséder le prolétariat de son rôle historique, le déposséder en paroles parce que dans les faits il ne se passe strictement rien."

Je crois que le qui proquo réside dans la question : "De quoi le prolétariat est-il le nom pour vous?"

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Xuan
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   Posté le 04-03-2020 à 13:44:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur ce sujet-là, Clousclard est un âne, et c’est toi qui as de graves lacunes dans l’expérience de la lutte de classe. A ce sujet je te rappelle que pour les matérialistes, la connaissance vient fondamentalement de la pratique de la lutte pour la production, de la pratique de l’expérimentation scientifique et de la pratique de la lutte de classe

Personne ne prétend que la classe ouvrière se réduit au marteau-piqueur selon la caricature facile et misérable de Clousclard qui se révèle ici de mauvaise foi.

« Ils sont placés dans une même unité organique. » … le patron aussi est placé dans une même unité organique. Les prolos le rencontrent tous les matins, et les capitalistes également qui se trouvent dans l’unité organique du capital au même titre que les producteurs de plus value.

Ce qui définit la classe ouvrière c’est la position sociale dans les rapports de production. Et pour ceux ou celles qui se poseraient quelque question byzantine sur cette définition, il suffit de regarder qui fait quoi dans la lutte de classe.

La théorie de la classe ouvrière « du manœuvre à l’ingénieur » est une théorie révisionniste destinée à déposséder la classe ouvrière de son rôle révolutionnaire dirigeant.
Elle ne date pas d’hier. Dans les années 70 le PCF et la CGT défendaient les augmentations au % contre les augmentations uniformes, « pour préserver le pouvoir d’achat » , en fait récupérer les catégories supérieures, mais au détriment des bas salaires. De fait ces augmentations bénéficiaient essentiellement aux cadres, c’est –à-dire aux non-grévistes. Inutile de dire les conséquences sur l’unité de la classe ouvrière, c’est-à-dire du fer de lance de la lutte, particulièrement des OS.
Les employés et les techniciens ne sont pas les plus ardents dans la lutte, mais quand la grève démarre dans les ateliers, ils peuvent suivre le mouvement.

Dans les entreprises le rôle des cadres c’est d’empêcher les grèves, d’organiser la poursuite de la production coûte que coûte, de tenir les pieds au chaud des contremaîtres et des chefaillons, d’intimider les entreprises extérieures…si je faisais la seule liste de tous les exemples que je connais j’en ferais un roman.
A lire : comment un appareil s'éloigne de sa base De Mischi.



Deux :
« Pour la première fois dans l’histoire, sont réunies les conditions de la révolution du travail par le travail, de la gestion du travail par le travailleurs, de la révolution du mode de production par le mode de production (c’est à-dire des moyens de production par les forces productives)
La révolution n’est pas la gestion du travail par le travailleurs, à moins de prétendre transformer les rapports de production avec l’autogestion. A la limite l'autoentrepreneur a le profil idéal dans sa "révolution".

« travail libre » ? C’est vide de sens, à l’image du charcutage opéré par Friot sur le marxisme. A part le bricolage, le jardinage et le bénévolat il n’y a aucun travail libre . Maintenant que vaut ce « travail libre » en termes de marchandise ? Peanuts. C'est un travail qui n'a qu'une valeur d'usage et aucune valeur d'échange.
Sinon on en revient au troc, et en faire l’avenir d'un communisme « déjà là » c’est pathétique.

"Comme les valeurs d'échange des marchandises ne sont que les fonctions sociales de ces objets et n'ont rien de commun avec leurs qualités naturelles, il faut tout d'abord nous demander:
Quelle est la substance sociale commune à toutes les marchandises ? C'est le travail . Pour produire une marchandise, il faut y appliquer, y faire entrer une quantité déterminée de travail. Et je ne dis pas seulement de travail , mais de travail social .
Un homme qui produit un objet pour son usage personnel immédiat, en vue de le consommer lui-même, crée un produit , mais non une marchandise . En tant que producteur subvenant à lui-même, il n'a rien de commun avec la société.
Mais pour produire une marchandise , il faut que cet homme produise non seulement un article qui satisfasse à quelque besoin social , mais il faut encore que son travail soit un élément ou une fraction de la somme totale du travail utilisé par la société. Il faut que son travail soit subordonné à la division du travail qui existe au sein de la société . Il n'est rien sans les autres subdivisions du travail et à son tour il est nécessaire pour les compléter ...

Mais comment mesure-t-on la quantité de travail ? D'après le temps que dure le travail , en mesurant le travail à l'heure, à la journée, etc. Naturellement, pour se servir de cette mesure, on ramène tous les genres de travail au travail moyen, ou travail simple considéré comme leur unité."...

Ce que l'ouvrier vend, ce n'est pas directement son travail , mais sa force de travail dont il cède au capitaliste la disposition momentanée... [Salaire, prix et profit]


Présenter le "travail libre" du retraité payé d'un "salaire à vie" comme une alternative au travail salarié est une escroquerie parce qu'elle élude et l'abolition du capitalisme et sa transition au communisme suivant le principe "à chacun selon son travail" .

Friot fait miroiter sa situation personnelle privilégiée aux yeux du salarié ordinaire :
Je suis chez moi je fais ce que je veux. Je fais des conférences quand j'ai envie et on me paie à vie un salaire de bourgeois. Vive le "travail libre !"
C'est un pseudo communisme.
Le "travail libre" pour eux c'est d'aller à la pêche ou de jouer aux boules, sauf qu'il ne s'agit plus de travail mais de distraction ou d'activité récréative.
Cette activité n'est pas salariée et le retraité ne vend sa force de travail à personne. Ce n'est pas du travail social, il n'est pas "subordonné à la division du travail qui existe au sein de la société" .
Il en est de même pour un bénévole, qui vient et s'en va comme il le désire.
Son seul rapport à la société consiste à consommer des marchandises spécifiques à cette activité, mais il ne produit aucune valeur.


« en pure perte » les manifestations de retraités, oui. Malheureusement les actions des retraités n'ont pas d’efficacité comme les grèves des actifs parce qu’ils ne peuvent plus peser sur l’accumulation du capital.
Et plus la bourgeoisie ferme les portes du dialogue social plus les actions des retraités tombent à l’eau et depuis pas mal d’années. D’ailleurs leur syndicalisation est particulièrement faible. A mon avis l’erreur vient d’avoir voulu séparer syndicalement les retraités des actifs, de cantonner les premiers à une action locale indépendante, mais c’est un autre sujet.

Depuis 10 ans l’offensive contre les retraites est particulièrement agressive, et tout le monde le sait. Et si elle fait du bruit c'est parce que les retraités sont devenus une part importante de la population, mais pas celle qui peut bloquer le pays.
Cette offensive suit celle qui a détruit des régions entières, les bassins d’emploi. Et elle se poursuit aussi avec la santé.

« Comme le chômeur.
C'est complètement débile alors de craindre la fainéantise !!!!! Vous vous contredisez vous même. »

Qu’est-ce que tu racontes ? A part ceux qui ont vécu leur travail comme un loisir, les salariés aspirent à un repos qu’ils ont mérité.
Pour la plupart des salariés, et à l'exception de l'aristocratie ouvrière et des classes moyennes, passés 60 balais c'est l'envie de se barrer qui l'emporte. Parce que les aides soignantes et les caristes ont le dos cassé, les soudeurs pleurent, les conducteurs de chaîne n'entendent plus rien, etc. Et tous en ont par-dessus la tête de se faire commander par des morveux formatés et arrogants.
Rien à voir avec le chômeur qui est dans la force de l’âge et perd ses trimestres de cotisation à ne rien faire, bien malgré lui.


Edité le 04-03-2020 à 18:56:52 par Xuan




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   Posté le 04-03-2020 à 16:56:43   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Clouscard, n'a pas rompu avec le révisionnisme moderne du P"C"F il pratique la confusion par exemple sur le sujet des ITC qui était chaudement défendus par la clique de Marchais. Lire sur ce sujet l'article de la revue Prolétariat n°17 "Dans quel camps sont-ils ?" (dispo sur le site des Editions Prolétariennes). Il en est de même sur l'autogestion (que Clouscard défend).

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   Posté le 04-03-2020 à 18:31:05   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Vous avez lu métamorphose de la lutte des classes?


Je crois que votre ligne anti révisionniste vous rapproche à votre insue de position trotskyste type Nathalie Artaud.. Et vous ne serez pas le premiers cas qui par pur dogmatisme prends des position de trotskard sans sans rendre compte.

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   Posté le 04-03-2020 à 19:25:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tu ne réponds pas sur le sujet en nous amalgamant à des trotskistes.
Il faut répondre sur le fond.

Au lieu de parler des bouquins de Clousclard, développe ses arguments ici comme je l'ai fait sur le salaire et le travail.
Sinon je peux écrire tu as lu "salaire, prix et profit" ? ça ne fait pas avancer la discussion.

Il y a deux sujet, le rôle dirigeant de la classe ouvrière d'une part.
Les classes moyennes, si elles sont salarisées, ne sont pas a priori productrices de plus value. Par exemple chez les employés du commerce leur travail sert à réaliser la plus value et non à la produire.

Et d'autre part une "revendication" pseudo communiste du salaire à vie en système capitaliste aboutit à placer les retraités sous la loi d'airain du capitalisme.
Dans le système capitaliste un salaire à vie implique un travail à vie pour le salarié.
Celui qui prend son boulot pour une récréation et y va quand il en a envie n'est pas un modèle pour la quasi totalité des salariés.

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   Posté le 04-03-2020 à 21:13:47   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Je voulais m'assurer que vous maîtrisiez les sujets......

Car il y a révisionnisme et révisionnisme.... Il y a une révisionisme positif qui était là dès les premiers balbutiement du marxisme.

Mais techniquement s'il y a des révisionnistes ça serait vous, vous n'avez pas lu l'idéologie allemande..... Si on était en Bolivie ce que vous dîtes aurait du sens, mais ici on est dans un vieux pays capitaliste les choses ne sont pas pareil.
Le travail libre c'est que qui est décrit dans l'idéologie allemande, les niveau de développement en France permettrait déjà de goutter un aperçu de ce Marx décrivait dans l'idéologie allemande.


" « en pure perte » les manifestations de retraités, oui. Malheureusement les actions des retraités n'ont pas d’efficacité comme les grèves des actifs parce qu’ils ne peuvent plus peser sur l’accumulation du capital. "

Les retraités jouent un rôle essentiel dans la reproduction de la force de travail. et c'est très bien connu dans les pays du socialisme réel :

https://youtu.be/TFlelnblFQY


Pour voir l'impact de leur travail il faudrait une grève de plusieurs années à cause de la nature indirecte de l’impacte.

"salaire, prix et profit" ?

Oui et à l'époque c'était le standard or.....


Mais en refusant d'étudier les métamorphoses du capitalisme en targuant de révisionniste tous ceux qui s'y essayent, vous correspondez parfaitement à la définition de "marxiste dogmatique"...

Le refus des ITC, (qui sont des jouets du capital, on le sait bien on est pas débile) est une position typiquement trotskard

"Et d'autre part une "revendication" pseudo communiste du salaire à vie en système capitaliste aboutit à placer les retraités sous la loi d'airain du capitalisme."

Pour ça que friot est contre le revenu universel...

Sinon :


http://rebellion-sre.fr/wp-content/uploads/AutocRichesPatrie.jpg

Le socialistes anglais commencent à quitter l'échelon local et se revendique d'une fierté ouvrière nationale.


P.S : j’avoue que je n'ai pas lu métamorphose de la lutte de classe j'ai fais avec les autres livre et clouscard alerte.org j'ai réussi à avoir d'occase traité de l'amour fou pour 30€ mais métamorphose de la lutte des classe est INTROUVABLE. (Tiens le prix à baissé 72€ sur amazone au lieu de 100 boules)

Il étudie la lutte des classes sous l'angle de la production et consommation, donc les manageur à deux balles sont dans la perspective Narcisse>Vuclain.
et les ITC Vulcain>Narcisse.

Tous deux font partis de la hiérarchie, et sont des jouets du capital.... Mais l'ITC a plus a gagner qu'à perdre en rejoignant la lutte. Par contre il faudra déployer tout un arsenal pour le séduire.


L'ouvrage présenté à la Fête de l'Humanité avance trois idées-forces. Loin d'être abolie, la lutte des classes s'est généralisée. Elle s'est donc «métamorphosée» et les formes nouvelles, notamment culturelles, qu'elle prend aujourd'hui, peuvent empêcher de la repérer pour ce qu'elle est. Enfin, cette lutte de classes généralisée et métamorphosée met en scène pour la première fois dans l'histoire des enjeux humains d'une très grande universalité et ouvre la route à un type d'universalité que les philosophes ont, jusqu'ici, considéré comme relevant de l'utopie.

«Il ne s'agit plus de se référer, écrit Michel Clouscard, au vieux modèle des classes sociales constituées une fois pour toutes, mais d'établir leur engendrement historique. C'est celui-ci qui déterminera les trois essentielles caractéristiques de la nouvelle lutte des classes.» On ne saurait être à la fois plus créatif et plus fidèle à la pensée de Marx, père fondateur des classes, dans la mesure où elles se constituent dans l'antagonisme qui les oppose et n'y préexistent pas.

Cette actualisation de la lutte des classes est présentée par l'auteur sous forme de thèses. Il s'agit là d'une démarche à la fois classique - au sens où Marx et Engels y ont recours dans les célèbres «Thèses sur Feuerbach», publiées dans «l'Idéologie allemande» - et novatrice dans la mesure où le développement de la société française, de la Libération à nos jours, leur donne une portée concrète qui dépasse la simple indication stratégique de connaissance.

Il y a 109 «abrégés». Cela commence par le principe constitutif de toute société: «la mise en relation de la production et de la consommation». Suivent «l'expression libérale de cette relation universelle: la société dite de consommation» et «la contradiction constitutive de cette société: oppressive sur le producteur, permissive pour le consommateur». On retrouve là les hypothèses à l'oeuvre dans les premiers travaux de Michel Clouscard, avec cette fulgurante intuition selon laquelle les nouvelles couches moyennes sont le lieu originel de la consommation permissive, de leur indétermination de classe et de leur situation professionnelle. Les thèses 38 à 95 définissent un nouveau progressisme, son potentiel et ses stratégies virtuelles, et les deux systèmes d'alliance qui en découlent: «la révolution sur le lieu de travail, mais aussi la révolution des conditions de vie, de l'existence». La révolution est ici conçue comme accession du travailleur collectif aux moyens de son autogestion. Michel Clouscard précise au passage comment le rôle primordial de la gestion a rendu obsolète la notion de «dictature du prolétariat» (thèse 61).

Michel Clouscard n'est pas seulement le théoricien courageux de sa propre réflexion. Il est aussi un observateur tout en finesse des dernières évolutions de la société française. Mouvement de décembre compris. Ses «Métamorphoses de la lutte des classes» ne sont ni à prendre ni à laisser. Elles constituent une invitation à la réflexion pour une alternative progressiste. De surcroît, sa philosophie politique du socialisme démocratique et autogestionnaire suggère le dépassement de l'opposition entre la dictature du prolétariat et la dictature molle de la société civile. La fin de l'ère du soupçon?

ARNAUD SPIRE



Edité le 04-03-2020 à 21:14:27 par Plaristes




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   Posté le 04-03-2020 à 21:28:44   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

https://web.archive.org/web/20180901033024/http://clouscard-alerte.org/index.php/2017/02/28/apres-le-marxisme-leninisme-la-lutte-des-classes-michel-clouscard/

Si le marxisme léninisme est condamné au dogmatisme, vision fixiste et néopositiviste de la lutte des classe dénuée de toutes notion dialectique contradiction dialectique et engendrement réciproque.

Alors il faut en finir avec.

(Voir le nouveau défit léniniste)

Errrrrrrrmmmmmmm


Je dois avoir ce qu'il faut.....

Sur l'un de mes compte twitter j'ai du upload un certain graphique.

https://pbs.twimg.com/media/EL11_OGXYAIp96L?format=jpg&name=large

Ouvrez et zoumez...


e/ La redistribution d'une part du profit comme
pouvoir d'achat du désir

Les vénéneuses marchandises clandestines sont donc le
produit à vendre. Quelles sont les cibles - prescriptives,
privilégiées - de ce marché ? Les femmes et les jeunes. Quel
est le moyen de financement ? Le pouvoir d'achat des
nouvelles couches moyennes. Qui fait la propagande-
publicitaire ? L'imprécateur thuriféraire. Selon quelle
stratégie ? L'initiation mondaine à la civilisation capitaliste
permet aux vénéneuses marchandises d'imposer un
consumérisme qui doit miner les valeurs de l'éducation
nationale. Cette mercantilisation permet de compléter le

tableau de la hiérarchie sociale selon le désir. On aura


l'ensemble besoin-désir qui constitue le nœud de la société
de classes.

On peut suggérer la classification et hiérarchisation de l a
société dite de consommation :


(Tableau)


Mai 68 marque le passage de la culture petite bourgeoise a
la culture des nouvelles couches moyennes. Ce qui
caractérise celles-ci, c'est qu'elles n'ont pas de statut de classe
alors qu'elles se font pouvoir hégémonique. On ne peut
parler de classe moyenne, mais d'accumulation de couches
qui, aussi différenciées et hiérarchisées qu'elles soient, restent
moyennes, c'est-à-dire entre deux classes sociales. C'est,
qu'en termes économiques, il ne peut y avoir que deux
classes sociales. Celle qui possède les moyens de production
et celle qui apporte la force productive matérielle directe.


Les nouvelles couches moyennes vont constituer un
ordre, celui des services, du tertiaire, du quaternaire. Cet
ordre n'est autre que l'extension maximale des services.
Ceux-ci, jusqu'aux Trente Glorieuses, étaient essentiellement
constitués selon les surplus de la bourgeoisie de l'avoir
(alors, la contradiction interne peut jouer).

Le nouvel ordre, médiateur, lui, est constitué d'apports de
la hiérarchie bourgeoise, mais aussi de la promotion de la
classe ouvrière.

La partie supérieure de ces couches moyennes est une
dérive de la bourgeoisie, la partie inférieure, une dérive de la
classe ouvrière. La contradiction interne (de la bourgeoisie),
qui joue encore, est totalement surdéterminée par cette
double constitution des nouvelles couches moyennes. C'est
maintenant la société globale qui est concernée selon deux
ruptures, symétriques, avec les classes sociales originelles.

Ces deux apports de population, combien hétérogènes au
départ, vont s'homogénéiser en tant qu'ordre, selon leur
commune vocation de médiation, de service, selon le
nouveau mode fonctionnel et relationnel, selon un commun
mode de vie.


Cette opération culturelle peut être interprétée comme
l'essentielle stratégie du libéralisme. C'est que cette
commune participation, construction de l'ordre nouveau en
sa base et en sa hiérarchie, est la négation des valeurs
originelles, celles de la bourgeoisie de l'avoir et celles de la
classe ouvrière. Toute affirmation est une négation : c'est le
même mouvement, de participer à l'ordre nouveau et de nier
les valeurs originelles. Il se trouve que cette négation n'est
autre que celle de l'éthique de la praxis et de la morale
bourgeoise ! C'est une totale « révolution culturelle », mais à
l'envers.


L'éthique n'est autre que la situation objective d'une
classe sociale pour qui la nécessité est vertu, la classe
ouvrière. Cette classe est doublement éthique, par la
production et par la consommation. Par la production, elle
« donne », elle apporte les biens de consommation aux
autres, à la bourgeoisie. Pour ce qui est de sa consommation,
elle est réduite aux biens de subsistance et d'équipement
ménager. L'ouvrier n'existe que par sa classe sociale. Et celle-
ci n'est autre que la « situation » éthique, objective.

Tout au contraire, la morale bourgeoise est liberté, mais
liberté de classe. Elle échappe à la nécessité de l'ordre
éthique. C'est qu'elle accède à la dualité constitutive de son
économie politique. D'une part, le mouvement de
concentration, d'accumulation et, d'autre part, celui de la
dilatation, de l'expansion. Cette dualité se manifeste en tant
que radicale contradiction de la morale bourgeoise. Elle peut
même nier cette nécessité. Fondamentalement, la liberté
bourgeoise, et plus généralement celle de la classe
dominante, est l'accès à ces systèmes opposés de la morale :
stoïcisme ou épicurisme, sacrifice ou jouissance, vertu ou
vice, etc. Le bourgeois a le pouvoir de choisir une existence
contradictoire : « alternance et syncrétisme », disait
Montherlant. Le bourgeois culturel reste « disponible » ou
« s'engage » (Gide et Sartre). Cette dualité est l'expression
culturelle même du pouvoir de classe. La liberté est la
détermination de la contradiction de classe, de ses deux
moments constitutifs.


A l'opposé, la classe ouvrière est la classe sociale qui ne
peut qu'identifier niveau de vie et genre de vie. Il n'y a pas de
marge, donc de choix. La classe bourgeoise, au contraire,
peut accéder à la contradiction du niveau de vie et du genre
de vie et même à la contradiction des genres de vie. Elle
possède cette liberté : la dualité de complémentarité.


Les nouvelles couches moyennes, en leur généalogie, sont
donc constitutivement, la négation, le refus, l'abolition de
l'éthique de la praxis et du jeu de la morale. Elles ne sont
plus concernées par la nécessité du réinvestissement
productif et sont totalement disponibles à la manipulation de
la stratégie politique et marchande du libéralisme libertaire.
C'est la liberté du libéralisme, c'est la société du salariat
généralisé qui permet d'accéder au moyen de la jouissance,
de ne plus réinvestir tout le profit dans l'équipement
productif, mais d'en extraire une part dévolue à la jouissance.
Il y aura redistribution du profit, essentiellement aux
nouvelles couches moyennes.

Deux systèmes de métiers vont se constituer selon
l'encadrement du travail - management - et selon
l'encadrement du loisir - l'animation ; ce sont deux systèmes
hiérarchisés. C'est sous ce double contrôle que se
développent les métiers qui ne sont pas de production
matérielle directe, mais qui sont nécessaires aux métiers de la
production industrielle : ingénieurs, techniciens, chercheurs.

Une part du profit national sera réinvestie comme salaire
des métiers d'encadrement du travail, ingénieurs, techniciens,
cadres. Cela donne essentiellement le cadre et les cadres
supérieurs, moyens, subalternes. Mais tout cela dans une
ambiguïté généralisée : un immense corps de métiers va
proliférer — constitué à la fois de travail productif et de
service coercitif. Le cadre est à la fois coercition douce et
forte valeur ajoutée. L'intérêt de ce système, c'est que le
pouvoir politique disparaît comme métier spécifique dans la
mesure où il se fait immanent au procès de production et au
procès de consommation.

Ce surplus salarial apparaît, en sa spécificité, lorsque,
d'une part, les biens d'équipement collectifs et des ménages
sont acquis - comme confort - et que d'autre part, on n'a
plus à les réinvestir dans l'équipement productif. C'est dire le


gros bénéfice de ce salarié, le capital jouissance dont il
dispose. Tout semble se passer comme si les force
productives et les moyens de production n'étaient plus que
les services des nouvelles couches moyennes, les services des
services (tertiaires et quaternaires) ! C'est un fabuleux
renversement des rôles, une prise de pouvoir.

Il est évident que plus l'on monte dans la hiérarchie, pl us
le potentiel de jouissance s'accroît. Mais la jouissance est
aussi prévue en sens inverse, plus on descend dans la
hiérarchie. C'est la jouissance symbolique de l a
consommation transgressive. L'accession aux produits du
marché du désir est alors très réduite. A la place des objets
(les marques) et services, on consomme de la symbolique,
des signes, des attitudes, des paroles. Ce modèle est alors
valable, aussi, pour les jeunes des cités de banlieues. Les
bandes - la dynamique de groupe - consomment de la
transgression. Quel jeu de dupes !

De même que le cadet et le petit bourgeois convergent
vers le même lieu - les quartiers d'artistes -, les rejetons des
nouvelles couches moyennes et ceux des banlieues —
d'origine africaine, maghrébine -, consuméristes riches et
pauvres, se retrouvent et se côtoient au Forum des Halles.
Ce sont les décideurs de la mode. Ils sont rejetés par les
rejetons de la bourgeoisie traditionnelle, car où aller pour
occuper le temps de loisir-chômage ?


Edité le 04-03-2020 à 21:36:42 par Plaristes




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