Forum Marxiste-Léniniste
Forum Marxiste-Léniniste
Administrateurs : Finimore, ossip, Xuan
 
 Forum Marxiste-Léniniste  Actualités  Palestine vaincra ! Les luttes au Moyen Orient 

 Dégradation des relations Turquie - OTAN

Nouveau sujet   Répondre
 
Bas de pagePages : 1  
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 13-02-2018 à 15:48:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Les relations américano-turques risquent de s'effondrer"
(ministre turc des Affaires étrangères)


Publié le 2018-02-12 à 22:20
ISTANBUL, 12 février (Xinhua) -- La détérioration des relations entre la Turquie et les Etats-Unis a atteint un tournant, a averti le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

"Soit nous réparerons notre relation, soit elle s'effondrera complètement" , a-t-il souligné.
S'adressant à la presse à Istanbul, il a déclaré que Washington avait commis plusieurs erreurs dans ses relations avec Ankara, notamment en soutenant les Unités de protection du peuple (YPG), milice kurde active en Syrie.
Le 20 janvier, les troupes turques ont lancé une offensive aérienne et terrestre contre les YPG dans la région d'Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie. Ankara considère les miliciens kurdes comme des terroristes associés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie a menacé d'attaquer Manbij, une autre ville syrienne détenue par les YPG, mais les Etats-Unis ont refusé de retirer leurs troupes de la ville, comme l'exigeait Ankara, augmentant ainsi le risque d'une confrontation directe entre les deux alliés de l'OTAN.

"Il est naturel que notre confiance à l'égard des Etats-Unis se dégrade" , a déclaré M. Cavusoglu, soulignant qu'Ankara ne veut plus entendre de promesses vides de la part de son allié, mais souhaite plutôt voir des mesures concrètes.

Le conseiller à la sécurité nationale et aux affaires étrangères du président turc, Ibrahim Kalin, a rencontré son homologue américain Herbert Raymond McMaster à Istanbul ce week-end, tandis que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays se rencontreront respectivement à Ankara et à Bruxelles dans les prochains jours.
M. Cavusoglu a indiqué que toutes les questions sensibles seraient discutées en détail lors de la prochaine visite du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson à Ankara.


Edité le 13-02-2018 à 15:48:45 par Xuan




--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
Grand classique (ou très bavard)
7936 messages postés
   Posté le 09-03-2018 à 19:50:32   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Y a t il des risques d agression turque contre la Grèce?

--------------------
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 09-03-2018 à 22:55:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il y a depuis longtemps un contentieux chronique, mais la situation s'est dégradée après la crise des réfugiés, dont l'Europe des pays dominants a fait retomber le poids sur les pays du sud. Quelques articles récents :


http://fr.sputniknews.com/international/201801281034917698-turquie-grece-litige-iles/
http://www.opex360.com/2018/02/13/nouvel-incident-naval-entre-turquie-grece-pres-dun-ilot-dispute-mer-egee/
http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/07/les-incidents-se-multiplient-entre-la-turquie-et-la-grece_5266931_3214.html
http://www.letelegramme.fr/monde/grece-turquie-dangereux-thriller-geopolitique-en-cours-09-03-2018-11879548.php


Edité le 09-03-2018 à 23:24:15 par Xuan




--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
Grand classique (ou très bavard)
7936 messages postés
   Posté le 10-03-2018 à 11:57:33   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il y a également un possible irredentisme d Ankara en Thrace Occidentale,où vit une minorité turque.


Edité le 10-03-2018 à 12:05:52 par marquetalia




--------------------
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 05-08-2018 à 22:41:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Turquie, piétinée à plusieurs reprises par l'Europe et les USA, se rapproche des BRICS. . Ceci ne change en rien le caractère réactionnaire et répressif de la Turquie d'Erdogan, mais constitue un indice des transformations dans les rapports internationaux.
*[La France s'est particulièrement opposée à l'intégration de la Turquie dans l'UE, la France et les USA soutiennent les milices kurdes, et la Turquie a été particulièrement touchée par l'afflux de réfugiés ]



La Turquie veut rejoindre les BRICS car elle est déçue par l’OTAN et l’UE – Analystes
Posted le 31 juillet 2018 par mirastnews in Economie

Le président russe Vladimir Poutine, le premier ministre indien Narendra Modi et le président turc Tayyip Erdogan au sommet des BRICS le 27 juillet 2018 © Gianluigi Guercia / Reuters

Tout pays a le droit de choisir ses alliances fortes. Pour la Turquie le choix devrait être clair, ôté d’ambiguïté, même si les futurs « BRICS Plus » auraient toujours une forte orientation économique. Le statut d’observateur privilégié serait le plus adapté, au moins pour un temps d’observation.
En faisant taire l’idée de l’adhésion de la Turquie aux BRICS, le président turc Recep Tayyip Erdogan cherche à diversifier la politique étrangère d’Ankara, son adhésion à l’UE étant longue et ses relations avec les Etats-Unis d’Amérique sur une base solide.


Le président turc a suggéré que les dirigeants des cinq membres du bloc BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ajoutent « T » à l’acronyme. Erdogan a été invité au dernier forum du groupe et a déclaré au Hurriyet Daily News que les membres actuels ont accueilli favorablement l’idée de l’adhésion de la Turquie.
Evgeniy Bakhrevskiy, directeur adjoint de l’Institut russe de recherche sur le patrimoine culturel et naturel, a déclaré à RT que ce pivot apparent d’Erdogan est ancré dans la frustration grandissante de la Turquie envers l’Occident.
Erdogan « estime qu’il est nécessaire de diversifier la politique étrangère de la Turquie, car il est sérieusement déçu des structures occidentales, avec l’UE, il a plutôt des relations tendues avec les Etats-Unis d’Amérique » , a noté Bakhrevskiy.

Stevan Gajic, chercheur à l’Institut d’études européennes de Belgrade, a fait valoir qu’il ne s’agissait pas de considérations géopolitiques, mais de «quelque chose de très personnel» qui a incité M. Erdogan à rechercher de nouvelles allégeances.
Gajic estime que la tentative de coup d’État militaire déjouée en 2016 et la victoire du président syrien Bashar Assad en Syrie, avec l’aide de la Russie, sont deux facteurs principaux qui ont fait changer les perspectives d’Erdogan.

Il arrive également à un moment où le rêve de longue date de la Turquie de rejoindre l’UE est dans les limbes, avec un processus d’adhésion effectivement gelé. Bien que l’UE soit le premier partenaire commercial de la Turquie, la Turquie est toujours coincée dans la «salle d’attente» du bloc, une situation qui est en soi une insulte à Ankara, a souligné M. Bakhrevskiy.

Les relations d’Ankara avec Washington traversent également une période difficile, avec « un sentiment anti-USA très fort dans presque toutes les couches de la société turque » , selon Bakhrevskiy, en raison du soutien des Etats-Unis d’Amérique aux milices kurdes combattant l’Etat islamique (EI, IS, anciennement ISIS). La Turquie considère l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS, SDF) soutenues par les États-Unis d’Amérique, les unités de protection du peuple (PYD), comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), reconnu comme terroriste par la Turquie.
En refusant de couper son soutien aux forces dirigées par les Kurdes, les Etats-Unis d’Amérique sont perçus par beaucoup en Turquie comme « menaçant directement » leur pays, a dit Bakhrevskiy. Erdogan n’hésite pas à capitaliser sur ce sentiment.

« L’anti-américanisme est populaire, il est un politicien, il fera ce que les gens aiment. »

Dans le même temps, les relations de la Turquie avec la Russie, qui ont atteint leur plus bas niveau lorsque la Turquie a abattu un avion d’attaque russe au-dessus de la Syrie en novembre 2015, se sont rapidement redressées et prennent de l’ampleur. La rapidité de ce rapprochement est la preuve que les «deux parties ont vraiment besoin l’une de l’autre» , selon Bakhrevskiy.

« Le principal changement par rapport à 2015 est que la Turquie et la Russie étaient au bord de la guerre » , a noté Gajic. La Russie a exprimé son soutien à Erdogan suite à la tentative de coup d’Etat de 2016, que les autorités turques ont reprochée à Fethullah Gülen, un clerc exilé basé aux Etats-Unis d’Amérique, et à ses associés en Turquie. Les deux pilotes turcs accusés d’avoir abattu l’avion russe ont été arrêtés plus tard dans une répression après le coup d’Etat.
En supposant que les pilotes faisaient effectivement partie du réseau de Gulen, « c’était en fait un complot pour faire un conflit entre la Russie et la Turquie » , a déclaré Gajic.

Alors que la Turquie ne semble pas susceptible d’abandonner l’OTAN pour le moment, Bakhrevskiy souligne que les BRICS est un «bloc très démocratique» qui ne nécessite pas de «sacrifices» spéciaux comme quitter l’UE ou l’OTAN pour le rejoindre.

Gajic, quant à lui, croit qu’Ankara pourrait tirer parti de la menace de laisser l’OTAN comme une «grande monnaie d’échange» . Son départ potentiel «porterait un grand coup» à une alliance déjà ébranlée par les demandes constantes du président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump que les membres européens paient davantage pour la maintenance coûteuse du bloc.
Cette position ambiguë « est la meilleure pour la Turquie » , estime Gajic, car la Russie et les Etats-Unis d’Amérique sont finalement intéressés à remporter Ankara.

Traduction et Titre 2 : MIRASTNEWS
Source : RT


_________________________


L’adhésion de la Turquie aux Brics pourrait provoquer un «choc géopolitique»



© Sputnik . Wladimir Astapkowitsch
L’association des pays, qui a été surnommée à l’époque le groupe des Brics, élargit de plus en plus son influence. A présent la Turquie exprime la volonté de rejoindre ce club, comprenant entre autres la Russie.
Ankara (membre de l’Otan) a-t-il une chance d’adhérer aux Brics et quel serait l’effet géopolitique dans un tel scénario? L’analyse du quotidien Vzgliad.


Le Président turc a fait part de sa volonté d’adhérer aux pays des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), a annoncé dimanche le quotidien Hürriyet Daily News.

«Nous faisons partie du G20 avec ces cinq pays. Je voudrais qu’ils étudient les démarches nécessaires pour nous permettre de rejoindre ce groupe et prendre notre place dans les Brics» , a déclaré le dirigeant turc. Et d’ajouter: «Si vous nous acceptez dans ce groupe, il s’appellera BRICST.» D’après le chef de l’Etat turc, les membres des Brics ont positivement réagi à cette proposition. «Notamment la Chine a déclaré qu’elle était favorable à l’élargissement» , a poursuivi Recep Erdogan. D’après ce dernier, il existe un immense potentiel de partenariat dans le secteur économique, d’investissement et de projets de développement.

Par ailleurs, la Turquie est loin d’être le seul pays à témoigner beaucoup d’intérêt au travail du groupe. Il y a quelques années, l’Argentine avait également exprimé son envie d’adhérer aux Brics, or il s’agit tout de même de la deuxième économie de l’Amérique du Sud.

Mais pour l’instant tout reste à sa place. Y a-t-il une chance que la Turquie rejoigne ce club? Le fait qu’Erdogan ait été invité au 10e sommet annuel des Brics à Johannesbourg témoigne en faveur d’une telle possibilité.

D’un autre côté, Vladimir Poutine lors de ce même sommet a déclaré que pour le moment l’élargissement des Brics n’était pas prévu. Sans pour autant écarter complètement cette éventualité. «Nous n’avons pas l’intention pour l’instant d’augmenter formellement le nombre des membres des Brics parce que les formats actuels montrent leur efficacité. Mais cela ne signifie pas que l’organisation est close et que les portes sont fermées. Tout simplement c’est une question qui ne se règle pas spontanément. Il faut l’analyser minutieusement» , a déclaré le chef de l’Etat russe.

Pour l’instant il n’existerait pas de compréhension claire des règles et des procédures d’élargissement des Brics, quelles sont les exigences pour un nouveau membre et quelles sont ses obligations.

Sur le plan géopolitique, aucun pays de la région n’est capable de remplacer la Turquie, c’est pourquoi l’adhésion d’Ankara au groupe avec un axe Russie-Chine serait un sérieux choc géopolitique pour l’Europe et les USA, selon le journal.

Qu’est-ce que le groupe des Brics? Son objectif géopolitique consiste à créer un ordre mondial multipolaire pour faire contrepoids au monde unipolaire avec les Etats-Unis en tête. Ce n’est pas une histoire sur l’économie intérieure de chaque pays à part, c’est une tentative des pays émergents de se faire entendre sur la scène mondiale, de diversifier les liens économiques extérieurs et d’attirer les investissements supplémentaires.
Pour faire contrepoids au FMI et à la Banque mondiale, dont se servent les USA et l’UE pour renforcer leur influence sur les autres pays, les Brics ont déjà créé leurs propres structures — la banque de développement et le pool des réserves de change.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Source: Sputnik News – France

_________________________


La Turquie envisage pour la première fois d'émettre des obligations en yuan


ANKARA, 4 août (Xinhua) -- La Turquie envisage pour la première fois d'émettre des obligations en yuan chinois, a annoncé vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

"Pour la première fois, nous allons émettre des obligations en yuan chinois" , en raison de rapports "unilatéraux" des organismes de notation de crédit, a indiqué le président turc dans un discours annonçant le plan d'action sur 100 jours du nouveau cabinet.

Les marchés chinois, mexicain, russe et indien vont devenir une priorité pour les exportations turques dans cette nouvelle ère, a-t-il ajouté.

Lors d'une cérémonie tenue au palais présidentiel d'Ankara, M. Erdogan a révélé un plan d'action ambitieux portant sur 400 projets dans des secteurs tels que l'énergie, le commerce extérieur, l'éducation, la santé, l'agriculture et le tourisme.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 21-12-2018 à 22:25:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le retrait des forces militaires US de Syrie sert le rapprochement de ces deux pays et dessert Israël.

Le président turc promet de continuer à coopérer avec l'Iran malgré les sanctions américaines




(Xinhua/Qin Yanyang)

ANKARA, 20 décembre (Xinhua) -- La Turquie restera aux côtés de l'Iran malgré les sanctions "injustes" que les États-Unis imposent au pays, a déclaré jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

M. Erdogan s'est exprimé à ce propos lors d'une conférence de presse en présence de son homologue iranien, Hassan Rohani, à Ankara.

" La Turquie ne soutient pas les sanctions américaines qui mettent en péril la stabilité et la sécurité de la région ", a souligné M. Erdogan.

Il a promis que la Turquie et l'Iran uniront leurs efforts pour mettre fin aux affrontements et assurer la sécurité dans la région.

D'après M. Erdogan, les deux pays ont pour objectif d'accroître la valeur du commerce bilatéral pour arriver à 30 milliards de dollars, contre 11 milliards de dollars actuellement.

Le président Rohani a déclaré pour sa part que Téhéran travaillera avec Ankara sur la question de la protection de l'intégrité territoriale de la Syrie.

L'Iran, la Turquie et la Russie poursuivront les négociations du "format d'Astana" sur le futur de la Syrie, a-t-il fait savoir, ajoutant que le prochain sommet sera organisé en Russie.

MM. Erdogan et Rohani ont présidé la 5e réunion du Conseil de coopération de haut niveau Turquie-Iran jeudi à Ankara

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
pzorba75
Militant de valeur
430 messages postés
   Posté le 22-12-2018 à 06:23:25   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Turquie et Iran forment une redoutable coalition réactionnaire qui ne semble pas en mesure d'apporter une politique de progrès social, de paix et de justice en Syrie. Juste un contrôle militaire du secteur que les américains vont laisser faire, leurs intérêts étant à l'abri avec Israël et les dictatures du Golfe.
Macron et le Drian semblent hors jeu en Syrie, comme dans bien d'autres endroits plus proches de nous, une bonne nouvelle pour ceux qui s'opposent à Macron et à sa politique européiste et de soumission à l'ordre atlantiste.

--------------------
marquetalia
Grand classique (ou très bavard)
7936 messages postés
   Posté le 22-12-2018 à 09:53:44   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

les tensions entre les Usa et la Turquie compromettent la présence militaire de ces deux pays en Somalie,et assurent donc la victoire totale des shebabs,qui prendront bientot la Villa Somalia-construite par un certain Benito Mussolini-.

--------------------
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 28-12-2018 à 09:29:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La coalition réactionnaire dans cette région c'est l'impérialisme US et occidental, français notamment, ainsi qu'Israël.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 04-06-2019 à 22:39:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Turquie s'en tient à l'accord sur les armes avec la Russie


Source: AFP Publication: 2019/6/4 21:13:40
http://www.globaltimes.cn/content/1153134.shtml

Erdogan: aucune offre positive des Patriots
Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi que la Turquie ne se retirerait pas d'un accord conclu avec la Russie sur l'achat d'un système de défense antimissile S-400 malgré les menaces américaines de conséquences "dévastatrices".
La volonté d'Ankara d'acheter le S-400 a été une source de discorde majeure entre les alliés de l'OTAN, la Turquie et les États-Unis, qui ont menacé de prononcer des sanctions après des mois d'avertissements.
"Nous avons conclu un accord [avec la Russie]. Nous sommes déterminés" , aurait déclaré Erdogan à l'agence de presse officielle Anadolu.
"Il n'y a rien de tel que de revenir en arrière" , a-t-il déclaré à la presse après des prières dans une mosquée à Istanbul.

La semaine dernière, un haut responsable du Pentagone a déclaré que les conséquences seraient "dévastatrices" pour le programme de chasse commun turc F-35 et sa coopération avec l'OTAN si le pays poursuivait ses plans d'achat du système d'arme anti-aérienne russe.
Kathryn Wheelbarger, secrétaire adjointe par intérim à la Défense pour les affaires de sécurité internationale, a déclaré que cet achat projeté nuirait à la capacité de la Turquie de travailler avec l'alliance occidentale et contraindrait Washington à frapper le pays de sanctions à l'encontre des contrats d'armement conclus avec la Russie.
Elle a déclaré que l'administration américaine, même si elle ne voulait pas punir la Turquie pour son achat, pourrait être forcée de le faire par un Congrès antipathique à Ankara.
Les responsables américains ont déclaré s'attendre à ce que la Turquie opte pour les missiles américains Patriot,

La Turquie envisage d'acheter 100 F-35 américains et certains pilotes turcs ont déjà commencé à s'entraîner avec leurs homologues américains.
Erdogan a déclaré mardi qu'il avait déclaré aux Etats-Unis qu'Ankara prendrait des mesures pour acheter les Patriots que si ses conditions de livraison étaient aussi positives que celles de la Russie.
"Malheureusement, nous n'avons pas reçu de proposition positive de la part des Américains au sujet des Patriots comme les S400 de la Russie" , a-t-il ajouté.
La Turquie a défié les pressions croissantes de ses alliés de l'OTAN et a déclaré que l'achat de Moscou était un "accord conclu" .
Erdogan a parlé mercredi au président américain Donald Trump par téléphone et, selon le bureau du dirigeant turc, ils ont discuté de l'offre antérieure d'Ankara de constituer un "groupe de travail commun" sur le système de missiles.
Les deux dirigeants doivent se rencontrer en marge du sommet du G20 à Osaka, au Japon, à la fin du mois de juin.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
Grand classique (ou très bavard)
7936 messages postés
   Posté le 04-06-2019 à 23:12:41   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les contradictions entre l Empire et ses vassaux s exacerbent.

--------------------
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 16-06-2019 à 18:25:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Malgré l'ultimatum de Washington à Ankara, le système russe S-400 devrait être livré à la Turquie en juillet


i24NEWS
https://www.i24news.tv/fr/actu/international/1560677813-malgre-l-ultimatum-de-washington-a-ankara-le-systeme-russe-s-400-devrait-etre-livre-a-la-turquie-en-juillet
Dernière modification 16 juin 2019 à 12:23


The Turkish-Russian deal for Moscow's S-400 surface-to-air missile systems, seen here during a Victory Day parade in Red Square, reflect growing military cooperation between the two countries

"Nous nous sommes entretenus avec la Russie concernant le système S-400, et l'affaire est close" (Erdogan)

La Turquie devrait acquérir le système de défense antiaérien russe S-400 dès "la première quinzaine de juillet" , a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan, selon la chaîne NTV.

Il y a dix jours, Washington avait contacté Ankara par l'intermédiaire du chef du Pentagone, Patrick Shanahan, accordant à la Turquie jusqu'au 31 juillet pour renoncer à l'achat des batteries de missiles russes que Washington considère comme incompatibles avec le nouvel avion furtif américain F-35 que la Turquie veut aussi acquérir.

Si, d'ici à cette date, la Turquie n'a pas renoncé aux S-400, les pilotes turcs s'entraînant actuellement aux Etats-Unis sur le F-35 seront expulsés, d'après Washington.

"Nous nous sommes entretenus avec la Russie concernant le système S-400, et l'affaire est close" , a déclaré M. Erdogan lors de son retour du Tadjikistan, après avoir rencontré Vladimir Poutine à Douchanbé, où s'est tenu samedi le sommet sur la sécurité en Asie.

Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, s'était lui aussi élevé contre l'ultimatum américain, soulignant qu'il s'était entretenu jeudi à ce sujet avec le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton.

Il avait néanmoins déclaré que les négociations se poursuivaient entre Ankara et Washington, appelant les Etats-Unis à "revenir sur leur attitude" afin de ne pas "endommager de façon durable" les relations bilatérales.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 01-07-2019 à 23:44:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les intérêts économiques définissent la visite d'Erdogan en Chine

Par Li Weijian Source: Global Times Publié le 2019/7/1 18:28:39

http://www.globaltimes.cn/content/1156382.shtml

Le président turc Recep Tayyip Erdogan commence sa visite en Chine mardi, quelques jours seulement après le sommet du G20 au Japon. Erdogan a rencontré le président chinois Xi Jinping en marge du sommet de la Conférence sur les mesures d'interaction et de renforcement de la confiance en Asie tenu à Douchanbé, au Tadjikistan, le 15 juin. Pourquoi les plus hauts dirigeants des deux pays se réunissent-ils en un mois?

La visite d'Erdogan à Pékin est liée à des problèmes tels que le conflit d'Ankara avec l'administration du président américain Donald Trump, mais sa principale préoccupation est l'économie.

Actuellement, la Chine et la Turquie rencontrent des difficultés. Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont sensiblement évolué depuis que Washington a décidé de suspendre les droits de douane, mais rien ne laisse présager un relâchement des liens entre Ankara et Washington. Les sanctions de Washington sur Téhéran ont assombri les économies chinoise et turque, ces deux pays étant d'importants importateurs de pétrole.

Ankara connaît un ralentissement économique. L'administration Erdogan voudra peut-être consulter la Chine sur les moyens de gérer les conséquences des sanctions américaines sur l'Iran. Pendant ce temps, Erdogan cherche à renforcer sa coopération économique avec la Chine, dans l’espoir que Pékin puisse donner un coup de main dans le traitement des sanctions imposées par les États-Unis à son pays et de la pression qu’il a créée. Les sanctions de 2018 ont entraîné une dépréciation considérable de la lire, la monnaie turque, qui est tombée à un niveau record.

Les relations avec les États-Unis continuent de se détériorer après la décision d'Ankara d'acheter un système de défense antimissile russe S-400. Ankara a pris sa décision après avoir pesé les considérations politiques dans la recherche d’une stratégie diversifiée.

En réalité, les relations de la Turquie avec les États-Unis ne se sont pas seulement détériorées récemment. En 2016, le gouvernement turc a officiellement demandé à Washington d'arrêter et d'extrader Fethullah Gulen, prédicateur islamiste et opposant d'Erdogan, qui vit aux États-Unis et qui est accusé d'être à l'origine de la tentative de coup d'État contre Erdogan en 2016. Les États-Unis n'ont pas accédé à la demande, invoquant des preuves insuffisantes, qui ont provoqué la colère de la Turquie.

En outre, depuis l’entrée en fonction de Trump, le gouvernement Erdogan n’a pas été témoin de nombreux mouvements de son gouvernement, notamment en Syrie et en Iran. Les Etats-Unis ont armé et soutenu les Kurdes syriens, tandis que la Turquie estime que les Kurdes constituent une menace pour sa sécurité nationale.

Bien que l'on ne puisse pas dire que la Turquie ait des différences fondamentales avec les États-Unis, l'éloignement d'Ankara avec l'administration Trump est assez évident. L'affrontement avec les États-Unis a affecté l'investissement étranger dans le pays. Si rien n'est fait, les difficultés économiques pourraient compromettre la réélection d'Erdogan. Pour sécuriser son pouvoir, il doit donner la priorité à l'économie.

Une coopération accrue avec la Chine aiderait la Turquie à sortir du bourbier économique. Alors que la Turquie se situe au carrefour de l’Ouest et de l’Est, elle a compris qu’elle pourrait tirer profit de la ceinture et de la route proposées par la Chine.Initiative (BRI). La Turquie a coopéré avec la Chine dans de nombreux projets dans le cadre de la BRI. Une entreprise chinoise a remporté l'appel d'offres pour la construction d'une partie d'un chemin de fer à grande vitesse reliant Ankara à Istanbul. Le pays a également signé un accord avec la société de télécommunications chinoise ZTE sur le projet de construction du nouvel aéroport d'Istanbul.

La Turquie est en contradiction avec les États-Unis et sa volonté de renforcer ses liens avec de grandes puissances telles que la Chine et la Russie, son influence sur Washington est évidente. Néanmoins, les relations de la Turquie avec les États-Unis ne connaîtront pas de changement fondamental. Il souhaite simplement disposer de davantage d'options au-delà de Washington pour rechercher de meilleurs avantages.

L’auteur est chercheur à l’Institut d’études de politique étrangère des Instituts d’études internationales de Shanghai et vice-président de l’Association chinoise des études sur le Moyen-Orient. opinion@globaltimes.com.cn

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
11931 messages postés
   Posté le 04-07-2019 à 16:27:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pourquoi «Erdogan s’engage dans un jeu actif avec la Chine»?


© REUTERS / Jason Lee

21:53 03.07.2019 https://fr.sputniknews.com/international/201907031041588354-pourquoi-erdogan-sengage-dans-un-jeu-actif-avec-la-chine/

Après avoir critiqué la Chine à propos de sa politique dans le Xinjiang, Ankara s’est récemment rangé du côté de Pékin. Le directeur du Centre chinois d’étude de la Turquie, Li Bingzhong, et l’expert russe du Proche-Orient, Stanislav Tarassov, ont expliqué à Sputnik pourquoi le Président Erdogan a changé sa politique à l’égard de la Chine.
Le Président turc s’est engagé dans un grand jeu géopolitique avec la Chine pour plusieurs raisons, ont déclaré à Sputnik Li Bingzhong, directeur du Centre d’étude de la Turquie auprès de l’Université pédagogique de la Shaanxi Normal University et Stanislav Tarassov, historien russe et expert du Proche-Orient.

Un jeu géopolitique des grandes puissances

«M.Erdogan s’engage dans un jeu actif avec la Chine […]. Formant une alliance avec la Chine, M.Erdogan se lie aussi d’amitié avec la Russie, il se montre ainsi comme un représentant d’une grande puissance à côté de Pékin et de Moscou. Il souligne aussi que la politique des Américains à l’égard de la Turquie n’est pas celle à laquelle Ankara s’attend. Et son grand jeu avec la Chine est aussi une tentative de gagner le soutien des sympathisants de l’islam en Asie du Sud-Est» , a indiqué M.Tarassov.
Deux pays musulmans, la Turquie et la Malaisie, ont presque simultanément annoncé leur intention de ne pas s’opposer à la Chine sur le dossier de la région autonome ouïghoure du Xinjiang.
Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a notamment fait une déclaration en ce sens le 2 juillet, lors d’entretiens avec le Président Xi Jinping à Pékin. Il a noté que «toutes les ethnies du Xinjiang chinois vivaient heureuses dans le contexte du développement de la Chine» quatre mois après que le ministre turc des Affaires étrangères a jugé comme une «honte pour l’humanité» le traitement des musulmans dans ce territoire du nord-ouest de la Chine.

Raisons économiques

Selon M.Tarassov, le Président turc cherche aussi à se rapprocher de Pékin pour des raisons économiques.
«Il se prépare à obtenir un crédit en Chine, alors qu’il était jusqu’ici opposé à cette idée. La situation économique actuelle en Turquie ne serait pas bonne. En plus, les États-Unis appliquent des sanctions contre la Turquie» , a relevé M.Tarassov.
Toutefois, M.Erdogan «poursuit discrètement ses efforts en vue d’influer sur le règlement de la question des Ouïghours du Xinjiang» , à son avis.

Raisons politiques

Selon Li Bingzhong, le revirement de la Turquie est un succès de la diplomatie chinoise qui s’explique aussi par le désir de M.Erdogan de régler des problèmes de politique intérieure.
«La Turquie a effectivement changé de position, après que le ministère chinois des Affaires étrangères et l’ambassade de Chine en Turquie ont réalisé un grand travail […]. D’autre part, la politique intérieure et la diplomatie du gouvernement d’Erdogan traversent une période très difficile. La visite du Président turc en Chine est un moyen de trouver des solutions aux problèmes politiques intérieurs et extérieurs» , a-t-il estimé.
Et d’ajouter: «Au nom de ses intérêts, la Turquie prête attention aux questions qui préoccupent le gouvernement chinois».

Selon certains observateurs, l’attitude négative précédente d’Ankara aurait pu être le résultat de pressions des États-Unis. Mais lors des pourparlers avec M.Xi, le Président turc a assuré que son pays ne permettrait à personne de nuire aux relations turco-chinoises.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Haut de pagePages : 1  
 
 Forum Marxiste-Léniniste  Actualités  Palestine vaincra ! Les luttes au Moyen Orient  Dégradation des relations Turquie - OTANNouveau sujet   Répondre
 
Identification rapide :         
 
Divers
Imprimer ce sujet
Aller à :   
 
créer forum