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 crise du sionisme et révolte palestinienne

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Xuan
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   Posté le 24-04-2021 à 23:44:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La situation en Israël devient de nouveau antagonique.
Netanyaou est sur la sellette, les cliques fascistes sionistes montrent les dents, mais les masses palestiniennes se révoltent.
Une vidéo https://www.facebook.com/100008319338978/videos/2954687031485246


Edité le 24-04-2021 à 23:44:44 par Xuan




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Xuan
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Jérusalem: la crainte que l’escalade commence seulement


11 mai 2021 Par René Backmann

Ce n’est pas seulement pour protester contre l’interdiction d’accéder à la mosquée Al-Aqsa que les jeunes Palestiniens de Jérusalem affrontent la police israélienne. C’est aussi pour dénoncer la politique menée depuis plus de dix ans par Netanyahou. Mais leur colère vise également les dirigeants palestiniens, discrédités et incapables de trouver une réponse à la stratégie israélienne.

Jusqu’où ira l’escalade ? À Jérusalem, les affrontements qui se poursuivent entre manifestants palestiniens et policiers israéliens viennent de faire plus de 500 blessés en trois jours. Jamais, depuis les révoltes de la fin des années 1980 et du début des années 2000, la Ville sainte n’avait été la proie d’une telle vague de violence.
Et les frappes contre 140 cibles de la bande de Gaza lancées lundi soir par l’armée israélienne en représailles contre les tirs de roquettes du Hamas en direction d’Israël ont fait au moins 24 morts, dont neuf enfants. Au même moment, d’autres accrochages avec la police israélienne avaient lieu également dans les villes de Lod, Ramle ou Jaffa, témoignant de la mobilisation des « Arabes israéliens », c’est-à-dire des citoyens palestiniens d’Israël, aux côtés des Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie.

Au point qu’on en oublierait presque que des négociations sont en cours parmi les adversaires de Benyamin Netanyahou rassemblés au sein du « Bloc pour le changement » pour tenter de constituer une coalition parlementaire et un gouvernement « de large union ». Car, depuis deux ans, Israël, qui a connu quatre élections législatives et où aucun budget n’a été voté, est toujours sous l’autorité d’un gouvernement intérimaire, dirigé par le premier ministre sortant, chargé de gérer les affaires courantes.


La situation sécuritaire est aujourd’hui jugée si tendue par l’état-major que l’arrivée d’une « troisième intifada » ne peut désormais plus être exclue. Les grandes manœuvres qui devaient commencer cette semaine ont été annulées et des renforts viennent d’être déployés autour de la bande de Gaza.

Le problème pour les responsables de la sécurité, c’est qu’on ne peut traiter cette éruption de colère chez les Palestiniens de Jérusalem comme on traite le lancement d’une volée de roquettes depuis Gaza : avec des obus, des missiles et des bombes. Car les causes de cette révolte sont diverses et la plupart sont enracinées dans la longue histoire du conflit israélo-palestinien.

Il y a, évidemment, les provocations des groupes d’extrémistes juifs adoubés par Netanyahou et confortés par l’entrée de leurs chefs de file au Parlement. Il y a aussi les mesures hostiles prises par les responsables de la police – jugés incompétents par nombre d’observateurs – contre les milliers de fidèles qui entendaient célébrer la fin du ramadan à la mosquée Al-Aqsa.

Il y a surtout, au moment où le pays se prépare à la sortie de scène de Netanyahou, les conditions de vie injustes, les humiliations et les violences imposées aux Palestiniens par le premier ministre depuis près de quinze ans. C’est-à-dire la politique fondée sur le refus obstiné de négocier et la préservation du statu quo, adoptée par les gouvernements israéliens successifs, avec, récemment, l’aval et le soutien aveugle de l’administration Trump (2017-2021). Et le silence couard de la majorité de la communauté internationale.
Car le détonateur des affrontements – la révolte des Palestiniens contre l’expulsion programmée de près de 300 résidents du quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem – ne date pas d’hier. Depuis son arrivée au pouvoir en 2009, après un premier bref mandat entre 1996 et 1999, Benyamin Netanyahou n’a cessé de développer la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Avec une obsession : maintenir dans la ville une majorité juive. Près de 60 000 colons juifs supplémentaires ont ainsi été installés depuis vingt ans à Jérusalem-Est, où leur nombre dépasse aujourd’hui 225 000.
Cette stratégie passe notamment par l’expulsion des habitants et la démolition de leurs maisons, remplacées par des constructions neuves, destinées aux colons. Et cela même s’il s’agit des maisons familiales ou natales des Palestiniens. En 2019, un rapport de l’ONG israélienne B’Tselem constatait que 16 796 ordres de démolition ont ainsi été émis entre 1988 et 2017.

Le quartier de Sheikh Jarrah, à 2 kilomètres au nord de la vieille ville, est l’un des champs de bataille majeurs de cette stratégie de remplacement de la population. Ombragé, proche du carrefour de la route nord-sud n° 60, qui relie Hébron à Jénine, et de la route est-ouest n° 1, entre Tel Aviv et la mer Morte, il abrite plusieurs consulats ou résidences diplomatiques et intéresse depuis longtemps les promoteurs-colonisateurs.
Ceux de la compagnie américaine Nahalat Shimon, basée dans le Delaware, un État où la législation « souple » permet de dissimuler les actionnaires d’une entreprise, ont acquis ici des terrains et des bâtiments où vivaient, dans des immeubles construits en 1956 par la Jordanie et l’ONU, des Palestiniens réfugiés de la guerre de 1948. Voilà des années, Nahalat Shimon a lancé une action judiciaire devant les tribunaux israéliens pour obtenir l’éviction des familles de réfugiés de ces maisonnettes qu’elle entend démolir pour les remplacer par 200 logements destinés à des colons juifs.

À ce jour, quatre familles ont été expulsées - près de 300 personnes sont sur le point de l’être. La Cour suprême devait se prononcer lundi, mais le juge Yitzhak Amit a décidé de retarder sa décision de trente jours en raison de la tension qui règne dans le quartier et dans la ville. Les colons déjà installés dans le quartier et les conseillers de Netanyahou tentent de présenter le conflit comme un contentieux immobilier. Les défenseurs des droits de l’homme venus manifester leur solidarité dénoncent, eux, la « judaisation forcée » et la « discrimination ethnique » pratiquées par le pouvoir au bénéfice des organisations de colons.

Jusqu’à l’irruption sur le terrain, la semaine dernière, d’Itamar Ben Gvir, député du parti suprémaciste juif Sionisme religieux et nouvel allié de Netanyahou, accouru avec une solide protection policière pour apporter son soutien aux colons déjà installés, tout se passait plutôt calmement. La nuit tombée, les Palestiniens du quartier partageaient le repas de rupture du jeûne avec leurs amis et leurs partisans autour de longues tables installées dans la rue face aux bâtiments occupés par les colons.

L’arrivée, en forme de défi, de Ben Gvir, ses amis et son escorte armée a transformé le face-à-face en émeute, avec incendies de voitures, charges de police et arrosage des manifestants à l’eau putride, selon la technique utilisée habituellement par la police antiémeute israélienne.
Lorsque la nouvelle, en plus, s’est répandue que les policiers déployés près de la vieille ville avaient reçu l’ordre d’installer des barrières et d’interdire l’accès à la porte de Damas, où les Palestiniens ont l’habitude de se réunir, après le jeûne, puis que des barrages avaient été dressés sur les routes conduisant à Jérusalem pour empêcher les fidèles de se rendre à la mosquée Al-Aqsa, il était trop tard pour contenir l’escalade de la tension. Et prévenir un week-end de violence qui a provoqué un déluge de mises en garde, condamnations, rappels à la raison depuis Washington, le Vatican, Bruxelles, Amman, Ankara, Paris.

Même les pays qui ont récemment, sous l’influence ou la pression de Trump, « normalisé » leurs relations avec Israël, comme le Soudan, le Maroc, les Émirats arabes unis ou Bahrein, ont condamné « la répression » et demandé au gouvernement israélien « d’arrêter ces provocations contre les habitants de Jérusalem » .
Le lancement par le Hamas et d’autres groupes islamistes de Gaza de près de 200 roquettes en direction d’Israël – dont la plupart ont été détruites par les batteries antimissiles israéliennes – a conduit certaines capitales à partager les condamnation, les mises en garde et les appels au calme entre Israéliens et Palestiniens.
Mais il reste que, sans pour autant passer à l’acte, c’est-à-dire proposer ou même simplement évoquer des sanctions, nombre de capitales ont jugé pertinent de rappeler que l’occupation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est est illégale et condamnée par de multiples résolutions de l’ONU.

Il en faudrait bien davantage évidemment pour rassurer les Palestiniens, contraints de constater que leur cause a depuis longtemps quitté le devant de la scène diplomatique internationale, éclipsée par d’autres conflits plus sanglants – Syrie, Yémen, Libye, Sahel – et mal défendue par une direction politique fourbue et discréditée.
C’est peut-être pourquoi, grâce aux réseaux sociaux et à partir de cellules improvisées, autonomes et dépourvues de liens avec les mouvements politiques « officiels », les jeunes Palestiniens de Jérusalem-Est sont descendus dans la rue, comme l’avaient fait les parents de certains d’entre eux il y a quelques décennies, pour rappeler que leur combat n’était pas sorti de l’histoire.

Ulcérés depuis longtemps par la passivité et l’immobilisme de leurs dirigeants, qui se sont révélés incapables de trouver une réponse à la politique du fait accompli de Netanyahou, révoltés par l’apartheid de fait auquel ils sont condamnés, les jeunes palestiniens ont épousé cette nouvelle révolte sans projet politique précis. Simplement pour affirmer au pouvoir israélien qu’ils existent et que l’impunité internationale n’autorise pas tout.
Et pour dire aux dirigeants de l’Autorité palestinienne qui viennent d’annuler les élections législatives prévues pour le 22 – en saisissant le prétexte du refus israélien de laisser le scrutin se dérouler à Jérusalem-Est – que leur légitimité démocratique et leur représentativité, vieilles de quinze ans, sont nulles. Le problème est qu’apparemment aucune relève crédible ne se profile.

En face, où la crise politique, qui se manifeste par un glissement continu à droite de l’électorat, est également profonde, les prochaines semaines nous indiqueront si le rejet de Netanyahou est un programme politique suffisant pour bâtir une majorité et un gouvernement en mesure d’affronter l’éruption de violences qui embrase Jerusalem. Et de proposer des remèdes.
En attendant, Benyamin Netanyahou, qui demeure poursuivi pour corruption et va peut-être bientôt affronter la justice de son pays en citoyen ordinaire, guette chaque occasion d’exploiter la dégradation sécuritaire et semble soupeser les risques et bénéfices, dans sa situation, à lancer une opération massive contre Gaza. Resté fidèle à sa posture idéologique et à sa rhétorique de démagogue messianique, il s’efforce manifestement de rassurer son électorat, à toutes fins utiles…

« Jérusalem a été la capitale de la nation du peuple juif pendant des milliers d’années, a-t-il déclaré en réponse aux appels à la raison venus de l’étranger. Nous rejetons fermement les pressions qui voudraient nous contraindre à ne pas construire à Jérusalem. Pressions qui, c’est triste, se sont accentuées récemment. Je le dis à nos amis les plus proches : Jérusalem est la capitale d’Israël. Tout comme n’importe quelle nation construit sa capitale et construit dans sa capitale, nous nous réservons le droit de construire Jérusalem et de construire dans Jérusalem. C’est ce que nous avons fait et c’est ce que nous continuerons à faire. »

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Via Eléonore Bronstein
Lod / al-Lydd:

Le maire de la ville, Yair Revivo, déclare avoir « complètement perdu le contrôle de la ville » et parle d’une « guerre civile ». Il demande au premier ministre la déclaration de l’état d’urgence et l’envoi de l’armée.
La police serait entrain d’évacuer les habitants juifs de la ville.
Benny Gantz, ministre de la défense, vient d’ordonner à la police aux frontières (Magav) habituellement stationnée en Cisjordanie de se déployer à Lod et dans d’autres villes dites « mixtes » (c’est à dire avec des populations palestinienne et juive).

C’est, à ma connaissance, sans précédent.

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Proche-orient. Jérusalem, capitale de la résistance palestinienne


Mardi 11 Mai 2021, Marc de Miramon

Les affrontements en cours autour de la mosquée al-Aqsa pour protester contre l’occupation ont fait une nouvelle fois des centaines de blessés parmi la population civile. Le dirigeant communiste Ayman Odeh est venu soutenir les manifestants.

En ce « jour de Jérusalem », lundi 10 mai, les autorités israéliennes espéraient célébrer la date commémorative de la conquête et l’annexion de la part orientale de la ville, à la faveur de la guerre de 1967. À défaut de « réunification » acceptée officiellement par les États-Unis de Donald Trump suivis par une poignée de ses affidés, et tolérée officieusement par quelques pays arabes versant des larmes de crocodile sur la Palestine, la ville « trois fois sainte » a encore été le théâtre d’une violente répression orchestrée par les forces de sécurité israéliennes.

Des centaines de blessés ont une nouvelle fois été recensés dans les rangs civils palestiniens, à l’issue d’affrontements, jusque dans l’enceinte de la mosquée al-Aqsa, à jets de pierre contre gaz lacrymogène, balles en caoutchouc, répression aveugle et détentions arbitraires. Alors qu’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU était prévue en fin de journée, à la demande de la Tunisie, le premier ministre Benyamin Netanyahou a, sans surprise, salué la « fermeté » des forces de répression, soutenues « dans cette cause juste » pour garantir la « stabilité » à Jérusalem. De son côté, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a dénoncé une « agression barbare », tandis que le Hamas avertissait que le mouvement islamiste ne « restera pas les bras croisés », tout en brandissant la menace d’une « escalade militaire » en cas de non-retrait des soldats israéliens.

Ces affrontements « font désormais peser le risque d’une escalade »

Pour mémoire, il s’agit des heurts les plus violents survenus depuis 2017 sur l’esplanade des Mosquées, une colère attisée par la poursuite de la politique de colonisation d’Israël et le sort des familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah, menacées d’expulsion au profit de colons juifs. Une audience de la Cour suprême israélienne qui devait se tenir ce lundi dans cette affaire a été reportée sine die.

En dépit du changement d’administration aux États-Unis, le département d’État s’est contenté de renvoyer dos à dos les deux camps en appelant « Israéliens et Palestiniens » à « mettre un terme à la violence », tout en exprimant son « inquiétude » quant à « l’expulsion potentielle des familles palestiniennes de Cheikh Jarrah ». Même blanc-seing implicite à réprimer mais dans le « calme » et la « retenue » du côté de l’Union européenne, mais aussi des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et du Soudan, quatre pays ayant normalisé leur relations avec Israël ces derniers mois, en dépit d’opinions publiques farouchement attachées à la cause palestinienne et hostiles au processus ininterrompu de colonisation. Ces affrontements « font désormais peser le risque d’une escalade de grande ampleur », a tout de même concédé le ministère français des Affaires étrangères.

« Israël doit cesser d’attaquer les Palestiniens à Jérusalem et empêcher les occupants et les colons d’entrer dans la sainte Mosquée d’al-Aqsa » , a pour sa part indiqué la présidence de la Turquie, parrain politique des Frères musulmans dont est issu le Hamas, et appelant « le monde à agir pour mettre fin à cette agression israélienne interminable contre des civils non armés sur leur propre terre » .
Le président Recep Tayyip Erdogan, coutumier de l’instrumentalisation de la cause palestinienne et furieux du rapprochement militaire en cours entre Tel-Aviv et Athènes, qualifiait pour sa part Israël d’État « terroriste cruel ». En l’absence de pressions internationales significatives, la répression des forces de sécurité pourrait encore s’accentuer dans les jours à venir, alors que la crise politique interne s’aggrave à mesure que Jérusalem s’embrase.

Les élections législatives qui devaient avoir lieu le 22 mai dans les territoires palestiniens ont été annulées par le président Mahmoud Abbas, durcissant encore la lutte entre le Fatah et le Hamas. Seuls ou presque, les manifestants palestiniens ont cependant reçu le précieux soutien de la Liste unifiée, réunissant partis arabes et israéliens progressistes : « L’essentiel, c’est qu’il y a une occupation. Tant qu’elle durera, il y aura de la résistance. Celui qui souhaite la paix et la sécurité doit se considérer comme faisant partie de la juste cause des Palestiniens de Jérusalem-Est » , a déclaré le communiste Ayman Odeh, venu soutenir les manifestants à Sheikh Jarrah.

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COMMUNIQUE DE PRESSE
Jérusalem : Exigeons des sanctions ! (Fabien Roussel)


Je dénonce la réponse honteuse du ministre Jean-Baptiste Lemoyne faite à ma collègue Elsa Faucillon lors de sa question au gouvernement aujourd’hui. Dans sa réponse, le gouvernement renvoie dos à dos la politique de colonisation de l'Etat israélien et l’appel de l’autorité palestinienne, à faire respecter toutes les résolutions de l'ONU.

Pourtant, les violences contre les Palestiniens de Jérusalem ont culminé ce lundi 10 mai. La répression policière israélienne des manifestants de l'Esplanade des Mosquées a fait, selon le Croissant rouge palestinien, plus de 305 blessé.es.
A Gaza, plus de 20 personnes - dont plusieurs enfants - ont succombé sous les bombes israéliennes.
Déjà vendredi, sur l’Esplanade des mosquées, mais aussi dans la Mosquée Al Aqsa, lors de la prière à laquelle participaient 70 000 fidèles, l’armée israélienne — armée d’occupation de Jérusalem-Est depuis 54 ans, au mépris de toutes les résolutions des Nations unies —, est intervenue tirant à balles métalliques enrobées de caoutchouc, utilisant des gaz lacrymogènes.178 personnes ont été blessées dont 88 grièvement.
Les Palestiniens sont confrontés à un déferlement de violence de l’armée israélienne, allant jusqu'à envahir la mosquée.

Dans le quartier de Sheikh Jarrah, comme dans tout Jérusalem-Est, des familles palestiniennes sont, de nouveau, menacées d’expulsion par les colons israéliens et militants d’extrême droite soutenus par le système judiciaire israélien. Même si la décision d’expulsion a été reportée au 15 juin, la résistance non violente des Palestiniens s’est organisée et la police israélienne a bouclé le quartier.

Cette violence est le résultat à la décision du pouvoir israélien, au mépris du droit international, d’annexer Jérusalem-Est et d’en éliminer toute présence palestinienne, dans le même temps qu’il s’emploie à coloniser définitivement la Cisjordanie.
La communauté internationale a condamné cette annexion mais n’a pas accompagné cette condamnation de sanctions, ce qui conforte le sentiment d’impunité de ceux qui, en Israël, n’hésitent pas à crier « Mort aux Arabes » et de ceux qui, depuis 1967, le pensent tout bas, en prétendant annexer Jérusalem-Est.

Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas parvenu, ce lundi, à s'accorder pour condamner le gouvernement israélien. Et pourtant une décision d'urgence portée par la France et l’Union européenne est nécessaire pour apporter une protection internationale au peuple palestinien mais aussi imposer des sanctions au gouvernement israélien et dans l'immédiat, faire respecter les droits des Palestiniens à la sécurité dans leur vie quotidienne.

Une fois de plus, la preuve tragique est apportée que seule une solution conforme aux résolutions des Nations unies peut créer une paix durable avec la création, aux côtés d’Israël, d’un Etat palestinien sur les territoires occupés de Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Le PCF appelle tous les communistes à participer aux rassemblements dans leurs villes et à Paris ce mercredi 12 mai de 16h à 18h devant le Ministère des Affaires étrangères, à l’appel du Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens.

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF
Paris, le 11 mai 2021.

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   Posté le 12-05-2021 à 16:08:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Quelques réactions au Conseil de Sécurité:

Déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU sur Jérusalem retenue par les États-Unis

https://www.timesofisrael.com/un-security-council-statement-on-jerusalem-held-up-by-us/

Une déclaration condamnerait les expulsions imminentes de Palestiniens à Sheikh Jarrah, mais inclurait le panoramique des roquettes à Gaza, grâce à la poussée des diplomates américains et britanniques
Par JACOB MAGID et AGENCES 10 mai 2021, 23h56 3

NEW YORK - L'hésitation de la mission américaine auprès des Nations Unies a empêché la publication d'une déclaration conjointe des membres du Conseil de sécurité sur l'escalade en cours à Jérusalem, après que l'organe supérieur de l'ONU a tenu une réunion d'urgence sur le sujet plus tôt lundi, a déclaré un diplomate impliqué.

Le Times of Israel.

Au cours de la réunion, la mission norvégienne a présenté une proposition de déclaration commune exhortant Israël à empêcher les expulsions imminentes de familles palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, et appelant à la «retenue» et au respect du «statu quo historique à la sainte sites », ont confirmé les diplomates impliqués dans la réunion. La déclaration originale a également exhorté les deux parties à agir afin de désamorcer la situation, ont-ils déclaré.

Ces derniers jours, la police a affronté des manifestants palestiniens près des maisons de familles menacées d'expulsion à Sheikh Jarrah ainsi que dans l'enceinte du mont du Temple / Haram al-Sharif, où des dizaines de milliers de fidèles musulmans se sont rassemblés chaque jour. Les tensions ont culminé lundi avec plus de 300 blessés dans des affrontements avec des flics sur ce dernier site et des groupes terroristes de Gaza tirant des dizaines de roquettes sur le sud d'Israël et sur Jérusalem, apparemment en réponse aux violences à Jérusalem-Est.

La déclaration norvégienne a subi un certain nombre d'amendements à la demande des États-Unis et du Royaume-Uni, dont le représentant s'est assuré qu'elle comprenait une condamnation des tirs d'engins incendiaires et de roquettes depuis Gaza, a déclaré un diplomate du Conseil de sécurité.

La déclaration proposée appelait Israël «à cesser les activités de colonisation, les démolitions et les expulsions, y compris à Jérusalem-Est, conformément à ses obligations en vertu du droit international humanitaire» et à s'abstenir de prendre des mesures unilatérales «qui exacerbent les tensions et compromettent la viabilité de la solution à deux États. "
La déclaration réaffirmerait également le soutien du Conseil à une solution négociée au conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies où «deux États, Israël et une Palestine indépendante, démocratique, contiguë et souveraine, vivent côte à côte dans la paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues. "

Quatorze des 15 membres du Conseil de sécurité ont soutenu le projet mis à jour de la déclaration, mais il n'a pas avancé après que la mission américaine a demandé plus de temps pour délibérer sur la question, ajoutant qu'une telle mesure pourrait ne pas être utile pour le moment, deux diplomates présents, a déclaré au Times of Israel.

En réponse à une question à ce sujet, un porte-parole de la mission américaine a déclaré: «Les États-Unis s'engagent de manière constructive pour garantir que toute action du Conseil de sécurité contribue à désamorcer les tensions.»
La session du lundi matin a présenté une mise à jour du coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, et a été suivie par les réactions de divers États membres, qui correspondaient largement à leurs positions traditionnelles sur le conflit israélo-palestinien.

L'ambassadrice irlandaise aux Nations Unies, Geraldine Byrne Nason, qui s'est jointe à l'appel à la réunion d'urgence, a déclaré au cours de la session que «le Conseil de sécurité devrait s'exprimer d'urgence, et nous espérons qu'il sera en mesure de le faire aujourd'hui».

L'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU, Gilad Erdan, a publié une déclaration à l'issue de la réunion, critiquant les membres du Conseil de sécurité pour « leur incapacité à comprendre les raisons de la violence palestinienne».
L'envoyé a affirmé que les récentes condamnations d'Israël pour ses actions autour de Jérusalem avaient été «perturbatrices et exacerbées les tensions» . Il a blâmé les membres qui n'avaient pas encore condamné «l'incitation palestinienne» , ainsi que les tirs de roquettes depuis Gaza et a noté qu'Israël faisait tout ce qu'il pouvait pour maintenir le calme, interdisant même l'entrée de visiteurs juifs au Mont du Temple plus tôt lundi.
Plus tard dans la journée, les États-Unis ont publié plusieurs déclarations condamnant les tirs de roquettes depuis Gaza. L'attaché de presse de la Maison Blanche a déclaré que Washington «continuait de surveiller de près la violence en Israël».
«Nous sommes sérieusement préoccupés par la situation, y compris les affrontements violents que nous avons vus ces derniers jours»
, a-t-elle ajouté, sans entrer dans les détails.
Psaki a poursuivi en rappelant l'appel téléphonique qui a eu lieu dimanche entre le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan et son homologue israélien, Meir Ben Shabbat, au cours duquel le premier a exprimé des inquiétudes quant à l'expulsion potentielle de Palestiniens à Sheikh Jarrah. Elle a déclaré que les deux parties "ont convenu que le lancement de roquettes et de ballons incendiaires vers Israël est inacceptable et doit être condamné."

Une heure plus tard, lors du briefing quotidien du Département d'État, le porte-parole Ned Price a condamné les attaques à la roquette du Hamas comme une «escalade inacceptable» et a renouvelé les appels au calme à Jérusalem.
«Les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts le barrage d'attaques à la roquette tirées sur Israël ces dernières heures» , a-t-il déclaré aux journalistes. «Nous reconnaissons également le droit légitime d'Israël à se défendre et à défendre son peuple et son territoire.»

D'autres gouvernements du monde entier ont été plus critiques à l'égard d'Israël dans leurs commentaires de lundi.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis de mobiliser le monde pour arrêter la «terreur» israélienne, lors d'appels téléphoniques aux dirigeants palestiniens.
Dans les appels adressés au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et au chef du Hamas Ismail Haniyeh, Erdogan a dénoncé les actions d'Israël et étendu son soutien.
Le dirigeant turc s'est engagé à «faire tout ce qui était en son pouvoir pour mobiliser le monde, à commencer par le monde islamique, pour arrêter la terreur et l'occupation israéliennes» , a déclaré son bureau.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s'est rendu sur Twitter pour accuser Israël d'avoir volé «la terre et les maisons des gens» et d'avoir créé «un régime d'apartheid».
Il a également accusé Israël de refuser de vacciner les citoyens «sous occupation illégale» et a accusé la police israélienne d'avoir tiré sur des «fidèles innocents» à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué qu'il condamnait «fermement» «la nouvelle incursion des forces israéliennes dans la mosquée al-Aqsa» .
Le ministre adjoint égyptien des Affaires étrangères, Nazih Al-Najari, a rencontré lundi l'ambassadrice israélienne au Caire, Amira Oron, pour dire que l'Égypte rejetait et dénonçait l'action d'Israël.

D'autres diplomates ont été plus nuancés dans leurs réactions.

Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Dominic Raab, a condamné les attaques à la roquette, déclarant que «la violence en cours à Jérusalem et à Gaza doit cesser».
«Nous avons besoin d'une désescalade immédiate de toutes parts et de la fin du ciblage des populations civiles»
, a-t-il tweeté.
Le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, a déclaré que le bloc était «profondément préoccupé par les récents affrontements» .
Il était " important que tout soit fait pour éviter d'alimenter les tensions" , a-t-il ajouté.
Il a décrit les expulsions de Palestiniens comme « un sujet de grave préoccupation» et a déclaré que «de telles actions sont illégales au regard du droit international humanitaire» .

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Israël expulse de force des Palestiniens et réprime violemment ceux qui le dénoncent

Sur Amnesty International

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Stop à à la colonisation, stop à l'escalade guerrière, reconnaissance de l'Etat de Palestine
déclaration de Fabien Roussel


Les informations qui me parviennent de mes amis israéliens et palestiniens m'alertent sur la gravité de la situation au Proche-Orient. Après la colonisation accélérée de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie qui prive les Palestiniens de leur droit à un État indépendant et viable, les ratonnades et les manifestations de haine déclenchées par l'extrême droite israélienne sur l'Esplanade des mosquées, l'intrusion de la police israélienne dans la mosquée al-Aqsa, plusieurs villes israéliennes sont en train de s'embraser. Des lynchages s'y produisent, contre des citoyens arabes ou juifs.

Tel est le résultat de la politique belliciste et criminelle du gouvernement de Monsieur Netanyahou, poursuivi devant les tribunaux de son pays pour des actes de corruption et contre lequel des manifestations sont régulièrement organisées demandant son départ.
Prenant pour prétexte des tirs de roquettes sur des villes israéliennes, c'est pourtant ce gouvernement qui déclenche des raids criminels sur Gaza, faisant des dizaines de victimes parmi la population civile, notamment de nombreux enfants.
C'est aussi lui qui menace de déclencher une opération terrestre contre Gaza, au risque de provoquer un nouvel embrasement de toute la région et de rendre plus incertain encore toute perspective de paix.

Je suis stupéfait de l'attitude du président de la République et du gouvernement français, qui ont choisi de s'aligner sur la politique du président des États-Unis, lequel s'oppose à toute intervention du Conseil de sécurité et des Nations unies. C'est dans un soutien à la politique des dirigeants israéliens, qui ne cessent de bafouer le droit international, que Monsieur Macron engage ainsi notre pays.

Plus grave encore, en interdisant dans l'ensemble du pays toute initiative en faveur d'une paix juste entre Palestiniens et Israéliens, le gouvernement crée les conditions de tensions communautaires, de violences et de provocations racistes. Il doit au contraire faire respecter la liberté d’expression et de manifestation des partisans de la paix.
Il faut mettre un terme à l'escalade meurtrière en cours. La France doit s'exprimer clairement en faveur du droit et de la justice : la colonisation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie doit immédiatement prendre fin, les prisonniers politiques palestiniens doivent être libérés, à commencer par Marwan Barghouti, les Palestiniens doivent disposer de leur État dans le frontières de 1967 et pouvoir vivres libres aux côtés de l'État d'Israël, les discriminations doivent enfin cesser au sein de l'État d'Israël.

La communauté internationale, et particulièrement les Etats-unis, l'Union européenne et la France doivent faire respecter toutes les résolutions des Nations unies en ce sens. Des sanctions doivent être prises contre le pouvoir israélien actuel, tant qu'il bafouera le droit international.
Le peuple palestinien doit, dans ce cadre, bénéficier d'une protection internationale. Et, conformément au vote de l'Assemblée nationale voici déjà plusieurs années, notre pays doit reconnaître l'État de Palestine.
L'urgence est à présent d'empêcher une intervention militaire terrestre à Gaza, véritable prison à ciel ouvert, déjà meurtrie par des mois de bombardements quotidiens et des conditions de vie catastrophiques pour les Palestiniens

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Conflit Palestine-Israël | Wang Yi clarifie la position de la Chine sur la situation israélo-palestinienne


Écrit par: Jane Xiaze
16/05/2021 00:52:01
dnews
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Le 15 mai, lorsque le conseiller d'État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a eu une conversation téléphonique avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Qureshi, il a clarifié la position de la Chine sur l'actuel conflit israélo-palestinien.
Wang Yi a déclaré que le conflit entre la Palestine et Israël s'était récemment intensifié, faisant un grand nombre de victimes. La Chine a trois points:

Premièrement, la cause profonde de la détérioration de la situation est que la question palestinienne n’a pas été assez résolue depuis longtemps. Surtout ces dernières années, le processus de paix au Moyen-Orient a dévié de sa voie initiale, et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies n'ont pas été appliquées. En particulier, le droit des Palestiniens à un État indépendant a été continuellement violé. Le sort du peuple palestinien a encore été approfondi, conduisant à une intensification de la confrontation israélo-palestinienne et à des conflits répétés. Les faits ont prouvé que sans un règlement équitable de la question palestinienne un jour, il n'y aura pas de paix réelle entre la Palestine et Israël et le Moyen-Orient.

Deuxièmement, la priorité absolue est de cesser le feu et d'arrêter la violence. Le Conseil de sécurité de l'ONU a la responsabilité de pousser la situation à se calmer le plus rapidement possible. En tant que président tournant du Conseil de sécurité, la Chine a poussé le Conseil de sécurité à tenir deux consultations d'urgence sur le conflit Palestine-Israël et a rédigé une déclaration à la presse du président du Conseil de sécurité pour guider le Conseil de sécurité à agir. Malheureusement, le Conseil de sécurité n’a pas réussi jusqu’à présent à un accord et la position adoptée par les États-Unis se situe du côté opposé de la justice internationale. La Chine appelle tous les membres du Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités et à faire des efforts sérieux pour maintenir la paix et la sécurité régionales.

Troisièmement, la solution fondamentale à la question palestinienne réside dans la mise en œuvre de la «solution à deux États». La Chine accueillera un débat public sur le conflit Palestine-Israël au Conseil de sécurité le 16, et nous espérons que toutes les parties pourront parler à l’unisson à ce sujet. La Chine estime que le Conseil de sécurité devrait reconfirmer le «plan à deux États» et exhorter la Palestine et Israël à reprendre les pourparlers de paix sur la base du «plan à deux États» dès que possible.

Qureshi a déclaré que le Pakistan souscrivait à la position de la Chine sur le conflit israélo-palestinien actuel, soutenait la «solution à deux États», soutenait la juste cause du peuple palestinien et préconisait de promouvoir le règlement des problèmes entre la Palestine et Israël par le dialogue et la négociation. Le Pakistan soutient la Chine dans le maintien de la justice au Conseil de sécurité et exprime sa volonté de renforcer la communication et la coordination avec la Chine pour trouver des moyens de promouvoir un cessez-le-feu et de mettre fin à la violence et de promouvoir un refroidissement de la situation.

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la fin de l'illusion d'Israël


La fin de l'illusion d'Israël

13 mai 2021
SHLOMO BEN-AMI

Le consensus dominant parmi les Israéliens selon lequel le nationalisme palestinien a été vaincu - et donc qu’une solution politique au conflit n’était plus nécessaire - est en lambeaux. Et alors même que la violence s'intensifie, il est devenu clair pour les deux parties que l'ère des guerres et des victoires glorieuses est révolue.

TEL AVIV - L'éruption soudaine de la guerre à l'extérieur et à l'intérieur des frontières d'Israël a choqué une nation complaisante. Pendant les 12 ans du mandat de Premier ministre de Binyamin Netanyahu, le problème palestinien a été enterré et oublié. Les récents accords d'Abraham, établissant des relations diplomatiques avec quatre États arabes, semblaient affaiblir davantage la cause palestinienne. Maintenant, il est réapparu avec une vengeance.

Le consensus dominant parmi les Israéliens selon lequel le nationalisme palestinien a été vaincu - et donc qu’une solution politique au conflit n’était plus nécessaire - est en lambeaux. Et alors même que la violence s'intensifie, il est devenu clair pour les deux parties que l'ère des guerres et des victoires glorieuses est révolue.

Les guerres peuvent être déclenchées par un incident isolé, mais leur cause est toujours plus profonde. Dans ce cas, le déclencheur, l'expulsion des Palestiniens au profit des nationalistes israéliens dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, a touché tous les nerfs sensibles du conflit israélo-palestinien. L'occupation israélienne de Jérusalem-Est, son contrôle humiliant de l'accès à la mosquée Al-Aqsa, le souvenir omniprésent de la Nakba de 1948 (le déplacement de 700000 Palestiniens lors de la fondation d'Israël) et les griefs de la minorité arabe d'Israël alimentent tous le flambée actuelle.

Il est peut-être vrai que les biens immobiliers contestés à Sheikh Jarrah appartenaient à une famille juive avant 1948. Mais les Palestiniens considéraient cet incident comme faisant partie de la volonté incessante d'Israël de «judaïser» Jérusalem, et d'une injustice frappante, parce que l'État d'Israël a été construit en partie sur les propriétés abandonnées des réfugiés palestiniens. Alors que les Juifs ont le droit de récupérer les biens qu'ils possédaient avant la fondation d'Israël, les Palestiniens ne le peuvent pas. Les personnes menacées d'expulsion à Sheikh Jarrah ne peuvent pas récupérer les maisons à Jaffa et Haïfa qu'elles possédaient autrefois.

À première vue, la dernière escalade de violence suit le modèle de toutes les guerres interethniques. Les musulmans observant le Ramadan ont crié des slogans nationalistes et se sont affrontés avec des groupes de droite israéliens scandant «Mort aux Arabes». Les Israéliens ont défilé avec hauteur avec leur drapeau national le jour de Jérusalem, marquant la prise par Israël en 1967 de Jérusalem-Est et du Mont du Temple, site du Second Temple biblique, et d'Al-Aqsa, achevée en 705. Des batailles dans et autour du complexe d'Al-Aqsa ont éclaté, avec des fidèles à l'intérieur jetant des pierres sur la police israélienne, qui a répondu en tirant des balles en caoutchouc et d'autres projectiles, blessant des centaines de personnes.

Mais les jeunes manifestants arabes pourraient revendiquer la victoire, car ils ont forcé le report d'une décision de la Cour suprême israélienne sur les expulsions à Sheikh Jarrah. Ils ont également forcé la police à modifier l'itinéraire de la marche du jour de Jérusalem loin du quartier musulman de la vieille ville.

La flambée s'est propagée à Israël d'avant 1967, où les groupes islamistes ont incité les jeunes Arabes israéliens. Des villes mixtes judéo-arabes censées être des exemples de coexistence, comme Acre, Ramla, Jaffa et Lod, ont éclaté dans une orgie de violence et de vandalisme. Lod a été pratiquement repris par des bandes de jeunes Arabes. C'était un pogrom, ont déclaré des résidents juifs. Une vieille femme juive a parlé de souvenirs de Kristallnacht. Le maire de Lod a fait la même comparaison .

Mais Jérusalem est devenue le creuset du conflit. Elle a offert au Hamas une occasion en or d'affirmer sa prédominance sur les collaborateurs d'Israël dans l'Autorité palestinienne de Cisjordanie et de balayer la direction moribonde du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Sous la pression israélienne, Abbas venait d'annuler les élections législatives de peur que le Hamas, qui dirige Gaza depuis 2006, ne gagne et étende son contrôle à la Cisjordanie.

Abbas a présenté sa décision comme une protestation contre le refus d'Israël de permettre aux Palestiniens de Jérusalem-Est de participer aux élections. Mais la vérité est que la présence de l'AP à Jérusalem-Est avait pratiquement disparu, le vide étant comblé par une jeune génération palestinienne pour la plupart laïque qui a fait du Mont du Temple (Haram Al-Sharif aux musulmans) le symbole de leur résistance à l'occupation israélienne.

Dans l'éruption actuelle de violence, le Hamas a relié tous les points nécessaires pour gagner la primauté dans le mouvement national palestinien. Il s'est positionné comme le protecteur de Jérusalem et d'Al-Aqsa, comme le fer de lance de la lutte nationale et religieuse des Palestiniens contre l'occupant juif israélien, et aussi comme la voix de la minorité arabe en Israël proprement dit.

Les Israéliens et leur gouvernement complaisant ont été pris au dépourvu. Le Hamas a mené une attaque de missiles massive sans précédent contre des villes israéliennes. Ils ont même lancé des salves à Jérusalem et à Tel Aviv, envoyant la moitié de la population du pays dans des abris. Les Israéliens se sont demandé comment leur front intérieur vulnérable pouvait résister à une guerre avec le Hezbollah, la milice soutenue par l'Iran de l'autre côté de la frontière dans le sud du Liban. Le Hezbollah dispose d'un arsenal de 150 000 missiles bien plus meurtriers que celui du Hamas.

Pour faire valoir ses arguments, le Hamas était prêt à payer un prix élevé. Les frappes aériennes punitives d'Israël sur Gaza ont été dévastatrices, ciblant les commandants militaires du Hamas avec une efficacité brutale. Mais le Hamas sait que dans les guerres asymétriques de cette époque, une milice cachée parmi deux millions de civils dans l'une des zones les plus densément peuplées du monde jouit d'une immunité pratique contre la défaite. Le Hamas sait également que la réverbération de la guerre dans toute la région obligera des voisins comme l'Égypte et le patron du Hamas, le Qatar, à négocier un cessez-le-feu.

Des débris de Gaza, le Hamas revendiquera alors la victoire, pas nécessairement sur le champ de bataille, mais dans l'esprit de son peuple. À ce stade, le Hamas aura atteint ses principaux objectifs: une AP totalement discréditée et un prestige accru en tant que protecteur ultime des sanctuaires sacrés de l'Islam à Jérusalem.

Paradoxalement, Netanyahu n'a aucun intérêt à détruire le Hamas. Bien au contraire: il a conclu un accord non écrit avec l'AP d'Abbas, que ses gouvernements ont constamment fait tout ce qu'ils pouvaient pour affaiblir et humilier. Un État islamique du Hamas à Gaza offre à Netanyahu le prétexte idéal pour rejeter les négociations de paix et une solution à deux États. Netanyahu a même permis au Qatar de maintenir le fonctionnement de Gaza en payant les salaires des fonctionnaires du Hamas.

Israël ne peut certainement pas revendiquer la victoire. La fragile coexistence entre Juifs et Arabes à l'intérieur de ses frontières a été ébranlée. Le consensus dominant parmi les Israéliens selon lequel le nationalisme palestinien a été vaincu - et donc qu’une solution politique au conflit n’était plus nécessaire - est en lambeaux. Et alors même que la violence s'intensifie, il est devenu clair pour les deux parties que l'ère des guerres et des victoires glorieuses est révolue.

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Shlomo Ben-Ami, ancien ministre des Affaires étrangères israélien, est vice-président du Toledo International Center for Peace. Il est l'auteur de Scars of War, Blessures de la paix: la tragédie israélo-arabe .


Edité le 16-05-2021 à 13:06:45 par Xuan




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Dans le Diplo de mai :

Cinquante ans d’observation de la droite israélienne

« Le camp de la paix ne comprend pas l’idéologie de Netanyahou »


Longtemps minoritaire, le Likoud s’est peu à peu imposé comme la principale force politique d’Israël. Qu’il s’agisse de Menahem Begin, premier vainqueur de la gauche, d’Yitzhak Shamir, ancien responsable d’une organisation terroriste, ou de M. Benyamin Netanyahou, l’actuel chef du gouvernement, tous ses dirigeants ont œuvré à intensifier la colonisation des territoires palestiniens.

par Charles Enderlin


• La première victoire du Likoud

Le 17 mai 1977, le Parti travailliste perd les élections et, pour la première fois depuis la création de l’État d’Israël, le pouvoir passe à l’opposition de droite. Le Likoud est aux affaires. Menahem Begin, le nouveau premier ministre, souhaite l’annexion des territoires palestiniens. Il est un fidèle soutien de Goush Emounim (« le bloc de la foi »), l’organisation sioniste religieuse qui a pour but de développer la colonisation en Cisjordanie. À Kol Israel (« la voix d’Israël » ) (1), cela signifie un nouveau vocabulaire. Il ne faut plus dire « Cisjordanie », mais « Judée-Samarie » ; le terme « colonies » est, en principe, banni. Autant que possible, nous ne devons pas parler d’« implantations », mais de « localités » juives. C’est encore facultatif, et je n’emploie pas toujours le vocabulaire « recommandé », qui, pour moi, ne parvient pas à masquer la réalité de l’occupation des territoires palestiniens.

Dans ces conditions, mes commentaires et mes reportages n’ont pas toujours l’heur de plaire à de nombreux Israéliens d’origine française. Notamment au professeur André Neher. Personnalité importante du judaïsme français, immigrant récent installé à Jérusalem, il les trouve inadmissibles. Je découvrirai bien plus tard les avertissements qu’il avait lancés après la guerre des six jours de juin 1967 aux « théoriciens d’une gauche pure, [et à] beaucoup d’intellectuels juifs de la diaspora qui revendiquent le droit de critique à l’égard d’Israël, sans se rendre compte du mécanisme mortellement dangereux dans lequel ils acceptent d’entrer. (…) Être contre Israël, par quelque nuance que ce soit, c’est, sur ce point précis, être vraiment et fatalement contre Israël, c’est apporter à la mise en accusation d’Israël une contribution dont les répercussions sur l’ensemble sont dangereusement imprévisibles. Ces “critiques” sont donc nocives, en logique pure (2) » .

Déjà, il n’aimait pas les reportages que publiait la presse israélienne sur la répression de la résistance à l’occupation et le début de la colonisation dans les territoires palestiniens durant les années qui avaient suivi la guerre des six jours. Pour ce qui était désormais une droite juive, les médias devraient s’autocensurer, ne pas montrer ce qu’il se passait sur le terrain. À présent, Neher et ses amis combattaient toute critique de la colonisation que Begin et Ariel Sharon voulaient développer.

• Begin et la paix avec l’Égypte

Quelques mois plus tard, un événement majeur va bouleverser le Proche-Orient et secouer la vision profondément ancrée dans la conscience collective des Israéliens d’un monde arabe avec qui la paix est, au mieux, un rêve irréalisable. Le 9 novembre 1977, le président égyptien Anouar El-Sadate annonce, au cours d’un discours devant le Parlement de son pays, qu’il est prêt à aller à la Knesset, à Jérusalem, « si cela permet d’empêcher la mort d’un soldat ou d’un officier égyptien » .
Pour les journalistes de Kol Israel, cela paraît totalement incongru. Le « raïs » à Jérusalem ? Begin lui répond le soir même qu’il est prêt à l’accueillir. Ce rapprochement entre dirigeants ennemis se poursuit pendant quelques jours. Au sein de la rédaction, on l’analyse tout au plus comme un grand exercice de relations publiques, et une plaisanterie suscite l’hilarité :
« Sadate ira à Yad Vashem (3) ! » C’était inimaginable. Quelques semaines plus tôt, le « raïs » avait déclaré qu’il était prêt à sacrifier un million de soldats égyptiens pour récupérer sa terre, le Sinaï. Le vendredi 18 novembre 1977, en fin de matinée, je suis à l’aéroport Ben-Gourion pour couvrir l’arrivée de la délégation préparatoire venue du Caire. Pour la première fois dans l’histoire, un avion officiel égyptien atterrit en Israël. La visite aura donc bien lieu. (…) Le surlendemain, à la tribune de la Knesset, Sadate déclare : « La paix ne sera réelle qu’à condition d’être fondée sur la justice et non sur l’occupation des terres d’autrui. » Il insiste « sur la nécessité d’un retrait total des territoires arabes, y compris de Jérusalem-Est » , et la création d’un « État palestinien » .

Le 17 septembre 1978, sous la houlette de James Carter, le président américain, Begin et Sadate signent solennellement les accords de Camp David. L’Égypte va récupérer la totalité du Sinaï (4) et conclure un traité de paix en bonne et due forme avec Israël. Mais il faut revenir sur ces textes intitulés « Accord-cadre pour la paix au Moyen-Orient » .
Une phrase a fait sursauter la droite israélienne, qui, longtemps, la reprochera à Begin : « Les Palestiniens participeront à la détermination de leur propre avenir. » Comment ? D’abord, pendant une période transitoire de cinq ans au début de laquelle « les habitants de la rive occidentale du Jourdain et de Gaza éliront une autorité autonome qui les gouvernera et mettra sur pied une puissante force de police locale, laquelle contribuera à assurer la sécurité d’Israël et de ses voisins » . Trois années après le début de cette période transitoire devront débuter des négociations pour définir le statut définitif de la rive occidentale et de Gaza et conclure un traité de paix entre Israël et la Jordanie, dont les représentants participeront à l’ensemble de ce processus. Et cette autre petite phrase qui, là encore, fait réagir la droite israélienne. « Toute solution issue des négociations devra aussi reconnaître les droits légitimes du peuple palestinien et ses justes besoins. » Cette définition de l’autonomie palestinienne se retrouvera, presque mot pour mot, dans les accords d’Oslo, quinze ans plus tard…

L’Égypte ne risquant plus de gêner les plans de Begin et de son ministre Sharon, ceux-ci lancent la colonisation en Cisjordanie. Le nombre d’habitants dans les implantations va passer d’à peine 20 000 en 1977 à plus de 70 000 dix ans plus tard. En octobre 1979, Moshe Dayan, qui avait quitté le Parti travailliste pour devenir le ministre des affaires étrangères du cabinet Begin, démissionne. Il a compris que, pour le Likoud, il n’est en réalité pas question de poursuivre le processus de paix avec les Palestiniens… Pour les mêmes raisons, Ezer Weizman, le ministre de la défense, démissionnera lui aussi quelques mois plus tard.

• Le mystère Shamir

En 1988, j’ai décidé d’écrire la biographie d’Yitzhak Shamir (5). On en savait très peu sur le passé de ce personnage, chef du groupe [paramilitaire sioniste, NDLR] Stern dans les années 1940, agent du Mossad, président de la Knesset lors de la visite historique de Sadate à Jérusalem, ministre des affaires étrangères pendant la guerre au Liban en 1982, successeur de Begin à la tête du Likoud et deux fois chef de gouvernement (6). Plusieurs intellectuels israéliens me disaient : « Shamir ! Pas intéressant ! Il n’a que la vision d’un rocher. » Autrement dit, il n’y a rien à écrire sur lui ! Lorsque, bien plus tard, je m’intéresserai au mouvement messianique, et à Benyamin Netanyahou, je retrouverai ce manque d’intérêt — et de compréhension — des intellectuels de la gauche israélienne pour l’idéologie de la droite au pouvoir.

Effectivement, Shamir n’avait publié aucun livre, ni accordé à un média israélien de grandes interviews racontant sa vie, ses origines. Il n’y avait quasiment rien sur lui. Il me fallait creuser, retrouver des témoins encore vivants. L’histoire de cet homme me paraissait assez fascinante. Un politologue le définissait comme un national-bolchevique. Je dois reconnaître que je n’ai pas réussi à percer toutes les zones d’ombre de ses origines. Ses parents étaient membres d’une cellule communiste à Rozhnoï, son village natal en Pologne orientale. Après l’occupation de la région par l’Armée rouge, en 1939, Shlomo Yzernitzky, son père, s’est vu attribuer par la hiérarchie soviétique le poste important de commissaire chargé du commerce des peaux, cuirs et fourrures, une ressource stratégique.

Deux amis d’enfance de Shamir, rencontrés en Israël, me disaient qu’il était davantage versé dans les écrits de Marx et Engels que dans ceux de Vladimir Zeev Jabotinsky, le fondateur du sionisme révisionniste, un mouvement anticommuniste et antisocialiste, opposé aux institutions de l’Organisation sioniste mondiale et prônant la création d’un État juif des deux côtés du Jourdain. Pour tous les autres témoins, pas de doute, il aurait très jeune rejoint le Betar, le mouvement de jeunesse sioniste révisionniste. Est-il venu en Palestine, en 1935, avec l’approbation des Soviétiques dont dépendait son père ? (…) Où était la vérité ? Le groupe Stern, dont il devint le chef opérationnel à partir de 1944, avait des liens privilégiés avec le Parti communiste en Palestine, en Tchécoslovaquie et en Bulgarie. La réponse se trouve peut-être dans les archives du NKVD (7) à Moscou. (…)

Relisant les autobiographies publiées par les anciens du groupe Stern, je constate que, jusqu’au tout début des années 1960, certains se glorifiaient d’être engagés dans la voie du terrorisme. Ce terme a disparu dans les éditions suivantes, leurs auteurs se présentant plutôt comme des « combattants pour la liberté ». Mon impression d’avoir affaire à une réécriture de l’histoire sera renforcée lors de journées passées dans les archives du musée du Stern à Tel-Aviv. Je voyais des hommes et quelques femmes, âgés, passer des heures à enregistrer leurs témoignages. Je demande des explications : « Ils viennent témoigner seulement maintenant ? » Réponse : « Pas du tout ! Ils refont leurs enregistrements. Il y a des choses qu’on ne peut plus raconter aujourd’hui ! »

Je parviendrai toutefois à mettre la main sur une citation de Shamir dans un livre de Gerold Frank, The Deed. Un soir de 1942, il discute avec Eliahou Beit Tsouri, qu’il vient de recruter. Extraits :

— Shamir : « Notre objectif ? Libérer notre peuple de l’occupant étranger. C’est notre guerre contre l’Angleterre [alors puissance mandataire en Palestine, NDLR]. (…) Nous ne serons qu’un petit groupe. Peu contre beaucoup. Nous serons isolés dans notre guerre. La population nous pourchassera jusqu’à ce que nous parvenions à l’éduquer. (…) Nous mènerons une guerre de guérilla. C’est la seule arme des faibles contre les forts. La seule manière d’aboutir à un équilibre des forces… »

— Beit Tsouri : « Quelles opérations pourrons-nous réaliser ? »

— Shamir : « Le terrorisme individuel. Des actions terroristes dirigées individuellement contre des personnes à la tête de l’administration occupante (…). »

Sur les ordres de Shamir, Beit Tsouri et Eliahou Hakim assassineront, au Caire, lord Moyne, ministre des colonies britannique, le 6 novembre 1944. Capturés, condamnés à mort, ils seront pendus.

• Le retour de Netanyahou

Les élections législatives ont lieu en Israël le 10 février 2009. Le parti Kadima, dirigé par Tzipi Livni, arrive en tête avec vingt-huit députés. Cette ancienne députée du Likoud a effectué un virage idéologique à 180 degrés en acceptant, en échange de la paix, le principe du partage de la terre d’Israël avec les Palestiniens. C’est contraire à l’éducation très à droite qu’elle a reçue de ses parents. Eitan Livni, son père, fut le chef des opérations de l’Irgoun, l’organisation clandestine dirigée par Begin, qui a combattu les Britanniques jusqu’à l’indépendance d’Israël en 1948. Le président de l’État lui confie la mission de former une nouvelle coalition gouvernementale. Elle négocie sans succès avec Ehoud Barak, dont le Parti travailliste s’est effondré et n’a plus que douze élus. Les deux formations ultraorthodoxes rejettent ses propositions, de même que le parti Shass, les ultraorthodoxes orientaux. En fait, Barak et le Shass ne veulent pas d’elle pour diriger le pays. Ils concluent un accord secret avec l’ancien premier ministre Netanyahou, qui, lui, parvient à former une coalition parlementaire de soixante-quatorze députés avec le Likoud, les sionistes religieux, les ultraorthodoxes, le Shass et les travaillistes. Barak conserve le ministère de la défense.

Netanyahou revient donc au pouvoir. Je relis son livre dans ses deux versions, en hébreu et en anglais. À l’époque, selon ses déclarations pendant la campagne des primaires du Likoud, il n’a pas changé sa vision, telle qu’il l’avait définie dans son A Place Among the Nations (« Une place parmi les nations »), et n’a pas l’intention de faire la moindre concession aux Palestiniens : « La vie quotidienne des Arabes peut être conçue différemment dans la réalité du terrain. (…) Quand quelques Arabes peuplent une colline isolée, il n’y a aucune raison pour déclarer autonome l’ensemble de la colline. (…) Seuls seraient autonomes les centres urbains. Le reste du territoire, peu peuplé, sera exclu de cet arrangement. »

Pour le premier ministre, la gauche reste toujours l’ennemi intérieur, puisqu’elle accepte l’idée que le peuple palestinien a des droits. C’est, écrit-il, le symptôme de la maladie contractée au début du siècle en Europe de l’Est. Le virus du marxisme qui a imprégné tous les mouvements juifs, socialistes, communistes et de gauche depuis le début du XXe siècle.

Le camp de la paix comprend-il l’idéologie qui guide la politique de Netanyahou ? Je ne le crois pas. J’en ai la confirmation lors d’une réception chez l’historien et universitaire Zeev Sternhell à Jérusalem. L’invité d’honneur est Yirmiyahu Yovel, à l’occasion de la sortie en librairie de sa traduction en hébreu de la Critique de la raison pure d’Emmanuel Kant. Sont réunis une bonne vingtaine de professeurs émérites, historiens, sociologues, philosophes, la plupart des fondateurs du mouvement La Paix maintenant dans les années 1970. Aucun n’a jamais lu un livre de Netanyahou.

En 2012, Sternhell reconnaîtra : « À gauche, on n’avait pas compris que tout cela allait logiquement s’enchaîner. Baruch Goldstein [auteur du massacre de vingt-neuf Palestiniens à Hébron en 1994] et Yigal Amir [assassin du premier ministre Ytzhak Rabin en 1995], tous deux, représentaient un courant idéologique et politique considérable, très puissant, un véritable torrent que la gauche refusait de voir par poltronnerie. C’était commode de se voiler la face. Il était plus facile de dire qu’on avait attrapé la grippe que de se dire qu’on souffrait du cancer, alors que c’était bien un cancer dont nous étions affectés, et cela, ce fut la grande débâcle du leadership israélien de gauche (8). »

Charles Enderlin

Journaliste. Auteur de l’ouvrage De notre correspondant à Jérusalem. Le journalisme comme identité, Seuil, coll. « Don Quichotte », Paris, 2021. Les extraits suivants en sont tirés.

________________


(1) NDLR. C’est dans cette radio publique israélienne, multilingue, nationale et internationale, que l’auteur commença sa carrière de journaliste en 1971, dans la section francophone.

(2) Neuvième colloque des intellectuels juifs de langue française, 29 janvier 1968. Cité dans Israël dans la conscience juive. Données et débats, Presses universitaires de France, Paris, 1971.

(3) NDLR. Monument en mémoire des victimes de la Shoah, à Jérusalem.

(4) NDLR. Occupé par Israël depuis la guerre des six jours, en 1967.

(5) Shamir. Une biographie, Olivier Orban, Paris, 1991.

(6) NDLR. De 1983 à 1984 puis de 1986 à 1992.

(7) NDLR. La police politique soviétique.

(8) Entretien avec Zeev Sternhell, à lire dans Au nom du Temple. Israël et l’irrésistible ascension du messianisme juif (1967-2013), Seuil, Paris, 2013. Et à retrouver dans le documentaire du même nom (2015).


Edité le 16-05-2021 à 13:26:58 par Xuan




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Ce balcon sur la tragédie gazaouie ne recevra plus de journalistes. Il a été réduit à l’état de gravats, samedi 15 mai, par des tirs de l’armée israélienne, qui ont fait s’écrouler l’intégralité de l’immeuble. Les bureaux de deux autres médias ont été démolis dans ce bombardement : ceux de l’empire audiovisuel qatari Al-Jazira, qui abritaient les équipes de la chaîne arabophone et de son homologue anglophone ; et ceux de la télévision d’Etat koweïtienne. - Robert Kissous

Article du Monde :
Après la destruction d’un immeuble abritant des médias internationaux à Gaza, indignation et colère contre Israël
Les bureaux de l’agence AP et d’Al-Jazira ont été pulvérisés par des missiles, samedi. L’armée israélienne a justifié la destruction en affirmant qu’elle visait « des moyens militaires » du Hamas, sans en apporter la preuve. Un responsable d’Al-Jazira a dénoncé « un crime de guerre ».

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Conflit israélo-palestinien: Le camp de réfugiés de Shati a été attaqué le 15 mai. Presque tous les membres de la famille ont été tués. Il ne reste que le bébé de mai.

site chinois dnews

Mohammed Hadidi, qui a perdu sa femme et ses 4 enfants lors de la frappe aérienne, a déclaré que sa femme avait emmené 5 enfants chez son oncle le 15 pour célébrer ensemble l'Aïd al-Fitr. décombres., Seul le plus jeune fils Omar a été sauvé des décombres.
Au cours de cette frappe aérienne, avec l’épouse d’Hadidi, 4 fils et la famille de l’oncle, au moins 10 personnes sont mortes, dont 7 enfants. Quinze personnes de ces deux familles ont également été blessées.

Les sauveteurs ont déclaré que lorsqu'ils ont trouvé Omar, il était allongé à côté du corps de sa mère et pleurait. Il y a aussi des jouets et de la nourriture pour célébrer l'Aïd al-Fitr éparpillés sur les décombres; il est inimaginable que la réunion de famille qui célébrait à l'origine la saison des fêtes se soit transformée en tragédie.
Hadidi est venu à l'hôpital et a vu son fils qui avait survécu à la mort. Il a tenu la petite main de son fils et s'est penché sur lui et a pleuré amèrement. La scène était aigre.
Hadidi a pleuré et a déclaré: "Les enfants sont en sécurité à la maison. Ils n'ont pas apporté d'armes, ils n'ont pas lancé de roquettes. Ils ont été tués vêtus de vêtements pour célébrer l'Aïd al-Fitr."
Après avoir perdu cinq de ses plus proches parents en un jour, le chagrin d'Hadidi est au-delà des mots, mais il a une croyance religieuse dans son propre cœur de gratitude: "Merci Allah, j'ai toujours Omar (le bébé survivant)."

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   Posté le 16-05-2021 à 23:04:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La destruction des médias étrangers discrédite davantage Israël. A noter l'absence de condamnation des USA.

Gaza : quatre questions après la destruction par une frappe israélienne d’un immeuble abritant les bureaux d’Al-Jazeera et Associated Press.

Les médias touchés ont fermement condamné le tir de samedi. L'armée israélienne justifie son action, dénonçant l'utilisation par le Hamas de ces médias comme "boucliers humains"


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Lorsque la Chine médiatise le conflit Palestine-Israël via la plate-forme de l'ONU, les États-Unis `` se dressent contre la justice internationale ''

Par Yang Sheng
Publié: 16 mai 2021 23:23 Mis à jour: 16 mai 2021 23:29
https://www.globaltimes.cn/page/202105/1223623.shtml

Le Conseil de sécurité de l'ONU (CSNU), avec la Chine comme président de mai, a tenu un débat public dimanche pour discuter du conflit Palestine-Israël dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 180 morts et plus de 1000 blessés des deux côtés. loin.
Le conseiller d'État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a présidé dimanche le débat public du CSNU par liaison vidéo, qui est toujours en cours au moment de la publication.
La Chine a critiqué samedi les États-Unis pour avoir empêché le CSNU de parvenir à un accord sur la question et attend de toutes les parties au CSNU qu'elles défendent une voix unifiée sur la question.

Samedi, lors d'un entretien téléphonique avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi, Wang a exposé la position de la Chine sur l'actuel conflit Palestine-Israël.. Wang a déclaré que la cause profonde de la détérioration de la situation est que depuis longtemps il n'y a pas eu de solution juste au problème palestinien.
Surtout, ces dernières années, le processus de paix au Moyen-Orient a dévié de sa voie initiale, les résolutions du CSNU n'ont pas été sérieusement mises en œuvre et en particulier, le droit des Palestiniens de construire un État indépendant a été continuellement violé. Comme cela a été prouvé, a noté Wang, sans un règlement juste de la question palestinienne, ni la Palestine ni Israël ainsi que le Moyen-Orient ne pourront parvenir à une paix véritable.

Ma Xiaolin, doyen de l'Institut d'études sur le pourtour méditerranéen de l'Université d'études internationales du Zhejiang, a déclaré dimanche au Global Times que la position de la Chine montre une compréhension profonde des affaires du Moyen-Orient, car elle a souligné que la question de Palestine est toujours au cœur des préoccupations. des affaires du Moyen-Orient et il ne peut être marginalisé.

Les États-Unis, qui veulent retirer leur pouvoir du Moyen-Orient, aimeraient voir la question de Palestine marginalisée, alors Washington est réticent à voir la question déposée au CSNU. La position américaine n'est d'aucune utilité pour la médiation internationale, ont déclaré des experts chinois.

La Chine a poussé le Conseil de sécurité à tenir deux consultations d'urgence sur le conflit Palestine-Israël et a rédigé un communiqué de presse, dans le but de guider le Conseil dans ses actions. "Mais malheureusement, le conseil n'a jusqu'à présent pas réussi à parvenir à un accord, les États-Unis se situant du côté opposé de la justice internationale" , a déclaré Wang.

" Au nom des dirigeants et du peuple palestiniens, je tiens à exprimer notre sincère gratitude et notre haute appréciation pour les remarques et commentaires récents et honnêtes et responsables" du ministre chinois des Affaires étrangères, a déclaré l'ambassadeur de l'État de Palestine en Chine, Fariz Mehdawi dans une déclaration envoyée au Global Times dimanche.
Mehdawi a déclaré que le ministre chinois des Affaires étrangères Wang "avait à juste titre touché aux véritables racines du conflit lorsqu'il a souligné que la très longue occupation militaire israélienne de la Palestine était la cause centrale, il avait également clarifié et souligné la priorité et la responsabilité les plus urgentes du conflit. La communauté internationale à travers le Conseil de sécurité de l'ONU, que la Chine préside ce mois-ci, pour assurer l'arrêt immédiat «de l'effusion de sang en cours à Gaza en particulier.

L'ambassade d'Israël en Chine a également déclaré dans un communiqué envoyé dimanche au Global Times que "Israël souhaite voir la fin de ce cycle de violence extrême et le rétablissement de la paix et de la sécurité à ses frontières" .

Selon Reuters mercredi, les États-Unis avaient retardé les efforts du CSNU pour publier une déclaration publique sur l'escalade des tensions entre Israël et la Palestine, car Washington considère que cette déclaration pourrait «nuire aux efforts en coulisse pour mettre fin à la violence» .
Les États-Unis ont toujours été un bouclier pour Israël au sein du CSNU, et l'administration Biden a déclaré qu'Israël a le droit de se défendre car ils croient que c'est le Hamas à Gaza qui a lancé le premier des roquettes sur Israël, même si la contre-attaque de l'armée israélienne a provoqué beaucoup plus de victimes à Gaza, y compris des innocents et des enfants.
Après qu'Israël a bombardé un bâtiment à Gaza qui abritait les bureaux de l'Associated Press, d'Aljazeera et d'autres médias samedi, la pression sur les États-Unis et Israël augmente.

"Les États-Unis ne veulent pas donner le crédit de médiation du conflit Palestine-Israël à la Chine, en particulier lorsque la Chine est le président du CSNU. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles les États-Unis hésitent à laisser le travail de médiation passer par le CSNU. » , A déclaré dimanche au Global Times Hua Liming, un expert chinois des affaires du Moyen-Orient et ancien ambassadeur de Chine en Iran.
Chaque fois que l'ONU se réunit pour parler du conflit Palestine-Israël, les États-Unis s'assoient toujours sur «le banc des accusés» , donc Washington préfère normalement s'engager avec les deux parties sous la table plutôt que de laisser la communauté internationale s'impliquer. C'est la raison principale pour laquelle toute solution ou cessez-le-feu entre Israël et Gaza ou d'autres forces de la région serait temporaire, a déclaré Hua.

L'administration Biden dit toujours que sa diplomatie donne la priorité aux «droits de l'homme» , en particulier lorsqu'elle s'ingère dans les affaires intérieures d'autres pays, mais lorsqu'il y a une terrible catastrophe des droits de l'homme causée par les opérations militaires de son allié à Gaza, «ce qui est une réaction excessive à l'attaque du Hamas, "L'hypocrisie et le double standard des États-Unis ont été de nouveau révélés , a déclaré Ma.

Solution à deux États

Wang Yi a déclaré samedi que la solution ultime à la question palestinienne réside dans la mise en œuvre de la solution à deux États.
La Chine est d'avis que le CSNU devrait reconfirmer la solution à deux États et exhorter la Palestine et Israël à reprendre les pourparlers de paix sur la base d'une solution à deux États dès que possible, a noté Wang.
La solution à deux États du conflit israélo-palestinien envisage un État de Palestine indépendant aux côtés de l'État d'Israël, à l'ouest du Jourdain, qui a été soutenu par le CSNU, y compris les États-Unis. Mais en raison de la politique de la précédente administration Trump, la résolution du CSNU n'a pas été sérieusement mise en œuvre.
La position de la Chine est la même que celle de la plupart de la communauté internationale, et Israël a pris note que la position de la Chine n'a jamais vacillé, a déclaré Hua, ajoutant que le problème est de savoir dans quelle mesure l'administration Biden veut corriger l'héritage de l'administration Trump.
La Chine continuera à soutenir fermement la juste cause du peuple palestinien qui consiste à lutter pour le rétablissement de ses droits nationaux légitimes, à soutenir une solution juste au problème actuel par le dialogue politique et à soutenir l'ONU, la Ligue des États arabes et l'Organisation des La coopération islamique en jouant un rôle constructif à cet égard, a déclaré Wang lors de l'appel téléphonique avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères samedi.

Hua a déclaré que le conflit cette fois-ci est également étroitement lié à la question nucléaire iranienne, car les États-Unis et l'Iran veulent tous deux conclure un nouvel accord dès que possible, car le gouvernement modéré de Téhéran aurait plus de chances de gagner les élections et de continuer à dialoguer. avec les États-Unis.
"Mais Israël ne veut pas voir les États-Unis et l'Iran parvenir à un accord, de sorte que le conflit à Gaza ajoutera des difficultés aux pourparlers entre les États-Unis et l'Iran" , a déclaré Ma. "La question de Palestine ne peut donc pas être résolue à court terme."

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   Posté le 17-05-2021 à 20:14:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Robert Kissous : L’agression israélienne contre la population palestinienne de Gaza est d’une violence inouïe. La Croix Rouge internationale (CICR) évoque « une intensité jamais vue », 42 personnes ont été tuées dans la seule journée d’hier, et les bombardements se sont poursuivis toute la nuit. Depuis le 10 mai, 192 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1 200 blessés. Tous les témoignages concordent : les bombes sont d’une puissance inégalée et les bombardements, continuels, n’épargnent aucun secteur de la Bande de Gaza.


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Agression israélienne contre la population de Gaza : la France doit d’urgence rectifier sa position


L’agression israélienne contre la population palestinienne de Gaza est d’une violence inouïe. La Croix Rouge internationale (CICR) évoque « une intensité jamais vue » , 42 personnes ont été tuées dans la seule journée d’hier, et les bombardements se sont poursuivis toute la nuit.
Depuis le 10 mai, 192 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1 200 blessés.

Tous les témoignages concordent : les bombes sont d’une puissance inégalée et les bombardements, continuels, n’épargnent aucun secteur de la Bande de Gaza.
Dès le début, ce sont les plus grands immeubles d’habitation de la ville de Gaza qui ont été détruits. Les infrastructures, les routes, sont systématiquement visées, particulièrement autour des hôpitaux pour rendre leur accès impossible.
Des centres de santé, des centres culturels, ont été volontairement visés.
L’immeuble des médias internationaux, dont l’agence américaine Associated Press, a été ciblé et détruit.
La population, terrorisée, n’a aucun endroit pour s’abriter.
Des habitants sont allés se réfugier dans les écoles de l’UNRWA, dans une promiscuité totale alors que l’épidémie de Covid-19 fait rage. Déjà éprouvée par quatorze ans de blocus et trois autres agressions militaires, la population palestinienne de Gaza n’en peut plus, et les enfants sont particulièrement traumatisés.

Rien, absolument rien, ne peut justifier ces crimes de guerre qui visent à terroriser toute une population et à lui rendre durablement la vie impossible. Les roquettes tirées depuis la Bande de Gaza, qui sont l’expression d’une division palestinienne sciemment et volontairement créée et entretenue par Israël, sont des engins artisanaux.

La réponse d’Israël est volontairement disproportionnée, elle vise, à tuer, à blesser, à laisser des champs de ruines et à la plonger dans la misère, dans une surenchère ignoble et criminelle.
Toutes les initiatives pacifiques de la société civile de Gaza, et notamment les Marches du Retour de 2018 - 2019, ont été ignorées et noyées dans le sang.
Cette population palestinienne de la Bande de Gaza, profondément inventive et humaine malgré ce qu’elle subit, l’État d’Israël a choisi de la déshumaniser.
Alors que le blocus qui dure depuis 14 ans constitue déjà une punition collective contraire au droit international, il déchaîne contre cette population, pour la quatrième fois depuis le début du blocus, une attaque qui vise à la terroriser et à la plonger encore un peu plus dans la misère.Face à ces crimes d’une ampleur inégalée, les déclarations de la France sont révoltantes.

Le Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, prompt à condamner les envois de roquettes par les groupes armés de la Bande de Gaza, n’a pas eu un mot pour condamner cette nouvelle agression israélienne contre la population palestinienne de Gaza.
Quant aux déclarations du président de la République, elles sont absolument scandaleuses. Dans un communiqué publié le 14 mai, il « a rappelé son attachement indéfectible à la sécurité d’Israël et à son droit à se défendre dans le respect du droit international » . Dans le vocabulaire israélien, le « droit à se défendre » a une signification très claire, c’est un permis de tuer.
Quant au respect du droit international par Israël, on sait ce qu’il en est.
Cette attitude, cette déclaration, seront des taches indélébiles sur un président de la République qui se rend ainsi complice des crimes de guerre une fois de plus commis par Israël contre la population palestinienne de la Bande de Gaza.


Le président de la République doit de toute urgence rectifier sa position.
La France doit condamner sans plus attendre les bombardements israéliens, et affirmer avec la plus grande fermeté que la population palestinienne doit être protégée, que ce soit à Gaza, à Jérusalem, dans le reste de la Cisjordanie et en Israël même.
Et il faut prendre enfin des sanctions contre Israël tant que cet État commet ces crimes de guerre et continue de bafouer le droit international.


Le Bureau national de l’AFPS,
17 mai 2021

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Images des manifestations dans le monde

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   Posté le 18-05-2021 à 11:31:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Du soutien total de Trump à Israël à l'absence d'action concrète de Biden, les États-Unis ont une `` responsabilité indéniable '' dans le conflit d'aujourd'hui

Par Zhang Hui
Publié: 18 mai 2021 00:32 Mis à jour: 18 mai 2021 00:33

Quand une fille palestinienne a pleuré ses larmes dans les ruines de sa maison bombardée, demandant «pourquoi méritons-nous cela? Qu'avons-nous fait pour cela? Ils ne nous aiment tout simplement pas parce que nous sommes musulmans» , les États-Unis ont continué à faire obstacle à la publication par le Conseil de sécurité de l'ONU (CSNU) d'une déclaration sur le conflit israélo-palestinien, ignorant les droits humains des civils en Palestine et l'appel de la communauté internationale pour un cessez-le-feu.

Les observateurs chinois ont déclaré que les États-Unis avaient non seulement attisé les flammes du conflit, mais aussi montré au monde à quel point ils étaient égoïstes et hypocrites en termes de respect des droits de l'homme et dans leurs responsabilités en tant que puissance majeure.
Les États-Unis font face à des appels croissants pour une plus grande implication dans la résolution du conflit israélo-palestinien en cours avec les hostilités qui entrent dans une deuxième semaine. Les observateurs chinois ont estimé que les États-Unis avaient une responsabilité indéniable dans les combats les plus féroces depuis 2014 en raison de leur politique unilatérale au Moyen-Orient au service d'Israël.

La Chine exhorte les États-Unis à assumer leurs responsabilités, à adopter une position juste et à soutenir le rôle du CSNU dans l'assouplissement de la situation israélo-palestinienne, le rétablissement de la confiance et la réalisation d'un règlement politique avec la communauté internationale, a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian. Compte rendu.

Alors que la grande majorité de la communauté internationale appelle à arrêter l'effusion de sang des civils, les États-Unis n'ont fait aucune déclaration en faveur d'un cessez-le-feu immédiat, critiqué les offensives d'Israël ou envoyé un haut diplomate dans la région.
À l'opposé, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a qualifié le conflit de "tout à fait épouvantable" , appelant à y mettre fin immédiatement.
L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a appelé dimanche à l'arrêt immédiat de ce qu'elle a qualifié d'attaques barbares d'Israël contre Gaza et a accusé les «crimes systématiques» contre les Palestiniens d'hostilités, a rapporté Reuters lundi.
Et même les alliés européens des États-Unis ont appelé les États-Unis à prendre des mesures concrètes. Le vice-ministre français des Affaires étrangères Clément Beaune a déclaré à la télévision française que les Etats-Unis doivent s'impliquer plus efficacement. "Il est clair que ce sont eux qui ont toujours le principal commandement diplomatique" , a fait remarquer Beaune.
Pire encore, le président américain Joe Biden a fait l'objet de critiques plus fortes au niveau national. Adam Schiff, président démocrate du comité du renseignement de la Chambre, a exhorté dimanche Biden à intensifier la pression des deux côtés pour mettre fin aux combats actuels et relancer les pourparlers pour résoudre les conflits et les points chauds d'Israël avec les Palestiniens, a rapporté AP lundi.

Les États-Unis portaient une responsabilité indéniable dans le conflit israélo-palestinien, et sa politique au Moyen-Orient a longtemps été kidnappée par sa communauté juive qui sert les intérêts d'Israël, a déclaré lundi au Global Times Tian Wenlin, chercheur aux Instituts chinois des relations internationales contemporaines.
L'ancien président américain Donald Trump a annoncé en 2017 que les États-Unis reconnaissaient Jérusalem comme capitale d'Israël. Cela a renversé la politique officielle américaine vieille de plusieurs décennies. Et puis en 2018, Trump a décidé de déplacer l'ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. La Palestine a été très mécontente de ces mesures américaines.
Les observateurs chinois ont déclaré que ce que Trump a fait ces dernières années a semé les graines des conflits et des effusions de sang actuels.
Alors que Biden n'a pris aucune mesure concrète pour renverser la politique pro-israélienne de Trump, un Israël "gâté" a pris ses risques qui ont conduit au conflit, a déclaré Liu Zhongmin, professeur à l'Institut d'études sur le Moyen-Orient de l'Université des études internationales de Shanghai. le Global Times lundi.
Les observateurs chinois ont déclaré qu'il est peu probable que Biden fasse des mesures concrètes pour désamorcer la confrontation, tout au plus en faisant certains gestes dans un langage diplomatique qui ne signifient rien, a déclaré Tian.

En tant que plus grand influenceur d'Israël, les États-Unis se retirent de la région pour éviter d'être impliqués dans des affaires autres que celles de l'Asie-Pacifique afin de pouvoir se concentrer sur les relations avec la Chine et la Russie, ont déclaré des observateurs.
La question palestinienne est en fait un "miroir" reflétant l'hypocrisie des États-Unis sur les droits de l'homme, ont déclaré des observateurs chinois, notant que les États-Unis se livraient à Israël dans le meurtre et l'oppression des musulmans palestiniens tout en critiquant le traitement de la Chine envers les musulmans au Xinjiang, a déclaré Tian.
Les États-Unis ont fait pression sur les pays arabes sur les questions liées au Xinjiang pour les forcer à suivre les États-Unis en critiquant les droits de l'homme de la Chine et en sabotant l'initiative "Belt and Road'' proposée par la Chine, tout en ignorant leurs propres problèmes de droits de l'homme et l'effusion de sang civile en Palestine, ont déclaré des observateurs.

Et la pression des États-Unis sur les pays du Moyen-Orient n'a pas réussi et ne réussira pas, car de nombreux pays en développement de la région savent que les opinions des États-Unis sur les droits de l'homme ne représentent pas celles de la communauté internationale, et seulement celles des droits de l'homme des pays en développement comme la Chine devraient être davantage écoutés, ont déclaré des observateurs.
Au cours de la session de cette année du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, de nombreux pays en développement, y compris les 21 pays arabes, ont exprimé leur solidarité avec la Chine, a déclaré en mars le conseiller d'État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi.


Le rôle de la Chine



Wang Yi a déclaré que la Chine réitère son invitation aux artisans de paix de Palestine et d'Israël à venir en Chine pour le dialogue, et accueille les négociateurs de Palestine et d'Israël pour tenir des pourparlers directs en Chine lorsqu'il a présidé le débat public du CSNU par lien vidéo dimanche sur le Conflit Palestine-Israël dans la bande de Gaza.

Le conflit dans la bande de Gaza a vu 198 Palestiniens tués, dont 58 enfants et 35 femmes, lundi, selon le ministère palestinien de la Santé.

La Chine, en tant que président tournant du CSNU pour mai, a poussé le Conseil à tenir deux séries de consultations urgentes à huis clos sur le conflit Palestine-Israël et a rédigé un communiqué de presse du CSNU.
Quant aux remarques de Wang, Zhao Lijian a déclaré lundi que la Chine avait encouragé les pourparlers de paix et resté en communication avec toutes les parties concernées pour mettre en œuvre l'initiative du conseiller d'État Wang Yi visant à faire avancer les pourparlers de paix Palestine-Israël et à faire pression pour un règlement rapide et juste de la Question palestinienne.
La Chine soutient la résolution des différends entre la Palestine et Israël par le biais de pourparlers de paix depuis des années et cette fois, Wang a spécifiquement mis l'accent sur l'accueil des négociateurs de Palestine et d'Israël pour tenir des pourparlers directs en Chine, indiquant que la Chine est disposée à approfondir son implication dans la résolution du long- problème permanent, a déclaré Tian.
La Chine, en tant que grand pays responsable, a offert son aide pour résoudre la confrontation en cours et aimerait fournir une plate-forme pour le moyen ultime de sortir de la question palestinienne, a déclaré Liu.
Mais Tian et Liu ont tous deux déclaré que le rôle de la Chine restait limité et que la résolution du conflit dépendait des deux parties impliquées.

Au cours des dernières années, la Chine s'est davantage impliquée dans la question Palestine-Israël, montrant une volonté accrue d'aider à résoudre le conflit par le dialogue et la solution à deux États et en renforçant les relations amicales avec les pays du Moyen-Orient, ont déclaré des observateurs chinois.
La Chine a invité avec succès les dirigeants israéliens et palestiniens à se rendre en Chine en 2013 pour travailler avec la communauté internationale et jouer un rôle positif et constructif dans le règlement de la question palestinienne.
En mars 2021, Wang a visité six pays du Moyen-Orient en sept jours, dont l'Arabie saoudite et l'Iran, établissant un record pour le ministre chinois des Affaires étrangères de visiter la plupart des pays du Moyen-Orient en un seul voyage.
En 2020, le commerce entre la Chine et les pays arabes a atteint près de 240 milliards de dollars, faisant de la Chine le premier partenaire commercial des pays arabes, et la Chine a importé 250 millions de tonnes de pétrole brut des pays arabes, représentant la moitié des importations totales de la Chine au cours de la même période.

Par rapport aux États-Unis, a déclaré Tian, ​​le plus grand avantage de la Chine dans la résolution du conflit réside dans le fait qu'elle soutient la justice et l'équité et entretient des relations amicales avec les deux parties.
La Chine ne pose aucune condition préalable dans ses efforts pour promouvoir les pourparlers de paix, et la participation de la Chine aux affaires du Moyen-Orient n'a pas pour but d'obtenir des dividendes économiques, car un Moyen-Orient pacifique profite au monde entier, a déclaré Liu.
"Il convient également de mentionner que le rôle de la Chine dans la résolution des hostilités est limité et que, si l'invitation de la Chine finira par avoir de bons résultats, cela ne dépend pas de la Chine, mais du centre du conflit concernant la Palestine et Israël" , a déclaré Liu.
"Ce que la Chine a fait en poussant à des pourparlers de paix dans la région, ce n'est pas d'agir en tant que challenger des États-Unis au Moyen-Orient, mais de jouer un rôle constructif et d'assumer la responsabilité d'une grande puissance ainsi que de la présidence tournante du CSNU pour mai » , a déclaré Liu.

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   Posté le 21-05-2021 à 20:45:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos du cessez-le-feu : un camouflet pour Biden

Les USA ont d'abord refusé le cessez-le-feu pour protéger Israël. Le 18 Biden demande à Israël de signer mais Netanyahu refuse.
Le 20 le cessez-le-feu est signé sous l'égide de l'Egypte...

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Ambassadeur palestinien : Nous sommes prêts à aller à Pékin pour négocier les Américains ont détruit la médiation



dnews
Lorsque le secrétaire d'État américain Antony Blinken a commencé sa visite au Moyen-Orient le 25 mai, l'ambassadeur palestinien en Chine, Fariz Mehdawi, a souligné dans une interview que les États-Unis n'avaient jamais facilité aucune médiation avec Israël depuis 20 ans et « Nous sommes prêts à aller à Pékin pour une négociation » .
Selon un rapport de la Voix de l' Amérique (VOA) le 26 mai, Brinken, qui était en visite à Jérusalem, a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 25 mai et a souligné que les Etats-Unis soutiennent pleinement le droit d'Israël à la légitime défense.
Le gouvernement des États - Unis ne fera pas la promotion des pourparlers de paix entre les deux parties. Netanyahu a remercié les États-Unis pour leur soutien et a averti le Hamas de ne pas saper l'accord de cessez-le-feu, sinon il lancera une contre-attaque forte.

Dans le même temps, après avoir rencontré Mahmoud Abbas, président de l'Autorité nationale palestinienne le 25 mai, Blinken a déclaré que les États-Unis fourniraient une aide humanitaire, économique et sécuritaire à la Palestine. Lorsque les États-Unis s’engageront à reconstruire la bande de Gaza, mais ils veilleront à ce que le Hamas ne bénéficie pas d’une aide à la reconstruction.

Il est à noter que le 25 mai, le média chinois Phoenix.com a diffusé une interview de l'ambassadeur palestinien en Chine Mahdavi.
Mahdavi a déclaré que la Palestine était disposée à s'entretenir avec Israël à Pékin. "Du point de vue de la Palestine, nous encourageons la Chine à jouer un plus grand rôle, et nous sommes également prêts à participer à toute conférence internationale, que ce soit à Pékin ou ailleurs" .
Il a souligné que la partie palestinienne espère qu'il y aura davantage de vrais participants et que plusieurs parties travailleront ensemble parce que les États-Unis n'ont jamais mené avec succès une médiation au cours des 20 dernières années. "Ils (les Américains) ont monopolisé ce processus (de médiation) et l'ont détruit. L'ancien président américain Donald Trump a même sapé la crédibilité des États-Unis en tant que médiateur honnête et neutre."

Dans l'interview, Mahdavi a également évoqué la cause profonde du conflit Palestine-Israël, affirmant que «la cause profonde du conflit Palestine-Israël n'a jamais été une question de croyance religieuse. La cause profonde réside dans la réponse du peuple palestinien à l'agression et Si l'agression et l'occupation ne peuvent être résolues, le conflit existera toujours. Les Palestiniens ne se rendront pas. C'est exactement ce que la Chine a fait auparavant. C'est ce que tous les autres pays qui ont connu des luttes de libération ont fait. Nous savons que ce sera payer un prix énorme, et notre indépendance et notre liberté ne sont pas tenues pour acquises.

Auparavant, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi avait convoqué des représentants de plus de 21 pays pour tenir une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU le 16 mai et adressé des invitations aux représentants de la Palestine et d'Israël. "Nous réitérons notre invitation aux peuples pacifiques de Palestine et d'Israël à venir en Chine pour le dialogue, et nous souhaitons la bienvenue aux représentants négociateurs de la Palestine et d'Israël à tenir des pourparlers directs en Chine."


Edité le 26-05-2021 à 13:17:39 par Xuan




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