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 conséquences des sanctions

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Xuan
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   Posté le 06-08-2018 à 07:14:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sanctions contre l'Iran : "les entreprises européennes s'en vont, les chinoises, indiennes et turques restent"



Azadeh Kian, professeure de sociologie à l'université Paris Diderot et spécialiste de l'Iran a réagi sur franceinfo à l'entrée en vigueur des sanctions américaines.


Mohammad Javad Zarif et Sushma SwarajMohammad Javad Zarif et Sushma Swaraj (MONEY SHARMA / AFP)
http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/sanctions-contre-l-iran-les-entreprises-europeennes-s-en-vont-les-chinoises-indiennes-et-turques-restent_2883385.html

Mis à jour le 05/08/2018

Cinq avions ATR assemblés à Toulouse se sont posés en Iran dimanche 5 août. C'est la dernière livraison pour la compagnie Iran Air avant l'entrée en vigueur des sanctions américaines promises par Donald Trump. Des sanctions économiques pour Téhéran mais aussi pour les entreprises qui commerceraient avec l'Iran. Azadeh Kian, professeure de sociologie à l'université Paris Diderot et spécialiste de l'Iran a analysé l'impact de ces sanctions sur franceinfo.

franceinfo : Que risquent les entreprises françaises qui continueraient à commercer avec l'Iran après lundi, date de l'entrée en vigueur des sanctions ?

Azadeh Kian : Elles seront sanctionnées, notamment les entreprises qui commercent également avec les États-Unis, qui y ont des intérêts. Ce n'est pas le cas des petites et moyennes entreprises françaises ou européennes. C'est surtout le secteur industriel iranien qui sera affecté par ces sanctions, en particulier le secteur de l'automobile, où Peugeot et Renault avaient de nouveau investi après la levée des sanctions internationales en janvier 2016. Peugeot a déjà déclaré partir de l'Iran même s'il s'agit d'un marché de 400 000 automobiles par an. Même l'échange des métaux, y compris l'or, sera interdit. L'Iran voulait aussi acheter une centaine d'Airbus, dont trois seulement ont été livrés. Cette transaction va être suspendue. D'autres grandes entreprises françaises comme le pétrolier Total ont également quitté le pays au profit des entreprises chinoises. En effet, si les entreprises européennes s'en vont, les entreprises chinoises, indiennes ou encore turques restent.

Comment les Européens réagissent-ils à ces sanctions ?

Les échanges commerciaux ne représentent pas grand chose en Europe. Ce qui inquiète surtout les Européens, c'est que l'Iran sorte de l'accord sur le nucléaire. La question principale reste celle de la non-prolifération nucléaire, en particulier pour la France. C'est la raison pour laquelle les Français tentent d'offrir aux Iraniens des facilités afin que les entreprises européennes puissent continuer à exister en Iran.

Quels impacts ont ces retraits sur l'économie réelle, beaucoup de gens vont se retrouver au chômage ?

Les Iraniens sont très inquiets, il y a déjà tous les jours des manifestations pour protester contre la vie chère, la crise économique, la dévalorisation importante de la monnaie iranienne. À partir du moment où les sanctions américaines seront appliquées, le ministre iranien du travail a annoncé qu'il risquerait d'y avoir plus d'un million de personnes au chômage et un taux d'inflation très important, de l'ordre de 110%. Cela dit, l'Iran a une dizaine de voisins à qui elle va pouvoir continuer de vendre son pétrole. Même si l'utilisation de dollars sera interdite, les échanges en lyres turques, en roupies indiennes ou en monnaie chinoise continueront très vraisemblablement à exister. L'essentiel de l'économie iranienne pourrait subsister grâce à la Chine.

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   Posté le 13-08-2018 à 17:43:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les problèmes économiques de l'Iran sont "internes, pas seulement dus aux sanctions"

AFP 13/08/2018 à 11:58
http://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/les-problemes-economiques-de-l-iran-sont-internes-pas-seulement-dus-aux-sanctions-0368ca9924b114f132a635d50114405b


Le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei à Téhéran, le 13 août 2018 ( KHAMENEI.IR/AFP/Archives / - )

Le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé lundi que les problèmes économiques auxquels fait face son pays étaient dus à une mauvaise gestion interne et pas seulement aux pressions américaines.
"Experts économiques et responsables pensent que la cause de ce problème n'est pas externe, mais interne" , a-t-il dit lors d'un discours à Téhéran, selon son compte officiel sur Twitter.

"Je ne dis pas que les sanctions n'ont pas d'impact, mais il s'agit principalement de la manière dont nous y faisons face" , a-t-il souligné.

Il a fait spécifiquement référence à l'effondrement de la monnaie, qui a perdu près de la moitié de sa valeur depuis avril.

"Si notre performance est meilleure, plus prudente, précise et efficace, les sanctions n'auront pas autant d'effet et on pourra y résister" , a ajouté l'ayatollah Khamenei.

Le discours n'était pas immédiatement retransmis par la télévision. Habituellement de tels évènements sont diffusés plus tard dans la journée.

Le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances sur le nucléaire iranien a été suivi d'une première salve de sanctions entrées en vigueur le 7 août.

Mais l'économie iranienne était déjà à la peine, souffrant d'un taux de chômage élevé et d'une forte inflation. Le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois.

Et beaucoup d'Iraniens tiennent leur propre gouvernement pour responsable de cette situation.

Plusieurs villes ont récemment été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, fruits de l'inquiétude croissante et d'un sentiment de colère envers le système politique.

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   Posté le 18-08-2018 à 22:28:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Washington dévoile le «prix» des importations de pétrole iranien pour Pékin


Sputnik . Dmitry Korobeinikov http://fr.sputniknews.com/international/201808181037714740-washington-pekin-petrole-iranien-sanctions/

11:02 18.08.2018

La Chine, comme tous les pays qui ne renoncent pas au pétrole iranien, risque de se voir imposer des sanctions américaines, écrit The Wall Street Journal. Washington estime que Pékin pourrait même augmenter ses livraisons d’hydrocarbures depuis l’Iran.

Washington est prêt à imposer des sanctions à tous les pays qui continueront d'acheter du pétrole iranien après le rétablissement complet des sanctions contre Téhéran en novembre, informe The Wall Street Journal en se référant à Brian Hook, nouveau représentant spécial américain pour l'Iran. Ces mesures pourraient toucher en premier lieu la Chine, acheteur majeur de pétrole iranien et qui a rejeté les demandes américaines de cesser ses importations.

«Les États-Unis comptent sur le plein respect [des sanctions, ndlr] par toutes les nations sous peine de sanctions secondaires américaines s'ils poursuivent leurs transactions» , a déclaré le responsable américain.

Il a ajouté que les États-Unis accorderaient des dérogations aux pays qui tenteront au moins de réduire leurs livraisons de pétrole iranien.
Le 6 août, le Président Trump a signé un décret réinstaurant un certain nombre de sanctions à l'encontre de l'Iran, en affirmant chercher à imposer une «pression économique maximale» sur la République islamique. La deuxième partie des sanctions doivent être rétablies le 4 novembre.

Pékin résiste aux demandes de Washington de soutenir l'embargo du pétrole iranien en soulignant que ses liens économiques avec l'Iran ne peuvent léser les intérêts de personne.
Auparavant, la diplomatie chinoise avait déclaré que la coopération sino-iranienne était «conforme aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations unies» .

En juillet un responsable américain haut placé cité par The Wall Street Journal avait déclaré que Pékin pouvait augmenter ses achats de pétrole iranien malgré le rétablissement des sanctions américaines.
Le 8 mai dernier, le Président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l'accord signé en 2015 entre des grandes puissances et l'Iran, qui avait alors accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales.

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   Posté le 18-08-2018 à 22:59:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pékin et Téhéran poursuivent leurs relations et leurs coopérations


Fri Aug 3, 2018 3:28PM

Faisant fi des sanctions unilatérales américaines, l’Iran et la Chine poursuivront leurs échanges commerciaux et leurs coopérations ordinaires conformément aux engagements internationaux.

Interrogé, lors d’une conférence de presse, sur le refus de Pékin de se plier aux exigences des États-Unis qui les somment de réduire l’achat de pétrole iranien, Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, s’est exprimé en ces termes : « La Chine a une vision claire et décisive de ses relations avec l’Iran et a exprimé à plusieurs reprises sa position sur cette question de manière transparente. »


PressTV-Sanctions US : contre-offensive Chine/Iran
La Chine, fidèle allié de l’Iran pendant la période des sanctions, coopérera une fois de plus avec Téhéran sur le marché économique dont boursier.

"Les deux pays entretiennent des relations raisonnables et conformes à la loi internationale et rien de plus" , a ajouté Shuang.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la Chine s’était toujours opposée aux sanctions unilatérales et aux exigences imposées par un pays tiers à un autre pays, y compris contre l’Iran.


Iran : la Chine refuse le diktat US

La Chine continue d’acheter du brut iranien malgré les sanctions des USA.
Selon lui, les droits et les intérêts de la Chine devraient être protégés dans les relations internationales, et cela est la position forte et claire de Pékin.

"Washington n’a pas réussi à persuader la Chine de suspendre les importations chinoises de brut iranien lors des négociations, et Pékin a rejeté la demande des États-Unis", a annoncé ce vendredi 3 août le site de l’agence Bloomberg citant deux autorités américaines, membres de l’équipe négociatrice.


La Chine « se lie » à l’Iran

La décision américaine de se retirer de l’accord nucléaire de 2015 a accentué la tendance déjà affichée : l’Iran se rapproche encore plus de la Chine et de la Russie et partant de l’Eurasie.
Bloomberg a écrit que le rejet par la Chine de la demande formulée par les États-Unis, alors que les deux pays se livrent une guerre commerciale, sabotera les efforts déployés par Donald Trump, président américain, pour isoler l’Iran après son retrait de l’accord nucléaire.


PressTV-Escalade USA/Iran : Pékin inquiet
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères s’est penché sur les évolutions internationales et les tweets menaçants du président américain.
Deux responsables américains ont déclaré, sous le sceau de l’anonymat, que Pékin avait augmenté ses achats de pétrole à l’Iran au lieu de les réduire.

L’administration américaine a négocié la semaine dernière avec les acheteurs de brut iranien, notamment le Japon, l’Inde, la Corée du Sud et la Turquie, en vue de les convaincre d’arrêter leurs importations de pétrole en provenance d’Iran d’ici novembre, mais elle a échoué.

Après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire, les autorités américaines ont déclaré que les acheteurs de brut iranien avaient jusqu’au 4 novembre pour stopper leurs importations de pétrole iranien, faute de quoi ils feront l’objet de sanctions américaines supplémentaires.

Les sanctions supplémentaires américaines imposées aux acheteurs de pétrole iranien, qui interviennent en violation de la loi sur le commerce international, ont suscité des réactions négatives de plusieurs pays, à tel point que certains d’entre eux ont demandé à être exemptés de sanctions et que d’autres s’y sont opposés.


PressTV-Iran/sanctions US : l’UE ose-t-elle riposter ?

Dans une lettre très prudente, l’UE demande à Washington une exemption de sanctions pour ses entreprises actives en Iran. Est-ce suffisant alors que les USA ont déclaré une vraie guerre contre le vieux continent ?
Le volume des échanges commerciaux en 2017 entre l’Iran et la Chine s’est élevé à 37,3 milliards de dollars, accusant une hausse de 19,3 % par rapport à l’année précédente.

Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des quatre premiers mois de 2018 s’élève à 13,2 milliards de dollars, en hausse de 9,3 % par rapport à la même période l’année dernière.


Iran : Moscou/Pékin font bloc
Selon Foreign Policy, la Russie et la Chine causeront l’échec du plan anti-iranien de Trump.
Les exportations de l’Iran vers la Chine s’élevaient à 630 000 barils par jour en 2017. Au cours des quatre premiers mois de 2018, les ventes de pétrole iranien sont restées au même niveau, mais le volume des échanges commerciaux a augmenté d’environ 10 %.


Iran : record des importations indiennes
Les importations du pétrole iranien en Inde ont augmenté de 30 % par rapport au mois de juin, pour atteindre un record de 768 000 barils par jour en juillet.


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La Chine développe sa coopération avec l’Iran

Sat Aug 18, 2018 6:29AM

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/18/571501/La-coopration-IranChine-slargit(chaîne d'information iranienne)


Le président iranien Hassan Rohani (G) et le président Xi Jinping (D), Téhéran, 2017. © Boston Herald

Vendredi, le ministre chinois des Affaires étrangères, dans un entretien téléphonique avec son homologue iranien, a de nouveau apporté son soutien à l’accord sur le programme nucléaire iranien et a mis l’accent sur l’essor des interactions de part et d’autre.

Lors de son entretien téléphonique avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, vendredi 17 août 2018, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a considéré l’accord sur le nucléaire iranien comme un acquis important, multilatéral et tout à fait compatible avec les intérêts internationaux.

Wang Yi a réitéré le respect par Pékin de l’accord de Genève, en ajoutant :
"Nous avons explicitement dit être opposés à l’adoption inappropriée des sanctions unilatérales et l’application extraterritoriale du système de justice d’un pays."
Et d’ajouter :
"Pékin rend hommage aux relations bilatérales avec Téhéran et vu les dernières évolutions au niveau international, œuvre pour développer la coopération bilatérale dans le but d’assurer les intérêts de part et d’autre."

Zarif a pour sa part informé son homologue chinois des dernières évolutions concernant le plan global d’action conjointe "PGAC", en remerciant la Chine pour ses positions constructives envers l’accord de 2015.

Bloomberg s’est penché dans un rapport sur le retrait de Total du projet gazier de Pars-Sud et la reprise par l’entreprise chinoise CNPC de ses parts au sein de ce consortium.
La Chine, le plus grand client du pétrole iranien, a annoncé ne pas suivre les sanctions américaines.
Selon les récentes statistiques, Pékin a acheté en moyenne 718.000 barils par jour à l’Iran entre janvier et mai. Ce chiffre montre un taux d’augmentation de 10 % par rapport à la même période en 2017.
Alors que la compagnie pétrolière française Total s’est vue obligée de se retirer de l’Iran après l’annonce des sanctions américaines, la compagnie nationale chinoise CNPC a repris la part détenue par le français Total dans le gisement gazier iranien Pars-Sud.

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   Posté le 19-08-2018 à 20:24:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

LES SANCTIONS ÉCONOMIQUES, UNE ARME DIRIGÉE CONTRE LE PEUPLE - DÉCLARATION DU PARTI COMMUNISTE IRAKIE
N



Déclaration du Rédacteur politique de "Tareeq Al-Shaab" (Chemin du peuple), quotidien publié par le Parti communiste irakien.

13 août 2018


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF
http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/08/les-sanctions-economiques-une-arme-dirigee-contre-le-peuple-declaration-du-parti-communiste-irakien.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La région du Moyen-Orient est confrontée à une multitude de défis et de problèmes, tandis que ses peuples aspirent ardemment à la stabilité, à la liberté et à des conditions de vie minimales descentes. Il existe de nombreux foyers de conflit, qui se traduisent par des personnes tuées, blessées, handicapées, déplacées et réfugiées en raison des guerres et des conflits militaires permanents et de la détérioration des conditions de vie et des conditions humanitaires.

Cette région est témoin de l'incitation et de l'extrémisme sectaires et chauvinistes, ainsi que de l'activité frénétique de groupes terroristes, avec une dissémination incontrôlée des armes. Les interventions étrangères et les efforts visant à imposer l'hégémonie et le contrôle des capacités de la région entraînent d'autres complications. Plusieurs parties interviennent pour pousser la région dans des conflits militaires destructeurs et encourager la fragmentation interne. Pendant ce temps, Israël poursuit ses pratiques agressives et viole les résolutions de l'ONU qui défendent le droit du peuple palestinien au retour dans son pays et à l'autodétermination, ainsi que son droit d'établir un État national indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale.

Dans ce climat instable, les États-Unis ont décidé de réimposer des sanctions économiques contre l'Iran unilatéralement et sans couverture juridique internationale. Cette action des États-Unis fait suite à leur décision de se retirer de l'accord nucléaire iranien, dans le cadre de la politique adoptée par l'administration du Président Trump d'escalade et de tension afin d'intensifier la pression sur le régime de la République islamique.

Cependant, les expériences d'imposition de sanctions économiques, telles que celles qui ont été imposées à notre pays dans les années 1990, qui sont censées être une punition contre les régimes et une pression sur eux pour qu'ils changent leurs politiques, deviennent dès lors dans la pratique une punition contre le peuple avec de graves conséquences humanitaires, sociales et économiques qui aggravent leurs souffrances, exacerbent leurs difficultés de vie et menacent le tissu social et les piliers de l'État.

Alors que les deux parties échangent des menaces, les parties internationales et régionales expriment leur crainte que la situation ne dégénère en un conflit militaire dévastateur. Cela ajouterait de nouveaux fardeaux aux peuples de la région qui souffrent déjà du cauchemar de la guerre contre le terrorisme, du conflit sanglant et insensé en Syrie et au Yémen et de l'instabilité dans plusieurs de leurs pays.

Les peuples de la région, y compris le peuple iranien, recherchent des conditions stables dans lesquelles ils peuvent utiliser leurs ressources et leurs richesses pour leur bien-être et construire leur propre pays. Ils aspirent à des relations égales avec les autres pays sur la base de la légitimité internationale, des lois et des normes internationales et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de tout pays.

Ces peuples ont le droit de jouir de la liberté, de la démocratie et d'une vie décente, et de choisir leur propre système politique en fonction de leur volonté, sans guerre, sans sanctions ou siège économiques.

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   Posté le 14-04-2019 à 15:01:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le retrait stratégique est le meilleur choix pour l'Iran

Par Yin Gang Source: Global Times Publié le 2019/4/14 20:18:39

http://www.globaltimes.cn/content/1145867.shtml

Le 8 avril, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré que son pays nommerait officiellement le corps des gardes de la révolution islamique (CGR) d'Iran en tant qu'organisation terroriste étrangère. En réponse, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré les États-Unis en tant que sponsor du terrorisme et le Commandement central des États-Unis en tant que groupe terroriste.

La démarche américaine vise à dissuader l’Iran sous le prétexte du terrorisme. Lors du sommet arabo-islamo-américain qui s'est tenu en Arabie saoudite en mai 2017, M. Trump a appelé les pays majoritairement sunnites à renforcer l'alliance de lutte contre le terrorisme.

Certains analystes disent que la décision de Trump sur l'IRGC était un cadeau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à la veille des élections générales du 9 avril dans le pays, qui est un ennemi juré de l'Iran. Je ne crois pas que les deux événements sont liés. Trump a rendu un grand service à Netanyahu en reconnaissant Jérusalem comme capitale israélienne et les hauteurs du Golan occupées par la Syrie en tant que territoire israélien. Les électeurs en Israël avaient probablement déjà pris leur décision avant la dernière salve de Trump en Iran.

La politique étrangère de l'administration Trump à l'égard de l'Iran est différente de celle de son prédécesseur Barack Obama. La politique de l'administration Obama à l'égard de l'Iran était à la limite d'un engagement prudent. Cela visait à éviter une escalade des hostilités avec Téhéran. L'accord nucléaire iranien de 2015 a été signé dans le but d'éviter toute hostilité de ce type.

Cependant, Trump s'est retiré du pacte de l'ère Obama en mai 2018, estimant qu'il s'agissait d'un "désastre" et d'une "partialité". Après le retrait, Trump a déclaré qu'il était prêt à parler à l'Iran pour conclure un "véritable accord".

La tendance à l'époque était de régler le problème nucléaire iranien par des moyens politiques. Cependant, d’après les déclarations officielles de l’Iran, un Téhéran enragé sous les sanctions américaines ne parlera plus avec Washington. Les relations américano-iraniennes glissent rapidement. La question nucléaire iranienne ne peut être abordée de manière politique.

Un certain nombre de pays arabes, ainsi qu'Israël, se tiennent aux côtés des États-Unis. L’Iran est isolé au Moyen-Orient. Le soutien de la force Quds de l'IRGC aux Houthis, une force antigouvernementale au Yémen, et au mouvement Hezbollah au Liban ne pouvait être toléré par les États-Unis et ses alliés au Moyen-Orient. Les pays arabes et Israël ont fait l'éloge de l'action des États-Unis en faveur de l'IRGC.

L’antagonisme entre l’Iran et les États arabes et Israël s’aggravera.

La prochaine étape pour les Etats-Unis sera d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran. La renonciation de Washington à huit pays, qui leur permet d'importer du pétrole d'Iran, expirera le 2 mai. D'ici là, à l'exception de l'Irak, qui a obtenu une nouvelle dérogation de 90 jours par les États-Unis le 20 mars, aucun pays ne serait en mesure d'importer du pétrole. d'Iran.

Les sanctions américaines vont exercer une pression croissante sur l'Iran. L’Iran ne choisirait pas de riposter contre les États-Unis, en particulier sur le plan militaire, mais menacerait Washington.

Avec peu de perspectives de dégel entre Washington et Téhéran, les tensions vont probablement s'intensifier. Un meilleur choix pour l’Iran de faire face à la situation est un repli stratégique au Yémen et en Syrie.

Lorsque la dérogation accordée par les États-Unis aux importations de pétrole de huit pays expirera au début de mai, l'économie iranienne en sera grandement affectée. La stratégie de Téhéran est de survivre à la présidence de Trump jusqu'en 2020 et ensuite d'espérer qu'il perde les élections, mais le président américain ne laissera pas autant de temps à l'Iran.

Ces dernières années, la forte présence de l'Iran au Yémen et en Syrie a déclenché la panique dans le monde arabe et en Israël. Si l’Iran adopte une politique prudente de repli stratégique, la guerre et les troubles internes graves pourraient être évités. Mais s'il continue d'être intransigeant, le dénouement serait difficile à imaginer.

L'auteur est chercheur à l'Institut des études ouest-asiatiques et africaines de l'Académie chinoise des sciences sociales. opinion@globaltimes.com.cn

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   Posté le 23-04-2019 à 08:26:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Etats-Unis ne renouvelleront pas les dérogations aux sanctions sur l'achat de pétrole iranien


http://french.xinhuanet.com/2019-04/23/c_137999265.htm

(Xinhua/Liu Jie)

WASHINGTON, 22 avril (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a décidé de ne pas renouveler les dérogations aux sanctions américaines permettant aux principaux importateurs de continuer à acheter du pétrole iranien, lorsqu'elles arrivent à échéance début mai, a annoncé lundi la Maison Blanche.

"Cette décision a pour but de ramener à zéro les exportations de pétrole iranien" , et de priver le gouvernement iranien de "sa principale source de revenus" , a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a précisé aux journalistes plus tard dans la journée que les sanctions américaines seraient rétablies à tout pays qui importe du pétrole iranien à compter du 2 mai.
La nouvelle mesure prise par Washington pour faire pression sur l'Iran fait craindre qu'elle ne conduise à une hausse des prix du pétrole et de l'essence.
Dans un effort pour apaiser les inquiétudes du marché, la Maison Blanche a toutefois indiqué dans le communiqué que les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis "sont convenus de prendre des mesures rapides pour s'assurer que la demande mondiale est satisfaite" .
A la suite du retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien en mai dernier, l'administration Trump n'a cessé de faire pression sur l'Iran par le biais d'une série de sanctions, auxquelles l'Iran s'est opposé et qu'il a critiquées.
En novembre dernier, Washington a rétabli les sanctions imposées aux secteurs bancaire, énergétique et de transport maritime d'Iran, tout en accordant les dérogations aux sanctions de 180 jours à huit des principaux acheteurs de pétrole iraniens, dont la Corée du Sud, le Japon et la Turquie.

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La coopération de la Chine avec l'Iran doit être respectée, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères

Source: Global Times Publié le 2019/4/22 20:43:40

http://www.globaltimes.cn/content/1146956.shtml


Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères

La coopération de la Chine avec l'Iran doit être respectée, a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Geng Shuang.
Geng a fait ce commentaire lorsque les médias lui ont annoncé une annonce imminente aux États-Unis visant à cesser d’accorder des dérogations aux pays et régions qui importent encore du pétrole iranien.
La Chine s'oppose à la sanction unilatérale des Etats-Unis et de sa juridiction aux bras longs, a déclaré Geng.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo prévoit d'annoncer lundi (heure américaine) que les Etats-Unis ne renouvelleront pas les dispenses de sanctions accordées aux cinq pays qui prendront fin le 2 mai, a rapporté l'agence américaine time.com, citant des sources.

Les cinq pays sont le Japon, la Corée du Sud, la Turquie, la Chine et l'Inde.

La coopération de la Chine avec l'Iran est ouverte, transparente, légale et raisonnable, et mérite le respect, a déclaré Geng.

Le gouvernement chinois est déterminé à protéger les intérêts légitimes des entreprises chinoises et est prêt à apporter sa contribution et à jouer un rôle constructif pour assurer le développement stable du marché international de l'énergie, a déclaré Geng.

La renonciation était le produit dérivé lorsque les États-Unis se sont retirés de l'accord sur le nucléaire conclu avec l'Iran en 2015, mais ont décidé d'accorder une certaine protection au marché pétrolier mondial.

Lin Boqiang, directeur du Centre de recherche sur l'économie de l'énergie de Chine à l'Université de Xiamen, a déclaré qu'il restait à voir quelle direction prendrait la Chine en réponse aux actions américaines en attente.

"La réponse de la Chine à la levée des dérogations par les Etats-Unis pourrait être déterminée par la manière dont se dérouleront les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis", a déclaré Lin.

La Chine et les États-Unis seraient sur le point de terminer leurs négociations en vue de mettre un terme à la guerre commerciale qui a secoué les marchés mondiaux et imposé des droits de douane de plusieurs milliards de dollars sur les marchandises. La Russie, l'Arabie saoudite et l'Angola étaient les trois principaux exportateurs de pétrole vers la Chine en 2018, selon un livre bleu de l'industrie. L’Iran figurait sur la liste des principaux fournisseurs de pétrole.


Edité le 23-04-2019 à 08:28:18 par Xuan




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   Posté le 23-04-2019 à 20:04:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le commentaire des Echos. On appréciera "La Chine, qui avait profité de ces dérogations" , comme si une dérogation à une sanction inadmissible contre le commerce de pays étrangers constituait une faveur :

Trump veut priver l'Iran de ses revenus pétroliers


Contre toute attente, la Maison-Blanche ne renouvellera pas le 2 mai prochain les dérogations accordées aux huit principaux pays acheteurs de pétrole iranien. Il s'agit de ramener les exportations iraniennes « à zéro », indique Washington. La Chine, qui avait profité de ces dérogations, a vivement réagi lundi.

https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/trump-veut-priver-liran-de-ses-revenus-petroliers-1013192
Trump, a annoncé lundi que les dérogations autorisant huit pays à acheter du pétrole iranien ne seraient pas renouvelées début mai.

Jim Watson/AFP
Par Elsa CONESA
Publié le 22/04 à 17h18

Pour qui en doutait encore, ce sont bien les « faucons » qui ont repris la main sur la politique étrangère américaine. Après un nouveau tour de vis sur les entreprises étrangères présentes à Cuba la semaine dernière, la Maison-Blanche a annoncé lundi qu'elle ne renouvellerait pas les dérogations accordées aux huit principaux pays importateurs de pétrole iranien, contrairement à ce que certains d'entre eux attendaient.

Des dérogations sous condition
« Cette décision vise à ramener les exportations iraniennes à zéro, privant le régime de sa principale source de revenus, a indiqué la Maison-Blanche lundi. Les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et les Emirats, trois des plus grands producteurs de pétrole au monde, ainsi que nos amis et alliés, sont engagés à assurer que l'offre de pétrole mondiale reste adaptée. »
Après s'être retirée unilatéralement de l'accord sur le nucléaire iranien l'an dernier, l'administration Trump avait accordé en fin d'année dernière à huit pays (Chine, Grèce, Inde, Italie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Turquie) le droit de continuer à acheter du brut iranien pendant six mois, malgré les sanctions , à condition de mettre progressivement fin à leurs achats. Un assouplissement qui devait permettre de calmer la flambée des prix du brut provoquée par la perspective de restrictions sur l'offre iranienne.

Vives réactions
Selon le ministère américain des Affaires étrangères, trois des huit pays concernés auraient déjà cessé leurs importations - il s'agirait de l'Italie, de la Grèce et de Taïwan. Mais la Chine, l'Inde et la Turquie, qui figurent parmi les plus gros acheteurs de pétrole iranien, semblaient s'attendre à un renouvellement de ces dérogations le 2 mai prochain.
Avant même son officialisation, l'annonce a donc suscité de vives réactions. « La Chine s'oppose de façon systématique aux sanctions unilatérales des Etats-Unis, a déclaré lundi Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dénonçant le principe américain d'extraterritorialité. La coopération entre l'Iran et la Chine est ouverte, transparente et conforme à la loi, elle devrait être respectée. »

Période de transition
Selon la presse américaine, il était toutefois question lundi d'aménager une période de transition pour permettre à certains pays de recevoir des livraisons de pétrole déjà payées ou commandées. « Que les dérogations se poursuivent ou pas, les exportations de pétrole iranien n'atteindront pas zéro quelles que soient les circonstances, sauf si les autorités iraniennes décident d'arrêter ces exportations et ce n'est pas le cas pour l'instant » , a de son côté prévenu le ministère iranien du Pétrole, citée par l'agence de presse Tasnim.

La décision constitue une nouvelle victoire pour le camp des « faucons » incarné par John Bolton, le conseiller à la sécurité de Trump, soutenu par plusieurs sénateurs républicains particulièrement vocaux, face au ministre des Affaires étrangères, Mike Pompeo, plus prudent. Ce dernier craignait en particulier les conséquences sur les prix d'un tarissement brutal de l'offre iranienne, qui représente 1,2 à 1,3 million de barils par jour. Les débats internes ont semble-t-il continué jusqu'à la dernière minute, certains pays ayant reçu des messages contradictoires ces dernières semaines.

Durcissement de la ligne américaine
En provoquant une restriction de l'offre, le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien - annoncé en avril dernier -, combiné aux sanctions contre le Venezuela, a poussé les cours du pétrole à la hausse. Ceux-ci ont atteint 85 dollars le baril avant de retomber autour de 50 dollars, en novembre, après que Washington a accordé les dérogations. Donald Trump espère convaincre l'Arabie saoudite d'augmenter sa production pour compenser le retrait de l'Iran.
Le sujet de l'Iran constituera vraisemblablement un enjeu de la campagne électorale de 2020, certains candidats démocrates ayant déjà annoncé leur intention de revenir à l'accord sur le nucléaire de 2015, conclu sous Obama et par lequel l'Iran avait accepté de revoir à la baisse son programme d'enrichissement d'uranium, considéré par beaucoup comme destiné à doter le pays de l'arme atomique.
Donald Trump a, de son côté, considérablement durci sa ligne. Début avril, son administration a placé les Gardiens de la révolution iranienne sur la liste des organisations terroristes étrangères . Cette campagne de « pression maximale » contre l'Iran vise, selon Washington, à mettre fin aux « activités déstabilisatrices » de Téhéran au Moyen-Orient.

Elsa Conesa (Bureau de New York)

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Pétrole iranien: la Turquie rejette la fin des exemptions décidée par Washington


22/04/2019 à 17h25

Mevlut Cavusoglu, ministre turc des affaires étrangères - Adem ALTAN / AFP

Après l'annonce de Washington de mettre fin aux dérogations pour huit pays d'acheter du pétrole à l'Iran, la Turquie a dit ne pas accepter "des sanctions unilatérales et des contraintes" sur la manière dont elle gère ses relations avec ses voisins.
La Turquie a affirmé ce lundi qu'elle rejetait les sanctions américaines sur l'achat de pétrole iranien après l'annonce par le président américain Donald Trump de mettre fin aux exemptions provisoires accordées à certains pays importateurs.

"Nous n'accepterons pas des sanctions unilatérales et des contraintes sur la manière dont nous gérons nos relations avec nos voisins" , a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, cité par l'agence officielle d'informations Anadolu.

Paul Louis avec AFP

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Donald Trump fait bondir les prix du pétrole en une annonce


AFP Publié le lundi 22 avril 2019 à 17h22 - Mis à jour le mardi 23 avril 2019 à 14h17
https://www.dhnet.be/actu/monde/donald-trump-fait-bondir-les-prix-du-petrole-en-une-annonce-5cbddc24d8ad586a5aac84bd

Les cours du pétrole se maintenaient en forte hausse lundi après l'officialisation par la Maison Blanche de la fin des exemptions qui permettaient à huit pays l'achat de pétrole iranien malgré des sanctions américaines.
Vers 12H50 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en mai, gagnait 2,17% à 65,39 dollars dans les transactions électroniques précédant l'ouverture des marchés.
Le baril de Brent, référence européenne, pour juin, progressait de 2,51% à 73,78 dollars.
Les cours du brut qui évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis la fin 2018, avaient déjà fortement augmenté quelques heures auparavant, après la publication d'informations de presse sur le sujet.
A partir de début mai, huit pays, dont la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et la Turquie, seront exposés à des sanctions américaines s'ils continuent d'acheter du pétrole iranien. La décision vise à "porter à zéro les exportations" de brut iranien, a affirmé la Maison Blanche.

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MOYEN-ORIENT. TRUMP IMPOSE SES VUES À SES ALLIÉS CONTRE L’IRAN

Jeudi, 25 Avril, 2019

https://www.humanite.fr/moyen-orient-trump-impose-ses-vues-ses-allies-contre-liran-671388

Pierre Barbancey
Le président états-unien a décidé de renforcer sa campagne dite de « pression maximale » pour faire plier Téhéran. Pour Moscou, ces mesures « font ouvertement résonner le cliquetis des armes » .

Le docteur Folamour installé à la Maison-Blanche, ­Donald Trump, n’en peut plus de pousser les feux de la tension internationale. Ses porte-flingues sont à la manœuvre : John Bolton, son conseiller à la sécurité nationale, ou Mike Pompeo, le secrétaire d’État, soit l’équivalent de notre ministre des Affaires étrangères. Lundi, Trump a décidé de renforcer sa campagne dite de « pression maximale » pour faire plier l’Iran, désigné comme ennemi numéro un des États-Unis, en annonçant des sanctions contre tout pays qui continuerait à acheter du pétrole iranien.

Cette campagne vise selon Washington à mettre fin aux « activités déstabilisatrices » de Téhéran au Moyen-Orient, notamment au Liban via le mouvement chiite du ­Hezbollah, au Yémen à travers les rebelles houthis et en Syrie par son soutien à Damas. Après s’être retiré il y a près d’un an de l’accord international de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, jugé trop laxiste, Washington a rétabli en novembre de dures sanctions économiques contre la République islamique. L’interdiction d’acheter du pétrole iranien, dont les ventes représentent selon Washington 40 % des revenus du régime, était la principale de ces sanctions, qui se veulent « les plus fortes de l’histoire » .

Washington compte sur ses deux soutiens : Israël et l’Arabie saoudite
Surtout, il a accompagné sa décision de la menace de mesures punitives également contre les pays qui continueraient malgré tout d’échanger avec l’Iran. C’est chose faite puisqu’il a annoncé que, dès le 2 mai, il mettrait fin aux dérogations qui permettaient encore à huit pays (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d’importer du brut iranien, pour « porter à zéro les exportations » et « priver le régime de sa principale source de revenus » , selon les termes de la présidence états-unienne. « Si vous ne respectez pas cela, il y aura des sanctions » , a immédiatement prévenu Mike Pompeo.

« Nous n’accepterons pas de sanctions unilatérales et de contraintes sur la manière dont nous gérons nos relations avec nos voisins » , a réagi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dont le pays entretient déjà des relations très tendues avec l’administration américaine. La diplomatie sud-coréenne a, elle, promis de continuer jusqu’au bout « à faire tout son possible » pour obtenir un « renouvellement de l’exemption » .

En réalité, cette mesure, qui a provoqué une forte hausse des cours du pétrole, ne vise pas que l’Iran, mais s’attaque aux intérêts de la Chine engagée dans de complexes négociations commerciales avec l’administration Trump, et de l’Inde, pourtant allié stratégique des États-Unis, troisième importateur mondial de pétrole, dont environ un dixième des achats vient d’Iran. Pékin estime que la décision américaine va « intensifier les troubles au Moyen-Orient » .

L’agressivité des États-Unis témoigne également d’une volonté de confrontation avec l’ensemble du monde pour renforcer leur leadership planétaire sévèrement érodé ces dernières années. « Le reste du monde comprend parfaitement que la politique de Washing­ton devient de plus en plus agressive et imprudente. Washington ne cache même plus sa volonté de soumettre le monde entier à sa volonté » , a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, jugeant que ces nouvelles sanctions « préoccupantes » font surtout « ouvertement résonner le cliquetis des armes » au Moyen-Orient. Par ailleurs, Moscou appelle « toutes les forces dotées de bon sens à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer la mise en œuvre de l’accord » sur le nucléaire iranien.

Dans ce bras de fer, Washington sait pouvoir compter sur ses deux alliés essentiels dans la région : Israël et l’Arabie saoudite. « Nous sommes aux côtés des États-Unis dans leur détermination afin de combattre l’agression iranienne » , a fait savoir Tel-Aviv, par la voix de Benyamin Netanyahou. Quant au gouvernement saoudien, il s’est aussitôt dit prêt à « stabiliser » le marché, après que Donald Trump a promis que Riyad et d’autres membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, comme les Émirats arabes unis, feraient « plus que compenser » la baisse de l’offre.

Pierre Barbancey

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   Posté le 28-04-2019 à 23:27:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Même après la levée des dérogations, impossible pour Washington de faire plier Téhéran


Par Tian Wenlin Source: Global Times Publié le 2019/4/28 21:08:42
http://www.globaltimes.cn/content/1147872.shtml

________________________________________



Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré le 22 avril que les Etats-Unis n'étendraient pas les dispenses de sanctions aux pays importateurs de pétrole iranien. La dérogation accordée par les États-Unis à huit pays leur permettant d'importer du pétrole iranien expirera le 2 mai. Après cette date, toute nation qui importera toujours du pétrole iranien sera sanctionnée par les États-Unis, ce qui peut être considéré comme une pression accrue des États-Unis sur l'Iran.

Les États-Unis ont pour objectif de ramener à zéro les exportations de pétrole iranien. En sanctionnant l’économie iranienne, les États-Unis ont pour objectif de mettre à genoux le gouvernement iranien actuel, modifiant ainsi le régime. L'attitude hostile des États-Unis envers l'Iran est en grande partie au service de la géostratégie d'Israël. Israël a toujours considéré l'Iran comme une menace majeure pour étendre son influence au Moyen-Orient. Si le gouvernement iranien actuel est affaibli, le principal bénéficiaire ne sera pas les États-Unis, mais Israël.

L'escalade de la pression exercée par Washington sur l'Iran constitue un test sévère pour l'économie de Téhéran. La quantité de réserves de pétrole brut en Iran est la quatrième en importance, selon le rapport de la US Energy Information Agency de mai 2018. Les devises étrangères de l'Iran proviennent principalement de ses recettes d'exportation de pétrole. Ces dernières années, l’Iran a mis au point une "économie de résistance", qui implique des mesures visant à réduire les effets négatifs des sanctions, telles que la fabrication de biens dans son pays plutôt que l’importation en provenance d’autres pays et le contournement des sanctions.

Par conséquent, la dépendance de Téhéran à l'égard des exportations de pétrole a progressivement diminué. Cependant, si le reste du monde cesse d'importer du pétrole iranien, il y aura une série d'impacts négatifs sur l'économie iranienne, tels qu'une chute des devises et une nouvelle dévaluation du rial, la devise iranienne. En outre, l'Iran se sentirait isolé du système économique international.

Malgré ces graves ramifications économiques, le régime iranien ne serait pas démoli. Les exportations de pétrole de l'Iran ne peuvent pas être drainées à zéro. L'Iran peut prendre certaines mesures, telles que la baisse du prix du pétrole ou la délégation du droit d'exporter du pétrole à des petites et moyennes entreprises, afin d'éviter les sanctions économiques imposées par les États-Unis. En fait, l’Iran le fait depuis un moment.

Téhéran a 40 ans d’expérience dans le traitement des sanctions américaines et a pu y résister. Par conséquent, des sanctions américaines plus sévères auraient un impact sur l'Iran mais ne rendraient pas son régime non viable.

Sur le plan politique, les sanctions renforceront le sentiment anti-américain en Iran, ce qui incitera les extrémistes à dominer davantage le régime. L'Iran est un pays qui ne cédera pas facilement. Le plus de pression, le plus grand rebond.

Les sanctions américaines contre l'Iran ont prouvé que la politique du gouvernement iranien en matière de détente avec l'Occident ne fonctionnait pas. Lors des prochaines élections iraniennes, les modérés auront peut-être plus de mal à survivre et les extrémistes seront plus forts.

En réponse, Téhéran condamnera certainement Washington. En matière militaire, l'Iran menait des exercices dans le golfe Persique et menaçait de fermer le détroit d'Ormuz. À l'avenir, l'Iran fera probablement des menaces similaires.

Entre-temps, l'Iran intensifiera ses échanges et sa communication avec d'autres économies, telles que l'Union européenne (UE), la Chine et la Russie, afin de contourner les sanctions imposées par les États-Unis. Par exemple, en janvier 2019, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont créé l'Instrument d'appui aux échanges commerciaux, un nouveau mécanisme permettant aux entreprises de l'UE de faire des affaires avec l'Iran en contournant les sanctions américaines.

Malgré des pressions énormes, Téhéran ne négociera pas avec Washington. Il est certain que l’Iran ne cédera pas aux États-Unis. Au contraire, en réponse aux sanctions américaines, Téhéran pourrait relancer certaines de ses activités nucléaires pour révéler sa force et sa détermination.

À l’avenir, du moins sous l’autorité du président américain Donald Trump, les relations entre Washington et Téhéran n’auront guère de chances de se dégrader. La position pro-israélienne et anti-iranienne de l'administration Trump est claire. Son approche pour dissuader l’Iran consiste principalement à prendre des mesures économiques, ainsi qu’à intimider et à isoler ses diplomates.

Par ces moyens, les États-Unis peuvent contenir l'expansion régionale de l'Iran et affaiblir considérablement le pays du Moyen-Orient. Mais l’administration Trump pourrait ne pas déclencher une frappe militaire, car elle ne correspond pas à sa façon de se comporter.

L'auteur est chercheur aux instituts chinois de relations internationales contemporaines. opinion@globaltimes.com.cn

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Réagissant aux sanctions US, l'Iran pourrait quitter le Traité de non-prolifération


https://fr.sputniknews.com/international/201904281040913109-iran-sanctions-usa-possible-retrait-tnp/© Sputnik . Vladimir Ostapkovitch

20:43 28.04.2019
En réponse aux sanctions décrétées par les États-Unis, l'Iran pourrait éventuellement se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, ajoutant que les responsables du pays étaient en train «de délibérer» sur les différentes options.

L'Iran pourrait envisager de quitter le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) dans le cadre de mesures prises en réaction à une nouvelle série de sanctions américaines contre le pays, a indiqué dimanche 28 avril le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, cité par la télévision d'État.

«La République islamique a de nombreux choix et [sortir, ndlr] du TNP en est un» , a-t-il souligné, avant d'ajouter: «Les responsables du pays sont en train de délibérer» sur le sujet.

Le 22 avril, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a annoncé que Washington mettrait fin dès le 2 mai aux dérogations qui permettaient encore à certains pays, dont la Chine, l'Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, l'Italie et la Grèce, d'importer du brut iranien.
Le ministère russe des Affaires étrangères s'était pour sa part récemment félicité de l'endurance manifestée par l'Iran face aux provocations des États-Unis.

Washington a réimposé depuis août, en deux salves, des sanctions économiques contre Téhéran, conséquence de la décision de Donald Trump de dénoncer unilatéralement l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à l'issue d'âpres négociations.

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   Posté le 07-05-2019 à 23:40:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur RT https://francais.rt.com/international/61815-bruxelles-paris-berlin-londres-haussent-ton-sanctions-iran :

L'UE, Paris, Berlin et Londres haussent le ton face à l’escalade américaine contre l’Iran


6 mai 2019, 14:29

L’Union européenne et les trois premières puissances du Vieux Continent réagissent à la politique de «pression maximale» de Washington contre l’Iran. Elles invitent entre autres la Russie et la Chine à soutenir «le commerce légitime» avec l’Iran.

«Nous, Haute Représentante de l’Union européenne et ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, prenons note avec regret et préoccupation de la décision des Etats-Unis de ne pas proroger les dérogations concernant le commerce de pétrole avec l’Iran.»

Dans une déclaration commune d’une vigueur rare, datée du 4 mai, les trois premières puissances européennes et l’Union ont exprimé leur réprobation face au renouvellement des sanctions décrétées par Washington contre la République islamique d’Iran.
Le texte – publié simultanément sur les sites du service de l’Action extérieure de l’Union européenne et des ministères des Affaires étrangères des trois Etats signataires – rappelle en particulier que «le Programme d’action commun [accord sur le nucléaire iranien] fonctionne et remplit son objectif, comme l’a confirmé l’Agence internationale de l’énergie atomique dans 14 rapports» .
Les trois chancelleries et le service de la Haute Représentante Federica Mogherini soulignent que la levée des sanctions «est un élément essentiel du Plan d’action global commun [et qu’] elle vise à avoir un impact positif non seulement sur les relations commerciales et économiques avec l’Iran, mais surtout sur la vie des citoyens iraniens» .

Un enjeu «crucial» pour la «sécurité partagée» de l’Union européenne

La diplomatie européenne ainsi que celles des trois premières puissances de l’Union considèrent que l’accord sur le nucléaire iranien est un élément «crucial» de leur sécurité ainsi que d’une sécurité «européenne partagée». Enfin, la déclaration souligne que la position de l’Europe concernant les relations commerciales avec l’Iran et son maintien dans les structures financières internationales est radicalement opposée à celle de Washington.
Toutefois, l’Union européenne s’est jusqu’ici révélée incapable de maintenir les activités de ses entreprises en Iran, menacées de sanctions par Washington. En outre, elle n’a pas pu s’opposer à l’exclusion des banques iraniennes du système de paiement interbancaire SWIFT.
Malgré cela, les signataires déclarent : «Les participants au Plan d’action global commun se sont engagés à travailler en faveur de la préservation et du maintien des circuits financiers et des exportations de l’Iran.» Ils ajoutent qu'ils sont déterminés à poursuivre les efforts, avec d’autres partenaires européens, pour permettre la poursuite du «commerce légitime avec l’Iran» .
Ils encouragent en outre «tous les pays, y compris la Russie et la Chine […] à faire de leur mieux pour soutenir le commerce légitime que l’accord permet, par des mesures rapides et concrètes» . Le texte se conclut par une main timidement tendue vers la diplomatie américaine en faveur d’une «approche globale avec l’Iran en vue de traiter toutes [les] préoccupations, y compris [la] contribution [de l’Iran] à l’instabilité régionale et ses activités liées aux missiles» .

La Russie visée à travers le nucléaire civil iranien

La veille de cette déclaration les Etats-Unis avaient annoncé de nouvelles «restrictions» au programme nucléaire civil iranien pour renforcer leur «pression maximale» contre Téhéran. Elles visent directement la Russie sans la nommer.
En effet, la porte-parole du département d'Etat américain Morgan Ortagus a annoncé le 3 mai dans un communiqué que «à compter du 4 mai, toute assistance pour étendre la centrale nucléaire de Bouchehr au-delà de son réacteur existant sera[it] passible de sanctions» . Or, ce programme de construction de nouveaux réacteurs est réalisé par Rosatom, le conglomérat public russe pour l’énergie nucléaire qui rassemble près de 300 entreprises.

L'administration du président Donald Trump a quitté le 8 mai 2018, l'accord international sur le nucléaire iranien signé le 14 juillet 2015 à Vienne, en Autriche, par l’administration précédente ainsi que la République islamique d’Iran, l’Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie.


Edité le 07-05-2019 à 23:51:08 par Xuan




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   Posté le 15-05-2019 à 20:44:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'autosuffisance aide l'Iran à contrer les sanctions


Par Ding Gang Source: Global Times Publié le: 2019/5/15 18:48:40

http://www.globaltimes.cn/content/1150016.shtml

Les touristes étrangers qui visitent l'Iran pour la première fois seront surpris par le calme du peuple iranien qui vit sous les sanctions américaines. En Iran, il existe une grande variété de produits alimentaires dans les supermarchés. Tous les types de cuisine locale, à des prix avantageux, remplissent les restaurants iraniens.

De tels menus sont monnaie courante dans de nombreux restaurants: de grandes piles de pain se trouvent sur la table des convives, les clients prennent une part et la dégustent avec une sauce locale en discutant au cours de leur repas. Dans certains restaurants, le pain est illimité tant que les gens commandent d'autres aliments. Dans un petit restaurant du centre-ville de Téhéran, nous avons commandé deux pizzas, des frites et une bière sans alcool.

Le repas nous a coûté 675 000 riyals, ce qui ne représentait que 5 dollars environ. Selon le propriétaire du restaurant, les prix des produits alimentaires iraniens sont strictement contrôlés par le gouvernement. L'offre apparemment abondante montre également que l'Iran dispose de suffisamment de nourriture pour répondre aux besoins de la population.

La nourriture est la première nécessité du peuple. La stabilité sociale de chaque pays repose sur un approvisionnement alimentaire qui réponde aux besoins de la population. Quelle que soit la sévérité des sanctions imposées par les États-Unis, aucun problème sérieux ne se posera en Iran tant que son peuple aura suffisamment de nourriture et de vêtements à porter.

Toutefois, lorsqu’ils se rendent de Téhéran à Ispahan, puis à Chiraz, un circuit touristique classique en Iran, les visiteurs risquent de se demander si les Iraniens ont suffisamment à manger.

La distance du voyage entre Téhéran et Chiraz est d'environ 900 kilomètres. Au cours de la visite, nous voyons des terrains vagues ondulés avec de l’herbe fanée et jaune, ou des déserts vastes et stériles. Le soleil brille et les montagnes imposantes sont au loin.

L'impression des visiteurs va changer lorsqu'ils arriveront à Persepolis, un site du patrimoine mondial situé près de Shiraz. Les guides touristiques vous diront que le système d'approvisionnement en eau de l'Iran remonte à 800 ans avant JC.

En 2014, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a classé les systèmes de patrimoine agricole irrigués par l'Iran Qanat en Iran en tant que système de patrimoine agricole d'importance mondiale. De telles infrastructures agricoles ont fait de l’Iran une région la plus fertile de l’histoire de l’Asie, produisant depuis longtemps nombre de céréales, de canne à sucre, de riz et de palmier dattier.

Le développement agricole de l'Iran a culminé pendant la révolution blanche des années 1960. Il a commencé à décliner sous l’effet de l’industrialisation et de la montée en flèche des importations de produits alimentaires en raison de l’augmentation des recettes en devises tirées du pétrole. En conséquence, les paysans sans terre ont fortement augmenté et de nombreux villages ont été désertés, ce qui est une cause importante de la fin de la dynastie.

Depuis lors, les gouvernements se sont attachés à mettre en place un système agricole autonome. En 2004, le rendement du blé iranien a atteint 14 millions de tonnes, rendant le pays plus que suffisant. Les 45 années d’importation de blé du pays ont pris fin, économisant ainsi 1 milliard de dollars par an en dépenses d’outre-mer. Le blé et le riz sont les principaux aliments de base des Iraniens. Le pain de blé est la principale source d’apport calorique des Iraniens et l’Iran est le plus gros consommateur au monde de ce pain par habitant. Ces dernières années, la consommation de riz par habitant de l'Iran a également augmenté progressivement et le pays a commencé à exporter du riz. Les produits laitiers tels que le yogourt et le fromage deviennent des sources importantes de calories et d'éléments nutritifs.

L’Iran diversifie également ses activités agricoles. La consommation de fruits, de légumes, de légumes-feuilles et de noix est en augmentation dans le pays. Le poulet a acquis une popularité significative auprès des Iraniens au cours des deux dernières décennies, dépassant le bœuf et l'agneau en tant que principale source de protéines animales.

Mohammad Ali Javadi, vice-ministre iranien de l'Agriculture chargé des Affaires du Parlement, a déclaré en mars que 87% de la nourriture iranienne provenait de sources nationales. La production agricole iranienne est passée de 97 millions de tonnes en 2013, lorsque l'administration de Hassan Rouhani est arrivé au pouvoir, à 122 millions fin 2017.

Les défis auxquels l'agriculture iranienne est confrontée existent toujours. Des ajustements sur les importations et les exportations sont nécessaires pour combler certaines lacunes étroites de types d'aliments afin de répondre aux goûts diversifiés des personnes. L’Iran doit encore importer des installations de conservation de l’eau, des machines agricoles, des engrais et des boissons. Ces problèmes n'auront toutefois pas d'impact majeur sur l'approvisionnement alimentaire de l'Iran à court terme.

L'agriculture n'est qu'une partie du système d'autosuffisance iranien. Les touristes étrangers peuvent également voir le système de paiement par carte bancaire iranien, l'utilisation répandue des codes QR et l'équipement local des stations-service. C'est ce système autosuffisant qui offre à l'Iran une forte capacité à contrer les sanctions.

L'auteur est rédacteur en chef du People's Daily et est actuellement chercheur principal à l'Institut d'études financières de Chongyang à l'Université Renmin de Chine. dinggang@globaltimes.com.cn. Suivez-le sur Twitter @dinggangchina

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   Posté le 16-05-2019 à 19:31:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le "pétrole" iranien dans les négociations commerciales avec les Etats-Unis


By Chu Daye Source:Global Times Published: 2019/5/16 20:38:40

http://www.globaltimes.cn/content/1150249.shtml

Les achats sont une action légitime d'un pays souverain, selon un analyste


Un dépôt de stockage de pétrole brut dans la ville de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l'est de la Chine. Photo: IC

Les achats de pétrole iranien par la Chine constitueront un levier contre les Etats-Unis dans les négociations commerciales entre les deux plus grandes économies mondiales, qui se sont enlisées, ont annoncé jeudi des analystes chinois.

En tant que marchandise, le pétrole brut peut contribuer de manière significative à la réduction du déficit commercial américain avec la Chine, qui a atteint 570,2 milliards de yuans (84,17 milliards de dollars) au cours des quatre premiers mois de l'année. L'exportation de pétrole brut s'inscrit également dans les ambitions énergétiques mondiales du président américain Donald Trump.
Cependant, Lin Boqiang, directeur du Centre chinois de recherche sur l'économie énergétique à l'Université de Xiamen, a déclaré jeudi au Global Times que les achats chinois de pétrole brut iranien seraient liés aux négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Les négociations commerciales ont subi un revers majeur cette semaine après que la Chine ait dévoilé ses contre-mesures avec des tarifs proposés de 60 milliards de dollars sur les produits américains, en réponse à des actions tarifaires antérieures des États-Unis.
"Si les négociations se déroulent bien, la Chine pourrait acheter moins de pétrole iranien. Sinon, elle pourrait acheter plus de pétrole iranien" , a déclaré M. Lin.
La Chine est le plus gros consommateur d'énergie au monde et plusieurs exportateurs américains d'énergie ont ciblé le marché chinois.

Ces commentaires ont eu lieu après que l’Agence internationale de l’énergie a déclaré mercredi que l’augmentation de la production américaine compenserait la chute des exportations de l’Iran et du Venezuela. Cela a également été provoqué par la montée de la tension dans le golfe Persique.
La production brute en Iran a chuté de 130 000 barils par jour (bpd) à 2,61 milliards de bpj en avril, juste avant l'expiration des dispenses de sanctions américaines imposées à huit grands acheteurs de pétrole iranien, selon les médias.
La Chine a déclaré qu'elle s'opposait aux sanctions unilatérales américaines contre l'Iran et qu'elle défendrait les droits de ses entreprises. La Chine a augmenté ses importations de brut iranien en avril.
Les importateurs chinois ont évité les achats aux États-Unis en raison de la lutte commerciale en cours. Les tarifs douaniers annoncés lundi par la Chine visaient également le gaz naturel d'origine américaine.
"Le vide laissé par l'Iran et le Venezuela peut facilement être comblé par la Russie et l'Arabie saoudite, qui limitent désormais leur production en vertu d'un pacte" , a déclaré M. Lin.
"La Chine continuera à acheter du brut à l'Iran, car il s'agit de la poursuite légitime d'un pays souverain, même si, à court terme, les achats pourraient être interrompus pendant une courte période" , a déclaré Li Li, directeur de la recherche à Shanghai. société de recherche et de conseil ICIS China.
"La Chine n'agira pas en réponse aux menaces américaines. Dans la guerre commerciale, l'Iran est un levier pour la Chine" , a déclaré M. Li au Global Times.
La Chine était un important acheteur de pétrole brut américain en 2017, mais n'a importé que 1,64 million de barils de brut américain au cours du semestre terminé en mars, contre 60,5 millions de barils au cours des six mois précédents, selon Bloomberg.

Les experts ont déclaré que la faiblesse persistante de la demande chinoise entraverait les investissements américains dans les secteurs du pétrole et du gaz.

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