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| Posté le 23-06-2020 à 13:17:54
| Eh bien le communisme de guerre répond à la guerre par la guerre, sinon il n'y a plus de communisme. Voici un exemple de l'application de la dictature du prolétariat.
______________________ Du socialisme de marché avec dictature du prolétariat https://histoireetsociete.com/2020/06/22/du-socialisme-de-marche-avec-dictature-du-proletariat/?fbclid=IwAR1BH0I2r391pnNtUr5udYAhfIkv_MeMbW-g-n_xokeZZXoTl9eO7IjxFv4 DANIELLE BLEITRACH 22 JUIN 2020 Deng Xiao Ping disait il ne faut pas étrangler loiseau capitaliste mais il faut le laisser voler dans une cage
La Chine condamne à mort un banquier pour détournement de fonds de 110 millions de dollars Lentité quil dirigeait, la Hengfeng Bank, est lune des trois banques régionales secourues par Pékin en 2019 et qui possède des actifs dune valeur de 1400 milliards de yuans (180,281 milliards deuros). Jian Xiyun, ancien président de la Hengfeng Bank, une banque régionale qui a dû être secourue lété dernier par le gouvernement chinois, a été condamné à mort pour un délit de détournement de fonds, bien que la peine soit suspendue pour deux ans. Des délais après lesquels, la peine maximale est généralement commuée en une peine demprisonnement à perpétuité, selon le Financial Times. Le banquier, accusé davoir détourné environ 110 millions de dollars (99 millions deuros), a également été condamné par le tribunal populaire intermédiaire de Yantai pour la destruction illégale de documents financiers. La banque Hengfeng est la plus grande des trois banques régionales secourues par Pékin en 2019, avec des actifs dune valeur de 1,4 billion de yuans (180,281 milliards deuros). Outre cette entité, le gouvernement chinois est également intervenu auprès des entités Baoshang Bank et Bank of Jinzhou.
Edité le 23-06-2020 e 13:18:17 par Xuan
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| Posté le 01-07-2020 à 09:15:11
| Cruelle désillusion pour les Think Tank US https://histoireetsociete.com/2020/06/30/et-si-on-voulait-comprendre-la-chine/ Et si on voulait comprendre la Chine DANIELLE BLEITRACH30 JUIN 2020 encore un texte de mon sinologue capitaliste mais qui nous invite à travers les mécomptes des USA à nous interroger : et si le pouvoir chinois était tout simplement communiste? (note de Danielle Bleitrach pour histoire et societe) Certains passages du discours de Robert C. OBrien du 24 juin, conseiller à la Sécurité Nationale à la Maison Blanche, mont fait sourire. Faucon parmi les faucons, il est venu remplacer Bolton qui compte les millions de dollars sur son compte après la parution de son livre, The Room Where it Happened. Si on avait voulu comprendre la Chine, « on nen serait pas là? » Doux optimisme Ces lignes me rappellent ce doux optimisme occidental qui croit souvent avoir tout compris en Chine et qui veut enseigner à la Chine comment il faut faire. OBrien reconnaît la naïveté américaine face à la Chine, le plus grand échec dans la politique étrangère américaine depuis 1930 et lincompréhension sur la véritable nature du gouvernement chinois. Fast food et démocratie Les Etats-Unis pensaient que la démocratie américaine allait sexporter avec louverture économique. Oui, Monsieur, exporter une démocratie à laméricaine en Chine nest pas la même chose que de développer un réseau de fast food ! Ne rions pas des Américains, les Européens ne sont pas plus clairvoyants. Je ne reprends pas le reste du discours qui est une charge dans la ligne des sorties de Pompeo et Pence. Autre propagande, cette fois américaine, répétée des dizaines de fois ces derniers mois ! Volonté de comprendre? Au-delà de laspect politique, cet aveu déchec permet de rappeler la difficulté occidentale à vouloir comprendre la Chine. On vient avec notre grille de lecture, nos fantasmes et nos désirs et on les applique sur le pays. On nessaie pas vraiment de se mettre à la place de lautre. Il y a ce sentiment de supériorité conscient ou inconscient, long héritage de notre histoire économique, culturelle et religieuse. Nous nous prenions pour la civilisation et il était difficile de concevoir quil y ait de meilleurs modèles à lextérieur; les missionnaires avaient bien retenu le « Hors de lEglise, point de salut » de Saint Paul. Bien entendu, les mentalités évoluent, les failles du modèle de démocratie occidental obligent à se remettre en question. Les échanges avec la Chine et la connaissance samplifient. Fort heureusement, tout bouge! Mais que de temps perdu par manque dhumilité et dun véritable désir de comprendre! Javais écrit un article sur le pari perdu américain ici. Les passages du texte de OBrien ci-dessous et le discours sur le site de la Maison Blanche ici. As China grew richer and stronger, we believed, the Chinese Communist Party would liberalize to meet the rising democratic aspirations of its people. This was a bold, quintessentially American idea, born of our innate optimism and by the experience of our triumph over Soviet Communism. Unfortunately, it turned out to be very naïve. Nous naurions pas pu nous tromper davantage et cette erreur de calcul est le plus grand échec de la politique étrangère américaine depuis les années 1930. Comment avons-nous fait une telle erreur? Comment avons-nous échoué à comprendre la nature du Parti communiste chinois? La réponse est simple: parce que nous navons pas prêté attention à lidéologie du PCC. Au lieu découter ce que les dirigeants du PCC disaient et de lire ce quils ont écrit dans leurs documents clés, nous avons fermé les oreilles et les yeux. Nous avons cru ce que nous voulions croire que les membres du Parti nétaient communistes que de nom. »
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| Posté le 02-07-2020 à 00:03:42
| | Le parti communiste chinois fête ses 99 ans
et J.CL. Delaunay nous parle du socialisme de marché
DANIELLE BLEITRACH1 JUILLET 2020 https://histoireetsociete.com/2020/07/01/le-parti-communiste-chinois-fete-ses-99-ans-et-j-cl-delaunay-nous-parle-du-socialisme-de-marche/?fbclid=IwAR3AK9-XXFhZcdIWIGF_gfpZKct5CWDEgeUs5AMf3NjLOWo8dbPMGbqV6gI CRI China International Radio
Aujourdhui, 1er juillet, le Parti communiste chinois (PCC) a 99 ans. Au début, le Parti ne comptait que 50 membres, aujourdhui il a près de 92 millions de membres. De nos jours, cest déjà le plus grand parti au monde au pouvoir. Rester toujours humble, prudent, pas arrogant et pas impétueux et persévérer dans un travail acharné et lesprit de réforme et dinnovation sont les secrets du développement et du succès du PCC. Le 31 octobre 2017, Xi Jinping, accompagné du nouveau groupe de direction du PCC, a visité Shanghai, le siège du premier congrès du parti, et Jiaxing, province du Zhejiang, lieu de naissance du parti, pour passer en revue lhistoire de la construction du Parti et revoir le serment dadhérer au Parti. Xi Jinping souligne toujours limportance de garder à lesprit laspiration et la mission originales du Parti, cest-à-dire toujours rechercher le bonheur pour le peuple et pour la nation chinoise. Tout orienter vers le peuple est le principe de gouvernance du nouveau groupe de direction du PCC. Xi Jinping a évoqué léradication de la pauvreté pendant six années consécutives dans ses discours du Nouvel An. Malgré les graves répercussions de lépidémie, le PCC reste sur la bonne voie pour achever léradication de la pauvreté dans le pays dici la fin de 2020. Dans la lutte contre Covid-19, Xi Jinping a toujours souligné que la vie des gens était la plus haute priorité. Depuis le 18e Congrès national, le PCC a mené une lutte sans précédent contre la corruption et a obtenu des succès remarquables. Demain 1er juillet, le parti communiste chinois (PCCh) aura 99 ans. Au début, le Parti navait que 50 membres et peu de membres. De nos jours, cest déjà le plus grand parti du monde au pouvoir. Rester toujours humble, prudent, non arrogant et non impétueux et persister dans le travail dur et dans lesprit de réforme et dinnovation sont les secrets du développement et du succès du PCCh. JEAN CLAUDE DELAUNAY REAGIT DEVANT LA SURPRISE DES USA DÉCOUVRANT QUE LA CHINE EST COMMUNISTE Ces individus estiment que tout est idéologie. Comme ils ont appris, depuis Gustave le Bon, à manipuler avec succès les opinions publiques et les désirs de consommation, ils se croient en mesure de tout contrôler. La science sociale est pour eux manipulation. Elle nest pas dabord et fondamentalement observation, repérage des faits, théorisation, contrôle par la pratique. Je crois que nous devons, nous, marxistes, tirer en permanence leçon de leurs erreurs. Le marxisme, cest sans doute la lecture des auteurs. Mais cest, à mon avis encore, lobservation simultanée de la société, et la mise en uvre de tout ce qui en découle au plan de la méthode scientifique. Évidemment, lobservation dont je parle est une forme très pointue de lobservation. Je vais rappeler deux séries de faits auxquels larticle que publie Danièle Bleitrach me font penser. La première série, ce sont des dates. Entre 1989 et 1992, soit dans un intervalle de 4 ans, il me semble, a posteriori, que lhistoire du monde contemporain sest condensée. 1989 : révolte étudiante, surtout à Beijing. 1989 : chute du mur de Berlin 1989-1991 : disparition des démocraties populaires dEurope centrale 1991 dissolution de lURSS 1992 réunion du comité central du PCC et promotion du concept déconomie de marché socialiste 1992 signature du Traité de Maastricht Voici mon interprétation des faits de ces 4 années : 1) La grande bourgeoise nord-américaine réussit un joli coup (la liquidation de lURSS et des démocraties populaires), 2) Aussitôt, les grandes bourgeoisies dEurope se mettent en ordre de bataille (Maastricht), car elles sont alliées et concurrentes de leur homologue américaine, 3) Deng Xiaoping comprend que la Chine socialiste doit vraiment se réformer pour résister et cela non seulement pour des raisons internes (Tian anmen) mais aussi pour des raisons externes (le renforcement de limpérialisme sous conduite américaine). La deuxième série de faits est lapparition du concept déconomie de marché socialiste. Cest un fait théorique, ce nest pas un fait de lactualité ordinaire. Mais cest un fait et, à mon avis, quand le PCC la adopté, ceux qui en ont défendu la formulation nont vraisemblablement pas eu lintuition complète de ce dont il était porteur. Je dirai même que, de façon générale, la portée révolutionnaire de ce concept na pas été perçue. Les Américains ont seulement vu Tian anmen. Ils se sont alors frotté les mains en se disant : Chouette, ça va bouillir. Quant à nombre de marxistes en France, je crois que la portée, les potentialités, et donc aussi les obscurités, de ce concept leur ont échappé. Mais limportant est que cela ait échappé aux penseurs de la grande bourgeoisie américaine. Pour eux, il nexiste quun seul marché, le vrai, le marché capitaliste, en sorte que, quand on met la main dans la machine marchande, cest le corps tout entier qui sy engage et cela ne peut être que le marché capitaliste. Bref, en lespace de 4 ans, le monde daprès 1917 et 1945 a été refaçonné. Limpérialisme sous conduite américaine a cru que désormais le monde entier était à nouveau sous sa coupe. En réalité, ce nétait quune rémission, car il était déjà fort malade. Cela dit, sil existe des déterminismes, il existe aussi une liberté humaine. A tout instant, les Hommes peuvent prendre de bonnes ou de mauvaises décisions. En 1992, les dirigeants de la Chine et Deng Xiaoping en premier lieu, ont mis le socialisme sur les bons rails. Pour savoir ce que sont de bons rails, il faut disposer dun critère dont les idéologues de la grande bourgeoisie américaine sont bien incapables de penser la rationalité et les formes. Ce critère est celui de la satisfaction prioritaire et permanente des intérêts économiques, politiques, et culturels des classes ouvrières et populaires. Jean-Claude Delaunay
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| Posté le 15-07-2020 à 20:30:08
| Un article de Contrepoint qui rejoint le livre d'Alice Ekman Rouge vif lidéal communiste chinois :
« La Chine nest plus communiste : la rumeur sest répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ? Malgré louverture économique de 1978, les mesures dinternationalisation des entreprises dÉtat, létablissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre affirment aujourdhui encore les cadres du Parti. Renforcé par larrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois sinfiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne détendre cette influence à linternational. Il fallait bien sept années dobservation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants dentreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les États-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que lidéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à simposer comme une puissance de référence, une solution pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme.
__________________________ Si certains membres du PCF et de la CGT se trompent sur la Chine, les multinationales savent où est leur devoir
DANIELLE BLEITRACH 15 JUILLET 2020 https://histoireetsociete.com/2020/07/15/si-certains-membres-du-pcf-et-de-la-cgt-se-trompent-sur-la-chine-les-multinationales-savent-ou-est-leur-devoir/?fbclid=IwAR1MHMmt1sTromrbHmxNl8JjtXOdyeY5iUf9fpaxzpsYzdUSTDFuC9LXZYc Contrepoints, un site qui ne cache pas ses liens avec le monde de lentreprise, nous dit ce quest la démocratie, celle défendue par eux à Hong Kong. Nous savions déjà que la propagande anti-chinoise était dirigée par une internationale des milliardaires, selon les propres aveux de Guo Wiming sur Arte, le complice de Steve Bannon et de Igor Kolomoiski, lukrainien, le tout organisant la secte Falun Gong. La liberté du libre renard dans le libre poulailler. Leur ennemi : Lénine
Et le territoire qui symbolise la guerre de lopium doit leur revenir
être un pion dans la guerre contre la Chine
(note de danielle Bleitrach)
___________________ LIBERTÉS PUBLIQUES 14 JUILLET 2020 Hong Kong : quand des multinationales défendent la démocratie Par Lionel Chanel. Facebook, Twitter et Google se sont érigés contre le pouvoir communiste chinois en défenseurs de la liberté dexpression à Hong Kong. « Il ny a pas de liberté politique sans liberté économique. » Jean-François Revel La loi sur la sécurité nationale qui sest abattue sur Hong Kong la semaine dernière sest heurtée à la résistance de quelques géants mondiaux de léconomie, Facebook, Google et Twitter. En effet, suite à lentrée en vigueur des mesures liberticides de Pékin ces entreprises ont décidé quelles « ne répondaient plus aux demandes dinformations sur leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hong Kong » , nous apprenait le journal 20 minutes. Lenjeu ? La défense de la liberté dexpression. LES ORIGINES LÉNINISTES DE LA HAINE CHINOISE POUR LA LIBERTÉ DEXPRESSION Cest une banalité confondante daffirmer que toute dictature déteste la liberté dexpression. Dans le cas chinois, cette aversion pour la parole dautrui tire son origine dans la nature même du régime, qui est resté léniniste à certains égards. On le sait, la Chine de Xi Jinping se caractérise par son parti unique, son idéologie officielle, sa direction unique et sa censure, auxquels sajoute, différence par rapport au léninisme pur, un nationalisme décomplexé qui prend pour cible lOccident et envisage la conquête de territoires quil convoite : Hong Kong, bien évidemment, mais aussi Taïwan. Il faut donc se référer à Lénine et à son Que faire ? paru en 1902 pour comprendre la haine de Pékin pour la liberté dexpression. Dans cet ouvrage, le théoricien russe de la révolution marxiste proclamait que lavant-garde du prolétariat, constituée en parti, détenait la Vérité quil devait se charger de répandre dans la classe ouvrière. Or, dans cette optique, puisque le parti détient le Savoir absolu, toute critique est non seulement inutile mais représente aussi une hérésie. La parole de lautre na aucune valeur. Le dialogue avec un pouvoir communiste est inconcevable. Cest Lénine qui déclara un jour : « Les mencheviks me disent : Permettez-nous de dialoguer avec vous et moi je leur dis : Permettez-nous de vous coller au mur. » Aussi, le joug que la dictature communiste inflige à Hong Kong saccompagne dune tentative de juguler les critiques et les protestations exprimées sur les réseaux sociaux, à laquelle se sont opposés Facebook, Twitter et Google. Il faut dire que Hong Kong autorise les critiques du régime néo-léniniste à se faire entendre : la liberté dexpression qui y a cours ne permet donc pas de renvoyer une image flatteuse du pouvoir chinois. En 2011, par exemple, cest dans un quotidien hongkongais que lavocat Jiang Tianyong put relater le martyre quil endura en raison de son activisme en faveur des droits de lHomme : torture psychologique, menaces sur sa famille et ses activités, rupture de ses relations professionnelles
LENTREPRISE PRIVÉE, ALLIÉE DE LA DÉMOCRATIE En principe, la communauté internationale, les pays occidentaux en tête, aurait dû sindigner vivement contre ce que certains nhésitent pas à qualifier de coup dÉtat. Les condamnations furent bien timides. Ici, il faut souligner que ce sont des entreprises privées Google, Facebook et Twitter qui agissent, dans la mesure de leurs moyens, pour la préservation des droits humains. Autrement dit, la liberté économique dont lun des critères essentiels est lindépendance totale des entrepreneurs à légard du pouvoir politique se fait lalliée de la démocratie. En réponse à cette assertion scandaleuse, les antilibéraux objecteront certainement que ladhésion de la Chine au capitalisme, couronnée par son entrée à lOrganisation mondiale du commerce en 2001, na nullement apporté la démocratie dans le pays. Cest oublier que capitalisme nest pas synonyme de libéralisme. En Chine règne un capitalisme dÉtat, caractérisé par une mainmise du parti sur une très grande partie du secteur privé, des entraves de toutes sortes aux entrepreneurs étrangers, des mesures protectionnistes adoptées au mépris des règles édictées par lOMC, la direction de puissantes entreprises publiques par des nomenklaturistes du régime, la soumission des petits entrepreneurs à une association professionnelle acquise au régime, linterdiction des syndicats et on en passe. Voilà pourquoi la prétendue libéralisation économique de la Chine na pas démocratisé le régime : ce dernier sappuie sur un capitalisme antilibéral, où le secteur privé est étroitement corseté et surveillé par le parti. Ce dernier est bien conscient que lentreprise privée et léconomie de marché est lune des facettes de lautonomie de la société civile à légard de lÉtat. Un entrepreneur, cest dabord et avant tout un individu libre, autrement dit la hantise de toute dictature. La résistance de Twitter, Facebook et Google contre les prétentions des communistes chinois à surveiller leurs utilisateurs reflètent cette autonomie, qui représente ainsi un bastion de la liberté face aux exigences dun État despotique. OUVERTURE VERSUS FERMETURE La Chine communiste, malgré son intégration aux circuits mondiaux des échanges, demeure lincarnation de la fermeture elle na entrepris dentrer dans la mondialisation que pour servir ses propres intérêts, cest-à-dire ceux du parti, tout en empêchant ses partenaires de bénéficier en retour dune vraie liberté économique sur son territoire. Hong Kong, au contraire, incarne un îlot douverture sur le monde, aussi bien économique que politique, cependant mis à mal depuis au moins une décennie par la Chine. Les Hongkongais sont fortement attachés à lÉtat de droit, au suffrage universel et aux libertés publiques. Ce qui se passe, finalement, entre la Chine et Hong Kong, est une illustration du conflit pluriséculaire analysé par Karl Popper entre société ouverte et société close. Par Lionel Chanel
Edité le 15-07-2020 e 20:42:04 par Xuan
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| Posté le 23-07-2020 à 10:40:59
| Xi insiste sur la poursuite de la cause socialiste fondée par le PCC Source: Xinhua Publié: 2020/7/23 10:29:39 https://www.globaltimes.cn/content/1195386.shtml Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a insisté sur le fait de défendre la grande cause socialiste fondée par le PCC et de la faire progresser de génération en génération. Xi a tenu ces propos mercredi après-midi lors de sa visite à la salle commémorative de la bataille de Siping dans la guerre de libération du peuple chinois dans la province de Jilin, dans le nord-est de la Chine.
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| Posté le 26-07-2020 à 10:24:04
| | LEtat chinois garde la main sur léconomie DANIELLE BLEITRACH 25 JUILLET 2020 https://histoireetsociete.com/2020/07/25/letat-chinois-garde-la-main-sur-leconomie/ Dans la revue Alternative économique, un article bien documenté sur le socialisme de marché chinois et sur lévolution actuelle qui selon lauteur renforce à la fois le secteur public et le rôle du parti communiste. Un complément aux textes parus ici, en particulier ceux de J.Cl. Delaunay sur le socialisme en Chine (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société). MARY-FRANÇOISE RENARD 31/12/2019 https://www.alternatives-economiques.fr/users/mary-francoise-renard Larrivée au pouvoir de Xi Jinping marque le renforcement du poids du Parti communiste à tous les niveaux de prises de décision des entreprises publiques. Lévolution de léconomie chinoise au cours des quatre dernières décennies interroge les rôles respectifs de lEtat et du marché dans sa forte croissance. En effet, paradoxalement, après un développement indiscutable des marchés et du poids des entreprises privées, lEtat apparaît toujours comme un acteur omniprésent. En 1978, au moment des premières réformes de léconomie chinoise, les entreprises appartiennent à lEtat. Lobjectif des réformes impulsées par Deng Xiaoping est dintroduire des éléments de marché dans une économie centralement planifiée. Pour cela, les prix de marché remplacent progressivement les prix administrés. Des firmes privées se développent dans les services comme les restaurants ou les commerces, mais ce sont de toutes petites entités. Le secteur privé ne sera officiellement reconnu quen 1988. Les entreprises collectives qui apparaissent lors de laffaiblissement des monopoles dEtat sont des actrices cruciales de la forte croissance de léconomie chinoise au cours des années 1980 et 1990. Bien quelles appartiennent à une collectivité locale, elles sont, par leur statut, soumises à une logique de concurrence et ne survivent que si elles dégagent des profits. Champions nationaux Cette expérience assez originale met en évidence le rôle de la concurrence dans la croissance, sans privatisations puisque celles-ci ne se produisent quau début des années 2000. En 2003, la Sasac, une commission chargée de la supervision des entreprises publiques, est créée, avec pour mission de faire émerger des champions nationaux. De nombreuses PME dEtat sont privatisées, entraînant des licenciements importants. Mais les firmes publiques restent dominantes dans les secteurs clés où elles vont pratiquement éliminer les entreprises privées : charbon, pétrole, gaz, électricité
Pendant dix ans, les concentrations se multiplient, et pour 2014 le classement « Fortune » des 500 plus grandes entreprises mondiales donne trois entreprises dEtat chinoises parmi les quatre plus grandes en matière de chiffre daffaires : State Grid (gestionnaire de réseaux électriques), China National Petroleum et Sinopec Group, respectivement aux 2e, 3e et 4e places. Dans le même temps, louverture du capital des firmes publiques au secteur privé, surtout chinois mais pas seulement, est encouragée par les autorités. Elle permet à la fois daméliorer la compétence en matière de gouvernance et de bénéficier dun apport de fonds, tout en maintenant le contrôle de lEtat qui reste majoritaire et garde le pouvoir sur les décisions stratégiques. Après la crise financière mondiale de 2008, les entreprises publiques sont le vecteur de la mise en place du plan de stimulation décidé par le gouvernement pour faire face à la forte baisse de la demande étrangère. Elles forment le pivot de la politique dinvestissement dans les infrastructures qui visent à soutenir la croissance économique. En conservant dans leur effectif plus de personnel que ce dont elles ont réellement besoin, les entreprises publiques jouent par ailleurs un rôle central en amortissant les conséquences de la concurrence sur lemploi. Ceci nest faisable que parce quelles ont la possibilité dêtre renflouées lorsquelles sont déficitaires. Les banques, en effet, préfèrent prêter aux entreprises publiques et bénéficier ainsi de la garantie de lEtat, ce qui pénalise le secteur privé. Les facilités dont bénéficient les entreprises publiques conduisent à un certain nombre de déséquilibres, particulièrement au niveau provincial : surinvestissement pour soutenir la croissance ou surendettement. Cela se traduit notamment par lexistence de « firmes zombies », cest-à-dire de firmes insolvables, maintenues artificiellement en activité. Par ailleurs, le faible contrôle exercé par lEtat actionnaire sur les dirigeants des entreprises publiques permet le développement dune forte corruption. SUR LE MÊME SUJET CHINE Chine : les contradictions de léconomie socialiste de marché La logique politique prime En 2013, larrivée au pouvoir de Xi Jinping saccompagne dune nouvelle vague de réformes visant à améliorer lefficacité des firmes publiques. Annoncées en 2014, ces réformes ne sont effectives quà partir de 2016, sans doute en raison de résistances et de négociations difficiles au sein du gouvernement. Leur objectif est de renforcer la rentabilité des firmes publiques tout en maintenant la primauté de la logique politique sur la logique de marché, le pouvoir décisionnel du Parti communiste chinois (PCC) étant renforcé. Deux sortes de firmes sont ainsi définies : les firmes dédiées aux services publics et celles dédiées aux activités commerciales. Ces dernières sont elles-mêmes divisées en deux catégories : celles qui sont dans des secteurs appelés à devenir complètement concurrentiels, très ouvertes aux capitaux privés, dans lesquelles lEtat pourrait devenir minoritaire, et celles situées dans des activités qui peuvent être liées à des secteurs clés ou à la sécurité nationale. Ces dernières doivent servir les stratégies nationales, notamment en matière de politique économique. Le problème majeur des entreprises dEtat tient à la multiplicité des objectifs qui leur sont assignés. Elles doivent aujourdhui soutenir la politique industrielle de développement de linnovation et de la technologie nationales, tout en améliorant leurs performances et en accompagnant la politique macroéconomique. Limportance de la réforme actuelle dépendra de la proportion dentreprises publiques affectées à la catégorie « complètement concurrentielle ». Elle dépendra aussi de la latitude laissée aux firmes dans leurs choix de gestion et dinvestissement. Si celle-ci est significative, la réforme pourrait conduire à un véritable progrès. On assiste par ailleurs depuis quelques mois à une « nationalisation » de certaines entreprises privées qui sont en partie rachetées par des firmes publiques, notamment pour bénéficier des avantages de celles-ci, la distinction entre privé et public étant parfois peu claire. Mais dans le même temps, le gouvernement incite les banques à accorder davantage de prêts aux entreprises privées, car la croissance chinoise a aussi besoin de la dynamique du secteur privé. Si lEtat sest bien désengagé depuis 1978, autorisant une économie beaucoup plus fondée sur les mécanismes de marché, et ouvrant les entreprises dEtat aux capitaux privés, il garde une position stratégique en matière de propriété. Le secteur public est concentré dans les activités intensives en capital (ressources naturelles, industries lourdes, transports), bien sûr dans les services publics, et présent de façon marginale dans lagroalimentaire, le textile et lhabillement
Mais surtout, il contrôle environ 85 % du secteur bancaire, la majeure partie du réseau de transport et télécommunications et des services liés à léducation, à la science et à la technologie. En outre, le PCC possède et contrôle lensemble des médias publics. Ainsi, bien que globalement minoritaires par rapport aux entreprises privées en matière de production, demploi et dinvestissement, les entreprises dEtat se trouvent en situation de monopole dans les secteurs centraux de léconomie et ont donc un pouvoir beaucoup plus important que ne le suggère une observation rapide des statistiques. A ceci sajoute, depuis la présidence de Xi Jinping, le renforcement du poids du Parti à tous les niveaux des prises de décision des firmes publiques. Le maintien au pouvoir du PCC est lobjectif premier du gouvernement, qui a pour cela besoin de conforter sa légitimité économique, tant aux yeux de la population que des investisseurs, en sappuyant sur les firmes publiques, tout en soutenant le développement du secteur privé. Mary-Françoise Renard est professeure déconomie à luniversité Clermont-Auvergne et responsable de lInstitut de recherche sur léconomie de la Chine au Cerdi (Centre détudes et de recherche en développement international).
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| Posté le 16-08-2020 à 23:50:55
| Dans les conditions de la guerre hors limites de Trump contre la Chine, la réponse de la RPC est la plupart du temps asymétrique. La RPC considère que ce conflit est temporaire et de l'ordre de la tactique, de même que le repli nationaliste qu'on peut observer ailleurs. Tandis que la tendance générale à la mondialisation multipolaire est irréversible, se poursuivra et relève de la stratégie. Ainsi Xi Jinping ne s'est pratiquement pas exprimé sur les mesures hostiles des USA et concentre son activité sur l'élimination de la pauvreté, la réorientation économique et l'unité du peuple autour du Parti Communiste. De même la Chine riposte à certaines mesures des USA mais de façon dosée et non systématique, et ne pratique pas la surenchère. L'objectif est de marquer les limites à ne pas franchir tout en évitant d'acculer les USA à la guerre ouverte, en appelant régulièrement au dialogue et en rappelant aux USA que leur intérêt n'est pas dans le conflit. Aujourd'hui Qiushi publie un discours de Xi Jinping prononcé en 2015, qui fait le point sur le marxisme en Chine. On remarquera que pour l'essentiel il correspond toujours à la réalité actuelle, même si la guerre économique n'était pas encore déclenchée. On peut penser qu'il s'agit d'un rappel sur les principes, et d'un appel à l'unité du PCC sur les questions fondamentales de la réforme, des types de propriété, de la propriété dominante, du maintien du socialisme, et d'une politique tournée vers les intérêts des masses. Ouvrir constamment de nouveaux domaines de l'économie politique marxiste chinoise contemporaine [discours du secrétaire général Xi Jinping lors de la 28e session d'étude collective du Bureau politique du 18e Comité central le 23 novembre 2015.] Xi Jinping Aujourd'hui, le Bureau politique du Comité central mène l'étude collective 28. Le contenu de l'étude est les principes de base et la méthodologie de l'économie politique marxiste. Le but de l'organisation de cette étude est de renforcer l'étude et la compréhension des principes de base du marxisme. Auparavant, nous nous sommes arrangés pour étudier les thèmes du matérialisme historique et du matérialisme dialectique. Cette fois, nous approfondirons notre compréhension et notre compréhension des lois du développement économique en examinant l'économie politique marxiste, et améliorerons notre capacité et notre niveau de direction du développement économique de notre pays. Ensuite, permettez-moi de parler de quelques expériences. L'économie politique marxiste est une partie importante du marxisme, et c'est aussi un cours obligatoire pour nous pour soutenir et développer le marxisme. Sur la base de la vision du monde et de la méthodologie du matérialisme dialectique et du matérialisme historique, Marx et Engels ont critiqué et hérité des réalisations idéologiques de l'économie historique, en particulier de l'économie politique classique britannique, et ont établi l'économie politique marxiste grâce à une recherche approfondie sur les activités économiques humaines. Il révèle les lois du mouvement économique dans la société humaine, en particulier la société capitaliste. Engels a déclaré que "toutes les théories des partis prolétariens proviennent de l'étude de l'économie politique". Lénine considérait l'économie politique comme «la preuve et l'application les plus profondes, les plus complètes et les plus détaillées» de la théorie marxiste. De nos jours, il existe différents types de théories économiques, mais le fondement de notre économie politique ne peut être que l'économie politique marxiste, pas d'autres théories économiques. Certaines personnes pensent que l'économie politique marxiste est dépassée et que le capital est dépassé. Cette conclusion est arbitraire et erronée. Pour mettre cela de côté, du point de vue de la crise financière internationale, de nombreux pays capitalistes ont continué de subir des ralentissements économiques, de graves problèmes de chômage, une polarisation accrue et une aggravation des conflits sociaux. Les faits montrent que la contradiction inhérente entre la socialisation de la production et la possession privée des moyens de production existe toujours dans le capitalisme, mais les manifestations et les caractéristiques de son existence sont différentes. Après la crise financière internationale, de nombreux chercheurs occidentaux réétudient également l'économie politique marxiste et «Das Kapital» pour réfléchir aux inconvénients du capitalisme. L'année dernière, «Le capital du 21e siècle», rédigé par le savant français Thomas Piketty, a suscité de nombreuses discussions dans la communauté universitaire internationale. Il a utilisé des données détaillées pour prouver que le degré d'inégalité aux États-Unis et dans d'autres pays occidentaux a atteint ou dépassé le plus haut niveau de l'histoire. Il estime qu'un capitalisme incontrôlé a exacerbé les inégalités de richesse et continuera de se détériorer. Son analyse a été principalement menée dans le domaine de la distribution et n'a pas impliqué de questions de propriété beaucoup plus fondamentales, mais les conclusions auxquelles il est parvenu méritent notre profonde considération. Notre parti a toujours attaché une grande importance à l'étude, à la recherche et à l'application de l'économie politique marxiste. Le camarade Mao Zedong a étudié intensivement "Das Kapital" quatre fois et a accueilli plusieurs séminaires sur le "Manuel d'économie politique" soviétique, soulignant que "l'étude des questions d'économie politique a une grande signification théorique et pratique." Le camarade Mao Zedong a proposé de manière créative le nouveau programme économique démocratique pendant la période de la nouvelle démocratie. Dans le cadre de son exploration de la voie de la construction socialiste, il a présenté des vues originales sur le développement de l'économie de notre pays, comme la proposition de la théorie fondamentale de la contradiction de la société socialiste, la mise en avant d'une planification globale : prêtez attention aux points de vue importants de l'équilibre global, de l'agriculture comme fondement, de l'industrie comme facteur principal et du développement coordonné de l'agriculture, légère et lourde. Il sagit du développement créatif de léconomie politique marxiste de notre parti. Depuis la troisième session plénière du onzième comité central du Parti, notre parti a combiné les principes de base de l'économie politique marxiste avec la nouvelle pratique de réforme et d'ouverture, et a continuellement enrichi et développé l'économie politique marxiste. Après l'adoption de la "Décision du Comité central du Parti communiste chinois sur la réforme du système économique" en octobre 1984, le camarade Deng Xiaoping a commenté: "J'ai rédigé un premier projet d'économie politique, qui est une économie politique qui combine les principes de base du marxisme et la pratique du socialisme chinois." Pendant plus de 30 ans, avec l'approfondissement continu de la réforme et de l'ouverture, nous avons formé de nombreux résultats théoriques importants de l'économie politique marxiste chinoise contemporaine, tels que des théories sur l'essence du socialisme, des théories sur le système économique de base du stade primaire du socialisme, l'établissement et la mise en uvre de la théorie des concepts de développement innovants, coordonnés, verts, ouverts et partagés, la théorie du développement d'une économie de marché socialiste, permettant au marché de jouer un rôle décisif dans l'allocation des ressources et de mieux faire jouer le rôle du gouvernement, et la théorie du développement économique de la Chine entrant dans une nouvelle normalité, des théories sur la promotion de la coordination de la nouvelle industrialisation, de l'informatisation, de l'urbanisation et de la modernisation agricole, des théories sur les formes de propriété, les droits de sous-traitance et droits de gestion pour les terres contractées par les agriculteurs, et des théories sur la bonne utilisation des marchés nationaux et internationaux et des deux ressources, des théories sur la promotion de l'équité sociale et de la justice et la réalisation progressive d'une prospérité commune pour tous, etc. Ces résultats théoriques nont pas été discutés par les écrivains marxistes classiques, et nous navions pas de pratique ni de connaissances dans ce domaine avant la réforme et louverture. Il sagit dune économie politique adaptée aux conditions nationales et aux caractéristiques de lépoque de la Chine contemporaine. Ils guident non seulement puissamment la pratique de développement économique de la Chine, mais souvrent également Le nouveau royaume de l'économie politique marxiste. Maintenant, dans la marée changeante de l'économie mondiale, savoir si nous pouvons bien diriger le grand navire de l'économie de notre pays est un test majeur pour notre parti. Face à la situation économique nationale et internationale extrêmement complexe et aux divers phénomènes économiques, l'apprentissage des principes de base et de la méthodologie de l'économie politique marxiste nous aidera à maîtriser les méthodes d'analyse économique scientifique, à comprendre le processus du mouvement économique et à saisir les lois du développement social et économique. Améliorer la capacité à contrôler l'économie de marché socialiste et mieux répondre aux questions théoriques et pratiques du développement économique de la Chine. Le but de l'étude de l'économie politique marxiste est de mieux guider la pratique du développement économique dans notre pays. Nous devons non seulement adhérer à ses principes de base et à sa méthodologie, mais aussi nous intégrer au développement économique actuel de notre pays pour former continuellement de nouveaux résultats théoriques. Tout d'abord, adhérez à la pensée du développement centrée sur les masses. Se développer pour le peuple est la position fondamentale de l'économie politique marxiste. Marx et Engels ont souligné: "Le mouvement du prolétariat est un mouvement indépendant pour l'écrasante majorité du peuple et au profit de l'écrasante majorité." A l'avenir, "la production visera la prospérité de tous." Le camarade Deng Xiaoping a souligné que l'essence du socialisme est de libérer les forces productives, de développer les forces productives, d'éliminer l'exploitation, d'éliminer la polarisation et, finalement, d'atteindre la prospérité commune. La cinquième session plénière du 18e Comité central du Parti communiste chinois a clairement déclaré qu'il était nécessaire d'adhérer au concept de développement centré sur les masses, de promouvoir le bien-être de la population, de promouvoir le développement global de la population et de progresser régulièrement dans la direction de la prospérité commune comme point de départ et objectif du développement économique. Nous ne devons jamais oublier ce point. Nous devons adhérer fermement à cette position fondamentale lors du déploiement du travail économique, de la formulation des politiques économiques et de la promotion du développement économique. Deuxièmement, adhérez au nouveau concept de développement. En réponse aux nouveaux changements dans l'environnement de développement économique de la Chine, les conditions, les tâches, les exigences, etc., la cinquième session plénière du 18e Comité central du PCC a proposé d'établir et d'adhérer au concept de développement d'innovation, de coordination, de vert, d'ouverture et de partage. Ces cinq concepts de développement sont fondés sur un résumé approfondi de lexpérience et des leçons du développement national et étranger, et sur une analyse approfondie de la tendance générale du développement au pays et à létranger. Ils reflètent collectivement la nouvelle compréhension de notre parti des lois du développement économique de la Chine et sont similaires à celles de léconomie politique marxiste. Les vues sont les mêmes. Par exemple, Marx et Engels ont envisagé que dans la société future, «tout le monde partage le bien-être créé par tout le monde», «les gens sont directement des existences naturelles» et «l'histoire naturelle et l'histoire humaine se restreignent» . En même temps, ces cinq concepts de développement sont aussi une sublimation des connaissances perceptuelles que nous avons acquises dans la promotion du développement économique et un résumé théorique de notre pratique de promotion du développement économique. Nous devons persister à utiliser de nouveaux concepts de développement pour guider et promouvoir le développement économique de la Chine, résoudre en permanence les problèmes de développement économique et créer une nouvelle situation de développement économique. Troisièmement, maintenir et améliorer le système économique socialiste de base. L'économie politique marxiste estime que la propriété des moyens de production est au cur des relations de production et détermine la nature fondamentale et l'orientation du développement de la société. Depuis la réforme et l'ouverture, notre parti a résumé les expériences positives et négatives, établi le système économique de base au stade primaire du socialisme, souligné l'adhésion à la propriété publique en tant que pilier et développement commun des économies de propriété multiple, et a clairement indiqué que les économies de propriété publique et non publique sont des économies de marché socialistes. Un élément important du développement économique et social de la Chine est une base importante. Nous devons consolider et développer sans relâche l'économie publique, encourager, soutenir et guider le développement de l'économie non publique et promouvoir divers systèmes de propriété pour compléter les forces de l'autre, qu'elles se promeuvent mutuellement et se développent ensemble. Dans le même temps, nous devons également être très clairs : le système économique de base de la Chine est un pilier important du système socialiste avec des caractéristiques chinoises et le fondement du système économique socialiste de marché. La position dominante de la propriété publique ne peut être ébranlée et le rôle de chef de file de l'économie d'État ne peut être ébranlé. C'est une garantie institutionnelle pour assurer que les peuples de tous les groupes ethniques de notre pays partagent les fruits du développement, c'est aussi une garantie importante pour consolider la position au pouvoir du parti et adhérer au système socialiste chinois. Quatrièmement, maintenir et améliorer le système de distribution de base socialiste. L'économie politique marxiste croit que la distribution est déterminée par la production, et qu'elle est contre-productive, «et ce qui peut le mieux promouvoir la production, c'est le type de distribution qui permet à tous les membres de la société de développer, maintenir et exercer leurs capacités aussi largement que possible» . Partant de la réalité de notre pays, nous avons mis en place un système de distribution dans lequel la distribution selon le travail est le corps principal et de multiples modes de distribution coexistent. La pratique a prouvé que cet arrangement institutionnel est propice à la mobilisation des polarités de toutes les parties et est propice à la réalisation d'une unité organique d'efficacité et d'équité. Pour diverses raisons, il existe encore des problèmes en suspens dans la répartition des revenus de notre pays, principalement l'élargissement de l'écart de revenu, la faible proportion de la rémunération du travail dans la distribution primaire et la faible proportion des revenus des résidents dans la distribution nationale des revenus. À cet égard, nous devons attacher une grande importance aux efforts visant à promouvoir la synchronisation de la croissance des revenus des résidents avec la croissance économique, laugmentation de la rémunération du travail et laugmentation de la productivité du travail, continuer daméliorer les systèmes, les mécanismes et les politiques spécifiques, ajuster le modèle de répartition des revenus nationaux, continuer daugmenter les revenus des résidents urbains et ruraux et continuer à réduire les revenus. écart. Cinquièmement, adhérez à la direction de la réforme de l'économie de marché socialiste. Développer une économie de marché dans des conditions socialistes est une grande innovation de notre parti. Un facteur clé pour le grand succès du développement économique de la Chine est que nous avons non seulement mis en jeu les forces de l'économie de marché, mais aussi les avantages du système socialiste. Nous développons une économie de marché sous la prémisse majeure de la direction du Parti communiste chinois et du système socialiste. Nous ne devons jamais oublier l'attribut "socialisme". La raison pour laquelle il s'agit d'une économie de marché socialiste est de maintenir la supériorité de notre système et de prévenir efficacement les inconvénients de l'économie de marché capitaliste. Nous devons adhérer à la dialectique et à la théorie en deux points, continuer à travailler dur sur la combinaison du système socialiste de base et de l'économie de marché, et faire jouer pleinement les avantages des deux aspects. Nous voulons non seulement "un marché efficace", mais aussi "un gouvernement prometteur", et nous efforcer de pratiquer la résolution de ce problème mondial en économie. Sixièmement, adhérez à la politique nationale de base d'ouverture. L'économie politique marxiste croit que la société humaine finira par passer de l'histoire de toutes les nations à l'histoire du monde. Aujourd'hui, notre pays entretient des relations étroites sans précédent avec le monde. L'influence de notre économie sur l'économie mondiale et celle de l'économie mondiale sur notre économie sont sans précédent. Dans les conditions du développement en profondeur de la mondialisation économique, nous ne pouvons pas nous engager dans la construction à huis clos. Au lieu de cela, nous devons être doués pour coordonner les situations nationales et internationales globales et faire bon usage des deux marchés internationaux et nationaux et des deux ressources. Il est nécessaire de suivre la tendance de l'intégration profonde de l'économie chinoise dans l'économie mondiale, de développer une économie ouverte de plus haut niveau, de participer activement à la gouvernance économique mondiale et de promouvoir le développement de l'ordre économique international dans le sens de l'égalité, de la justice et de la coopération gagnant-gagnant. Dans le même temps, nous devons protéger résolument les intérêts de développement de notre pays, nous prémunir activement contre divers risques et assurer la sécurité économique nationale. Il existe de nombreuses questions théoriques et pratiques qui nécessitent une étude approfondie. En bref, nous adhérons aux principes de base et à la méthodologie de l'économie politique marxiste et n'excluons pas les éléments raisonnables des théories économiques étrangères. Les connaissances de l'économie occidentale sur la finance, les prix, la monnaie, les marchés, la concurrence, le commerce, les taux de change, les industries, les entreprises, la croissance, la gestion, etc., reflètent les lois générales de la production socialisée et de l'économie de marché, nous devrions donc en tirer des leçons. Dans le même temps, pour léconomie étrangère, en particulier léconomie occidentale, nous devons insister sur la suppression du brut et de lessence, la suppression du faux et la conservation de la vérité, en insistant pour la prendre comme aspect principal et lutiliser pour nous. Pour le contenu qui reflète les attributs et les valeurs du système capitaliste, et pour le contenu qui a la couleur de lidéologie occidentale, nous ne pouvons pas les copier. Bien que léconomie soit létude des problèmes économiques, elle ne peut être séparée de la politique sociale, pure et pure. Dans notre enseignement d'économie, nous devons parler d'économie politique marxiste, nous devons parler d'économie politique du socialisme dans la Chine contemporaine, et nous ne devons pas être marginalisés. Pour que l'économie politique marxiste ait de la vitalité, elle doit évoluer avec le temps. La pratique est la source de la théorie. Nous avons passé des décennies à achever le processus de développement que les pays développés traversent depuis des centaines d'années. Le processus de développement économique de la Chine est magnifique et ses réalisations ont attiré l'attention du monde entier. Il contient une grande motivation, une vitalité et un potentiel de création théorique. À l'heure actuelle, tant l'économie mondiale que l'économie chinoise sont confrontées à de nombreux nouveaux problèmes majeurs, qui nécessitent des réponses théoriques scientifiques. Sur la base des conditions nationales de la Chine et de nos pratiques de développement, nous devons étudier en profondeur léconomie mondiale et les nouvelles conditions et problèmes auxquels léconomie chinoise est confrontée, révéler de nouvelles caractéristiques et de nouvelles lois, affiner et résumer les résultats réguliers des pratiques de développement économique de la Chine et mettre à niveau lexpérience pratique vers la systématisation. La théorie de l'économie en Chine continue d'ouvrir de nouveaux domaines dans l'économie politique marxiste chinoise contemporaine et contribue à la sagesse chinoise à l'innovation et au développement de l'économie politique marxiste.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 11-10-2020 à 09:11:58
| Discours de Xi aux jeunes cadres [trad automatique]. On remarquera que les directives de Xi Jinping reprennent pratiquement la pensée maotsétoung sur la pratique, l'enquête et la liaison aux masses, le matérialisme dialectique et le matérialisme historique, la direction du parti et l'orientation socialiste. Xi Jinping: Les jeunes cadres doivent améliorer leur capacité à résoudre des problèmes pratiques et veulent pouvoir bien faire les choses Source: Xinhuanet 2020-10-10 20:45:18 Xi Jinping a prononcé un discours important lors de la cérémonie d'ouverture du cours de formation pour les cadres jeunes et d'âge moyen à l'École centrale du Parti (École nationale d'administration) Les jeunes cadres devraient améliorer leur capacité à résoudre des problèmes pratiques Je veux pouvoir faire des choses Wang Huning était présent Agence de presse Xinhua, Pékin, 10 octobre. Le cours de formation pour les cadres jeunes et d'âge moyen à l'École centrale du Parti (École nationale d'administration) pour le semestre d'automne 2020 se tiendra à l'École centrale du Parti le matin du 10 octobre. Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, président de l'État et président de la Commission militaire centrale a prononcé un discours important lors de la cérémonie d'ouverture et a souligné que l'histoire avance toujours dans la résolution des problèmes. Notre parti mène le peuple dans la révolution, la construction et la réforme, tout cela afin de résoudre les problèmes réels de notre pays. Améliorer la capacité de résoudre des problèmes pratiques est un besoin urgent de répondre à la situation complexe actuelle et d'accomplir des tâches ardues, et c'est aussi une condition inévitable pour la croissance des jeunes cadres. Face à des situations complexes et à des tâches ardues, nous devons développer des opportunités en cas de crise et créer de nouvelles opportunités au milieu des changements. Les cadres, en particulier les jeunes cadres, doivent améliorer les capacités politiques, les capacités d'enquête et de recherche, les capacités de prise de décisions scientifiques, les capacités de réforme et les capacités d'intervention d'urgence. , La capacité de travailler avec les masses, la capacité de saisir la mise en uvre, le courage d'affronter directement les problèmes, de penser et de faire les choses, de bien faire les choses, de résoudre constamment les problèmes et de résoudre les problèmes. Wang Huning, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC et secrétaire du Secrétariat central, a assisté à la cérémonie d'ouverture. Xi Jinping a souligné que depuis le 18e Congrès national du Parti communiste chinois, le parti et le pays ont réalisé des réalisations historiques et subi des changements historiques. L'une des leçons les plus importantes est d'adhérer à l'approche axée sur les problèmes et de considérer la résolution de problèmes pratiques comme une percée dans l'ouverture de la situation de travail. Le monde d'aujourd'hui subit des changements majeurs jamais vus depuis un siècle, et il y a plus d'incertitudes dans l'environnement extérieur. L'année prochaine, nous entrerons dans la période du «14e plan quinquennal» et nous nous embarquerons dans un nouveau voyage de construction globale d'un pays socialiste moderne. En entrant dans une nouvelle étape de développement, en mettant en uvre de nouveaux concepts de développement et en construisant un nouveau modèle de développement, les problèmes qui doivent être résolus deviendront plus diversifiés et plus complexes. La Chine a de nombreux avantages et conditions pour un développement continu, mais le problème d'un développement déséquilibré et insuffisant demeure important. La lutte contre la nouvelle épidémie de pneumonie à couronne a atteint des résultats stratégiques majeurs. Cependant, nous devons faire des efforts continus pour gagner la construction d'une société moyennement prospère à tous égards, lutter contre la réduction de la pauvreté, faire un travail solide de << six stabilité >>, exécuter pleinement les tâches des << six garanties >> et remporter la victoire générale. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres doivent améliorer leurs capacités politiques. Parmi les diverses capacités requises pour qu'un cadre fasse un bon travail, la capacité politique passe avant tout. Ce nest quavec une forte capacité politique que nous pourrons consciemment maintenir un haut degré de cohérence avec le Comité central du Parti en termes dactions idéologiques et politiques, et pouvoir «craindre les nuages ​​et se couvrir les yeux» et «les nuages ​​volent à travers le chaos tout en restant calmes» à tout moment et en toutes circonstances. . Pour améliorer les capacités politiques, nous devons d'abord saisir la bonne direction politique et maintenir la direction du Parti communiste chinois et de notre système socialiste. Sur cette question, il ne doit y avoir ni confusion ni hésitation! La pratique de cette lutte contre la nouvelle épidémie de pneumonie à couronne a une fois de plus prouvé que le Parti communiste chinois est l'épine dorsale la plus fiable du peuple chinois lorsque les tempêtes frappent, et le système socialiste chinois est la garantie institutionnelle la plus puissante contre les risques et les défis. Les jeunes cadres doivent s'en tenir à un point et faire tout ce qui est propice au maintien de la direction du parti et du système socialiste chinois, et s'abstenir résolument de faire tout ce qui n'est pas propice au maintien de la direction du parti et du système socialiste chinois! Pour améliorer continuellement la perspicacité politique et le discernement politique, pour observer et analyser la situation, il faut d'abord saisir les facteurs politiques, surtout pour pouvoir voir l'essence à travers le phénomène, afin d'avoir un il brillant, voir les choses tôt et agir rapidement. Pour améliorer la capacité politique, nous devons être en admiration devant la discipline et les règles politiques du parti. Nous devons consciemment renforcer l'expérience politique, renforcer la maîtrise de soi politique et toujours être une personne «compréhensible» et «honnête» en politique. Nous devons veiller à améliorer le niveau de la théorie marxiste, apprendre profondément et complètement, maîtriser le matérialisme dialectique et le matérialisme historique, maîtriser les points de vue et les méthodes marxistes qui les traversent, maîtriser le marxisme en Chine et être un partisan ferme et fidèle du marxisme. Les pratiquants. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres devraient améliorer leurs capacités d'enquête et de recherche. L'enquête et la recherche sont les compétences de base pour faire un bon travail. Nous devons apprendre à enquêter et à rechercher, et à améliorer nos compétences professionnelles en matière denquête et de recherche. Les enquêtes et recherches doivent être régulières. Nous devons insister pour aller parmi les masses, entrer dans la pratique, écouter ce que veulent les cadres de base et les masses, ce qu'ils sont anxieux et attendus, et comprendre et saisir la situation réelle. Il est nécessaire d'étudier et d'analyser soigneusement la grande quantité de matériaux et de situations obtenus de l'enquête, de l'extérieur vers l'intérieur. Pour les résultats de recherche qui ont fait l'objet de recherches approfondies et relativement matures, ils doivent être rapidement mis à niveau vers des déploiements décisionnels et transformés en mesures spécifiques; pour les résultats de recherche qui n'ont pas fait l'objet de recherches approfondies, les avis doivent être écoutés plus profondément, puis mis en uvre après amélioration; pour les mesures qui ont été formées, S'il est mis en uvre, il doit être suivi et évalué dans le temps, ajusté et optimisé en fonction de la situation. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres doivent améliorer leurs capacités de prise de décision scientifique. Pour parvenir à une prise de décision scientifique, il faut d'abord avoir une vision stratégique, voir loin et réfléchir profondément. Les cadres dirigeants doivent réfléchir aux problèmes et prendre des décisions. Ils doivent avoir une bonne idée des grands dans le pays. Ils doivent faire plus de gros bouliers, calculer les grands comptes et moins petits et petits comptes, et être doués pour intégrer le travail régional et départemental dans le grand jeu du parti et du pays. Atteindre non seulement la gloire d'un domaine, mais aussi ajouter du lustre à la situation générale. Il est nécessaire de mener des recherches approfondies et des analyses complètes pour voir si les choses valent la peine d'être faites et si elles sont conformes à la réalité, etc., peser et prendre des décisions scientifiques de manière exhaustive. Pour prendre des décisions, nous devons mener des études de faisabilité, écouter les opinions de plusieurs parties, émettre des jugements complets et faire des choix scientifiques pour prendre la décision en fonction de la situation réelle. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres doivent améliorer leur capacité à s'attaquer aux problèmes difficiles de la réforme. Face à l'avenir, nous devons faire progresser globalement le travail du parti et de l'État, en particulier pour mettre en uvre de nouveaux concepts de développement, promouvoir un développement de haute qualité et construire un nouveau modèle de développement, continuer à être à l'avant-garde du temps et continuer à approfondir les réformes de manière globale pour donner un élan et rechercher des percées. Les réformistes doivent avoir du courage et de la détermination, et maintenir le courage et le courage que plus il est difficile et dangereux, plus il avance. Il faut allier l'enthousiasme des officiers à l'esprit scientifique, pour que les diverses mesures de réforme introduites soient conformes aux lois objectives, aux besoins du travail et aux intérêts des masses. Pour s'attaquer aux problèmes difficiles de la réforme, nous devons avoir des méthodes correctes, adhérer à une pensée innovante, suivre le problème, courir vers le problème, reconnaître avec précision les changements, répondre scientifiquement aux changements, rechercher activement des changements et réaliser des réformes et des innovations sur la base de la compréhension du droit. Il est nécessaire de respecter l'esprit pionnier des masses, d'unifier le renforcement de la conception de haut niveau et la persistance des enquêtes auprès du peuple, et de tirer la sagesse de pratiques vivantes et vivantes de la base. Nous devons nous concentrer sur le renforcement de la systémicité, de l'intégrité et de la coordination, afin que diverses mesures de réforme puissent se coordonner, se promouvoir et se compléter. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres devraient améliorer leurs capacités d'intervention d'urgence. L'anticipation des risques est la condition préalable à la prévention des risques et la compréhension de l'évolution des risques est la clé pour rechercher une initiative stratégique. Il est nécessaire de mieux prendre conscience des risques, de bien jouer dès le premier pas et d'être prêt à répondre à tout moment à divers risques et défis. Nous devons nous efforcer de devenir un expert dans le domaine du travail, améliorer continuellement nos connaissances et notre courage dans les interventions d'urgence, être conscients des différents risques et défis qui peuvent survenir, mettre en uvre des politiques classifiées et démanteler avec précision les bombes, contrôler efficacement la situation et résoudre les crises. Il est nécessaire d'intégrer étroitement les pratiques de réponse aux risques, de trouver des lacunes dans le travail, les systèmes et les mécanismes et de les améliorer en temps opportun. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres devraient améliorer leur capacité à travailler avec les masses. Nous devons insister pour venir et aller vers les masses, et devenir vraiment le peuple attentionné des masses. Nous devons avoir les masses à lesprit, garder toujours les masses en sécurité et chaleureuses, appliquer sérieusement les politiques du Comité central du Parti au profit du peuple, traiter les petites questions comme des problèmes majeurs et résoudre efficacement les problèmes de «lurgence et de linquiétude» des masses. Il est nécessaire de mettre en uvre les exigences du Comité central du Parti pour réaliser progressivement la prospérité commune de tous, amener le peuple à travailler dur et à travailler dur pour devenir riche et à obtenir en permanence des résultats tangibles en termes de revenu, d'emploi, d'éducation, de sécurité sociale, d'assurance médicale, de médecine et de santé, et de logement. Une attention particulière devrait être accordée à la publicité et à l'éducation des masses, en utilisant des méthodes que les masses aiment entendre et accepter, pour effectuer le travail, élever la conscience idéologique des masses et leur faire de l'enthousiasme et de l'action. Nous devons consciemment utiliser la pensée et les méthodes de l'état de droit pour approfondir les réformes, promouvoir le développement, résoudre les contradictions et maintenir l'équité et la justice sociales. Xi Jinping a souligné que les jeunes cadres doivent améliorer leur capacité de mise en uvre. Vous ne pouvez pas faire les choses comme vous le faites dans votre carrière, vous devez être terre-à-terre et travailler dur pour atteindre le taux ci-dessus et travailler dur. En particulier, les principaux cadres dirigeants doivent amener chacun à mettre le plat, à dégager la voie et à ouvrir les uns les autres les opposants. Ils doivent également déployer personnellement des tâches importantes, vérifier personnellement les liens clés et superviser personnellement la mise en uvre. Soyez juste en charge et ne sortez pas. Pour faire des affaires, nous devons avoir l'esprit de clouer des clous, de saisir du fer pour faire des marques, de marcher sur des pierres pour laisser des marques, d'avancer régulièrement, de traverser une montagne puis d'escalader un autre sommet, de traverser un fossé et une autre gorge, et de résoudre constamment les problèmes pour créer une nouvelle situation de travail. Xi Jinping a souligné que nous sommes dans une nouvelle ère prometteuse. Les jeunes cadres doivent prendre l'initiative, assumer de lourdes responsabilités et participer activement à la grande pratique du socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère. Les organisations du parti à tous les niveaux devraient renforcer la formation idéologique, l'expérience politique, la formation pratique et la formation professionnelle des jeunes cadres de manière ciblée, clarifier la manière correcte de former les jeunes cadres, surmonter résolument le formalisme dans la formation des cadres et les aider à améliorer et à résoudre des problèmes pratiques. Capacité à leur permettre de mieux assumer les responsabilités et les missions de la nouvelle ère. Chen Xi a présidé la cérémonie d'ouverture et a souligné qu'il était nécessaire d'étudier en profondeur et de mettre en uvre les pensées de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère, de renforcer les «quatre consciences», de renforcer les «quatre confidences», d'obtenir «deux garanties» et de participer activement à une société aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère. La grande pratique du isme, persévérez dans le renforcement du raffinement idéologique, l'expérience politique, la formation pratique et la formation professionnelle, et améliorez constamment la capacité à résoudre des problèmes pratiques, gardez à l'esprit la mission originale, soyez courageux pour agir, soyez doué pour surmonter les difficultés et assumez consciemment les tâches importantes du temps données par le parti et le peuple. Ding Xuexiang et Huang Kunming ont assisté à la cérémonie d'ouverture. Au semestre d'automne 2020, les stagiaires des cadres jeunes et d'âge moyen de l'École centrale du Parti (École nationale d'administration) ont participé à la cérémonie d'ouverture, et les camarades responsables des départements centraux concernés ont assisté à la cérémonie d'ouverture.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 18-11-2020 à 19:15:48
| | Une révolution culturelle anti impérialiste Sans reprendre la thèse erronée de la « science prolétarienne », la Chine remet en question linfluence occidentale dans le domaine éducatif et culturel, veut siniser sa culture et ladapter à la société socialiste. Cette réforme est fondamentalement anti impérialiste et anti hégémoniste, la guerre hors limite des USA et de Trump l'a certainement précipitée. Trad. auto Google Trois considérations majeures derrière la poussée du PCC en faveur de "nouveaux arts libéraux" Chine Écrit par: Granny Smith 2020-11-15 10:02:02 Date de la dernière mise à jour:2020-11-15 10:02
________________________________________ Le 3 novembre 2020, l'Université du Shandong en Chine a organisé une «Conférence sur les travaux de construction des nouveaux arts libéraux», qui est une étape dans une série d'actions de construction dites «Nouveaux arts libéraux» actuellement promues par le ministère chinois de l'Éducation. Cette action méconnue en dehors du secteur éducatif est dirigée par les décideurs chinois, et son impact à long terme sur la Chine ne peut être pris à la légère. Les soi-disant «nouveaux arts libéraux» se réfèrent généralement à la mise en uvre de nouveaux contenus et méthodes d'enseignement des arts libéraux basés sur les arts libéraux traditionnels existants qui répondent à la pratique sociale actuelle et aux besoins futurs. Cependant, la Chine n'a pas encore formé une compréhension unifiée des «nouveaux arts libéraux», et les attentes de toutes les parties sont également différentes, mais l'impact de cette action ira sans aucun doute bien au-delà de l'éducation. Il y a au moins trois considérations pratiques pour le niveau élevé de la décision de la Chine de réformer l'enseignement des arts libéraux pour développer un «nouvel art libéral». Inverser l'occidentalisation de l'éducation artistique libérale Selon le contenu pertinent du "Catalogue professionnel de premier cycle des collèges et universités généraux (2012)" de Chine, en plus de la science, l'ingénierie, l'agriculture et la médecine, la philosophie, l'économie, le droit, l'éducation, la littérature, l'histoire, la gestion, l'art et d'autres disciplines Tous peuvent être inclus dans la catégorie des «arts libéraux». Les arts libéraux et les sciences dans le système éducatif chinois depuis les temps modernes sont en grande partie les «produits» de la révolution industrielle occidentale. Par rapport à la pratique matérielle sur laquelle repose l'apprentissage des sciences, il existe des points communs: il n'y a pas de distinction entre chinois et occidental, mais les arts libéraux ont toujours eu des attributs occidentaux forts. Shao Peiren, professeur à l'Institut d'études en communication de l'Université du Zhejiang en Chine, a déclaré: «Les concepts de base de nombreuses matières dans les arts libéraux viennent de l'Occident. Cest une dépendance.» Il a également souligné que si les chercheurs sont tous occidentaux dans les théories, les méthodes, la pensée et les expressions, et que les documents de référence sont tous occidentaux, cela méritera réflexion et inquiétude. En fait, l'occidentalisation de l'enseignement des arts libéraux est un phénomène relativement courant en Chine. Puisque la sélection des contenus éducatifs est filtrée et que ceux qui choisissent lexcellence en sont nourris, cela favorise l'Occident. Parmi les générations de Chinois cultivés dans cet environnement éducatif, beaucoup ont formé une manière de penser occidentalisée, utilisant l'Occident comme norme pour juger le bien et le mal, et même adorer aveuglément l'Occident. Et ce type denseignement des arts libéraux occidentalisé, séparé de la réalité sociale de la Chine, aboutit à des situations inadaptées, ce qui non seulement rend lenseignement des arts libéraux invalide, comme une porte fermée, mais nest pas propice à ladaptation des étudiants à la société chinoise après lobtention du diplôme. Le consensus collectif pro-occidental conduira en outre au déni de la formation sociale et du système étatique chinois. D'après les informations pertinentes des "Nouveaux Arts Libéraux", il est connu que les "Nouveaux Arts Libéraux" résident d'abord dans la "sinisation", utilisant les conditions nationales réelles et l'expérience pratique de la Chine comme sol, et affaiblissant de manière appropriée la tendance à l'occidentalisation tout en maintenant une perspective ouverte et globale. La "Nouvelle déclaration de construction des arts libéraux" publiée par la "New Liberal Arts Construction Work Conference" le 3 novembre proposait de "prendre la voie du développement de l'enseignement des arts libéraux aux caractéristiques chinoises" comme ligne directrice, prétendant être "basée sur les conditions nationales" et "garder l'intégrité et l'innovation". Cest le signal de "sinisation". Changer le dilemme de la faible culture chinoise Les «Nouveaux Arts Libéraux» sont riches en connotation, et la philosophie occupe la première place, la place fondamentale. Cependant, la philosophie est également une faiblesse de la Chine. À cette fin, la Chine a organisé un «Forum de travail sur la philosophie et les sciences sociales» le 17 mai 2016. Le président chinois Xi Jinping a déclaré à cinq reprises que «la philosophie et les sciences sociales sont urgentes pour jouer un meilleur rôle» pour expliquer la nouvelle situation actuelle. On sait aussi que la philosophie et les sciences sociales sont encore dans une situation de «quantité mais pas de qualité, dexperts et de maîtres, et leur rôle n'a pas été pleinement utilisé». Xi Jinping a également évoqué certains problèmes urgents dans la philosophie et les sciences sociales chinoises actuelles, tels que "le niveau global du système disciplinaire, du système académique et de la construction du système de discours n'est pas élevé, l'originalité académique n'est pas forte", "la formation en sciences sociales philosophiques et le système éducatif ne sont pas solides". Lors du «Art Forum» du 14 octobre 2015, Xi Jinping a également fait des critiques similaires: «En termes de création littéraire, il y a aussi des phénomènes de manque de qualité en quantité, et de manque de« highland »et de« pic ». , Il y a le plagiat, l'imitation, il y a le problème de la production mécanisée, de la consommation de restauration rapide. " Qu'il s'agisse de philosophie, de littérature, d'art ou d'économie, de droit et de gestion, ils peuvent tous être classés dans la catégorie de la «culture». Les problèmes auxquels ils sont confrontés ont des caractéristiques communes. "Qualité", "Il y a un" plateau "et un manque de" pic "". Alors que la force nationale globale de la Chine s'est considérablement renforcée, le niveau de vie de la population a continué de s'améliorer, offrant des conditions matérielles et techniques suffisantes pour la prospérité du domaine culturel. Cependant, le développement de la culture a sa propre logique: il semble être un peu en retard dans le développement et les changements globaux de la Chine, et il ne peut pas répondre aux besoins culturels du peuple chinois pour un renouvellement rapide. Le «rajeunissement national» privilégié par les hauts fonctionnaires chinois devrait inclure le rajeunissement culturel. (Agence de presse Xinhua) Le PCC prend pour mission le «rajeunissement national» et «tout diriger». Dès 2011, il a mis en avant le slogan de «pouvoir culturel». Lors de la cinquième session plénière du 19e Comité central du Parti communiste chinois, le mot «culture» a été mentionné à plusieurs reprises: «Tant le «quatrième plan quinquennal» que l'objectif à long terme 2035 incluent l'exigence d'une «puissance culturelle», ce qui montre que c'est assez important. L'éducation artistique libérale est le terreau de la génération de la culture. La cause profonde du retard de développement de la «culture» se trouve souvent dans l'enseignement des arts libéraux. L'éducation aux «nouveaux arts libéraux» peut être le centre d'intérêt du PCC pour stimuler la culture chinoise et promouvoir un «pouvoir culturel». Construire la théorie et le système de propagande de l'ère Xi La "culture" fait partie de la force nationale. Il y a toujours eu un dicton de "soft power culturel" en Occident, et cela est également vrai pour la Chine. Le développement de la culture chinoise étant à la traîne, son «soft power culturel» est relativement faible. Cela se reflète non seulement dans les sphères sociale et marchande, mais aussi dans la sphère politique, comme linvolution de la théorie politique par la Chine, le manque de contrôle du discours international et le manque didéologie. La théorie politique chinoise est née du marxisme occidental. Après près d'un siècle de pratique en Chine, un ensemble de systèmes théoriques énormes, systématiques et toujours orientés a été formé, et ils ont ouvert la voie à l'essor et au renouveau de la Chine. Mais d'un autre côté, l'ancien système théorique, rigide et encombrant, est également évident. C'est un résultat inévitable de la maintenance, de l'expansion et de la modification à long terme d'un système théorique. Puisque les dernières théories sont basées sur les théories antérieures, plus il est difficile d'introduire l'ancien et de faire émerger le nouveau, plus il est difficile de lâcher les mains et les pieds pour apporter des changements majeurs. Par conséquent, bien que la Chine ait réalisé d'énormes progrès en matière de développement et soit même considérée comme un challenger par l'Occident, puisque les théories politiques chinoises ne peuvent pas expliquer avec précision et clairement le système politique chinois, il est naturellement impossible de clarifier les conditions nationales et la politique de la Chine, quel que soit le narrateur. Il est encore difficile pour la personne à qui on dit de croire au système politique chinois. La situation dans laquelle l'Occident domine les récits internationaux est difficile à changer, et les États-Unis, qui ont considéré la Chine comme son «principal concurrent stratégique», peuvent facilement mobiliser l'opinion publique internationale pour former une position d'assiéger la Chine. Par conséquent, la Chine a actuellement "un besoin urgent" de disposer d'un nouvel ensemble de système de théorie politique qui puisse résumer clairement et clairement la formation politique de la Chine, mais aussi intégrer la Chine et l'Occident, et même le rendre "approprié à tous les pays", avec un certain degré de valeur universelle. Après cela, la génération de la confiance en soi des Chinois et l'amélioration des effets de publicité deviendront une évidence. Cela ne signifie pas que le PCC doit abandonner son «idéologie marxiste» en tant que noyau de la théorie politique, mais la mettre à jour sur la base de la nouvelle situation politique nationale de la Chine, en particulier son cadre théorique externe et son modèle de propagande. Le 3 novembre 2020, la «nouvelle déclaration de construction des arts libéraux» émise par le ministère de l'Éducation de Chine a de grandes attentes pour les «nouveaux arts libéraux», affirmant qu'elle «promeut l'esprit chinois, rassemble les forces chinoises et pratique la route chinoise» et «soutient Le rêve chinois de prospérité nationale, de rajeunissement national et de bonheur des gens ». Quant à savoir si un objectif aussi ambitieux peut être atteint, il faudra au moins une décennie d'observation pour juger de son efficacité.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 16-12-2020 à 07:30:50
| | La fin de lengagement DANIELLE BLEITRACH15 DÉCEMBRE 2020T https://histoireetsociete.com/2020/12/15/la-fin-de-lengagement/ Chine-USA, ce texte produit par un groupe de chercheurs chinois en occident pour la plupart, est un des plus complets et les plus explicites que nous avons pu lire jusquici. Il mériterait dêtre considéré comme étant un des matériaux dune formation de base pour les militants. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete) LE 14 OCTOBREÉCRIT PAR QIAO COLLECTIVE Les États-Unis ont déclaré la fin du statu quo dans les relations entre les États-Unis et la Chine. Lescalade de ces derniers mois marque un consensus bipartite démocrate-républicain : la stratégie visant à favoriser la dépendance politique par lintégration économique de la Chine dans un système mondial dirigé par les États-Unis a échoué. Comme lascension de la Chine dépasse les frontières prédéterminées de lère de lengagement, les États-Unis se tournent vers la guerre hybride ce qui montre clairement que le confinement et lengagement sont des revers du même ordre du jour impérial : lassujettissement de la souveraineté chinoise aux intérêts américains. En novembre 1967, quelques mois avant dannoncer son entrée dans la course présidentielle de 1968, Richard Nixon décrit dans Foreign Affairs ce qui deviendra létoile polaire de lorientation de Washington vers la Chine pour le prochain demi-siècle. Dans un article intitulé « Asia after Viet Nam », Nixon a soutenu que la guerre au Vietnam avait tellement occupé lesprit des décideurs politiques américains quelle a éclipsé la situation dans son ensemble. Le Vietnam, petit pays au bord dun vaste continent, aurait pu « remplir lécran de nos esprits », écrit Nixon, « mais il ne remplit pas la carte ». La vraie baleine blanche, le mastodonte à craindre et à désirer, était la Chine. « La Chine rouge, a soutenu Nixon, était une trop grande partie du monde pour rester isolée pour toujours. Les États-Unis ne pouvaient pas « se permettre de laisser la Chine pour toujours en dehors de la famille des nations ». Prêchant une voie de « confinement sans isolement » , Nixon a laissé présager la stratégie des États-Unis à légard de la Chine pour les cinquante prochaines années : brandir la carotte de lintégration dans la « famille des nations » et dans le commerce mondial et de lautre côté brandit le bâton dun bloc militarisé et industrialisé entre les États-Unis et le Pacifique. De telles mesures, de lavis de Nixon, suffiraient à « induire le changement
en persuadant la Chine quelle doit changer. » Ce sont ces derniers mots induire le changement que le secrétaire dÉtat Mike Pompeo a persisté à employer lors de discussions sur les récents virages dans les relations entre les États-Unis et la Chine lors dun discours prononcé en juillet à la Nixon Library dans le comté dOrange, en Californie. En présentant une évaluation critique de lère de lengagement que Nixon a commencée, Pompeo a décrit le bilan de luvre essentielle de Nixon en matière de politique étrangère comme un exercice noble mais finalement naïf, créant pour des décennies les fondements dun« engagement aveugle » qui, plutôt que dinduire des changements, a soutenu une Chine « Frankenstein » qui a perpétuellement reporté les espoirs de Washington dune libéralisation inévitable. Cette intervention de M. Pompeo nétait quun des nombreux discours prononcés en juillet par des responsables de ladministration Trump qui ont déclaré la fin du « statu quo » et vanté le bilan « dur de ladministration à lendroit de la Chine » . Là où les négociations commerciales prolongées entamées en 2018 étaient fondées sur lidée que la Chine pouvait être cajolée une fois pour toutes dans le respect de lhégémonie économique des États-Unis, cette récente série de discours a envoyé un message très différent. Comme la dit Pompeo : « Nous ne pouvons pas traiter cette incarnation de la Chine comme nous le ferions dun pays normal, comme nimporte quel autre. » En effet, ces derniers mois et ces dernières années, ladministration Trump sest mise à traiter la Chine moins comme un rival gênant et plus comme le « concurrent stratégique » identifié dans le document de stratégie de sécurité nationale 2017 de ladministration Trump. Larrestation de Meng Wanzhou, dirigeante de Huawei, au Canada en 2018; la désignation des journalistes chinois comme des« missions étrangères »; les interdictions en cours sur TikTok et WeChat; lexamen et la surveillance des étudiants et des scientifiques chinois doutre-mer; la sanction des fonctionnaires et des entreprises chinois opérant à Hong Kong, au Xinjiang et en mer de Chine méridionale; enfin, la fermeture forcée du consulat chinois de Houston, la ville qui a accueilli Deng Xiaoping lors de sa visite historique aux États-Unis en 1979, représente une chronologie dense de lescalade imposée par les États-Unis dans les relations entre les États-Unis et la Chine sous le court mandat de Donald Trump. Là où Nixon cherchait une intégration stratégique de la Chine dans la « famille des nations » un euphémisme universalisant pour lordre mondial capitaliste dirigé par lOccident ladministration Trump dessine de nouvelles lignes de confinement pour arrêter linvasion supposée du Parti communiste chinois dans le cyberespace, les chaînes dapprovisionnement et les sphères dinfluence des États-Unis. En effet, alors que Nixon sinquiétait dune Chine isolée à gauche pour « nourrir ses fantasmes [et] chérir ses haines », un sentiment récurrent dans les discours dété offerts par Pompée, Robert OBrien, conseiller à la sécurité de la NSA, William Barr, procureur général, et Chris Wray, directeur du FBI, affirment que lintégration profonde de la Chine dans lordre mondial représente la véritable menace, ayant produit non pas la libéralisation de la Chine, mais, comme ils le prétendent, le parasitisme, la subversion et lacquiescement international (« kowtow », dans le langage des faucons chinois). Selon Barr, les « nombreux tentacules » du Parti communiste chinois cherchent à « exploiter louverture de nos institutions pour les détruire ». Ici, linévitable libéralisation de la Chine après lintégration dans léconomie mondiale est bouleversée : comme la dit Pompeo : « Si le monde libre ne change pas la Chine, la Chine communiste nous changera sûrement. » La crise du libéralisme occidental, mise sous pression des deux côtés par le brassage de mouvements populistes séparatistes de droite et les abolitionnistes contre le capitalisme racial à gauche, a miné la triomphale « fin de lhistoire » promise par leffondrement de lUnion soviétique. Aggravées par les contradictions dune pandémie mondiale largement contrôlée par les États socialistes mais qui a conduit à des flambées prolongées et sans trêve dans une grande partie du monde capitaliste, les craintes occidentales dun ordre mondial façonné par la « Chine rouge » reflètent les contradictions insoutenables du libéralisme et du capitalisme eux-mêmes. Les conditions dengagement La rhétorique trumpienne sur lascension de la Chine désigne des décennies douvertures dÉtat et dentreprises américaines à la Chine comme un programme dapaisement du XXIe siècle, dans lequel la recherche de profits et la naïveté des États-Unis ont miné la main ferme nécessaire pour forcer efficacement le changement dans la structure politique de la Chine. Robert OBrien, directeur de la NSA, a décrit ce nouveau truisme en matière de politique étrangère comme tel : « Plus nous ouvrions nos marchés à la Chine, plus nous investissions de capitaux en Chine, plus nous formions des bureaucrates, des scientifiques, des ingénieurs et même des officiers militaires, plus la Chine deviendrait comme nous. » Mais lapparente dichotomie entre engagement et confinement explique le fait que les deux partagent le même programme impérialiste. Si les États-Unis se sont tournés (ou plus exactement, retournés) vers la guerre hybride contre la Chine, il sagit dun changement de tactique plutôt que de résultats souhaités. Pour les stratèges de Washington, un véritable bilatéralisme fondé sur la souveraineté de la Chine et la légitimité de son système politique et économique na jamais été sur la table. En fait, le « bon sens » commun de lengagement et de lendiguement est une attitude paternaliste et coloniale selon lequel les États Unis ont le droit et la responsabilité d'induire des changements au sein du système chinois. Il ny a pas de débat sur les fins, seulement sur les moyens: que ce soit par cooptation ou par la force, il sagit dun différend sur les outils appropriés nécessaires pour provoquer larrivée inévitable de la Chine à la modernité libérale-capitaliste occidentale. Le « bon sens » commun de lengagement et de lendiguement est une attitude paternaliste et coloniale selon laquelle les États Unis ont le droit et la responsabilité d'induire des changements au sein du système chinois. Un retour aux débats de Washington sur la politique chinoise à la fin du XXe siècle clarifie la continuité idéologique entre les cinq dernières administrations présidentielles, démontrant à quel point le chauvinisme américain, la grandeur impériale et luniversalisme occidental ont défini une perspective cohérente, même si la boîte à outils, conduisant la stratégie américaine vers la Chine pouvait changer. La diplomatie post-Nixon relevait dune pensée antérieure à légard de la Chine. Dans une série de discours prononcés en 1957-1958, le secrétaire dÉtat américain John Foster Dulles avait proposé une « évolution pacifique» afin de « raccourcir la durée de vie prévue du communisme », en proposant des idées, un mode de vie et une culture comme fronts clés dune guerre idéologique pour renverser le communisme chinois et soviétique. Cest pourquoi, la perspective dune évolution pacifique a fonctionné en même temps que la réalité de lendiguement militarisé. Stupéfait par leur « perte de la Chine », lestablishment de la politique étrangère des États-Unis ont adopté une attitude sévère en instaurant un embargo commercial international sur la République populaire nouvellement établie, en menant dune guerre chaude en Corée et en menaçant sur le plan nucléaire pendant la première crise du détroit de Taiwan. Ces premières décennies après la création de la République populaire ont marqué une ère dincertitude, au cours de laquelle les diplomates de Washington ont lutté pour parvenir à un consensus sur la façon de traiter avec une Chine communiste après avoir versé des milliards de dollars daide militaire et de prêts au nationaliste Guomindang. Au contraire, la détente de Nixon, surdéterminée par les opportunismes géopolitiques de la guerre froide et les retombées de la scission sino-soviétique, annonçait ce que Mike Pompeo décrit comme un « âge dinévitabilité ». Comme Margaret Thatcher et une idéologie néolibérale ascendante ont déclaré « Il ny a pas dalternative » au modèle capitaliste occidental, les cavaliers de la convergence capitaliste avaient raison dêtre optimistes. La politique soviétique de perestroïka libéralisation politique et économique avait commencé le processus corrosif qui allait conduire à son effondrement. Cest à cette époque que la notion d« évolution pacifique » de Dulles refait surface en tant que crainte populaire dans les milieux politiques et intellectuels chinois. Comme le reflétait Deng Xiaoping en 1992, « les impérialistes font pression pour une évolution pacifique vers le capitalisme en Chine, plaçant leurs espoirs sur les générations qui viendront après nous » . Deng reconnaissait depuis longtemps que la réforme et louverture avaient introduit des aspects matériels et idéologiques du capitalisme en Chine. Dans la métaphore préférée de Deng, « ouvrir les fenêtres » aux capitaux étrangers a apporté de lair frais ainsi que des mouches quil faut combattre. Cest la main ferme de la direction du Parti qui a assuré la répression des éléments capitalistes et ladhésion à la route socialiste. En particulier, les protestations de Tiananmen de 1989 reflétaient les contradictions de la réforme et de louverture, en faisant clairement la démonstration que linternalisation des idéaux occidentaux du libéralisme bourgeois pouvait envoûter la lente érosion de la voie socialiste chez les jeunes générations. Cest dans ce contexte que les débats de Washington sur les relations avec la Chine dans les années 1990 ont adopté les visions de Nixon de lintronisation de la Chine dans la « famille des nations » en les assortissant toujours plus dune une vision néolibérale de lintégration de la Chine dans léchelle du capital et de la consommation mondiaux, avec les États-Unis à sa tête. La législation annuelle visant à transformer le statut commercial de la nation la plus favorisée de Chine, qui avait été rendue permanent en 2000, a servi de forum récurrent pour débattre de lefficacité de cette stratégie dintégration par linfluence. Dans un discours prononcé en 1991, George H.W. Bush invoque la raison « morale » du renouvellement du NPF : « exporter les idéaux de liberté et de démocratie
créer un climat de changement démocratique. Loptimisme de Bush quant à linévitabilité de leffondrement du régime a sans doute été encouragé par la lumière de la dissolution imminente de lUnion soviétique après une demi-décennie de perestroïka : « Aucune nation sur Terre na découvert un moyen dimporter les biens et services du monde tout en arrêtant les idées étrangères à la frontière. Tout comme lidée démocratique a transformé les nations de tous les continents, le changement viendra inévitablement en Chine. La tautologie de la libéralisation économique et politique en tandem témoigne à la fois de la ferveur néolibérale du moment et de la longue histoire de la co-évolution du libéralisme avec le capitalisme. Bush, comme beaucoup dautres, a lié « la cause de la privatisation et celle des droits de lhomme » en une seule et même chose. De façon libérale classique, le droit à la propriété privée et à laccumulation du capital a été posé comme le droit fondamental à partir duquel tous les autres droits politiques libéraux procèdent. Comme la dit la représentante Nancy Johnson (CT-R) tout en déclarant son appui au statut permanent de NPF en 2000 : « Plus un Chinois se rendra compte quil a des droits en tant quinvestisseur que le gouvernement ne devrait pas violer, plus il aura de chances quil se rende compte quil a dautres droits en tant quêtre humain.» Le président Bill Clinton a fait de même pour lentrée de la Chine dans lOrganisation mondiale du commerce. Citant les intérêts des missionnaires évangéliques aux côtés de ceux des grandes entreprises, Mme Clinton a fait valoir quen adhérant à lOMC, la Chine acceptait non seulement dimporter des produits américains, mais aussi d« importer lune des valeurs les plus chères de la démocratie, la liberté économique ». Ces proclamations grandiloquentes de la « liberté » bourgeoise enrobées de sucre ont des intérêts économiques américains plus pragmatiques. Un lobby massif dentreprise soutenant le statut de MFN pour la Chine a encadré la nation comme un marché inexploité de « un milliard de clients.» Dans un discours prononcé en 1997 sur « la Chine et lintérêt national », Mme Clinton a clairement lié « de bons emplois et des revenus plus élevés dans notre pays » à la capacité de faire de la Chine un « aimant pour nos biens et services ». Donner la priorité aux intérêts des États-Unis impliquait des dispositions sur lintégration de la Chine : Mme Clinton a appelé la Chine à « améliorer considérablement laccès aux biens et services étrangers », à « éliminer les barrières commerciales » et à mettre fin au favoritisme et au protectionnisme à légard des entreprises chinoises. Le fait que ces mêmes questions demeurent des points dachoppement dans la guerre commerciale de ladministration Trump témoigne de la frustration constante de Washington quand leurs visions de la dépendance au libre-échange demeurent entravées par les efforts déployés par la Chine pour conserver sa souveraineté économique au sein dun système capitaliste mondial. Loin de chercher lapaisement, les orientations américaines vers la Chine ont été guidées par une confiance dans lavenir de la Chine en tant que dépendance de la puissance capitaliste occidentale. Citant la dépendance de la Chine à légard de linvestissement étranger, Mme Clinton a fait remarquer en 1997 que la Chine était alors le deuxième plus grand bénéficiaire de linvestissement étranger direct dans le monde des « liens », a soutenu Mme Clinton, qui « apportent avec eux des forces puissantes pour le changement » . Exagérer la nature dun alignement des intérêts entre les États-Unis et la Chine, cest ignorer les présupposés fondateurs de la stratégie dengagement des États-Unis : à savoir que lengagement chinois dans lordre mondial occidental par le commerce, linvestissement étranger direct, les prêts du FMI et lascension vers les organismes commerciaux et diplomatiques internationaux créerait inévitablement les conditions de lérosion de la souveraineté, du socialisme et de la direction du Parti communiste lui-même. Pourtant, certains à gauche ignorent les aspirations coloniales claires des États-Unis derrière lère de lengagement visant à peindre la Chine comme un partenaire junior consentant à lempire américain, imposant un récit rétroactif de lalignement idéologique entre les États-Unis et la Chine dans la seconde moitié de la guerre froide. Certes, le rapprochement entre les États-Unis et la Chine a été confirmé par les opportunismes géopolitiques de la guerre froide, en particulier la précarité géopolitique et économique de la Chine à la suite de la scission sino-soviétique. Mais exagérer la nature dun alignement des intérêts des États-Unis et de la Chine, cest ignorer les présupposés fondateurs de la stratégie dengagement des États-Unis : cet engagement chinois dans lordre mondial occidental par le commerce, linvestissement étranger direct, les prêts du FMI et lascension vers les organismes commerciaux et diplomatiques internationaux créerait inévitablement les conditions de lérosion de la souveraineté chinoise, du socialisme et du leadership du Parti communiste lui-même. Loin de la convergence idéologique, cette ère dengagement est décrite avec plus de précision comme la poursuite par les États-Unis du changement de régime par dautres moyens. Le développement socialiste rompt le « consensus de Washington » Beaucoup dencre a été déversée décrivant le « miracle économique » de la Chine dans les décennies qui ont suivi la levée de lembargo commercial des États-Unis en 1972 et le rétablissement conditionnel des relations commerciales normales en 1979. En 1980, le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la Chine sélevait à 200 dollars. Aujourdhui, ce chiffre sélève à plus de 10 000 $, ce qui signifie que les circonstances matérielles de la moyenne de chaque personne se sont améliorées 50 fois au cours des 40 dernières années. Alors que les nouveaux tenants de la guerre froide peignent la Chine daujourdhui comme un « Frankenstein » soutenu par les sociétés occidentales et les intérêts commerciaux et dépeignent lélévation de la Chine comme «preuve» de la supériorité du capitalisme, le développement chinois ne peut pas être décrit comme le produit d une étreinte supposée du modèle capitaliste occidental. Tout dabord, les progrès de lère Mao dans lavancement de la santé, la durée de vie et lalphabétisation ont constitué le fondement de la main-duvre qui a conduit lindustrialisation de la Chine. Deuxièmement, la nature du socialisme avec des caractéristiques chinoises , à savoir les restrictions au contrôle étranger des industries critiques, un rôle décisif de lindustrie publique, le contrôle politique sur le capital plutôt que le contrôle capitaliste de la politique, et laccent mis sur la réduction de la pauvreté a fait de la Chine lun des rares pays en développement à conserver un semblant dindépendance politique et économique en cas dintroduction du capital occidental. Les progrès de la Chine dans la réduction de la pauvreté avec plus de 80 millions de personnes sorties de la pauvreté depuis 2012 seulement sont la preuve de la nature unique et centrée sur les personnes de son économie politique. Dans un témoignage historique mondial du succès du modèle socialiste chinois, la pauvreté absolue devrait être éradiquée en 2020. De tels exploits distinguent la Chine de la majorité des pays en développement, où la croissance du PIB ne correspond pas nécessairement à une hausse du niveau de vie des personnes au bas de léchelle. Comprendre le développement chinois comme un produit du socialisme de marché plutôt que du triomphe capitaliste contribue à expliquer les frustrations des décideurs politiques occidentaux qui, pendant des décennies, ont cherché à forcer la Chine vers la dépendance politique et la déstabilisation par la libéralisation économique. Comprendre le développement chinois comme un produit du socialisme de marché plutôt que du triomphe capitaliste contribue à expliquer les frustrations des décideurs politiques occidentaux qui, pendant des décennies, ont cherché à forcer la Chine vers la dépendance politique et la déstabilisation par la libéralisation économique. Il nest donc pas surprenant que les mesures mêmes par lesquelles le Parti communiste a cherché à sauvegarder sa souveraineté économique et à éviter les pièges de la dépendance au libre-échange soient les mêmes politiques qui ont été obstinément ciblées par le biais de forums commerciaux internationaux et dagressions commerciales unilatérales des États-Unis. La cohérence des exigences occidentales sur les termes de lengagement économique de la Chine décrit lesprit unique des poursuites occidentales de domination financière sur le légendaire El Dorado du marché chinois. Alors que la Chine négociait son entrée à lOrganisation mondiale du commerce en sengageant à réduire les droits de douane, à réduire le commerce dÉtat et à ouvrir ses secteurs de services essentiels à linvestissement étranger, les médias occidentaux ont annoncé la «privatisation ultime» de la Chine aux mains des entreprises occidentales. Pourtant, lorsque Mme Clinton envisageait en 1997 lextinction de « dinosaures appartenant à lÉtat » qui nauraient pas pu être concurrentiels sur le marché mondial, aujourdhui en 2020, 82 des 119 entreprises chinoises du Fortune 500 étaient toujours sous le contrôle de lÉtat. Faute de leffondrement très attendu de léconomie zombie de la Chine, les puissances impérialistes se sont tournées vers lOMC comme instrument dun matraquage politique et commercial : entre 2009 et 2015, 90 % des différends de lOMC entre la Chine, les États-Unis, le Japon et lAllemagne ont été repris par les trois derniers contre la Chine. La plupart de ces différends reposent sur la dénonciation de limplication de lÉtat chinois dans léconomie, des plafonds de marché sur la propriété étrangère aux subventions de lÉtat et aux entreprises dÉtat. Bien sûr, linfluence des idéaux néolibéraux et un état desprit axé sur la croissance qui a subsumé lidéologie sous léconomie ont trouvé des bases significatives à la fois dans le Parti et dans la société civile chinoise. Mais si la restructuration denviron la moitié des entreprises publiques chinoises sous Zhu Rongji entre 1997 et 2003 a marqué le pas le plus poussé vers la privatisation totale, le marché chinois na jamais été pleinement «ouvert» au pouvoir monopolistique impérialiste à la manière de la plupart des autres pays « émergents ». Au milieu de lascension de la Chine à lOMC en 2001, les critiques se sont plaint du fait que, malgré la croissance de la Chine en tant quéconomie axée sur les exportations, elle nétait restée « que peu intégrée » dans léconomie mondiale, la propriété de lÉtat sur des industries essentielles appartenant à lÉtat telles que les banques, les communications et lénergie demeurant « à labri de la concurrence internationale ». Ce que léconomiste marxiste Samir Amin a qualifié de mondialisation « partielle et contrôlée » de la Chine, en particulier le contrôle de lÉtat sur ses systèmes bancaires, est au cur de la lutte de la Chine pour la souveraineté au sein dun système capitaliste mondial. « Chimerica » comme parasitisme impérial Lentrée de la Chine à lOMC, et son accumulation subséquente des réserves de la dette américaine, annonçaient ce que les experts occidentaux en sont venus à désigner comme une «Chimerica», une bête économique qui représente aujourdhui 40 % du PIB mondial. Considérant celle-ci à la fois avec crainte et envie, la classe capitaliste occidentale a savouré le rôle de lintégration de la Chine dans la suppression du taux dintérêt américain et le subventionnement de la consommation de la classe moyenne par des importations bon marché. Pourtant, les nationalistes économiques se méfiaient de la délocalisation des emplois manufacturiers et de labandon des chaînes dapprovisionnement critiques passées sous contrôle chinois. Alors que ladministration Trump tente de détruire la chimère sous une nouvelle rhétorique de découplage, ces tendances ont trouvé une nouvelle pertinence dans les récentes réévaluations des deux économies. Dune part, des récits tels que larticle de couverture 2019 de Newsweek« How Americas Biggest Companies Made China Great Again » peignent la convergence économique entre les États-Unis et la Chine comme un renflouement dentreprise américaines par une économie chinoise par ailleurs gonflée et en déclin. Dautre part, la dépendance des États-Unis à légard des chaînes dapprovisionnement chinoises a été dépeinte comme une menace économique et sécuritaire dangereuse , langage souligné au milieu de la pandémie COVID-19, ainsi les faucons de la Chine comme Peter Navarro ont insisté sur une désastreuse « American First » de la chaîne dapprovisionnement médicale en dehors du contrôle chinois ostensible. Pourtant, ni lun ni lautre ne saisissent la nature fondamentale de la relation « Chimerica » : celle du parasitisme impérialiste. Comme la souligné laccord sur le statut commercial le plus favorisé des pays et lascension de lOMC, les relations entre les États-Unis et la Chine sont fondées sur un déséquilibre économique dans lequel les entreprises occidentales récoltent les fruits de la main-duvre massive et peu chère de la Chine tout en gonflant la consommation occidentale par laccès à des importations bon marché. En vertu de ces termes dengagement, la Chine a toujours supporté le plus gros de lextraction des ressources extracôtières de lOccident, de la fabrication sale et des exportations de déchets. Alors que des décennies de politique commerciale américaine ont dénoncé un « déséquilibre commercial » en faveur de la Chine, lavantage américain est quantifiable: entre 1978 et 2018, en moyenne, une heure de travail américain a été échangée pour près de quarante heures de travail chinois. Lomniprésence des biens de consommation « made in China » dans les années 2000 , ainsi que la connotation racialisée selon laquelle ces produits étaient nécessairement bon marché, sales ou fabriqués, ont parlé dune relation économique entre les États-Unis et la Chine qui sest résume à la maxime « La Chine produit, les États-Unis consomment ». À lépoque des « portes ouvertes » et des guerres de lopium, léconomiste britannique et critique de limpérialisme J.A. Hobson a décrit la colonisation imminente de la Chine comme « drainant inévitablement le plus grand réservoir potentiel de profit que le monde ait jamais connu » afin de la consommer en Occident. Lintégration de la Chine au XXIe siècle dans le système économique capitaliste mondial a réalisé, en partie, ce vieux fantasme impérial. La volonté de la Chine dentrer dans un te pacte est souvent mal interprétée comme un signe dun parti au pouvoir chinois qui nest plus communiste que de nom, tenant dun « capitalisme dÉtat » chinois qui a attelé son wagon au commerce capitaliste impérialiste de lOccident. Pourtant, une compréhension du socialisme avec des caractéristiques chinoises situe lengagement chinois avec la Capital occidental au lieu comme un marché fondamental de la part de la direction du parti. Depuis les plénières du 11e Comité central entre 1977 et 1982, le Parti a officiellement reconnu la principale contradiction de la société chinoise comme existant « entre les besoins matériels et culturels sans cesse croissants du peuple et la production sociale arriérée ». Dans la formulation de Deng, lair frais de linvestissement étranger, du transfert de technologie et de lavancement productif justifiait les mouches qui lont accompagné inévitablement. La libéralisation économique contrôlée a néanmoins créé les conditions dune influence néolibérale. Laccent mis sur la croissance économique a sans doute créé une incompréhension populaire de la relation entre la politique et léconomie, dans ce que Wang Hui appelle la « politique dépolitisée » de lère Deng. Une telle pensée coïncidait également avec lidéologie pro-américaine et une croyance populaire dans les destins entrelacés de la Chine et des États-Unis. À la suite de la crise financière occidentale de 2008, des slogans tels que « sauver lAmérique, cest sauver la Chine » et « Chine-États-Unis ». la théorie du couple » reflétait lintérêt national perçu dune Chine cherchant à stabiliser léconomie mondiale capitaliste de leffondrement interne, et la conviction que les divergences idéologiques et politiques entre la Chine et le monde capitaliste occidental pouvaient être résolues par la seule coopération économique. Une telle foi dans les destins entrelacés de la Chine et des États-Unis est une sous-estimation critique des conditions préalables à la coopération économique. Bien que dissimulée dans la ferveur de lidéologie de la guerre froide, lagression américaine contre la Chine est aussi résolument matérielle. Après tout, lalignement des aspirations nationales de la Chine au développement avec la soif de la classe capitaliste des États-Unis pour un approvisionnement massif et bon marché en main-duvre a toujours été conditionné à ce que la Chine « connaisse sa place » dans léchelle mondiale de loffre. Dans cette optique, les demandes occidentales récurrentes daccès aux marchés, de privatisation et de fin de la planification économique de lÉtat tentent de limiter la croissance de la Chine dans les limites dun monde unipolaire américain. Les efforts chinois pour sortir de son rôle prédéterminé d« usine du monde » sont donc nécessairement interprétés comme un défi existentiel à lhégémonie américaine. Sous le jargon financier des droits de douane, de la manipulation des devises et du statut commercial le plus favorisé des nations, les dispositions américaines sur lengagement de la Chine dans léconomie mondiale sont fondamentalement une question dimpérialisme, dextraction des bénéfices et de souveraineté économique. Sous le jargon financier des droits de douane, de la manipulation des devises et du statut commercial le plus favorisé des nations, les dispositions américaines sur lengagement de la Chine dans léconomie mondiale sont fondamentalement une question dimpérialisme, dextraction des bénéfices et de souveraineté économique. En fait, la restructuration économique en cours de la Chine au cours de la dernière décennie est en grande partie en reconnaissance de sa dépendance accrue à légard des capitaux occidentaux, rendue dautant plus désastreuse par le virage des États-Unis vers le « découplage ». À la suite de la crise financière de 2008, un rapport du ministère chinois du Commerce de 2010 a averti que pour chaque 100 milliards de dollars dexportations de la Chine vers les États-Unis, les États-Unis captent 80 milliards de dollars de bénéfices pour 20 milliards de dollars de la Chine. Des rapports similaires ont quantifié le « dividende dhégémonie » produit par les bénéfices des monopoles américains par lhégémonie en dollars, le seigneuriage de la dette et les dérivés financiers. Cela a conduit la Chine à se recentrer sur les marchés intérieurs, la « qualité et linnovation » par rapport aux exportations bas de gamme, et la restructuration industrielle dans son 12e plan sur cinq ans (2011-2015). Ce pivot économique sest consolidé dans le cadre de linitiative Made In China 2025, qui privilégie linnovation et les marchés intérieurs mieux décrits comme fabriqués par (et souvent, pour) la Chine. Dans cette optique, la diabolisation occidentale de Xi Jinping comme la personnification dune autre « perte » de la Chine a tout à voir avec le fait que sous le mandat de Xi, la Chine a consolidé la défense des principes socialistes de son économie politique, à savoir, laccent mis sur la direction du Parti sur le secteur privé, une expansion du rôle des entreprises dÉtat, et une répression contre les fonctionnaires corrompus qui ont exploité lafflux de capitaux en cours de réforme et douverture pour le gain personnel. Couplé avec le succès de la planification économique de lÉtat dans la navigation dans la crise de la pandémie covid-19 de la Chine et un plan de cinq ans à venir priorisant la « revitalisation rurale », le virage vers la réinsertion de lÉtat dans la planification économique et lautonomie est susceptible dêtre encore consolidé. Combinée à une position diplomatique et internationale plus affirmée par le biais dinitiatives internationales telles que la Belt and Road et la Banque asiatique dinvestissement dans les infrastructures, qui réduisent toutes deux la dépendance de la Chine à légard des marchés occidentaux et des institutions internationales contrôlées par lOccident, la dernière décennie a érodé tout doute quant à savoir si la Chine rejoindrait les rangs du Japon ou de la Corée du Sud en tant que partenaires subalternes dun système capitaliste impérialiste dirigé par les États-Unis. Au grand dam de lélite politique occidentale, lère du « temps de la dissimulation de la force » semble être passé de façon décisive. Dans ce contexte historique, la soi-disant « guerre commerciale » entre les États-Unis et la Chine est mieux comprise comme une tentative de dernière heure visant à limiter lessor économique de la Chine dans les limites prédéterminées de lère de lengagement. Dans ce contexte historique, la soi-disant « guerre commerciale » entre les États-Unis et la Chine est mieux comprise comme une tentative de dernière heure visant à limiter lessor économique de la Chine dans les limites prédéterminées de lère de lengagement. Lancien stratège de la Maison-Blanche Steve Bannon en a présenté une évaluation étonnamment convaincante. Décrivant lurgence que Pékin a placée derrière Made In China 2025 dans le contexte des sanctions américaines contre ZTE, Bannon a déclaré : « Ils comprennent leur faiblesse, à quel point ils sont inextricablement liés à lOccident. » En dautres termes: frapper les sphères restantes de la dépendance chinoise aux capitaux occidentaux, tels que les puces semi-conducteurs et le système de transfert SWIFT avant la pleine maturation dune économie chinoise de linnovation. Cest exactement ce sur quoi la négociation interminable de la première phase dun accord commercial entre les États-Unis et la Chine, qui sest terminée en janvier 2020, a fait porter ses efforts. Dénoncée par les net-citoyens chinois et les médias dÉtat comme un retour aux « traités inégaux » néocoloniaux du XIXe siècle, la première phase a forcé les concessions chinoises sur les questions de transfert de propriété intellectuelle, daugmentation des achats dexportations américaines et daccès aux marchés pour les entreprises américaines de services financiers. Ce dernier point, qui visait à répondre à ce que les groupes dintérêts commerciaux américains dénonçait comme la part de marché « anémique » en vertu de restrictions stratégiques imposées aux sociétés financières étrangères, a amené le secteur financier américain à saliver sur la perspective d« ouvrir son industrie financière de 45 billions de dollars ». Les analystes américains optimistes ont promis quun accord de phase deux pourrait cibler des fruits plus élevés : subventions de lÉtat, discrimination à légard des entreprises étrangères et Made In China 2025 lui-même. Mais moins dun an plus tard, la signature de laccord commercial de phase 1 se perçoit déjà comme une relique dune autre époque, une dernière tentative de la part des États-Unis de maintenir lhégémonie vis-à-vis de la Chine par le biais de négociations bilatérales plutôt que lagression unilatérale de ces derniers mois. Exemple : quelques semaines seulement après le début de laccord, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a fait remarquer le « bon côté » des nouvelles dun groupe inconnu de souches coronavirus à Wuhan lépidémie pourrait « contribuer à accélérer le retour des emplois en Amérique du Nord » . Neuf mois plus tard, le nombre de morts en cas de pandémie aux États-Unis sest élevé à plus de 210 000, avec 20,6 millions de pertes demplois. Qui plus est, la Chine est devenue la seule grande économie à afficher une croissance du PIB au deuxième trimestre de 2020, un modeste 3,2 % qui plane néanmoins beaucoup sur le plongeon de 32,9 % des États-Unis. Ladministration Trump a hésité sur la possibilité de négociations de phase deux. Le pivot bipartite vers lAsie Rétrospectivement, la guerre commerciale peut être considérée comme un chant du cygne pour lère de lengagement. Le Covid-19 a mis à nu les vulnérabilités de la grande majorité des Américains sous le néolibéralisme, tandis que la réponse socialiste à la pandémie de la Chine a jeté les bases dune divergence économique qui définit lépoque. Avec la fenêtre dopportunité sur la réduction de la montée de la Chine par le bilatéralisme presque fermé, les États-Unis ont pivoté au lieu de sanctions, découplage, et militarisation- la boîte à outils dune nouvelle doctrine de confinement. Pourtant, « lévolution pacifique » présupposée par lengagement des États-Unis avec la Chine a toujours été surdéterminée par lombre de la guerre chaude et de lencerclement militaire. Comme les érudits marxiens de la théorie des systèmes mondiaux lont clairement indiqué, dans le dernier cas, une structure dhégémonie économique et de dépendance est toujours soutenue par la suprématie militaire. Après avoir observé deux décennies de belligérance militaire américaine largement sans opposition au Moyen-Orient, laccent récemment mis par la Chine sur la modernisation militaire est sans aucun doute façonné par la reconnaissance des moyens privilégiés des États-Unis pour faire face à la non-conformité géopolitique. L« option nucléaire » de la force létale a donc jeté une longue ombre sur les relations entre les États-Unis et la Chine. Depuis les premières propositions de la guerre froide visant à bombarder les centres dapprovisionnement chinois pendant la guerre de Corée ou à lancer des frappes nucléaires lors de la première crise du détroit de Taiwan jusquau bombardement « accidentel » de lambassade de Chine à Belgrade par lOTAN en 1999, la stratégie chinoise a longtemps été avertie par la les actes de ce que les États-Unis qualifient d« avantage militaire asymétrique » en Asie et dans le Pacifique. Après avoir observé deux décennies de belligérance militaire américaine largement sans opposition au Moyen-Orient, laccent récemment mis par la Chine sur la modernisation militaire est sans aucun doute façonné par la reconnaissance des moyens privilégiés des États-Unis pour faire face à la non-conformité géopolitique. Les tentatives des États-Unis de renégocier les termes de lengagement au cours de la dernière décennie ont également été soutenues par le recentrage silencieux de larmée américaine vers le « théâtre du Pacifique ». Avec moins de menaces mais sans doute plus de substance, ladministration Obama a réorganisé le militaire « Pivot to Asia » qui a précédé létiquette de ladministration Trump de la Chine comme un « concurrent stratégique » en déplaçant 60% de la marine américaine et la capacité de combat aérien sur le théâtre du Pacifique. Cet encerclement militaire a ajouté de lénergie au partenariat transpacifique de libre-échange dObama, qui visait soit à renforcer la puissance économique régionale des États-Unis à lexclusion de la Chine, soit à intégrer la Chine dans dautres conditions de libéralisation économique. La décision rapide de ladministration Trump de retirer les États-Unis du Partenariat transpacifique est souvent citée comme preuve du tournant de la politique chinoise entre les deux administrations. Pourtant, la stratégie militaire de Trump a largement poursuivi le virage initié par le pivot dObama vers le théâtre du Pacifique. En 2019, le secrétaire à la Défense Mark Esper a ajouté des fanfaronnades rhétoriques aux calculs discrets de ladministration Obama en déclarant la Chine « priorité numéro un ». Et en 2020, le Commandement indo-pacifique des États-Unis a publié un plan budgétaire intitulé « Regain the Advantage » , demandant 20 milliards de dollars pour conserver la suprématie militaire en Asie-Pacifique grâce à une expansion massive des missiles, des radars et des « réseaux de frappes de précision » à Travers Guam, Okinawa et Hawaii. Lunité de la stratégie militaire américaine vis-à-vis de la Chine entre les administrations Obama et Trump reflète un consensus bipartite démocrate-républicain : « Lascension de la Chine » a dépassé les limites acceptables pour lhégémonie américaine, créant des rendements décroissants pour les relations parasitaires entre les États-Unis et la Chine. Aujourdhui, il est clair que le Parti démocrate na pas dalternative au programme descalade unilatérale et de détérioration des relations entre les États-Unis et la Chine. Joe Biden a pris loption de ridiculiser Trump pour avoir permis à la Chine de perfectionner « lart du vol » et a condamné Trump pour avoir loué la première réponse covid-19 de Xi Jinping, insistant sur le fait quil aurait exigé « des actions de terrain » à Wuhan. En avant-première de son probable programme politique, Michèle Flournoy, la secrétaire à la Défense de M. Biden, a dénoncé lérosion de la dissuasion américaine et appelé à de nouveaux investissements et innovations pour maintenir lavantage de larmée américaine en Asie au nom de la paix « . Comme dans lancienne formulation néolibérale, « il ny a pas dalternative » à un piège Thucydide de la propre fabrication des États-Unis. Au détriment de lhumanité, la vision hégémonique du monde des États-Unis insiste pour déformer les déclarations chinoises de souveraineté, de multilatéralisme et d« avenir partagé pour lhumanité » en menaces dagression et dimpérialisme. La fin de lengagement marque une réévaluation critique de la part des États-Unis : ce changement en Chine ne peut être « induit » par des moyens de cooptation seuls. Si la guerre chaude est considérée comme hors de la table étant donné les économies entrelacées des États-Unis et de la Chine, alors les efforts des États-Unis vers le découplage économique doivent être compris aussi comme stratégie militaire, ouvrant la porte à toute une série de tactiques descalade. Pourtant, la fin de lengagement pose également un tournant historique entre les voies de lunilatéralisme et du multilatéralisme. Contrairement à la crainte du département dÉtat , la montée de la Chine nest pas une menace pour lhégémonie des États-Unis parce que la Chine cherche sa propre hégémonie. La véritable menace pour lhégémonie des États-Unis est le rôle de la Chine dans la mise en place dune nouvelle ère de multilatéralisme, dans laquelle des institutions telles que lONU autrefois brandies comme les procurateurs dune hégémonique « Pax Americana » remplissent leur promesse en tant que plates-formes pour la paix et la coopération internationales. Les engagements croissants de la Chine envers les forces de maintien de la paix de lONU, lOrganisation mondiale de la Santé et les efforts internationaux de vaccination COVID-19 tels que COVAX parlent tous de lintérêt de la Chine à renforcer le multilatéralisme fondé sur des règles comme contrepoids à la belligérance continue des États-Unis. Telles sont les répliques de la Chine à la mentalité de la guerre froide aux États-Unis. Devant lAssemblée générale des Nations Unies en septembre, le président Xi Jinping a déclaré que la Chine « na pas lintention de combattre ni une guerre froide ni une guerre chaude avec un pays » , rejetant la géopolitique à somme nulle et appelant à une coopération mondiale pour faire face aux crises mondiales du COVID-19 et au changement climatique. Que la souveraineté chinoise et la voie socialiste aient été annoncées comme une menace existentielle pour lalliance occidentale expose beaucoup plus la nature de lhégémonie américaine quelle ne le fait en ce qui concerne la nature de lascension de la Chine. Après tout, ce nest pas la Chine, mais lempire américain qui insiste pour diviser le monde en camps opposés. En fin de compte, il ny a que deux côtés à prendre : le côté impérialisme, lunilatéralisme et lhégémonie et le côté de lavenir. Collectif Qiao https://fb.watch/2o2VRkTMBy/
Edité le 16-12-2020 e 07:52:15 par Xuan
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| Posté le 05-03-2021 à 20:02:57
| Un article du Grand Soir qui fait écho au livre d'Alice Ekman, mais pas que : Renaissance du socialisme ? Ce que nous promet le "siècle chinois" https://www.legrandsoir.info/renaissance-du-socialisme-ce-que-nous-promet-le-siecle-chinois.html Christophe TRONTIN « Seul le socialisme peut sauver la Chine » affirmait le fondateur de la Chine moderne, Mao Zedong, voici maintenant plus de 70 ans. A la vérité le problème, par rapport à 1949, sest renversé : depuis léchec de lURSS, la conversion des démocraties populaires dEurope au néolibéralisme, la chute de presque tous les régimes socialistes du tiers-monde, ces idéaux égalitaires sont mourants. Il faut dire aujourdhui : « Seule la Chine peut sauver le socialisme » . À une époque où les inégalités explosent dans presque tous les pays, où lon constate partout les impasses du court-termisme et de la démagogie démocratiques, où chacun a pris conscience de lampleur de leffondrement environnemental en cours, le monde a besoin de solutions alternatives au « laisser-faire » capitaliste. Il faut que des formes de planification à long terme, dallocation plus rationnelle des ressources, de rationnement équitable prennent le relais du catastrophique modèle néolibéral de la croissance sans fin. En un mot, le socialisme doit revenir à lordre du jour. Le socialisme a mauvaise presse. Dans les nombreux pays où lexpérience collectiviste a été tentée, elle a toujours fini par échouer à plus ou moins brève échéance. Il faut se rendre à lévidence, nous explique-t-on : le socialisme « ça ne marche pas ». Cest oublier un peu vite les succès incroyables de pays sortis en un temps record du sous-développement. Cest oublier, surtout, la guerre totale, le blocus économique et le pilonnage médiatique menés contre eux par « le monde libre ». Aucun pays socialiste na eu le loisir de se développer en paix. Reste lexception chinoise : celle qui confirme la règle. Depuis quarante ans, le socialisme à visage chinois vole de succès en succès. « Mais la Chine nest pas socialiste ! » vous rétorquera-t-on. « Depuis la Réforme et lOuverture de Deng Xiaoping, la Chine accueille capitaux occidentaux et technologies étrangères, abaissant le pavillon de lidéologie maoïste, elle a libéralisé son économie, autorisé la propriété privée, orchestré une explosion de la consommation, sest intégrée au commerce global et à la finance mondiale. Elle na plus de socialiste que le nom ! » Si, répond Alice Ekman, chercheuse au CNRS, dans Rouge vif, lidéal communiste chinois (2020) un ouvrage qui a le mérite de faire fi des étiquettes superficielles pour sappuyer avant tout sur des définitions et des constatations ( « renoncer à lidéologie pour partir des faits » , prônait Deng Xiaoping). Elle fonde sa démonstration sur 10 constats simples. Fondements du communisme toujours présents, symboles du maoïsme toujours là, volonté du PCC de gérer le quotidien des individus, parti unique désireux de renforcer son emprise sur léconomie nationale (au lieu de la réduire, comme le voudrait lidéal friedmano-hayékien), etc débouchant sur cette conclusion provisoire : la Chine est et reste un pays communiste, cest-à-dire dirigé par le PC et ayant vocation à exporter ses méthodes et ses approches. Le progressif raidissement des positions chinoises est la conséquence de lextravagante guerre de propagande que mènent à ce pays les Etats-Unis et qui a culminé avec lépisode Trump. Laffrontement sino-étasunien avait commencé sur le terrain relativement inoffensif de la concurrence commerciale, avant de sétendre à léconomie (part croissante du PIB mondial), à la technologie (part dominante des brevets mondiaux), à la géopolitique (domination de lespace eurasiatique), déjà nettement plus stratégiques, mais nexcluant pas encore absolument la coopération. Désormais nous assistons à louverture du front idéologique : la Chine veut faire mentir Fukuyama. Cest en soutien à cet effort que la diplomatie chinoise tisse avec des moyens toujours plus importants un « cercle damis » appelé à concurrencer lempire étasunien. Selon Alice Ekman, « trois développements permettent daffirmer que la Chine souhaite promouvoir un système politique et économique spécifique dans le monde, qui sinspire de son système national » . Il sagit en résumé de sa rhétorique officielle, de plus en plus critique vis-à-vis des modèles occidentaux traditionnels, de lactivisme diplomatique coordonné quelle déploie en toute occasion auprès de toutes les institutions internationales, et enfin des grands projets dinfrastructures (routes, ports, chemins de fer, mais aussi banques et institutions internationales) quelle conduit aux quatre coins du monde. On peut ajouter à cela lexemple récent de la crise mondiale du Covid : alors que la Grèce et lItalie étaient les premiers pays de lUE touchés, leurs voisins se barricadèrent chacun derrière ses frontières, tandis que les États-Unis annonçaient à lavance quun futur vaccin serait réservé à leurs ressortissants, et cest de Chine quest venue dabord laide, rapide et efficace. Doù cette constatation, brandie le plus souvent avec horreur par les têtes pensantes de la presse occidentale : le modèle chinois du « destin partagé » commence à séduire une partie de la population mondiale, et notamment (surprise ?) dans des pays de tradition démocratique. Faut-il sen seffrayer de ce nouveau "virus chinois" ? Pour mieux comprendre les « valeurs asiatiques » que voudrait propager la Chine, une analyse intéressante est offerte par Cyrille Javary (Souplesse du dragon, 2002). Il insiste sur le fait que lon ne peut pas comprendre ni interpréter correctement la culture et lesprit chinois à partir de référents euro-centrés. Les Chinois, nous rappelle-t-il, ne se sont jamais passionnés comme les Européens sur les questions métaphysiques, celle des origines ou de lau-delà. Contrairement à ces derniers, les descendants de Laozi et Confucius nont pas non plus formaté leur esprit à des raisonnements mathématiques binaires vrai/faux, ouvert/fermé, bon/mauvais. Au lieu den conclure (en bon Européen sûr de luniversalité de ses valeurs) quils ont fait historiquement fausse route, Cyrille. Javary explicite la logique « graduée » du Yin et du Yang qui ne sont pas contraires mais complémentaires et comprennent chacun une parcelle de lautre. Le Yi Jing (Classique des Changements) abondamment cité, résume tout cela en une phrase : « La seule chose qui ne changera jamais est que tout change tout le temps » . A la question du pourquoi, si européenne, si fertile en théories et en suppositions invérifiables, les Chinois préfèrent celle du comment, tellement plus pragmatique et productive. Cest ici que se trouve peut-être la clé de la différence entre le Consensus de Washington et celui, en gestation, de Pékin. Le consensus de Washington, on sen souvient, cest lensemble de recettes de lorthodoxie économique et financière que lOccident entend imposer à lui-même et au monde entier. Ouvrir tous les marchés à la concurrence étrangère, privatiser tous les secteurs économiques, lever les barrières tarifaires, accepter lhyperinflation et/ou le chômage de masse comme les signes avant-coureurs dun inévitable retour à léquilibre et à la prospérité... à une échéance non précisée. A ces approches parfois efficaces mais socialement brutales voire contre-productives, la méthode chinoise préfère celle dite « tâter les pierres sous le courant » qui se résume par : la stabilité à tout prix, quitte à avancer lentement ; inventer un cheminement adapté à ses propres conditions et situations ; fixer un cap à long terme. Autant dire le contraire exact de la thérapie de choc du FMI et de la Banque mondiale qui préconise justement, ainsi que la parfaitement décrit Naomi Klein (The Shock Doctrine, the Rise of Disaster Capitalism, 2007) (La Stratégie du choc : la montée dun capitalisme du désastre), la prise aussi rapide que possible de mesures draconiennes et irréversibles. Que doit-on attendre de ce « siècle chinois » qui souvre, à en croire la majorité des éditorialistes patentés ? Selon eux, bien sûr, lémergence de la Chine représente une menace terrible. Pourtant il y fort à parier quil sera bien plus paisible que le « siècle américain » qui se referme. Tout dabord parce que la Chine ne vise pas la domination au sens étasunien. Une puissance insulaire (comme les Etats-Unis) ne se sent ni menacée ni concernée par les malheurs et les calamités qui frappent des pays éloignés. Puissance continentale, la Chine est au contraire historiquement préoccupée de la stabilité de ses voisins, tout désordre dabord lointain pouvant rapidement se traduire par des menaces sur ses frontières. Et dans le contexte moderne, tous les pays sont voisins. Il est frappant dobserver le contraste qui existe entre lactivisme politique des Etats-Unis, sans cesse occupés à saper les systèmes politiques étrangers par des sanctions économiques et en y fomentant révoltes et soulèvements, et la sage retenue de la Chine qui se borne à damicales relations commerciales ou de coopération stratégique avec les pays qui en ont le désir. Deuxièmement, en contraste avec le riche passé de pillage de ressources et daventures militaires intercontinentales des Étasuniens, la Chine est toujours restée concentrée sur ses problèmes intérieurs, les seules exceptions portant sur quelques différends frontaliers assez mineurs. Contrairement aux Etats-Unis qui revendiquent ouvertement un droit dingérence dans les affaires du monde entier, quitte à malmener à loccasion lONU et le droit international, la Chine sengage en toute occasion pour légalité des droits entre nations, le droit des peuples à disposer deux-mêmes et le primat de lONU dans le règlement des conflits. Troisièmement, la Chine est une civilisation historiquement habituée à gérer légalité dans la diversité. La Chine a su au cours de son histoire organiser la cohabitation de peuples historiquement divers, contrairement au melting pot étasunien construit sur le génocide de la population dorigine et lesclavage de populations africaines. Une compétence historique qui pourrait savérer cruciale pour lavenir du monde globalisé. Quatrièmement, contrairement aux deux millions et demi dimmigrants arrivés dEurope sur un continent vierge aux ressources illimitées où ils forgèrent leur idéal dexpansion économique infinie, la Chine a de tout temps dû composer avec la surpopulation, le manque de ressources naturelles, la gestion de la pénurie. Une expérience historique qui arrive elle aussi à point nommé dans un monde surpeuplé dont on découvre aujourdhui la finitude. Enfin, cinquièmement, le système politique de la Chine, fait de planification et de concertation (aux niveaux district, commune, région, province et national) est le seul capable de sappliquer dans le long terme à des populations immenses et variées telles que la sienne. A comparer au bilan des « grandes démocraties » : des politiques économiques en permanent affrontement, inféodées aux multinationales qui entraînent désindustrialisation, chômage de masse et mécontentement populaire. Un cirque électoral qui désorganise régulièrement les pays en faisant naître des promesses irréalistes, immanquablement trahies. Et une solidarité de façade du « camp démocratique » qui tourne au sauve-qui-peut à la moindre crise, quelle soit financière ou sanitaire. Tout cela considéré, on se prend à imaginer que le monde dominé par la Chine que nous promettent les prophètes médiatiques ne sera pas forcément si terrible. Dans les années 1990, le monde entier sétait réjoui de voir terrassés les totalitarismes socialistes : on croyait alors la paix et la démocratie universelles à portée de main. La guerre froide appartenait au passé et la bienveillante toute-puissance de lOncle Sam allait conduire vers une félicité universelle tous les pays enfin réconciliés. Quelques interminables guerres inutiles, une crise démocratique persistante et des soubresauts économiques mondiaux ont eu raison de nos espoirs irréalistes. Aujourdhui, on veut au contraire nous effrayer par une influence chinoise forcément synonyme de terreur et de cauchemar. Les recettes chinoises, quil sagisse de la cuisine, de la gestion de la crise des subprimes en 2008-09 ou de la lutte contre le Covid-19, se sont avérées plutôt plus savoureuses, pragmatiques et efficaces que celles dictées par Washington à ses vassaux. Une dose de sinisme pourrait-elle soulager un peu notre indigestion daméricanisme ? URL de cet article 36879
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| Posté le 22-03-2021 à 08:24:11
| | Points de connaissance! Le troisième volume de "Xi Jinping sur la gouvernance de l'État" met ainsi l'accent sur les "ressources rouges" 21 mars 2021 16:21:51 Source: Xinhua Auteur: Reporter Zhang Minyan http://www.qstheory.cn/qshyjx/2021-03/21/c_1127237363.htm [Pendant que l'apprentissage est en cours] Le troisième volume de "Xi Jinping sur l'administration de l'Etat" mentionnait à plusieurs reprises l'utilisation des ressources rouges et l'héritage des gènes rouges. La colonne originale de la marque "Lectures" de l'agence de presse Xinhua "Learning in Progress" a lancé aujourd'hui un article pour votre interprétation. Le 20 février, le secrétaire général Xi Jinping a assisté à la conférence sur l'étude de l'histoire du parti et la mobilisation de l'éducation et a prononcé un discours important, soulignant que tout le parti doit être éduqué et guidé pour faire avancer vigoureusement la tradition rouge, hériter du gène rouge, continuer le sang spirituel. des communistes, et maintenez toujours l'esprit intrépide des révolutionnaires., Suscitez l'esprit de marcher dans un nouveau voyage et d'aller de l'avant dans une nouvelle ère. Le troisième volume de "Xi Jinping pourparlers sur la gouvernance du pays" mentionnait à plusieurs reprises l'utilisation des ressources rouges et l'héritage des gènes rouges. À l'occasion du 100e anniversaire du Parti communiste chinois, relisez le troisième volume de «Xi Jinping sur l'administration de l'État», dans lequel la discussion sur les «ressources rouges» et les «gènes rouges» est plus importante. "La République est rouge" Peu importe jusqu'où vous allez, vous ne pouvez pas oublier la façon dont vous êtes venu. Dans le troisième volume de "Xi Jinping sur la gouvernance de l'État", le premier chapitre du dix-neuvième sujet est "Peu importe jusqu'où vous allez, vous ne pouvez pas oublier la façon dont vous êtes venu ", exposant spécifiquement la poursuite initiale du parti. Xi Jinping a souligné que toute l'histoire de notre parti a commencé avec le premier congrès national du Parti communiste chinois, et que nous ne pouvons pas oublier comment nous en sommes venus quand nous allons, peu importe jusqu'où. Le site de la première rencontre du Shanghai Party et du Red Boat au lac Nanhu, Jiaxing, est le lieu où notre parti rêve de naviguer et le berceau des «ressources rouges». Le 31 octobre 2017, Xi Jinping a effectué un voyage spécial de Pékin à Shanghai et Jiaxing, Zhejiang, pour rendre hommage au site du premier congrès du Parti communiste chinois à Shanghai et du bateau rouge à Nanhu, Jiaxing, Zhejiang, revoir l'histoire du parti et revoir le serment de se joindre au parti. Le troisième volume de «Xi Jinping sur l'administration de l'État» contient les principaux points du discours de Xi Jinping en rendant hommage au site du premier congrès national du Parti communiste chinois à Shanghai et du bateau rouge à Nanhu, Jiaxing, Zhejiang. Il a souligné que chaque vestige culturel de la fondation du parti est très précieux, et chaque scène est intrigante. Nous devons toujours nous rappeler et réfléchir profondément pour interpréter l'intention originale de notre parti. Xi Jinping a dit un jour: "La République est rouge et cette couleur ne peut être diminuée." Le pays rouge est durement gagné, et nous ne devons pas oublier notre chemin. Il s'agit d'une ligne rouge qui traverse le premier au troisième volume de «Xi Jinping sur l'administration de l'État». Dans "Xi Jinping pourparlers sur la gouvernance du pays", Xi Jinping a souligné que notre génération de communistes doit hériter du passé, perpétuer le passé, bien bâtir notre parti, unir tous les fils et filles chinois pour construire notre pays, bien développer notre nation, L'objectif du grand rajeunissement de la nation chinoise progresse courageusement. Dans le deuxième volume de "Xi Jinping pourparlers sur la gouvernance du pays", Xi Jinping a souligné que nous ne devons pas oublier le chemin que nous avons emprunté lorsque nous avançons; peu importe jusqu'où nous allons vers le futur glorieux, nous ne devons pas oublier le passé. nous avons marché, oubliez pourquoi vous avez commencé. Les ressources rouges sont la source de vie de la République et la source de force pour les siècles de lutte de notre parti. "Faites bon usage de ces ressources rouges" Laissez le gène rouge se transmettre de génération en génération   Depuis le lieu de départ de la longue marche de l'Armée rouge centrale à Yudu, Jiangxi, jusqu'au mémorial de l'armée rouge des travailleurs et des paysans chinois à Gaotai, Gansu, depuis le cimetière des martyrs révolutionnaires de Chine orientale dans l'ancien quartier de Yimeng De la montagne au Mémorial de l'Armée rouge dans le comté de Jinzhai, l'ancien quartier de la montagne Dabie ... Depuis le 18e Congrès national du Parti communiste chinois, Xi Jinping a visité L'ancien lieu de la révolution, la terre rouge. Partout où il allait, Xi Jinping interrogeait toujours soigneusement les camarades locaux sur les détails, et rappelait avec tout le monde les scènes de luttes ardues lorsque les ancêtres exploraient la voie révolutionnaire. Il a souvent dit que chaque visite du lieu sacré de la révolution est un baptême spirituel et idéologique. En septembre 2020, Xi Jinping s'est rendu au village de Shazhou Yao, canton de Wenming Yao, canton de Rucheng, ville de Chenzhou, province du Hunan, pour visiter la salle d'exposition sur le thème "La chaleur d'une demi-courtepointe". Xi Jinping a souligné que "l'histoire de la demi-courtepointe" incarne l'intention originale et les vraies qualités des communistes chinois. Aujourd'hui, nous revivons cette histoire et nous sommes toujours très émus. Nous devons faire bon usage de ces ressources rouges, bien raconter des histoires rouges, faire du bon travail dans l'éducation rouge et laisser les gènes rouges se transmettre de génération en génération. Ce n'est qu'en n'oubliant pas le chemin du passé que les «ressources rouges» peuvent être inépuisables, garder l'intention originelle à tout moment, et les «gènes rouges» seront sans fin. Comment faire bon usage des ressources rouges? Comment raconter une bonne histoire rouge? En décembre 2012, lorsque Xi Jinping s'est rendu dans le comté de Fuping, province du Hebei, lorsqu'il a parlé de l'éducation au patriotisme et du développement du tourisme rouge, il a souligné: " Les zones de base rouges, l'éducation au patriotisme, c'est un concept. Le développement du tourisme rouge en est un autre. concept. Deux Il doit être coordonné. La création d'installations commémoratives rouges doit être appropriée, non avide pour les étrangers, et ne pas créer un tas de choses qui n'ont rien à voir avec les monuments commémoratifs rouges, ou même des choses qui affectent la fonction des monuments commémoratifs rouges . "Il a dit, le développement du tourisme rouge, l'idéologie directrice Pour être correcte, la construction des installations touristiques doit compléter les installations commémoratives rouges, prendre l'atmosphère commémorative rouge, et ne pas construire un grand terrain de jeu, ou rester à l'écart de la commémorative rouge. sites, et ne mélangez pas les deux. "L'idéal révolutionnaire est plus haut que le ciel" Tirez de la nourriture spirituelle et de la puissance vers l'avant à partir des ressources rouges Dans le troisième volume de "Xi Jinping sur l'administration et l'administration de l'Etat", "Poursuivre la grande lutte avec de nombreuses nouvelles caractéristiques historiques" , Xi Jinping a souligné que nous sommes des communistes et que nous sommes des révolutionnaires. Nous ne devons pas perdre notre esprit révolutionnaire. Il a souligné que tous les camarades du parti doivent maintenir l'esprit révolutionnaire et l'esprit de combat révolutionnaire, et avoir le courage de poursuivre la grande révolution sociale menée par le peuple par notre parti. Depuis le 18e Congrès national du Parti communiste chinois, Xi Jinping a souligné à plusieurs reprises lors des inspections des sites sacrés révolutionnaires que l'esprit rouge irradie une nouvelle ère de lumière. Il a souligné: "Le monde rouge est durement gagné, et il est le sang de milliers de prédécesseurs révolutionnaires. Nous devons garder à l'esprit d'où vient le régime rouge et nous souvenir toujours de la mémoire des martyrs révolutionnaires. " 2021 est le 100e anniversaire du Parti communiste chinois. Lors des deux sessions nationales à des moments privilégiés, Xi Jinping a évoqué les récits historiques de «Travailler ensemble pour construire l'acier Baotou » et «Trois mille orphelins entrant en Mongolie intérieure» . Pour ne pas se perdre face à des situations complexes et ne pas rétrécir face à une lutte ardue. Avec le recul, tous les efforts, toutes les luttes et tous les sacrifices consentis par notre parti au cours des cent dernières années ont été pour le bonheur du peuple et le rajeunissement national. En regardant vers lavenir, en puisant une nourriture spirituelle dans la glorieuse histoire et en apprenant la force de lhistoire du parti, nous devons nous engager dans un nouveau voyage de construction dun pays socialiste moderne de manière globale dans un esprit dunité et pour aller de lavant. Xi Jinping a souvent dit: "L'idéal révolutionnaire est plus haut que le ciel". Dans le troisième volume de "Xi Jinping sur la gouvernance de l'État", Xi Jinping a souligné que nous devrions garder à l'esprit les nobles idéaux du communisme, renforcer les idéaux communs du socialisme aux caractéristiques chinoises, étape par étape vers un avenir meilleur et les idéaux les plus élevés; restez toujours modeste et prudent, pas arrogant ou impétueux Le style n'a pas peur des épreuves et des sacrifices, et s'efforce sans relâche pour la réalisation des objectifs des «deux centenaires» et la réalisation du rêve chinois du grand rajeunissement de la nation chinoise. La ressource rouge est une "mine riche". Lorsque les objectifs des «deux centenaires» convergent, il faut boire de l'eau pour réfléchir à la source, tirer pleinement parti de cette «mine riche», y puiser une puissance déferlante qui ne manque jamais et créer un avenir plus brillant.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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