| | | | | | | | Posté le 20-09-2006 à 21:46:01
| Samedi 23 septembre, à Bapaume, pour la libération de Nathalie Ménigon Le Collectif « Libérez-les » organise le 4e samedi de chaque mois une mobilisation devant les portes de la prison de Bapaume. Cette campagne est destinée à exprimer le soutien aux trois prisonnières politiques enfermées dans ce centre de détention : Isabel Llaquet, militante du PCE(r), Agurtzane Delgado-Iriondo, militante basque, et Nathalie Ménigon, militante dAction Directe qui, ayant terminé sa peine de sûreté, est libérable après 19 années et demi de détention. Le 4e rassemblement aura lieu samedi 23 septembre, à 15 h. Le Collectif NLPF! sassocie à lappel du Collectif « Libérez-les » et organise un départ en voiture de Paris (rendez-vous à midi, place dItalie, devant Mac Donalds). Rappel : Prison de Bapaume, Chemin des Anzacs (sortie Bapaume par autoroute A1 Paris-Lille, juste à gauche après le rond-point de la sortie dautoroute). Après le rassemblement, une projection du film avec Joëlle Aubron, suivie dun débat sur la situation des prisonniers-es dans les prisons françaises, sera organisée à 18h30 à la Maison Coluche de Beaurains (sortie de la banlieue Est Arras, axe Arras-Bapaume, près de la Mairie). (Contact : Comité de soutien aux prisonniers-es et réfugiés-es politiques, 22 rue Nationale, 62150 Rebreuve Ranchicourt, liberez.les@gmail.com , http://www.liberez-les.info/ ) Le Collectif Nlpf ! reprendra en octobre ses rassemblements devant la direction de lAdministration pénitentiaire à Paris. Pour exiger la libération des militant-e-s dAction Directe, nous vous appelons donc à vous rassembler le jeudi 5 octobre, de 18 h à 19 h, carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard (métro Hôtel-de-Ville). Le Collectif « Ne laissons pas faire ! » 14.09.06 ___________________ Collectif Nlpf ! nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net Informations sur cette liste: http://listes.samizdat.net/sympa/info/nlpf-infos Archives : http://listes.samizdat.net/sympa/arc/nlpf-infos Campagne internationale : http://www.action-directe.net |
| | CUERVO | | Militant de valeur |  | | 203 messages postés |
| Posté le 29-09-2006 à 23:43:26
| Quand on dit Justice de Classe l'exemple est parfait...L'enculé de Papon dehors et les prisonniers d'AD incarcéré, pourtant eux aussi ont des problèmes de santé...putain de justice.....
-------------------- http://www.wmaker.net/bribesdevie/ |
| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 09-10-2006 à 16:18:08
| Lundi 9 octobre, audience virtuelle pour Nathalie Ménigon. Ce jour-là à 15h30, la demande de suspension de peine pour raison médicale déposée par Nathalie Ménigon, militante dAction Directe détenue depuis près de 20 ans, sera examinée par la juridiction parisienne dapplication des peines «antiterroriste». L'avocat de Nathalie sera présent face au juge Bernard Lugan, mais pas notre camarade, puisquune nouvelle législation dexception, datant du 23 janvier 2006, a décidé quelle ne serait pas extraite de la prison de Bapaume mais seulement entendue par vidéo-conférence. Après le militant basque Filipe Bidart qui comparaît le 2 octobre, Nathalie va donc inaugurer ce nouveau dispositif exceptionnel et politique, qui centralise à Paris les décisions concernant les peines des prisonniers révolutionnaires. Avec les juridictions locales, obtenir une libération était déjà pratiquement impossible pour les militantEs dAction Directe, même si les conditions étaient remplies. Aujourdhui cest clairement lÉtat qui rendra les décisions, l'État qui exige des militantEs emprisonnéEs qu'ils/elles renient leurs convictions révolutionnaires. Pendant ce temps, au CD de Bapaume, les prisonnières politiques continuent à subir des brimades : des périodiques restent arbitrairement bloqués par ladministration de la prison, des courriers censurés ne leur sont même pas notifiés (en violation du règlement), des demandes de parloir sont «perdues». Et comme pour les autres détenues, les temps de visite sont parfois réduits de 2 heures à 1 heure 30, par suite de lincurie de la direction. Leur peine de sûreté est accomplie, liberté pour les militantEs dAction Directe ! Toutes et tous au rassemblement de protestation et de solidarité : jeudi 5 octobre 2006 de 18h à 19h devant la direction de l'Administration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville) Le Collectif Nlpf ! Paris, le 1er octobre 2006
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | Posté le 06-12-2006 à 07:24:10
| Jeudi 7 décembre 2006 : Rassemblement de solidarité avec les militantEs d'Action directe Les militants d'Action Directe résistent toujours dans leurs prisons. Jugés par des tribunaux d'exception, condamnés à perpétuité, ils sont aujourd'hui tous libérables, ayant accompli leur peine incompressible. Mais l'État s'acharne à exiger d'eux qu'ils se « repentent ». Et les procédures d'examen de leurs demandes de libération ont été encore durcies: examinées auparavant devant la juridiction du lieu d'emprisonnement, elles le sont désormais à Paris, sous le contrôle renforcé du pouvoir. Nathalie Ménigon a eu la primeur de cette nouvelle forme de juridiction d'exception : sa dernière demande de suspension de peine vient récemment d'être rejetée. Pour protester une dernière fois en cette année 2006, au cours de laquelle Joëlle nous a quittés. Pour préparer les mobilisations du mois anniversaire de février 2007 (ils auront subi 20 ans de prison!). Pour dire notre refus du chantage "reniement contre libération" Pour arrêter la machine à détruire et arracher les militantEs d'Action Directe à l'enfermement ! Toutes et tous au rassemblement de protestation et de solidarité! le jeudi 7 décembre 2006 de 18h à 19h devant la direction de l'Administration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville) Collectif Nlpf ! --------------------- nlpf@samizdat.net http://nlpf.samizdat.net Abonnez-vous à notre lettre d'info : http://listes.samizdat.net/wws/subrequest/nlpf-infos |
| | Posté le 12-12-2006 à 21:48:07
| Chers toutes et tous de la liste dinfo de Nlpf ! Bientot 20 ans que nos camarades militants et militante dAction directe sont derriere les barreaux. Ce sinistre anniversaire doit etre loccasion damplifier la mobilisation pour leur liberation. Nous devons unir les actions de toutes celles et ceux qui partout en France et dans le monde disent ca suffit ! Ces derniers mois les contacts se sont multiplies entre les collectifs du sud de la France, de Paris, du Nord, de Belgique et dAllemagne pour construire une large campagne unitaire qui par lampleur de la mobilisation se doit detre decisive. La premiere etape est de mettre sur pied le plus large reseau militant possible afin de relayer efficacement nos mobilisations a venir. Nous sommes plus de 700 sur la liste de diffusion Nlpf ! Ensemble nous constituons un veritable media, chacun et chacune dentre nous peut en accroitre laudience a travers lensemble de ses contacts personnels ou collectifs. Nous vous proposons donc quatre actions simples : - Diffuser autour de vous, aupres de vos relations, dans vos organisations politiques et syndicales (et leur presse !), sur les sites et les blogs que vous frequentez ou administrez, les adresses des deux sites relayant la campagne : http://nlpf.samizdat.net et http://www.actiondirecte.net (actuellement en cours de reconstruction, mais il sera reactive tres prochainement) - Diffuser le « clip » dinfo pour AD », disponible sur le site NLPF. http://nlpf.samizdat.net/spip.php?article156 Ce clip est realise par les collectifs du sud avec la voix de Charlie Bauer. Les cinemas Utopia ont deja accepte de le diffuser. Contactez les lieux « culturels » ou militants que vous connaissez. Theatres, salles de concert, MJC, cafes pour quils le diffusent. Contactez egalement les groupes de musique, le DJ, les sound systems, les compagnies de theatre, les teles et les radios. En bref contactez toutes celles et ceux susceptibles den faire une diffusion publique. - Inciter tous vos contacts, tous vos camarades, vos correspondants à sinscrire sur la liste de diffusion de NLPF, soit en cliquant sur la rubrique «newsletter» sur notre site, soit directement a http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos - Incorporer ces quelques lignes dans votre signature Email ----------------------------------- 20 ans de trop ! Signez la petition en ligne pour la liberation immediate des prisonniers dAction directe. Abonnez vous a la newsletter Nlpf! Pour etre tenu au courant de nos initiatives http://nlpf.samizdat.net ------------------------------------- Nhesitez pas a nous contacter si vous avez des idees, des propositions ou besoin daide pour constituer un collectif local ou contacter le collectif le plus proche de chez vous. A tres bientot, sur la liste, dans la rue, dans la lutte ! Collectif Nlpf ! |
| | Posté le 02-01-2007 à 22:53:34
| Jeudi 4 janvier 2007 : Rassemblement de solidarité avec les militantEs d'Action directe 1987-2007 : Les militants d'Action Directe résistent toujours, après vingt ans de prison. 1987-2007 : Ils sont aujourd'hui tous libérables, ayant accompli leurs peines incompressibles. 1987-2007 : Vingt années pendant lesquelles - après avoir été jugés par des tribunaux d'exception - ils ont subi des conditions d'incarcération particulièrement dures. 1987-2007 : L'État s'acharne à exiger d'eux qu'ils se « repentent ». février 1987-février 2007 : Nous ferons de ce mois de février un mois d'actions pour imposer la libération de nos camarades. Pour initier les mobilisations du mois anniversaire de février 2007. Pour dire notre refus du chantage "reniement contre libération". Pour arrêter la machine à détruire et arracher les militantEs d'Action Directe à l'enfermement. Toutes et tous au rassemblement de protestation et de solidarité ! le jeudi 4 janvier 2007 de 18h à 19h devant la direction de l'Administration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville) Collectif Nlpf ! PS: je vais contacter les militants parisiens de NLPF en vue de l'action prévue en février. A cette occasion je pense monter à Paris pour une dizaine de jours. Si certains camarades sont également intéressés, qu'ils m'envoient un MP. Egalement pour ceux qui sont en RP si on peut en profiter pour se rencontrer |
| | Paria | | Les masses font et peuvent tout ! | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 562 messages postés |
| Posté le 23-01-2007 à 22:26:22
| Appel pour le 20ième anniversaire de larrestation des militants dAction Directe dimanche 21 janvier 2007, par Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani Arrêtés le 26 février 1987, nous avons connu toutes les formes de détentions spéciales que ce pays est capable dinfliger en toute impunité, de la torture blanche à lisolement aménagé jusquà la speudo normalisation du régime des centrales de sécurité. Nos peines incompressibles sont terminées depuis deux ans, mais lÉtat affirme haut et fort que nous navons pas assez payé. Non pas quil existe un tarif judiciaire correspondant à « nos crimes » révolutionnaires, laissons cette pensée incongrue aux laudateurs des pouvoirs institutionnels. Du premier au dernier jour de détention, le militant est et demeure un otage. Tels des trophées de guerre, les différents gouvernants nous ont utilisés, nous utilisent et comptent nous utiliser encore pour démontrer leur inflexibilité face à la subversion et mettre en valeur lunanimité de la condamnation de nos choix politiques. Quils soient de droite ou de gauche mais toujours au service de la bourgeoisie et des monopoles, les gestionnaires propagent lidée quune seule façon de faire de la politique est acceptable, la leur. Celle quils imposent à tous pour le bénéfice de quelques uns. Celle de la soumission au marché, de lordre policier et de la peur des masses. Celle de la vacuité et de la disparition du politique. Toute pratique et engagement en dehors des cadres balisés du système sont dénoncés et criminalisés somme autant de menaces terroristes. LÉtat nous maintient en prison. Il estime avec raison que nous ne sommes pas brisés. La pression judiciaire nest pas parvenue à nous transformer en porte-voix du repentir et ainsi en agents du projet de pacification et de désarmement du mouvement révolutionnaire dans les centres impérialistes. Depuis notre premier jour de prison, cest son but affiché. Et durant des années, les « juges » dinstruction ont prolongé lusage de la tortue blanche convaincus que nous craquerions et que nous nous renierions. Aujourdhui les mêmes « magistrats » affirment que quelques années supplémentaires entraîneront immanquablement notre reddition. Combien ils sont loin du compte ! Et que peuvent-ils comprendre, eux qui, historiquement, se soumettent sans coup férir au premier pouvoir qui sinstalle et quimporte sa nature... Nous sommes encore debout et nous le faisons savoir en revendiquant notre passé militant et notre appartenance au camp de la résistance révolutionnaire anti-impérialiste. Nous navons jamais abdiqué, ni rendu les armes. Leur plan de criminalisation est et sera un échec autant de temps que nous refuserons de critiquer notre engagement en échange dun assouplissement de nos conditions de détention ou de quelques années de prison en moins. Nous nentrerons pas dans le rang des prisonniers sans visage et sans histoire. Cet État, si prompt à tourner la page de la collaboration avec loccupant nazi et qui amnistia les parachutistes tortionnaires, le quarteron des putschistes dAlger, les terroristes de la Cagoule et ceux de lOAS... Cet État nous rend un bel hommage en nous considérant, encore et malgré les décennies de cachot, comme de redoutables ennemis impossible à libérer tant le danger que nous représentons « à lair livre » serait grand pour lui et ses sbires ! Concrètement, il a fait de nous des exemples. Par nos condamnations spectaculaires et notre détention dexception, il cherchait à frapper limaginaire et à créer un impact de terreur chez les militants résolus à bouleverser radicalement loppression. Nous devions servir dexemple dans le « cauchemar des années 80 » alors que la bourgeoisie entreprenait un vaste mouvement de rétablissement des profits pas lintensification de lexploitation, les délocalisations, les flexibilisations et les privatisations. A la même époque, les troupes françaises sengageaient dans les coalitions et autres grandes armadas en participant aux campagnes de bombardements, aux guerres préventives, aux blocus et autres embargos au nom de lingérence humanitaire. La volonté impérialiste était de transformer en simple protectorat la planète entière et en premier lieu les pays producteurs de matières premières. Lors de cette offensive néo conservatrice, la bourgeoisie était prête à tolérer une opposition légaliste et impuissante mais non une contestation radicale capable de mettre en danger chacune de ses décisions et DUNIFIER SOUS UN MÊME DRAPEAU ANTI-IMPÉRIALISTE LES PROLÉTAIRES ICI AVEC LEURS FRÈRES AU-DELA DES MERS. Lacharnement de lÉtat français contre nous quatre (Nathalie, Georges, Joëlle et Jean Marc) prisonniers dAction Directe, nest déchiffrable quà partir de cette lecture historique. Face à cette exemplarité de la répression durant deux décennies, nous avons dressé une seule bannière celle de la résistance. Aujourdhui, il est lheure de renverser le projet de pacification érigé au cur de nos condamnations. Du fond de nos cachots, nous affirmons quil est possible et nécessaire dutiliser notre résistance comme une arme dans le combat contre loppression actuelle. Une arme disponible pour tous les contestataires et les rebelles alors que le pays sembourbe dans une situation préfasciste. Cest pourquoi nous pensons fondamental que la lutte pour notre libération sélargisse solidairement à dautres résistances et à dautres terrains de lutte. Nous appelons à la mobilisation en février prochain pour le 20ième anniversaire de nos arrestations. Nous appelons le camp révolutionnaire à multiplier les initiatives pour un mois de solidarité et dunité. Le 20ième anniversaire de nos arrestations doit être loccasion de dénoncer les nouvelles réalités de la détention politique. Depuis la guerre dAlgérie, il ny a jamais eu autant de militant(e)s incarcéré(e)s, dispersé(e)s dans une cinquantaine de prisons. Les prisonnièr(e)s refusant de collaborer sont systématiquement maintenu(e)s dans les pires établissements pénitentiaires. Et plus dune vingtaine sont condamné(e)s à la réclusion à perpétuité. Les juridictions spéciales soumettent les détenu(e)s pour certains dentre eux à la touture dans les quartiers disolement et pour tous au chantage politique permanent, aux tranferts abusifs et souvent violents, aux restrictions sous conditions, à la censure de leur courrier et de leur lecture. Sachez par exemple que certains de vos textes écrits et distribués en toute légalité sont traqués derrière les murs. Le simple fait de les posséder peut entraîner des sanctions disciplinaires. Le droit à la parole et à lécrit nexiste plus ! Cest le premier pas du glissement actuel de la détention politique. La suppression du statut de prisonnier politique loin dimposer la normalisation des conditions de détention, a permis à lÉtat de fragiliser à lextrême la détention politique et dimposer en toute occasion un régime darbitraire. Le 20ième anniversaire de nos arrestations doit être loccasion de dénoncer les tribunaux dexception créé en septembre 1986, et en particulier la nouvelle structure de lapplication des peines mise en place en mai dernier. Aujourdhui par la rétroactivité de la loi, de larrestation à la fin de la peine, le sort des prisonniers politiques est entre les mains de la même section spéciale du Tribunal de Paris. Et avec cette section, comme au temps de la Cour de Sûreté de lÉtat, il nest jamais question de mesure de justice mais dopportunité politique. Seul le gouvernement décide de la libération ou du maintien en détention des militants poursuivis. La qualité servile des « juges » la composant est légendaire. Le dernier épisode de cette saga lillustre une fois encore. Pour le compte de lÉtat major et de quelques caciques UMP, le « juge » Bruguière a conduit une enquête bidonnée sur le génocide rwandais. Ses conclusions renversent tout bonnement les charges contre la France pour complicité dans la mort de 800 000 victimes civiles. Pour lui, sil y a eu génocide, cest la faute à la résistance anti-apartheid des Tutsis ! Le pouvoir Hutu, armée et protégé par larmée française, sest vu contraint à procéder aux massacres après lassassinat de son Président. Sans surprise, le « juge » développe ainsi une construction mentale identique à celle de Pinochet lorsquil justifiait les tortures et les meurtres comme autant de résultantes naturelles à la résistance populaire contre son coup dÉtat. Les exactions ne sont pas dans la logique gestionnaire des dictatures et des régimes racistes, les combattants radicaux les y forcent. Cest bien connu ! Dans les affaires africaines et moyen-orientales les sections spéciales du Tribunal de Paris figurent le visage local de la « justice » expéditionnaire des interventions militaires contre les peuples. Aujourdhui les prétextes de la guerre impérialiste reposent de plus en plus sur le fonctionnement des tribunaux anti-terroristes nationaux ou transnationaux, et les sections spéciales anti-terroristes fonctionnent de plus en plus telles des unités de supplétifs au service des états majors et des gouvernements bellicistes. Au moment où les gouvernements US et israélien légalisent lusage de la tortue contre lennemi intérieur et le combattant ennemi dans les territoires occupés, les dérives néo-conservatrices de la répression, du contrôle total et du fichage des opposants et des populations saccélèrent dans tous les centres impérialistes. Dans le temps, nous avons connu les activités barbouzardes et celles des escadrons de la mort. Et pour les amnésiques, nous ne citerons quun exemple en rappelant les GAL (Groupe anti-terroristes de libération) du gouvernement socialiste espagnol qui, au début des annés 80, assassinèrent 23 militants basques de ce côté des Pyrénées. Aujourdhui, les agents et les supplétifs des officines clandestines quadrillent le territoire européen. Ils enlèvent les opposants en pleine rue, les enferment dans les prisons secrètes, les livrent à des tortionnaires sur daures continents... A Paris, dans les locaux de lÉcole de Guerre, la cellule « base », regroupant agents secrets et « juges » antiterroristes, coordonne la barbouzerie ambiante. La guerre en Irak a illustré une nouvelle donnée de cette dérive. Des entreprises ayant pignon sur rue lèvent des bataillons dauxiliaires de sécurité. Ces « employés » passent rapidement dun rôle de faux vigiles à celui de vrais barbouzes et aujourdhui dans nos capitales, ces industries « respectables » se développent. Les autorités ferment les yeux et au contraire les encouragent. Alors que simultanément les « magistrats » des sections spéciales poursuivent comme malfaiteurs terroristes les jeunes se rendant à Bagdad pour lutter aux côtés dun peuple dont le pays est occupé par des armées étrangères. Comme au temps de la tortue et des corvées de bois en Algérie, bien peu de personne dénonce les crimes dÉtat commis au nom de la guerre anti-terroriste. Au contraire, ils se bousculent pour appeler à dautres guerres et à dautres massacres en Iran, au Liban ou en Syrie. Il est temps de prendre la mesure des dérives autoritaires actuelles et des menaces quelles représentent pour le mouvement révolutionnaire. Certains beaux parleurs diront que cela ne les concerne pas. Au vu de leur pratique réelle, ils ont sans doute raison. Mais pour ceux qui cherchent sincèrement à remettre en cause les régimes conservateurs actuels, il est nécessaire de les affronter concrètement et dès maintenant car ces dérives barbares figurent la réalité fondamentale de notre époque. Larsenal barbouzard, autoproclamé « antiterroriste », se dresse face à tous les révolutionnaires et à toute les résistances populaires en Palestine comme au Mexique, au Liban comme en Colombie. Le 20ième anniversaire de nos arrestations doit être loccasion de dénoncer le durcissement général de la répression des luttes ouvrières. A un moment où le venin de la droite extrême gangrène lEurope entière. Car déjà, les partis fascistes officiels sont présents dans les gouvernements de plusieurs pays. Et cette peste brune dénommée sans euphémisme « la droite décomplexée » a conduit ici ou là à la promulgation de lois scélérates permettant de poursuivre les militants se réclamant d communisme et qui sorganisent comme tel. Partout les droits syndicaux reculent. Les flics cagoulés et surarmés interviennent dans les usines en grèves. Dans les rues des quartiers populaires, ils imposent lordre de la ségrégation sociale et raciale. Des cohortes policières contrôlent et humilient une jeunesse condamnée au chômage et à la précarité de masse. Les révoltés de novembre sont traités de vulgaires délinquants par lensemble de la classe politique institutionnelle. Ailleurs les tribunaux traquent les syndicalistes et autres faucheurs volontaires comme autant de voleurs de poule... Les « magistrats » sont prêts à enfermer tout opposant jusquaux enfants turbulents... Les lois répressives se surajoutent à un rythme effréné que les tribunaux ont du mal à suivre... Partout les États livrent une véritable guerre contre les pauvres et les travailleurs, dans le but de les soumettre à la non vie de lexploitation intensive et du désuvrement. Cette guerre est lexpression dune même guerre mondiale, celle menée par les monopoles pour le pillage de la planète. Le 20ième anniversaire de nos arrestations doit exprimer un positionnement anti-impérialiste. La résistance contre les juridictions dexception et contre les interventions militaires néocoloniales actuelles a comme point de départ la conscience de létat de guerre global dirigé contre les classes populaires ici et dans las pays du sud. Alors que lOTAN se transforme en gendarme du monde néolibéral, les révolutionnaires dans le centre ont dautant plus un rôle essentiel. Dans le « cur de la bête », ils doivent agir concrètement aux côtés des luttes des peuples du sud, car ils sont les seuls capables daffaiblir efficacement les bases arrières des armadas impérialistes et de « dépacifier » les métropoles doù ils imposent leurs diktats politiques, économiques, financiers, idéologiques et militaires. Non seulement cette action aura un effet immédiat sur la programmation des massacres, mais simultanément, elle renforcera au sud les expressions révolutionnaires des masses populaires contres les agressions et les troupes doccupation. Grâce à cette pratique, nous sortirons du défaitisme pour participer matériellement aux victoires. Des victoires qui commencent à peser sur la virulence des interventions impérialistes comme celle obtenue au Sud Liban lété passé et celle promise très bientôt au peuple irakien. A travers le monde, des milliers de combattants démontrent quon ne doit pas être démoralisés et terrorisés par un ennemi puissamment armé. Loppression criminelle nest pas invincible ! Unité avec la résistance arabe en Palestine, au Liban et en Irak ! Unité avec le mouvement sud-américain démancipation des griffes Yankees ! Unité avec les prisonniers palestiniens et avec les révolutionnaires communistes et anarchistes emprisonnés en Europe... Où lon travaille, où lon vit, où lon lutte ... Partout la résistance est à lordre du jour ! Élargissons la mobilisation et faisons du mois de février un mois de résistance. SEGUIREMOS ADELANTE ! Prisonniers de la guérilla ACTION DIRECTE Georges CIPRIANI Centrale dEnsisheim Nathalie MÉNIGON Centre de détention de Bapaume J.Marc ROUILLAN Centrale de Lannemezan Décembre 2006. |
| | Posté le 30-01-2007 à 07:09:01
| Vingt ans de prison, vingt ans de résistance ! Jeudi 1er février 2007 : Rassemblement de solidarité avec les militantEs d'Action directe. 1987-2007 : Les militants d'Action Directe résistent toujours, après vingt ans de prison. 1987-2007 : Ils sont aujourd'hui tous libérables, ayant accompli leurs peines incompressibles. 1987-2007 : Vingt années pendant lesquelles - après avoir été jugés par des tribunaux d'exception - ils ont subi des conditions d'incarcération particulièrement dures. 1987-2007 : L'État s'acharne à exiger d'eux qu'ils se « repentent ». février 1987-février 2007 : Faisons de ce mois anniversaire un mois d'actions pour imposer la libération de nos camarades. Pour dire notre refus du chantage "reniement contre libération". Pour arrêter la machine à détruire et arracher les militantEs d'Action Directe à l'enfermement. Toutes et tous au rassemblement de protestation et de solidarité! le jeudi 1er février 2007 de 18h à 19h devant la direction de l'Administration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville) Collectif Nlpf ! --------------------- nlpf@samizdat.net http://nlpf.samizdat.net Abonnez-vous à notre lettre d'info : http://listes.samizdat.net/wws/subrequest/nlpf-infos Informations sur cette liste:http://listes.samizdat.net/sympa/info/nlpf-infos Archives : http://listes.samizdat.net/sympa/arc/nlpf-infos
Message édité le 30-01-2007 à 07:11:20 par oppong |
| | Posté le 28-02-2007 à 21:57:30
| « AD : 20 ANS D'EMPRISONNEMENT, 20 ANS DE RÉSISTANCE, 20 ANS DE COMBATS » 1er mars 2006 - 1er mars 2007 : HONNEUR A JOËLLE AUBRON ! RASSEMBLEMENT : Jeudi 1er mars, de 18 à 19 h, devant la direction de l'Administration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, Paris 4e, métro L1/L11 : Hôtel-de-Ville) MEETING : Vendredi 2 mars, 19 h, au FIAP, 30 rue Cabanis, Paris 14e (métro L6 : Glacière) (Programme sur http://nlpf.samizdat.net/spip.php?article180) _______________________________ Un texte de Nathalie Ménigon : 20 ANS YA BASTA ! OUI, BIEN SÛR ! Cependant, lEtat sen moque ; sa vengeance, il la veut par un repentir et nos têtes baissées ! Ce quil naura jamais. Mais, il a un autre plan : celui de nous tuer à petit feu dans ses geôles infâmes. Pour cela, il a créé un deuxième outil : ses cours spéciales -institutions étatico-civiles - qui sauront lui obéir avec la plus grande servilité. A nos demandes de conditionnelle claquera un NON !, sans aucune explication crédible. Car, si pour nous la solidarité est une arme, pour lEtat cest le mensonge qui en est une. Dailleurs, le prétexte fallacieux est déjà avancé par voie médiatique : nos dossiers de conditionnelle seraient ni sérieux, ni solides. Ce qui est totalement faux ! Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par lorganisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à lordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusquà ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance. Nous ne sommes pas les seul-e-s à porter ces idées vers lavant pour une société future par le passage du socialisme réel au Communisme de paix et de fraternité-sorellité ; un Communisme anti-impérialiste, pour la naissance dun monde de travailleurs pour le bien-être de chacun-e et non dans le seul but de « gagner sa vie », mais bien pour construire une civilisation pour lHumanité Unie, et dans un lien respectueux de la Terre sera enfin possible. Le racisme saffaiblira jusquà son extinction pour sauver la Planète et par une unification des peuples, afin den finir avec la famine et la dichotomie entre pays dits pauvres et dits riches. Depuis la nuit des temps, Homo sapiens sapiens, les peuples sont nomades. Cest là une raison suffisante pour que tout pays accueille sur « son » sol des émigrants, des femmes, des hommes et des enfants porteurs de leur histoire culturelle. Il ny a pas de nomades légaux ou illégaux, il ny a que des êtres humains qui désirent Vivre Libres. Ne laissons aucune justice prendre le pas sur nos consciences de femmes et dhommes, libres militants. Pour que le chemin devienne la peinture de nos volontés révolutionnaires, agissons Ensemble pour vaincre ! Tout cela pour empêcher le génocide de lHumanité et la destruction de la planète. Pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires dAction Directe, basques, corses et anti-fascistes, ainsi que les bretons solidaires. Et la libération du militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah. Nathalie Ménigon, militante communiste emprisonnée dAction directe 21.02.2007 |
| | Posté le 02-03-2007 à 00:06:02
| Saint-Etienne: le tribunal tagué par des sympathisants d'Action Directe ST-ETIENNE, 27 fév 2007 (AFP) - La façade du Palais de Justice de Saint-Etienne a été taguée par des sympathisants d'Action Directe, demandant la libération des membres du groupe incarcérés depuis 20 ans, a constaté mardi un journaliste de l'AFP. "Feu au tribunal", "20 ans ça suffit", "liberté pour Action Directe", pouvait-on lire sur la façade, avant que les inscriptions ne soient effacées. Les inscriptions ont été découvertes lundi, au surlendemain d'une distribution dans les rues de la ville de tracts demandant la libération des trois membres du groupe terroriste encore en vie (Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon et Georges Cipriani), précise-t-on de sources policière et judiciaire. "Le Palais de justice de Saint-Etienne a vraisemblablement été visé parce que le garde des Sceaux, Pascal Clément, est élu dans ce département", commente une source judiciaire. A la suite de ce nouvel incident, le président du Tribunal de grande instance de Saint-Etienne a renouvelé auprès de la municipalité une demande d'installation de caméras de vidéo-surveillance supplémentaires devant l'entrée du Palais de Justice, a-t-on appris auprès du parquet de Saint-Etienne. |
| | Paria | | Les masses font et peuvent tout ! | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 562 messages postés |
| Posté le 18-04-2007 à 22:39:53
| Communiqué commun :
PEINE DE MORT EN PRISON = CRIME DÉTAT ! LIBÉREZ GEORGES ABDALLAH ! Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984, a été hospitalisé durgence en soins intensifs mardi 3 avril. Son avocat, ayant appris la gravité de sa maladie (un pneumothorax), a décidé daller rapidement le voir à lhôpital. Il lui faudra batailler avec ladministration pour obtenir lautorisation de rencontrer son client. Georges Abdallah na pas de famille en France qui puisse lui rendre visite. Georges Abdallah a fini de purger la période de sûreté assortie à sa peine et est donc légalement libérable depuis 1999. En novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de Pau autorisait sa libération. Sur ordre du ministre de la Justice de l'époque, Dominique Perben, le procureur général faisait appel de cette décision. La juridiction nationale de libération conditionnelle rendait son verdict le 15 janvier 2004, décidant le maintien en prison de Georges Ibrahim Abdallah. Depuis, chaque demande de libération est systématiquement rejetée. Il est manifeste que les décisions prises par la justice française dans ce dossier sont de nature exclusivement politique A lapproche du quart de siècle demprisonnement de Georges Ibrahim Abdallah, quest-ce qui peut justifier son maintien en détention ? Rien
si ce nest la volonté de plaire aux sionistes et aux impérialistes étatsuniens. « Peine de mort en prison : crime dÉtat ! ». Ce slogan, répété inlassablement le premier jeudi de chaque mois devant la direction de lAdministration pénitentiaire à Paris, lors des rassemblements demandant la libération des militants dAction directe, nest que le constat dune sinistre réalité. Joëlle Aubron est ainsi décédée le 1er mars 2006, après plus de 17 ans dincarcération, dun cancer trop tardivement soigné. Lors de sa détention, elle a subi une hospitalisation quasi clandestine sans que sa famille ne soit informée, attachée par des menottes au lit dhôpital. Alors que le pronostic vital était probablement déjà engagé, une première demande de suspension de peine au titre de la loi Kouchner lui fut refusée. Il fallut une forte mobilisation extérieure (avec notamment loccupation du siège de lOrdre des médecins) et malheureusement un état de santé se détériorant, pour quenfin la suspension de peine lui soit accordée. Quelques semaines avant son décès, Pascal Clément, ministre de la justice osait déclarer : « Quand j'entends que d'anciens terroristes non repentis font leurs courses sur les marchés, alors qu'ils étaient, disait-on, à l'article de la mort..., cela m'est insupportable. » A propos de lapplication de la loi Kouchner, il ajoutait : « Pour moi, cela concerne avant tout les personnes dont l'espérance de vie ne dépasse pas quelques semaines. » La mort de Joëlle Aubron a-t-elle assouvi le désir de vengeance de ces commis de lÉtat ? Non ! Nathalie Ménigon, emprisonnée depuis plus de vingt ans, a été victime de plusieurs accidents vasculaires cérébraux. Deux, trois ? Nul ne sait. La « médecine » carcérale na jamais su se prononcer. Pour Joëlle Aubron, cest un médecin légiste qui avait été nommé expert pour statuer sur la gravité de son cancer ! Quoi quil en soit, pour la justice Nathalie Ménigon est trop handicapée pour travailler et donc pour bénéficier dune libération conditionnelle et pas assez handicapée pour bénéficier dune suspension de peine. Pour lÉtat, prison à perpétuité signifie prison jusquà ce que mort sensuive. Lacharnement de lÉtat contre les prisonniers révolutionnaires est insupportable, comme est insupportable son indifférence criminelle pour les prisonniers malades, comme est insupportable la violence de sa vengeance à lencontre des longues peines. Les dictatures fascistes répriment violemment à visage découvert. Les démocraties bourgeoises, elles, se camouflent derrière un soi-disant respect des droits de lhomme. Mais leur toute-puissance au service de leur haine est sans retenue contre ceux qui sattaquent à leur ordre. Action directe justifiait ses actions en affirmant quil ne fallait pas laisser le monopole de la violence à lÉtat. Aujourdhui lÉtat vainqueur, pour un temps, se venge à perpétuité contre les prisonniers révolutionnaires. Ne laissons pas faire ! Sans relâche, nous devons dénoncer ce crime dÉtat quest la nouvelle peine de mort lente en prison pour les condamnés à perpétuité et agir pour que cesse cette infamie. Paris, le 11 avril 2007 Collectif « Ne laissons pas faire ! » (nlpf@samizdat.net) Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (liberonsgeorges@no-log.org) |
| | Posté le 27-04-2007 à 19:21:15
| De la misère en milieu judiciaire 25 avril 2007, communiqué collectif Nlpf ! Est-ce un mauvais gag, de lincompétence, de lacharnement, ou les trois à la fois ? Le Tribunal dapplication des peines de Paris (juridiction spéciale) devait aujourdhui, 25 avril, rendre son jugement sur la demande de libération conditionnelle de Nathalie Ménigon, examinée le 2 avril dernier. Mais ce tribunal a choisi de différer le prononcé de sa décision au 10 mai, soit juste après le deuxième tour de lélection présidentielle, le jugement nayant pu être rédigé, officiellement « pour des raisons matérielles ». Cette procédure insolite nous laisse perplexes : - Létat de la justice en France est-il si dégradé que même sagissant dun dossier aussi sensible que celui de la demande de liberté conditionnelle dune militante dAction directe emprisonnée depuis 20 ans, elle nait pas les moyens de rédiger les attendus de la délibération ? - Sagit-il dune manuvre dilatoire visant à prolonger la peine en repoussant après les vacances judiciaires de lété une décision de la cours dappel, qui au vu du dossier devrait logiquement prononcer une mise en liberté conditionnelle, comme ce fut le cas pour Philippe Bidard ? - Le juge de cette cours spéciale « compétente en matière de terrorisme » est-il si peu indépendant du pouvoir politique quil attend les ordres de ses éventuels nouveaux maîtres ? Mais rien ne saurait nous étonner au regard de larbitraire auquel ont du faire face les militantes et militants dAction directe dès le premier jour de leur détention. Les demandes de suspension de peine pour raisons médicales déposées pour Nathalie ont jusquà ce jours, toutes été rejetées. Il aura fallu occuper lordre des médecins pour que Joëlle Aubron atteinte dun cancer du cerveau puisse terminer ses jours dehors. Nathalie détient le triste record dêtre la prisonnière politique ayant subi la plus longue détention ; même nos glorieuses ancêtres communardes navaient subi une telle répression. Louise Michel fut amnistiée après 9 années de déportation sans quaucun repentir ne lui soit exigé. Depuis leur arrestation, les prisonniers politiques dAction Directe subissent des conditions dexception : isolement prolongé, censure politique, et cours spéciales. La dernière trouvaille en date est la nomination dun super Juge dApplication des Peines qui gère les dossiers politiques. Nommé par Pascal Clément, sa seule raison dexister est de sopposer à toute demande de mise en liberté des prisonniers politiques non repentis, et cela, en dépit de la solidité des demandes déposées par les avocats. Philippe Bidard militant dIparretarak récemment libéré par la cours dappel avait subi le premier un refus de cette juridiction spéciale. Le dossier présenté par Nathalie Ménigon est parfaitement solide et répond à toutes les garanties exigées, y compris la non opposition des familles Besse et Audran a une libération, mais rien ny fait ! Nathalie et ses camarades sont en danger. Létat et ses laquais cherchent par tous les moyens à les briser depuis 20 ans, que ce soit au moyen dun isolement destructeur au plan physique et psychologique, ou dun chantage au repentir digne de linquisition ! Mais ils résistent toujours et ne renient pas leur engagement. Tous ceux qui se prétendent attachés à des valeurs "progressistes" doivent renforcer la mobilisation pour exiger sans plus attendre la libération des militant e s dAction Directe, car ne rien faire, serait accepter lapplication dun crime détat, la peine de mort en prison. Libération des militant-e-s dAction Directe ! Dissolution de la nouvelle cours de sûreté de létat ! Manifestons le 10 Mai pour exiger la mise en liberté de Nathalie ! Ne Laissons Pas Faire
* * * * * * * * * * Chers toutes et tous de la liste d'info, Nous venons de mettre en ligne une nouvelle presentation du site Nlpf. Cette nouvelle version, que nous esperons plus lisible que la precedente, a ete concue avec un souci de legerete permettant la consultation du site a l'aide de connections faible debit. Le site est optimise pour Firefox sous Linux. Merci de nous signaler tout probleme d'affichage en precisant la nature de votre systeme d'exploitation et de votre navigateur. A bientot dans la rue, dans les luttes Ouaibprolo Nlpf! 20 ans de trop, 20 ans BASTA! Signez la petition en ligne pour la liberation immediate des prisonniers dAction directe. Abonnez vous a la newsletter Nlpf! http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos Pour etre tenu au courant des initiatives : http://nlpf.samizdat.net http://www.action-directe.net |
| | Posté le 27-04-2007 à 19:23:25
| Rappel: Ecrire aux militants dAction directe incarcérés ! mercredi 11 avril 2007, par NLPF Georges Cipriani 4364/1239 MC Ensisheim 49, rue de la 1ère armée, 68190 Ensisheim Nathalie Ménigon 2173 J CD Bapaume Chemin des Anzacs, 62451 Bapaume cedex Jean-Marc Rouillan 1829 MC Lannemezan 204 rue des saligues, BP 166, 65300 Lannemezan. Régis Schleicher 9897 CP Clairvaux 10310 Ville-sous-la-Ferté |
| | Posté le 02-05-2007 à 22:41:51
| Rassemblement jeudi 10 mai 2007 - Paris, siège de lAP mercredi 2 mai 2007, par NLPF Le jugement de la demande de liberté de Nathalie Ménigon sera rendu le jeudi 10 mai 2007. Nous avons donc décidé de déplacer exceptionnellement notre rassemblement mensuel devant le siège de ladministration pénitentiaire du 1er au second jeudi du mois de mai. - Rassemblement pour la libération des militant-e-s dAD jeudi 10 mai, 18h00 - 19h00 devant la direction de lAdministration pénitentiaire (carrefour rue de la Verrerie-rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville). Collectif "Ne laissons pas faire !" |
| | Posté le 14-05-2007 à 21:49:01
| NATHALIE MÉNIGON [QUITTERA] AURAIT DÛ QUITTER LA PRISON DE BAPAUME LE 22 MAI jeudi 10 mai 2007, par NLPF, Collectif Libérez-les (59-62) -------------------------------------------------------------------------------- Dernière minute : Nous apprenons que le Parquet fait appel de la décision de semi-liberté pour Nathalie Ménigon. Nathalie ne quittera donc pas la prison de Bapaume le 22 mai. Lacharnement de lÉtat à lencontre des militant-e-s dAction Directe se révèle dans toute sa dimension revancharde avec cette prolongation de deux mois de la détention de Nathalie Ménigon. Quand la torture morale sajoute à la peine...Comme le disait Joëlle Aubron : "LÉtat nous aime..., mais il a lamour vache !". -------------------------------------------------------------------------------- Après avoir tergiversé pendant plus dun mois, la cour spéciale présidée par le juge dapplication des peines ayant compétence pour les dossiers dits "terroristes" vient, aujourdhui jeudi 10 mai 2007, de décider que Nathalie Ménigon, militante dAction Directe, quittera le centre de détention de Bapaume le 22 mai. Cette décision intervient après vingt années de prison pendant lesquelles, après avoir été jugée par des tribunaux dexception, Nathalie a subi des conditions dincarcération particulièrement dures. Nathalie souffre en outre des séquelles des accidents vasculaires cérébraux subis en prison et pour lesquels elle na pas reçu les soins adéquats. Mais ces vingt années demprisonnement ont aussi été vingt années de résistance, vingt années de combats. Vingt années pendant lesquelles, en dépit du chantage au reniement, Nathalie Ménigon na jamais accepté de trahir son engagement et son identité de militante. La décision daujourdhui est donc une victoire du courage politique contre lacharnement de lÉtat, elle est aussi celle de la solidarité avec les prisonniers dAction Directe, un mouvement qui a connu ces derniers temps un élargissement remarquable, avec le dépôt dune pétition de plus de 6500 signataires exigeant leur libération. Néanmoins, dans cette période marquée par la multiplication des lois répressives, nous devons prendre acte des conditions très dures imposées par la décision des juges : * Il sagit non pas dune libération, mais dun aménagement de peine, qui ouvre sur une possibilité de libération conditionnelle dans un an (le délai minimum dans ce cas). * Nathalie sera transférée le 22 mai par lAdministration pénitentiaire à la prison la plus proche de son lieu de travail et, du lundi au vendredi, elle réintégrera chaque soir sa cellule ; lhoraire de retour sera à respecter impérativement, sinon elle sera considérée comme évadée. Nathalie sera obligée de demander une permission pour toute demande de sortie pendant le week-end. * Nathalie devra respecter une interdiction absolue de toute expression publique (orale, presse, livre...). Cette condition supprimera donc les possibilités de sexprimer dont elle pouvait encore paradoxalement user jusquà maintenant, notamment en soutien à ses camarades emprisonnés. Ces restrictions, difficiles à admettre, à ce qui nest pas encore une vraie liberté - et le Parquet risque de faire appel de cette décision - nous imposent le devoir de continuer à agir en solidarité avec Nathalie Ménigon. Et nous continuerons à mobiliser pour la libération des autres camarades dAction Directe, dont les dossiers de conditionnelle justifient tout autant que pour Nathalie une libération devenue aujourdhui une exigence incontestable. Le 10 mai 2007, 12h00 Comité "Libérez-les !" - http://www.liberez-les.info - liberez.les@gmail.com Collectif "Ne laissons pas faire !" - http://nlpf.samizdat.net - nlpf@samizdat.net Tract PDF disponible à cette adresse http://nlpf.samizdat.net/spip.php?article199
* * * * * * * * * * Bapaume, rassemblement 19 mai à 15H00 vendredi 11 mai 2007, par Collectif Libérez-les (59-62) Pour les raisons que vous comprenez, le rassemblement prévu le samedi 26 mai à Bapaume est avancé au 19 mai RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 19 MAI A 15H00 DEVANT LES PORTES DE LA PRISON DE BAPAUME (sortie Bapaume Autoroute A1 Paris-Lille) SOYONS TRES NOMBREUX CONTRE LA BARBARIE REVANCHARDE et POUR SOUTENIR NATHALIE MENIGON COLERE ET ESPOIR Comite « Liberez-les ! »
* * * * * * * * * * Forum nouvel obs "Le sort des détenus dAction directe" lundi 14 mai 2007, par NLPF Lundi 14 mai 2007 de 11h à 13h, le site du nouvel obs a invité le collectif Nlpf ! à animer un forum sur le sort des détenus dAD. Invitation à laquelle sest rendu lun dentre-nous. Notons la forte participation dinternautes "hostiles", ce qui navait pas été le cas lors du précédent forum sur le sujet. Un effet de la Sarkozite ambiante ou une mobilisation ponctuelle des amis de la repression sans fin et de la mort lente en prison ? Accès au forum |
| | Posté le 04-06-2007 à 13:22:14
| Agenda juin 2007 dimanche 3 juin 2007, par NLPF Le 28 juin 2007 à 13H30, Nathalie Ménigon comparaîtra en appel pour sa demande de libération conditionnelle. La décision sera rendue avant le 10 juillet. Mobilisons-nous pour que la porte qui vient de sentrouvrir ne se referme pas, ces prochains jours sont décisifs ! Jeudi 7 juin 2007 Paris, 18h00 Rassemblement devant la direction de lAdministration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville. Vendredi 22 juin 2007 Paris, 20h00 Meeting pour la libération de Nathalie Ménigon et des prisonniers dAction directe le vendredi 22 juin. Salle Bruxelles au FIAP, 30 rue Cabanis 75014, Métro Glacière. Samedi 23 juin 2007 Bapaume, 15h00 Rassemblement devant la prison de Bapaume (Chemin des Anzacs). |
| | SMT | | Jeune Communiste | | 138 messages postés |
| Posté le 28-06-2007 à 11:13:09
| MANIFESTATION LE 28 JUIN devant la préfecture d' ARRAS "Libérez-les ! " Comité de soutien aux prisonniers-es et réfugiés-es politiques (59-62) 22 rue Nationale 62150 Rebreuve Ranchicourt Ci dessous le tract du comité qui sera diffusé jeudi 28 juin devant la préfecture d'ARRAS 7427 jours de prison ! ÇA SUFFIT ! Liberez nathalie menigon ! Arrêtée en février 1987, Nathalie MENIGON, membre de lorganisation révolutionnaire Action Directe (AD) a été jugée par la Cour Spéciale de Paris, qui la condamnée, avec quatre de ses camarades, à la prison à perpétuité assortie dun peine incompressible de 18 ans (1987-2005). Elle est donc libérable depuis février 2005, et elle doit bénéficier dune liberté conditionnelle. Elle peut aussi bénéficier de la loi dite Kouchner concernant les prisonniers dont la santé est incompatible avec la détention (Le serviteur zélé des nazis, Papon en a bénéficié, et il est mort libre). En effet, Nathalie MENIGON a subit deux accidents vasculaires cérébraux (AVC) qui lont fragilisé et rendu partiellement hémiplégique. Cest bien la preuve, que tous les refus de sortie, en conditionnelle ou pour raison de santé, étaient des refus politiques, et quaujourdhui, il nest plus possible à lEtat de dire quil ny a pas de prisonniers-es politiques dans le pays des droits de lhomme. Le 2 avril 2007, ce même tribunal spécial a examiné la nouvelle demande de liberté conditionnelle demandée par Nathalie et le 10 mai, il lui accordait une semi-liberté certes restrictive, mais qui était un pas vers la liberté conditionnelle complète. Notre joie et notre émotion de cette annonce fût de courte durée, puisquune heure plus tard, le Parquet général de Paris faisait appel de la décision du tribunal spécial. Pascal Clément dont le nom ne rime pas avec ladjectif clément, était passé par là, pour finir sa période de ministre de la justice par une vengeance. Nous rappelons dans chacun de nos tracts, que Pascal Clément de Fromentel (son véritable patronyme) a été lun des 5 députés à avoir voté en 1981 contre labolition de la peine de mort, présentée par Robert Badinter, promise par François Mitterrand et que Jacques Chirac a fait inscrire dans la Constitution Française avant de quitter son mandat en 2007 (il devait avoir un pré-sentiment sur un retour possible de cette pratique barbare qui ne règle rien). Ce jour à 13h30, Nathalie Ménigon, à Bapaume sera face, par visioconférence, aux Juges de la Cour dAppel de Paris qui examineront les requêtes présentées par la Parquet Général pour faire annuler le jugement du 10 mai, une semi-liberté restrictive : nuit et week-end en prison, pas dinterview, pas décrits, une formation obligatoire, et aucun retard, il serait considéré comme une évasion
avec une période dessai d une année. Nous sommes ici, face à ladministration la plus haute du département qui représente lEtat français, pour dire « ça suffit, assez dacharnement, assez de vengeance ! Joëlle AUBRON en a déjà été la 1ére victime ! » Libérez Nathalie MENIGON, 7427 jours de prisons, et près de 4000 en isolement, la note a été payée ! Nous disons à lEtat et à la Justice : « Laissez là libre et reprendre une vie normale, elle le mérite maintenant comme le méritent Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Régis Schleicher, membres dAD, Georges Ibrahim Abadallah du FARL libanais et tous les prisonniers politiques libérables mais toujours incarcérés. » Chaque 4éme samedi du mois, rassemblement à 15h00 devant la prison de Bapaume : prochain le 21 juillet !
-------------------- "Le danger de la tactique des communistes de gauche consistait en ce qu'elle menaçait de transformer le Parti, de dirigeant de la révolution prolétarienne, en un groupe de conspirateurs creux et inconsistants" JV.Staline. |
| | Posté le 16-07-2007 à 20:15:43
| Le 28 juin 2007 à 13H30, Nathalie Ménigon a comparu en appel pour sa demande de libération conditionnelle. La décision sera rendue le 19 juillet 2007. Mobilisons-nous pour que la porte qui vient de sentrouvrir ne se referme pas, ces prochains jours sont décisifs ! -------------------------------------------------------------------------------- Jeudi 19 juillet 2007 Jour du rendu de la décision ! Paris, 19h00 Réunion de mobilisation (CICP, 21-ter rue Voltaire, 75011, M° rue des Boulets ou Nation). Samedi 21 Juillet 2007 Bapaume, 15h00 14ème RASSEMBLEMENT MENSUEL DEVANT LES PORTES de la PRISON [Chemin des Anzacs, sortie Bapaume par autoroute A1 Paris-Lille] Pour exiger la liberté pour Nathalie MENIGON et tous les prisonniers politiques. Soyons Nombreux-es ! Ne laissons pas faire ! |
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