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 abolition du franc CFA

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Xuan
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   Posté le 20-06-2019 à 17:44:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

15 Etats d'Afrique de l'Ouest veulent remplacer le franc CFA par une monnaie unique dès 2020


https://www.bfmtv.com/economie/15-etats-d-afrique-de-l-ouest-veulentremplacer-le-franc-cfa-par-une-monnaie-unique-des-2020-1715403.html?fbclid=IwAR3aXFgDi2dARNljg5Q1-jENhBWvVpybgj83i0LyRms-V1kxwUcxDadEass#page/contribution/index
19/06/2019 à 11h31
Cedeao


La gestion de la monnaie unique devrait être confiée à une banque centrale fédérale et son taux de change devrait être flexible - Boureima Hama - AFP


15 Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) comptent remplacer le franc CFA et sept devises nationales par l'eco, une monnaie unique qui facilitera les échanges entre ces pays. Ce projet en discussion depuis des années devrait voir le jour en 2020.
Les pays d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se sont entendus pour adopter une monnaie unique dès 2020. Il restait à connaitre son nom. Ce sera l'eco, selon le magazine Jeune Afrique. Ce nom a fait consensus lors du comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone, qui s'est réuni lundi et mardi à Abidjan, rapporte le magazine.

Serpent de mer dont on parle depuis 30 ans, la monnaie unique de la Cédéao remplacerait le franc CFA et sept autres devises nationales, qui ne sont pas convertibles entre elles, ce qui ne facilite pas les échanges. La gestion de la monnaie unique devrait être confiée à une banque centrale fédérale et son taux de change devrait être flexible, selon le rapport adopté par le comité interministériel, cité par Jeune Afrique. Les conclusions de ce rapport seront soumises aux chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao lors de leur prochain sommet à Abuja le 29 juin.

Le Nigeria, qui s'était longtemps opposé à la création de cette monnaie unique, semble avoir levé ses réserves, a indiqué le ministre ivoirien de l'Economie et des Finances, Adama Koné. "Le Nigeria d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier" , a -t-il déclaré à des journalistes. Le Nigeria a exigé des pays de la zone franc une déconnexion du Trésor français, le franc CFA étant arrimé à l'euro.

Une opportunité pour les pays africains

Les grands argentiers ont insisté sur l'importance de renforcer la convergence macro-économique des 15 pays. "La convergence macro-économique est essentielle" . Le respect du calendrier de mise en oeuvre de la monnaie unique dépendra " des efforts" de chaque pays en la matière, a déclaré le président de la Commission de la Cédéao, l'Ivoirien Jean-Claude Brou. "Les performances en matière de convergence macro-économique sont une condition sine qua non" pour la monnaie unique, a insisté Adama Koné, ajoutant qu'il fallait "renforcer les mécanismes de surveillance multilatérale" . Une devise unique "va apporter beaucoup à nos économies. C'est une opportunité d'intégration qu'il faut saisir pour les pays africains, car les marchés sont (actuellement) fragmentés" . Il a indiqué que la croissance de la zone Cédéao était attendue à 3,4% en 2019, après 3% en 2018.

Créée en 1975, la Cédéao regroupe aujourd'hui 15 pays* totalisant 300 millions d'habitants, dont 180 millions pour le seul Nigeria, poids lourd démographique et économique de la zone, dont il représente environ 60% du PIB. De nombreux experts sont dubitatifs sur le calendrier annoncé du lancement de la monnaie unique de la Cédéao, en raison des énormes divergences économiques entre les 15 pays, et du chemin restant à parcourir pour une harmonisation.

"On est très loin de la réalité pratique d'une monnaie unique", a jugé un expert financier ouest-africain interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat. "Parler de la monnaie unique de la Cédéao présente un bénéfice politique immédiat: cela permet d'éteindre la polémique sur le franc CFA" , a-t-il ajouté. Le franc CFA fait l'objet d'une polémique récurrente entre ses défenseurs, qui soulignent sa stabilité, et ses détracteurs, qui l'accusent d'être une monnaie "néo-colonialiste" .

*A savoir : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte-d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

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   Posté le 20-06-2019 à 18:29:23   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Une nouvelle usine à gaz au profit de quel dominant?

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Xuan
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   Posté le 20-06-2019 à 18:37:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est un des derniers outils de pillage de l'Afrique qui tombe. Après on peut souhaiter qu'il perdure, c'est le souhait des colonialistes. Mais ils n'ont plus les moyens.


Edité le 20-06-2019 à 18:38:38 par Xuan




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   Posté le 21-06-2019 à 05:55:46   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Le franc CFA profitait aux entreprises françaises, un peu comme la langue française facilite la conclusion des contrats pour les dominants français.
Une fois le franc CFA sorti du jeu, quels pays vont prendre la place laissée vacante, l'Italie pour la Libye? qui pour les autres pays surement s'agiter pour en tirer profits?
Je n'imagine pas que ce soit Cuba et ses militaires qui soit le mieux placé.
Pour les africains, les menaces sont nombreuses compte tenu de la faiblesse de leurs industries et de leurs dépendances technologiques, conséquences du pillage des cerveaux qu'ils forment dans leurs écoles, universités et terminent leurs études dans les anciens pays colonisateurs, avant de s'y installer pour les meilleurs d'entre eux.
Xuan
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   Posté le 21-06-2019 à 08:09:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le temps des impérialistes occidentaux est passé.
Mais bien auparavant le colonialisme français agitait l'argument de la menace impérialiste étrangère pour rester en place. Il faut dire que certains révisionnistes dans le PCF reprenaient cet argument pour soutenir l'Algérie française.

L'histoire a montré que l'accession à l'indépendance constitue un atout contre toute autre agression étrangère.

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   Posté le 21-06-2019 à 10:13:26   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

pzorba75 a écrit :

Le franc CFA profitait aux entreprises françaises, un peu comme la langue française facilite la conclusion des contrats pour les dominants français.
Une fois le franc CFA sorti du jeu, quels pays vont prendre la place laissée vacante, l'Italie pour la Libye? qui pour les autres pays surement s'agiter pour en tirer profits?
Je n'imagine pas que ce soit Cuba et ses militaires qui soit le mieux placé.
Pour les africains, les menaces sont nombreuses compte tenu de la faiblesse de leurs industries et de leurs dépendances technologiques, conséquences du pillage des cerveaux qu'ils forment dans leurs écoles, universités et terminent leurs études dans les anciens pays colonisateurs, avant de s'y installer pour les meilleurs d'entre eux.
la Libye n a pas comme monnaie le franc CFA,de plus,l impérialisme italien y est en déclin,il s appuie sur le gouvernement de Tripoli,qui va bientôt tomber aux mains d Haftar,soutenu par les pays occidentaux excepté l Italie,et est encouragé en sous main par la Russie.

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marquetalia
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   Posté le 21-06-2019 à 10:44:11   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il restera sept pays africains "indépendants"à être dominés économiquement par la France :le Tchad,le Cameroun,la Centrafrique,la Guinée Équatoriale,le Gabon,le Congo,ainsi que les Comores.que faire pour libérer ces peuples de la tutelle néocoloniale?


Edité le 21-06-2019 à 12:43:43 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 23-06-2019 à 18:06:02   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La Chine Populaire est elle en train de soustraire ces pays à la domination française ?

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Xuan
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   Posté le 24-06-2019 à 00:20:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est une initiative propre à ces pays

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   Posté le 11-10-2019 à 23:13:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia a écrit :

La Chine Populaire est elle en train de soustraire ces pays à la domination française ?


Evidemment, parce que si les échanges africains transitent par cette monnaie, cela impacte leurs échanges à l'extérieur de la zone, et donc vers la Chine.

Un article du Monde en 2017 était parti en guerre contre la notion d' impôt colonial en affirmant qu'il s'agissait d'une fake news, mais en démontrant que les sommes prélevées constituent bien un trésor, inutilisable en l'état, mais dont la valeur génére bien un profit sous la forme de soumission économique.
En fait le Monde joue sur les mots et si le Decodex juge ce canard fiable , nous savons ce qu'il vaut.
je souligne certains paragraphes.
D'une part certains pays sont bien soumis à un "impôt colonial", d'autre part les autres sont contraints par l'appartenance à la zone CFA de l'imiter l'inflation dans leur pays exactement comme les pays européens vis à vis de l'euro, et ne maîtrisent donc pas leur monnaie.
Cette situation de contrainte implique un ensemble de rapports non dits générant des profits.
Sous prétexte de "combattre l'inflation", le franc CFA freine le développement industriel de ces pays et les place dans une position de subordination économique.
Une inflation trop basse pour des pays à forte croissance joue un rôle négatif en freinant les investissements et un euro fort pénalise les exportations vers des destinations autres que l'Europe.
Ceci va exactement à l'encontre de la politique économique chinoise visant l'investissement productif en Afrique, et à l'encontre de la route de la soie.





Confusions autour d’un « impôt colonial » et du franc CFA


De nombreux articles en ligne relaient l’existence d’un « impôt colonial » exigé par la France sur les réserves financières de 14 pays africains. Décryptage.
Par Simon Auffret Publié le 22 février 2017 à 17h51 - Mis à jour le 23 février 2017 à 10h30
Une vidéo publiée le 1er novembre 2016, vue plus de 1,5 million de fois sur Facebook et attribuée à la chaîne de télévision Vox Africa rapporte l’existence d’un « impôt colonial » français en Afrique :

« Vous ne le saviez peut-être pas, mais aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance. (…) Quatorze pays africains sont obligés par la France à travers le pacte colonial de mettre 85 % de leur réserve à la Banque centrale de France. A savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée-Equatoriale et le Gabon. »

Les informations sur cet impôt semblent provenir d’un premier article publié en janvier 2014 par le site anglophone Silicon Africa – rédigé par Mawuna Koutonin, par ailleurs auteur d’une tribune dans le journal anglais The Guardian en 2015. Régulièrement repris par de nombreux blogs ou des sites comme Mondialisation.ca (jugé non fiable dans le Décodex) ou Afrikmag, l’article mentionne une « dette coloniale sur les bénéfices de la colonisation française » , même si son auteur concède avoir « à trouver plus de détails » sur les modalités du remboursement de cette dette.

Dans le paragraphe suivant cette mention, Mawuna Koutonin aborde la « confiscation automatique des réserves nationales » de ces pays par la France et donne alors des informations identiques à celles reprises deux ans plus tard dans la vidéo attribuée à Vox Africa. « Les pays africains doivent mettre en dépôt leur réserve monétaire nationale à la Banque centrale française » , explique le texte.

POURQUOI C’EST FAUX
C’est la confusion entre l’évocation de cette « mise en dépôt » et d’un « impôt colonial » dans le même article qui semble être à l’origine de ces rumeurs.

L’existence d’une telle taxe n’a jamais été avérée : l’imposition d’un Etat par un autre est interdite par le droit international. En revanche, il peut s’agir de sanctions financières, qui peuvent consister en des gels d’avoirs ou en interdiction de mise à disposition de fonds, et non en un impôt. Concernant celles mises en place par la France – le plus souvent en accord avec l’Union européenne ou les Nations unies et sans lien avec la colonisation –, seules la Guinée-Bissau et la République centrafricaine apparaissent dans la liste des pays qui seraient concernés par cet « impôt colonial » .

Cependant, la régulation du franc CFA dans les quatorze pays africains cités – ainsi que du franc comorien dans l’archipel des Comores – occasionne bien la mise en dépôt d’une partie de leurs réserves de changes à la Banque de France.

Ancien « franc des colonies africaines françaises »
La progressive indépendance des colonies françaises en Afrique, entre 1954 et 1962, n’a pas remis en cause le système monétaire en place jusqu’alors : la « zone franc » instituée au début de la seconde guerre mondiale a continué à fonctionner malgré l’autonomie des gouvernements africains. Le franc CFA – d’abord intitulé « franc des colonies africaines françaises » est depuis régi par quatre règles formalisées dans deux traités signés par ces quatorze pays et la France en 1959 et 1962 :

> la France garantit la convertibilité illimitée du franc CFA et du franc comorien vers toute monnaie étrangère ;
> le taux de parité avec la monnaie française – d’abord le franc, puis l’euro – est fixe ;
> les transferts de capitaux à l’intérieur de la zone monétaire sont libres et gratuits ;
> en contrepartie de ces trois premiers principes, 50 % des réserves de change des pays de la zone monétaire en franc CFA et 65 % des réserves du franc comorien sont déposés sur un compte d’opération de la Banque de France, à Paris.

L’Etat français ne fait pas usage des fonds déposés à la Banque de France. Ce système permet une forte confiance dans la stabilité de la monnaie africaine – pour les investisseurs, l’appui de l’euro est considéré comme une garantie monétaire. La gratuité des transferts facilite, en théorie, des échanges commerciaux plus nombreux dans les pays de la zone.

Cependant, la parité fixe avec l’euro soumet les Banques centrales du franc CFA à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), rassemblant les quatorze pays utilisant le franc CFA, sont contraintes de limiter l’inflation à moins de 2 % pour la UEMOA et 3 % et pour la Cemac, subissant les conséquences d’une monnaie forte, parfois peu adaptée au contexte régional et limitant l’investissement public.

« Cette stabilité monétaire aurait pu permettre de faire des réformes structurelles, expliquait au Monde l’ancien ministre togolais Kako Nubukpo, en septembre 2016. Ce n’est pas ce qui s’est produit. »

Lire aussi « Il faut sortir de l’omerta sur le franc CFA »

Les réserves de franc CFA à la Banque de France sont estimées à près de 10 milliards d’euros – 4,6 milliards pour la Cemac en janvier 2016 et 5,1 milliards pour l’UEMOA en décembre 2015. Pour les détracteurs du franc CFA, l’utilisation de ces réserves pourrait financer une partie du développement des pays africains concernés.

Symboliquement, le fort lien avec la Banque de France et la marge de manœuvre monétaire réduite des pays africains placent le sujet au centre des débats sur les liens à maintenir avec Paris. Le franc CFA est la seule monnaie héritée d’un système colonial encore en vigueur dans le monde – les billets sont d’ailleurs imprimés dans deux usines françaises avant d’être utilisés dans ces pays.

Lire aussi Pour Paris, l’avenir du franc CFA est d’abord une question africaine

Le débat autour du franc CFA est donc différent d’un « impôt colonial » mis en place par la France dans ses anciennes colonies africaines. A travers l’UEMOA et la Cemac, ces pays sont libres de rompre le lien monétaire avec la France, pour organiser leur propre zone monétaire. « La France garantit la stabilité du franc CFA. Ce n’est pas sa monnaie, elle dépend de la volonté des Africains » , déclarait le 30 septembre Michel Sapin, ministre français de l’économie et des finances, devant les ministres des finances de la zone franc.


Edité le 11-10-2019 à 23:37:06 par Xuan




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   Posté le 11-10-2019 à 23:24:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Dans tous les cas la zone CFA est menacée de disparition et il faut croire que ce "non impôt" doit bien rapporter autre chose que le droit de garder les économies des autres au chaud, puisque l'impérialisme français cherche une échappatoire en promettant de réformer le franc CFA.
Que Le Maire donne l'exemple de l'euro, au moment où les disparités en Europe éclatent au grand jour à cause de la domination des uns sur les autres, donne aussi une idée des méfaits du franc CFA.
Les pays africains n'ont pas besoin du franc CFA pour établir une monnaie commune et de surcroît indépendante. Il seront alors également protégés de l'impérialisme français.


La France est ouverte à une «réforme ambitieuse» du franc CFA

11 oct. 2019, 19:31
https://francais.rt.com/economie/66772-france-est-ouverte-reforme-ambitieuse-du-franc-cfa
PIERMONT Source: AFP

Le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré que la France était prête à réformer le franc CFA si les Etats membres le souhaitaient. Une déclaration qui intervient alors que les huit pays de la Cédéao qui l'utilisent devraient l'abandonner.

«Nous sommes ouverts, avec le président de la République, à une réforme ambitieuse de la zone franc» : a fait savoir ce 11 octobre le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, au terme d'une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des pays membres du franc CFA.

Lire aussi
Huit pays d'Afrique de l'Ouest en passe d'abandonner le franc CFA pour adopter l'«Eco»

«Nous sommes disponibles et nous sommes prêts. Ensuite, c'est aux Etats membres de décider ce qu'ils souhaitent. C'est à eux et à eux seuls» , a-t-il souligné, affirmant entendre «les attentes des Etats et des peuples» sur la réforme du franc CFA, en vigueur dans 15 pays africains répartis en trois zones.

Bruno Le Maire a tenu à longuement énumérer les mérites de cette devise, alors que les pays d'Afrique de l'Ouest (dont huit sur 15 utilisent le franc CFA) ont fait part de leur intention de créer une monnaie commune, l'«Eco», dès l'année prochaine. «La zone franc est un espace de stabilité et de prospérité» , a-t-il ainsi justifié, soutenant qu'elle permettait «à tous les Etats membres de travailler ensemble, d'être solidaires, de faire converger davantage les économies» .

Etre ensemble, ça protège ! C'est vrai pour les Etats de la zone franc et c'est vrai pour les Etats de la zone euro
«Etre ensemble, ça protège ! C'est vrai pour les Etats de la zone franc et c'est vrai pour les Etats de la zone euro» , a-t-il encore martelé. Autre point sur lequel il a insisté, la stabilité des taux de change pour la zone franc, qualifiée d'acquis «fondamental» , à «un moment où l'on voit resurgir le risque d'une guerre des monnaies et des changes» . Une mise en garde qu'il faut bien entendu lire à l'aune de l'annonce faite fin juin par les 15 pays de la Cédéao sur la création de leur monnaie commune. Pour huit d'entre eux, cela signifie abandonner le franc CFA qu'ils utilisent depuis des décennies.

Etabli en 1945, une quinzaine d'année avant l'indépendance des colonies françaises, la valeur du franc CFA est aujourd'hui indexée sur l'euro ce qui maintient les économies africaines dans la dépendance de la politique monétaire européenne, une situation régulièrement taxée de «néo-colonialisme». Les Etats africains doivent par ailleurs déposer 50% de leurs réserves en France. En contrepartie, leur convertibilité illimitée avec l'euro leur donne une crédibilité internationale.

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   Posté le 12-10-2019 à 23:57:04   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La carte omet Djibouti, où le franc CFA est aussi en vigueur.

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