| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 01-11-2013 à 18:46:32
| Le gouvernement socialiste recule une nouvelle fois face à une fronde des petits patrons bretons coiffés de bonnets rouges, que la CGT Bretagne dénonce légitimement comme des exploiteurs. Cependant on ne peut pas s'empêcher de voir à travers ces événements la manifestation de contradictions entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire d'un côté et les PME de l'autre. D'autre part cette taxe mise en route par Borloo et Cie a visiblement alléché d'autres intérêts. Ci-dessous un article de Médiapart communiqué par un militant du "réseau faire vivre et renforcer le pcf", suivi de la déclaration CGT Bretagne.
______________ Le Roman noir de l'écotaxe Orange Martine, Médiapart du 01 novembre 2013 Un contrat léonin souscrit au détriment des intérêts de lÉtat, des soupçons de favoritisme et de corruption, la menace d'un montant faramineux de 800 millions d'euros à verser en cas d'annulation, une taxe qui ne répond pas aux objectifs de fiscalité écologique... La mise en place de lécotaxe en France tourne au scandale dÉtat. Qui a signé le contrat de lécotaxe ? Au lendemain de lannonce de la suspension de la taxe sur les transports de poids lourds annoncés par Jean-Marc Ayrault, la pression politique monte au fur et à mesure que le gouvernement révèle les termes du contrat de partenariat public-privé dans lequel il se retrouve piégé. LÉtat devrait verser 800 millions deuros de dédit à la société privée Ecomouv, chargée de la mise en place de cette taxe, si jamais il revenait sur sa décision de limplanter dans les conditions arrêtées par le contrat. 800 millions deuros ! La somme a sidéré lensemble des Français. « Il ny a pas un scandale de l écotaxe, il y a un scandale Ecomouv », a dénoncé Joël Giraud, député radical de gauche lors de la séance des questions dactualité. Le sénateur PS François Rebsamen demande une commission denquête parlementaire pour mettre au clair les conditions d'attribution de ce partenariat public-privé. Il avoue avoir des « doutes sur la création de cette société censée collecter lécotaxe ». Jusqualors déterminée à utiliser sur tous les tons politiques le thème du ras-le-bol fiscal, prête à dauber sur le énième recul du gouvernement, la droite se tient silencieuse. Cest elle qui a imaginé, porté, choisi les modalités de la mise en uvre de lécotaxe, accepté les termes de la société Ecomouv. Même si le contrat a été officiellement signé le 20 octobre 2011 par le directeur des infrastructures, Daniel Bursaux, la signature a été précédée dun accord écrit de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de lenvironnement, Valérie Pécresse, ministre du budget, François Baroin, ministre de léconomie et des finances. Mais, brusquement, les uns et les autres se dégagent de toute responsabilité. Tout semble sêtre passé ailleurs, sans eux. « Nathalie Kosciusko-Morizet a bien signé. Mais elle ne sen est pas occupée. Tout était déjà bouclé », assure sa porte-parole, éludant la question de savoir si elle aurait pu remettre en cause le projet. « Moi, je nai rien signé. Le seul texte que jai approuvé est le décret pour lapplication de lécotaxe, le 6 mai 2012 (le jour même du second tour de lélection présidentielle - ndlr) », semble presque se féliciter Thierry Mariani, alors ministre des transports et normalement chargé de la gestion du dossier. Lui aussi dit quil navait aucun pouvoir de modifier les choses, « tout avait été arrêté avant ». Tous les regards se tournent vers Jean-Louis Borloo, qui a occupé auparavant le poste de ministre de lenvironnement. Cest lui qui a lancé lécotaxe, seul résultat tangible du Grenelle de lenvironnement. Très bavard au lendemain de la révolte bretonne, critiquant la mauvaise gestion gouvernementale, lancien ministre de lenvironnement se tait désormais. Il na pas retourné nos appels. Quant à Dominique Bussereau, ministre des transports qui a supervisé lui aussi le lancement du projet, il a disparu des écrans radars. Le jeu de défausse des responsables de droite traduit leur inquiétude. Les uns et les autres flairent le danger. Tout est en place pour un scandale dÉtat. Car il ny a pas que les 800 millions deuros de dédit qui sont hors norme. Des choix du contrat aux conditions dimplantation en passant par la sélection de la société, tout a été fait dans des conditions extravagantes, au détriment de lÉtat. Sous couvert décologie, le gouvernement de Nicolas Sarkozy et ladministration ont accepté des mesures exorbitantes du droit commun, allant jusquà revenir sur le principe républicain que seul lÉtat perçoit limpôt. Chronique dun naufrage. Dans lopacité du PPP Cela na jamais fait lobjet dun débat. Demblée, il était évident pour Jean-Louis Borloo que la mise en place de lécotaxe se ferait dans le cadre dun partenariat public-privé. « Il y a un consensus dans la haute fonction publique sur ces contrats. Elle ne jure que par eux, avec toujours les mêmes arguments. Dabord, le privé est toujours mieux et sait toujours mieux faire. Et maintenant, lÉtat est ruiné. Il ne peut plus sendetter pour mener les projets par lui-même. Désormais, tout passe par les PPP. Cela a coûté dix fois plus cher, comme la démontré la Cour des comptes, engagé la Nation et les finances publiques pour des décennies, et on continue. Depuis dix ans, on est ainsi en train de découper tranquillement tous les biens publics pour permettre à des privés de se constituer des rentes à vie », explique un ancien trésorier payeur général. Dans le cadre de lécotaxe, un autre argument est ajouté : celui de la technicité. Il faut implanter des portiques de détection, diffuser des équipements embarqués à bord des camions pour permettre de les identifier, gérer les données, percevoir la taxe. Tout cela demande des équipements, des hommes, des logiciels, des traitements de données. Qui mieux que le privé peut gérer une telle complexité ? sinterroge le ministre de lécologie, qui pas un instant nimagine faire appel à des prestataires de services au nom de lÉtat. Toute la charge doit être déléguée au privé. Il y a bien un problème, malgré tout. Cest la perception de limpôt. Depuis la Révolution, limpôt ne peut être perçu que par lÉtat. Mais si le privé nest pas assuré de mettre la main sur les recettes, jamais il nacceptera de participer au projet. Quà cela ne tienne, on habillera le procédé dun nouveau terme en novlangue : on parlera « dexternalisation de la collecte de limpôt ». Une grande première qui sera confirmée dans les articles 269 à 283 quater du Code des douanes. Jamais lÉtat na confié au privé la perception des impôts. « Cest le grand retour des fermiers généraux », dénonce Élie Lambert, responsable de Solidaires douanes, qui redoute le précédent. Très tôt, le syndicat sest élevé contre les conditions obscures et léonines de ce partenariat public-privé en décortiquant avec précision tous les enjeux de ce contrat, mais sans rencontrer jusquà maintenant beaucoup daudience (lire ici son analyse). « Non seulement, ce contrat tord tous les principes républicains. Mais il le fait dans des conditions désastreuses pour lÉtat. En exigeant 240 millions deuros par an pour une recette estimée à 1,2 milliard deuros, le privé a un taux de recouvrement de plus de 20 %, alors que le coût de la collecte par les services de lÉtat, estimé par lOCDE, est dà peine 1 %, un des meilleurs du monde », poursuit-il. Soupçons de corruption Dès le 31 mars 2009, Jean-Louis Borloo lance donc un appel doffres pour la mise en place dun télépéage sur lécotaxe, dans le cadre dun partenariat public-privé. Mais il le fait dans le cadre dune procédure spéciale, uniquement possible pour les PPP : le dialogue compétitif. Cette procédure, dénoncée par des parlementaires dès la première loi sur les PPP en 2004, permet tous les détournements de la loi. LÉtat et les parties privées ne sont plus tenus par rien, ni par le code des marchés publics, ni par la loi Sapin. Les offres peuvent évoluer au gré des discussions. Une solution proposée par un candidat peut être reprise par lautre. Officiellement, cela permet à lÉtat de garder la main sur toute la procédure et prendre les meilleures idées partout. Dans les faits, cela peut donner lieu à tous les tours de passe-passe. Vinci, premier groupe de BTP et premier concessionnaire autoroutier en France, qui était très attendu, choisit de ne pas répondre à lappel doffres « jugé trop compliqué » selon un de ses dirigeants. Trois candidatures demeurent : celle du groupe italien autoroutier, Autostrade, au départ tout seul ; celle de Sanef, deuxième groupe autoroutier français contrôlé par lespagnol Abertis, accompagné par Atos et Siemens ; enfin un troisième consortium est emmené par Orange. Les enjeux sont si importants quils vont donner lieu à une bataille féroce. Soupçons de corruption Le 13 janvier 2011, Pierre Chassigneux, préfet, ancien responsable des renseignements généraux, ancien directeur de cabinet de François Mitterrand, devenu président de Sanef, écrit à Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet du premier ministre François Fillon. Il est inquiet. Par de multiples bruits de couloirs, si fréquents dans ladministration, la même information lui revient : la proposition de Sanef qui, jusqualors semblait en tête, est en train dêtre distancée par celle dAutostrade. Celui-ci fait maintenant figure de favori. Dans sa lettre, Pierre Chassigneux met en garde le directeur de cabinet sur la candidature dAutostrade, qui na aucune référence en matière de télépéage à la différence de Sanef. Il le prévient aussi quau vu dun certain nombre de distorsion dans lappel doffres, son consortium nhésitera pas à porter le dossier devant le tribunal administratif. Son courrier est explicite : « Ajouté au risque politique évident que présente déjà linstauration dune taxe poids lourds, celui dun cafouillage de mise en place dû à lincapacité de lopérateur choisi, additionné dun contentieux (
) dont le résultat ne fait aucun doute, me paraît présenter une forte accumulation de facteurs négatifs. » Il ajoute : « Le groupe est tout à fait prêt à sincliner devant une offre concurrente jugée meilleure, à condition que les règles de fair-play et de saine concurrence soient respectées, ce qui nest hélas ici manifestement pas le cas. » Car le consortium emmené par Sanef a noté tous les changements intervenus depuis le dépôt des candidatures à lappel doffres. Le groupe italien qui était tout seul au départ sest « francisé » en sadjoignant le concours de la SNCF, Thalès, SFR et Steria comme partenaires très minoritaires (Autostrade détient 70 % du consortium). De plus, lÉtat a introduit des critères très imprécis pour évaluer les offres, comme celui de la crédibilité. Il a aussi changé les critères du coût global de loffre. Enfin, le consultant extérieur, Rapp Trans, chargé daider lÉtat à évaluer les candidatures, est aussi conseiller dAutostrade dans de nombreux projets. Cela fait beaucoup de transgressions par rapport aux règles usuelles. Mais il y a un autre fait qui alarme Pierre Chassigneux. Des rumeurs de corruption circulent autour de ce contrat. Sanef se serait vu conseiller dappeler un grand cabinet davocats, rencontré dans de nombreuses autres affaires, sil voulait lemporter. Lancien directeur des RG décide alors, comme cela a déjà été raconté par Charlie Hebdo et Le Point, de faire un signalement auprès du service central de prévention de la corruption. Tous ces faits ne semblent pas retenir les pouvoirs publics. Le 14 janvier 2011, le classement des appels doffres, signé par Nathalie Kosciusko-Morizet, est publié : Autostrade, comme la annoncé la rumeur, est en tête. Sans attendre les deux mois de réflexion accordés par les textes, la ministre de lécologie choisit de retenir tout de suite loffre du candidat italien. Furieux, le consortium emmené par Sanef dépose une requête en référé devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour contester lappel doffres. Il reprend tous les griefs quil a déjà relevés pour souligner la distorsion de concurrence. Une semaine après, le tribunal administratif lui donne raison sur de nombreux points, notamment le changement de la candidature dAutostrade avec larrivée de la SNCF, le caractère discrétionnaire des critères, le conflit dintérêts avec le conseil de lÉtat, Rapp Trans, et casse lappel doffres. Dans ses attendus, le tribunal administratif souligne notamment un point intéressant, celui du prix : « LÉtat ne paierait pas le prix stipulé dans loffre du candidat mais un prix qui se formerait dans des conditions quil ne maîtrise pas et quun candidat peut, le cas échéant, manipuler ; que le critère du coût global a été privé de signification par le pouvoir adjudicateur en introduisant la modification tendant à ne plus rendre comme objectif obligatoire le pourcentage dabonnés ; quainsi des soumissionnaires tels quAlvia (nom du consortium dirigé par Sanef) ont été défavorisés », écrivent les juges. Sans attendre, Thierry Mariani, ministre des transports, fait appel de la décision du tribunal administratif auprès du conseil dÉtat, au nom du gouvernement. Le 24 juin 2011, le conseil dÉtat casse le jugement du tribunal administratif, déclare lappel doffres valable et confirme la candidature retenue dAutostrade. Ce jour-là, selon des témoins, Jean-Paul Faugère, ancien magistrat au conseil dÉtat, serait venu exceptionnellement assister à la délibération. Affaire d'Etat Mais tout ce remue-ménage a laissé des traces. Au ministère des transports et de léquipement comme dans les milieux du bâtiment, on na guère apprécié les initiatives de Pierre Chassigneux. Dautant quaprès avoir saisi la direction de la prévention de la corruption, il a aussi signalé le dossier à la brigade de la délinquance économique. Dans le monde discret du BTP, ce sont des choses qui ne se font pas. Et on le lui fait savoir. « On a fait pression sur moi pour que jarrête. Certains sont venus me voir en me disant de tout stopper, sinon (dixit) "des gens risquaient daller en prison" », raconte Pierre Chassigneux aujourdhui. Un de ses amis préfets, proche du pouvoir, lui confirmera en juillet 2011 : « Cest une affaire dÉtat. » Les représailles ne tarderont pas à son encontre. Dès le printemps, le milieu du BTP décide de le rayer de la présidence de lassociation des autoroutes de France qui lui était destinée. Plus tard, profitant de ce que Pierre Chassigneux est atteint par la limite dâge, lactionnaire principal de Sanef, lespagnol Abertis, qui a aussi des liens étroits avec litalien Autostrade ils voulaient fusionner en 2007, mais la direction de la concurrence européenne sy est opposée , optera pour un candidat nettement moins turbulent pour le remplacer : il nommera Alain Minc. Lorsquil était président de la commission des finances à lAssemblée nationale, Jérôme Cahuzac sétait intéressé aux conditions dobtention du contrat de partenariat public-privé et avait auditionné Pierre Chassigneux. Il y fera référence lors dun débat à lAssemblée sur lécotaxe le 17 juillet 2012 : « La régularité des procédures qui ont suivi ladoption de la loi a été contestée devant les juridictions administratives. En première instance, lappel doffres qui avait attribué le marché à une entreprise italienne aux dépens dune entreprise française, la société des autoroutes du Nord et de lEst de la France, a été annulé. Le Conseil dÉtat a rétabli en appel la décision. Il ne mappartient pas de juger les raisons pour lesquelles la Haute assemblée a désavoué la première instance, mais ceux qui sintéressent à ce sujet seraient sans doute intrigués par certaines des modalités qui ont présidé à cette conclusion », déclare-t-il alors. Le ministère du budget, cependant, ne semble jamais sêtre vraiment penché sur le sujet. Lorsque Pierre Chassigneux sest enquis des suites données au dossier, un conseiller lui a répondu que cétait désormais dans les mains de la justice. Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Paris. En juin 2011, le dossier a été transmis au parquet de Nanterre, territorialement compétent. À lépoque, ce parquet est dirigé par le juge Philippe Courroye. Depuis, il ny a plus aucune nouvelle sur le sujet. Un contrat en or Au fur et à mesure des discussions avec lÉtat, le contrat de partenariat public-privé a beaucoup évolué par rapport à ce qui était envisagé au moment de lappel doffres. De dix ans au départ, celui-ci est passé à treize ans et trois mois. Comment ? Pourquoi ? Rien na été dit à ce sujet. Est-ce que cela seul ne remet pas en cause le contrat ? Mais ce changement est tout sauf anodin : au lieu de 2,4 milliards, ce sont 3,2 milliards deuros qui sont promis à la société Ecomouv, société formée par le consortium dirigé par Autostrade. Jamais lÉtat na signé un PPP aussi ruineux. À titre dexemple, le contrat de PPP pour la cité judiciaire de Paris, fortement contesté lui aussi, prévoit une rétribution de 3 milliards deuros pour Bouygues qui a gagné ladjudication. Mais cest sur une période de trente ans. « Vous ne pouvez pas comparer la construction dun bâtiment à un marché déquipements où il faut des investissements, des remises à niveau, du personnel », objecte Thierry Mariani. Parlons-en justement des équipements, des investissements. Sous prétexte quil sagit dun contrat privé, peu de détails sont donnés. La société Ecomouv a pour mission dassurer la surveillance de quelque 15 000 kilomètres de routes nationales. Elle affirme avoir investi 600 millions pour linstallation des portiques de télépéage, les boîtiers de géolocalisation, les logiciels. Un terrain a été acheté à Metz auprès du ministère de la défense pour installer des centres dappels. Mais la société va aussi bénéficier de laide des douaniers, comme le confirme Élie Lambert de Solidaires douanes : « Nous sommes dans une complète confusion des genres. Dun côté, cette société va percevoir limpôt, aura le droit de mettre des amendes, ce qui est aussi du jamais vu dans lhistoire de la République. Mais de lautre, les services de Douanes vont être requis pour poursuivre et arrêter les contrevenants. Cest-à-dire que la tâche la plus coûteuse et la plus difficile est mise à la charge du public, pour des intérêts privés. » Côté recettes, lÉtat sest engagé à verser 20 millions par mois à la société à partir du 1er janvier 2014, quelle que soit la date de départ de lécotaxe. « Il faut bien commencer à rembourser les investissements et les frais financiers », a expliqué Michel Cornil, vice-président du groupement au Figaro. Ecomouv na pas retourné nos appels. On comprend que la société soit impatiente de réaliser très vite des rentrées dargent. Car tout son montage financier repose sur une lévitation : une pincée de capital et une montagne de dettes. Créée le 21 octobre 2011, juste après la signature définitive du contrat, la société dominée par Autostrade ils ont sept représentants sur dix a constitué un capital de 30 millions deuros. Pour un projet évalué autour de 800 millions deuros, cest peu. Il est étonnant que cet aspect nait pas attiré lattention de lÉtat. Comment confier un tel projet à une société si peu solide même si elle a des actionnaires puissants derrière elle ? Que se passe-t-il si tout dérape ? Qui intervient ? On craint de connaître la réponse. Dès la première année, compte tenu des pertes liées aux investissements de départ, elle navait plus que 9 millions de capital. Depuis, à notre connaissance, aucune augmentation de capital na été réalisée. En face, il ny a que des dettes. Au 31 décembre 2012, la société avait déjà un endettement de 300 millions deuros. Selon ses déclarations, celui-ci sélève à 485 millions deuros aujourdhui. Leffet de levier est donc gigantesque. Le financement est apporté par un consortium de banques emmené par le Crédit agricole, les banques italiennes Unicredit et Mediobanca, la Deutsche Bank, le Crédit lyonnais et la Caisse des dépôts. Le taux moyen est de 7,01 %. LÉtat, lui, emprunte à 2,7 %. Goldman Sachs en percepteur ? Le montage est conçu de telle sorte que la société qui va dégager une rentabilité hors norme sur la base des versements prévus, les investissements seront remboursés en moins de trois ans ne fera jamais de bénéfices. Enfin, officiellement. Ce qui lui permettra de ne jamais payer dimpôts. Un comble pour celui qui se veut percepteur au nom de lÉtat. Un alinéa prévoit que Autostrade est libre de revendre toutes ses actions après deux ans de fonctionnement, après en avoir informé lÉtat qui na rien à dire sur le changement de contrôle, selon les statuts de la société. Là encore, pourquoi lÉtat a-t-il consenti une telle libéralité ? Compte tenu du dispositif, il nest pas impossible que dans les prochaines années, Ecomouv repasse, avec fortes plus-values à la clé pour ses anciens propriétaires, dans dautres mains attirées par cette rente perpétuelle. Un Goldman Sachs par exemple, qui prendrait ainsi un contrôle direct sur les impôts des Français. Curieusement, à entendre la société Ecomouv, elle na que des droits vis-à-vis de lÉtat. Il lui doit 800 millions de dédit si le contrat est cassé, 20 millions deuros au 1er janvier 2014, même si lécotaxe est retardée. Mais il nest jamais évoqué ses propres engagements. Dans tout contrat, il est normalement prévu des dates de mise en exécution, des pénalités de retard ou si les recettes ne sont pas à la hauteur espérée, faute dune mise en place satisfaisante. Dans celui dEcomouv, il nen est jamais question. Les retards pourtant sont nombreux. Lécotaxe devait être mise en place en avril 2013 en Alsace et en juillet 2013 dans toute la France. Cela na pas été possible. Ecomouv nétait pas prêt. Le système technique était toujours défaillant. Comment se fait-il que lÉtat ninvoque pas des pénalités de retard, des amendes pour manque à gagner des recettes, voire nait pas envisagé la mise en uvre d'une clause de déchéance ? Faut-il croire que le contrat a été rédigé de telle sorte que lÉtat soit dépourvu de toute arme ? Dans ce cas, qui a accepté de telles clauses ? Fin octobre, le système de télépéage na toujours pas reçu lattestation de validation par ladministration. Cette attestation est espérée en novembre. De même, il était prévu afin que le système de perception fonctionne bien que 800 000 abonnements de télépéage soient souscrits au moment du lancement. Fin octobre, les abonnements ne dépassaient les 100 000. « La suspension de lécotaxe décidée par Jean-Marc Ayrault est une vraie bénédiction pour Ecomouv. Car il nest pas prêt pour entrer en service au 1er janvier. Cela lui permet de cacher ses défaillances », dit un connaisseur du dossier. Une taxe qui na plus décologique que le nom Il existe tant de problèmes autour de ce contrat de PPP que cela semble impossible quil demeure en létat. Mais le pire est que lécotaxe, telle quelle a été conçue, ne répond en rien aux objectifs dune véritable fiscalité écologique souhaitée officiellement par lÉtat. Lorsque Jean-Louis Borloo présente son projet décotaxe à lAssemblée, le 17 juin 2009, le texte est adopté à une quasi-unanimité. À droite comme à gauche, chacun se félicite de cette avancée écologique. Chacun alors semble avoir compris quune nouvelle fiscalité écologique est en train de se mettre en place sur la base du pollueur-payeur, et que les recettes vont servir au développement des transports durables. Erreur ! Car le ministère des finances veille. Lécotaxe pour lui, ce sont des recettes nouvelles pour remplacer les 2 milliards deuros évaporés à la suite de la perte des autoroutes, bradées au privé. Un moyen aussi de récupérer en partie la TVA sociale que le gouvernement na pas réussi à mettre en place. « Quand lAllemagne a instauré une taxe sur les transports routiers, les élus alsaciens ont vu tous les camions passer chez eux. Ils ont alors demandé linstauration dune taxe pour freiner les nuisances et compenser les dégâts. Lidée a soulevé lenthousiasme. Taxer les poids lourds était une idée de financement qui circulait depuis 2000. Alors quil y avait des autoroutes payantes, les routes nationales restaient gratuites. Pour les camions, cétait un moyen déchapper aux taxes. Dans lesprit de Bercy, cette taxe devait être récupérée par les camionneurs et payée par les consommateurs. Ensuite, on habillait tout cela de vert », raconte un ancien membre de cabinet ministériel à Bercy. Cest bien cela qui sest passé : on habillait de vert sur les routes gratuites jusqualors. Lorsque le Conseil dÉtat approuve le 27 juillet 2011 le schéma futur de taxation du réseau routier soumis à lécotaxe, il y a une première surprise : les autoroutes, principaux points de transit de tous les transports internationaux, ny figurent pas. Motif avancé par les intéressés : les camions paieraient déjà la taxe au travers des péages. Dans les faits, ils ne paient rien du tout. Les sociétés privatisées dautoroutes reversent juste une redevance dutilisation du domaine public. Alors que la Cour des comptes dénonce lopacité des tarifs et lenrichissement sans cause des sociétés dautoroutes, la redevance na jamais été réévaluée depuis leur privatisation : elle est de 200 millions deuros par an pour 7,6 milliards de recettes en 2011. Le gouvernement vient de laugmenter de 50 % pour la porter à 300 millions deuros. « Ne pas inclure les autoroutes, cest donner une super-prime au privé. Tout est fait pour créer un effet daubaine et ramener du trafic sur les autoroutes privées, au détriment de lÉtat et des principes écologiques », dénonce Élie Lambert. Mais il ny a pas que cela qui choque dans le schéma retenu. La Bretagne, qui na aucune autoroute payante, se voit imposer une taxation sur lessentiel de son réseau routier. Comme le relevait un excellent billet de blog sur le sujet, lAveyron, grand lieu de passage de camions sil en est, se voit taxé en plusieurs endroits. En revanche, a pointé le député Joël Giraud, toutes les routes nationales empruntées par les camions entre la France et lItalie, et qui sont un cauchemar pour certains villages, nont aucun portique de taxation. « Nous sommes dans un scandale absolu. Cette taxe qui devait servir à limiter les transports internationaux, réduire les nuisances, a été conçue et détournée de telle sorte quelle va en fait être payée par les seuls transporteurs locaux, tandis qu'une partie des transports internationaux en seront exemptés. Une fois de plus, le monde politique et le monde administratif tuent le pays réel », accuse Jean-Jacques Goasdoue, conseiller logistique. La fureur des clients et des transporteurs est dautant plus grande quils se sentent totalement piégés. Dans cette période de crise, alors que la pression des clients et en particulier de la grande distribution est très forte, ils ne peuvent pas répercuter la taxe qui varie entre 3,7 % et 4,4 % en moyenne, quelle que soit la valeur de la marchandise transportée, et qui va venir sajouter au prix de transport. Autant dire que pour nombre dagriculteurs et de transporteurs, cest leur marge qui risque de disparaître dans cette taxe. Le pire est quils nont aucun choix. Depuis lannonce de lécotaxe en 2009, rien na été fait pour développer des transports alternatifs, mettre en place des solutions de ferroutage, de transport multi-modal. La faillite de la SNCF en ce domaine est pointée du doigt. « Nous sommes en matière de transport ferroviaire dans une situation pire quen 2007. Alors que le fret en Allemagne ne cesse de se développer, chez nous il régresse à vue dil », accuse Jean-Jacques Goasdoue. « En 2008, il y avait eu un accord entre Sarkorzy et Pepy (président de la SNCF). Le gouvernement aidait la Sncf à conforter son pôle marchandise, en regroupant le fret et les transports routiers sous lenseigne Geodis. Geodis a été confié à Pierre Blayau. Ce président qui a déjà ruiné Moulinex dans le passé est en train de ruiner Geodis. Sous sa présidence, le fret na cessé de régresser. Il a supprimé le transport wagon par wagon, fermé certaines gares de triage. Il a été incapable de mettre en place une offre sur les grandes lignes, daider au développement du transport multi-modal », poursuit-il. Aucun changement ne se dessine. Les 750 millions deuros de recettes que lÉtat est censé percevoir par le biais de lécotaxe doivent normalement servir à lamélioration des infrastructures de transport. Cest lagence de financement des infrastructures de transports qui a la responsabilité de gérer cet argent. Une agence parfaitement inutile, a dénoncé la Cour des comptes, mais qui a tenu lieu de sinécure pour certains : Gérard Longuet puis Dominique Perben, ancien ministre des transports, en ont eu la présidence depuis sa création en 2005. Cest le maire de Caen, Philippe Duron, qui la dirige depuis novembre 2012. Cette agence na aucun pouvoir de décision. Elle ne fait que verser largent à des projets qui ont été sélectionnés ailleurs. Dans son rapport sur le sujet, le député UMP Hervé Mariton ne cachait pas quelle serait la principale utilisation de cet argent : tout devait être fait pour conforter loffre routière et autoroutière française. Pas étonnant que la fédération des travaux publics ait été la première à sémouvoir de la suspension de lécotaxe. Elle devrait être la première bénéficiaire de cette manne. Cette fédération est dominée par les grands du BTP, qui (hasard...) sont aussi, à lexception notable de Bouygues, les grands bénéficiaires de la privatisation des autoroutes. Pour lavenir, Bercy a déjà un schéma tout arrêté sur le futur de lécotaxe. « Dans lesprit des finances, il est évident que les recettes de lécotaxe sont appelées à augmenter. En fonction de son acceptabilité, il est possible de jouer sur différents leviers : son taux, son périmètre on peut très bien imaginer inclure certaines départementales dans la taxe et son assiette. Pour linstant, la taxe est payée par les camions au-dessus de 3,5 tonnes, mais il est possible dabaisser ce seuil, daller jusquaux fourgonnettes », dit cet ancien haut fonctionnaire des finances. Un vrai projet écologique !
______________ Suspension de lECOTAXE : un communiqué du Comité Régional CGT de Bretagne Rennes, le 29 octobre 2013 Communiqué Le gouvernement vient dannoncer la suspension de lécotaxe. Cest un nouveau recul face aux exigences patronales. Cela est dautant plus déplorable que cette décision fait suite à un mouvement violent et radical initié par les principaux responsables de la crise, les licencieurs et les plus riches. Le gouvernement se fragilise, et avec lui lensemble des salariés de la région, puisqu il abonde dans le sens dune aggravation de la casse industrielle. La manipulation des « saigneurs » de la région, qui ont volé le symbole des bonnets rouges, est honteuse, et malhonnête quant aux motivations qui les guident. Il ny a pas plus de défense de lemploi quil ny a de défense des industries, puisque ce sont les premiers à fermer leurs usines et à licencier les salariés. Lécotaxe sert aussi de prétexte pour organiser un mouvement anti-gouvernement et anti-démocratique. Cela est dautant plus inadmissible pour la CGT, que 5 de ses militants sont traduits devant les tribunaux à Roanne le 5 Novembre pour avoir refusé de donner leur ADN, et quaucune interpellation na été opérée ces dernières semaines en Bretagne alors que des casseurs, connus, détruisent les biens publics en toute impunité. Les meneurs de cette fronde capitaliste ne sen cachent pas, ils vont continuer leur mobilisation. La CGT entend tout mettre en uvre pour rassembler les salariés autour de revendications précises sur les questions demploi, de politiques industrielles, de salaire, de services publics, de protection sociale. Le mouvement syndical doit sunir pour construire le rapport de force en rassemblant les salariés, les retraités et les privés demploi. Si le gouvernement cède aux sirènes du patronat, les salariés ne doivent pas rester spectateurs. La CGT les appelle à organiser la riposte, dans les entreprises, pour imposer leurs revendications, tant à leurs employeurs quau gouvernement. Thierry Gourlay Secrétaire régional
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 02-11-2013 à 09:29:38
| La réaction des camarades de la CGT Bretagne relève d'un légitime sentiment de classe. Il est surprenant que certains puissent casser impunément des portiques et menacer de recommencer devant les caméras de la télé, tandis que des syndicalistes sont poursuivis parce qu'ils ont renversé des chaises et secoué la game boy du sous-préfet, on ne l'a pas oublié ! Mais l'examen approfondi montre que la fronde des petits patrons locaux s'oppose de fait aux intérêts des monopoles capitalistes, de la grande distribution, des affairistes de la haute bourgeoisie et de l'Etat bourgeois, car dans notre système les donneurs d'ordres font systématiquement payer la note aux sous-traitants...ou bien aux usagers puisque l'écotaxe aurait fini sa course dans nos caddies. Non seulement la casse des portiques est légitime mais ce sont tous les péages d'autoroutes qu'il faudrait supprimer, en rappelant que les taxes sont les plus injustes des impôts prélevés par l'Etat capitaliste. N'oublions pas que l'Etat ne représente pas l'intérêt général mais celui de la classe dominante. Par conséquent critiquer prioritairement les PME et TPE locales élargit la cible de façon gauchiste, au lieu de désigner à la vindicte populaire les grands monopoles capitalistes et l'Etat bourgeois. Nous devons aussi utiliser les contradictions au sein des patrons et viser notre ennemi principal.
Edité le 02-11-2013 e 21:19:29 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 03-11-2013 à 23:41:10
| Ci-dessous l'article posté par pam sur le site "faire vivre le pcf" : Les portiques, le 44 tonnes, le rail et les wagons isolés... De Quimper à Carhaix, les conditions du rassemblement... samedi 2 novembre 2013 par pam
Ce samedi, deux manifestations vont se faire entendre en Bretagne, les opposants à léco-taxe, notamment agriculteurs et transporteurs, à Quimper, et les salariés, notamment de lagro-alimentaire, à Carhaix dans une manifestation qui au fil des jours est présentée par certains comme une "contre-manifestation". La crise qui frappe lemploi en Bretagne comme ailleurs provoque périodiquement des coups de colère, mais les militants savent dexpérience que la bataille des idées, des représentations, des objectifs fait rage au cur des luttes, et plus encore des révoltes. Ce sont les luttes de classes qui font lhistoire nous dit le manifeste du parti communiste, mais les luttes de classes se mènent sur tous les fronts, sociaux, économiques, politiques, théoriques... Lécotaxe illustre à quel point nous sommes enfermés dans un brouillard théorique et politique qui permet toutes les manipulations, et quil faut absolument éclairer pour ne pas laisser le système tirer les marrons du feu social. Car faut-il, pour ne pas se retrouver avec les petits patrons bretons, défendre une écotaxe inventée par Sarkozy, sur la base du pillage de létat par un prestataire privé et dun péage routier électronique, nouvelle avancée du flicage informatique... ? A lévidence, le patronat local et les forces de droite qui ont pourtant inventé et négocié cette écotaxe, utilisent sa mise en uvre pour faire monter la colère contre le gouvernement socialiste, et continuer à défendre un modèle économique fondé sur la mise en concurrence des territoires, et donc leur "spécialisation intelligente" comme disent les "experts", ce qui conduit à faire rouler des camions pour transporter des porcs élevés en Bretagne, abattus en Pologne, et conditionnés de nouveau en Bretagne... tout en contraignant des milliers de travailleurs polonais à émigrer pour chercher du travail, et en imposant les reculs sociaux aux travailleurs de France... Mais le gouvernement socialiste et écologiste parle dautant plus de la nécessité de privilégier le train sur le camion, quil poursuit la politique de démantèlement du fret ferroviaire de tous les gouvernements depuis 30 ans, qui fait que la part du rail dans le transport des marchandises est en chute libre, remettant en cause léquilibre économique de lactivité [1]. La SNCF a abandonné toute activité dite "wagon isolé", autant dire toute activité en direction des PME-PMI ! Et moins on transporte par le rail, plus le coût du rail est élevé compte tenu du coût dentretien et de développement des infrastructures [2], alors que les infrastructures routières sont massivement financées par les usagers et les contribuables... [3] Les écologistes insistent dautant plus sur cette écotaxe et la dénonciation des industriels productivistes quils pèsent sur le débat public depuis leur compromis du Grenelle avec Sarkozy pour accélérer le démontage des services publics, développer ce capitalisme vert quils parent de toutes les vertus, en même temps quils sont les principaux défenseurs politiques, y compris et malheureusement à gauche, des réponses "de marché", des taxes diverses - transport, carbone, tarif de rachat éolien ou photovoltaïque... - qui toutes, aggravent les inégalités sociales, des mécanismes de quota qui permettent de nouvelles bulles spéculatives et attirent les grands financiers... Et ils se sont félicités, il y a quelques mois, de cette "commission mobilité" qui, au nom des équilibres budgétaires, a reporté de grands investissements dinfrastructures, dont le contournement ferroviaire de lagglomération Lyonnaise pourtant indispensable à tout développement du fret dans le Sud-Est Lyonnais... sans proposer aucun projet pour permettre le développement du fret en Bretagne [4] ! Les syndicalistes, les militants progressistes, doivent absolument se dégager de ces impasses politiques en refusant de choisir un camp contre lautre, mais en partant au contraire des intérêts des travailleurs, de leur autonomie daction et dorganisation, et ouvrir en grand le chantier de la critique du capitalisme pour ouvrir la perspective du socialisme. Car il est impossible de sortir du modèle économique actuel en cherchant des réponses dans le cadre de ce système capitaliste, dans le cadre de la mondialisation capitaliste. Quelques éléments de réflexion pour y contribuer : Oui, le capitalisme organise la concurrence mondialisée. Pour cela, il peut investir massivement pendant 10 ans dans un secteur, le plus souvent mobilisant de larges financements publics pour cela, puis casser ces investissements en en reportant une partie ailleurs, en réorganisant sa "chaine logistique", pour toujours minimiser la part de la richesse produite reversée en salaire et maximiser la part de profit mis à la disposition des actionnaires. Mais qui peut dire aux travailleurs de lagroalimentaire breton que pour rompre avec ce modèle, il faut fermer leurs usines qui ont été conçues pour ce modèle ? Pour les communistes, au contraire, nous proposons dutiliser le développement des forces productives quimposent le capitalisme pour nous les approprier et les orienter alors selon les besoins. Nous proposons dutiliser y compris le développement des échanges imposés par la mondialisation pour organiser de nouvelles coopérations, en les libérant de la guerre des monnaies et de la guerre des salaires... Donc, non, la réponse nest pas fondamentalement le retour aux "circuits courts", même si leur développement est légitime et nécessaire. Aucun développement local nest possible sans sinsérer dans des échanges régionaux et mondiaux, sans rechercher des coopérations, le partage et donc la répartition des investissements nécessaires. Répondre à la mondialisation capitaliste par une relocalisation en circuit court, cest refuser de sattaquer à ce quest profondément la mondialisation capitaliste, non pas le "village monde", mais la "concurrence monde" . Oui, il faut réduire le transport routier, mais pas dans lillusion quon peut réduire massivement les échanges, même sil est bien sûr nécessaire de faire la chasse aux transports inutiles, et à tous les gaspillages que la mondialisation fondée sur la concurrence impose. A partir du moment ou les coopérations sont dégagées de la guerre économique, alors il faut organiser la logistique qui leur correspond, en la sortant du modèle du flux tendu qui impose pratiquement la route, en créant les outils de planification logistique qui permettent de définir des règles de choix du mode de transport selon les produits, les volumes... Il est évident que des yaourts ne se transportent pas comme des équipements électroniques... Donc, non, il ne faut pas "taxer" encore plus le transport routier, qui contribue déjà avec la TIPP à une des premières ressources fiscales. Non, il ne faut pas légitimer cette écotaxe prélevée par Godman-Sachs et Benetton avec un système technologique qui est une gabegie ! Les communistes qui se battent contre les péages routiers et la privatisation des autoroutes ne peuvent se compromettre avec le gouvernement socialiste-écologiste dans ce scandale issu de Sarkozy ! Il faut par contre en urgence un plan de relance du fret ferroviaire, avec un plan dinvestissement massif dans les infrastructures du réseau ferré, dans les trains et les systèmes de transfert rail-route pour les livraisons locales. Ce sont les milliards que létat accorde aux grandes entreprises en crédit-import, dégrèvement de charges, de cotisations sociales, qui doivent être réorientés vers les infrastructures et les services publics. Non, il ne faut pas opposer les petits patrons bretons, les petits transporteurs, les agriculteurs, et les travailleurs de lagro-alimentaire, il faut au contraire travailler à unir autour de la classe ouvrière la plus grande part possible des couches sociales non oligarchiques ! Nous pouvons subvertir ceux qui ont tenté de faire du symbole des bonnets rouge un symbole réactionnaire et sen saisir au contraire comme symbole de rassemblement populaire contre le système. La CGT de Bretagne a raison de ne pas laisser le patronat instrumentaliser la crise de lemploi agro-alimentaire pour faire défiler les travailleurs licenciés derrière le patronat et la droite sur lécotaxe, mais, vu de loin, et donc dans le respect des décisions militantes sur place, jai le sentiment que lobjectif devrait être à linverse de prendre la tête du mouvement des bonnets rouges, en imposant lintérêt des travailleurs et des familles bretonnes comme question centrale de ce mouvement. Dautant quil ne faudrait pas permettre au gouvernement non plus de manifester avec les victimes des restructurations, restructurations quil laisse faire, au mieux, et de toute façon, auxquelles il contribue avec sa politique économique et européenne. Il y a deux conditions du rassemblement : - poser jusquau bout et de manière concrète les questions dune autre société, non capitaliste, - affirmer lautonomie et le rôle central des travailleurs organisés, indépendamment des institutions et du patronat.
___________________ [1] Il a autorisé la circulation depuis le 1er janvier 2013 des camions de 44 tonnes, alors que les études disent quavec ces 44 tonnes dans la zone euro, 35% du fret ferroviaire irait sur les routes. [2] Rapport SNCF de 2009 : « Leffondrement des trafics de 40% depuis début 2009 a fait augmenter le coût moyen par wagon de 70%. Pour que cette activité soit rentable pour la SNCF, il faudrait que ses volumes augmentent de 65% ». [3] La filiale historique de transport ferroviaire de la SNCF, Geodis, est passée de 55 milliards de tonnes kilomètre transportées en 2000 à 21,1 milliards en 2012. Certes, cest la crise, mais pendant ce temps, lactivité routière de Geodis BM est passé de 600 millions deuros en 2007 à 827,6 millions deuros en 2012 ! [4] Cette "commission mobilité" a bien validé deux projets dautoroute ferroviaire, mais pour répondre aux besoins de transit internationaux notamment européens nord-sud, sans rien pour le développement des territoires en France
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 04-11-2013 à 14:22:52
| | Mélenchon sème la division dans le combat populaire contre la grande bourgeoisie Dans Libération : «Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons dun bout à lautre de lEurope dans des conditions honteuses» , écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. «A Quimper manifestent ceux qui veulent que continue la souillure de notre belle Bretagne par les nitrates de lagriculture productiviste. A Quimper manifestent ceux qui veulent les salaires de misère pour les agriculteurs et le règne de la grande distribution. A Quimper les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres» , dit le député européen. «Les salariés des départements bretons ne doivent pas se tromper de colère ! Ils ne doivent pas aller baiser la main qui les frappe. Ils doivent manifester à Carhaix avec leurs syndicats de salariés et leur classe, leur camp, leur famille. Sils aiment les symboles historiques, les Bretons qui réfléchissent préfèreront se souvenir de leurs ancêtres qui déclenchèrent la grande révolution de 1789 contre les privilèges des riches et créèrent le club des jacobins plutôt que de marcher derrière les saigneurs de leur époque!» , ajoute-t-il. Plus tard, lors dune conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon a estimé que la situation bretonne était «avant-coureur et très significatif de ce qui se passe dans tout le pays» , victime selon lui des «politiques daustérité, de la priorité donnée au patronat» . Récusant avoir insulté les Bretons, le leader politique a plutôt parlé de «réveiller les consciences» et a ensuite vanté les mérites des «départements bretons, parmi les plus audacieux de France, avec des milliers didées». «On peut faire tout ce que lon veut en Bretagne, il y a lintelligence et les moyens, et tout cela est perverti par une espèce de jacquerie qui na pas de sens politique, si ce nest de dire quils ne sont pas contents parce que les écotaxes vont coûter cher aux transporteurs de cochons!» , a-t-il ajouté. «Vous tous de Bretagne, nacceptez pas quil soit donné de votre région cette image archaïque et folklorique que donnent ces prêtres qui marchent devant, avec le patronat local et les autres déguisés de circonstance» , a renchéri Jean-Luc Mélenchon. Quant aux représentants de lexécutif, «ils ne feront rien, comme dhabitude, sinon exposer la face navrée de Jean-Marc Ayrault dont tout le monde sait quil est sur le départ» . Au lieu de désigner l'ennemi principal et d'unir les masses - y compris les petits patrons et les prêtres ! - derrière le combat pour l'emploi de la classe ouvrière , Mélenchon divise le peuple et le laisse sans aucune perspective, avec ses pâles excuses et dans les bras du FN. Puis il essaie de se raccrocher aux branches en dénonçant "la farce de l'écotaxe", mais en laissant ses partisans dans l'expectative devant ses incohérences, et ignorants de savoir si le combat contre l'écotaxe est du folklore d'arrière -garde ou la mise à jour et l'abolition d'une escroquerie d'Etat. Une belle opération de sabotage
Edité le 04-11-2013 e 14:55:05 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
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| Posté le 05-11-2013 à 15:10:02
| | Le conseil général d'Ardèche pour la suppression de l'écotaxe : Lors dun vu, la majorité du conseil général de lArdèche (PS, PCF, PRG et divers gauche) a demandé, hier, "solennellement" la suppression de lécotaxe poids-lourds. Les élus nont pas hésité à dénommer cette nouvelle fiscalité Fillon-Sarkozy afin de ne pas se mettre en porte-à-faux avec le gouvernement. Au nom de lopposition, Jacques Genest (UMP) avait, lui, proposé que la RN 102, seule route nationale de lArdèche, soit exonérée de cette écotaxe. Cest finalement la suppression pure et simple qui a été préférée par la majorité départementale. Le Dauphiné Libéré
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| | gorki | | Les ouvriers n'ont pas de patrie | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 835 messages postés |
| Posté le 06-11-2013 à 11:19:58
| Bonjour à tous : Comment De la juste résolution des contradictions au sein du peuple devient par le propos de Xuan : De la juste résolution des contradictions au sein de la bourgeoisie et la classe ouvrière se faire mettre « gros jean comme devant ». - Que lécotaxe soit une arnaque, visant à remplir les poches de quelques uns, rien ici de bien nouveau sous la couette. - Que létat de la grande bourgeoisie magouille, pour toujours plus de concentration du capital, en dépouillant toujours plus large, touchant des catégories sociales jusque là plus ou moins épargnées, cest juste une banalité ! - Que parmi ces catégories, se trouve celle de la petite bourgeoisie traditionnelle, regroupant les pires exploiteurs de la classe ouvrière, des travailleurs hommes, femmes vivant la précarité : petit entrepreneurs, artisans commerçants et même exploitants agricoles, la encore rein de nouveau sous la couette
(mais faudrait quant même que se soit chose entendue surtout quant ont se prêtant communiste). - Que Mélenchon fasse passer le clivage de classe ailleurs quentre grande bourgeoisie et petit bourgeoisie traditionnelle, au profit des nouvelles catégories de la petite bourgeoisie moderne constituées dun salariat aisée aux conditions de vie proches des seconds la encore rien de bien nouveau sous les cieux de limpérialisme stade suprême du capitalisme ! Mais quà partir de là Xuan ! que tu arrives à nous pondre (excuse-moi du peu) une connerie pareil... je te cite :
Xuan a écrit :
Au lieu de désigner l'ennemi principal et d'unir les masses - y compris les petits patrons et les prêtres ! - derrière le combat pour l'emploi de la classe ouvrière, Mélenchon divise le peuple et le laisse sans aucune perspective, avec ses pâles excuses et dans les bras du FN. |
...faut vraiment que ces notions de masses et de peuple taient embrouillé le cerveau. Si tu veux bien réfléchir à ton propos, tu observeras que ta manière de présenter les contradictions dans cette affaire, t'a porter inconsciemment à classer la CGT dans le camp des gauchistes, et toute cette chienlit bretonnante des petits patrons, commerçants artisan, et autres fachos identitaires, comme des éléments progressistes à unir à la classe ouvrière... Mais dailleurs laquelle ? et organisée ou ? et surtout pour quoi faire en absence dun véritable parti ouvrier capable darriver à détacher le bon grain de livrai de toute cette bande de charognards, qui, pour la plupart, trouvent quun sou versé dans les caisses de la protection sociale ou dans dans ce qu'ils appellent dédaigneusement l'assistanat et un sou de taxe de trop versé dans la poches des « fainéants ». Mais plus grave dans ton propos, cest quant tu laisses sous-entendre que la lutte pour lemploi de la classe ouvrière nécessiterait nécessairement la prise en compte des revendications économiques des petits patrons, voir des industrielles, car tu sais comme moi pas dunion sans concessions, etc. etc. etc. Non Xuan , la ligne de classe elle ne passe pas décidément pas par là ! Par contre, loccasion était trop belle pour effectivement pousser toute cette chienlit à montrer son vrai visage, en appelant la classe ouvrière de Bretagne lensemble des exploités à descendent dans la rue et à réclamer à leur tour des comptes, tant à leurs exploiteurs locaux, qua létat aux service des actionnaires du grand capital. Xuan il ne ta pas échappé que le discours de toute cette chienlit poli- patronal cest entre autres choses: - nous voulons que nos entreprise vives face à la concurrence; - nous voulons plus daide de létat ; - nous voulons le retour des subventions européennes; Bref! nous voulons tirer plus de profit de lexploitation des nos salariés, nous voulons plus grosse part dans la redistribution de la plus-value générale
Petit piqûre idéologique de rappel : Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce quelle est une menace pour leur existence en tant que classe moyenne. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus elles sont réactionnaires, elles cherchent à faire tourner à lenvers la roue de lhistoire. Si elle sont révolutionnaires, cest en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leur intérêts futurs et non leurs intérêts actuels ; elles abandonnent leur propre point de vue pour ce placer à celui du prolétariat * . Maintenant xuan, ce qui laisse le peuple sans perspective et « prêt à se jeter dans les bras du fascisme » comme tu le dis, cest pas labsence de clairvoyance politique dun Mélenchon, ou de je ne sais qui de la représentation petite bourgeoise de la gauche radicale; (et dailleurs depuis quant faudrait leur accorder un quelconque crédits politique à ces gens là ?) cest tout « simplement » labsence dun authentique parti communiste de lavant-garde ouvrière, doté dune ligne est dun programme redonnant confiance en ses forces à la classe ouvrière, et par la même devenir un pole dattraction pour petit bourgeois décidé à sunir à elle en se plaçant sous sa direction. Réfléchis Xuan ! La classe ouvrière de Bretagne les couches les plus pauvres nauraient-elles pas leurs propres revendications ? Ou nauraient-elles que cette perspective à défendre, que de sunir à leur exploiteurs pour le plus grand bien des intérêts régionaux ! qui rappelons-le demeurent ceux du capital. Tu vois Xuan ! et je nen montre encore une fois désolé, mais tu viens une fois de plus, de nous faire politiquement la démonstration, quavec les standards idéologiques du maoïsme cest toujours difficile de si repérer : quentre lopportunisme de gauche et celui de droite cest toujours léternel valse des hésitations, lun et lautre étant toujours à la fête. * Marx Engels : Manifeste du parti communiste
Edité le 06-11-2013 e 11:27:22 par gorki |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 06-11-2013 à 20:39:44
| Qu'il s'agisse des petits patrons, des artisans ou des petits agriculteurs, il y a aura toujours ces deux aspects : d'un côté ils sont écrasés par les monopoles et de l'autre ils s'en prennent aux salariés. Mais de surcroît ceci ne s'atténuera pas parce que la crise ne fait que l'aggraver. Tu sais très bien ce que j'entends par viser l'ennemi principal en l'occurrence l'Etat bourgeois. L'opposition à l'écotaxe - et il ne s'agit de rien d'autre ici - est légitime. Du reste il était bien prévu que cette taxe frappe en dernier ressort les budgets populaires. Après avoir soutenu que les bonnets rouges défendent des intérêts particuliers "contre l'intérêt général", le Front de Gauche nous démontre que l' intérêt général en question n'est autre qu'une escroquerie. A part ceux qui ont la foi du charbonnier, comment les masses populaires peuvent-elles prendre ce genre d'incohérence sinon en adhérant au FN ? Un mot sur le caractère réactionnaire des classes moyennes et sur tes piqûres de rappel . Je crois que tu as besoin de quelques cachet parce qu'Alzheimer te guette : Tu sais très bien toi aussi que j'ai dénoncé en long, en large et en travers la prétention du patronat grand ou petit à gratter les "charges exorbitantes", c'est-à-dire le salaire des ouvriers et de tous les autres salariés. Il est notoire que les petits patrons sont les premiers à embaucher des stagiaires, des précaires et des sans papiers, y compris chez les paysans modestes. Il est hors de question de transiger sur tout cela et il n'est pas difficile de remettre les pendules à l'heure : il suffit a minima de rappeler les revendications salariales. Les ouvriers bretons savent très bien ce qu'ils ont à faire sur ce terrain et je n'ai aucune leçon à leur donner. Qui a parlé de concessions, et s'il y en avait qui devrait les faire ? Le rôle historique de la classe ouvrière est de prendre la direction de toutes les classes qui sont victimes de l'oppression de la bourgeoisie monopoliste, pour faire la révolution. Seul le socialisme peut leur proposer des solutions humaines (par exemple des coopératives) tandis que le capitalisme ne peut que les entraîner à la ruine. Seule la classe ouvrière peut véritablement libérer ces classes, y compris en imposant ses conditions. Mais en manifestant séparément on n'en prend pas le chemin. Tu sais encore parfaitement que lorsque Mélenchon joue les bouffeurs de patrons et de curés c'est du flan. Mais il faut aussi se demander pourquoi. Cette attitude "gauchiste" en apparence aboutit à diviser l'opposition des masses au pouvoir capitaliste, à empêcher la classe ouvrière de prendre la direction de toutes des révoltes contre l'oppression. En mai 68, il ne fallait surtout pas que la classe ouvrière fraye avec les étudiants "fils-à-papa", mais quel était la finalité de ce cordon sanitaire ? Ce n'est pas de gauchisme qu'il s'agit mais bel et bien de l' opportunisme de droite le plus réactionnaire : cantonner la classe ouvrière aux luttes économiques, et laisser les élus s'occuper des affaires politiques, passer de fructueuses alliances avec les amis sociaux-démocrates. On connaît le résultat. Le fonds du sac est que Mélenchon comme le parti révisionniste sont assis le cul entre deux chaises, à vouloir critiquer le PS mais sans faire le jeu de la droite , ils ne veulent surtout pas mettre en péril le pouvoir d'Etat ni sortir des limites de la démocratie républicaine , et ils coulent avec le Titanic. Cela n'aurait aucune importance s'ils n'entraînaient avec eux leurs adhérents et les syndiqués.
Edité le 06-11-2013 e 20:48:36 par Xuan
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| | Komintern | | C'est la lutte finale | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 501 messages postés |
| Posté le 06-11-2013 à 21:58:58
| Le camarade Gorki m'a précédé plus haut et je souscrit totalement à ce qui y est dit. Mais l'idée qui me vient en voyant ta réponse c'est: A touché le fond mais creuse encore! La classe ouvrière ne peut en aucun cas se mobiliser sur ces revendications ! Ici il ne s'agit pas d'unité mais de prostitution et de trahison! C'est ce genre de mouvement qui pave la voie au fascisme en répandant les illusions sur les pseudos convergences d'intérêt et la collaboration de classe! n peut y avoir d'unité avec les exploiteurs et comment peut tu croire que le petit patronat pourrait rallier le camp de la révolution? Il n'y a rien de plus anti matérialiste! Après peu importe le nombre de précautions que tu prends derrière mais dire que la classe ouvrière peut libérer ces classes c'est du grand n'importe quoi! Je ne sais pas si dans ton cas c'est du révisionnisme ancien ou moderne mais en tout cas c'est métaphysique... libérer une classe d'exploiteurs en la faisant disparaitre... c'est du christiano-maoisme?
-------------------- Vive le drapeau victorieux de Marx, Engels, Lénine et Staline. Vive le communisme |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 06-11-2013 à 23:03:47
| Je te rappelle que le prolétariat en se libérant libère l'ensemble de la société. Et effectivement la classe ouvrière peut libérer une classe d'exploiteurs en la faisant disparaitre en tant que classe d'exploiteurs et non en tant qu'individus évidemment. C'est le b-a-ba du marxisme Komintern. Dans la critique du Programme de Gotha et d'Erfurt, Marx dénonce la conception qui range les classes moyennes dans « une même masse réactionnaire » en face de la classe ouvrière. « les classes moyennes... sont révolutionnaires... en considération de leur passage imminent au prolétariat » . Quelle trahison y a-t-il à réclamer l'abolition d'une escroquerie d'Etat manigancée sous Sarkozy, et dont les promoteurs font maintenant les canards ? Explique-moi ça Komintern. Qui touche le fonds dans cette affaire ? Tous les politiciens et les affairistes de la bourgeoisie essaient de se débarrasser du bâton merdeux et toi tu ne veux surtout pas les enfoncer ? Avec quelle classe collabores-tu pour ménager ainsi leurs intérêts ? Qui pave la voie au fascisme en laissant partir à la dérive les petits-bourgeois, au lieu de dénoncer la dictature de l'Etat et des monopoles capitalistes sur le reste de la société ?
Edité le 06-11-2013 e 23:04:18 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 00:11:11
| Sur "faire vivre le pcf" Ecotaxe, Quimper, Carhaix, agro-alimentaire et transporteurs : qui porte les bonnets rouges ? Partie II mercredi 6 novembre 2013
La suite de larticle du site Le-Militant sur le mouvement contre lécotaxe et les licenciements en Bretagne : tout les ingrédients y sont expliqués, depuis les véritables initiateurs de la manif de Quimper, la récupération politicienne de certains et le bourbier dans lequel la CGT et le PCF-PGE ont sauté à pieds joints, sans oublier les insultes de notre gauchiste de service, Mélenchon qui entraîne de plus en plus le PCF loin de ses bases... PB Bretagne : conclusion... A lissue de la journée du samedi 2 novembre, un premier bilan et de premières leçons politique sont possibles et nécessaires. A Quimper, 30.000 à 40.000 manifestants, ce qui est considérable à léchelle dun département et dune région. Les salariés sont là, en masse, dont la quasi-totalité des ouvriers de Doux, Gad-SAS, Marine Harvey, Tilly-Sabco, ainsi que la population locale. Les « patrons » étaient majoritairement des agriculteurs, très nombreux, pêcheurs, et transporteurs de petite taille, parfois sans aucun salarié. LUD FO, une partie conséquente de la FSU locale qui avait décidé dappeler à la fois à Quimper et à Carhaix, ainsi que la CGT des marins et dautres sections CGT, étaient là, FO ayant formé un cortège initialement séparé à Penvillers. A 15h, un groupe organisé de FNSEA est venu casser la sono de FO. Rappelons encore une fois que cette manifestation, appelée initialement par le Comité pour lemploi en centre-Bretagne - salariés de Marine Harvey exigeant linterdiction des licenciements ou la mise sous séquestre de lentreprise, mairie de Carhaix, NPA local, Alternatifs
- a été « prise en main » par la FNSEA seulement à partir de lémeute de Pont-de-Buis du samedi précédent, au départ pour « calmer les troupes » le jour même. A partir de là une opération politique sest développée pour interdire le front commun du salariat et des agriculteurs, marins et transporteurs contre les licenciements et les écotaxes, ou au moins pour en brouiller le contenu et tenter dempêcher le monde du travail, dans toute la France, de se saisir de ce mouvement menaçant pour les patrons et le gouvernement. Il faut être clairs : la fuite à Carhaix, appelée par les directions régionales (sur impulsion nationale) de la CGT, de la FSU et de Solidaires, rejoints par le PCF et le Front de Gauche local avec EELV et le MJS, soutenant explicitement les écotaxes et donc le gouvernement, ne pouvait aboutir à aucune manifestation de masse à Carhaix, mais avait pour fonction, de fait, disoler les militants syndicaux des salariés allant en masse à Quimper. Cette réalité physique était éclatante à Carhaix, ou les délégués CGT de plusieurs entreprises ont eu la parole
en labsence de la quasi-totalité de leurs collègues de travail, tous à Quimper ! Il est pourtant probable quun plus grand nombre de syndiqués CGT, FSU et Solidaires étaient à ce moment même à Quimper. Là, une présence organisée massive et tout à fait possible aurait été nécessaire, par exemple pour mater le petit groupe FNSEA venu agresser la sono de FO parce que celle-ci lançait des slogans anti-patronaux, et plus généralement pour que les syndicats jouent leur rôle de syndicats, avec les travailleurs et là où ils sont. Mais tout au contraire, le milieu militant « de gauche », à quelques exceptions notables près, sest gargarisé dun discours de mépris et de stigmatisation des prolétaires bretons « manifestant avec leurs patrons » ou, pire, « marchant avec les fascistes ». Le pire du pire de laristocratie militante crachant sur Bécassine en lutte pour son émancipation fut atteint, il faut le dire, par les propos de J.L. Mélenchon, largement médiatisés, sur les « esclaves » et les « nigauds ». Ces propos marquent une rupture : on ne calomnie pas impunément la classe ouvrière. Ces propos marquent aussi un choix politique : peut-être celui dEELV contre les ouvriers, en tout cas celui de la coalition avec le gouvernement au moment où celui-ci accentue sa politique anti-ouvrière. A tout cela, sajoute la campagne gouvernementale et médiatique sur les « violences » qui allaient survenir et la « conjonction des extrêmes », à laquelle J.L. Mélenchon échappait donc, pour la première fois depuis longtemps, puisquayant lui-même dénoncé le bas peuple, il nétait plus « populiste ». Affolement policier et affolement « de gauche » sur les réseaux sociaux se renforçaient mutuellement : au moment où de jeunes ouvriers lançaient des pots de chrysanthèmes sur la préfecture à Quimper et sur les CRS, des bruits courraient sur « les Identitaires qui attaquent la police ». Et pourquoi pas Aube dorée pendant quon y est ? Alors, certes, la manifestation de Quimper, qui nétait pas « pure » puisquelle était une manifestation de masse, et en raison de la fuite organisée à Carhaix dune partie décisive des syndicalistes (mettant en péril leurs propres organisations syndicales : cest la défense de la CGT notamment qui exige quon le dise ! ), apparut largement comme dominée, au niveau des médias et de la tonalité générale des sonos et des drapeaux, par la FNSEA, les régionalistes et la droite. Pour autant, ce sont bien les masses prolétariennes qui étaient là et qui cherchent, ni esclaves ni nigauds, la voie du combat et de lémancipation. Saluons à cette occasion le geste de Philippe Poutou, dont nous navons pas soutenu en général la ligne politique. Sil est venu à Quimper, cest parce quil est un ouvrier et sait ce que cest quun ouvrier. Sa présence sauvait lhonneur et montrait ce quaurait dû faire le mouvement ouvrier organisé : venir en masse, écouter les gens, généraliser et centraliser leur colère, et alors, plus de problème avec « la droite » et « les fachos ». Le 2 novembre breton marque une cassure. Il y a ceux qui cherchent leurs drapeaux, leurs fétiches et leurs grigris et insultent le mouvement réel. Partir du réel pour aller à lidéal, comme disait Jaurès, cest le contraire de partir de ses petites idées et petits plans pour formater de force le réel et linsulter quand il suit sa propre voie. Ceux qui bavent sur le prolétariat breton en laccusant de marcher avec « les patrons » et « les fascistes » sont les meilleurs alliés des patrons. La cause politique de cela, cest le refus ou lincapacité de rompre avec le gouvernement, actuellement état-major central des attaques patronales. Quand on soutient sa politique, écotaxes ou autres, on ne peut pas combattre le patronat et on divise à lavantage du patronat. Les syndiqués et militants CGT, FSU et Solidaires évidemment présents en masse à Quimper montrent la seule voie pour leurs organisations. On ne peut pas demander à Bécassine, on ne peut pas demander aux travailleurs, davoir le look du bon petit révolutionnaire comme dans les livres. Le vrai révolutionnaire est celui qui commence par se mettre à lécole du prolétariat, pas par humilité ni par charité, mais pour exprimer le mouvement réel, le colérer, lamplifier, le généraliser, le centraliser. La Bretagne, cest la France. Ce qui vient de se passer est la première manche dune série daffrontements où la trame des combats sociaux se reconstituera à sa façon. Lexplosion lycéenne à la veille des vacances ressemble plus à ce que « le militant de gauche » a lhabitude dimaginer, au point que là non plus il na souvent pas vu ce qui se passait réellement : un début rapide de centralisation spontanée de la jeunesse contre le ministère de lIntérieur. Une force révolutionnaire ferait la liaison entre un tel mouvement et celui qui porte des travailleurs et des petits producteurs désespérés à casser les portiques décotaxes, affrontant directement lEtat du capital. Et cela va continuer avec le mouvement de fond contre la réforme dite des rythmes scolaires. Sur les réseaux sociaux, les parents sorganisent pour refuser l « après-midi de rattrapage » du mercredi 13 novembre et en faire une journée de grève scolaire contre lattaque portée à lécole : ils ont raison. Parallèlement, les professeurs se demandent bien pourquoi cette demi-journée de travail en plus, et des réunions, heures syndicales et autres se préparent pour ce jour là. Plusieurs petits syndicats (CGT, FO, SUD, FAEN) appellent à une grève des écoles pour le retrait de cette contre-réforme le lendemain jeudi 14. Le principal syndicat SNUIPP-FSU appelle à des délégations au ministère le mercredi 20 pour demander sa renégociation, mais sa principale section, celle de Paris, appelle à la grève elle aussi le 14. Toute cette effervescence, en partie faite de manuvres et de contre-manuvres pour ne pas affronter le gouvernement, est en train de nourrir une vague qui monte den bas. Elle aussi se fera traiter de « fasciste », puisque ce terme est revenu pour insulter ceux qui entrent en mouvement. Sans doute aurons nous à nouveau droit à « la grève arme des trusts » ! Une chose est claire : le front unique du monde du travail se construit contre son principal adversaire de classe : le gouvernement. Parce quil fait le contraire de ce pour quoi Sarkozy a été chassé, il nest pas « notre gouvernement ». Telle est la conclusion à laquelle la masse qui a voté Hollande en 2012 est en train de parvenir. A partir de là, commence le présent. Le-militant.org, dimanche 3 novembre 2013
______________ Commentaire posté par Joel Yan mercredi 6 novembre 2013 à 21h30, Cet article explique ma gêne vis à vis de cet appel de Carhaix, qui constitue de la part de nos forces organisées un véritable abandon des travailleurs en détresse, alors que nous voyons bien quil ny a plus de "grain à moudre", plus de "matelas" pour dissimuler, pour amortir le choc de la "libéralisation" totale qui nous est imposée avec un chômage de masse qui facilitera la baisse du "coût du travail" avec toutes les conséquences dans notre vie, voire dans la survie de millions de familles, d ouvrièr(e)s, employé(e)s, artisans, petits paysans... Cétait sur place à Quimper, quil fallait être, lexploitation capitaliste rationnelle et impitoyable, le mépris des êtres humains et de leur travail, la destruction de la nature, la Bretagne en est un exemple type. On ne peut se contenter désormais de compter sur le seul doublement des indemnités de licenciements en laissant se promener impunément "le renard dans le poulailler" et attendre de nouveaux "plans sociaux". On ne peut oublier la "vache folle", les fréquentes crises du cours de la viande qui acculent des centaines dagriculteurs à la faillite, le rôle dominant de la FNSEA, auxiliaire zélé du Capital, dans lintégration à marche forcée des paysans dans le marché mondialisé via lUE qui a tombé le masque et ses conséquences... Nous navons pas le droit daller dans le sens du gouvernement PS qui sempresse de favoriser des divisions dans le camp des exploités pour continuer sa politique, comme à la "belle époque" du Mitterrandisme sur les rejets et sur les haines qui paralysent le mouvement populaire. Quelle caricature et quel symbole que ces bonnets rouges vendus 5 euros par "Armor Lux", hérault du "made in France" régulièrement fêté par les médias qui arrondit ses marges en délocalisant la fabrication de certains de ses produits... Comment faire cesser ces ambigüités électoralistes qui font passer le PCF pour un soutien fidèle de la politique du gouvernement, faute de réelle volonté pour construire un rapport de forces vis à vis dun PS désormais assimilé à la Droite par beaucoup de ceux là mêmes qui lont porté au pouvoir ?
Edité le 07-11-2013 e 00:13:36 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Komintern | | C'est la lutte finale | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 501 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 05:42:37
| Xuan a écrit :
Je te rappelle que le prolétariat en se libérant libère l'ensemble de la société. Et effectivement la classe ouvrière peut libérer une classe d'exploiteurs en la faisant disparaitre en tant que classe d'exploiteurs et non en tant qu'individus évidemment. C'est le b-a-ba du marxisme Komintern. Dans la critique du Programme de Gotha et d'Erfurt, Marx dénonce la conception qui range les classes moyennes dans « une même masse réactionnaire » en face de la classe ouvrière. « les classes moyennes... sont révolutionnaires... en considération de leur passage imminent au prolétariat » . Quelle trahison y a-t-il à réclamer l'abolition d'une escroquerie d'Etat manigancée sous Sarkozy, et dont les promoteurs font maintenant les canards ? Explique-moi ça Komintern. Qui touche le fonds dans cette affaire ? Tous les politiciens et les affairistes de la bourgeoisie essaient de se débarrasser du bâton merdeux et toi tu ne veux surtout pas les enfoncer ? Avec quelle classe collabores-tu pour ménager ainsi leurs intérêts ? Qui pave la voie au fascisme en laissant partir à la dérive les petits-bourgeois, au lieu de dénoncer la dictature de l'Etat et des monopoles capitalistes sur le reste de la société ? |
Confusion, mensonges, manipulation c'est de mieux en mieux... Non monsieur faire disparaitre une classe ce n'est pas la sauver c'est bel et bien la condamner en tant que classe mais ça peut libérer les individus qui la composent... Ta sortie sur le b a ba du marxisme est juste antimarxiste... Ta manipulation prend toute sa forme quand tu parle du caractère révolutionnaire des classes moyennes. Gorki a cité le paragraphe correspondant plus haut et donc tu ne peux ignorer que Marx affirme clairement que ces classes sont réactionnaires quand elles défendent leur intérêt et qu'elle ne deviennent révolutionnaires que si elles défendent les intérêts du prolétariat, leurs intérêts futurs... Un bel exemple de malhonnêteté ta sortie! Quand à ton dernier paragraphe... Tout ce qui bouge n'est pas rouge pur commencer! Ensuite la trahison c'est d'aller défendre la liberté d'exploiter de ses exploiteurs en rajoutant au passage que dans le lot de tes "révolutionnaires" on trouve aussi de la bourgeoisie monopoliste pour la grande distribution et l'agro alimentaire! Ensuite croire une seconde que ce mouvement enfonce l'Etat bourgeois c'est une belle connerie qui ne tient pas compte des réalités matérielles. Et j'en rajoute oui ce mouvement pave la voie au fascisme, collaboration de classe, revendications identitaires, différents partis tous bras dessus bras dessous faisant avancer l'idée d'un gouvernement d'union nationale... Inutile de rabâcher plus longtemps le sujet mais il est intéressant de constater ou finissent certaines trajectoires politiques...
-------------------- Vive le drapeau victorieux de Marx, Engels, Lénine et Staline. Vive le communisme |
| | Eric | | Jeune Communiste | | 160 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 07:59:19
| Contrairement à ce que raconte Mélenchon et les syndicats collabos du gouvernement socialo la révolte des Bonnets rouge n'est pas le fait que du patronat et des curés . Certes il y a des petits patrons , ce que l'on appelle la bourgeoisie nationale , mais il y a aussi une majorité de paysans , d'ouvriers et de commerçants . Le fait que le prolétariat défile aux cotés de la bourgeoisie nationale n'a rien de choquant car ces classes subissent les mémes conséquences du capitalisme mondialisé et de la dure loi des multinationales : le chomage et la misère . |
| | gorki | | Les ouvriers n'ont pas de patrie | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 835 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 10:21:44
| Xuan a écrit :
Quelle trahison y a-t-il à réclamer l'abolition d'une escroquerie d'Etat manigancée sous Sarkozy, et dont les promoteurs font maintenant les canards ? Explique-moi ça Komintern. Qui touche le fonds dans cette affaire ? |
Toi ! Tu vois Xuan ! ta réaction je my attendais, elle est juste celle dun « militant » blessé dans son orgueil, en raison davoir été rappelé à ces fondamentaux.. Et pourtant si tu veux bien prendre un peu de recul, tu observeras que dans cette histoire tu avais juste mis la charrue avant les bufs. Oui le camarade Komintern à raison ! à la lecture de tes interventions, on avait limpression de baigner dans une ambiance de politique fiction, parce que: - Tu voulais unir le peuple, avant dunir la classe - Tu voulais combattre le Fascisme avec « ses propres troupes » - Tu refusais de voir que la contradiction principale, et ce quelle que soient les alliances qui ici ou la pourraient se réaliser avec certains secteurs de la petite bourgeoisie, demeure en toutes circonstance celle entre la classe ouvrière et tous ses exploiteurs. - Tu donnais à la lutte pour lemploi de notre classe, des horizons bornés, des limites économiques du système que tu condamnes, etc. Maintenant je vais te démontrer un exemple des manipulations dont tu te montres capable : ou pour me montrer plus sympa, je dirais, des dégarements idéologiques dont tu sais faire preuve, et qui font la spécificité maoïste en France : Tu interroges notre camarade Komintern comme ceci : « Quelle trahison y a-t-il à réclamer l'abolition d'une escroquerie dÉtat manigancée sous Sarkozy » Dis comme cela ! rien bien sur, et même que dans des circonstances bien précises, ( aujourdhui pas réunies ) su été le rôle des communiste de satteler à cette tache, etc. Mais la question nest pas là ! la question, la seule quun militant communiste devait se poser dans les circonstances présentes, et sans prendre le risque de se faire taxer de vouloir nager en eau trouble, était : avec qui, et au profit idéologique de qui voila ce que tu tacharnes à cacher, ou que tu ne veux pas voir : Petit rappel ( te vexe pas ) la dénonciation des escroquerie détat cest principalement loutil de propagande des Fascistes, Les communistes sen distinguent toujours en démontrant la nature de classe de létat en question
Pour conclure : Puisque tu parles de la période Sarkozy
je te rappellerais que durant cette période, et principalement au cours de la dernière année de son mandat, des centaines de voies se sont élevés à la gauche de la gauche, dans lextrême- gauche politique et syndicale pour réclamer, voir tenter de construire le recours à la grève générale. Chez les « lutteurs de classe » de lextréme-gauche, la dent nétait jamais assez dur pour fustiger la mollesse des ripostes voulues par les directions syndicale. Aujourdhui alors que la crise frappe toujours plus durement lensemble du monde du salariat, que la pauvreté sétend de plus en plus, plus rien ou presque, que des atermoiements, comme ceux que lon peut observer sur le blog douvalacgt. Et cest dans cette ambiance, de quasi renoncement que tu viens « comme une alternative possible » nous signer un poste, appelant les travailleurs à sassocier à des besogneux du fascisme sous couvert dunir le peuple contre son ennemi principal qui serait juste létat des monopoles exit : toute la pourriture des exploiteurs anonymes, des petits comptoirs et ateliers etc. et cela juste en faisant de lanti étatisme primaire. Aussi quant ont sait quen labsence dun véritable parti communiste, se genre de démarche ne peut servir quune cause, celle du fascisme, cest ce qui sappel Xuan se décerner à soi même un certificat dindigence politique. Oui Xuan t-a touché le fond, comme dirais le camarade Komintern, et même deux fois, une première fois avec tes prises de positions et une seconde fois avec les réponses prenant la forme dune fuite en avant . Petite réponse à Eric : Tout ce qui bonnettent rouge nest pas forcément rouge. La présence dans ce mouvement de travailleurs touchés par la crise (principalement dans leur emploi) nimmunise pas cette lutte contre son caractère bourgeois de classe. Surtout cela ne justifie pas que lon fasse cause commune avec ses exploiteurs qui détiennent la direction idéologique de ce mouvement. Simplement elle doit nous interroger sur labsence dun authentique parti communiste capable de bien orienter les révoltes de notre classe. Jespère quil ne tas pas échappé que n'est convié aux négociations avec Matignon que la représentation patronale. Le souci premier de tous cette confrérie de petits exploiteurs cest pas de chercher à employer plus de personnel, mais de maintenir voir daugmenter le montant des bénéfices.
Edité le 07-11-2013 e 10:41:15 par gorki |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 12:21:34
| Tout ce qui mélenchonne n'est pas nécessairement prolétarien, et je m'étonne que tu mordes à ce chiffon rouge, qui ne sert que les intérêts de la grande bourgeoisie. Et ton pote Komintern fait visiblement une rechute. Il n'y a pas d'orgueil de ma part, je suis ulcéré de voir le sabotage et l'impasse créés par le pseudo tribun du peuple Mélenchon. Je m'attendais à être attaqué par sa pseudo gauche radicale - ce fut le cas d'ailleurs - mais pas par toi sur ce terrain-là, et je t'aurais cru plus averti. Tu voulais ceci, tu voulais cela...le peuple est dans la rue contre l'Etat bourgeois et tu pérores sur les "alliances", sur les indésirables et sur ceux qui sont reçus à Matignon. Lamentable.
Edité le 07-11-2013 e 12:24:03 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| | | Komintern | | C'est la lutte finale | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 501 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 21:33:17
| Ce qui est con l'est pour de bon... C'est bien la provoc ça permet d'éviter d'argumenter... surtout quand tout ce que tu peux opposer ne fait que te dévoiler! T'as de la chance je suis d'humeur! Alors oui étant jeune j'ai été militant au pcf. Et alors le marxisme c'était inné chez toi? Manifestement non! Mais surtout tu te prend pour qui? Arracher la classe ouvrière au révisionnisme pour être 50 ans plus tard plus loin du but qu'au départ ça devrait encourager à la modestie! C'est quoi tes hauts faits révolutionnaires? Alors lancer l'anathème, se la jouer victime et sur jouer son influence tout en usant de manipulations grotesques ça mérite rien d'autre que "ferme ta gueule" avec la ponctuation quand tu veux... Et pourtant je vais te dire une dernière chose j'ai peut être commencé mon militantisme en étant inconsciemment sur des positions révisionnistes mais je préfère ça à finir comme toi dans un tel état de dégénérescence politique que c'est même pas du révisionnisme c'est du trotskisme! J'en finis là!
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| | gorki | | Les ouvriers n'ont pas de patrie | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 835 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 21:49:52
| Bon Xuan ! je sais que cest compliqué, mais tu réponds à rien, pire tu nous envois(sans oublier au passage, de monter une petite provocation en direction du camarade Komintern ) nous abreuver aux pitreries dun site, "Militant" qui à pour responsable un cacique du trotskisme anti-stalinien notoire au parcours politique aussi sinueux que la grande muraille de chine, je veux nommer Raymond Debord. Quand même, comme diraient les jeunes, cest chelou cette façon faire. Au Fait ! tu nas pas trouvé mieux comme référence pour trouver argumentations à tes égarements idéologiques? parce que ça craint Allez à + |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 07-11-2013 à 23:04:53
| Vous évitez les insultes en guise d'arguments pour commencer. Deuxio à part ce discours pseudo "gauche" les prolos de base comprennent parfaitement quelle différence existe entre les artisans, les petits commerçants, les petits patrons d'un côté, et de l'autre les trusts de la grande distribution, les TIR et les monopoles capitalistes en général, et y compris ceux du Front de Gauche, parce que ce qui les intéresse ce sont les faits. Tertio vous avez tous les éléments matériels pour juger, mais la seule réalité qui compte pour vous ce sont vos idées. Il n'y a décidément rien à répondre à cela. Quand vous aurez fini d'organiser la classe ouvrière autour de vos idées, puis le peuple autour de la classe ouvrière et autour de vos idées, puis de trier ce qui est prolétarien et ce qui ne l'est pas, songez à jeter un coup dil au cas où tout ce mode serait déjà dans la rue à l'insu de votre plein gré.
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| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2644 messages postés |
| Posté le 08-11-2013 à 06:36:53
| Pour "détendre" l'atmosphère voici pour infos ce que diffuse l'UD CGT de Saône et Loire sur le sujet : Pourquoi la CGT nest pas aux côtés des bonnets rouges
. Le combat des bonnets rouges nest pas celui des salariés La fronde antifiscale organisée en sous-main, voire ouvertement par le patronat et les élus de lUMP en Bretagne na que peu à voir avec les intérêts des salariés dont le mécontentement légitime est aujourdhui instrumentalisé. Pour les trois organisations syndicales bretonnes CGT,Solidaires et FSU, "les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés." Déclaration des organisations syndicales de salariés CGT, Solidaires et FSU de Bretagne La Bretagne souffre du fait de sa situation économique et sociale. Les pans industriels de la région sont mis à mal par des restructurations et des suppressions massives demplois dans tous les secteurs. Les organisations syndicales participent, à leur niveau, à freiner les conséquences de cette catastrophe. Ce gâchis engendre colère, désespoir et mécontentement. Cette détresse monte partout en France et doit alerter les pouvoirs publics sur la réalité sociale du pays. Pour les organisations syndicales, cest le signal dalarme dune situation qui ne peut plus durer, et dans laquelle, le gouvernement devrait avoir un rôle majeur pour redonner confiance, par des actes, aux salariés licenciés et ceux qui ont un emploi. La Bretagne nest pas en dehors de laugmentation du chômage et de la misère. Cette restructuration de lindustrie est dautant plus grave quil nest rien prévu, ni par les licencieurs, ni par les pouvoirs publics, pour permettre aux salariés de continuer à vivre dun travail. Les politiques daustérité imposées par lEurope, ses pays membres, en rajoutent à la situation dans cette crise dont les conséquences sont déjà bien lourdes pour les salariés, les retraités et les privés demploi. Cest pour cela que les organisations syndicales de salariés mobilisent pour le maintien de lemploi industriel, au quotidien, mais aussi lors de manifestations interprofessionnelles. Le discours antifiscal de certains acteurs des mobilisations en cours sappuie sur des réalités. Au lieu dune urgente réforme fiscale, le gouvernement impose de plus en plus les ménages, doù une légitime incompréhension. Pour autant, les actions violentes sur médiatisées ne relèvent pas dun mouvement social de salariés. Le détournement du mécontentement, réel, dune grande partie de la population à des fins politiciennes met en cause lintégrité et lindépendance des salariés dans un combat qui nest pas le leur. Les « bourreaux » sont aux commandes de cette manuvre et se servent de leurs victimes pour faire en même temps bouclier et bélier. Ils voudraient que les salariés oublient quils ont toujours soutenu les politiques néolibérales responsables de la crise actuelle et que leur « modèle agricole breton » est aujourdhui une faillite économique, sociale et environnementale. Les manipulations sont lourdes puisque ce sont les « seigneurs de jadis » qui portent maintenant le bonnet rouge contre le peuple. Les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés. La casse industrielle est un gâchis pour léconomie, mais aussi et surtout pour les femmes et les hommes. Aujourdhui ce sont ceux qui licencient qui veulent en découdre avec le gouvernement. Ce combat nest pas celui des salariés, non pas parce que le gouvernement ferait bien son travail, mais parce que ce quexigent les meneurs de cette manifestation, cest daller encore plus loin dans leur stratégie de destruction sociale. Rares sont les moments dhistoire où les patrons cassent, manifestent et refusent le dialogue. Cest aussi un signe fort que cette agitation porte en lui des germes qui dépassent largement lécotaxe, même suspendue. Pour permettre aux salariés de se retrouver, pour faire valoir leurs exigences, pour sopposer aux fermetures des entreprises, à la casse des services publics et de la protection sociale qui ont comme conséquence des suppressions demplois, les organisations syndicales de la région Bretagne C.G.T., Solidaires et F.S.U. ont appelé lensemble des salariés, et ceux qui sassocient à leurs combats, à se rassembler : le samedi 2 novembre à 15 heures place du Champ de Foire à Carhaix. Rennes, le 30 octobre 2013 La CGT en Saône et Loire Site : http://www.ud71.cgt.fr/
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | Eric | | Jeune Communiste | | 160 messages postés |
| Posté le 08-11-2013 à 10:59:12
| Hallucinant de lire des trucs pareilles . Les travailleurs licenciés qui manifestaient vont étre contents de lire çà . La cgt n'a toujours pas compris le rôle contre-révolutionnaire et anti prolétariat de la social- démocratie . Non ce pouvoir de gauche et "socialiste " n'est pas l'ami des travailleurs . Il est , même comme l'ump , notre pire ennemi . D'ailleurs si on regarde l'histoire c'est toujours la social démocratie qui a commis les pires saloperies contre le prolétariat et le communisme . Ce sont bien les " socialistes " qui ont écrasé les révolutions allemandes et préparé ainsi la venue des nazis . Ce sont bien les " socialistes " qui ont interdit le PCF et criminalisé la propagande communiste . Le " ps " n'est que le représentant des intérêts de la grande bourgeoisie transnationale et des monopoles internationaux ; ce n'est pas l'ami ni le défenseur du prolétariat . La bourgeoisie nationale , les petits patrons , les agriculteurs et les commerçants sont donc en conflit avec cette grande bourgeoisie mondialisée qui risque de les faire disparaître à terme . Là , en l'occurrence nous avons en tant que prolétaires et bourgeoisie nationale le même ennemi : le capitalisme transnational , le grand capital , représenté par les socialos .Car il pousse aussi cette petite bourgeoisie et cette bourgeoisie nationale vers la misère et le chômage . Bien sur on peut regretter que çà ne soit pas une lutte menée sous la direction d'un parti communiste . Mais c'est simple car il n'y en a plus de parti communiste en France . Alors devons-nous attendre les bras croisés , 100 ans , afin de voir enfin renaître un parti communiste ou pas , tout propre , tout pur avec des ouvriers à 100 pour cent ? De toute façon çà n'a jamais exister nulle part une révolution qu'avec des prolétaires . Il y a toujours eu une alliance entre plusieurs classes , certes sous la direction du prolétariat : prolétariat , paysannerie et bourgeoisie nationale . Or c'est ce qui se passe en ce moment en Bretagne . Pour la gauche et les syndicats il ne faut rien faire afin de ne pas gêner les amis du gouvernement . Ce n'est ni plus ni moins qu'une trahison , une de plus .
Edité le 08-11-2013 e 11:14:36 par Eric |
| | gorki | | Les ouvriers n'ont pas de patrie | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 835 messages postés |
| Posté le 08-11-2013 à 12:48:33
| Xuan a écrit :
Quand vous aurez fini d'organiser la classe ouvrière autour de vos idées, puis le peuple autour de la classe ouvrière et autour de vos idées, puis de trier ce qui est prolétarien et ce qui ne l'est pas, songez à jeter un coup dil au cas où tout ce mode serait déjà dans la rue à l'insu de votre plein gré. |
Faut vraiment que tu sois dépité pour conclure, rejetant lorganisation méthodique des forces du prolétariat, sur cette note en forme dadhésion qui fait du spontanéisme des masses ce qui alimente « le feu sacré » Lénine avait à son époque une belle expression pour juger de cette attitude qui consiste à ce placer à la remorque de tous se qui bouge dans le mouvement sociale, il appelait cela pratiquer le queuisme. Avec en plus que pour toi, cela prend des allures de soumission à lidéologie petite bourgeoise ambiante, et qui plus est en choisissant le coté obscure de la force. Tu peux enregistrer cela comme une réponse à ton intervention Eric ! Intervention où tu nous dis en gros létat bourgeois fait des mécontents dans toutes les classes de la société, mieux défiler avec les patrons réacs que pas défiler du tous. Moi quant je lis des trucs comme cela, tout de suite me revient en tête ce vieille adage du mouvement ouvrier qui dit : « montre moi qui tu soutiens je te dirais qui tu es !) Un dernier truc Stp ! renseigne toi sur ce qui permet ou pas à un individus de se coller létiquette de prolétaire avant den revendiquer lappellation comme tu le fais dans ton intervention
et puis affirmer que cest les prolétaires qui maîtrisent la direction du mouvement des « benêts rouges » en Bretagne cest juste pas conforme à la réalité, et je rajouterai
et quant-bien même
etc. Jen ai lu et relu des interviews de prolos dans ce mouvement : Jai même entendu une ouvrière totalement déboussolée déclarer en gros : mos boulot nous brisent les reins, mais mieux ces boulots que pas de boulot du tout. Avec un tel degrés de résignation, nourrit de désespoir on imagine bien comment cette pauvre femme peut-être lobjet de manipulation, comme par exemple celle de se faire mettre son portrait en avant, pour affirmer : « voyez! sont avec nous les prolos
avec nous, il demandent que les industrielles ne soient pas pénaliser face à la concurrence. Sur linfo communiquer par Finimore: Ce texte de la Cgt si il dénonce les collusions là ou faut le faire nen nexonère pas moins la CGT de ses responsabilité
car à trop gueuletonner avec lennemi de classe ont fini par montrer le mauvais exemple etc. Tien à propos de gueuletonner : Je vous offre l'occasion d'une franche rigolade : Lindélicat : un autre postulant pour la médaille du "Bénnet "rouge" Philipe Poutou ancien candidat trotskiste du MPA à la dernière présidentielle pique au vif ou un peu comme Xuan, piqué la main dans le sac à conneries, nous à pondu cela dans son droit de réponse au site Politis : Vous avez le droit décrire ce que vous voulez, cest la liberté de la presse et on est archi pour
( cela ne mérite même pas de commentaire tellement cest rampant à tous point de vue
) Et il poursuit : « En aucun cas le Npa et les autres participants à la manifestation de Quimper nont manifesté « avec le patronat, le FN et les identitaires ». ( ha bienfaitrices et bien utiles guillemets!
Mais la suite vaut son pesant d'hilarité ) : « Le Medef en tant que tel nétait pas représenté, même pas à la tribune où des organisations patronales ont pourtant pris la parole
» * En gros un patron ça peut causer, et même se servir des tribunes populaires pour le faire, du moment quil planque sa carte dadhérent au MEDEF
Voila qui sappelle établir les niveaux dintensité dans la collaboration de classe. Peut-être encore une tentative des trotskistes de pratiquer lentrisme au sein des organisations patronales
vous pouvez consulter ici le reste de son droit de réponse :
Edité le 08-11-2013 e 13:59:15 par gorki |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 08-11-2013 à 22:33:25
| Lécotaxe est une mesure antisociale et antipopulaire , nullement écologique et nullement destinée à faire payer les grands capitalistes, mais des classes moyennes et populaires. Les masses sy opposent et cest parfaitement normal. Il est évident que les commerçants, les artisans, les petits agriculteurs, petits pêcheurs et petits patrons sont aussi victimes du grand capital et simultanément, pour une partie dentre eux des exploiteurs, de façon saisonnière ou à plein temps. Lorsquils sopposent à lEtat bourgeois et aux grandes entreprises leur combat peut rejoindre celui de la classe ouvrière, et lorsquils défendent leurs profits contre nos salaires évidemment il faut sopposer à eux. Or l'écotaxe n'a rien à voir avec l'augmentation des salaires, à terme elle viderait plutôt nos caddies. Quensuite les partis bourgeois essaient de récupérer cette colère pour la détourner dans leur intérêt (par exemple pour réclamer la baisse des charges ou lexception bretonne), ou quils la stigmatisent en utilisant un naturel réflexe de classe, mais uniquement pour gratter des voix chez les ouvriers, ça ne change absolument pas la nature de lécotaxe, qui reste dans les faits une mesure anti populaire et non de progrès social. Il est légitime de la combattre et non de pignocher dans la purée pour y chercher des arêtes. Or les dirigeants CGT lont parfaitement compris en écrivant que « Le discours antifiscal de certains acteurs des mobilisations en cours sappuie sur des réalités . Au lieu dune urgente réforme fiscale, le gouvernement impose de plus en plus les ménages, doù une légitime incompréhension. » On appréciera cette « légitime incompréhension » en se demandant où se situe finalement la collusion et avec qui. Parce que lassimilation des 30 000 manifestants et dune poignée de caciques du patronat na pas dautre finalité que ménager lEtat bourgeois et son personnel socialo . A lire "ce sont ceux qui licencient qui veulent en découdre avec le gouvernement" on croirait bientôt qu'Hollande est devenu Allende face à la grève des transporteurs. Double « incompréhension » en fait des dirigeants CGT envers la politique réactionnaire des socialistes et envers la violence populaire, pour dénoncer au passage les « actions violentes surmédiatisées» . La réalité est que la police a brutalement réprimé les premières manifestations et que les représentants du patronat se sont farouchement opposés aux actions violentes. Il nest pas nouveau que des paysans défoncent les grilles des préfectures avec leurs tracteurs ou déversent du fumier à Bruxelles et sen sortent sans être inquiétés, tandis que les ouvriers paient le prix fort pour avoir bousculé quelques bureaux : cest dailleurs la première chose que jai écrite au début de ce post. De là à se formaliser de la « violence » pis à la dénoncer, on laissera ce genre de réaction aux bonzes révisos ou aux ministres de la bourgeoisie. En ce qui concerne la violence de masse (et pas des individus), nous ne la combattons que lorsquelle sexerce contre le peuple, et non lorsquelle vise lEtat bourgeois, ses symboles et ses instruments doppression. La CGT na pas à se plaindre que "les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés." , cest bien la première conséquence d'en avoir soigneusement tenu à lécart les salariés, leur syndicat et leurs revendications. Les commerçants ne battent pas spontanément le pavé pour les salaires des ouvriers mais ils sont parfaitement capables de comprendre que sans ces derniers leur fond de commerce est gravement compromis, et que leur intérêt est de les suivre ou de les appuyer. Mais encore faut-il que la classe ouvrière soit là pour leur montrer le chemin avec ses revendications, ses propres drapeaux et bannières, et pas à 60 bornes en accusant les dits commerçants et artisans dêtre des suppôts de la bourgeoisie. Quant à lorganisation du prolétariat dans son parti elle ne doit passer à la trappe. Cest également dans ce genre démeutes contre l'Etat bourgeois que se constitue pratiquement le parti du prolétariat, à condition que la classe ouvrière et ses éléments les plus avancés soient présents pour avancer leurs propres mots d'ordre et éprouver leur rôle dirigeant, y compris en présence de la petite bourgeoisie, de catégories intermédiaires et même dennemis de classe, et y compris s'ils essuient un échec. En l'absence de parti communiste, il tombe quand même sous le sens qu'écarter les militants syndicaux du théâtre des opérations n'a pas d'autre résultat que de laisser la base ouvrière à la merci des démagogues bourgeois et des syndicats jaunes. La mépriser ensuite c'est vraiment le pompon. Dautres occasions ne manqueront pas, la crise nest pas finie et ce genre de situation ne peut que se renouveler et samplifier. On aurait tout intérêt à anticiper.
Edité le 08-11-2013 e 23:13:30 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2644 messages postés |
| Posté le 09-11-2013 à 07:12:41
| Dans sa brochure "La maladie infantile du communisme, le gauchisme" avril 1920, Lénine dit dans "JAMAIS DE COMPROMIS" : "Le capitalisme ne serait pas le capitalisme si le prolétariat « pur » n'était entouré d'une foule extrêmement bigarrée de types sociaux marquant la transition du prolétaire au semi-prolétaire (à celui qui ne tire qu'à moitié ses moyens d'existence de la vente de sa force de travail), du semi prolétaire au petit paysan (et au petit artisan dans la ville ou à la campagne, au petit exploitant en général) ; du petit paysan au paysan moyen, etc. ; si le prolétariat lui-même ne comportait pas de divisions en catégories plus ou moins développées, groupes d'originaires, professionnels, parfois religieux, etc. D'où la nécessité, la nécessité absolue pour l'avant-garde du prolétariat, pour sa partie consciente, pour le Parti communiste, de louvoyer, de réaliser des ententes, des compromis avec les divers groupes de prolétaires, les divers partis d'ouvriers et de petits exploitants. Le tout est de savoir appliquer cette tactique de manière à élever, et non à abaisser le niveau de conscience général du prolétariat, son esprit révolutionnaire, sa capacité de lutter et de vaincre. Notons d'ailleurs que la victoire des bolcheviks sur les mencheviks a exigé, non seulement avant mais aussi après la Révolution d'Octobre 1917, l'application d'une tactique de louvoiement, d'ententes, de compromis, de celles et de ceux, bien entendu, qui pouvaient faciliter, hâter, consolider, renforcer la victoire des bolcheviks aux dépens des mencheviks. Les démocrates petits-bourgeois (les mencheviks y compris) balancent forcément entre la bourgeoisie et le prolétariat, entre la démocratie bourgeoise et le régime soviétique, entre le réformisme et l'esprit révolutionnaire, entre l'ouvriérisme et la crainte devant la dictature du prolétariat, etc. La juste tactique des communistes doit consister à utiliser ces hésitations, et non point à les ignorer ; or les utiliser, c'est faire des concessions aux éléments qui se tournent vers le prolétariat, et n'en faire qu'au moment et dans la mesure où ils s'orientent vers ce dernier, tout en luttant contre ceux qui se tournent vers la bourgeoisie. Grâce à l'application de cette juste tactique, le menchevisme s'est de plus en plus disloqué et se disloque chez nous, isolant les chefs qui s'obstinent dans l'opportunisme et amenant dans notre camp les meilleurs ouvriers, les meilleurs éléments de la démocratie petite-bourgeoise. C'est là un processus de longue haleine, et les « solutions » à tir rapide : « Jamais de compromis, jamais de louvoiement » ne peuvent qu'être préjudiciables à l'accroissement de l'influence du prolétariat révolutionnaire et à la montée de ses effectifs."
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | gorki | | Les ouvriers n'ont pas de patrie | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 835 messages postés |
| Posté le 09-11-2013 à 17:06:34
| Xuan a écrit :
Il est évident que les commerçants, les artisans, les petits agriculteurs, petits pêcheurs et petits patrons sont aussi victimes du grand capital et simultanément, pour une partie dentre eux des exploiteurs, de façon saisonnière ou à plein temps. Lorsquils sopposent à lEtat bourgeois et aux grandes entreprises leur combat peut rejoindre celui de la classe ouvrière, et lorsquils défendent leurs profits contre nos salaires évidemment il faut sopposer à eux. Or l'écotaxe n'a rien à voir avec l'augmentation des salaires, à terme elle viderait plutôt nos caddies. |
Tu remets le PS dans lopposition, tu reformes lunion de la gauche, tu changes un peu la formulation, en évitant le « gros mots » et cest pile un propos de campagne électorale réformiste. Tous les ingrédients qui font sy ménager et la chèvre et le choux y sont réunis pour. (arrête de creuser Xuan! je te jure il nen remonte rien de bon).
Xuan a écrit :
La CGT na pas à se plaindre que "les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés." , cest bien la première conséquence d'en avoir soigneusement tenu à lécart les salariés, leur syndicat et leurs revendications. Les commerçants ne battent pas spontanément le pavé pour les salaires des ouvriers mais ils sont parfaitement capables de comprendre que sans ces derniers leur fond de commerce est gravement compromis, et que leur intérêt est de les suivre ou de les appuyer. Mais encore faut-il que la classe ouvrière soit là pour leur montrer le chemin avec ses revendications, ses propres drapeaux et bannières, et pas à 60 bornes en accusant les dits commerçants et artisans dêtre des suppôts de la bourgeoisie. |
Idem : A la suite de ce propos, tu reformes lunité syndicale, tu établis un cahier de revendication interprofessionnelles fourre-tout et tu obtiens une grande mobilisation de réformisme sociale ou les commerçants solidairement intéressés baissent leur rideau en mettant la carotte : nont dans le panier du prolétaire mais là où tu sais
(Arrête de creuser Xuan maintenant cest toi qui tenfonce)
Xuan a écrit :
Il nest pas nouveau que des paysans défoncent les grilles des préfectures avec leurs tracteurs ou déversent du fumier à Bruxelles et sen sortent sans être inquiétés, tandis que les ouvriers paient le prix fort pour avoir bousculé quelques bureaux : cest dailleurs la première chose que jai écrite au début de ce post. De là à se formaliser de la « violence » pis à la dénoncer, on laissera ce genre de réaction aux bonzes révisos ou aux ministres de la bourgeoisie. En ce qui concerne la violence de masse (et pas des individus), nous ne la combattons que lorsquelle sexerce contre le peuple, et non lorsquelle vise lEtat bourgeois, ses symboles et ses instruments doppression. |
Oui effectivement on leur laissera ça aux bonzes syndicaux, aux ministres et au média ! Mais quant même, si Xuan faut sen formaliser. Faut même sattacher à trouver quel type de malaise social elle exprime. La violence «««excepté celle entre individu»»» revêt toujours un caractère de classe, et elle nest jamais de même nature, suivant quelle est exercée par les différentes catégories sociales pour la défense de leurs intérêts particuliers, intérêts qui peuvent même se trouver antagonistes. Maintenant Xuan (parce quil faut bien abréger) le parti ouvrier est-il déjà si bien implanté et dirigé par les meilleur éléments de notre classe ? pour que tu te sentes capable de faire un travail de propagande en direction des petits artisans, commerçants, et autres petits exploitants agricoles. Pour aller leur expliquer que leur avenir nest pas dans le maintien de leur petite structure dexploitation et de commerce mais dans la collectivisation générale de leur activité établie sur la base du plan, etc. Regarde ! cest même Finimore qui te lexplique, quil y a des conditions préalables à réunirent pour cela, avec sa citation tirée dun des ouvrages de Lénine ou il est dit : "Le capitalisme ne serait pas le capitalisme si le prolétariat « pur » n'était entouré d'une foule extrêmement bigarrée de types sociaux marquant la transition du prolétaire au semi-prolétaire (à celui qui ne tire qu'à moitié ses moyens d'existence de la vente de sa force de travail), du semi prolétaire au petit paysan (et au petit artisan dans la ville ou à la campagne, au petit exploitant en général) ; du petit paysan au paysan moyen, etc. ; si le prolétariat lui-même ne comportait pas de divisions en catégories plus ou moins développées, groupes d'originaires, professionnels, parfois religieux, etc. D'où la nécessité, la nécessité absolue pour l'avant-garde du prolétariat, pour sa partie consciente, pour le Parti communiste, de louvoyer, de réaliser des ententes, des compromis avec les divers groupes de prolétaires, les divers partis d'ouvriers et de petits exploitants. Le tout est de savoir appliquer cette tactique de manière à élever, et non à abaisser le niveau de conscience général du prolétariat, son esprit révolutionnaire, sa capacité de lutter et de vaincre. Hé oui effectivement
« Le tout est de savoir appliquer cette tactique de manière à élever, et non à abaisser le niveau de conscience général du prolétariat, son esprit révolutionnaire, sa capacité de lutter et de vaincre. » cest bien là que le bas blesse, et continue de blesser dans tes prises de position. Jen ai terminé : |
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