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 Sur l'intervention russe en Syrie

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Xuan
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   Posté le 24-09-2015 à 00:39:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La participation de la Russie à la lutte contre l’Etat islamique est favorable à la stabilisation de la situation en Syrie




le Quotidien du Peuple en ligne - 21.09.2015 17h00

Le 18 septembre, Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a annoncé que si le gouvernement syrien lançait un appel à la Russie pour lui demander d'envoyer des troupes et lutter aux côtés de la Syrie contre les terroristes, la Russie pourrait l'envisager dans le cadre de son dialogue bilatéral avec ce pays.

De toute évidence, la Russie semble tout à fait prête à participer à une intervention militaire contre l'Etat islamique. Parce que, en toute logique, du fait qu'il maintient de bonnes relations avec la Russie, il est impossible pour le gouvernement syrien, dans la situation difficile où il se trouve actuellement, de ne pas évoquer une telle demande, et il en suivrait d'une manière tout à fait aussi logique que la Russie examine cette demande, et enfin participe à cette initiative.

Récemment, les médias occidentaux ont rapporté des opérations d'assistance militaire de la Russie en faveur de la Syrie. Selon eux, la Russie a commencé la rénovation de la petite base navale syrienne du port de Tartous, et elle s'apprêterait à construire une base aérienne près de Lattaquié. De l'armement, de l'équipement et du personnel militaire ont été acheminés vers la Syrie. Et de son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé que la Russie continuera à fournir du matériel militaire à la Syrie et à envoyer des instructeurs en armement et des spécialistes en équipement. Cette initiative a provoqué une grande inquiétude et un fort mécontentement aux États-Unis. Ce qui a fait que les États-Unis ont averti que le soutien de la Russie au régime Assad risque de conduire à des conflits et une confrontation avec la coalition internationale.

Il y a deux raisons à cette réponse des Etats-Unis. La première est que les Etats-Unis ont profité du mouvement du « printemps arabe » pour susciter des conflits ethniques et religieux à l'intérieur de la Syrie, avec le slogan « Bachar el-Assad doit démissionner ». Aujourd'hui, voir la Russie derrière Bachar al-Assad à la tête du gouvernement syrien est une véritable humiliation pour Barack Obama. La seconde est que, en raison de considérations géopolitiques, les États-Unis sont traditionnellement sensibles aux actions russes à l'étranger. Les Etats-Unis estiment que leur position au Moyen-Orient ne saurait être contestée. Aujourd'hui, la Russie leur met en quelque sorte des bâtons dans les roues, ce qui les met en colère. C'est pourquoi les États-Unis tiennent à clarifier le but réel de l'implication de la Russie dans la situation en Syrie.

Peu importe ce que pensent les États-Unis, les intentions de la Russie sont aujourd'hui très claires. Il s'agit d'aider le gouvernement syrien à combattre l'organisation extrémiste « Etat islamique », qui s'étend de plus en plus, pour éviter que les retombées de la guerre civile en Syrie ne continuent à se développer.
Aujourd'hui, pour étendre son influence partout, l'« Etat islamique » incite ses adeptes à une soi-disant « guerre sainte », pour essayer de renverser les gouvernements légitimes de la Syrie et de l'Irak, et propager leur idéologie extrémiste dans le monde entier.
Même la région russe du Caucase est à présent également dans leur collimateur.

L'expansion de l'« Etat islamique » suscite également le grave problème des réfugiés. L'impact des réfugiés sur le continent européen fait peser sur les pays de l'UE une charge insupportable.
Face à cette situation dramatique, la Russie a simplement constaté que si l'on veut vaincre l'« État islamique », alors il faut aider et soutenir le régime de Bachar el-Assad qui, depuis quatre ans, joue un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme, et que tout le reste n'est que littérature. En conséquence, il n'est guère difficile de comprendre pourquoi la Russie va intensifier son aide à la Syrie.

Comme nous le savons tous, la guerre civile brutale qui fait rage en Syrie dure depuis quatre ans, ayant causé la mort de 250 000 personnes et le déplacement de millions de civils.

L'appel de la dure réalité a incité des pays du monde entier à s'efforcer de constituer une large coalition internationale contre le terrorisme pour faire face ensemble aux défis du terrorisme international. La proposition faite le 14 septembre par la chancelière allemande Angela Merkel, demandant que l'Europe, les Etats-Unis et la Russie travaillent ensemble pour résoudre la crise en Syrie doit être considérée comme une sage décision. Les États-Unis, la Russie, les grandes puissances de l'Europe de l'Ouest et du Moyen-Orient devraient en effet s'unir contre l'ennemi.

Il est évident que la participation de la Russie à la lutte contre l'« Etat islamique » contribuera à stabiliser la situation en Syrie. Les soupçons des Etats-Unis envers la Russie sont totalement injustifiés. Bien au contraire, ils doivent tendre les mains à la Russie pour faire face conjointement aux forces extrémistes du mal.
En particulier, les États-Unis devraient modifier leur attitude, reprendre l'initiative, cesser de s'empêtrer dans des minuties qui n'ont plus cours, et se concentrer sur leur mission principale, le développement et la croissance de la coalition internationale contre le terrorisme.

(Rédacteurs :Yin GAO, Guangqi CUI

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marquetalia
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   Posté le 25-09-2015 à 12:04:04   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les préparatifs d intervention armée en Syrie d une large coalition comprenant aussi bien la Russie que les pays membres de l otan,et éventuellement le japon qui sort ses griffes,me fait penser a la révolte des boxers a Pékin en 1900 , toutes les puissances coloniales du globe coalisées prirent part a l écrasement de l insurrection chinoise.

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Xuan
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   Posté le 25-09-2015 à 13:23:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Rien à voir marquetalia. De quelle "insurrection" s'agit-il en Syrie ? Ce sont des terroristes infiltrés avec l'aide des USA et de certains gouvernements arabes.
Les USA sont à l'origine des méfaits de DAESH selon les déclarations de Brad Hoff.
Ensuite les pays occidentaux dont la France cherchent à intervenir sous le prétexte de DAECH pour expulser Assad.
Les mesures prises par la Russie visent à empêcher la déstabilisation de la Syrie et imposer que l'intervention s'effectue effectivement contre DAECH et non contre Assad.

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Syrie : rencontre lundi entre Obama et Poutine, Assad interlocuteur obligé


La Russie prend la main sur le dossier syrien et une rencontre entre les présidents russe et américain est prévue lundi.

25 Sept. 2015, 06h55 - Le Parisien


Pékin (Chine), le 14 novembre 2014. Le président américain, Barack Obama (à gauche), et le président russe, Vladimir Poutine, se rencontreront lundi pour parler de la Syrie.
AFP/Alexei Druzhinin


«Il n'y a pas d'autre solution à la crise syrienne que de renforcer les structures gouvernementales et de les aider dans le combat contre le terrorisme» . Ainsi s'exprime le président russe, Vladimir Poutine, à propos du président syrien, Bachar el-Assad, dans une interview à la chaîne américaine CBS, qui sera diffusée dans son intégralité dimanche

Après que la Russie a renforcé sa présence militaire en Syrie au côté des forces du régime et après que l'armée syrienne loyaliste a reconnu utiliser des avions livrés par la Russie, ces propos confortent la stratégie de Moscou, la capitale russe, qui consiste à trouver une solution à la guerre en Syrie en passant par le pouvoir en place.


Ils interviennent également dans la foulée des déclarations de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a estimé dans la nuit de mercredi à jeudi qu' «il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique Assad» . La Turquie n'a pas non plus exclu de discuter avec le maître de Damas, la capitale de la Syrie.

L'activisme russe sur la question syrienne va également se manifester lundi par une rencontre bilatérale entre Vladimir Poutine et son homologue américain, Barack Obama, en marge de l'assemblée générale annuelle de l'Onu (Organisation des Nations unies). Cette discussion en face-à-face sera une première entre les deux hommes depuis plus de deux ans.

[Vidéo sur le site]

Moscou et Washington peuvent «trouver des domaines de coopération» sur la Syrie si la Russie ne cherche pas juste à défendre le président Bachar el-Assad, a estimé jeudi le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter. A la tribune de l'Onu, Poutine doit promouvoir un plan pour la Syrie. Il devrait proposer de bâtir une coalition élargie comprenant l'armée de Bachar el-Assad afin de combattre le groupe de l'Etat islamique (EI).

Depuis plus d'une semaine, la claire reprise en main du dossier syrien par la Russie, notamment militaire selon Washington, la capitale américaine, et l'Otan (Organisation du traité de l'Atlantique nord), suscite l'inquiétude et la perplexité des Occidentaux. La Russie a encore mis la pression en annonçant jeudi de prochaines manœuvres militaires navales dans l'est de la Méditerranée. Manœuvres de «routine», dit Moscou, qui reconnaît cependant une «intensification de ses activités» sur le terrain syrien. La stratégie russe contraint les Occidentaux, divisés et impuissants face à la tragédie syrienne, à tenter d'accorder leurs violons.

«Faire émerger une position européenne commune»

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a réuni jeudi soir à Paris ses homologues britannique, Philip Hammond, allemand, Frank Walter Steinmeier, et la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, pour un dîner de travail consacré à la Syrie. «L'idée est de clarifier un peu les positions, de savoir ce que les uns et les autres entendent par une transition politique en Syrie, de faire émerger une position européenne commune avant l'Assemblée générale de l'ONU», a expliqué une source diplomatique française. «Bachar el-Assad ne peut représenter l'avenir d'un peuple et d'un pays qu'il a martyrisés» , a réitéré Laurent Fabius, qui, cependant, ne pose plus son départ comme préalable à une négociation politique.

«On est dans une telle impasse qu'on sent bien, côté occidental, de façon plus ou moins assumée, qu'il y a une volonté d'en sortir par tous les moyens, y compris par la réhabilitation d'Assad» , note Myriam Benraad, chercheuse associée au Centre d'études et de recherches internationales (CERI-Sciences Po) à Paris.


Edité le 25-09-2015 à 13:25:01 par Xuan




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marquetalia
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   Posté le 26-09-2015 à 22:20:24   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

les terroristes somaliens d Al-Shaaba sont également aidés en sous main par les puissances occidentales,via leur protégé régional,le Somaliland,qui aide les djihadistes issus des Tribunaux Islamiques pour affaiblir l influence du pouvoir de l entité du Puntland-donc,ce sont les puissances néo-coloniales qui sont elles memes responsables du génocide des chrétiens,des animistes,des chiites et des soufis dans la corne de l afrique! en.m.wikipedia.org/wiki/Galgala_campaign UV


Edité le 02-11-2015 à 11:00:03 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 27-09-2015 à 20:18:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Poutine à CBS: soutenir Assad est le seul moyen d’arrêter la guerre


al manar



Le président russe Vladimir Poutine estime que le seul moyen de mettre fin à la guerre en Syrie est de soutenir le président Bachar al-Assad dans son combat contre le terrorisme, selon un extrait d'entretien à une chaîne américaine diffusé jeudi.

Ces nouvelles déclarations du chef du Kremlin, dont l'intégralité doit être diffusée dimanche par CBS, surviennent peu avant la venue à l'Assemblée générale de l'ONU, lundi, de M. Poutine et de sa rencontre prévue à New York avec le président américain Barack Obama.



Les Etats-Unis s'inquiètent depuis deux semaines des intentions militaires de Moscou en Syrie. Selon Washington, les forces russes sont en train d'établir une base aérienne avancée dans la province de Lattaquié.
Au moins 28 avions de combat russes y ont été déployés, selon des sources américaines. Les Russes n'avaient jusqu'à maintenant en Syrie qu'une base navale à Tartous.

Interrogé par le journaliste de l'émission 60 Minutes de CBS sur le fait que cette montée en puissance militaire visait à "sauver" M. Assad, le président russe répond: "Eh bien, vous avez raison".

"Et je crois profondément que toutes les actions allant dans l'autre sens -- qui visent à détruire le gouvernement légitime (syrien) -- vont créer une situation qu'on a déjà observée dans d'autres pays de la région ou dans d'autres régions, par exemple en Libye, où toutes les institutions étatiques ont été désintégrées" , argumente M. Poutine.

"On a assisté à une situation identique en Irak" , critique encore le chef de l'Etat russe.

"Et il n'y a pas d'autre solution à la crise syrienne que de renforcer les structures gouvernementales et de les aider dans le combat contre le terrorisme" , fait-il valoir, en allusion à la lutte contre la milice wahhabite takfiriste Daesh (Etat islamique-EI).

À la tête depuis un an d'une coalition militaire internationale (occidentale, ndlr) contre Daesh, les Etats-Unis ont été incapables de mettre fin à cette milice, estime Moscou.

Depuis que le secrétaire d'Etat John Kerry a réalisé un virement de position, affirmant que l’éventuel départ du président syrien était négociable, la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la Turquie ont suivi le pas, s’alignant à une position similaire.

"Seuls les Syriens sont habilités à décider d'eux-mêmes qui doit gouverner leur pays et de quelle manière" , a quant à lui réitéré le numéro un russe.

Fin juin dernier, il a proposé de créer une vaste coalition en vue de combattre l'Etat islamique, qui impliquerait entre autres des pays de la région concernée tels que la Syrie, la Turquie, la Jordanie et l'Arabie saoudite. Pour leur part, les Etats-Unis appellent à la démission de Bachar el-Assad et se prononcent contre l'octroi de tout soutien au régime de Damas

Poutine réfute le surnom "Tzar"

Dans l’entretien avec, Poutine a donné son avis sur la manière avec laquelle les Etats-Unis ont pu acquérir la prospérité et la richesse.

«L’approche créative, l’ouverture d’esprit, c’est cela qui leur permet de libérer le potentiel intérieur des gens. C’est principalement grâce à cela que les Etats-Unis ont réussi à aussi bien se développer» , a répondu Poutine à la question de savoir ce qu’il admire chez les Etats-Unis.

Lorsque le présentateur s’est intéressé au sujet du surnom de «Tsar» qu’on attribue parfois à Poutine, il a dit ce sobriquet ne lui convient pas.

"Les gens m'affublent de noms différents" a répondu le chef du Kremlin cité par la CBS. "Ce titre ne me convient pas. Peu m'importe comment on m'appelle, que ce soient des personnes bienveillantes, des amis ou des opposants politiques. Ce qui compte, c'est ce que tu dois faire pour le pays qui t'a confié le poste de chef de l'Etat russe" , a-t-il lancé.

Rencontre avec Obama

Lundi prochain, le président russe tiendra des négociations avec son homologue américain Barack Obama pendant l’Assemblée générale de l’ONU.

Le sujet exact des entretiens a été annoncé par un haut représentant de l’administration Obama à RIA Novosti – ce sont deux crises, celle de Syrie et celle d’Ukraine, ainsi que la lutte globale contre Daesh

La rencontre sera organisée à la demande de la partie russe, a déclaré un haut responsable de la Maison-Blanche à Reuters. Le président américain y a répondu favorablement car il estime que passer à côté d’une chance de surmonter des désaccords entre Moscou et Washington serait irresponsable.

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   Posté le 28-09-2015 à 20:46:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Figaro publie l'interview d'un général souverainiste

Syrie : «Hollande essaie d'éviter à la France d'être exclue de la table des négociations»


INTERVIEW - En prenant la décision de frapper l'Etat islamique en Syrie, François Hollande reconnaît sans le dire que la stratégie du «ni Assad, ni Daech», dont il était le promoteur, constituait une erreur, estime le général Jean-Bernard Pinatel.

Le général Jean-Bernard Pinatel est expert en géostratégie et en intelligence économique. Il tient le blog Géopolitique et géostratégie. Il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, dont «Carnets de guerres et de crises» aux Éditions Lavauzelle, 2014.

LE FIGARO. - François Hollande a confirmé dimanche qu'un camp de l'Etat islamique a été détruit lors d'un raid aérien impliquant six avions français. Les avions américains évoluant déjà dans la zone syrienne, quelle efficacité peut-on attendre de frappes aériennes françaises?

Général Jean-Bernard PINATEL . - L'efficacité des frappes françaises est un élément tout à fait secondaire de la décision prise par François Hollande. Déjà en Irak, les sorties effectuées par l'aviation française représentent moins de 10% du total des missions.

La décision de François Hollande est l'aveu que la stratégie du «ni Assad, ni Daech», dont il était le promoteur, était une erreur de plus dans son évaluation de la situation syrienne. En effet, dès le début de l'affaire syrienne, François Hollande s'est trompé sur plusieurs points. Premièrement, par idéologie, il a cru à un printemps arabe en Syrie, alors qu'on assistait aux prémices d'une guerre civile confessionnelle financée par l'Arabie Saoudite, le Qatar et aidée par la Turquie. Il s'est trompé aussi sur la capacité de résistance interne du régime d'Assad aidé par l'Iran, le Hezbollah libanais et la Russie. Il s'est trompé encore, comme d'ailleurs Barack Obama, sur la capacité de résistance de Daech aux frappes aériennes américaines. Malgré plus de 3000 sorties, Daech, vaincu par les Kurdes à Kobané et par les milices chiites irakiennes et iraniennes à Tikrit a poursuivi son offensive vers le Sud: prise de Ramadi, chef-lieu du gouvernorat d'al-Anbar en mai 2015, prise de Palmyre en juin 2015.

Les États-Unis, pragmatiques comme toujours, ont compris début 2015 que sans l'aide de troupes étrangères au sol, Bagdad risquait de tomber et comme Obama se refusait à renvoyer des troupes américaines en première ligne, la seule option était d'accepter, après la chute de Ramadi, de se coordonner avec les forces iraniennes commandées par général Qassem Soleimani. Le préaccord sur le nucléaire iranien est en partie une conséquence de cette réévaluation. De même aujourd'hui où les forces d'Assad plient sous la pression de Daech, les Américains, du moins à un niveau opérationnel, vont coordonner leur action avec les forces armées russes, ne serait-ce que pour éviter des méprises qui seraient lourdes de conséquences. Les aviateurs français vont aussi devoir procéder de la sorte.

L'Assemblé générale des Nations Unies se tient en ce moment à New York. Dans ce contexte, quelles visées diplomatiques la décision de frapper maintenant Daech en Syrie sert-elle?

Malgré ses erreurs et à juste titre, François Hollande essaie d'éviter à la France d'être exclue de la table des négociations qui va rassembler toutes les parties prenantes engagées dans le combat contre Daech. La France l'avait été, de facto, lors de l'accord Irano-américain sur le nucléaire à cause des positions de Laurent Fabius, alignées sur celles, extrémistes, des israéliens.

«L'Iran et la Russie possèdent les cartes décisives dans cette affaire car ils sont les seuls intervenants extérieurs à ce théâtre d'opération à avoir des troupes au sol.»
Le général Jean-Bernard Pinatel .


Mais ce sont l'Iran et la Russie qui possèdent les cartes décisives dans cette affaire car ils sont les seuls intervenants extérieurs à ce théâtre d'opération à avoir des troupes au sol. Et on ne pèse réellement dans l'issue d'un conflit que de cette façon.
Poutine va certainement essayer d'obtenir une résolution de l'ONU qui légitime son intervention terrestre en Syrie et tout le jeu diplomatique des Occidentaux sera d'essayer d'obtenir que cette intervention, comme la leur, soit coiffée par un commandement onusien afin d'éviter que la Russie et l'Iran ne tirent diplomatiquement et vis à vis de l'opinion mondiale tout le bénéfice d'un succès éventuel contre l'État islamique.

D'après un sondage Odoxa pour «Le Parisien», 61% des Français sont favorables à ce que les troupes françaises participent à une intervention militaire au sol en Syrie contre Daech. Quel est le poids des considérations électoralistes dans ce type de décision?

Oui, les Français ont raison, et Vladimir Poutine pense la même chose. Il vaut mieux fixer et écraser Daech en Syrie et en Irak que d'avoir à lutter contre les djihadistes sur notre sol.

Mais il faut le souligner haut et fort, compte tenu des réductions d'effectifs et de budget que les Armées françaises ont subies depuis le début des années 2000, nous n'avons pas les moyens humains et matériels de faire face à un engagement au sol en Syrie même si nous le décidions, excepté de façon limitée avec nos forces spéciales.
En effet l'Armée française, outre les engagements en France (opération Sentinelle: 7000h), dans le Sahel (opération Barkhane > 3000 h) et en Centrafrique (Sangaris), assure le déploiement de 12.000 autres soldats répartis dans le monde: forces de souveraineté dans les DOM-TOM (8000 hommes) ; forces de présence et sous mandat en Afrique et Moyen-Orient (5000 hommes). Et il importe de se souvenir de cette règle: lorsqu'un homme est engagé en opération, cela signifie qu'un autre se remet en condition en fin de mission et qu'un autre s'entraîne pour effectuer la prochaine relève.

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   Posté le 28-09-2015 à 20:57:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Mais apparemment c'est raté ...

Valeurs Actuelles

Angela Merkel souhaite instaurer le dialogue avec Bachar el-Assad



Syrie. Angela Merkel a déclaré, à la fin d’un sommet des 28 à Bruxelles concernant la crise migratoire, être favorable au dialogue avec Bachar el-Assad, afin de résoudre le conflit syrien. Une position que ne partage pas le gouvernement français.

Le couple franco-allemand ne parle désormais plus d’une seule voix quand il s’agit de la posture à adopter vis-à-vis de Bachar el-Assad.

La chancelière allemande change de camp

La chancelière allemande a estimée qu’il fallait discuter avec le président syrien afin de venir à bout du conflit syrien, comme elle l’a déclaré mercredi soir, à l’issue du conseil européen extraordinaire consacré à la crise migratoire à Bruxelles : « Il faut parler avec de nombreux acteurs et cela implique Bachar el-Assad, mais il y en a d’autres. Il faut parler non seulement avec les Etats-Unis, la Russie, mais aussi avec les partenaires régionaux importants, l’Iran, des pays sunnites come l’Arabie Saoudite » .

Les chefs d’Etat des pays membres de l’UE ont appelé dans la nuit de mercredi à jeudi à « un nouvel effort international dirigé par l'ONU pour mettre un terme à la guerre qui a causé tant de souffrances et forcé environ 12 millions de personnes à quitter leurs foyers » en Syrie. Pour la chancelière allemande, cet effort international doit donc se faire notamment par un dialogue avec tous les acteurs concernés, y compris le régime syrien boudé par la France.

Le gouvernement français hostile à tout rapprochement avec Bachar el-Assad

Le gouvernement français refuse en effet tout dialogue avec Bachar el-Assad, ainsi que toute action qui pourrait, directement ou indirectement, conforter le régime syrien. François Hollande a d’ailleurs rappelé cette position diplomatique lors de sa conférence de presse qui a suivi le sommet européen : « L'avenir de la Syrie ne peut pas passer par Bachar al-Assad. Il ne peut y avoir de transition réussie qu'avec son départ » .

Cette ligne diplomatique n’est cependant pas partagée par tous en France : de nombreux élus, majoritairement à droite, insistent sur la nécessité de choisir le moindre mal pour pouvoir résoudre le conflit sans plonger la Syrie dans le chaos.

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   Posté le 28-09-2015 à 21:27:08   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Le soutien affiché par merkel a assad est plutôt une bonne nouvelle 😊,et illustre les contradictions interimperialistes qui vont faire éclater l otan!espérons que la Syrie débarrassée des al nosra et autres daech récupérera le golan,et que la pression syrienne,iranienne et du Hezbollah contraindra Israel a se retirer de Cisjordanie et d al qods.

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Xuan
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   Posté le 28-09-2015 à 23:05:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La vidéo du discours de Poutine à l'ONU

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   Posté le 28-09-2015 à 23:58:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un changement qualitatif


La position jusqu'au-boutiste de Hollande est intenable.
La force d'opposition créée en dernier recours par les USA s'est décomposée de sorte qu'il ne reste plus qu'une poignée de militaire tandis que l'essentiel a rejoint le camp des terroristes.
Les pays impérialistes n'ont donc aucun moyen d'intervenir en Syrie, tandis que la Russie et l'Iran sont à pied d'oeuvre.
Voir la vidéo du 20h TF1

L'intervention aérienne de la France n'a pour objectif que de rappeler sa place dans le concert des nations et donner du poids à sa position. Sur le fond elle n'est d'aucune utilité et personne n'est dupe, malgré toutes les manchettes de journaux sur le discours de Hollande à l'ONU, sa fermeté, etc.
La réalité est que ce discours prêche dans un désert.
Il reste plus à Hollande que sa langue tandis que la plupart des pays veulent une intervention concertée avec Bachar al Assad. La France est complètement isolée.

Si on compare cette situation avec celle de la Libye en 2011, il s'est produit un changement qualitatif. La superpuissance US ne peut pas entraîner derrière elle une majorité de pays approuvant une intervention armée impérialiste et la subversion.
Ceci traduit le basculement mondial en train de s'opérer.

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   Posté le 29-09-2015 à 09:41:30   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

donc,effectivement,comme l a dit Xuan sur un autre topic,les pays émergents commencent à damer le pion aux puissances impérialistes occidentales et leurs acolytes Israel et le Japon.

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Xuan
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   Posté le 01-10-2015 à 20:48:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A la différence du bombardement français, opéré sans mandat de l'ONU ni demande du gouvernement syrien, et destiné uniquement à donner du poids à l'intervention de Hollande à l'ONU, les bombardements russes se poursuivent et forcent les médias occidentaux à réagir.

Les commentaires des médias occidentaux sur les opposants modérés victimes des bombardements ne sont pas sans intérêt et en disent long sur les intentions véritables des impérialistes franco-US.

Selon RFI ci-dessous ils frapperaient l'EI mais aussi d'autres groupes terroristes comme Al Qaïda et al Nosra. C'est à propos de ce dernier que Fabius avait parlé d'un "bon boulot" .
Il n'est donc pas surprenant qu'il s'insurge maintenant de voir pilonner ses amis qu'il qualifie de "modérés".

En ce qui concerne les forces armées formées par les USA et qui auraient été visées par les avions russes selon le Pentagone, ce groupe nommé division 30, composé initialement de 54 soldats, s'est rallié au frot Al-Nosra (Syrie : ces rebelles "made in USA").
Le site trotskyste Comité international de la Quatrième Internationale décrit le fiasco de cette division 30 et détaille la collusion d'Al Quaïa et al Nosra avec l'impérialisme US.


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Sur RFI

Syrie: le pilonnage de l'aviation russe bat désormais son plein

Par RFI Publié le 01-10-2015 Modifié le 01-10-2015 à 17:45
media


Des membres de la défense civile interviennent sur les lieux d'un bombardement russe, ce jeudi 1er octobre, dans la province d'Idleb.
REUTERS/Khalil Ashawi


Ce jeudi 1er octobre, pour la deuxième journée consécutive, l'aviation russe mène des frappes aériennes en Syrie. Selon des sources libanaises, une intervention au sol de Damas et de ses alliés serait imminente. L'implication russe est source de tensions diplomatiques entre Moscou, qui affirme que ses frappes visent le groupe Etat islamique, et les Occidentaux, qui accusent la Russie de s’attaquer aux rebelles modérés, principaux opposants à Bachar el-Assad.

Depuis mercredi matin, des avions russes multiplient les raids en Syrie. Il y aurait eu des dizaines de frappes, ce jeudi matin, dans le nord-ouest du pays, sur une ville où, pourtant, on ne signale aucune présence des jihadistes du groupe Etat Islamique. Il y a en revanche des combattants se revendiquant d'al-Qaïda et d'autres rebelles.

Cible principale : un fief de rebelles alliés à al-Nosra

Jisr al-Choughour, une ville située dans le nord-ouest de la Syrie à 50 kilomètres du fief du régime de Lattaquié, est aux mains d'un groupe connu sous les nom d'« Armée de la conquête » depuis plusieurs mois. Ce groupe rebelle a revendiqué la prise de contrôle de cette ville située dans la province d’Idleb en avril dernier, infligeant au passage une sévère défaite aux forces de Damas.

Certains membres de l'Armée de la conquête (Jaish al-Fatah, en arabe) combattent sous la bannière du Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda. D'autres se revendiquent d'Ahrar al-Sham, d'obédience salafiste, mais qui se veut plus modéré. L'alliance de l'Armée de la conquête est à la fois opposée à Bachar el-Assad et à l’organisation Etat islamique. Ils représentent une menace très sérieuse pour le régime de Bachar el-Assad, et pour son allié russe, qui a déployé hommes et matériels à l'aéroport de Lattaquié, tout proche. Tout récemment, début septembre, des combattants se revendiquant du Front al-Nosra ont ainsi pris le contrôle d'une base aérienne, au terme de deux ans de siège, actant ainsi leur prise de contrôle sur la province d'Idleb.

Vers une opération au sol ?

Pas moins de trente frappes aériennes russes ont visé cette alliance rebelle, ce jeudi 1er octobre dans la matinée. Les avions russes ont mené des raids ciblés dans plusieurs autres provinces, notamment Hama. Ces frappes sont menées depuis mercredi, en coordination avec l’armée syrienne loyaliste.

A Damas, l’heure de la revanche semble donc avoir sonné. Après des années de déroute, de défaites cuisantes sur le terrain, les responsables se réjouissent désormais et annoncent « un grand changement » dans le cours du conflit syrien. Désormais, l'armée fidèle au régime avance et peut compter sur un allié de taille. L’aviation russe est puissante, et elle dispose de matériels de surveillance de pointe.

Par ailleurs, selon des sources au sein des forces de sécurité libanaises, citées par l'agence Reuters, une opération au sol de grande ampleur serait imminente, et impliquerait les alliés étrangers de Bachar el-Assad, qui combattent actuellement aux côtés de l'armée loyale à Damas.

Les frappes ont visé des groupes « armés et entraînés par la CIA »

Le Pentagone, comme la diplomatie française, émet des doutes sur les cibles visées. Mais pour l’instant, aucun porte-parole officiel ne veut confirmer ou infirmer que les frappes russes visent l'opposition à Bachar el-Assad, et non les jihadistes de l'Etat islamique. « Je reste prudent, mais il semble qu'ils [ les Russes] ont bombardé des zones ou les terroristes de l'Etat islamique n'étaient vraisemblablement pas présents, et c'est bien le problème de leur stratégie » , a déclaré Ashton Carter, secrétaire américain à la Défense.

Pour lui, « l'une des raisons pour lesquelles la position russe est contradictoire, est qu'ils ont vraisemblablement frappé des cibles où les terroristes de l'Etat islamique ne sont pas présents, alors que d'autres sont présents » . Une stratégie qui, selon Ashton Carter, « risque inévitablement d'envenimer la guerre civile en Syrie » .

Le sénateur américain John McCain, lui, se fait plus explicite. « Je peux absolument confirmer que ces frappes visaient l'Armée syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA » , a-t-il affirmé sur CNN

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L’échec et mat de la Russie face aux États-Unis par Oglis Ramos


04 OCT Histoire et Société
http://www.telesurtv.net/opinion/El-jaque-mate-de-Rusia-a-los-Estados-Unidos.-20151004-0016.html


La Russie est devenue le premier pays à contester et à attaquer l’État islamique officiellement en Syrie.

La position de Moscou d’intervenir dans un conflit créé et financé par les seigneurs de guerre, les pays pro impérialistes de l’Europe et le Moyen-Orient qui sont les suivants des politiques voraces de la maison blanche, est en train de changer le cours des actions dans la géopolitique mondiale.

Les actions de Moscou en Syrie, montrent la renaissance d’un pouvoir, ce qui marque un nouveau tournant dans la géopolitique mondiale. La relation Russie -Syrie, aujourd’hui scelle une Alliance mondiale contre l’expansionnisme des Etats-Unis au Moyen-Orient et sa volonté de domination qui avaient atteint un point de non retour étant donné que les maîtres du Pentagone étaient assuré que, vu le climat de guerre en Europe, Moscou n’aurait pas le courage d’affronter le monstre de l’armée islamique, résultat le jeu de guerre imposé par les agences de renseignement au Moyen-Orient se solde par un échec et mat de la part du kremlin.

Les Etats-Unis et les alliés pro impérialistes de l’Europe et le Moyen-Orient ont reçu aujourd’hui l’estocade par Moscou car ils ont poussé le kremlin à prendre des décisions claires ; non pas seulement de soutien au président syrien. mais de faire face à ceux que les gouvernements occidentaux n’avaient pas été en mesure théoriquement de frapper (AE).

Un autre élément est le scénario mis en oeuvre en Ukraine et dans les voisinages de la Russie, ainsi que l’encerclement avec le bouclier antimissile et les exercices militaires mis en oeuvre par le gendarme du monde l’OTAN et qui ont été dénoncés à plusieurs reprises comme une menace par Moscou. Toute cette affaire, déclenchée par les agences de renseignement au service des grandes sociétés transnationales financières a été excutée dans le seul but de déstabiliser la région et ainsi de faire glisser la Russie vers un conflit à grande échelle.

La position de Moscou d’intervenir dans un conflit créé et financé par les seigneurs de guerre, les pays pro impérialistes de l’Europe et du Moyen-Orient qui suivent les politiques voraces de la maison blanche, change le cours des actions dans la géopolitique mondiale.
L’Allemagne, en tant que concurrent majeur dans la domination l’Europe et le gouvernement Français avec les britanniques en tant que grands hypocrites, voient actuellement clairement qu’ils ont réveillé un géant qui leur a pardonne d’Afghanistan, l’Irak, la Libye, mais ne restera pas immobile devant la grande infamie de s’être attaqués à la Syrie ; qui est un partenaire géostratégique pour Moscou.

Le gouvernement de Poutine est passé de la défensive devant les sanctions économiques imposées par l’Union européenne et les Etats-Unis, à des actions militaires en montrant qu’il est déterminé à mener la guerre et à envoyer ainsi un message clair à ceux qui ont cherché à le mettre à genoux ; En plus d’avoir infligé un choc aux gouvernements impérialistes occidentaux concernant la capacité d’intelligence, avec laquelle il a commencé ses opérations.

Les attaques médiatique en première ligne contre les actions de Moscou dans la lutte contre le terrorisme

Le tir de barrage médiatique déclenché par les médias de l’information au service de l’impérialisme américain et de ses satellites, a été placé dans la situation inattendue de devoir dénoncer Moscou pour vouloir protéger avec ses actions militaires, le gouvernement de Bachar al – Assad, et à leur tour ils se sont mis à victimiser l’armée islamique ; hypocritement , ils révèlent de quel côté ils sont ; le même rouleau compresseur qui s’attaque aujourd’hui à Moscou, hier a diffusé les images terrifiantes des actions de l’Etat Islamique afin que l’opinion publique mondiale voit dans les actions des États-Unis d’Amérique la preuve que ce pays serait le seul qui serait capable de « se battre » contre la dite organisation, créée et financée par leurs propres sociétés de la guerre. Ce même mécanisme de médias est maintenant envahi par la peur que le macabre spectacle conçu en Syrie soit en train d’aller vers sa fin..

Maintenant le double standard qui est utilisé aux États-Unis en Syrie, est mis en lumière et le masque hypocrite de gros exportateur de paix tombe ; ce qui pose quelques questions sur le fait que les Etats Unis en Syrie joueraient-ils une autre partition que Moscou ? Ou peut-être , est ce que les Etats-Unis permettront que leurs plans de domination totale au Moyen-Orient soient tronqués ?

La diplomatie hypocrite des Etats-Unis montre la double face de sa politique étrangère ; Puisque d’une part, elle encourage, finance et organise les membres de l’armée islamique, quand s’un autre côté il encourage les monarchies pour qu’il utilisent leurs créations terroristes contre les militaires russes, ce qui nous fait voir que nous nous avons une conjonction de forces sans précédent, avec la possibilité que l’organisation terroriste la plus meurtrière de ces derniers temps, équipée d’armes plus récentes déclenche les pires craintes de l’humanité ; une troisième guerre mondiale.

Courriel de l’auteur : ramos.oglis19@gmail.com

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Frappes russes en Syrie : les alliés d’Al-Qaïda protestent


Al manar

Ce lundi, l’AFP a publié une dépêche dans laquelle elle signale que 41 groupes rebelles, "parmi les plus puissants en Syrie" , ont affirmé que l'intervention militaire de la Russie rendait impossible une solution politique au conflit.

L’agence cite un communiqué posté sur internet, cosigné entre autre par la milice Jaïch al-Islam, qu’elle qualifie être « le plus important groupe rebelle dans la région de Damas » . Dirigée par Zahrane Allouche, celle milice qui est financée par l’Arabie saoudite n’a de présence que dans la Ghouta orientale, à l’est de la capitale.

L’AFP cite aussi comme groupe la milice Ahrar al-Cham, présente surtout dans le nord-ouest de la Syrie.

Or ce que l’agence ne cite pas est que ces deux milices sont de fidèles alliés du front al-Nosra, et ne s'en cachent pas.

Interrogé sur sa position de la milice d’Al-Qaïda, le numéro un de Jaïch al-Islam n’a pas du tout caché son affinité avec elle.


« Le front al-Nosra est une faction qui combat en Syrie. Nous avons combattu avec lui dans de nombreuses batailles. Nous n’avons vu de leur part que bravoure, persévérance, et combattivité. Nous leur rendons hommage » , avait-il assuré, selon le site de l'opposition syrienne All4Syria, et relayé par Wikipedia en arabe.



Pendant un certain moment, Jaïch al-Islam avait fait front commun avec le front al-Nosra et Ahrar al-Cham, dans le cadre de la coalition qu'il avait fondé, al-Jabhat al-Islamiyyah (le front Islamique)


Quant à Ahrar al-Cham, il est l’allié inséparable du front al-Nosra, avec lequel il participe dans tous les combats, aussi bien dans la province d’Idleb, dans le cadre d’une coalition baptisée Jaïch al-Fateh, que dans le Qalamoune, d’où les miliciens des deux factions ont été délogés par l’armée syrienne et le Hezbollah, que dans le sud syrien où les relations avec l'entité sioniste bat son plein.

Durant les dernières tractations qui ont eu lieu pour un cessez-le-feu dans la localité de Zabadani, non loin de la frontière libanaise, contre les deux localites loyalistes d’Idleb, Fouaa et Kefraya, Ahrar al-Cham avait été chargé par le front al-Nosra de négocier en son nom. Sa co-signature dans le communiqué ne devrait pas non plus être une exception.

L’AFP cite aussi comme groupes ayant cosigné le communiqué, et dont les positions auraient été visées par les avions russes, une milice baptisée Jaïch al-Ezza, que personne ne connait.

Les alliés d’al-Qaïda en Syrie sont donc offusqués par la participation russe aux côtés de l’armée syrienne.

"La Russie a volé au secours du régime d'Assad au moment où celui-ci était cliniquement mort afin de lui éviter une défaite totale" , pretend le texte, qui se lance dans la campagne de rumeurs lancee contre la Russie, en l’accusant d'avoir tué 50 civils dans la province centrale de Homs et commis ainsi " son premier crime de guerre en Syrie" .

Toujours selon l’AFP, ces milices en appellent à la constitution d'une "coalition régionale" pour combattre le pouvoir syrien et ses alliés russes et iraniens.

"La nouvelle réalité rend impératif que les pays de la région, notamment les alliés, se hâtent de former une alliance régionale face à l'alliance d'occupation russo-iranienne" , ont-ils exigé, toujours selon l'AFP.

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   Posté le 06-10-2015 à 00:46:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Lavrov : l’Armée syrienne libre est une structure fantôme


L’équipe du site

«L'Armée syrienne libre est une structure fantôme. On ne sait rien sur elle» , a affirmé le ministre russe des AE, Sergueï Lavrov , révélant que les Etats-Unis ont demandé aux Syriens de ne pas occuper les territoires que la Coalition libère de l’emprise de Daesh.

Répondant aux questions des journalistes sur la situation en Syrie et sur les frappes russes contre les positions de Daesh, le chef de la diplomatie russe, a déclaré que la Russie soutenait toujours «ouvertement et honnêtement» l’idée d’une coopération entre toutes les parties qui luttaient contre l’Etat islamique.

Mais en ce qui concerne les Etats-Unis, il a mis en question les actions américaines qui soi-disant fournissent une aide aux rebelles modérés, représentés par l’Armée syrienne libre.

Même si la Russie soutient le gouvernement de Bachar el-Assad, le ministre russe a précisé que Moscou ne cachait pas ses volontés d’établir les contacts avec l’Armée syrienne libre « s’il s’agit d’un groupe patriote composé des Syriens» mais les Américains devraient nous donner plus d’informations sur elle.

«Où se trouve cette Armée syrienne libre ? Qui est son chef ?» , a demandé le chef de la diplomatie russe.

Lavrov a aussi souligné que les USA avaient demandé aux Syriens de ne pas occuper les territoires qu’ils avaient libérés de l’emprise de Daesh. «Cela signifie qu’ils voulaient libérer ces territoires pour quelqu’un d’autre, pas pour l’armée syrienne» , a-t-il mis en évidence.

«Etant donné que les Etats-Unis essayent d’interdire à l’armée syrienne d’occuper ces territoires, ce ne sont que les groupes terroristes qui peuvent en profiter. Je ne vois pas d’autre réponse logique» , a déploré Sergueï Lavrov.


Exiger le départ d'Assad: une violation de la résolution du CS

Concernant les déclarations de la France et des Etats-Unis à propos de l’intervention militaire russe en Syrie au cas où le président Bachar el-Assad ne quitterait pas son poste, le ministre des Affaires étrangères russe a précisé que cette opération serait «une violation grave de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU» qui prévoit «une régulation pacifique, politique et diplomatique de la crise syrienne»

La Russie prête à la guerre de l'information

En ce qui concerne la guerre de l’information, le ministre russe a rappelé les propos du président russe, soulignant que la Russie y était prête. «Nous sommes prêts à opposer des faits concrets aux déclarations vides. Nous avons une série de vidéos avec les cibles frappées par l’armée russe en réponse aux demandes du gouvernement syrien» , a précisé le chef de la diplomatie russe.

Il a enfin précisé que certaines chaînes de télévisions qui respectaient leur réputation avaient falsifié des vidéos à plusieurs reprises. «On a fait passer des vidéos de l’Irak pour celles de la Syrie. On a aussi montré des photos prises soi-disant en Ukraine mais il s’est ensuite avéré qu'elles avaient été prises au Moyen-Orient» , a regretté le ministre russe des Affaires étrangères.

Un centre de commandement de Daesh détruit

Sur le terrain en Syrie, les forces aériennes russes ont détruit un centre de commandement de Daesh dans la zone de Hama, a annoncé le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

Dans la province d'Idlib, des avions russes Su-24M et Su-25 ont attaqué des positions d'artillerie des djihadistes, (en allusion aux miliciens du front al-Nosra) ainsi qu'un dépôt de munitions appartenant à Daesh dont un autre arsenal a été détruit dans la région de Homs, toujours selon le ministère.

Des Su-30 aux côtés des Su 24 et 34, pourquoi?

Par ailleurs, et selobn le site d’information Reseau International, plusieurs avions russes Su-30 SM ont été vus le 3 Octobre, en train d’escorter des bombardiers Su-24M et Su-34, durant leurs missions de frappe sur les dépôts de munitions de l’EI dans l’Est du gouvernorat d’Alep. Les avions Su-30 SM qui volaient à une altitude de 10.000 m et n’étaient pas armés de bombes ont pour mission était d’engager le combat avec les avions de la coalition sous commandement américain si ceux-ci tentaient d’attaquer les bombardiers russes.


Sources: Russia Today, Sputnik, Réseau international

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   Posté le 07-10-2015 à 23:41:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les USA sidérés, même le journaleux des Echos ne trouve rien à dire sinon que les USA auraient des scrupules à faire la guerre à... l'EI.

Les Echos

La marine russe entre en lice en Syrie



L’intervention de la marine russe dans le conflit syrien marque une escalade vers une offensive terrestre. Le survol de l’Irak par ses missiles est un camouflet pour un Washington sidéré et inerte.

Vladimir Poutine pousse ses pions en Syrie devant des Etats-Unis en état de sidération. Le conflit a pris une dimension supplémentaire, mercredi, avec l’entrée en action de la marine russe. Quatre croiseurs ont tiré 26 missiles de croisière, a annoncé le ministère russe de la Défense, qui a diffusé, opération médiatique sans précédent de sa part, De même source, les onze cibles de l’Etat islamique visées, à 1.500 km de là, ont été détruites.

Feu vert irakien
Ces missiles apportent une puissance de feu considérable à une aviation russe limitée à 34 chasseurs Sukhoi 24 et 25 et une dizaine d’hélicoptères d’attaque au sol en Syrie. Surtout, la localisation des navires constitue un message fort, un véritable camouflet pour Washington. Les navires en question appartiennent à la flottille de la mer Caspienne, et leurs missiles ont donc dû passer dans le ciel iranien et irakien. Ce qui implique que Bagdad, où est domicilié depuis peu un centre de renseignement conjoint avec la Russie, l’Iran et la Syrie, a donné son feu vert, alors qu’il est théoriquement l’allié et l’obligé de Washington. Un revers pour l’administration Obama : les Etats-Unis, qui ont payé si cher avec l’invasion de l’Irak en 2003 sur le plan humain, financier et diplomatique, pour devenir le parrain de Bagdad, voit aujourd’hui ce dernier se rapprocher substantiellement de Moscou.

Pas de coopération américaine avec Moscou

Les Etats-Unis ont assuré ne pas coopérer avec Moscou sur les raids aériens russes, que le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a qualifiées d’ « erreur fondamentale ». Moscou avait affirmé avoir répondu à une initiative du Pentagone pour coordonner les frappes contre l’EI en Syrie.Ces raids russes, qui visent autant, voire plus, les groupes rebelles soutenus par Riyad et Washington, que l’Etat islamique (EI), semblent plus intenses et efficaces que ceux de la coalition des monarchies pétrolières du Golfe Persique et des pays occidentaux. Il est vrai que les avions russes décollent de Lattaquié, à quelques minutes de vol du front, et disposent des renseignements des services syriens. La coalition menée par les Etats-Unis mène en Syrie en moyenne 50 raids par semaine, contre 15 à 20 par jour pour la Russie, dont des bombardements d’altitude de bombardiers Sukhoi 35. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme, qui dispose d’un réseau de militants et d’observateurs sur le terrain, affirmait, mercredi, que de nombreux combattants de l’EI affluaient dans des hôpitaux de la région et que certains fuyaient Raqqa, leur capitale, en direction de l’Irak.

Offensive terrestre imminente

Ces raids visent apparemment à préparer le terrain à une offensive terrestre imminente, évoquée par Vladimir Poutine, qui a annoncé, mercredi, que les prochaines opérations militaires russes dans le pays seront « synchronisées » avec celles des forces gouvernementales. Des forces syriennes réduites à vrai dire à peu de choses, en raison des pertes et des désertions, comme l’avait reconnu Bachar el Assad cet été quand il avait appelé Moscou à l’aide. En revanche, le régime peut compter sur des milices chiites du Hezbollah libanais, irakiennes ou, surtout, iraniennes. Téhéran appuie Damas depuis le début du conflit avec les forces Al Qods dirigée par le général Qasem Soleimani. De source libanaise, cette offensive porterait sur les régions d’Idlib et d’Hamah, où l’EI est au demeurant peu présent. De source syrienne, l’armée veut couper les lignes de l’Armée de la Conquête, la coalition rebelle qui contrôle la province voisine d’Idleb et cherche à se renforcer dans celle de Hama. L’opération terrestre viserait également à sécuriser un tronçon de l’autoroute stratégique qui relie Damas à Alep, la deuxième ville du pays contrôlée en partie par le régime.

Plus globalement, le manque de réaction sur le terrain militaire ou diplomatique des Etats-Unis depuis l’entrée en lice de Moscou, contraste avec la détermination de Vladimir Poutine. Il est vrai que ce dernier ne doit pas tenir compte d’un Sénat rétif et d’une opinion publique désabusée. Il dispose aussi d’un plan simple : faire la guerre, sans scrupules.

Yves Bourdillon

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   Posté le 13-10-2015 à 00:20:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'intervention militaire russe en Syrie remporte ses premiers succès


Xinhua 12.10.2015 09h00


L'intervention militaire lancée récemment par la Russie en Syrie afin de soutenir le gouvernement du président Bachar al-Assad dans sa lutte contre l'Etat islamique (EI) a remporté ses premiers succès.

Les raids aériens et les frappes de missiles russes, qui ont débuté le 30 septembre, ont renforcé le gouvernement syrien, jetant ainsi les bases d'un dialogue entre les pays concernés pour trouver une solution afin de sortir le pays du conflit interne dans lequel il est enlisé depuis plus de quatre ans.

Selon Russia Today, la Russie a débuté sa campagne en Syrie dans le but de fournir un appui aérien aux troupes gouvernementales syriennes dans leur lutte contre divers groupes terroristes, en particulier l'EI.

L'armée de l'air russe a frappé 55 cibles de l'EI en Syrie au cours des dernières 24 heures, a indiqué samedi le ministère de la Défense après que Moscou a accéléré sa campagne militaire dans ce pays déchiré par la guerre.

L'armée de l'air russe a frappé 112 cibles au total depuis le début des opérations militaires.

Jeudi, les troupes du gouvernement syrien ont lancé des offensives terrestres de grande envergure appuyées par l'armée de l'air russe. Parallèlement, la Russie a lancé 26 missiles depuis la mer Caspienne qui ont détruit onze cibles de l'EI.

L'analyste politique syrien Osama Dannura a estimé que la participation de la Russie au conflit syrien avait perturbé les plans des puissances occidentales, qui souhaitaient renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Les lacunes stratégiques de l'Occident ont été démontrées par le programme catastrophique de formation et d'armement de rebelles modérés financé à hauteur de 500 millions de dollars, qui n'a formé que quelques combattants, dont la majorité se sont rendus ou ont été capturés presque immédiatement. Le programme a finalement été annulé vendredi dernier.

La raison pour laquelle la coalition sous commandement américain n'est pas parvenue à porter un coup décisif à l'EI est que ses opérations n'ont pas été suivies d'offensives terrestres, selon l'analyste politique syrien Maher Ihsan. En outre, les Etats-Unis ont fourni des armes aux rebelles de l'opposition, dont la majorité ont fini entre les mains des combattants de l'EI.

Dans une interview accordée à la télévision iranienne dimanche, Bachar al-Assad a déclaré que la campagne de frappes aériennes des puissances occidentales et arabes contre l'EI en Irak et en Syrie avait été contre-productive et que le terrorisme avait gagné du terrain et recruté de nouveaux combattants.

Environ 40% de l'infrastructure de l'EI en Syrie a été détruite en une semaine seulement, a indiqué mercredi l'ambassadeur de Syrie en Russie Riad Haddad.
La campagne de l'armée de l'air russe en Syrie a irrité les rebelles et leurs soutiens.
"Les Russes ont déployé une force navale inattendue" , a indiqué Thomas Gomart, président de l'Institut français des relations internationales, avant d'ajouter que la Russie "remet en question la suprématie aérienne de l'Occident" .

Moscou a proposé mardi de reprendre les discussions avec Washington pour éviter tout malentendu sur cette opération aérienne et pour discuter des moyens d'éviter les conflits entre les avions américains et russes en Syrie.

Washington a également indiqué que les Etats-Unis reprendraient les discussions avec Moscou pour éviter tout accident dans l'espace aérien syrien.

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)

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   Posté le 13-10-2015 à 20:00:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Russie prête à coopérer avec l'opposition patriotique en Syrie, selon Lavrov


2015-10-13 xinhua

"Nous sommes prêts à coopérer avec de tels groupes patriotiques de l'opposition armée, à la fois en coordonnant la lutte contre le terrorisme sur le territoire syrien et dans un effort pour préparer le terrain pour un processus politique" , a expliqué M. Lavrov aux journalistes.

Le processus devrait commencer aussitôt que possible et devrait mener à une réconciliation du peuple syrien, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Lavrov a également exprimé la volonté de la Russie de coordonner ses actions en Syrie avec la coalition menée par les Etats-Unis, dont le chef de la diplomatie russe a dit qu'elle n'y semblait pas prête actuellement.

"Nous sommes favorables à l'établissement d'une coordination avec la coalition, qui est menée par les Etats-Unis et inclut les pays du monde arabe et du golfe persique... afin de coordonner des actions conjointes" , a-t-il assuré.

La coalition a jusqu'ici refusé de fournir à la Russie des renseignements sur les bases terroristes ou les bases de l'opposition patriotique, a-t-il rappelé.
"Nos collègues de la coalition ne sont pas prêts à cela pour l'instant" , a-t-il ajouté.

L'aviation russe lance des frappes aériennes contre l'Etat islamique (EI) et d'autres groupes terroristes depuis le 30 septembre, suite à une demande du président syrien Bachar al-Assad. Mais Moscou a exclu l'hypothèse de l'envoi de soldats pour des opérations au sol en Syrie.

Les avions russes ont détruit lundi 25 positions des groupes jihadistes situées dans la ville côtière de Lattaquié en Syrie, a rapporté l'agence de presse officielle SANA.  

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   Posté le 23-10-2015 à 09:13:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce que signifie la visite de Bachar el-Assad à Moscou


le Quotidien du Peuple en ligne 22.10.2015 15h36



Le 20 octobre, le Président russe Vladimir Poutine a rencontré le Président syrien Bachar al-Assad à Moscou. Dans les images de la rencontre diffusées par les médias, on voit les deux hommes souriants, se serrant la main. Ces informations ont été publiées le 21 octobre, et à ce moment-là, Bachar el-Assad avait déjà quitté Moscou pour retourner à Damas.

Bien que la diffusion de ces nouvelles ait été lente, leur diffusion n'a cependant pas manqué de susciter des interrogations dans le monde. Cela s'explique parce que, depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, Bachar el-Assad n'était jamais allé à l'étranger. Cette visite hautement médiatisée du Président syrien à Moscou, outre qu'elle avait pour but de remercier la Russie de son soutien constant à son propre propre pays, avait naturellement d'autres sens aussi.

Tout d'abord, Bachar el-Assad souhaitait exprimer, par ce voyage, le fait que son régime et lui sont sortis de la phase difficile du conflit interne. Dans la lutte contre l'Etat islamique, grâce aux raids aériens russes menés dans le cadre d'une puissante coopération, l'armée syrienne a repris des mains des forces terroristes de nombreuses zones naguère perdues ; de nombreuses lignes de ravitaillement des militants extrémistes ont également été coupées par les forces gouvernementales, provoquant la fuite d'un grand nombre de terroristes qui, sans aide extérieure, ont été pris de panique. Tout cela montre une tendance à des contre-attaques à grande échelle des troupes gouvernementales sur le champ de bataille. Ce que veut précisément démontrer la visite de Bachar el-Assad à ce moment, c'est que l'ensemble de la Syrie est sous son contrôle, et que l'élimination de l'État islamique et d'autres organisations terroristes est juste une question de temps.

Deuxièmement, l'invitation de Bachar el-Assad en Russie avait aussi pour but de montrer au monde la faillite des manœuvres de l'Occident visant à le faire tomber. Qu'on se souvienne de l'ingérence flagrante de nombreux pays occidentaux, dirigés par les Etats-Unis, dans les affaires intérieures de la Syrie, ne cessant de dire « Bachar doit démissionner » . Ils comptaient sur le prestige du « printemps arabe » pour reproduire à l'identique le soi-disant « modèle libyen » en Syrie, et laisser le régime s'effondrer rapidement.
Mais, ce faisant, non seulement ils n'ont pas réussi à faire tomber le régime légitime syrien, mais le conflit s'est même intensifié, entraînant la mort de 250 000 personnes, et déclenchant également une vague de réfugiés, qui a sérieusement ébranlé le continent européen.
Dans le même temps, l'Etat islamique, représentant des forces de la terreur, en a profité pour s'étendre, plongeant non seulement la Syrie dans le désordre, mais étant également à l'origine d'attaques terroristes dans les pays occidentaux, avec pour résultat plus de morts encore. Du fait de cette situation, les pays occidentaux ont compris que leurs manœuvres pour faire tomber Bachar el-Assad étaient une impasse, et ils ont dû admettre que la Syrie devait prendre le chemin d'une « solution politique », et renoncé à leurs illusions de voir Bachar el-Assad démissionner immédiatement.

En outre, Bachar el-Assad a voulu profiter de l'occasion pour montrer que la Syrie a réussi une percée diplomatique. En effet, parce que l'Occident l'a diabolisé et sanctionné son régime, les activités de la diplomatie publique syrienne sont, depuis plusieurs années, limitées. Du fait de la guerre civile, Bachar el-Assad a également eu les plus grandes difficultés à sortir de Syrie pour se rendre en visite dans d'autres pays.
Mais aujourd'hui, la situation est différente. Son action contre l'Etat islamique et d'autres organisations terroristes est soutenue par de plus en plus de pays.
Dans l'avenir, Bachar el-Assad pourrait également apparaître dans les capitales d'autres pays, peut-être même dans certaines conférences internationales. Parce que même l'Occident a commencé à réaliser que si l'on veut trouver une solution politique en Syrie, Bachar el-Assad est un personnage incontournable.

Quant à Vladimir Poutine, son invitation à Bachar el-Assad à ce moment-là avait pour but de montrer son soutien clair au Président syrien lui-même et à son gouvernement. Il souhaitait également saisir cette occasion pour envoyer un message à l'Occident :
avec le bon déroulement de la lutte contre l'Etat islamique en Syrie, le règlement politique de la question syrienne devrait être mis à l'ordre du jour. Et, dans une « solution politique », le rôle de Bachar el-Assad est également incontournable.
Vladimir Poutine a réitéré lors de cette réunion que « c'est seulement avec l'implication de toute une variété de forces religieuses, ethniques et politiques » qu'il sera possible de trouver une solution politique au conflit. Il a également souligné que la décision finale « appartient au peuple syrien ». Et ces remarques n'ont pas complètement exclu la possibilité que Bachar el-Assad participe au processus de transition.

En fait, si l'on veut vaincre complètement l'Etat islamique en Syrie et même en Irak, les seuls chasseurs russes et forces terrestres syriennes ne suffiront pas. Les États-Unis doivent également coopérer activement avec la Russie et le gouvernement syrien afin de faire face conjointement aux forces terroristes internationales, qui sont l'ennemi le plus féroce de la race humaine.
Les États-Unis devraient persuader l'opposition armée syrienne modérée de ne plus lutter contre le gouvernement, mais d'établir un front uni commun avec lui contre l'État islamique» et d'autres organisations terroristes. Une fois que ce front sera formé, il n'y aura plus besoin de se poser des questions sur la fin de la guerre en Syrie. Et une fois la paix rétablie en Syrie, les réfugiés syriens déplacés reviendront certainement dans leurs foyers.

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Yin GAO)

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   Posté le 31-10-2015 à 23:04:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Tribune

WASHINGTON (Reuters) - Le chef d'état-major des forces armées américaines, le général Joseph Dunford, a déclaré mardi que l'équilibre des forces en présence en Syrie était désormais à l'avantage du régime du président Bachar al Assad...

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   Posté le 02-11-2015 à 11:03:38   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

selon l Urcf,la Russie ménage l Etat d Israel,dont elle assure la perennité de sa domination dans la région. http://urcf.fr/spip.php?article829

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   Posté le 24-11-2015 à 07:25:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Poutine et Khamenei s'entendent sur la Syrie


Le président russe et le guide suprême d'Iran rejettent tous deux toute "tentative extérieure de dicter" son avenir à la Syrie.

SOURCE AFP
Publié le 23/11/2015 à 21:51 Le Point.fr


Le président russe Vladimir Poutine et le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Khamenei, deux grands alliés du régime syrien, ont affiché lundi à Téhéran leur entente parfaite pour rejeter toute " tentative extérieure de dicter " son avenir à laSyrie. Au terme d'une rencontre de plus d'une heure et demie, "les deux parties ont souligné l'unité de points de vue entre Moscou et Téhéran concernant le caractère inadmissible des tentatives extérieures de dicter les scénarios du règlement politique" du conflit en Syrie, a affirmé un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Selon des images retransmises par la chaîne de télévision Rossia-24, le président Poutine a déclaré lors de la rencontre que " personne ne peut et ne doit imposer de l'extérieur au peuple syrien des formes quelconques de gouvernance de leur État ou dire qui doit le diriger. Ce n'est qu'au peuple syrien d'en décider. "
Il s'agit clairement d'une fin de non-recevoir à la demande des États-Unis, de la France, de l'Arabie saoudite et de la Turquie qui exigent à terme le départ du président Bachar el-Assad.
Pour sa première visite en Iran depuis huit ans, Vladimir Poutine s'est rendu dès son arrivée à la résidence du guide. Il lui a remis en cadeau un des plus anciens manuscrits du Coran. L'ayatollah Khamenei est la plus haute autorité politique et religieuse d'Iran, mais également chef suprême des armées. Les deux dirigeants ne s'étaient pas revus depuis 2007.

250 000 morts depuis 2011

La Russie et l'Iran ont permis à l'armée syrienne de reprendre du terrain face aux rebelles. La Russie mène depuis le 30 septembre une campagne aérienne contre les groupes rebelles en Syrie et a intensifié récemment ses bombardements contre des positions de l'organisation djihadiste État islamique (EI).
L'Iran apporte pour sa part au régime Assad une assistance militaire, notamment par l'envoi de "conseillers" et de "volontaires" sur le terrain, dont une cinquantaine sont morts depuis plus d'un mois.

Le conflit en Syrie a fait depuis 2011 quelque 250 000 morts. Réunies à Vienne mi-novembre, une vingtaine de puissances dont la Russie, les États-Unis et l'Iran se sont fixé comme objectif ambitieux de parvenir à des pourparlers de paix avant le 1er janvier, mais demeurent divisés sur le sort de Bachar el-Assad.
Selon Ali Khamenei, "le plan à long terme des Américains est de dominer la Syrie et ensuite prendre le contrôle de la région" . C'est, selon lui, "une menace (...) en particulier pour la Russie et l'Iran ".

Il a estimé que Bachar el-Assad "est le président légal et élu par le peuple syrien " et "les États-Unis n'ont pas le droit d'ignorer ce vote et ce choix" . Si "les terroristes ne sont pas anéantis (...) ils vont étendre leurs activités destructrices en Asie centrale et dans d'autres régions ", a-t-il conclu sur son site officiel.
L'EI, qui occupe de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin, a également revendiqué de nombreux attentats meurtriers à l'étranger, dont ceux de Paris le 13 novembre (130 morts) et celui contre un avion russe qui s'est écrasé dans le Sinaï égyptien le 31 octobre (224 morts).

Étroite coopération militaire

Après son entretien avec le guide suprême, M. Poutine a participé à Téhéran au sommet des pays exportateurs de gaz auquel ont assisté huit autres présidents et chefs de gouvernement. La Russie et l'Iran ont resserré leurs liens ces dernières années avec une importante coopération économique et militaire, comme en témoigne le récent contrat sur la livraison d'ici la fin de l'année par la Russie à l'Iran de systèmes de missiles de défense antiaérienne S-300.

Avant sa venue à Téhéran, Poutine a également levé l'interdiction de vente et de livraison de matériel technologique lié au nucléaire, notamment pour les sites nucléaires iraniens de Fordo et d'Arak, conformément à l'accord nucléaire de juillet entre l'Iran et les grandes puissances, dont la Russie.
L'Iran et la Russie ont aussi en commun d'être parmi les principaux producteurs de gaz au monde. "Le gaz est le carburant le plus accessible, le plus avantageux du point de vue économique et le plus pur du point de vue écologique" , a déclaré le président russe dans son intervention devant le sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG, douze pays membres).

À l'issue d'une rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani, le président Poutine a confirmé que la Russie était "prête à accorder un crédit de cinq milliards de dollars à l'Iran" pour développer les relations commerciales entre les deux pays

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   Posté le 09-12-2015 à 20:01:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La rébellion syrienne évacue Homs sans être inquiétée

Par RFI Publié le 09-12-2015


Ce 9 décembre a débuté l'évacuation par la rébellion du quartier d’al-Waer dans la ville de Homs.

C'est l'aboutissement d'un processus amorcé depuis plusieurs semaines : l'évacuation par la rébellion du quartier d’al-Waer, dans la ville de Homs. Les combattants de la rébellion et leurs familles ont commencé à quitter le quartier dans la matinée. En échange, le régime s'est engagé à ne pas les arrêter et doit leur permettre de se rendre sans être inquiétés, dans le nord du pays, dans les zones encore tenues par la rébellion.

Ce sont plusieurs centaines de personnes, des combattants mais aussi des civils, qui ont commencé mercredi matin à évacuer le quartier d’al-Waer le dernier tenu par la rébellion dans la ville de Homs. Au total, quelque 2 000 rebelles et leurs familles auront quitté le quartier à la fin de la semaine prochaine, si tout se déroule comme prévu.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ils devraient se rendre dans le nord du pays, dans la région d'Idleb, qui est toujours sous le contrôle de la rébellion.

Aide humanitaire

L'accord supervisé par les Nations unies prévoit que les rebelles, avant de quitter Homs, remettent leurs armes lourdes aux autorités syriennes. Un échange de prisonniers est également prévu. Enfin, les civils restés dans le quartier évacué auront désormais accès à une aide humanitaire qui leur manquait cruellement puisque le quartier était assiégé depuis des mois par le régime.

Avec cette évacuation c'est une page qui se tourne, puisque le quartier d’al-Waer était la dernière position tenue par la rébellion dans cette ville de Homs - on se souvient qu'en 2014 un accord similaire avait permis à l'armée syrienne de reprendre position dans la vieille ville de Homs.

Victoire symbolique pour le régime

La ville, au terme de ce processus d'évacuation, sera donc désormais totalement contrôlée par le régime de Bachar el-Assad. Le régime syrien qui ne manquera pas d'en faire une victoire symbolique, puisque la ville de Homs a longtemps été considérée comme le foyer de la révolution syrienne, et l'une des villes emblématiques de la rébellion. Homs avait même été surnommée la capitale de la révolution, au début du conflit en Syrie.

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