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 Hoxha et la Chine

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Paria
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Paria
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   Posté le 21-11-2006 à 11:14:15   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Sujet commencé ICI :


Ludo a posté :


Lien|---> ENVER HOXHA
PREMIER SECRETAIRE DU COMITE CENTRAL DU PARTI DU TRAVAIL D'ALBANIE
RÉFLEXIONS SUR LA CHINE
1973 — 1977
EXTRAITS DU JOURNAL POLITIQUE


Enregistrez le, il fait 357 pages (c’est sous Word) puis je ne c'est pas combien de temps il restera en ligne!

Extrait: a écrit :

«Le mouvement marxiste-léniniste dans le monde ne cesse de progresser, mais il faudra encore du temps aux groupes et partis marxistes-léninistes pour affirmer leur existence. Nous ne publions pas des matériaux de propagande des journaux des partis communistes marxistes-léninistes pour les deux raisons suivantes:

a) Si nous publiions dans notre presse des articles de ce genre pour faire connaître quelque succès nouvellement obtenu par un parti marxiste-léniniste, nous attirerions l'attention de l'ennemi, qui prendrait des mesures et cela serait à notre désavantage et bien entendu au désavantage de ce parti même.

b) L'expérience de notre travail de plusieurs années enseigne qu'il n'est pas nécessaire de claironner beaucoup les actions de ces partis, car l'ennemi agit, comme il l'a fait par exemple à l'encontre de la plupart des dirigeants du Comité central du Parti communiste de l'Inde, qui ont été tués ou emprisonnés».


Sti a posté :


Ce que je lis est édifiant, nombre de fois E.hoxa dira dans la première lettre : "ce sont les propos de la presse bourgeoise italienne donc méfiance mais puisque c'est pas démenti, j'me lance ..."
C'est politiquement pas sérieu.

Le contexte joue pour lui certainement. L'Albanie est un petit pays, il est face à tous les ennemis et l'on sent un E.Hoxa qui voudrais une chine plus coopératrice en matière de stratégie, l'Albanie n'est qu'infiniment peu écouté depuis des années et ca ne correspond pas à l'entente étroite qu'on aurait voulu entre les deux phares du socialisme mais E.Hoxa tire des plan sur la comette et encore une fois, si la chine communiquait plus étroitement avec l' Albanie, on peut croire que nombres d'hypothéses malheureuses albanaise n'auraient jamais vu le jours.

Ceci, on me dira que je suis trop pragmatique, que la politique c'est compliqué, la diplomatie étrangére est une activité complexe etc. Mais bon:
" Le général Mobutu et sa clique sont réactionnaires, ce sont les assassins de Lumumba et d'autres hommes progressistes de leur pays. La Chine reçoit le représentant de cette clique antidémocratique africaine avec de grands honneurs et, pour lui faire plaisir, Chou En-laï déclare que «la Chine fait partie du tiers monde». Bref, il dit au peuple congolais que «moi, la Chine, je suis amie de Mobutu, je soutiens Mobutu, car c'est un démocrate, un progressiste», etc., peu importe ensuite si Mobutu opprime le peuple et le prolétariat, peu importe s'il déclare en plein banquet à Pékin devant Chou : «Nous, Congolais, nous sommes ce que nous sommes, nous resterons ce que nous sommes et nous ne voulons pas d'autres idéologies» etc. "

"Le général Mobutu et sa clique sont réactionnaires"
Qui peut nier cette évidence.
Et si j'imagine bien que des bonnes ames vont m'expliquer toutes les subtilitées qu'il convient de connaitre sur la politique africaine, je voudrais juste dire avec un peu d'avance:
Qu'as t-on dit à ce propos aux ouvriers et aux paysans congolais à cette époque ?
Mobutu c'est pas Degaule. Ouvrier communiste congolais, j'aurais peut être pas aprécié ...
sti
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   Posté le 21-11-2006 à 12:07:02   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Merci Paria
gorki
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gorki
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   Posté le 21-11-2006 à 12:50:12   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

et j'avais répondu:

MOI JE PENSE QUE L'ON PEU FAIRE MIEUX, FOUTRE LE TOUT À LA POUBELLE DE L'HISTOIRE !

Le premier, pour divulgation d'information après l'heure, le plus "drôle" au nom de soucis de stratégies, que le camarade Enver Hoxha passera son temps sur des colonnes et des colonnes dans ce recueil, à dénoncer, chez les chinois quant c’est eux qui en font usage. Et puis moi, qui en ai quelque souvenir de cette ouvrage,rien n’est plus « drôle » qu’un Envers Hoxha partisan de la défense de Staline, très justement, qui reproche à Mao tsé toung de laisser les droitiers comme chou en lai en prendre à leur aise à la direction du PCC, oubliant au passage, que le Nikita Kroutchef fut lui aussi un proche de Joseph, et que post mortem, il eu lui aussi à subir le même sort avec Ramiz Alias son successeur.
Moi, ce que je préfère, chez le camarade Enver Hoxha, c’est l’ensemble de ses écrits qui ont trait à la lutte interne et externe contre le révisionnisme moderne, rendant lui-même ses mérites à Mao.

Le second pour apologie du trotskisme, cinquième colonne de la bourgeoisie dans le mouvement communiste international .

Gorki ( qui reste pour ce qui unis les éléments acancés de la classe ouvriere et contre ce qui les divisent de façons abstraites )

Message édité le 21-11-2006 à 12:51:54 par gorki


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L'émancipation des ouvriers sera l'œuvre des ouvriers eux-mêmes
Finimore
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   Posté le 21-11-2006 à 17:00:58   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Moi, je me reconnais dans les propos et les actes d'Hoxha lorsqu'il travaille avec Mao et le PCC dans la lutte contre le révisionnisme moderne, mais pas dans le Hoxha de l'après-mao lorsqu'il écrit "réflexions sur la chine" et qu'il déconne complètement sur Mao.


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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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   Posté le 21-11-2006 à 17:19:17   Voir le profil de KGB Shpion (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à KGB Shpion   

Ah, ouais ! Ca fait longtemps que je voulais poser cette question : pourquoi la Chine a-t-elle accueilli le général Mobutu ?


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armenak
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   Posté le 21-11-2006 à 17:24:47   Voir le profil de armenak (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à armenak   

Et pourquoi Enver Hoxha a été un des premiers chefs d'état à reconnaitre Kenan Evren, le dictateur militaire turc du coup d'état de 1980?
Armenak
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   Posté le 21-11-2006 à 17:26:06   Voir le profil de KGB Shpion (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à KGB Shpion   

armenak a écrit :

Et pourquoi Enver Hoxha a été un des premiers chefs d'état à reconnaitre Kenan Evren, le dictateur militaire turc du coup d'état de 1980?
Armenak


C'est pas ma question...


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Finimore
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   Posté le 21-11-2006 à 17:33:32   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

KGB Shpion a écrit :

Ah, ouais ! Ca fait longtemps que je voulais poser cette question : pourquoi la Chine a-t-elle accueilli le général Mobutu ?


Ce genre de question est liée à la politique de la Chine sur le plan international, les analyses en terme de zones des tempêtes etc... et la théorie des 3 mondes. Mais on peut aussi se poser la question sur la rencontre Mao-Pompidou, Mao-Nixon etc... (sur Mao-Nixon j'ai donné des éléments sur d'autres topics) idem sur la théorie des 3 mondes (ou Xuan a aussi donné des élements).

La question c'est de savoir si ici en France, les relations de la diplomatie chinoise (par exemple avec le Sha d'Iran) ont empêcher les ML de se mobiliser contre la dictature fasciste en Iran. Les éléments dont je dispose, ainsi que mon expérience perso me disent très clairement que non, les ML ont su faire la part des choses et séparé ce qui relevait des relations diplomatiques d'Etats à Etats par exemple et la politique révolutionnaire de l'autre.


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KGB Shpion
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   Posté le 21-11-2006 à 17:39:26   Voir le profil de KGB Shpion (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à KGB Shpion   

Cela me semble bizarre. La Chine aurait pu choisir au moins un dirigeant africain anti-impérialiste, ce que n'était pas Mobutu.
Je peux avoir le lien pour Mao-Nixon ?

Message édité le 21-11-2006 à 17:39:38 par KGB Shpion


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   Posté le 21-11-2006 à 17:48:08   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

KGB Shpion a écrit :

Je peux avoir le lien pour Mao-Nixon ?


C'est dans le topic sur La CC, L'URCF et le ML... que tu trouveras des éléments précis sur la rencontre Mao-Nixon et aussi des analyses sur la T3M.


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   Posté le 21-11-2006 à 18:17:24   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

armenak a écrit :

Et pourquoi Enver Hoxha a été un des premiers chefs d'état à reconnaitre Kenan Evren, le dictateur militaire turc du coup d'état de 1980?
Armenak


Cher camarade c'est ce qui s'appel botté en touche . Et pourtant ta question est aussi légitime. Mais il y a " reconnaître une légitimité étatique " et "organiser un "banquet"", ca me semble, du simple point de vue "pratique", un peu différent. Ceci dit au point de vue politique ca peut se discuter, effectivement .


Finimore a écrit :

Moi, je me reconnais dans les propos et les actes d'Hoxha lorsqu'il travaille avec Mao et le PCC dans la lutte contre le révisionnisme moderne, mais pas dans le Hoxha de l'après-mao lorsqu'il écrit "réflexions sur la chine" et qu'il déconne complètement sur Mao.


Je ne dirais pas autre chose, mot pour mots , (au niveau de mes connaissances, qui sont parcellaires encore ...)


Il y a protocole et protocole, avec le recul, ces images de la grande fête donné à l'occasion de la venu de Nixon me déplaisent. une renconre de principe en comité aurait peut être été mieu comprise ...
Je n'ai pas vécu cette époque et tous mes propos sont plus de questions que d'affirmations ...

Les questions que je me pose sont les suivantes:

- Jusqu' où nous devons comprendre la symbolique d'un tel accueil ?

- En fin, politique fiction qui a le merite de nous placer en situation (comme diraient Eric et Ramzy ) :
La france est socialiste, le contexte politique oblige à quelques démarches disgracieuses vis à vis des principes de lutte ...
Participerais-je à l'organisation d'une grande fête pour la venu de George Bush et sa femme ?



Je veux surtout pas refaire l'histoire, nos enjeux politiques dépassent ces discussions nécessaires mais pas impérieuse sur l'instant.
D'autre part, je rappel que la simple lecture de ces deux dirigeant montrent leur volontés incontestable de trouver la juste voie dans la construction du socialisme, par la dictature du prolétaria.
Gardons la tête sur les épaules




J'espére qu'on me fera pas le procé d'echanger Nixon pour Bush, c'est kif-kif, ce sont deux présidents vas t-en guerre à qui l'on doit la mort de milliers de personnes dont des communistes.

Message édité le 21-11-2006 à 18:30:00 par sti
ludo90290
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Merci Paria, de t'en être occuper, c'est sympathique merci encor!


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   Posté le 22-11-2006 à 16:38:46   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

sti a écrit :

J'espére qu'on me fera pas le procé d'echanger Nixon pour Bush, c'est kif-kif, ce sont deux présidents vas t-en guerre à qui l'on doit la mort de milliers de personnes dont des communistes.


Seulement dans la situation d'une France socialiste, je pense que le contexte serait clairmement et nettement différent. De plus la rencontre Mao-Nixon était de fait une victoire diplomatique de Mao qui a réussi à faire reconnaitre la Chine sur le plan international. Pour Nixon, ce n'est pas de gaité de coeur qu'il à reconnu la RPC.


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   Posté le 22-11-2006 à 17:30:20   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

sti a écrit :

J'espére qu'on me fera pas le procé d'echanger Nixon pour Bush, c'est kif-kif, ce sont deux présidents vas t-en guerre à qui l'on doit la mort de milliers de personnes dont des communistes.
Finimore a écrit :

Seulement dans la situation d'une France socialiste, je pense que le contexte serait clairmement et nettement différent. De plus la rencontre Mao-Nixon était de fait une victoire diplomatique de Mao qui a réussi à faire reconnaitre la Chine sur le plan international. Pour Nixon, ce n'est pas de gaité de coeur qu'il à reconnu la RPC.


La chine aurait montrer par l'empleur de la fête, sa victoire ?
Pourquoi pas.
Cette interprétation a-t-elle était été reprise à l'époque ?
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   Posté le 26-11-2006 à 08:34:51   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Finimore a écrit :

Seulement dans la situation d'une France socialiste, je pense que le contexte serait clairmement et nettement différent. De plus la rencontre Mao-Nixon était de fait une victoire diplomatique de Mao qui a réussi à faire reconnaitre la Chine sur le plan international. Pour Nixon, ce n'est pas de gaité de coeur qu'il à reconnu la RPC.


sti a écrit :

La chine aurait montrer par l'empleur de la fête, sa victoire ?
Pourquoi pas.
Cette interprétation a-t-elle était été reprise à l'époque ?


Oui, aussi bien par la RPC que par les ML dans le monde.

Un exemple avec un extrait de l'article " Nixon à Pékin: puis Nixon à Moscou. Ou est la différence ? " - Le PROLETAIRE -Ligne Rouge- n°42 -5 juin 1972- p3 . " Quelle a été la position des camarades chinois après la venue de Nixon: Le "Communiqué commun" publié à cette occasion était nette; après avoir rapelé qu'il était bénéfique de "faire connaître franchement leurs points de vue respectif sur diverses questions", la partie chinoise avait tenu à réaffirmer sa position essentielle et internationaliste: le soutien à la lutte des peuples du monde, pour leur libération (les pays veulent l'indépendance, les nations veulent la libération et les peuples veulent la révolution: c'est d'ores et déjà devenu un courant irrésistible de l'histoire). En particulier, elle réaffirme "son ferme soutien aux peuples vietnamiens, lao et cambodgien". En cela, la Chine réaffirme son rôle de base rouge de la révolution.
La Chine aussi défend les petits pays contre les prétentions des "superpuissances": cela est nettement réaffirmé à la suite, dans le communiqué. Elle exige que "toutes les troupes étrangères doivent être renvoyées dans leur pays".
Cela est clair et net: les camarades chinois n'ont fait aucune concession, et finalement le "communiqué commun" sino-américain, en dehors de constater qu'il est bon d'échanger des points de vue, montre clairement qu'il y a deux points de vue diamétralement opposés, inconciliables, que le communiqué ne fait qu'entériner.
"

a noter aussi (extrait du dernier passage de cet article -page 6-) " L'objectivité de l'Humanité: Lors du voyage de Nixon à Pékin, l'Humanité colportait les pires ragots, sur une soi-disant collusion sino-américaine (sans fournir l'ombre d'une preuve d'ailleurs), parlant même d'accueil généreux à Pékin, bien que tous les journaux bourgeois s'accordaient à dire que l'accueil avait été froid et strictement protocolaire.
Les plumitifs de service versaient par ailleurs des larmes "d'indignation" en voyant la "clique de Mao" recevoir Nixon alors que ce dernier envoyait ses bombardiers au Viet-Nam du Nord. Preuve de plus de la "trahison" des chinois, selon eux (leur seule "preuve" d'ailleurs).
Seulement, quand Nixon va à Moscou, redoublant infiniment plus les bombardements en RDV, cela ne semble pas du tout gêner l'Humanité qui trouve cela naturel et une victoire pour la paix. On voit l'objectivité et la qualité des arguments des révisionnistes.
" (...)

A travers ces extraits resituant cette rencontre Nixon-Mao, nous voyons aussi clairement ou les révisionnistes et les pseudos-ML actuels vont prendrent leurs sources pour attaquer Mao.


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   Posté le 26-11-2006 à 16:24:07   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

"[#ff0000] L'objectivité de l'Humanité: Lors du voyage de Nixon à Pékin, l'Humanité colportait les pires ragots, sur une soi-disant collusion sino-américaine (sans fournir l'ombre d'une preuve d'ailleurs), parlant même d'accueil généreux à Pékin, bien que tous les journaux bourgeois s'accordaient à dire que l'accueil avait été froid et strictement protocolaire.
Les plumitifs de service versaient par ailleurs des larmes "d'indignation" en voyant la "clique de Mao" recevoir Nixon alors que ce dernier envoyait ses bombardiers au Viet-Nam du Nord. Preuve de plus de la "trahison" des chinois, selon eux (leur seule "preuve" d'ailleurs).
Seulement, quand Nixon va à Moscou, redoublant infiniment plus les bombardements en RDV, cela ne semble pas du tout gêner l'Humanité qui trouve cela naturel et une victoire pour la paix. On voit l'objectivité et la qualité des arguments des révisionnistes.[/
#]" (...)


avec le recul en plus, évidement, est rélévé toute la véracité de cette position.

Par contre, les images de télé chinoise nous ont quand même montré la visite touristique accordée à Nixon et sa femme ou tout deux s'amusent beacoup de la grande murail aux édifices historique avec à chaque fois l'organisation de la foule etc, et tout les sourrires de circonstances (qui eux étaient malgrè tout nécessaire du moment qu'on acceptait de recevoir ... cela n'est pas choquant en soi.)
Comment faire autrement le point sur tout cela autrement que, gardaient un oeil sur les communiqués officiels, les plus attentif à la ligne du parti mais que ceux qui organisaient le protocole prenaient peut être un peu de liberté avec cette même ligne (ligne qui doit rester le fil conducteur de toutes les analyses en y adjoiniant les pratiques conséquente ou non au regard de l'histoire...)

Une chose est sur, pour qui veut savoir ou connaître une vérité plus profonde que celle de l'image ou de l'interprétention humaine, il reste les ouvrages des dirigeants qui eux ne souffrent pas d'ambiguités.

Je persiste tout de même à voir un geste protocolaire mal maitrisé. Je n'oublie pas non plus que c'est un bureau politique qui entérine la venue tant discutée et pas un homme seul ...
Ce qui est important, c'est la lecon que l'on en tire. Et si il nous était donné à l'avenir de "faire" l'histoire à l'instart du PCC (soyons fou, révons un peu), je pense que nous "mesurerions" attentivement tout accueil diplomatique d'avec les états l'impérialistes.
Histoire de ne pas prêter le flan...
roselove_red
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roselove_red
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   Posté le 02-12-2006 à 08:50:05   Voir le profil de roselove_red (Offline)   Répondre à ce message   http://www.rezgar.com   Envoyer un message privé à roselove_red   

LUNDI 24 DECEMBRE 1963
SOUS CERTAINS ASPECTS LES ATTITUDES DES CAMARADES CHINOIS NE SONT PAS DIGNES
J'estime que, sous certains aspects, les attitudes des camarades chinois sur les questions qui nous préoccupent ne sont pas dignes. Néanmoins, nous avons assumé toutes nos responsabilités, nous sommes dans la juste voie et, tôt ou tard, tous s'apercevront de la justesse de cette voie et la suivront. Les révisionnistes modernes, tous sans exception, ont monté un grand orchestre contre le Parti du Travail d'Albanie pour le discréditer aux yeux du monde entier.
Ils rejettent sur nous, même ce qui concerne la Chine. Ils visent à frapper leur ennemi principal, le Parti du Travail d'Albanie, et en même temps à effrayer et à discréditer le Parti communiste chinois, en sorte que celui-ci en arrive au point de se désolidariser de nous, c'est-à-dire de verser dans le compromis avec eux. En un temps où les révisionnistes agissent ouvertement dans toutes les directions, les camarades chinois, bien qu'ils affirment que les révisionnistes sont des traîtres, que leurs rapports avec l'Union soviétique tiennent à un fil, évitent le conflit pour des raisons purement formelles, sans penser que la patience aussi a des limites. Cette réticence nous fait du tort à nous, à eux et au communisme.
Les camarades chinois ne comprennent pas les conséquences de la manoeuvre des révisionnistes. Ceux-ci nous attaquent et propagent ouvertement l'idée que «nous avons derrière nous les Chinois», que nous sommes le «haut-parleur des Chinois» et des «vendus aux Chinois». Par cette propagande ils attaquent en fait la Chine.
La Chine demande la réunion d'une conférence, et le comble c'est qu'elle le fait pour renforcer l’«unité». Il est difficile d'imaginer quel genre d'unité elle a à l'esprit. Nous aussi, nous sommes pour une unité fondée sur de justes principes, mais pour cela il faut qu'une des parties reconnaisse qu'elle s'est trompée sur les principes, sinon, on en arrive à des compromis sans principes. Nous n'acceptons pas cette façon de réaliser l'unité. Il me semble que les camarades chinois placent beaucoup d'espoirs en une conférence, et ils demeurent fidèles à cette formalité (car, à en juger par la manière dont sont allées les choses jusqu'ici, on ne peut la qualifier différemment), au point qu'ils acceptent qu'eux-mêmes et leurs alliés soient, blâmés et discrédités. Cette façon d'agir, cette tactique, n'est, j'en suis certain, ni militante ni révolutionnaire.

enver hoxha reflexions sur la chine 1962-1972 page 19


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NE PAS CAPITULER, MAIS LUTTER CONTRE LES REVISIONNISTES
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   Posté le 02-12-2006 à 09:01:17   Voir le profil de roselove_red (Offline)   Répondre à ce message   http://www.rezgar.com   Envoyer un message privé à roselove_red   

JEUDI 27 DECEMBRE 1962
SILENCE DE TOMBE DE LA POLITIQUE EXTERIEURE CHINOISE
Silence de tombe de la politique extérieure chinoise. Khrouchtchev, Tito, Kennedy se livrent à des marchandages secrets et nous allons voir ce qui en sortira. Les Chinois se taisent et, apparemment, ont décidé de ne pas répondre à Khrouchtchev. A travers les partis communistes et ouvriers qui se situent sur des positions intermédiaires, fluctuantes, les Chinois s'efforcent de parvenir à la convocation d'une conférence des partis communistes et ouvriers du monde. Or, ces «alliés» vous laissent tomber à la première occasion, ces «alliés» sont pour des réunions de compromis.
Khrouchtchev est en mesure d'organiser une pareille réunion quand bon lui semble et ces «alliés» seront toujours de son côté, mais ce qu'il recherche surtout, c'est la liquidation du Parti du Travail d'Albanie et la soumission du Parti communiste chinois. Et Khrouchtchev s'emploie à créer les conditions requises à cette fin, alors que la Chine, elle, traîne la jambe, si je puis dire, sur cette question.
enver hoxha reflexions sur la chine 1962-1972 page 20


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sti
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   Posté le 02-12-2006 à 13:25:27   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Pour un prof en com', je te trouve un peu "light" en cette matière vis à vis de nous.
Nous avons aussi lu ces lignes, et si le débat était aussi simple que le point de vue personnel d'Enver Hoxa (personnel et très officieux à l'époque), la chose serait pesée, amballé depuis longtemps.
Si cet ouvrage nous éclaire sur les relations diplomatiques entre les deux pays (on aurait aimé qu'Enver Hoxa soit reçu en chine au moins à l'instart de Nixon. Un dirigeant de son envergure, de sa qualité de communiste conséquent dans la lutte contre le révisionnisme moderne, aurait pu être être associé différement ...), il nous éclaire très peu sur les stratégie du PCC et précisément à cause des raisons invoqué entre parenthése.

Mais toi, tu as bien un avis, même pas forcément définitif comme c'est mon cas ...
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   Posté le 02-12-2006 à 16:35:10   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Vu les âneries et les énormités du livre "réflextions sur le chine", ont peu très sérieusement se poser la question : qui a écrit ce livre ? Il est attribué à Hoxha, seulement il apparait qu'Hoxha lui-même ne peut (à moins d'un pétage de plomb) soutenir des contre-vérités historiques flagrantes. Les 2 livres "L'impérialisme et la révolution", "réflexions sur la chine" ont été écrits et diffusés après 1976, c'est-à-dire après la mort de Mao et ont été "la bible anti-mao" du courant pro-albanais lors de la polémique sino-albanaise.
Quoi qu'il en soi, les faits sont bien que le PTA et le PCC ont combattu ensemble le révisionnisme moderne. Il est ridicule que les "hoxhaïstes" veulent s'attribuer la paternité de cette lutte.


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armenak
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   Posté le 02-12-2006 à 17:14:51   Voir le profil de armenak (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à armenak   

De plus, les critiques d'Enver Hoxha dans son livre pourraient très bien dès lors s'appliquer au PTA lui-même. Les chinois et les albanais ont combattu le révisionnisme moderne et ont dans le même temps oeuvré à l'unité du mouvement communiste.
Ainsi, dans "N.Khrouchtchev de nouveau dans le rôle du démagogue, du calomniateur et du scissionniste" (18 avril 1963), article du ZERI I POPULLIT, on lit:
"Le PTA a suivi avec dévouement la ligne commune du mouvement communiste international.
(...)Dans les relations avec les pays capitalistes, le PTA et le Gouvernement de la RP d'Albanie ont pratiqué d'une manière conséquente la politique de la coexistence pacifique, basée sur les principes de l'égalité, de la non-intervention mutuelle dans les affaires intérieures et du respect réciproque, politique qu'ils ont toujours considérée comme une forme de la lutte des classes dans l'arène internationale, qui a lieu sur tous les fronts-idéologique,politique et économique- entre les deux systèmes, le capitalisme et le socialisme.(...) La lutte pour la coexistence pacifique entre pays à différents systèmes sociaux a été considérée par le PTA comme l'une des voies importantes pour la sauvegarde et le renforcement de la paix dans le monde.(...)
Dans "Pour l'unité combative du mouvement communiste sous le drapeau triomphant du marxisme-léninisme" (7 février 1963) article du ZERI I POPULLIT, on lit également:
(...) Les vrais marxistes-léninistes voient, dans les évènements précités (discours de Khrouchtchev du 12 décembre 1962, article de la Pravda du 7 janvier 1963, discours de Khrouchtchev du 16 janvier 1963 - note d'Armenak) des tentatives ouvertes pour rejeter les deux déclarations de Moscou, pour diviser le mouvement communiste et le camp socialiste. C'est pourquoi, les partis communistes et ouvriers qui sont fidèles au marxisme-léninisme, chaque communiste et révolutionnaire, aujourd'hui plus que jamais, élèvent la voix pour la défense du marxisme-léninisme révolutionnaire, pour la défense des Déclarations de Moscou, pour la défense de l'unité combative du camp socialiste et du mouvement communiste international.(...)
Armenak
Paria
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Paria
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   Posté le 01-02-2007 à 19:07:27   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Je vais tenter de retranscrire ici -en plusieurs fois, et en un certains temps- le débat qui avait eu lieu sur le FML1 sous le titre de "polémique sino-albanaise".

Finimore


Voici un article dont le sujet est la réécriture de l'histoire du PTA par... le PTA lui-même. Les passages en bleu indiquent le texte original de 1956 et en rouge la réédition de 1971.
Cet article provient de « Prolétariat »n°20 -revue théorique et politique du Comité central du PCML- 2è trimestre 1979 « Le Parti du Travail d'Albanie réécrit son histoire » pages 73 à 80.
La revue « Front Rouge » n°8 nouvelle série : revue théorique et politique du Parti Communiste Révolutionnaire marxiste-léniniste- 1er trimestre 1980- a également publié cet article pages 74 à 78.
Je signal également qu'hormis ces deux revues "prochinoises", la revue éditée par le groupe l'Union Bolchévique du Canada -groupe staliniste opposé à Mao- publie un article " Hoxha contre Staline " dans Lignes de Démarcation n° 15 -juillet 1980- et confirme de fait les affirmations de Prolétariat au sujet des falsifications du PTA.

Le Parti du Travail d'Albanie réécrit son histoire

A lire les documents officiels albanais d'aujourd'hui comme les écrits encenseurs français du PTA, le Parti du Travail d'Albanie serait le premier et le seul à avoir véritablement combattu le révisionnisme khrouchtchévien au cours de la bataille des années 60 au sein du Mouvement communiste international. Quiconque met en doute cette affirmation tombe sous le coup du qualificatif de « serpent venimeux » d'Enver Hoxha.
Encore faut-il la prouver ! Assurément, le Parti du Travail d'Albanie a joué un rôle dans la lutte contre le révisionnisme moderne à cette époque. Personne ne le nie. Mais pourquoi cet acharnement à prouver qu'il est le premier ?
Nous sommes retournés aux sources, aux textes et avons étudié le texte intégral et original du Rapport d'Enver Hoxha au IIIe Congrès du PTA.


Ce Congrès se tient en mai 1956, trois mois après le XX" Congrès du Parti communiste d'Union soviétique. Ce fameux XXe Congrès fut le premier pas caractérisé de la direction soviétique dans la voie du révisionnisme. Khrouchtchev y répudia Staline sous couvert de « lutte contre le culte de la personnalité" et y avança une série de thèses révisionnistes : la thèse du passage pacifique au socialisme, la conception révisionniste de la coexistence pacifique et de la "compétition pacifique". la thèse selon laquelle les guerres impérialistes ne sont plus à l'ordre du jour, etc.
Comment le PTA réagit-il à ces reniements lors de son IIIe Congrès ?
Voilà ce qu'en dit L'Histoire du Parti du travail d'Albanie éditée en 1971 (pages 427 à 443 de l'édition en français) :
" Dans tous les secteurs, le IIIe Congrès décida à l'unanimité et sans la moindre hésitation de poursuivre la ligne marxiste-léniniste suivie par le parti depuis sa fondation.
" Toutes les conclusions et les décisions du IIIe Congrès du Parti du travail d'Albanie étaient pénétrées d'un esprit révolutionnaire marxiste-léniniste qui était, en son essence , à l'opposé de l'esprit révisionniste dont étaient empreintes les conclusions et les décisions du XXe Congrès du PCUS.
" Néanmoins, le IIIe Congrès ne dénonça pas ouvertement les thèses antimarxistes du XXè Congrès.
" L'essentiel était que le Parti du travail d'Albanie, à la différence de ce qui se produit dans plusieurs autres partis communistes et ouvriers, ne fit aucune concession de principe face à la pression du groupe de Khrouchtchev et n'adoptât pas comme base de sa propre ligne la ligne révisionniste du XXe Congrès du PCUS. Il garda intacte sa ligne générale marxiste-léniniste ".


Ce texte laisse entendre que la dénonciation ouverte ne fut pas faite par opportunité car il n'aurait pas été encore temps de mener la bataille à visage découvert. Et ce point de vue tactique serait tout à fait acceptable.
La vérité oblige à dire néanmoins que cette présentation des faits de 1971 n'est pas conforme au texte original de 1956 et que les historiens de l'Institut des Etudes marxistes-léninistes de Tirana ont procédé à une manipulation malhonnête de la réalité historique. C'est ce que nous voulons prouver ci-dessous par un examen attentif de l'original du IIIe Congrès de 1956 et par une étude comparée de ce texte avec une réédition de 1975 dans les Oeuvres choisies d'Enver Hoxha (Tome II, page 508).
Il existe en effet deux versions du Rapport d'Enver Hoxha au IIIe Congrès :
- le texte intégral publié après le Congrès, en 1956. dont nous possédons l'original, texte difficile à se procurer aujourd'hui ;
- une réédition en "extraits" de 1975 (Tome II).
L'étude comparée des deux textes est édifiante, les coupures et les modifications de la réédition de 1975 donnent une appréciation du XXe Congrès du PCUS contradictoire avec celle du texte de 1956. Qu'on en juge rapidement par la comparaison des deux conclusions différentes selon les deux versions :
1975
" Notre parti marxiste-léniniste n'a pas commis d'erreurs parce qu'il a été dirigé d'une manière juste par le CC, parce qu'il a toujours été compact, parce qu'en toute chose et à chaque pas, il s'est guidé sur les intérêts supérieurs de notre peuple et a construit sa ligne générale sur les fondements du marxisme-léninisme... "

(Tome II.)

1956 : le Parti n'avait pas commis d'erreurs car il a construit sa ligne générale sur :
" l'expérience du glorieux Parti communiste de l'Union soviétique, dont la politique léniniste a été et sera toujours juste, indépendamment des graves erreurs qui se sont vérifiées dans le travail de Joseph Vissarionovitch Staline ".
(texte original)

Voilà un remaniement de textes qui en dit long... mais ce n'est pas le seul. De fait, les coupures, escamotages et remaniements concernent des points fondamentaux de la lutte contre le révisionnisme moderne :
la ligne générale du Mouvement communiste international, la question de la Yougoslavie, la question de Staline.

la ligne générale du mouvement communiste international
Dans les vingt premières pages de l'original, il est traité de l'Union soviétique et de son XXe Congrès. Ces pages n'ont pas été rééditées dans le Tome II. Surtout " en (leur) essence ", les thèses énoncées dans ces pages ne sont pas du tout " à l'opposé de l'esprit révisionniste ". En voici les preuves :

. A propos de la coexistence pacifique : Sans aller jusqu'à dénoncer ouvertement la thèse de Khrouchtchev, était-il nécessaire de la louer avec tant d'enthousiasme ?
" Les questions de principe qui furent posées au XXe Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique en ce qui concerne le développement de la situation internationale actuelle ont une grande importance historique pour l'humanité et constituent un trésor précieux qui vient s'ajouter au marxisme-léninisme dans les circonstances concrètes de la situation internationale actuelle. Le principe léniniste de la coexistence pacifique des deux systèmes, du système socialiste et du système capitaliste, a toujours guidé la politique pacifique de l'Union soviétique. " (...)
." Les communistes affirment que le système socialiste triomphera du système capitaliste dans la compétition pacifique et le triomphe du communisme est inévitable en raison de la supériorité du système socialiste sur le système capitaliste. Cette grande vérité a été confirmée par la vie et elle gagne des centaines de millions d'hommes. "
(texte original)

. Les guerres impérialistes sont-elles inévitables ?
Citons un passage de l'original non réédité :
" Une autre thèse d'une grande importance de principe, que le XXe Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique vient d'ajouter au marxisme-léninisme, c'est la question de la possibilité de conjurer les guerres à l'époque actuelle . Cette question qui préoccupe continuellement l'humanité, a reçu une réponse juste et scientifique de la part du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique. Les guerres à notre époque ne peuvent pas être fatales et inévitables; "dans la question de savoir si la guerre aura lieu ou non, une grande importance s'attache au rapport des forces de classe, des forces politiques, au niveau d'organisation et à la volonté consciente des hommes". Les thèses marxistes-léninistes selon lesquelles les guerres sont inévitables tant qu'existe l'impérialisme, ont été formulées à l'époque où l'impérialisme était un système mondial unique et où les forces sociales et politiques opposées à la guerre étaient encore assez faibles. Tandis que, à notre époque, les forces du socialisme et de la paix dans le monde sont très puissantes. Le camp du socialisme est une force colossale et le socialisme est aujourd'hui un système mondial. La politique pacifique du camp du socialisme jouit de l'appui de centaines de millions d'hommes dans le monde et de beaucoup d'Etats pacifiques, C'est ainsi que, actuellement, existent des forces ayant des moyens moraux et matériels puissants pouvant empêcher les aventuriers impérialistes de déclencher une troisième guerre mondiale. Cependant, la thèse léniniste selon laquelle, aussi longtemps qu'existe l'impérialisme, reste aussi la base économique pour le déclenchement des guerres, garde toute sa valeur; c'est pourquoi les forces du socialisme et de la paix doivent être toujours vigilantes.
"Ces thèses importantes du Parti communiste de l'Union soviétique ont ouvert devant l'humanité des perspectives radieuses, ont suscité l'enthousiasme, éveillé les espoirs des peuples et renforcé leur lutte pour la défense de la paix. Les peuples du monde se rendent mieux compte à présent que la guerre ne plane pas sur leur tête comme l'épée de Damoclès et qu'ils sont en état de briser pour toujours cette épée qui a causé à l'humanité tant de catastrophes périodiques. Le monde va connaître désormais un mouvement encore plus puissant et plus vaste des partisans de la paix ; de nombreux autre Etats dans le monde vont conquérir encore leur indépendance nationale et adopteront une attitude pacifique, loin de la guerre, loin des pactes agressifs tramés par les impérialistes américains ".
(texte original)

II y a d'autres endroits dans le rapport du IIIe Congrès où le problème de la guerre est traité. Nous retrouverons ces passages sans coupures dans la réédition, en particulier: (OEuvres choisies, page 513.

Le Parti du travail d'Albanie a adopté cette thèse révisionniste de Khrouchtchev à son IIIe Congrès et l'a conservée jusqu'à ce jour, à la différence des autres thèses khrouchtchéviennes qu'il dénonça ultérieurement. Le passage ci-dessus présente un intérêt particulier : il revendique clairement la paternité de cette thèse du XXe Congrès du PCUS. C'est sans nul doute la raison de son escamotage lors de la réédition de 1975.

. Sur le passage pacifique au socialisme :
Là, Enver Hoxha fait carrément le pas : " La thèse sur les formes du passage des divers pays au socialisme, basée sur les célèbres thèses du grand Lénine, ouvre devant les peuples et la classe ouvrière de tous les pays des perspectives éclatantes pour le passage au socialisme par des voies diverses. La question du passage au socialisme, par la guerre civile ou sans la guerre civile,
est également une grande lumière et une aide très précieuse pour les partis de la classe ouvrière et pour les peuples travailleurs, pour prendre le pouvoir en main, pour réaliser les transformations sociales, pour transformer le parlement bourgeois, là où la bourgeoisie n'est pas en mesure de recourir à la violence et d'opposer la force, en un moyen de la véritable volonté populaire, pour assurer le passage des principaux moyens de production entre les mains du peuple ".

(texte original)

Pour camoufler le soutien objectif du IIIe Congrès aux thèses du XXe Congrès du PCUS, la réédition est obligée de supprimer les deux paragraphes publiés ci-dessous :
" Pour passer au socialisme, le recours ou non à la violence et à la guerre civile ne dépend pas tant du prolétariat que de la bourgeoisie, Pour le passage au socialisme, les partis communistes et ouvriers auront toujours en vue les enseignements de Lénine, qui souligne que "pour toutes les formes de transition au socialisme, la direction politique de la classe ouvrière, avec en tête son avant-garde, est une condition indispensable, la condition majeure. Sinon, il est impossible de passer au socialisme ".
" Ces thèses qui enrichissent le marxisme-léninisme ouvrent devant la classe ouvrière et les masses travailleuses des pays capitalistes: coloniaux et semi-coloniaux, des perspectives éclatantes pour réaliser l'unité de la classe ouvrière, à laquelle incombe la tâche de rassembler sous sa direction la paysannerie travailleuse, les intellectuels et tous les homme honnêtes, pour opérer les transformations radicales dans la voie vers le socialisme, vers la conquête du pouvoir et l'effondrement des forces réactionnaires capitalistes qui dominent à l'heure actuelle les peuples de ces pays. C'est précisément pour tout cela que le XXe Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique a suscité un enthousiasme indescriptible dans le monde entier précisément pour cette raison que les documents du XXe Congrès sont étudiés avec le plus grand soin et sont devenus le phare éclairant tous les hommes d'action et de bonne volonté qui luttent pour la paix et pour une vie meilleure ".

(texte original)

le parti du travail d'albanie et la yougoslavie
Dans la préface au Tome II, il est écrit :
" En un temps où sous l'influence du PCUS la plupart des partis communistes et ouvriers avaient cessé leur lutte contre le révisionnisme yougoslave, le PTA continuait sa lutte sans répit et avec la plus grande âpreté, non seulement parce que ce courant était l'ennemi du marxisme-léninisme et constituait un danger pour l'ensemble du Mouvement communiste et ouvrier international, mais aussi parce que son propre combat contre ce courant contribuait puissamment à la lutte contre toute forme de révisionnisme, surtout contre les thèses antimarxistes du XXe Congrès du PCUS ".
Or, là encore, il faut un escamotage malhonnête dans la réédition de 1975 pour pouvoir établir le caractère « sans répit » et la « plus grande âpreté » de la lutte antititiste du PTA.

Qu'indique le Tome II quant aux relations albano-yougoslaves à cette période ?
" Nos relations amicales avec les peuples frères de Yougoslavie sont entrées dans la voie normale et elles se renforcent de jour en jour... Nous avons conclu et mis en oeuvre avec la RPFY plusieurs accords dans l'intérêts commun et établi avec elle des relations commerciales et culturelles. "
(texte du Tome Il)

Autrement dit, l'édition de 1975 laisse entendre qu'il s'agit là uniquement de relations d'Etat à Etat, alors que la lutte antititiste se développe avec âpreté et sans répit.
Telle n'est pas la vérité cependant. Les pages 35, 36 et 37 de l'édition originale de 1956, pudiquement remplacées en 1975 par des points de suspension, méritent d'être lues avec attention. Les voici :
« Le peuple albanais et le Parti du travail d'Albanie ont salué avec enthousiasme et ont pleinement approuvé la déclaration de Belgrade signée entre les dirigeants de l'Etat soviétique et de l'Etat yougoslave au mois de juin 1955 et se sont beaucoup réjouis de la normalisation des relations entre l'Union soviétique et la Yougoslavie. La même voie de normalisation et d'amélioration ont suivie aussi les relations de notre peuple et des peuples des autres pays de démocratie populaire avec les peuples de Yougoslavie. C'était là un grand succès pour nos pays et un échec pour les plans de l'impérialisme et de son agent Béria qui avait monté la grande provocation diabolique, laquelle a causé le désaccord amer entre nos pays et la Yougoslavie.
(...) (I)
" La déclaration de Belgrade a été également un tournant radical pour les relations de notre Etat avec la Yougoslavie.

( I) Ces points de suspension correspondent à des passages publiés dans le Tome II des OEuvres choisies, page 523.

Les relations entre le Parti communiste albanais et le Parti communiste yougoslave, comme on sait, ont été cordiales dès avant la libération. Après la libération se sont établies entre nos Etats des relations plus larges. Durant cette période dans ces relations se sont vérifiées des erreurs et des déformations de principe qui devaient être corrigée par la voie normale ; mais, malheureusement, elles n'ont pas été corrigées. Il faut souligner que, malgré tout cela, notre Parti, non seulement n'a pas mis en doute l'amitié avec la Yougoslavie, mais il a fait tous les efforts jusqu'au dernier moment pour que l'amitié et les relations établies ne fussent atteintes.
« Notre Parti s'est solidarisé avec les résolutions du Bureau d'information. Nous avons reconnu et nous reconnaissons que nous avons été trompés, comme ont été trompés les autres partis communistes et ouvriers, par la provocation ourdie contre la Yougoslavie par le vil agent de l'impérialisme, Béria. Dans les circonstances difficiles ainsi créées, nous avons, de notre part, lié toutes les questions ensemble : les fautes et les différends qui existaient entre le Parti communiste albanais et le Parti communiste yougoslave, ainsi qu'entre nos deux Etats, les délits et les crimes de Kotchi Dzodzé commis contre le Parti et l'Etat, pour lesquels il a été condamné comme il le méritait, ainsi que la grande provocation montée par l'agent Béria.
" Dans ces circonstances-là, il était difficile pour nous de ne pas lier ensemble ces trois questions, au lieu de les apprécier, comme il fallait, séparément. C'est là une erreur de notre part. Plus tard, la logique de la lutte qui nous opposait l'un contre l'autre nous a amenés à des erreurs consistant à nous servir d'accusations infondées, montées par l'agent Béria contre le Parti communiste yougoslave et l'Etat yougoslave, à accuser la Yougoslavie comme un pays ennemi et comme un instrument de l'impérialisme, le Parti communiste yougoslave comme un parti fasciste et les dirigeants yougoslaves comme des antimarxistes, etc. Ces accusations étaient injustes; nous avons de notre part eu tort dans ces questions. Maintenant, tout est clair, notre Parti a reconnu les erreurs qui le concernent parce qu'il les a analysées objectivement et il est résolu à ce que le passé amer soit enterré et il n'existe plus aucun obstacle pour le renforcement de l'amitié sincère entre nos deux Etats et nos deux partis. Nous sommes sûrs qu'une telle amitié dans l'esprit du marxisme-léninisme et sur la base de la déclaration de Belgrade s'élargira et se renforcera continuellement. Nous sommes unis par la lutte héroïque de libération que nous avons faite ensemble, nous sommes unis par les idées immortelles du marxisme-léninisme qui inspirent nos partis, nous sommes unis par la lutte commune contre les convoitises de l'impérialistes et des ennemis de nos peuples qui tentent de semer la discorde entre nous et de nous diviser. Avec la République populaire fédérale de Yougoslavie, nous avons conclu et mis en oeuvre plusieurs accords dans l'intérêt commun (souligné par nous -NDLR). Nous avons établi des relations commerciales et nous ferons tout notre possible pour les élargir chaque année. De concert avec les Yougoslaves, nous avons décidé d'étudier les possibilités de la construction de certaines oeuvres de grande importance économique pour nos deux pays. Dans notre pays sont venus des artistes yougoslaves. Nous enverrons en Yougoslavie les nôtres. Nous attendons avec plaisir que les frères yougoslaves viennent visiter notre patrie, que des troupes de théâtre, des groupes de sportifs, des touristes viennent chez nous. Nous aussi, nous enverrons en Yougoslavie les nôtres.
Nous voudrions et demandons de projeter sur les écrans de notre pays des films yougoslaves, d'échanger de la littérature, etc. Tout sera fait de notre part, dans ce sens et nous sommes persuadés que la même volonté existe aussi chez les camarades yougoslaves pour
renforcer notre amitié dans l'esprit nouveau de l'intérêt commun et de la non-ingérence dans les affaires intérieures ".
(texte original)

Ce long passage escamoté contredit l'affirmation de la préface de 1975 concernant la lutte " sans répit ", " avec la plus grande âpreté " : des relations de parti à parti fraternelles ont été établies quelques mois. En novembre de la même année, le PTA reprend l'attaque contre Tito en raison de son attitude à propos des événements de Hongrie et de Pologne.
Mais pourquoi cacher la vérité ? Pourquoi escamoter l'attitude réellement adoptée au IIIe Congrès ?

le pta et la question de staline
Dans le Tome II, la publication du Rapport du IIIe Congrès remanie à volonté tous les passages traitant de cette question. Dans l'original, cette question est traitée dans le Chapitre III, sous-chapitres 6 et 7. Dans la réédition, il n'y a plus que le sous-chapitre 6, habile compilation des 6-7 originaux. Nous ne publions ici que les passages omis concernant la question de Staline. Nos points de suspension signalent des passages cités dans le Tome II, pages 627 et suivantes.

Au début de l'année 1957, dans un texte intitulé Sur la situation internationale , Enver Hoxha refait ensuite volte-face sur la question de Staline, affirmant que:
" Sur les questions essentielles, dans la défense des intérêts de la classe ouvrière et dans le combat pour la théorie marxiste-léniniste, dans la bataille contre l'impérialisme et les autres ennemis du socialisme, il ne s'est jamais trompé. Il était et demeure un exemple ".
7 - Le culte de la personnalité et ses conséquences nuisibles et autres questions.
" Le XXe Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique a fait une profonde analyse marxiste-léniniste du rôle décisif joué dans l'édification du socialisme et du communisme par les masses populaires, dirigées par le Parti communiste, et du grand dommage causé par le culte de la personnalité, étranger au marxisme-léninisme. La Résolution du XXe Congrès , dit:
" Le Congrès estime que le Comité central a eu parfaitement raison de se lever contre le culte de la personnalité dont l'extension amoindrissait le rôle du Parti et des masses populaires, rabaissait le rôle de la direction collective dans le Parti et entraînait souvent de graves défauts dans le travail ".
(...) " Le culte de la personnalité signifie l'exaltation exagérée des individus, l'attribution de caractéristiques et de qualités surnaturelles à ceux-ci, leur transformation en êtres qui font des merveilles et, enfin, l'agenouillement devant eux. Ces conceptions non justes et non marxistes sur l'individu, étrangères et nuisibles à l'esprit du marxisme-léninisme, ont été développées et cultivées pendant une très longue période à l'égard du camarade Staline.

" Il n'y a pas de doute que le camarade Staline a de grands mérites devant le Parti communiste de l'Union soviétique, devant la classe ouvrière de l'Union soviétique et le mouvement ouvrier international. Il est évident qu'il a joué un rôle connu dans la préparation et le développement de la révolution socialiste. dans la Guerre civile et dans la lutte pour l'édification du socialisme. En commun avec les autres membres du Comité central, il a lutté contre les déformateurs et les ennemis du léninisme. Dans les conditions où le peuple soviétique, guidé par le parti communiste, remportait avec succès de grandes victoires dans la lutte pour l'industrialisation socialiste du pays, pour la collectivisation de l'agriculture, pour l'accomplissement de la révolution culturelle, victoires qui ont été remportées dans une lutte sans relâche contre les ennemis du léninisme, les trotskystes, les boukharinistes, les opportunistes de droite, les nationalistes bourgeois, a été rendue possible la propagation, parmi les larges masses du peuple, du nom et de la valeur de J.V. Staline qui tenait l'important poste de secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique.
" Pendant ce temps, lorsque J.V. Staline a acquis de la popularité, de la sympathie et de l'appui dans le parti et chez le peuple, dans sa personne, dons la pratique de son
travail se sont manifestées graduellement de telles caractéristiques et dispositions qui se sont développées d'une manière difforme, en devenant le culte de la personnalité.

" Les grands succès historiques de portée mondiale remportés par le peuple soviétique dans l'édification du socialisme, dans la victorieuse guerre patriotique, dans le raffermissement du système social et étatique soviétique et dans l'accroissement du prestige international de l'Union soviétique, toutes ces éclatantes victoires du peuple soviétique, sous la direction du parti communiste n'ont pas été soumis à une juste interprétation marxiste-léniniste mais ont été injustement attribués aux mérites d'une seule personne, à Staline, et ont été tous expliqués par ses mérites à lui. La grande erreur de J.V. Staline réside en ce que, non seulement il a admis les louanges et les flatteries à son adresse, mais il a, de sa part, soutenu et encouragé ces points de vue antimarxistes.
« Le culte de la personnalité et la pratique de direction créés par J.V. Staline ont marqué la violation ouverte et difforme des principes léninistes de la direction collective dans le Parti, ont marqué la violation des normes léninistes du parti. Le mépris de J.V. Staline pour les normes de la vie du parti, la solution des problèmes d'une manière individuelle de sa part, le mépris envers l'opinion du parti, en prenant même des mesures sévères contre ceux qui exprimaient des opinions contraires aux siennes, ne pouvaient pas manquer de causer et ont causé de grands préjudices, en donnant lieu à de graves altérations des règles léninistes dans la vie du parti et à la violation de la légalité révolutionnaire.
" Le culte de la personnalité et le mépris, à l'égard des critiques et des conseils, formulés à juste litre par les membres du Bureau politique du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, ainsi qu'à l'égard des normes du parti, ont conduit le camarade Staline à des erreurs ; il n'a pas montré la vigilance nécessaire à la veille de la guerre patriotique contre le nazisme allemand ; il n'a pas consacré l'attention voulue au développement ultérieur de l'agriculture socialiste et au bien-être matériel des kolkhoziens; il a soutenu et incité dans une ligne erronée l'affaire yougoslave, etc. Dans de pareilles circonstances, le camarade Staline s'est montré unilatéral dans ses idées et s'est détaché des masses.
" Le culte de la personnalité et la violation des normes de la vie du parti ont servi comme le terrain le plus favorable dont ont tiré avantage les ennemis du parti et de l'Etat soviétique, tel que l'agent de l'impérialisme, Béria, qui pendant longtemps a agi, sous masque, au détriment du parti et de l'Etat socialiste.

" Le Parti communiste de l'Union soviétique et son Comité central léniniste ont pris des mesures décisives pour le rétablissement des normes léninistes dans le parti, pour le rétablissement du principe de la direction collective dans tous les maillons du parti, de haut en bas, pour le développement de l'autocritique et de la critique, pour la discussion et la solution collectives des questions les plus importantes. Les mesures prises par le Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique et le XXe Congrès pour rétablir et développer davantage les principes démocratiques de la vie et de l'activité du parti, les mesures prises contre la gestion par les méthodes bureaucratiques, contre la dissimulation des défauts, le maquillage de la réalité, la satisfaction béate, l'indifférentisme, ainsi que les mesures prises pour développer la critique et l'autocritique concrètes, de principe, sont en train d'assurer une activité plus grande de la part des travailleurs et des communistes en développant l'immense énergie créatrice des hommes soviétiques.
" Les succès historiques du peuple soviétique sont une preuve éclatante et convaincante du caractère juste de la politique du Parti communiste de l'Union soviétique. Le fait que le Parti communiste de l'Union soviétique a mené une politique résolue contre les défauts dans le travail du parti et du gouvernement, dans l'édification économique, pour éliminer les conséquences du culte de la personnalité est une autre preuve de la grande puissance du parti et de sa grande fidélité à l'égard du léninisme. (Applaudissements). C'est seulement sur le libre développement de ces survivances petites-bourgeoises au sein de nos partis communistes et ouvriers que les impérialistes peuvent trouver appui pour affaiblir les partis communistes et les Etats socialistes.
"Le Parti du travail d'Albanie et le peuple albanais tout entier ont pleinement approuvé les décisions historiques et justes du XXe Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique et considèrent ces décisions non seulement comme une victoire éclatante du parti communiste et du peuple soviétique, mais aussi comme une grande victoire du Parti du travail et du peuple albanais. (Applaudissements).
" Notre parti et notre peuple approuvent la lutte hardie et de principe menée contre le culte de la personnalité. Le culte de la personnalité à l'égard du camarade Staline a eu aussi des manifestations très accentuées dans notre parti et notre pays. Notre peuple et notre parti ont souligné et souligneront, à juste titre, que l'Union soviétique et le glorieux parti communiste, fondés par le grand Lénine, sont les facteurs décisifs de la libération, à jamais, de notre peuple, et c'est pour cette raison que l'amour de notre parti et de notre peuple à leur égard sera indestructible et éternel. (Applaudissements prolongés. Ovations. Les délégués se lèvent debout). Mais maintenant nous comprenons bien le rôle et la place qui doivent revenir au camarade Staline dans l'édification du socialisme et du communisme en Union soviétique et dans l'aide et le rôle qu'il a joué pour la libération de notre pays. La juste compréhension marxiste-léniniste de cet important problème de principe nous a été rendue claire par le XXe Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique "

(texte original)

--
Cette étude comparée des deux versions du rapport au IIe Congrès du PTA appelle plusieurs remarques :

- D'abord, elle permet d'établir les faits. Lors de son IIIe Congrès, en mai 1956, le PTA a épousé assez étroitement les thèses khrouchtchéviennes. Il ne s'agit pas d'une simple tactique destinée à mener la bataille dans de meilleures conditions ultérieurement. Il s'agit bien d'une adhésion politique claire, voire d'une glorification des thèses du XXe Congrès du PCUS. Le Rapport du IIIe Congrès du PTA exprime une appréciation principalement négative de Staline ; il déclare que les guerres sont évitables, soutient les thèses du XXe Congrès quant au passage pacifique et à la coexistence pacifique : à cette époque, le PTA a interrompu sa polémique contre la Yougoslavie.
En conséquence, les thèses albanaises hautement claironnées selon lesquelles le PTA a mené le premier la bataille anti-khrouchtchévienne, leurs affirmations d'une lutte sans répit contre Tito, tombent d'elles-mêmes, à une simple lecture du texte original de 1956 !

- Dans son Histoire de 1971 et dans la réédition de 1975, le PTA a falsifié la vérité. Procédant par coupures, escamotages et remaniements, il s'efforce de donner au IIIe Congrès un visage contraire à la réalité des faits. Le PTA veut accréditer le mensonge selon lequel le IIIe congrès aurait participé à la bataille contre le révisionnisme moderne. Cette pratique révèle une attitude idéologique contraire à la conception du monde des communistes qui recherchent la vérité dans les faits et pratiquent la critique et l'autocritique. Le mensonge et la falsification sont étrangers au marxisme-léninisme.

- Reconnaître que la lutte du PTA contre le khrouchtchévisme débuta après le IIIe Congrès du PTA n'est nullement une infamie. La prise de conscience du révisionnisme moderne fut pour les partis et les militants communistes un processus long et complexe qui aboutit à une bataille difficile. Le PTA y a tenu une place, et cela est bien ainsi. Vouloir à toute force se construire une image de marque de « parti qui n'a jamais fait d'erreurs », qui ne se trompe jamais, qui est le premier partout... est également étranger au marxisme. Le PTA pèche par orgueil et par suffisance.

Assurément, de telles pratiques idéologiques font perdre beaucoup de crédibilité au PTA aujourd'hui. Comment le croire sur n'importe quelle question s'il est prouvé qu'il recourt sans vergogne à la falsification et au mensonge pour étayer « ses thèses » ? Ces manipulations malhonnêtes, ces prétentions à la grandeur et à l'infaillibilité jettent le discrédit sur la véracité de tous ses écrits et déclarations actuels. Qu'il ne s'en prenne qu'à lui-même d'un telle situation.
Paria
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   Posté le 01-02-2007 à 19:08:30   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Armenak


Deux aspects de la critique de Enver Hodja au PCC en 1977-78 me semblent justes, la critique de la théorie des trois-mondes et la nécessité de maintenir le social-impérialisme dans le cadre de la lutte contre les deux superpuissances. A savoir la critique du PCC qui juge le social-impérialisme comme l'ennemi principal parce que la superpuissance la plus dangereuse.
Par ailleurs, cette polémique était nécessaire à l'époque parce que le capitalisme était en voie de restauration en Chine, que le camp socialiste représenté par la Chine et l'Albanie jusque là volait en éclats.
Par ailleurs j'ai d'énormes divergences vis-à-vis d'Enver Hodja quant à sa "critique" du maoisme, en particulier la négation de la continuation de la lutte de classes sous le socialisme qui me parait erronnée et tourne le dos aux acquis de la lutte contre le révisionnisme moderne.
Aujourd'hui, l'unité des ML ne se fera pas sur une lutte de lignes sur la question du maoisme il me semble, mais plutôt sur deux aspects de la politique révisionniste mise en oeuvre aujourd'hui:
-la question de la nation et la lutte des ML contre le social-chauvinisme
-la question de l'indépendance politique du prolétariat et de son parti et la lutte contre les théories modernes de "fronts populaires interclassistes".





Armenak


Par ailleurs, et en guise d'information, la position de Hodja a évolué entre son texte de 1978 "L'impérialisme et la révolution" et ce texte de 1969, où il décrit les apports de la pensée Maotsétoung:

E. HOXHA
25 ANNEES DE LUTTES ET DE VICTOIRES SUR LA VOIE DU SOCIALISME
Discours prononcé à la réunion solennelle consacréeau 25e anniversaire de la libération de la Patrieet au triomphe de la révolution populaire

(...) Une amitié fraternelle étroite, indéfectible et invincible unit le peuple albanais au peuple chinois, le Parti du Travail d'Albanie au grand Parti Communiste Chinois. Cette amitié repose sur les fondements d'airain du marxisme-léninisme et de l'internationalisme prolétarien et il n'y a pas de vague et de tempête qui puisse l'ébranler ou la ternir. Nous sommes fiers d'avoir un ami fidèle et un allié aussi puissant que le peuple chinois et son glorieux Parti Communiste.
Notre peuple salue avec joie et de tout coeur les brillantes victoires
que le peuple chinois, guidé par son Parti Communiste avec le camarade Mao Tsetoung à sa tête, a remportées dans la grande Révolution culturelle prolétarienne ainsi que dans tous les domaines et il s'en réjouit. La grande Révolution culturelle prolétarienne chinoise, déclenchée et dirigée par le grand marxiste-léniniste qu'est le camarade Mao Tsetoung, a été une puissante tempête révolutionnaire, qui a mis en mouvement les masses de centaines de millions de la classe ouvrière, de la paysannerie laborieuse, de l'intelligentsia révolutionnaire et qui a débarrassé la Chine des ordures capitalistes et révisionnistes, de tous les éléments
réactionnaires au service des ennemis de classe qui voulaient faire
rebrousser chemin à la révolution
et livrer le pays aux impérialistes américains et aux révisionnistes soviétiques. La Chine populaire est sortie de la grande Révolution culturelle prolétarienne cent fois plus forte, les positions du socialisme se sont consolidées encore plus sur le sol chinois, la République populaire de Chine est devenue invincible et la terreur des ennemis. Le 9e Congrès du Parti Communiste Chinois, qui a été le couronnement
de la victoire finale de la grande Révolution culturelle prolétarienne, de la ligne révolutionnaire prolétarienne du Président Mao Tsétoung sur la ligne réactionnaire bourgeoise du renégat Liou Chao-chi , a renforcé plus encore le grand et glorieux Parti Communiste Chinois, son unité révolutionnaire, et il a ouvert devant le peuple chinois de brillantes perspectives pour son avenir socialiste.
Les principes théoriques élaborés par le Président Mao Tsetoung et sa pensée, sur lesquels s'est guidée la grande Révolution culturelle prolétarienne chinoise, constituent une éminente contribution créatrice au développement du marxisme-léninisme . Jetant la lumière sur les problèmes du développement de la révolution socialiste dans les conditions de la dictature du prolétariat, ils sont une arme puissante aux mains des communistes et des révolutionnaires du monde, leur permettant de faire progresser la grande cause de la révolution et du communisme.
Notre Parti a souligné, en d'autres occasions également, et il le souligne toujours que l'appui et le soutien au Parti Communiste et à la République Populaire de Chine est un devoir internationaliste important pour tous les révolutionnaires du monde, que la solidarité d'airain marxiste-léniniste avec la Chine est déterminante pour les destinées de la révolution et de la libération des peuples. (...)

Emprunté au journal Zëri i Popullit du 29 novembre 1969.





Koba


Armenak a dit :

« Par ailleurs j'ai d'énormes divergences vis-à-vis d'Enver Hodja quant à sa "critique" du maoisme, en particulier la négation de la continuation de la lutte de classes sous le socialisme qui me parait erronnée et tourne le dos aux acquis de la lutte contre le révisionnisme moderne. »

« Négation » similaire dans le fond à Staline qui affirmait que sous le socialisme il n’y avait plus de classes exploiteuses en tant que tel. En Chine, par contre, de l’aveux même de Mao, la bourgeoisie patriotique était intégrée au socialisme (ou devant s’y intégrer par la « rééducation » !).

(Dans la lutte contre le révisionnisme en général, je crois que le PTA a pas mal d'acquis face au titisme, au khrouchtchévisme, à l'eurocommunisme, etc...)

« L'erreur de Boukharine consiste précisément en ce que les koulaks et les concessionnaires, tout en étant «jusqu'à un certain point » un corps étranger, ne s'intègrent pas moins dans le socialisme. Voilà à quelle absurdité conduit la théorie de Boukharine ! Les capitalistes de la ville et de la campagne, les koulaks et les concessionnaires s'intègrent dans le socialisme, voilà où en vient Boukharine. Non, camarades, ce « socialisme », nous n'en voulons pas. Nous en faisons cadeau à Boukharine. Jusqu'à présent, nous, marxistes-léninistes, pensions qu'entre les capitalistes de la ville et ceux de la campagne, d'une part, et la classe ouvrière, de l'autre, il y avait opposition d'intérêt irréductible. C'est là-dessus que repose la théorie marxiste de la lutte de classe. Or, aujourd'hui, la théorie de Boukharine sur l'intégration pacifique des capitalistes dans le socialisme bouleverse toutes ces notions de fond en comble, l'opposition irréductible des intérêts de classe entre exploiteurs et exploités disparaît, les exploiteurs entrant dans le système du socialisme. » (Staline, Les questions du léninisme, Tome II, Edition numérique, p. 140).

« Mais si les capitalistes de la ville et de la campagne; si les koulaks et les concessionnaires s'intègrent dans le système du socialisme, à quoi servira-t-elle cette dictature du prolétariat, et si elle sert à quelque chose, quelle classe va-t-elle réprimer ? » (Staline, Les questions du léninisme, Tome II, Edition numérique, p. 141).

La lutte contre le révisionnisme, sous le vrai socialisme, c’est non pas la lutte contre une vraie bourgeoisie déjà constituée et influant sur le Parti, mais une lutte contre des éléments dégénérés au sein des organismes étatiques et économiques de l’Etat prolétarien, du fait même d’une position « tentante » qui pousse à rechercher les privilèges. Il est évident que la lutte contre le révisionnisme doit prendre en compte cette dégénérescence inévitable sous le socialisme, qui restera d’actualité aussi longtemps que l’Etat, l’encerclement capitaliste, et les formes de propriété de transition (kolkhozes par ex.) continueront d’exister. Mais c’est là bien différent à la situation en Chine (sous Mao bien sûr), où l’on rachetait à la bourgeoisie les moyens de production (quelle expropriation !!!) et où les administrateurs bourgeois, en sus de leur salaire, jusqu’à 300 yuans par mois (jusqu’à 250 yuans par mois pour un ingénieur… contre 30 yuans par mois pour un manœuvre…) continuaient de percevoir le plus légalement du monde leurs profits ! Rien de comparable à l’URSS ou à l’Albanie ! Mais très comparable à l’URSS révisionniste (cf. l’article « A propos du mécanisme de la plus-value et de son appropriation dans la société soviétique » paru dans la revue Etudes politiques et sociales, N°1, Tirana, 1984, Edition numérique, pp. 83-91.)

En URSS sous Staline : selon les chiffres donnés par Moshe Lewin, historien bourgeois-trotskiste n’ayant absolument AUCUNE sympathie pour Staline (Moshe Lewin, Le siècle soviétique, Fayard/Le Monde Diplomatique, 2003, p. 82.), le salaire moyen d’un travailleur non manuel (spécialistes divers, techniciens, ingénieurs) dépassait de 70 % le salaire moyen d’un ouvrier en 1940. L’amplitude des salaires était donc généralement inférieure à deux !

Cette lutte contre le révisionnisme, il faut la mener comme en URSS ou en Albanie : 0° d’abord en expropriant réellement la bourgeoisie, pas comme en Chine ;-) …, ensuite 1° en utilisant le contrôle par le bas (révocation) ; 2° la rotation des cadres ; 3° la réduction progressive de l’écart des salaires (réduit à 1:2 en Albanie dès 1976) ; 4° le perfectionnement des rapports de production socialistes ; 5° la lutte idéologique contre l’impérialisme et pour extirper les survivances petites-bourgeoises dans la conscience des travailleurs.

Sur la lutte contre le bureaucratisme en URSS, quelques remarques du « métaphysicien lourdaud » :

« Il n'y a aucun doute qu'il existe, chez nous, des éléments de bureaucratisme dans l'appareil d'Etat comme dans celui des coopératives et du Parti. C'est également un fait que la lutte contre les éléments du bureaucratisme est indispensable, et que cette tâche se posera à nous tant que le pouvoir d'Etat existera et tant que l'Etat existera chez nous. Il ne faut pas, néanmoins, dépasser les bornes. Lutter contre le bureaucratisme dans l'appareil d'Etat au point d'ébranler cet appareil, de saper son autorité, de risquer de le briser, c'est travailler contrairement au léninisme ; c'est oublier que notre appareil est un appareil soviétique d'un type supérieur, en regard de tous les appareils d'Etat existants. En quoi réside sa force ? En ce qu'il relie le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes par le moyen des Soviets; en ce que les Soviets sont une école où des dizaines, des centaines de milliers d'ouvriers et de paysans apprennent à diriger; en ce que l'appareil d'Etat ne se sépare pas des masses populaires, mais se fond en quelque sorte avec elles au moyen d'un nombre considérable d'organisations de masses, de commissions, de sections, de conférences, de réunions de délégués, etc., qui viennent en aide aux Soviets et soutiennent, par là, les organes du pouvoir. Où est le point faible de notre appareil d'Etat ? Dans l'existence, en son sein, d'éléments bureaucratiques qui dénaturent son travail. » (Staline, Les questions du léninisme, Tome II, Edition numérique, p. 55).

« Le meilleur moyen de lutter contre le bureaucratisme, c'est d'élever le niveau culturel des ouvriers et des paysans. On peut maudire et injurier le bureaucratisme de l'appareil d'Etat et le clouer au pilori ; mais, si les larges masses ouvrières n'ont pas atteint un certain niveau de culture, qui leur fournit le désir et la capacité de contrôler cet appareil par en bas, de leurs propres forces, le bureaucratisme subsistera malgré tout. C'est pourquoi le développement culturel de la classe ouvrière et des masses laborieuses paysannes — non seulement par l'enseignement de la lecture et de l'écriture, qui constitue la base élémentaire de toute culture, mais avant tout, par l'habitude et la compréhension de l'administration du pays — est le levier essentiel pour améliorer notre appareil d'Etat et tout autre appareil. Tel est le sens du mot d'ordre de Lénine sur la révolution culturelle. » (Staline, Les questions du léninisme, Tome II, Edition numérique, p. 56).

« … quand Khrouchtchev dénonce «l'insécurité, la peur et le désespoir» qui régnaient, selon lui, sous Staline, il promet en fait aux éléments bureaucratiques et opportunistes qu'ils jouiront désormais de la tranquillité. Ils ne seront plus «persécutés» par les critiques «gauchistes» de la base. » (Ludo Martens, Un autre regard sur Staline, Edition numérique, p. 150.)

« Khrouchtchev avait promis une vie plus tranquille au sommet, et beaucoup de gens ont sauté sur l’occasion. » (Félix Tchouev, Conversations avec Molotov, Albin Michel, Paris, 1995, p. 293.)

« Pour conclure, laissons la parole au professeur J. Arch Getty qui, à la fin de son livre remarquable, Origins of the Great Purges, dit ceci : « Les données matérielles indiquent que la 'Ejovshchina' (la 'Grande Purge'), doit être redéfinie. Elle n'était pas le résultat d'une bureaucratie pétrifiée qui éliminait des dissidents et détruisait des vieux révolutionnaires radicaux. En fait, il est possible que les Purges étaient juste le contraire. Il n'est pas incompatible avec les données disponibles d'argumenter que les Purges étaient une réaction radicale, et même hystérique, contre la bureaucratie. Les fonctionnaires bien casés étaient détruits d'en haut et d'en bas dans une vague chaotique de volontarisme et de puritanisme révolutionnaire. » » (Ludo Martens, Ibid.)

En 1953, Staline préparait une nouvelle purge du Parti, convaincu que le danger de dégénérescence grandissait de manière dangereuse. (danger illustré par exemple par les déviation révisionnistes d’économistes importants, comme Voznessenski et le groupe de Léningrad.)

Pour le reste, il est facile de sortir des documents albanais des années 60 et du début des années 70 pour montrer que les albanais ont changé leur appréciation de la Chine de Mao, quand on sait que les albanais ont justement affiné leur compréhension de la Chine maoïste, et certains doutes qu’ils avaient eu dès la période du « printemps du révisionnisme moderne ». Les albanais s’ils ont parfois parlé du m-l de la Chine de Mao, surtout quand cette dernière connaissait des difficultés intérieures immenses comme durant la « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne », n’en étaient pas moins soucieux, et manquaient d’éléments pour affiner leur analyse. Cela ressort dans des documents internes officiels du PTA dès l’époque de la GRCP : voir par exemple « NOTRE PARTI POURSUIVRA COMME TOUJOURS LA LUTTE DE CLASSE AVEC ESPRIT DE SUITE, COURAGE ET SAGESSE (Extrait d'un entretien avec Chou En-laï) (24 juin 1966) » et « QUELQUES PREMIERS JUGEMENTS SUR LA REVOLUTION CULTURELLE PROLETARIENNE CHINOISE (Discours au 18e plénum du CC du PTA) (14 octobre 1966) ».

Petits extraits :

« Comme vous le savez, nous avons eu avec les camarades chinois une controverse de principes non pas tant sur la lutte de classes, que «sur l'existence de la classe féodalo-bourgeoise en tant que classe, en tant qu'entité qui nous combat, et même depuis des positions de pouvoir, en un temps où le pouvoir dans nos pays est la dictature du prolétariat». Nous connaissons bien notre thèse et nous la fondons sur la lutte, sur les faits, sur l'analyse marxiste-léniniste. Les camarades chinois ont prétendu le contraire. Comme vous le savez, nous leur avons dit qu'il peut en être ainsi chez eux, mais non pas chez nous, car la lutte de classe chez nous a été entreprise avec esprit de suite dès l'époque de la Lutte de libération nationale, elle a été poursuivie après la guerre et elle continuera contre les débris de la classe féodalo-bourgeoise, etc. Il n'y a pas chez nous de bourgeoisie au pouvoir. Et les camarades chinois voulaient que nous adhérions à leur façon de voir, le fruit peut-être, d'une analyse de la situation en Chine, mais en vain. Devant notre analyse, ils se virent contraints de baisser le ton. » (Enver Hoxha, QUELQUES PREMIERS JUGEMENTS SUR LA REVOLUTION CULTURELLE PROLETARIENNE CHINOISE (Discours au 18e plénum du CC du PTA) (14 octobre 1966) in Œuvres Choisies, Tome IV, Edition numérique, p. 35.)

« Le fait est que le dernier congrès du PCC date de dix ans et le nouveau plan quinquennal a été adopté sans avoir été soumis au congrès. Cela est anormal, irrégulier, c'est une violation des statuts et, pour autant que nous puissions en juger de dehors, il n'y a pas eu de raisons objectives pour empêcher la tenue du congrès. Ce n'est pas là une question purement organisationnelle, c'est en premier lieu une question de principes : la direction suprême du parti ne se voit pas donner la possibilité de prendre des décisions et il ne lui est pas rendu de comptes, autrement dit, on ne lui demande pas son avis. Comment cela se fait-il ? Nous ne pouvons le savoir, mais nous pouvons dire qu'il s'agit là d'une infraction très sérieuse, qui peut être grosse de conséquences. Passe encore le congrès, mais le plénum du Comité central ? Cela fait quatre ans qu'il n'a pas été réuni! Comment est-ce possible ? Pourtant les faits sont là. Les instances principales du parti ont été dédaignées. Comment les choses ont-elles été jugées ? L'ont-elles été dans l'unité ou dans la division ? De façon fausse ou juste ? Cela, nous ne pouvons pas le dire ; au reste nous ne pouvons rien dire sur le fond, car nous ne sommes pas informés, mais malgré tout nous affirmons que cela est irrégulier, illégal, qu'une telle pratique est inadmissible, qu'elle est condamnable et qu'elle a de graves et dangereuses conséquences pour le parti et pour le pays. Dans aucun parti marxiste-léniniste on n'observe une pareille pratique. Qu'est-ce qui a poussé les camarades chinois à violer les règles les plus élémentaires et les plus vitales du parti ? On peut imaginer beaucoup de choses. (…) Le 11e plénum du Comité central du PCC s'est tenu après quatre ans. Qu'y a-t-on fait, de quoi y a-t-on discuté, qu'y a-t-on décidé ? Nous n'en savons rien, à part ce que dit le communiqué sur la lutte contre l'impérialisme et le révisionnisme soviétique et certaines questions que nous évoquerons plus loin. Mais y a-t-on analysé la ligne du parti, y a-t-on fait ressortir les succès et les erreurs, a-t-on demandé des comptes, individuellement et collectivement, à ceux qui avaient commis des erreurs, quelles mesures ont-elles été prises pour rectifier les choses ? Ce sont là des questions intérieures et rien n’en transpire. Il n'a même pas été déclaré quand se tiendrait le congrès. » (Enver Hoxha, QUELQUES PREMIERS JUGEMENTS SUR LA REVOLUTION CULTURELLE PROLETARIENNE CHINOISE (Discours au 18e plénum du CC du PTA) (14 octobre 1966) in Œuvres Choisies, Tome IV, Edition numérique, p. 51.) [« Nous n'en savons rien » souligné par moi.]

« Cette révolution, telle que la mènent les «gardes rouges», il nous est difficile de l'appeler Révolution culturelle prolétarienne. » (Enver Hoxha, QUELQUES PREMIERS JUGEMENTS SUR LA REVOLUTION CULTURELLE PROLETARIENNE CHINOISE (Discours au 18e plénum du CC du PTA) (14 octobre 1966) in Œuvres Choisies, Tome IV, Edition numérique, p. 53.)

De même les camarades albanais ont eu des doutes sur Khrouchtchev entre 1954 et 1960 et n’ont entamé la polémique ouverte qu’une fois persuadés de la voie révisionniste de Khrouchtchev, de même les camardes albanais ont attendu d’avoir assez d’éléments pour se faire une idée précise du socialisme en Chine. La mort de Mao et la parution du tome V de ses « œuvres choisies », y a évidemment contribué. Les camarades albanais ont compris que Deng était pire que Mao, mais que c’est grâce à Mao que la ligne bourgeoise de Deng avait pu triompher intégralement ! Les camarades albanais ont plus appris sur la Chine via des journalistes occidentaux comme Edgar Snow que par les échanges de délégation (repoussés aux calendes grecques sous Mao dès la visite de Nixon en Chine en 1971 ! Ainsi, il n’y a pas eu de délégation du PCC au 6ème congrès du PTA en novembre 1971…)

« Cet homme [Edgar Snow] se pose comme un très important sinologue, il passe pour l'être et, sans aucun doute, pour les Occidentaux, c'est une autorité. » (Enver Hoxha, 3 mai 1977, Un agent américain, grand ami de Mao Tsétoung, in Réflexions sur la Chine, Tome II, Edition numérique, p. 224.)

« Edgar Snow, l'homme du Département d'Etat américain, qui avait des contacts avec les présidents américains (il a été reçu trois ou quatre fois en audience par Roosevelt) et était consulté sur les problèmes chinois, se présente comme un ami de la Chine maoïste. » (Enver Hoxha, 5 mai 1977, Le jeu proaméricain de la Chine est très dangereux, in Réflexions sur la Chine, Tome II, Edition numérique, p. 224.)

« Pour étayer son idée et infléchir la politique américaine, Edgar Snow présente la Chine et le nouveau régime chinois de Mao Tsétoung comme un régime pas trop radical. Selon lui, si les Etats-Unis opèrent un tournant dans leur politique à l'égard de la Chine, ce régime peut fort bien adopter une politique amicale à leur endroit. Cette politique, selon Edgar Snow, revêt une grande importance du fait même de l'étendue du territoire chinois, de son immense population, des grandes richesses de son sous-sol, ainsi que de l'influence que ce pays est appelé à exercer en Asie et dans le monde. » (Enver Hoxha, 5 mai 1977, Le jeu proaméricain de la Chine est très dangereux, in Réflexions sur la Chine, Tome II, Edition numérique, p. 224.)

Je conseille la lecture de son ouvrage « La chine en marche » (Stock, Paris, 1973).

Une petite question aux maoïstes (ou « m-l-m » et m-l-p-m-t) du forum : que pensez vous de C. Bettelheim ?

PS : je ne reviendrais pas sur ce genre de polémiques pour le moment puisque je travaille actuellement sur un texte dont le titre sera « De la façon de traiter du matérialisme dialectique et historique dans l’analyse des sociétés prétendument socialistes », et qui aidera à comprendre l’essentiel de la théorie et de la pratique du socialisme. C’est une nécessité pour déblayer les restes d’influence révisionniste, provoquer l’accord idéologique des marxistes-léninistes, et ainsi pouvoir avancer sur la voie de leur unification au sein d’un Parti m-l. L’important quand on traite de la critique du révisionnisme ou de la défense du socialisme, c’est de partir de la réalité économique, politique et sociale concrètes. C’est ce que j’ai commencé à faire dans le paragraphe I de la page http://www.communisme-bolchevisme.net/mao_tsetoung_textes_revisionnistes.htm ; et c’est de ce point de vue que je partirai dans mon prochain texte, pour aborder la réalité de la construction du socialisme en URSS et en Albanie, et approfondir la critique de la Chine de Mao.
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   Posté le 01-02-2007 à 19:09:47   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Armenak


merci de ta contribution au débat camarade Koba, les extraits de textes que tu proposes sont intéressants à plus d'un titre et méritent plus que le petit message que je poste ce matin.
Cependant que penses-tu de ce que j'ai écrit plus haut sur la question de l'unité des ML aujourd'hui?
Je reste persuadé que la lutte contre le révisionnisme est aussi une lutte contre la mise en oeuvre de conceptions erronnées. Dans les années 60, il s'agissait de la lutte contre la coexistence pacifique et la remise en cause de la théorie marxiste de la dictature du prolétariat. Aujourd'hui, je pense que la ligne de démarcation se situe au niveau de la lutte contre le chauvinisme et la remise en cause de la théorie marxiste de l'indépendance politique du prolétariat et de son parti face à la bourgeoisie.
Pour Charles Bettelheim, qu'entends-tu par "qu'en pense les maoistes du Forum?"



Koba


armenak a écrit :

Aujourd'hui, l'unité des ML ne se fera pas sur une lutte de lignes sur la question du maoisme il me semble, mais plutôt sur deux aspects de la politique révisionniste mise en oeuvre aujourd'hui:
-la question de la nation et la lutte des ML contre le social-chauvinisme
-la question de l'indépendance politique du prolétariat et de son parti et la lutte contre les théories modernes de "fronts populaires interclassistes".


Tu confonds unité des m-l et travail pratique en direction des masses : la question du maoïsme, sans être solutionnée, ne pourra pas apporter d'unité au mouvement m-l. Sans unité, pas de Parti. sans Parti, pas de lutte de classes véritables. Tu mets la charue avant les boeufs !

Cependant, tu illustres le fait qu'il y a "maoïste" et maoïste. Mon opposition au maoïsme vient principalement de sa sous-estimation de l'économie politique (ou dénigrement des erreurs de Staline dans la construction du socialisme : je me demande toujours en quoi consistent précisément les "30% d'erreurs de Staline" ?), et du fait que le maoïsme tombe le plus souvent dans l'idéalisme. Il défend bien en théorie des thèses du m-l (parfois déformées cependant), mais a du mal à rattacher cette défense aux réalisations concrètes du socialisme.

Pour le reste, tes deux pistes conviennent parfaitement dans le cadre de la définition d'une stratégie pour mobiliser les masses et lutter contre notre révisionnisme "national" et ses variantes m-l qui ont tendance à tomber comme tu le soulignes justement dans le social-chauvinisme et les fronts interclassistes paralysant l'indépendance de classe du prolétariat. Tu fais donc partie de ces maoïstes de gauche. (sans guillemets)

Cependant, je pense que la dictature du prolétariat, et la revendication de ce mot d'ordre doit encore être mise à l'ordre du jour. Le mvt m-l s'emparera des masses quand il aura su leur démontrer que la démocratie bourgeoise, qui confère au Capital une toute puissance économique et politique, est une dictature du Capital, une démocratie fausse et tronquée pour les exploités.

Pour Charles Bettelheim, j'ai mal formulé sa question. d'abord j'aurais du l'adresser à tous, pour voir de qui il était connu ; ensuite j'aurais du dire : pour vous, est-il m-l ? que pensez-vous de ses travaux sur la Chine maoïste ?



Armenak


koba a écrit :

Tu confonds unité des m-l et travail pratique en direction des masses : la question du maoïsme, sans être solutionnée, ne pourra pas apporter d'unité au mouvement m-l. Sans unité, pas de Parti. sans Parti, pas de lutte de classes véritables. Tu mets la charue avant les boeufs !

Cependant, tu illustres le fait qu'il y a "maoïste" et maoïste. Mon opposition au maoïsme vient principalement de sa sous-estimation de l'économie politique (ou dénigrement des erreurs de Staline dans la construction du socialisme : je me demande toujours en quoi consistent précisément les "30% d'erreurs de Staline" ?), et du fait que le maoïsme tombe le plus souvent dans l'idéalisme. Il défend bien en théorie des thèses du m-l (parfois déformées cependant), mais a du mal à rattacher cette défense aux réalisations concrètes du socialisme.


Je te remercie d'avoir clarifié à travers ce post. Pour ta contribution sur le site CMC pourquoi ne pas la mettre en discussion sur ce forum?
La question de la sous-estimation de l'économie politique doit-elle être rapportée à la sur-estimation de la critique de la théorie des forces productives chez les chinois?
Si tel est le cas, je pourrais te conseiller une vieille brochure de l'OCML VP qui répond de mon point de vue assez justement sur la question, à moins que tu ne l'ai déjà lue. Si sous-estimation de l'économie politique est synonyme de critique des erreurs de Staline , alors il convient d'avoir le débat sur les travaux de Mao tsétoung sur la critique du manuel d'économie politique soviétique. Débat riche et compliqué mais intéressant à plus d'un titre.
La remarque que tu fais est aujourd'hui en discussion chez les forces qui se revendiquent de la pensée Mao tsétoung (et pas du maoisme) comme il ne te l'aura pas échappé peut-être si tu suis l'évolution du MLPD allemand et des textes de la Conférence internationale ICMLPO, mais pour ma part je ne suis pas d'accord avec eux, ni avec Voie Prolétarienne que je trouve assez suiviste (ou convaincue) par cette évolution.
Pour le reste, je pense que tu confonds à ton tour la question de l'unité des ML avec la condamnation du maoisme . La nécessaire clarification idéologique est nécessaire pour l'unité, c'est pour cela que nous devons avoir ces débats entre nous, elle n'est pas l'unique élément d'unité, ni le primordial même si la politique est le reflet la plupart du temps de l'idéologie que l'on défend. La question du programme est de tout temps la question centrale pour l'unité. Lénine et les bolchéviks ont dans le POSDR défendu des positions identiques sur le programme bien qu'ayant des divergences idéologiques importantes.
Enfin, rapidement sur Charles Bettelheim, je ne sais pas si il était ML ou est ML aujourd'hui, je peux simplement te dire que quelques ouvrages et polémiques qu'il a mené font partie de mon "corpus" de formation politique. C'est le cas aussi pour Samir Amin, pourtant trois-mondiste depuis la chute du maoisme en Chine.





Koba


D’abord, ce n’est pas moi qui gère le site de CMC

Par théorie des forces productives, les maoïstes font en général une confusion : Lénine et Staline se sont opposés à la théorie révisionnistes « des forces productives » qui clame entre autre que dans un pays économiquement arriéré, il n’est pas possible de construire tout de suite le socialisme et qu’il faut en passer par une forme de transition (capitalisme d’Etat, démocratie nouvelle, peu importe comment tu l’appelles…) qui ne serait ni socialiste ni capitaliste. Cette voie, tous les révisionnistes l’emploient (y compris dans les pays impérialistes : chez Thorez par exemple, c’est l’accession au socialisme via la « démocratie continue »).

Dans tous les cas il y a négation de la dictature du prolétariat et de l’économie-politique marxiste. Un marxiste dit : la révolution est possible dans un pays arriéré économiquement et la solution réside dans l’industrialisation du pays et la collectivisation agricole sur la base de la grande production mécanisée. Bien sur dans un pays arriéré, comme l’URSS dans les années 20 ou la Chine et l’Albanie dans les années 40-50, cela pose des problèmes d’une difficulté inouïe : comme l’indiquait Lénine, il faut économiser sur tout pour constituer une base industrielle lourde. C’est seulement une fois cette base construire qu’à l’aide de la priorité accordée à l’industrie de production des moyens de production, que la reproduction socialiste élargie devient possible et permet l’industrialisation à une échelle croissante et la liaison de l’agriculture avec l’industrie (SMT). Cela, ce n’est pas de « l’économisme », mais le ba-ba du marxisme.

« Le prolétariat se servira de sa suprématie politique pour arracher petit à petit tout le capital à la bourgeoisie, pour centraliser tous les instruments de production entre les mains de l’État, c’est-à-dire du prolétariat organisé en classe dominante, et pour augmenter au plus vite la quantité des forces productives . » (Karl Marx, Manifeste du Parti communiste)

Cette expression si claire fait-elle de Marx un « économiste » ???

« L'accroissement plus rapide de la part du capital constant (au sein du capital total) par rapport à celle du capital variable, est d'une importance considérable dans le processus du développement du capitalisme et de sa transformation en socialisme. » (Lénine, Karl Marx, Edition numérique, p. 12.)

« Marx divise la production sociale en deux grandes sections : I) la production des moyens de production et II) la production des moyens de consommation ; après quoi, opérant sur des chiffres, il étudie minutieusement la circulation de l'ensemble du capital social, tant dans la reproduction simple que dans le cas de l'accumulation. » (Lénine, Karl Marx, Edition numérique, p. 13.)

« La base matérielle du socialisme ne peut être que la grosse industrie mécanisée, susceptible de réorganiser aussi l'agriculture. Mais on ne saurait se borner à ce principe général. Il importe de le concrétiser. Une grosse industrie de niveau avec la technique moderne et susceptible de réorganiser l'agriculture, c'est l'électrification du pays entier. » (Lénine, Thèses du rapport sur la tactique du Parti Communiste Russe présenté au IIIe Congrès de l’Internationale communiste, Œuvres choisies en deux volumes, Tome II, p. 426-427.)

« Nous ne devons et ne pouvons réduire l'industrie lourde aux seules fins de développer le plus amplement l'industrie légère. Cette dernière, d'ailleurs, ne peut se développer sans un essor rapide de l'industrie lourde. » (Staline, Les questions du léninisme, Tome II, Edition numérique, p. 51).

En outre, c’est seulement sur la base de la hausse de la productivité du travail social qu’il devient possible de libérer le travailleur des taches physiquement pénibles, d’introduire des éléments de travail intellectuel dans le travail manuel, de rapprocher le niveau de développement des campagnes de celles de la ville, etc.

Rien de tel chez Mao qui est typiquement idéaliste et qui rejette la voie d’industrialisation et de collectivisation de Lénine-Staline sous couvert de rejeter « l’économisme ». (en fait le matérialisme pour lequel la base matérielle est nécessaire à tout changement dans la superstructure). Mao a prétendu réaliser la collectivisation sans utiliser largement la mécanisation. Cela a été un échec (comme les premières communes en URSS lorsque l’on avait tenté de sauter par-dessus l’artel). La productivité du travail et les rendements restaient donc des plus faibles dans l’agriculture chinoise, et cela n’a guère évolué dans les années 60-70. Les « communes populaires » restaient donc fragiles économiquement. En outre, le fait que les moyens de production appartenaient à la « commune », cela en faisait une forme de propriété inférieure à la forme de l’artel soviétique (le vente des SMT aux kolkhozes est une des réformes khrouchtchéviennes ayant ruiné l’agriculture soviétique).

« L'Etat, reprit le camarade Staline, doit créer des stations de machines et de tracteurs. Vous ne devez pas céder les tracteurs aux coopératives… » (Enver Hoxha, Avec Staline, Edition numérique, p. 36.)

Cela apparaît également dans le dernier ouvrage de Staline, Les problèmes économiques du socialisme en URSS, au sujet duquel il est fondamental de lire l’analyse du camarade Bill Bland : « LA SIGNIFICATION HISTORIQUE DE L'OUVRAGE DE STALINE "LES PROBLEMES ECONOMIQUES DU SOCIALISME EN URSS" »


Sur l’ouvrage de Staline, Molotov affirmait : « Aujourd’hui, je dois bien confesser que nous [les membres du Politburo] avons sous-estimé cet ouvrage. Il aurait fallu l’étudier plus à fond. Personne ne l’a encore fait. C’est bien le malheur. Les gens n’étaient pas forts en théorie. » (Félix Tchouev, Conversations avec Molotov, Albin Michel, Paris, 1995, p. 240.)

C’est pourquoi les révisionnistes ont pu aussi facilement faire passer leurs « réformes de marché » après la mort de Staline !

Sinon, l’exemple de l’économie albanaise qui a suivi la voie léniniste-stalinienne est exemplaire à cet égard : les productions agricoles et industrielles ont été multipliée respectivement par 4 et 34 entre 1950 et 1980. (Le rendement moyen des céréales panifiables a été multiplié par plus de 3 entre 1960 et 1980 !) Courant des années 70, on commençait à faire passer les coopératives agricoles du type des kolkhozes à une forme transitoire qui la rapprochait de la forme des fermes d’Etat de type sovkhoze. La paysannerie albanaise, grâce aux avancées de l’agriculture socialiste, commençait à se persuader de l’inutilité du lopin individuel !

La portée de la construction du socialisme en Albanie est immense comme camouflet aux théories trotskistes-économistes sur l’impossibilité de construire le socialisme sans passer par une étape de développement bourgeoise dans un pays sortant à peine du féodalisme, et donc comme défense du marxisme-léninisme et de l’édification du socialisme.

Maintenant imagine une seule seconde ce que l’immense Chine, qui disposait de ressources gigantesques et d’un potentiel humain formidable, aurait pu réaliser en s’engageant sur la voie du socialisme. (L’Albanie avait achevé la collectivisation agricole, l’électrification de tous les villages, institutionnalisé l’athéisme, abolit tous les impôts dès la fin des années 60 !...) En Albanie il fallait côtiser 15 à 20 ans pour avoir droit à la retraite (alors que l’espérance de vie était proche de 70 ans dans les années 70 !), tous les soins médicaux étaient pris en charge par la société. Il était courant qu’un cadre directeur d’entreprise touchât moins qu’un ouvrier hautement qualifié ! Autant d’éléments prouvant la supériorité du socialisme !

Un mot sur Bettelheim : c’est un idéaliste enragé qui a craché sur l’URSS de Staline (reprenant la soviétologie occidentale), mais qui il est vrai, du haut de sa chaire universitaire, a hautement apprécié le contre-modèle chinois. Ses théories servent de modèle aux pseudo-marxistes (comme Tom Thomas justement issu de l’ OCML – VP dans son Détour irlandais) qui vont jusqu’à affirmer que la révolution bolchévique n’était pas une révolution socialiste ! (en quoi il rejoint Kautsky il y a quelques décennies…)

Sur l’économisme prétendu de Staline : les maoïstes (idéalisme « de gauche ») et les eurocommunistes du PCF (idéalisme de droite) s’entendent comme larrons en foire là-dessus ! La pratique du matérialisme les irritent ! Prudence, donc !

PS : Tous ces thèmes seront plus amplement développés dans le travail que je mène actuellement…
Paria
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Paria
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   Posté le 01-02-2007 à 19:11:02   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Finimore


L'Humanité Rouge (Edition spéciale 11 septembre 1976) -Quotidien des Communistes Marxiste-Léninistes de France

-- TIRANA : « Une perte colossale » -- Dans un message de condoléances, les instances suprêmes de la République populaire d'Albanie ont exprimé leur « peine profonde et leur grande douleur » devant « la perte colossale » que représente le décès du président Mao Tsé-toung. Le message rend un vibrant hommage au « grand dirigeant du peuple chinois frère » et au « ferme combattant contre les ennemis du marxisme-léninisme avec à leur tête les révisionnistes khrouchtcheviens ». Ce message a été diffusé à la radio et à la télévision albanaises, qui a consacré une émission spéciale à la vie et à l'oeuvre du camarade Mao Tsé-toung.


LE QUOTIDIEN DU PEUPLE n°803 -samedi 2, dimanche 3, lundi 4 décembre 1978- Organe central du Parti Communiste Révolutionnaire marxiste-léniniste

Les attaques de la direction du Parti du Travail d'Albanie contre le Parti Communiste Chinois et le Marxisme-Léninisme Une Question examinée au 3e Congrès du PCR ml

Ces deux dernières années ont été marquées par une dégradation importante des relations entre la Chine et l'Albanie. Au fil des mois, les attaques publiques du Parti du Travail d'Albanie contre le Parti communiste chinois et la République populaire de Chine se sont multipliées, se faisant chaque jour plus violentes.
***

Récemment, le 7 juillet 1978, le gouvernement chinois a été contraint de mettre fin à son aide économique et militaire à l'Albanie. Falsifiant la réalité, le PTA tente de faire croire que cet arrêt de l'aide chinoise s'identifie à la rupture unilatérale de l'assistance soviétique à l'Albanie en 1961.
Cette tentative grossière est particulièrement malhonnête puisqu'elle tente d'assimiler deux situations historiques totalement différentes :
L'arrêt de l'aide soviétique à l'Albanie était un diktat visant à faire pression sur la politique du PTA pour qu'il accepte les positions révisionnistes de Khrouchtchev. L'arrêt de l'aide chinoise résulte de la détérioration des rapports de coopération du fait des obstacles et ultimatums de la partie albanaise.
La rupture de la coopération entre la Chine et l'Albanie résulte d'une volonté politique délibérée de la partie albanaise et de son refus de régler les problèmes par la voie de la consultation.
Si l'aide entre deux pays est possible, même s'il existe entre eux des divergences politiques, ou même entre pays à systèmes sociaux différents, elle implique néanmoins des rapports d'amitié et une volonté de coopération de part et d'autre. Or, du fait de l'Albanie, une telle situation n'existe plus entre les deux pays. Notre Parti dénonce fermement les attaques sans fondement des dirigeants albanais contre la politique chinoise, d'aide et de coopération.
Récemment, le PTA en est venu à designer la Chine comme une superpuissance menaçant gravement la paix mondiale. Il affirme qu'elle cherche à provoquer dans les Balkans et vise à l'hégémonie en Europe. Qualifiant la politique chinoise de " politique typiquement impérialiste et de superpuissance ", il accuse la Chine de vouloir s'allier aux USA contre le social-impérialisme soviétique pour provoquer la destruction de ce dernier en vue de prendre sa place pour dominer le monde.
***

La virulence et l'énormité de ces accusations ont pu surprendre et étonner. En fait, elles ne constituent nullement un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais s'inscrivent dans la droite ligne de la politique du PTA, notamment depuis deux ans.
En novembre 1976, s'est tenu le VIIe Congrès du Parti du Travail d'Albanie. De nombreux thèmes erronés y furent énoncés concernant l'analyse de la situation internationale.
La négation de l'existence du Tiers Monde et donc sa constitution en force politique et de son rôle grandissant sur la scène mondiale, la surestimation de l'état de développement de la lutte des classes dans les pays impérialistes, le refus de reconnaître que l'URSS constitue la plus dangereuse des deux superpuissances et le principal foyer d'une nouvelle guerre mondiale, brossaient déjà un tableau de la situation du monde contemporain fort éloigné de la réalité.
Certaines affirmations suivant lesquelles la révolution serait un problème concret et à résoudre dans l'immédiat dans les pays capitalistes, où cependant, les syndicats seraient devenus des instruments d'encadrement de la classe ouvrière aux mains de la bourgeoisie, témoignaient d'une ignorance profonde de la réalité concrète et entraient en contradiction avec les positions et les pratiques de notre Parti.
***

Analysant le rapport adopté par le VIIe Congrès du PTA, notre Parti constata ainsi que sur de nombreuses questions importantes, il développait une analyse gravement erroné de la réalité et contradictoire sur de nombreux points avec notre programme adopté quelques mois plus tôt.
En juillet 1977, en faisant paraître un article attaquant la théorie des trois mondes, le PTA commençait ses attaques publiques contre le Parti communiste chinois et la République populaire de Chine
La polémique déclenchée alors par le PTA révéla clairement son analyse erronée de la situation internationale.

* Erronée parce que faisant abstraction de la situation réelle du monde contemporain et du degré de développement des quatre contradictions fondamentales.

* Erronée parce que plaquant sur la réalité concrète de la situation internationale les analyses de l'Internationale Communiste dans les années 20, utilisant le marxisme-léninisme comme un dogme et non comme un guide de l'action, prétendant que la situation n'a pas changé, que la restauration du capitalisme dans un grand nombre de pays socialistes et la dégénérescence révisionniste de la plupart des partis communistes n'a pas d'effet significatif.

* Erroné parce que ne menant pas le débat sur le fond, remplaçant la démonstration par des formules, isolant les faits de leur contexte.

* Erronée enfin, par le ton, un ton inadmissible, qui tend à fermer la voie à une persuasion réciproque, faits à l'appui, et qui prend au contraire vis-à-vis du parti communiste avec lequel il existe des divergences à résoudre, la démarche réservée à l'ennemi.
***

Examinant les critiques portées par le PTA contre la théorie des trois mondes, notre Parti les réfuta, réaffirmant son accord avec cette théorie. Cette attaque du PTA contre la théorie des trois mondes ne constituait en fait qu'un élément d'une série d'attaques qui allaient se développer de plus en plus violemment et de plus en plus directement contre le Parti communiste chinois et sa politique.
Le PTA affirme même aujourd'hui que le PCC n'a jamais appliqué correctement " les grandes idées de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre et l'idéologie marxiste-léniniste " aux conditions concrètes de la Chine, s'en prenant plus particulièrement aux camarades Mao Tsé-toung et Chou En-laï.
Ainsi le PTA affirme que le PCC, alors dirigé par Mao Tsé-toung ne mena pas une lutte ferme et résolue contre le révisionnisme khrouchtchévien au début des années 60 mais qu'il fit preuve d'opportunisme à son égard.
En fait, chacun sait que lorsqu'en 1956 le Parti communiste de l'Union soviétique, lors de son 20ème Congrès, énonça une série de thèses anti-marxistes et contre-révolutionnaires, le PCC et Mao Tsé-toung engageaient une lutte contre elles, d'abord dans le cadre de la polémique entre partis communistes puis publiquement à partir de 1963.
Face aux affirmations de Khrouchtchev suivant lesquelles la coexistence pacifique devait régir tous les rapports fondamentaux dans le monde et devait s'appliquer aussi bien aux relations entre les pays capitalistes et les pays socialistes, entre les mouvements de libération nationale et l'impérialisme, entre la bourgeoisie et le prolétariat dans les pays capitalistes, le PCC réaffirma que la coexistence pacifique ne peut être qu'un aspect de la politique étrangère d'un pays socialiste, l'aspect principal étant l'internationalisme prolétarien. Le PCC rappela que l'impérialisme n'avait pas changé de nature et que seule la guerre populaire dans les pays opprimés et la révolution socialiste dans les métropoles impérialistes pouvaient le détruire, rejetant ainsi les théories révisionnistes de Khrouchtchev sur la guerre et la paix et prônant le "passage pacifique " au socialisme.
Lorsque Khrouchtchev rejeta la dictature du prolétariat au nom de " l'Etat du peuple tout entier ", Mao Tsé-toung montra sa nécessité en rappelant que la lutte de classe se poursuit sous le socialisme, et cela dès 1957. Dans cette lutte contre le révisionnisme soviétique, le PCC et Mao Tsé-toung luttent pour l'unité du Mouvement communiste international. Par exemple, aux deux conférences des Partis communistes à Moscou en 1957 et 1960, Mao Tsé-toung combattit pied à pied les thèses révisionnistes tout en tentant de maintenir l'unité du camp socialiste. Ainsi, malgré les attaques portées par le PCUS contre la Chine et le PCC dès 1960, le Parti communiste chinois ne critiqua pas publiquement et nommément le PCUS avant 1963.
Ainsi loin de s'apparenter à une attitude hésitante ou à un manque de fermeté dans la lutte contre le révisionnisme soviétique comme l'affirme la direction du PTA, la politique menée par le PCC en direction du PCUS visait à mener jusqu'au bout le débat au sein du Mouvement communiste international en s'appuyant sur toutes les possibilités qui pouvaient se faire jour.
***

Calomniant la grande révolution culturelle prolétarienne, le PTA affirme : " La révolution culturelle, dans la plupart des cas, dans son esprit comme dans son action, se développa comme une lutte non conforme aux principes, qui n'était pas conduite par un véritable parti de la classe ouvrière qui combattait pour l'instauration de la dictature du prolétariat. Ces affrontements entre groupes fractionnistes se terminèrent ainsi en Chine par l'instauration d'un pouvoir aux mains d'éléments bourgeois et révisionnistes. "
Le PTA nie ainsi les acquis considérables de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : déclenchée et dirigée par le camarade Mao Tsé-toung en personne, elle a permis par la mobilisation des larges masses populaires de triompher des tentatives de restauration du capitalisme, elle a renforcé l'édification du socialisme et enrichi la théorie marxiste-léniniste sur la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat. Elle constitue un apport considérable à l'expérience révolutionnaire du prolétariat international.
Mais le PTA ne nie pas seulement les acquis de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Il nie l'existence de la lutte entre deux lignes aux sein du Parti. Pour le PTA, ce qui caractérise le Parti communiste, c'est son " unité monolithique et le fait qu'il n'a toujours qu'une seule ligne, toujours plus juste et marxiste-léniniste ". Le PTA nie ainsi les apports décisifs de la pensée maotsétoung concernant les liens d'unification du Parti et lui substitue une vision métaphysique et figée de cette édification.

Dans son discours en date du 8 novembre 1978, Enver Hoxha pousse encore plus loin ses attaques contre le marxisme-léninisme et le maoïsme en affirmant que " la Chine n'a pas été et n'est pas un pays socialiste (ATA du 9/11/78 p.21) " et en traitant le maoïsme de " prétendue pensée maotsétoung, qui ne peut être ni n'a jamais été marxiste-léniniste " (ATA du 9/11/78 p.23). Il dévoile ainsi sans ambiguïté l'objet des attaques répétées du PTA contre la République populaire de Chine et le PCC : c'est l'œuvre et la pensée de Mao Tsé-toung, ses apports décisifs à l'enrichissement de la théorie marxiste-léniniste, ce sont les enseignements même de l'édification du PCC pendant plus de 50 ans qui sont niés, calomniés.
Ce sont des dizaines d'années de lutte du Parti communiste et du peuple chinois pour l'édification du socialisme qui sont traînés dans la boue.

Ainsi, la négation des apports de la pensée maotsétoung, le refus de la reconnaissance des insuffisances et erreurs de Staline, les divergences d'ordre théorique entre le PTA et les marxistes-léninistes notamment sur la question de l'édification du Parti, constituent des fondements essentiels de l'évolution négative et dangereuse des positions politiques du PTA.
En dénaturant l'œuvre et la pensée maotsétoung, en calomniant la politique menée de longue date par le Parti communiste chinois et en qualifiant aujourd'hui la République populaire de Chine " d'impérialisme " menant une " politique de superpuissance " qui conduit à une troisième guerre mondiale, les dirigeants albanais se sont placés d'eux mêmes en dehors et à l'opposé du point de vue et des positions marxistes-léninistes.
***

Dans la situation internationale actuelle, les prises de position anti-chinoises du PTA servent à couvrir les visées hégémoniques du social-impérialisme soviétique.

* Lorsque le PTA affirme que l'Europe ne constitue en rien l'enjeu stratégique de la rivalité des deux superpuissances, que l'URSS frappera certainement ailleurs, ou lorsqu'il déclare que " l'impérialisme chinois veut précipiter l'Europe dans une conflagration ", au delà du caractère inadmissible et odieux d'une telle caractérisation de la République populaire de Chine, le PTA ne tente-t-il pas de désarmer les peuples d'Europe face aux préparatifs de guerre des deux superpuissances, ne favorise-t-il pas, en fait les plans d'agression du social-impérialisme soviétique ?

* Lorsque le PTA affirme que la politique de la Chine dans les Balkans vise " à troubler la situation actuelle dans cette zone, à créer des inimitiés entre les peuples des Balkans et à pousser une troisième guerre mondiale ", dit-il autre chose que les révisionnistes soviétiques lorsqu'ils attaquent la Chine ?

* Le soutien apporté au Viêt-nam le jour même ou il adhère au COMECON et la reprise mot pour mot des accusations soviétiques suivant lesquelles, c'est la Chine qui provoquerait le conflit entre le Viêt-nam et le Cambodge, ne témoigne-t-il pas d'une évolution inquiétante de la politique du PTA ?

* Quand le PTA dénonce le traité d'amitié sino-japonais parce qu'il a " une couleur anti-social impérialiste ", ou lorsqu'il divise les pays du Tiers Monde en qualifiant certains de " progressistes ", qu'est ce qui distingue ces positions de celles de l'Union soviétique ?

Le PTA peut bien maintenir un discours en apparence anti-social impérialisme, quel poids a-t-il lorsqu'il concentre l'essentiel de ses coups contre la Chine, reprend les attaques les plus virulentes de l'URSS contre le Parti communiste chinois et la République populaire de Chine, manifestant ainsi une évidente convergence avec la position du social-impérialisme soviétique sur les problèmes essentiels de la situation internationale ?

Notre Parti condamne énergiquement la polémique engagée par le Parti du Travail d'Albanie contre le politique du Parti communiste chinois qui constitue en fait une attaque contre le marxisme-léninisme et tous les partis marxistes-léninistes dans le monde.





Koba


Tu cherches à te faire clouer au pilori, Finimore ? Un article denguiste soutenant la théorie des trois mondes... pour attaquer le PTA !!!



Continue comme ça...

PS : Pour rétablir une vérité historique complète, il ne te reste plus qu'à dire que ce sont les albanais qui ont refusé d'avoir des entretiens avec le PCC dès le début des années 70 ou que c'est le PTA qui a utilisé les accords commerciaux passés avec la Chine pour user de pressions économiques sur elle...





Finimore


Koba a écrit :

Tu cherches à te faire clouer au pilori, Finimore ? Un article denguiste soutenant la théorie des trois mondes... pour attaquer le PTA !!!

Quotidien du Peuple a écrit :

"Le PTA nie ainsi les acquis considérables de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : déclenchée et dirigée par le camarade Mao Tsé-toung en personne, elle a permis par la mobilisation des larges masses populaires de triompher des tentatives de restauration du capitalisme, elle a renforcé l'édification du socialisme et enrichi la théorie marxiste-léniniste sur la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat. Elle constitue un apport considérable à l'expérience révolutionnaire du prolétariat international.
Mais le PTA ne nie pas seulement les acquis de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Il nie l'existence de la lutte entre deux lignes aux sein du Parti. Pour le PTA, ce qui caractérise le Parti communiste, c'est son " unité monolithique et le fait qu'il n'a toujours qu'une seule ligne, toujours plus juste et marxiste-léniniste ". Le PTA nie ainsi les apports décisifs de la pensée maotsétoung concernant les liens d'unification du Parti et lui substitue une vision métaphysique et figée de cette édification."

Quotidien du Peuple a écrit :

"Ainsi, la négation des apports de la pensée maotsétoung, le refus de la reconnaissance des insuffisances et erreurs de Staline, les divergences d'ordre théorique entre le PTA et les marxistes-léninistes notamment sur la question de l'édification du Parti, constituent des fondements essentiels de l'évolution négative et dangereuse des positions politiques du PTA."


Hé oui, je suis en accord avec ce texte.

Message édité le 01-02-2007 à 19:12:39 par Paria
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