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 trois conflits ouvriers en Algérie

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Xuan
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   Posté le 21-03-2012 à 21:13:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog Algérie-infos : trois luttes ouvrières en Algérie


Mercredi 21 mars 2012
Arzew, Rouiba, Draa-Ben-Khedda : les patrons défendent le statut-quo



Trois zones industrielles font parler d’elles ce matin. A Arzew, Draa-Ben-Khedda et Rouiba, les salariés affrontent un patronat qui défend bec et ongle un statut quo fait de précarité, d’entrave aux libertés syndicales et de surexploitation.


Zone industrielle de Rouiba

Solidarité avec les grévistes de la brasserie Heineken




En grève depuis le 14 février dernier, les travailleurs de la brasserie Heineken de Rouiba sont revenus, hier, à la charge pour dénoncer «la sourde oreille affichée par les responsables de l’entreprise concernant la satisfaction de leurs revendications» .

Soutenus par plus de 300 syndicalistes de la zone, les protestataires se sont rassemblés devant la direction de l’inspection du travail, à Réghaïa, pour réclamer «l’application des lois régissant les relations de travail» . Cette action a été initiée après le licencieusement «abusif» de certains de leurs camarades. «Avant-hier, nous avons décidé que si aucune décision n’était prise pour répondre à leurs requêtes, nous allons occuper carrément l’entreprise» , a dit M. Messaoudi, secrétaire général de l’union locale de l’UGTA.

Les dirigeants de ladite entreprise sont accusés d’avoir exercé des pressions sur les travailleurs ayant pris part à la grève. «35 d’entre nous avaient déjà reçu des menaces de licenciement, alors que d’autres ont été poursuivis en justice» , regrette un syndicaliste, qui réclame le respect des lois en vigueur.

Les contestataires réclament surtout la signature de la convention collective et l’introduction des primes de rendement et de la femme au foyer dans leur salaire. Hier, une délégation représentant les protestataires a été reçue par le directeur de l’inspection du travail. Celui-ci se serait engagé, selon un syndicaliste, à se déplacer à l’entreprise dans une semaine pour faire son constat concernant les infractions et les dépassements signalés par les travailleurs.

Il est à noter enfin que toutes nos tentatives de joindre les responsables de la brasserie sont demeurées vaines. «Le directeur général est absent et le DRH m’a signifié qu’il n’est pas habilité à vous recevoir» , nous a répondu le chef des agents de sécurité de ladite entreprise.

Ramdane Koubani, 21 mars 2012. El Watan


Arzew: Colère des travailleurs de Sotraz


Avec comme revendication commune, la titularisation des agents contractuels, le personnel de la société de transport d'Arzew (Sotraz), une filiale à 100% Sonatrach, a emboîté le pas à celui de Somiz, en entrant dans un conflit avec leur direction et en formulant une plate-forme de revendications de 17 points, déposée le 18 du mois en cours et transmise aux responsables de Sonatrach et aux instances syndicales.

Cette protestation, qui survient après l'acquisition de 50 nouveaux cars, constitue un avertissement à la direction générale de l'entreprise, pour la prise en charge de cette plate-forme, étant donné que la section syndicale compte aller à un débrayage, 8 jours après le dépôt du document. Tout en restant sur le site, il sera question au personnel de n'assurer que le transport du personnel vers les unités de production et de déposer les clés des véhicules. Le choix de cette forme de protestation a été décidé dans le but de mettre la pression sur les responsables du groupe, pour répondre favorablement aux doléances. Si cette action venait à être mise à exécution, on craint une paralysie de l'activité, étant donné que cette entreprise couvre les besoins en transport à plus de 80% et à près de 150 km à la ronde, le reste étant assuré par des privés.

S'agissant de la plate-forme de revendications, elle s'articule autour d'une revalorisation des salaires à hauteur de 25%, l'alignement de la grille de salaires avec les autres filiales du groupe, la révision de la prime du panier, du taux de la PRI-PRC, de la circulaire de l'allocation de fin de carrière et le respect de la circulaire des contrats de travail à durée déterminée. Les auteurs du document, contenant 17 points et rappelant que Sotraz est une filiale à 100% Sonatrach, revendiquent également la permanisation des agents contractuels, conformément à l'organigramme de l'entreprise, le paiement des soldes tout compte dans les 15 jours qui suivent la fin du contrat, le paiement des heures supplémentaires, un repos hebdomadaire de deux jours au lieu d'une journée et demie pour les chauffeurs, la révision du règlement intérieur, la réduction de la durée de l'intérim, au profit des cadres moyens répondant aux critères d'accès aux postes supérieurs, la révision de la nomenclature des postes de travail, l'élaboration de la convention collective de l'entreprise, la prise en charge de la situation socio-professionnelle des agents de sécurité, l'octroi de la prime de panier à l'ensemble du personnel, sans distinction, et enfin la réintégration de l'entreprise mère, en l'occurrence Sontatrach. Un chauffeur de car affirme que son salaire de 25.000 DA est en-deçà des exigences de son travail étant donné qu'il a sous sa responsabilité un car coûtant plus d'un milliard et qu'il court des risques durant sa mission. Il rappelle à cet effet, ce qu'a enduré un des chauffeurs durant la décennie noire et qui a été braqué à Sidi El Bachir avant que son car ne soit incendié. Signalons enfin que l'entreprise Sotraz, active également au sud du pays et dans plusieurs wilayas où Sonatrach est présente, pour un effectif global de plus de 1.000 travailleurs.

Salah C. 21 mars 2012. Le Quotidien d’Oran



Draa-Ben-Khedda : Les travailleurs de l’ex-Cotitex en grève


Les travailleurs de la Cotonnière de Tizi Ouzou (CTO), ex-Cotitex de Draâ Ben Khedda, 10 km à l'ouest de la ville des Genêts, ont entamé, hier, une grève pour dénoncer la nouvelle grille des salaires élaborée par la direction en charge des entreprises du textile.

Selon une source proche, les ouvriers de la CTO se disent «lésés par la grille en question» , puisqu'ils n'ont pas bénéficié des augmentations espérées et revendiquées depuis plus d'une année. Les travailleurs, qui attendaient avec impatience cette grille, ont finalement été déçus. Le salaire de base du simple ouvrier est limité à 14 000 DA, nous dira notre source.

Un grand fossé sépare ce dernier et les responsables, tels que les chefs de section qui ont vu leurs salaires de base atteindre 26 000 DA, les chefs de service qui toucheront des salaires au-delà de la barre des 28 000 DA, ou encore les chefs de département, dont le salaire de base a été fixé à 30 000 DA.


C'est ce fossé que les ouvriers dénoncent. Certains travailleurs n'hésiteront pas à tirer sur les syndicalistes qui «auraient négocié leurs intérêts au détriment du simple ouvrier» .

Certains membres de la section syndicale de l'ex-Cotitex ont pris position en faveur des travailleurs leur exprimant leur soutien. Une pétition a été lancée, hier, en vue de revendiquer une autre revalorisation salariale. Quant au syndicat d'entreprise, la base réclame son renouvellement pur et simple.

La Cotonnière de Tizi-Ouzou comprend quelque 800 ouvriers, selon la même source. A rappeler que le gouvernement avait décidé, l'an dernier, de transformer les entreprises publiques économiques du textile en deux grandes entreprises. La CTO dépendra, au même titre que 6 autres unités, de l'entreprise publique économique par actions, dont le capital est détenu à 60 % par l'entreprise des chaussures et d'habillement relevant du ministère de la Défense, et à 40 % par la Société de gestion des participations des industries de transformation.

Cette entreprise produira les tenues des établissements militaires et autres corps constitués, est-il prévu. «Ce n'est pas normal qu'entre les trois premiers postes de responsabilité, il y a une différence de 2000 DA, alors qu'entre nous, les ouvriers, et le chef de section il existe un fossé de 12 000 DA» , dénonce un ouvrier.

Pour lui, «les pouvoir publics n'ont pas pris en considération nos efforts» . Actuellement, le salaire le plus bas y compris les indemnités, à la CTO, est de l'ordre de 18 500 DA. La nouvelle grille de salaire, qui devait être signée au plu tard aujourd'hui, selon nos sources, est fortement contestée à Tizi Ouzou.


Mais, cela n'est pas le cas pour les six autres unités de production regroupées dans le même groupe. La raison se trouve, indique-t-on, dans le fait qu'ailleurs d'autres postes entre celui de chef de section et le simple ouvrier existent, tels que le chef d'équipe ou le contremaître.

Les travailleurs ne comptent pas se contenter de la seule journée de grève d'hier. Bien au contraire, ils comptent inscrire leur mouvement dans la durée jusqu'à satisfaction de leur revendication relative aux revalorisations salariales avec plus de considération. La grève pourrait se poursuivre aujourd'hui.

A. M. 21 mars 2012. Le Temps d’Algérie


Mercredi 21 mars 2012

Source : le blog de J. Tourtaux


Edité le 20-01-2018 à 11:56:09 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
ElGhifari
L'union fait la force!
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   Posté le 11-05-2012 à 03:47:04   Voir le profil de ElGhifari (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à ElGhifari   

N'étant militant d'aucun parti et ne maitrisant pas du tout la théorie de Marx, je me sens complètement perdu quand je lis ces mots : "maoisme", "trotskysme", "guévarisme". Des fractions se sont affronté depuis la révolution bolchevique de 1917 à ce jour si je comprends bien certaines de mes lectures. Et ces fractions continuent leurs luttent "fratricides" (lutte de classes au sein du parti?). Les marxistes-léninistes accusent Mao d'avoir été pas très marxiste en introduisant ses vues "bourgeoises"; Trotsky d'avoir dévié du marxisme et rejoint le camp adverse des travailleurs. Si je ne me trompe, on dit que certains s'habillent de la théorie de Marx pour mieux la détruire à l'exemple des musulmans qui se donnent le nom d'islamistes pour tronquer l'Islam. En Algérie, si mes sources sont justes, les successeurs de l'ex-PAGS ont créé un parti (le PADS), mais on parle tout le temps du PT de Louisa Hanoune?? Les trotskystes ont le vent en poupe ou bien tout cela est voulu par le pouvoir algérien?? D'Algérie : ElGhifari

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ElGhifari
Xuan
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   Posté le 11-05-2012 à 08:13:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Très rapidement : dans la société de classe, la lutte des classes pénètre tous les partis et même chaque individu.

Je t'invite à lire "de la contradiction" de Mao Tsé toung, en ligne ici.

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