| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 14-03-2012 à 22:50:03
| sur le site les 7 du Québec, l'article de Robert Bibeau NI NI EN SYRIE, CEST OUI OUI À SARKOZY ! .
_______________ NI NI EN SYRIE, CEST OUI OUI À SARKOZY ! par ROBERT BIBEAU | 14 MARS 2012 Le débat fait rage entre le Parti de la gauche grecque et une Nouvelle association progressiste, un débat qui porte à réfléchir. Depuis bien des années moult « gauches » nont pas su quelle position adopter face aux guerres téléportées, aux agressions téléguidées, aux coups dÉtat télégraphiés tantôt en Amérique Latine, tantôt en Asie, ensuite en Afrique et plus récemment au Moyen-Orient, région dépositaire de vastes ressources dhydrocarbures stratégiques si importantes pour lépanouissement des forces productives et des profits. La gauche doit-elle se désintéresser de ces conflits inter-impérialistes où des prolétaires arabes, ivoiriens, nigérians, serbes, bosniaques, kosovars, nicaraguayens, irakiens, afghans, somaliens, libyens, syriens et iraniens tombent sous les balles tantôt des forces répressives nationales, tantôt sous les canonnières des forces dintervention et dinsurrection, parfois de type « Contras », avec thuriféraires entraînés, armés et payés par une puissance étrangère ? (1) Au contraire, la gauche devrait-elle invariablement renvoyer dos à dos les forces belligérantes et proclamer le fameux Ni-NI ; ni Saddam Hussein ni George Bush ; Ni Kadhafi ni Sarkozy ; ni Bachar al-Assad ni Barak et Hilary ; et accorder tout le soutien au peuple, abstraction commode, le temps dune lâcheté le temps de fermer les yeux sur un massacre appréhendé. Mais où se situe le peuple dans ces guerres de rapines, serions-nous tentés de demander ? Peut-on se fier aux médias occidentaux pour connaître les desideratas des peuples mortifiés, pris entre le feux croisé des insurgés équipés et armés de létranger et larmée nationale délitée ? (2) Enfin, la gauche ne devrait-elle pas plutôt soutenir lun des belligérants lune des puissances aux commandes de lune des alliances et faire front avec une fraction impérialiste contre une autre, favoriser la plus timide contre la plus intrépide ou la plus désespérée ? Dans un texte récent, le Parti communiste grec (PKK), celui qui a mené la résistance anti- fasciste en Grèce au cours de la Deuxième guerre mondiale, propose de soutenir loption du Ni-NI mais en demi-teinte, presque comme un aveu de culpabilité. Voici ce quun membre du comité central de ce parti a été autorisé à publier : « Comme cest une erreur tragique de diviser la bourgeoise en « nationale » et en « asservie à létranger » [compradore - NdT], il est également équivoque et dangereux de faire le choix dune union impérialiste, choisir un impérialisme. Le mouvement communiste et le mouvement ouvrier doivent avoir une position dopposition claire contre toute union impérialiste, ils doivent lutter pour la sortie des pays des plans et des unions impérialistes, par le renversement simultané du système capitaliste qui les a produites. » (souligné par nous NDLR) (3). Le Bureau de la Nouvelle association Staline sadressant à leurs camarades grecs répond ceci : « Je ne vois aucune incompatibilité avec la défense des intérêts du mouvement ouvrier, à engager une alliance (qui par sa nature même est susceptible dêtre temporaire et peut au gré des circonstances cesser ou se transformer en conflit ouvert), avec une force impérialiste , contre une autre force impérialiste encore plus dangereuse, plus néfaste . (
) Comment pouvons-nous alors émettre des réserves quand il sagit de défendre résolument les indépendances de la Libye, de la Syrie, de lIran
(et demain peut-être de lAlgérie
) contre limpérialisme, surtout notre impérialisme!!! » (4). Malgré les apparences, ces deux positions sapparentent. La première renie toute alliance avec quiconque mais soutient lunion du prolétariat avec chacune des factions bourgeoisies nationalistes européennes, lançant le slogan de la lutte pour sortir la Grèce de lEuro, de lUnion européenne, et de toute autre alliance ou organisation financière ou économique impérialiste, laissant croire aux ouvriers grecs que la sortie de leuro et le rétablissement de Drachme apportera un renouveau économique quelconque à ce pays en faillite, ce qui est faux. Cette proposition de sortir de lEuro et de lUnion européenne na de valeur et ne peut constituer une solution véritable à la crise en Grèce quà la condition impérative quelle saccompagne simultanément du renversement total de lordre capitaliste, du pouvoir politique bourgeois en Grèce. Par ailleurs, « défendre lindépendance de la Libye et de la Syrie » comme il est dit est une fumisterie. La Libye et davantage encore la Syrie sont deux pays qui font partie de la zone dinfluence de la Russie et de la Chine et la présente attaque menée par le triumvirat américano-franco-britannique visent simplement à ramener la Syrie dans le giron européen après avoir envahi la Libye et occis Kadhafi. Un représentant du Parti communiste français « frère » de ces compères pousse plus loin le vérin et dévoile le pétrin chauvin dans lequel Gerin sécarte : « Prenons à bras le corps la question de la nation . Prenons ce quil y a de meilleur dans les valeurs et les idéaux républicains . Osons être offensifs avec le drapeau de la laïcité car lhéritage révolutionnaire de 1789 (pas celui de 1917, vous aurez remarqué NDLR) (
) Lédifice du siècle des Lumières, des valeurs universelles et singulières de 1789 nous imposent comme devoir de défendre la République , lÉtat de droit et du bien-être. » (5). Le PCF propose pour lavenir-futurologue (XXIe) de lÉtat-nation française le retour au siècle des lumières (le XVIIIe). De plus, tous les prolétaires de France seront interloqués dapprendre quils vivent sous « lÉtat de droit et du bien-être » ! Plus loin, dans son envolée oratoire, le député communiste propose de voter « Made in France » aux prochaines présidentielles françaises. De là à proposer de se retrousser les manches pour sauver la patrie capitaliste en danger, il ny a moins quun pas. En 1946, Thorez y était déjà. On nous permettra de confronter ces trois précédentes propositions avec celles dun intellectuel européen indigné dêtre accusé par une journaliste bien payée de soutien à des dictateurs enragés pour avoir vigoureusement dénoncé les agressions de lOTAN et des États-Unis. Jean Bricmont écrit ceci : « Lastuce qui consiste à dénoncer les opposants aux guerres comme soutenant la partie à laquelle on fait la guerre est vieille comme la propagande de guerre. Dans les dernières décennies, jai ainsi « soutenu » Milosevic, Saddam Hussein, les talibans, Kadhafi, Assad et peut-être demain Ahmadinedjad. En réalité, je ne soutiens aucun régime, je soutiens une politique de non-ingérence, cest-à-dire que non seulement je rejette les guerres humanitaires, mais aussi les élections achetées, les révolutions colorées, les coups dÉtat organisés par lOccident. » . Le professeur belge ajoute férocement mais justement : « Au mieux, une partie de la gauche se réfugie dans le « ni-ni » : ni lOtan, ni le pays attaqué au moment donné. Personnellement, je considère que notre devoir est de lutter contre le militarisme et limpérialisme de nos propres pays, pas de critiquer ceux qui se défendent par rapport à eux , et que notre position na rien de neutre ni de symétrique, contrairement à ce que suggère le slogan « ni-ni » (6). La gauche ne doit-elle pas soutenir la classe prolétarienne et les peuples révoltés et affamés partout dans le monde ? La gauche ne devrait-elle pas appuyer la classe ouvrière syrienne comme elle aurait dû appuyer la classe ouvrière libyenne et serbe et les autres ? Oui, nous le pensons courageusement. Aussi, la première tâche ne serait-elle pas de connaître la position de la classe prolétarienne dans le pays soumis aux agressions et aux infiltrations étrangères dans chaque pays exorcisé que la phalange impérialiste met « temporairement » en garde à vue prolongée ? Un indice pour faciliter linvestigation. Dès quune organisation, un parti, un groupe de révoltés, une armée de libérer spontané préconise lingérence de forces militaires étrangères, lattaque humanitaire de ses congénères sous bombardement soi-disant chirurgical, écartez ce groupuscule fasciste, car il ne représente certainement pas le peuple ou les prolétaires concernés qui, nous lavons constaté, napprécient jamais les bombardements pseudos chirurgicaux. En Irak, dix ans de ces bombardements de « précision » ont laissé un million de morts collatéraux et des millions de réfugiés toujours parqués dans des camps de paumés dans les pays étrangers. En Libye, les zones aériennes protégées ont servi à larguer des bombes à sous-munition et à luranium appauvri sur des milliers de civils quon venait soi-disant réchapper de lenfer et qui sont aujourdhui enterrés ou atterrés, regrettant le temps béni de Kadhafi. La population libyenne ne sait plus comment se défaire de ses « libérateurs » intégristes, quelle na jamais souhaités ni-ni invités. En Égypte et en Tunisie, les soulèvements spontanés étaient dirigés directement contre le pouvoir national réactionnaire; aucune force militaire dintervention étrangère nest venue défendre les intérêts des puissances impérialistes de tutelle. Cela nétait pas nécessaire , la direction politique petite bourgeoise, et le mouvement des jeunes indignés inexpérimentés se sont laissé piéger. Et aujourdhui dans ces deux pays les anciennes cliques qui formaient lentourage des dictateurs déchus poursuivent la politique de Ben Ali sans Ben Ali et de Moubarak sans Moubarak comme il était facile de le prévoir (7). Toutefois, à aucun moment il nétait de mise den appeler à lune ou lautre des puissances impérialistes pour intervenir. Les classes ouvrières tunisienne et égyptienne, libyenne et syrienne doivent faire leurs classes. La révolution ne simporte pas de létranger et surtout elle ne peut être dirigée par Obama, par Sarkozy, ni-ni par Harper ou Cameron. Pour la gauche il ne saurait être question den appeler à lintervention dune puissance ou dune alliance impérialiste pour sauver un peuple en danger. Le peuple libyen avait déjà eu lexpérience de la domination coloniale italienne, puis britannique, et il savait dinstinct que le joug du Qatar et de lArabie Saoudite alliées des franco-britanniques serait mortel pour leur indépendance. En quoi le peuple syrien sera-t-il mieux traité par la section de la bourgeoisie compradore syrienne sous la botte franco-américaine que par la section alliée aux impérialistes russes et chinois ? Le peuple syrien ayant déjà eu lexpérience de la domination coloniale française, pouvez-vous comprendre son peu denthousiasme à retourner à ces temps éculés ? Dans tous les pays du monde, lintérêt de la classe prolétarienne, cest de conserver la paix militaire à tout prix (au milieu de la guerre de classe qui se poursuit chaque jour bien compris) jusquau jour où les conditions objectives et subjectives de linsurrection révolutionnaire seront réunies. Ce jour-là, il y aura insurrection et violence populaire et nous les appuierons sans condition. Soyez sans crainte aucune alliance impérialiste ne volera au secours des révoltés insurgés armés
vous saurez alors de quel côté frapper. __________________________________ (1) http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5536 et http://www.france-irak-actualite.com/article-13-officiers-fran-ais-prisonniers-en-syrie-100868796.html (2) http://www.michelcollon.info/Syrie-autant-en-emporte-le-vent.html (3) http://dossiers-du-bip.fr/News/2012-01-critere-fondamental.html (4) http://dossiers-du-bip.fr/News/2012-02-reponse-critere-fondamental.html et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-pc-grec-kke-repond-a-pierre-laurent-president-du-pge-et-secretaire-general-du-pcf-les-larme-101185943.html (5) http://www.blogandregerin.fr/ (6) http://www.michelcollon.info/Lettre-a-une-journaliste.html http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23260 et http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-printemps-arabe-l-agression-103059
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 15-03-2012 à 00:05:38
| A propos de larticle de Robert Bibeau. Je rejette la définition de la Chine comme "pays impérialiste" . Quant aux zones dinfluence , la présence dune base russe en Syrie ne suffit pas à en faire un satellite de la Russie aujourdhui et encore moins de la Chine. Les rapports de force sont en train de basculer à léchelle mondiale, cependant à l'heure actuelle il n'y a pas opposition entre deux blocs impérialistes mais opposition entre l'impérialisme occidental d'une part, les pays émergents et les autres pays du Tiers Monde d'autre part. Ceci ne préjuge nullement de la situation ultérieure mais nous devons agir en fonction de la situation présente et non de spéculations sur des impérialismes en devenir , ce qui conduit R. Bibeau à de savantes chinoiseries pour justifier le rejet du NI-NI, et ceci pour simplement s'accorder avec les faits : ce sont les puissances impérialistes occidentales et non les pays émergents qui pratiquent l'ingérence, la subversion, le bellicisme et la guerre ouverte, et la neutralité aboutit à soutenir de fait notre impérialisme . Cette réserve faite, il importe aujourdhui que les marxistes-léninistes rejettent l'union sacrée autour de l'impérialisme français et quils sunissent contre lui. Cest laspect principal quil faut souligner. Pour le reste, sen tenir aux faits et pratiquer le marxisme-léninisme nous permettra de comprendre et de nous unir dans une situation en pleine transformation. En ce qui concerne la Grèce, la situation est un peu différente car il sagit dun pays capitaliste au sein dune alliance impérialiste dominée par la France et lAllemagne. Comme dautres membres de cette alliance la Grèce subit loppression et lexploitation des états dominants. Et simultanément la bourgeoisie grecque opprime le peuple afin de sauver ses profits sous la botte franco-allemande. Dans ces conditions la lutte de classe et la lutte contre la « troïka » sidentifient, cest la lutte de classe contre les banques et les monopoles grecs et européens. Et la position du KKE telle quon peut la lire dans Le PC Grec (KKE) répond à Pierre Laurent
Ne peut pas être assimilée à une quelconque neutralité comme celle de la « gauche » NI-NI envers limpérialisme français. NB : Au passage la « troïka » définie initialement sur des critères techniques en 1970 a pratiquement cédé la place à la troïka "Allemagne-France-Royaume-Uni". La Grande-Bretagne sétant quasiment auto éjectée en opposant un veto en décembre dernier, la troïka est dorénavant bicéphale.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 15-03-2012 à 12:47:06
| Xuan a écrit :
sur le site les 7 du Québec, l'article de Robert Bibeau NI NI EN SYRIE, CEST OUI OUI À SARKOZY ! .
_______________ NI NI EN SYRIE, CEST OUI OUI À SARKOZY ! par ROBERT BIBEAU | 14 MARS 2012 Le débat fait rage entre le Parti de la gauche grecque et une Nouvelle association progressiste, un débat qui porte à réfléchir. Depuis bien des années moult « gauches » nont pas su quelle position adopter face aux guerres téléportées, aux agressions téléguidées, aux coups dÉtat télégraphiés tantôt en Amérique Latine, tantôt en Asie, ensuite en Afrique et plus récemment au Moyen-Orient, région dépositaire de vastes ressources dhydrocarbures stratégiques si importantes pour lépanouissement des forces productives et des profits. La gauche doit-elle se désintéresser de ces conflits inter-impérialistes où des prolétaires arabes, ivoiriens, nigérians, serbes, bosniaques, kosovars, nicaraguayens, irakiens, afghans, somaliens, libyens, syriens et iraniens tombent sous les balles tantôt des forces répressives nationales, tantôt sous les canonnières des forces dintervention et dinsurrection, parfois de type « Contras », avec thuriféraires entraînés, armés et payés par une puissance étrangère ? (1) Au contraire, la gauche devrait-elle invariablement renvoyer dos à dos les forces belligérantes et proclamer le fameux Ni-NI ; ni Saddam Hussein ni George Bush ; Ni Kadhafi ni Sarkozy ; ni Bachar al-Assad ni Barak et Hilary ; et accorder tout le soutien au peuple, abstraction commode, le temps dune lâcheté le temps de fermer les yeux sur un massacre appréhendé. Mais où se situe le peuple dans ces guerres de rapines, serions-nous tentés de demander ? Peut-on se fier aux médias occidentaux pour connaître les desideratas des peuples mortifiés, pris entre le feux croisé des insurgés équipés et armés de létranger et larmée nationale délitée ? (2) Enfin, la gauche ne devrait-elle pas plutôt soutenir lun des belligérants lune des puissances aux commandes de lune des alliances et faire front avec une fraction impérialiste contre une autre, favoriser la plus timide contre la plus intrépide ou la plus désespérée ? Dans un texte récent, le Parti communiste grec (PKK), celui qui a mené la résistance anti- fasciste en Grèce au cours de la Deuxième guerre mondiale, propose de soutenir loption du Ni-NI mais en demi-teinte, presque comme un aveu de culpabilité. Voici ce quun membre du comité central de ce parti a été autorisé à publier : « Comme cest une erreur tragique de diviser la bourgeoise en « nationale » et en « asservie à létranger » [compradore - NdT], il est également équivoque et dangereux de faire le choix dune union impérialiste, choisir un impérialisme. Le mouvement communiste et le mouvement ouvrier doivent avoir une position dopposition claire contre toute union impérialiste, ils doivent lutter pour la sortie des pays des plans et des unions impérialistes, par le renversement simultané du système capitaliste qui les a produites. » (souligné par nous NDLR) (3). Le Bureau de la Nouvelle association Staline sadressant à leurs camarades grecs répond ceci : « Je ne vois aucune incompatibilité avec la défense des intérêts du mouvement ouvrier, à engager une alliance (qui par sa nature même est susceptible dêtre temporaire et peut au gré des circonstances cesser ou se transformer en conflit ouvert), avec une force impérialiste , contre une autre force impérialiste encore plus dangereuse, plus néfaste . (
) Comment pouvons-nous alors émettre des réserves quand il sagit de défendre résolument les indépendances de la Libye, de la Syrie, de lIran
(et demain peut-être de lAlgérie
) contre limpérialisme, surtout notre impérialisme!!! » (4). Malgré les apparences, ces deux positions sapparentent. La première renie toute alliance avec quiconque mais soutient lunion du prolétariat avec chacune des factions bourgeoisies nationalistes européennes, lançant le slogan de la lutte pour sortir la Grèce de lEuro, de lUnion européenne, et de toute autre alliance ou organisation financière ou économique impérialiste, laissant croire aux ouvriers grecs que la sortie de leuro et le rétablissement de Drachme apportera un renouveau économique quelconque à ce pays en faillite, ce qui est faux. Cette proposition de sortir de lEuro et de lUnion européenne na de valeur et ne peut constituer une solution véritable à la crise en Grèce quà la condition impérative quelle saccompagne simultanément du renversement total de lordre capitaliste, du pouvoir politique bourgeois en Grèce. Par ailleurs, « défendre lindépendance de la Libye et de la Syrie » comme il est dit est une fumisterie. La Libye et davantage encore la Syrie sont deux pays qui font partie de la zone dinfluence de la Russie et de la Chine et la présente attaque menée par le triumvirat américano-franco-britannique visent simplement à ramener la Syrie dans le giron européen après avoir envahi la Libye et occis Kadhafi. Un représentant du Parti communiste français « frère » de ces compères pousse plus loin le vérin et dévoile le pétrin chauvin dans lequel Gerin sécarte : « Prenons à bras le corps la question de la nation . Prenons ce quil y a de meilleur dans les valeurs et les idéaux républicains . Osons être offensifs avec le drapeau de la laïcité car lhéritage révolutionnaire de 1789 (pas celui de 1917, vous aurez remarqué NDLR) (
) Lédifice du siècle des Lumières, des valeurs universelles et singulières de 1789 nous imposent comme devoir de défendre la République , lÉtat de droit et du bien-être. » (5). Le PCF propose pour lavenir-futurologue (XXIe) de lÉtat-nation française le retour au siècle des lumières (le XVIIIe). De plus, tous les prolétaires de France seront interloqués dapprendre quils vivent sous « lÉtat de droit et du bien-être » ! Plus loin, dans son envolée oratoire, le député communiste propose de voter « Made in France » aux prochaines présidentielles françaises. De là à proposer de se retrousser les manches pour sauver la patrie capitaliste en danger, il ny a moins quun pas. En 1946, Thorez y était déjà. On nous permettra de confronter ces trois précédentes propositions avec celles dun intellectuel européen indigné dêtre accusé par une journaliste bien payée de soutien à des dictateurs enragés pour avoir vigoureusement dénoncé les agressions de lOTAN et des États-Unis. Jean Bricmont écrit ceci : « Lastuce qui consiste à dénoncer les opposants aux guerres comme soutenant la partie à laquelle on fait la guerre est vieille comme la propagande de guerre. Dans les dernières décennies, jai ainsi « soutenu » Milosevic, Saddam Hussein, les talibans, Kadhafi, Assad et peut-être demain Ahmadinedjad. En réalité, je ne soutiens aucun régime, je soutiens une politique de non-ingérence, cest-à-dire que non seulement je rejette les guerres humanitaires, mais aussi les élections achetées, les révolutions colorées, les coups dÉtat organisés par lOccident. » . Le professeur belge ajoute férocement mais justement : « Au mieux, une partie de la gauche se réfugie dans le « ni-ni » : ni lOtan, ni le pays attaqué au moment donné. Personnellement, je considère que notre devoir est de lutter contre le militarisme et limpérialisme de nos propres pays, pas de critiquer ceux qui se défendent par rapport à eux , et que notre position na rien de neutre ni de symétrique, contrairement à ce que suggère le slogan « ni-ni » (6). La gauche ne doit-elle pas soutenir la classe prolétarienne et les peuples révoltés et affamés partout dans le monde ? La gauche ne devrait-elle pas appuyer la classe ouvrière syrienne comme elle aurait dû appuyer la classe ouvrière libyenne et serbe et les autres ? Oui, nous le pensons courageusement. Aussi, la première tâche ne serait-elle pas de connaître la position de la classe prolétarienne dans le pays soumis aux agressions et aux infiltrations étrangères dans chaque pays exorcisé que la phalange impérialiste met « temporairement » en garde à vue prolongée ? Un indice pour faciliter linvestigation. Dès quune organisation, un parti, un groupe de révoltés, une armée de libérer spontané préconise lingérence de forces militaires étrangères, lattaque humanitaire de ses congénères sous bombardement soi-disant chirurgical, écartez ce groupuscule fasciste, car il ne représente certainement pas le peuple ou les prolétaires concernés qui, nous lavons constaté, napprécient jamais les bombardements pseudos chirurgicaux. En Irak, dix ans de ces bombardements de « précision » ont laissé un million de morts collatéraux et des millions de réfugiés toujours parqués dans des camps de paumés dans les pays étrangers. En Libye, les zones aériennes protégées ont servi à larguer des bombes à sous-munition et à luranium appauvri sur des milliers de civils quon venait soi-disant réchapper de lenfer et qui sont aujourdhui enterrés ou atterrés, regrettant le temps béni de Kadhafi. La population libyenne ne sait plus comment se défaire de ses « libérateurs » intégristes, quelle na jamais souhaités ni-ni invités. En Égypte et en Tunisie, les soulèvements spontanés étaient dirigés directement contre le pouvoir national réactionnaire; aucune force militaire dintervention étrangère nest venue défendre les intérêts des puissances impérialistes de tutelle. Cela nétait pas nécessaire , la direction politique petite bourgeoise, et le mouvement des jeunes indignés inexpérimentés se sont laissé piéger. Et aujourdhui dans ces deux pays les anciennes cliques qui formaient lentourage des dictateurs déchus poursuivent la politique de Ben Ali sans Ben Ali et de Moubarak sans Moubarak comme il était facile de le prévoir (7). Toutefois, à aucun moment il nétait de mise den appeler à lune ou lautre des puissances impérialistes pour intervenir. Les classes ouvrières tunisienne et égyptienne, libyenne et syrienne doivent faire leurs classes. La révolution ne simporte pas de létranger et surtout elle ne peut être dirigée par Obama, par Sarkozy, ni-ni par Harper ou Cameron. Pour la gauche il ne saurait être question den appeler à lintervention dune puissance ou dune alliance impérialiste pour sauver un peuple en danger. Le peuple libyen avait déjà eu lexpérience de la domination coloniale italienne, puis britannique, et il savait dinstinct que le joug du Qatar et de lArabie Saoudite alliées des franco-britanniques serait mortel pour leur indépendance. En quoi le peuple syrien sera-t-il mieux traité par la section de la bourgeoisie compradore syrienne sous la botte franco-américaine que par la section alliée aux impérialistes russes et chinois ? Le peuple syrien ayant déjà eu lexpérience de la domination coloniale française, pouvez-vous comprendre son peu denthousiasme à retourner à ces temps éculés ? Dans tous les pays du monde, lintérêt de la classe prolétarienne, cest de conserver la paix militaire à tout prix (au milieu de la guerre de classe qui se poursuit chaque jour bien compris) jusquau jour où les conditions objectives et subjectives de linsurrection révolutionnaire seront réunies. Ce jour-là, il y aura insurrection et violence populaire et nous les appuierons sans condition. Soyez sans crainte aucune alliance impérialiste ne volera au secours des révoltés insurgés armés
vous saurez alors de quel côté frapper. __________________________________ (1) http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5536 et http://www.france-irak-actualite.com/article-13-officiers-fran-ais-prisonniers-en-syrie-100868796.html (2) http://www.michelcollon.info/Syrie-autant-en-emporte-le-vent.html (3) http://dossiers-du-bip.fr/News/2012-01-critere-fondamental.html (4) http://dossiers-du-bip.fr/News/2012-02-reponse-critere-fondamental.html et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-pc-grec-kke-repond-a-pierre-laurent-president-du-pge-et-secretaire-general-du-pcf-les-larme-101185943.html (5) http://www.blogandregerin.fr/ (6) http://www.michelcollon.info/Lettre-a-une-journaliste.html http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23260 et http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-printemps-arabe-l-agression-103059 |
le parti communiste grec,c est le kke,et non le pkk,qui est une organisation révolutionnaire armée kurde opérant en turquie et au nord de l irak.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 15-03-2012 à 13:39:26
| Je sais, c'est une erreur dans le lettre de Bibeau.
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