| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 23-01-2013 à 23:21:23
| La Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas de Calais met en ligne une brochure relatant l'histoire du trournant de la seconde guerre mondiale : la bataille de Stalingrad. "Dans quelques jours, le 2 février, sera célébrée la victoire de Stalingrad. Pour célébrer ce 70 ème anniversaire, la Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas de Calais a décidé d'écrire en mémoire de celles et ceux, travailleuses et travailleurs de lUnion Soviétique et héroïques soldats de lArmée Rouge, à qui nous devons une grande partie de notre liberté au moment où la grande bourgeoisie trahit à nouveau les peuples ou les asservit par des guerres impérialistes et néo-colonialistes. Trouvez ci-joint l'introduction et le chapitre n° 1 de notre écrit sur la Bataille de Stalingrad, mère des batailles contre le fascisme et la barbarie nazie". « Un peuple uni en une seule classe et dirigé sans trembler par les révolutionnaires dun seul parti, ne peut être vaincu, Stalingrad et lURSS en sont des preuves vivantes. » 2 Février 1943 2 Février 2013 70ème anniversaire En mémoire de celles et ceux, travailleuses et travailleurs de lUnion Soviétique et héroïques soldats de lArmée Rouge, à qui nous devons une grande partie de notre liberté au moment où la grande bourgeoisie trahit à nouveau les peuples ou les asservit par des guerres impérialistes et néo-colonialistes. LA BATAILLE DE STALINGRAD MÉRE DES BATAILLES CONTRE LE NAZISME ET LA BARBARIE FASCISTE Camarade souviens-toi que le nazisme na pas été vaincu sur les plages de Normandie, mais sur le Front de Stalingrad ! Camarade, noublies jamais ce que lArmée Rouge et le peuple soviétique ont donné et enduré pour ta liberté et pour la Paix ! Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas de Calais. Introduction : Une introduction en plusieurs parties pour bien marquer le fond de ce qui nest pas un nouveau livre dhistoire mais un outil de débats pour les travailleurs et leurs organisations dans un monde où à nouveau les canons résonnent. Ainsi, le but de cette brochure écrite par des ouvriers, que nous avons voulu la plus complète, la plus détaillée et la moins subjective possible, est déclairer les consciences afin que tous les travailleurs de ce monde soient reconnaissants envers les travailleurs soviétiques qui ont donnés leur vie pour la Paix et la Liberté aujourdhui si bafouées.
------------------------------------------------------------- 1) Le 2 février 2013, il y aura 70 ans que les troupes fascistes de larmée nazie étaient mises en déroute devant Stalingrad en URSS. Ce fût la plus grande des batailles de la seconde guerre mondiale, et la plus importante des défaites subies par lAllemagne au cours de son histoire comme le rappelle dans ses écrits lhistorien allemand, Walter Gôrlitz : « ce fût la plus grande défaite militaire essuyés par larmée allemande au cours de son histoire » Stalingrad la communiste sonnera le glas du national-socialisme soutenu sans limite par une large grande bourgeoisie, quelle soit allemande ou mondiale, ceci est rarement évoqué dans les livres dhistoire. Cet affrontement à Stalingrad entre lArmée Rouge et la Wehrmacht sera dune fureur et dune violence sans égal pendant plus de deux cents jours. Des millions dhommes et de femmes (jusquà 2 millions) armés de milliers de tanks et davions, de dizaines de milliers de canons et de mortiers furent engagés dans des combats à mort marqués dun côté par la conscience de classe soviétique, et de lautre par la haine du communisme. Lhéroïsme inouï de larmée soviétique et le génie militaire de ses généraux, a mis en déroute et anéanti plus de 50 divisions allemandes engagées à la prise de Stalingrad. Aussi, en marquant ce 70ème anniversaire de la bataille de Stalingrad, nous voulons que les travailleurs, les jeunes, les peuples, se souviennent de ce prodigieux événement qui aura marqué le 20ème siècle. Un événement qui restera gravé dans lhistoire de la liberté des peuples comme le tournant radical dans la marche de la seconde guerre mondiale, même si le révisionnisme est à luvre pour dénigrer limpact de lUnion Soviétique sur le monde moderne. Toutefois, il ne faut être sectaire et rappeler que quelques mois plus tôt, doctobre à novembre 1942, la bataille dEl-Alamein dans le désert égyptien fût aussi un événement qui affaiblira Hitler et marquera la fin de lhégémonie de lAfrika Korps en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Nous voulons que les travailleurs, les jeunes, les peuples du monde, se souviennent du prix immense payé par les peuples dUnion Soviétique pour la victoire sur le fascisme allemand et ses brigades nazies et fascistes venues des quatre coins dEurope. En fait, le second front de 1944 ne fût quune réponse à cet engagement héroïque et aux efforts des peuples soviétiques et de lArmée Rouge après quils eurent écrasées les hordes fascistes en URSS pour ensuite les repousser jusque dans les faubourgs de Berlin, et jusquau Reichstadt où ils firent flotter le drapeau rouge, pour définitivement mettre fin au fascisme allemand. On peut donc penser que les capitalistes nont jamais prévu que leur pire ennemi, lURSS livrée à elle-même, puisse mettre en déroute les troupes allemandes puissamment armées qui avaient conquis lEurope en un temps éclair avec la complicité des gouvernements et du patronat. Nous voulons que cette remise en mémoire du passé puisse servir à lutter contre le déclenchement dune nouvelle guerre mondiale qui serait encore plus destructrice. Aussi, cette victoire de Stalingrad est un exploit historique du peuple soviétique tout entier que personne ne pourra lui enlever. Toutefois, on ne peut juger un exploit quen ayant une idée précise du prix payé, des difficultés, et des circonstances de son aboutissement et de son accomplissement. Il faut donc apprendre pour comprendre et ainsi être en capacité de mesurer lampleur de cette bataille qui changea le cours de lhistoire. 2) Nous nallons pas réécrire ce qui a été écrit sur les 10 années qui précédèrent linvasion de lURSS, lhistorienne et camarade Annie Lacroix-Riz ayant consacré son fameux ouvrage « le choix de la défaite1 » à cette période de trahison politiques des nations hostiles au régime soviétique. Souvenez-vous de ce que disait le patronat français : « plutôt Hitler que le Front Populaire » (plutôt Hitler que le socialisme) En été 1942, la situation de lUnion Soviétique connaissait quand-même une certaine amélioration de sa situation par rapport à la même époque de 194 évoquée par Joseph Staline dans son message2 à la nation du 3 juillet 1941, la position internationale de lURSS sétant peu à peu renforcée et consolidée avec la constitution de la coalition antifasciste. Toutefois, le peuple soviétique et ses forces armées continuaient à porter seuls le fardeau de la guerre contre larmée nazie qui avait envahi une grande partie de son territoire et semé la mort et la destruction totale sur son passage. Certes lAngleterre subissait les bombardements de la Luftwaffe mais elle nétait pas envahie. Devant cette situation, le haut commandement soviétique avait décidé de passer dune manière provisoire à une défense stratégique avec un repli dit « de terres brûlées » ne laissant que des champs brûlés, des eaux souillées, des ponts détruits, des animaux morts
et des unités mobiles de Partisans chargés de la guérilla dharcèlement contre lennemi, pour le ralentir. Ainsi, la tactique était daffaiblir lennemi en épuisant les sections de choc nazies par une défense active, afin de préparer au mieux les conditions dune offensive puissante des troupes soviétiques. Des opérations offensives étaient aussi prévues dans le cadre de lattaque/repli dans les régions de Leningrad, de Démiansk, de Kharkov mais aussi sur dautres fronts comme en Crimée. Il faut savoir que ces décisions avaient été prises et même dictées par lEtat-Major de lArmée Rouge et par Staline, avec la certitude que les forces alliées ouvriraient un second front en Europe : ce qui se produira, mais seulement deux années plus tard, pour ne pas dire deux années trop tard en considérant le nombre des pertes soviétiques estimées à plus de 20 millions. 3) Le haut commandement des armées hitlériennes a su profiter de ce moment de flottement et du manque de décisions des puissances occidentales antinazies, pour envoyer des forces considérables sur le front de lEst. Le 5 avril 1942, Hitler ordonnait lapplication de la directive n°41 qui avait comme objectifs : - détruire complètement les forces soviétiques, - prendre des lieux de décisions politiques, - saccaparer des puits de pétrole du Caucase ainsi que des régions de productions agricoles du Don et du Kouban . Hitler décidait aussi de pousser jusquà la Volga, jusquà Stalingrad
Aussi, quelques mois plus tôt lors dun entretien avec lAmbassadeur du Japon à Berlin, Hitler, sûr de son plan secret dévoilait et affirmait : « Les soviets seront écrasés dès lété prochain. Pour eux il ny aura aucun salut ni aucune pitié. Les bolcheviks seront repoussés si loin quils ne pourront plus jamais fouler le sol cultivé de lEurope. Pour linstant, je nai pas lintention de lancer nos armées vers le centre du front mais vers le sud et jai décidé de frapper sur le Caucase dès que le temps saméliorera. Je veillerais personnellement à ce que Moscou et Leningrad soient entièrement détruites » Ainsi Hitler en communiquant sa directive, entendait rallier le Japon à sa cause dans la guerre contre lennemi juré, lURSS, avec comme but de semparer après sa victoire, des ressources pétrolières irakiennes et iraniennes. (Comme quoi ce qui se passe aujourdhui nest pas une idée neuve) En mai 1942, profitant de sa supériorité en effectifs et en matériels, les armées nazies semparent de la presquile de Kertch au sud-ouest puis après 250 jours de combats acharnés, sempara de la ville de Sébastopol vidée et abandonnée. Fin juillet, Rostov tombait ce qui permit à la 6ème armée nazie de se ruer sur le Caucase, vers Stalingrad. Ce fût le début de la plus grande bataille de cette guerre, celle dun affrontement de classes et de masses, entre communistes et fascistes, entre union des pays socialistes et impérialistes
que tout oppose. Ce fût le début des 6 mois qui changèrent le cours de la plus terrible des guerres de lhistoire de lhumanité.
1) La ruée fasciste vers Stalingrad. Cest très vite que le commandement suprême soviétique compris clairement que loffensive nazie de lété 1942 avait pour objectif principal de semparer de la région industrielle de Stalingrad. Pour contrer cette tactique et parer à la menace, les 62ème, 63ème et 64ème armées de réserve sont immédiatement envoyées sur le front du Don qui est une grande boucle. La 62ème armée, commandée par le Général Kolpaktchi se positionna sur cette axe principal que lennemi devait emprunter pour atteindre la Volga et les portes de Stalingrad. Elle fût rejointe par les deux autres armées, qui malgré un retard dû au bombardement des voies ferrées, arrivèrent dans les délais pour installer les positions de tirs, les mitrailleuses, les champs de mines et creuser les tranchées et mettre en place les communications. Le 12 juillet, ce Front commandé par le Maréchal Timochenko était prêt, et quelques semaines plus tard il reçut le soutien dunités de lancien front du sud-ouest qui avaient reculés puis de la 8ème armée aérienne. Le Front de Stalingrad commença sa résistance le 17 juillet et cette première bataille défensive dura 57 jours et 57 nuits sans aucune pause même si le 23 juillet, les éléments délite de larmée nazie, puissamment équipés enfoncèrent le flanc droit de la 62ème armée, au prix de pertes immenses pour les allemands. Mais le 25 juillet, une partie de la 62ème armée soviétique était quasiment encerclée, pour les dégager, le commandement du front pris la décision denvoyer les 1ère et 4ème armées blindées et le 13ème corps délites pour contrer loffensive nazie, ce qui permit de sauver les divisions encerclées et de stopper lavance des nazis qui furent dans lincapacité de semparer des ponts sur le Don dans la partie de Kalatch. Surpris par cette forte résistance de lArmée Rouge, le commandement nazi fût forcé denvoyer des forces supplémentaires dans ce secteur stratégique pour la poursuite de son offensive vers la région industrielle de Stalingrad, dégarnissant ainsi les autres fronts sur lesquels les nazis étaient engagés. Ceci est un fait important pour la suite de la guerre, mais trop souvent ignoré par les historiens. Fin juillet, 30 divisions soit près de 100 000 hommes, étaient ainsi engagées par le commandement nazi dans la boucle du Don et devant la résistance de la 62ème armée soviétique, les nazis portèrent loffensive plus au Sud dans le secteur tenu par la 64ème armée soviétique. Plus nombreux et mieux armés, les troupes fascistes, toujours au prix de lourdes pertes, réussirent à enfoncer le Front et à semparer du pont dans le secteur du bourg de Nijné-Tchirskaïa. Toutefois, malgré lambition de porter plus loin loffensive, les troupes nazis ne parvenaient toujours pas jusquà Stalingrad. Ainsi devant cette nouvelle résistance à quelques kilomètres de Stalingrad, le commandement nazi fût une nouvelle fois obligé de changer ses plans en faisant dévier la 4ème armée blindée des Waffen-SS qui se dirigeaient vers les plaines du Caucase, vers Stalingrad, et dans la première semaine daoût, le 7, quatre divisions délite menaçaient directement de percer jusquà la ville en arrivant du sud-ouest après sêtre emparée de la petite ville dAbganérovo, qui fût élevée au rang des villes martyres. Mais une fois de plus, lArmée Rouge mena une contre-offensive et mis en déroute les divisions nazies en les repoussant. Devant cette riposte, la 4ème armée blindée nazie fût contrainte à passer en position défensive et pendant 10 jours elle ne put mener aucune offensive. Mais alors que cette offensive allemande se menait au Sud-Ouest, une autre était engagée une nouvelle fois au Nord-Ouest pour repousser les troupes de la 62ème armée affaiblie par la bataille de fin juillet. Ainsi en un mois, et malgré une résistance héroïque des troupes soviétiques, les armées nazies réussirent à avancer de 60 kms pour arriver face aux défenses extérieures de la ville de Stalingrad. Le 19 août, le Maréchal Von Paulus pris la décision de scinder ses armées en deux groupes dassaut en direction des faubourgs nord et sud de la ville. Et le 23, les blindées de la 6ème armée allemande réussirent à percer jusquà la Volga au Nord, coupant en deux les armées soviétiques par un corridor dune largeur de 8 kms. Mais lArmée Rouge continuait à tenir la ville en harcelant continuellement les troupes de choc nazies. Ainsi, dans les combats acharnés devant et aux portes de Stalingrad, les nazis ont pu constater les qualités des combattants soviétiques, leur héroïsme collectif et leur haute conscience politique. Certes, la propagande occidentale et impérialiste a ringardisé ces faits, mais les faits sont et restent têtus, lArmée Rouge a vaincu lélite de larmée fasciste allemande. Parmi les nombreux faits darmes héroïques qui ont eu lieu pendant cette première période de la bataille de Stalingrad, des exemples qui nont rien de ringard mais qui démontrent la volonté soviétique de vaincre le fascisme. Le premier est celui des 33 hommes et femmes soldats soviétiques commandés du 1379 régiment dInfanterie de la 87ème division, qui sous les ordres du sous lieutenant Strelkov et du commissaire politique Eftifeiev qui avaient en charge de défendre une hauteur sur la commune de Malyé-Rossochki à 10 kms à louest de Stalingrad, cest en dire en zone de front direct avec les hordes nazies. Au crépuscule dune chaude journée de fin juillet, cette poignée de combattants entendirent une escouade de 20 chars nazis, trompés par le bruit des moteurs et des chenilles, avancer dans leur direction. Les soldats soviétiques ouvrirent le feu avec un fusil armé de grenade antichar puis attaquèrent les blindés avec des mines et des bouteilles incendiaires. Un, puis deux puis trois chars prirent feu, puis deux autres, ce qui avait conduit les nazis à battre en retraite. Mais vexés, les nazis repartirent à lattaque de la position mais après plusieurs heures de combat et de nouveaux chars détruits, ils furent contraints une fois de plus de reculer, cette bataille ne sarrêta quau milieu de la nuit. De plus en plus vexés par cette résistance, les nazis réussirent à prendre la hauteur au bout de deux jours de combat acharné et aucun de ces héros soviétiques ne fût écrasé par les chenilles fascistes, les 9 derniers survivants soviétiques de cette bataille, profitèrent de lobscurité pour briser lencerclement pour rejoindre leurs lignes. Le deuxième, est un fait à caractère internationaliste puisquil a été commandé par un communiste basque, Rubén Ruiz Ibarruri, le fils de Dolorès Ibarruri, la grande militante communiste, plus connue sous le nom de « la Passionaria ». Le lieutenant Ibarruri commandait une batterie de mitrailleuse à Katlouban à 12 kms au NordOuest de Stalingrad. Pendant plusieurs jours, inspirés par le courage et la détermination de leur chef, les combattants soviétiques repoussèrent les charges nazies composées de waffen-ss qui voulaient semparer de la voie ferrée qui menait à Stalingrad. Ces héros les en empêchèrent de prendre position mais le Lieutenant Ubarruri fût tué dans les combats. Pour son courage extrême, Rubén Ruiz Ibarruri reçut à titre posthume le titre de « Héros de lUnion Soviétique » et après la guerre, un monument à sa mémoire a été érigé dans la ville de Stalingrad devenue Volgograd durant la période du mégalomane et haineux Khrouchtchev, en 1961. Aussi, nous ne pouvons que rappeler le rôle de ces héroïques pilotes qui se battaient à 1 contre 5 contre lexpérimentée Luftwaffe, dans le ciel de Stalingrad. Comme ce groupe de quatre avions soviétiques, commandé par le capitaine Baranov de la 268ème division aérienne qui engagea le combat contre 25 avions bombardiers Faucker nazis en route vers le centre de Stalingrad. Après avoir abattu 5 appareils ennemis avec un exemplaire courage, les avions soviétiques ont ainsi contraint les nazis à larguer leurs bombes dans la campagne avant de rebrousser chemin. Toutefois, le 23 août, malgré la résistance acharnée de laviation rouge et de la DCA qui réussirent à abattre 90 bombardiers dans la même journée, des avions fascistes réussirent à bombarder le cur de Stalingrad, faisant de nombreux morts civils et détruisant des usines et des biens culturels de grande valeur. Les artilleurs de la DCA soviétique ont aussi leurs faits darme. Notamment le 1077ème régiment de DCA soviétique qui, outre à combattre les avions, ont utilisé, sous les ordres du lieutenant-colonel Guerman, leurs canons de DCA pour détruire en deux jours de combats acharnés, 14 avions, 83 chars, 15 camions transport de troupes, et tués près de 1000 nazis de la 6ème armée nazie qui attaquaient Stalingrad par le Nord après quils furent contraints de quitter la zone de Kolovskï suite à une contre-offensive soviétique du 20 au 23 août pour dégager une tête de pont sur le Don. Le 25 août, le commandement suprême soviétique proclame Stalingrad en Etat de siège, les défenses sont renforcées mais lennemi nazi, numériquement supérieur, progresse malgré lhéroïsme et la farouche résistance des troupes soviétiques. Devant cette situation qui empirait de jour en jour, voilà ce que disait le Commandant suprême de lArmée Rouge dans un télégramme adressé le 3 septembre au Maréchal Joukov (Général) qui se trouvait sur le Front de Stalingrad : « Camarade, la situation de Stalingrad a empiré. Lennemi se trouve à 3 verstes (mesure russe de 1066m) de Stalingrad. Stalingrad peut être prise aujourdhui ou demain, si le groupement Nord des troupes ne vient pas immédiatement en renfort. Exiges des commandants des troupes situées au Nord et au Nord-Ouest dattaquer immédiatement lennemi et de se porter au secours des habitants de Stalingrad. Aucun retard nest permis. Dans les circonstances présentes, tout retard est un crime. Engages tous les avions disponibles pour se porter au secours de Stalingrad » En application de cet ordre suprême de Staline, le Front de Stalingrad, fort de ses 3 trois armées, entreprit deux offensives pour repousser les forces fascistes arrivées devant la Volga mais aussi pour semparer du corridor qui les séparait des défenseurs de la ville. Au nord, des combats acharnés eurent lieu jusquà fin septembre, et si les troupes soviétiques ne réussirent pas à rejoindre les forces combattantes de Stalingrad, le commandement nazi fût contraint dengager de nouvelles forces sur ce front du Nord et ainsi affaiblir les divisions qui entendaient prendre la ville. Les armées nazies privées dune partie de leurs troupes de choc, la 62ème Armée soviétique put arrêter loffensive allemande sur les lignes de défense extérieure, mettant dans lincapacité les divisions fascistes darriver devant la Volga sur un large front, ce qui sera une des conséquences sur lépilogue de février 1943. Toutefois, les nazis se trouvaient si près des faubourgs de Stalingrad que leurs obus lancés par des canons spéciaux, atteignaient désormais le centre-ville. Mais Stalingrad, la ville héroïque ne capitulait pas malgré le chaos (ni eau ni électricité, gros problèmes de ravitaillement) et malgré les combats et les attaques incessantes des armées fascistes par terre et par les airs. Le 12 septembre 1942, les troupes fascistes allemandes soutenues par des armées italiennes, espagnoles, roumaines, hongroises, et des milices espagnoles, croates, et françaises
atteignaient les portes de Stalingrad
le siège commençait et le sort de la guerre se jouait
A suivre
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Edité le 28-10-2015 e 00:57:28 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 23-01-2013 à 23:39:12
| il n y avait pas que des allemands sur le front de l est,il y avait toutes les puissances de l axe,à commencer par les italiens,la division charlemagne,les lvf,la division azul-espagne-,la roumanie,la bulgarie-d ailleurs c est la rivalité entre ces deux pays qui a limité l action des troupes nazi-fascistes à stalingrad- et autres satellites du reich,comme la hongrie de horthy.merci de l avoir rappelé.
Edité le 23-01-2013 e 23:40:44 par marquetalia
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 24-01-2013 à 17:43:17
| Michel Peyret envoie ce texte sur Stalingrad : « Stalingrad, symbole de lhonneur dun peuple et du formidable effort quil sut déployer lors de sa Grande Guerre Patriotique. Une volonté farouche qui le mènera jusquà Berlin, et le 9 mai 1945 à recevoir une capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, saluée par mille coups de canon tirés du Kremlin. « Ce sera alors la fin dun cauchemar, une fin triomphale et amère, qui aura coûté à lArmée Rouge 9 millions de morts, 18 millions de blessés, sans oublier la mort de 18 millions de civils, des milliers de villages ravagés, incendiés corps et âmes, et une somme incommensurable de souffrances et dhumiliations sous la botte nazie considérant les slaves comme des sous-hommes. Sur les 4 millions et demi de soldats qui seront faits prisonniers par les allemands seuls reviendront vivants 1 million huit cent mille soldats. » L'auteur ajoute encore : « Hitler, comme Napoléon, devra se heurter à lours slave. » L'essentiel n'est-il pas dit ? Il n'est pas de sauveur suprême : oui, ce sont bien les peuples qui écrivent toujours leur histoire, quelles que soient les conditions qui leur sont données. M. source Stalingrad, Lhonneur dun peuple « Un soleil dhiver brille au-dessus des tombes collectives, au-dessus des tombes improvisées. Les morts dorment sur les hauteurs des collines, près des ruines des ateliers dusine, dans des ravins et des combes, ils dorment là où ils se sont battus et leurs tombes se dressent près des tranchées, des casemates, des murs percés de meurtrières qui nont pas cédé à lennemi, comme un monument majestueux à la simple loyauté payée au prix du sang. Terre sainte ! »
Ainsi Vassili Grossman, juif athée, communiste désenchanté et correspondant de guerre pour le journal Krasnaïa Zvezda, fit ses adieux à Stalingrad dans un dernier article, le soir du Nouvel An, remplacé par Konstantin Simonov sur ordre du général Ortenberg. La séparation davec cette ville martyre, avant même la fin des combats, attrista Grossman marqué par les mois passés au cur de cet enfer. «La ville est devenue pour moi une personne vivante» confia-t-il dans une lettre à son père. A Stalingrad, la sculpture miraculeusement épargnée par les raids aériens, ces enfants de pierre, faisant une ronde joyeuse autour dun crocodile, apparaissait sur fond de ruines, comme le symbole de la victoire dun peuple uni et fier terrassant le reptile nazi au prix du sang versé et de la souffrance.
Stalingrad
Hitler qui visait les champs pétrolifères du Caucase, fut stoppé dans son élan par la ville portant le nom même de son frère-ennemi. Il y a 70 ans, lactuelle Volgograd marqua le tournant de la guerre, et fut le symbole dun formidable espoir dans la lutte contre lAllemagne du IIIe Reich et la barbarie nazie. Stalingrad, symbole de lhonneur dun peuple et du formidable effort quil sut déployer lors de sa Grande Guerre Patriotique. Une volonté farouche qui le mènera jusquà Berlin, et le 9 mai 1945 à recevoir une capitulation sans conditions de l'allemagne nazie, saluée par mille coups de canon tirés du Kremlin. Ce sera alors la fin dun cauchemar, une fin triomphale et amère, qui aura coûté à lArmée Rouge 9 millions de morts, 18 millions de blessés, sans oublier la mort de 18 millions de civils, des milliers de villages ravagés, incendiés corps et âmes, et une somme incommensurable de souffrances et dhumiliations sous la botte nazie considérant les slaves comme des sous-hommes. Sur les 4 millions et demi de soldats qui seront faits prisonniers par les allemands seuls reviendront vivants 1 million huit cent mille soldats. Dès le début de lopération Barbarossa, lavancée rapide des armées allemandes en terre russe durant le tragique été 41, avec son cortège dhorreurs, de monstruosités, dinhumanité la plus extrême, à lencontre des civils comme envers les millions de soldats faits prisonniers, avait laissé croire au IIIe Reich que les Russes seraient balayés dun revers de cravache. Cest méconnaitre la volonté dun Russe, méconnaitre la force dâme de ce peuple capable de tout endurer, et méconnaitre lHistoire. Hitler, comme Napoléon devra se heurter à lours slave. Je laisse de côté la stratégie purement militaire, là nest pas mon propos. Les opérations Uranus, Orage dHiver, Petite Saturne et Cercle concoctées par Joukov et Rokossovki piégèrent la 6e Armée de Paulus et firent ravaler sa morgue à Hitler. Les forces allemandes, roumaines et italiennes encerclées, épuisées, gelées et affamées seffondrèrent sous les coups de boutoir soviétiques. Une guerre urbaine parmi les ruines que les Russes surent utiliser à leur avantage, des immeubles et des usines défendues pierre par pierre, des quartiers effondrés perdus et repris maison après maison sous le feu nourri de lartillerie.
Mes pensées vont à ces défenseurs, combattants hommes et femmes, officiers, soldats, et civils vivant terrés dans des caves, survivant à tout, mourant surtout. A ces hommes, soldats et ouvriers brûlant vif plutôt que de quitter leur poste défensif, à ces téléphonistes hommes et femmes, courant sous le feu pour réparer les fils endommagés. A ces estafettes traversant la ville avec une chance de survie minime, à ces infirmières de 18 ans, la musette et le cur en bandoulière rampant auprès des blessés et tombant sous les balles allemandes. A ces aviatrices, surnommées par les allemands "les sorcières de la nuit", volant en rase motte dans leur avion de bois et de papier, à portée de tir, et larguant leurs bombes sur les lignes ennemies. A ces sapeurs chargés de nettoyer les maisons occupés par les troupes allemandes. A ces tireurs délite, chasseurs de lOural ou sibériens ayant quitté leur lointaine taïga natale pour défendre cette ville du Sud, à tous ces soldats, comme ces fusiliers de la Garde, traversant la Volga sous les bombes, face à la ville en flammes, en route pour lenfer. A ces officiers aussi, comme Tchouikov, Emerenko, Vatoutine, Rodimtsev, Voronov... et puis Rokossovski
Konstantin Konstantinovitch Rokossovki,
russo-polonais, soldat dhonneur talentueux, intelligent, victime des purges de 37, ayant survécu aux tortures du NKVD de Béria, et qui fut tiré de sa geôle en 40 pour pallier au manque cruel dofficiers, victimes expiatoires de la paranoïa stalinienne. Gravement blessé devant Moscou, il sera promu commandant du front du Don par la Svatska fin 42 et désigné comme responsable de la liquidation finale de lennemi. Il tenta de négocier une reddition allemande, envoya par deux fois des émissaires dans les lignes allemandes afin de limiter la casse. En vain. Paulus refusa. Et ce fut à l'aube du 10 janvier que l'ultime offensive "Cercle" fut lancée. A 6h05, l'ordre d'ouvrir le feu fut donné, et durant 55 minutes, 7000 canons, mortiers et katioucha roulèrent tel un tonnerre apocalyptique. D'une façon si intense, qu'un officier d'artillerie soviétique, le colonel Ignatov, déclara qu'il n'y avait que deux façons de sortir d'un pareil déchainement : mort ou fou. La 6e Armée affamée, épuisée, reçut le coup de grâce, malgré une résistance acharnée et même extraordinaire si l'on considère son état de faiblesse physique et matérielle. Acharnement qui coûta au cours des trois premiers jours de l'offensive 26 000 soldats aux armée soviétiques du front du Don, ainsi que la moitié de leurs chars. Cest à tous ceux là, illustres ou inconnus, à qui je rend hommage,
Et limposant monument juché sur le Kourgan Mamaï rappelle à tous, cette bataille historique. La Mère Patrie veille sur ses enfants tombés pour elle, il y a 70 ans. Et je les salue. Que la terre leur soit légère
---------------------------------------------- Sources : Carnet de Guerre, Vassili Grossman Stalingrad, Anthony Beevor Le devoir dun soldat, Konstanttin K. Rokossovski La guerre na pas un visage de femme, Svetlana Alexievitch
Edité le 24-01-2013 e 17:44:30 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 25-01-2013 à 15:12:15
| | LA BATAILLE DE STALINGRAD MÉRE DES BATAILLES CONTRE LE NAZISME ET LA BARBARIE FASCISTE (2e partie) 1) La défense de lemblème du courage soviétique. Ce 12 septembre 1942, alors que le monde était en haleine et tentait de sinformer sur la situation, on aurait pu penser sur le plan purement théorique de la stratégie militaire, quil était inutile voire impossible de défendre Stalingrad, tant la puissance nazie était supérieur en nombre et en armement. Mais comme une théorie reste une théorie lorsquelle nest pas mise en pratique, les faits sont là et lhistoire aussi, Stalingrad à jamais restera lemblème du courage et de la résistance de la nation soviétique. Celui du plus grand affrontement de classes et de masses, entre communistes et fascistes. Cest dans ces conditions extrême que la défense de la principale partie de Stalingrad fût confiée au Général Tchouïkov et les troupes de la valeureuse 62ème Armée pour louest, et à la 64ème Armée du Général Choumilov au sud. Le front sentendait ainsi sur 65 kms au sein même des faubourgs de la ville. Le 13 septembre, le commandement nazi dirigé par Von Paulus, ordonna un assaut sur Stalingrad. Cest ce jour-là que commençait un combat dun acharnement inégalé et dune intensité sans précédent qui dura jour et nuit jusquau 2 février 1943 dont nous fêtons les 70 ans cette année. Le 14 septembre, les troupes nazies pénétra dans le centre-ville allant presque jusquà la gare n°1. La 13ème division de la Garde Soviétique, commandée par le Général Rodimtsev, débarquait sur les rives de la Volga et se mit alors en position de défense dans la nuit du 15 septembre pour ensuite partir à lassaut et faire reculer lavant-garde nazie. Mais la ville était en feu et la situation de plus en plus difficile, malgré le courage et les sacrifices héroïques, la ville était bombardait jour et nuit. Voilà comment le grand écrivain Constantin Simonov, avait décrit la réalité de la situation à Stalingrad : « Des centaines de milliers de bombes et dobus ont été lancées sur la ville, qui se trouvait constamment sous le feu des canons, des avions et des lance-mines. Des obus avaient percés les immenses citernes et le pétrole en flamme se répandait dans les tranchées. La terre brûlait, la Volga brulait, Stalingrad brûlait. Les incendies, il est vrai, sépuisaient assez vite, car après avoir brûlé quelques maisons, le feu arrivait dans des rues déjà calcinées. Mais la ville était si grande, quil y avait toujours des incendies quelque part. On sétait bientôt habitué à cette lueur permanente comme un élément nécessaire du paysage nocturne. Depuis la rive opposée de la Volga, le panorama ressemblait surtout à un paysage fantastique. Le fleuve grondait et bouillonnait, et au-delà du fond de la nuit, sur toute la largeur de lhorizon, les colonnes rouges des incendies; et plus loin, dans le ciel noir, leurs reflets écarlates dansaient. Des colonnes de feu arrachant aux ténèbres des secteurs de la ville, éclairaient les zigzags capricieux des maisons effondrées, des toitures éventrée, des immenses réservoirs dessence broyés comme des rouleaux de papier » Quand on lit ce passage, on a limpression dêtre sur place en 1942
Jusquau 24 septembre, des combats acharnés se poursuivaient, mais les troupes fascistes composées des éléments de la SS, réussirent à semparer dune grande partie sud de la ville. Chaque rue, chaque pâté de maison, chaque immeuble étaient des lieux de combat. Le tireur délite Vassili Zaïtsev a très bien formulé la force et la détermination des soviétiques à défendre Stalingrad : « Au-delà de la Volga, il ny a point de terre pour nous. Par la volonté de la Patrie et du parti Communiste dUnion Soviétique, les routes qui mènent au-delà de la Volga sont interdites » Les combattants de lArmée Rouge tenaient jusquà la mort, toujours avec fermeté et acharnement à repousser lennemi fasciste. Ils multipliaient les modèles de maîtrises militaires et infligeaient de lourdes pertes aux nazis en manifestant sans cesse un héroïsme collectif sans exemple. Le monde entier suivait le courageux combat des Stalingradiens face aux barbares nazis. Du 27 septembre au 8 octobre, les cités ouvrières et le quartier populaire dOrlovka, furent le théâtre de combats très violents et de nombreux faits darmes. Cest là que le soldat-marin Mikhaïl Panikakha y accomplit un exploit héroïque en repoussant lennemi dans la cité de Krasny-Oktiabr. A cours de grenades, il détruisit un char nazi à laide de deux cocktails molotov, le premier pour enflammer le char, lautre pour faire exploser le moteur. Dautres combats héroïques se déroulaient aussi dans les airs où certains jours les pilotes soviétiques effectuaient entre 8 et 10 missions par jour : ils avaient à peine le temps datterrir, de refaire le plein de carburant et de munitions, et de repartir à lassaut des troupes nazies. Du 4 octobre au 19 novembre, une nouvelle lutte sengageait autour des usines Krasny-Oktriabr ainsi quaux abords de la Cité du Marché. A cette étape de la bataille, les lignes soviétiques qui tenaient la ville avaient une largeur entre les 1eres lignes et la Volga, comprise entre 500 m et 3 kms, cétait presque du corps à corps. Les troupes étaient exténuées et larmement et les munitions faisaient défaut. Les nazis au prix de pertes énormes, avaient réussi à semparer des hauteurs dominantes doù ils pouvaient et tenir sous le feu toutes la profondeur des défenses de Stalingrad. De plus, des milliers davions attaquaient sans cesse, ne laissant aucun répit aux DCA soviétiques ni aux troupes de résistance, cest-à-dire que lArmée Rouge avait à ce moment-là, une très faible marge de manuvre. Cest ainsi que le commandement suprême pris la décision la plus grande partie de lartillerie soviétique sur la rive Est de la Volga. Et malgré ce déluge de feu et de sang, les défenseurs de Stalingrad, ayant leurs étatsmajors en première ligne, près deux et en exemple, tenaient bon, leur sang-froid, leur courage et leur détermination étaient aussi forts que leur fermeté face à cet ennemi fasciste. Dans ces conditions difficiles, pendant la lutte pour la ville, les troupes soviétiques repoussèrent 700 attaques ennemies, car par milliers les défenseurs avaient conscience que dans cet enfer où les nerfs des hommes semblaient condamnés à craquer, se décidait le sort de la Nation Soviétique et le sort de la révolution de 1917. Ce qui fît dire à Léonid Brejnev dans son discours lors de linauguration du mémorial de la bataille de Stalingrad (Volgograd) : « Imaginons pour un instant ce qui se passait alors. Dans ces ruines fumantes de limmense ville, on se battait à mort. Les murs sécroulaient, la Volga brûlait, les hurlements des avions attaquant en piquet se mêlaient au grincement des chars, des milliers dexplosions se fondaient dans un seul grondement immense, et il semblait inconcevable que lhomme puisse survivre et tenir dans cet océan de feu. Mais le Peuple de Stalingrad a tenu, la glorieuse Armée Rouge, du général au soldat, a tenu, la Patrie du Socialisme a tenu et a vaincu » Le 28 septembre, le nom du Front de Stalingrad était changé, il devint le Front du Don. Le 30 septembre, il fût placé sous les ordres du Général Rokossovski, et dans le même temps, le Front du Sud-Est devenait le Front de Stalingrad. De fin septembre à fin octobre, pour aider et soulager les défenseurs de Stalingrad, les troupes soviétiques entreprenaient des opérations offensives au Nord-Ouest et au Sud. Ces offensives permirent dune part dobliger létat-major allemand à transférer des troupes vers dautres secteurs, et de lautre, de dégager un défilé entre les lacs situés au sud de la ville. Et la flottille militaire soviétique de la Volga devint plus active. Une partie fût vouée à approvisionner, par milliers de tonnes, des vivres et des matériels aux défenseurs de la ville, à évacuer les blessés et à débarquer des dizaines de milliers de combattants. Lautre, se servait de son artillerie pour soutenir les troupes au sol. Ceci semble peut-être répétitif, mais limmense fermeté, le courage et linébranlable volonté de vaincre le fascisme, fût le résultat du travail constant des commissaires politiques soviétiques qui furent sans cesse aux côtés des troupes en prenant les mêmes risques quelles et en participant aux combats. Près des masses, près de la classe, ils ont su donner lexemple et inspirer les combattants pour des actions héroïques qui restent dans lhistoire même 70 ans plus tard. Reculer dun mètre sans combattre était impensable et ladversaire fasciste, quand il pouvait avancer, ne pouvait le faire quau moment où il ne restait plus aucun combattant soviétique sur sa route. Une loi de fer avait été instaurée : chaque maison était une forteresse imprenable à défendre, et la garnison qui la tenait devait se considérer comme invincible. Cet exemple dune maison qui ensuite reçu le nom de « La maison Pavlov de la Gloire du Soldat » , illustre cette volonté des combattants-défenseurs de Stalingrad, eux qui sans le savoir, tenaient le sort de lhumanité toute entière dans leurs mains et avec leur sang. Le 29 septembre, exécutant les ordres du commandement de la 13ème division dinfanterie de la Garde Rouge, un groupe de quatre éclaireurs commandé par le sergent Yvan Pavlov et composé par les soldats Alexandrov, Glouchtenko et Tchernogolov, délogea les allemands dun immeuble de quatre étages situé rue Penzenskaïa. A quatre pendant deux jours pour résister aux assauts des troupes de choc nazies, le groupe fût rejoint par lintrépide lieutenant Afanassief. Les 5 hommes, comme les cinq doigts dune main ferme, furent ensuite rejoints par 19 hommes du lieutenant. Soumis à des bombardements, puis à des tirs dartillerie et des assauts appuyés par des chars, les 24 héros ont tenu la position en repoussant toutes les tentatives de lennemi pendant 56 jours et 56 nuits. Ceci est bien lexemple de la détermination, de la maîtrise militaire et de la volonté politique des soviétiques de vaincre cette armée fasciste qui ne faisait ni de cadeaux ni dailleurs de prisonniers. Ceci pour faire comprendre aux « humanistes » contemporains, les raisons du traitement des troupes fascistes vaincues en février 1943
Le 10 octobre, les nazis déclenchaient une vaste et violente offensive contre les unités soviétiques qui défendaient lusine de tracteurs située sur la route de la Volga. Dimportants bombardements ébranlèrent le dispositif de défense et les allemands tentèrent de se ruer vers le fleuve, mais pendant un mois, les troupes soviétiques, malgré leur infériorité numérique, ont fait échouer les plans du commandement nazi. Un document écrit par lhistorien militaire allemand, survivant de Stalingrad, Hans Doerr, décrit cette offensive contre lusine de tracteurs : « De toutes les parties du front, et même des flancs des troupes placées sur le Don et dans les steppes Kalmyks, on faisait venir des renforts, unités du Génie et unités antichars qui étaient pourtant indispensables là où elles étaient prélevées. Cinq bataillons du Génie aéroporté, venu dAllemagne, étaient largués au cur même des combats, appuyés par la totalité du 8ème corps aérien. Nos troupes avancèrent de deux kilomètres mais ne purent briser dans les temps la résistance des trois divisions russes qui défendaient lusine de tracteurs ni semparer de la rive de la Volga » Mais les troupes allemandes parvinrent à leur fin le 11 novembre 1942 en débouchant sur un étroit secteur au sud de lusine et sur la Volga. Cette nouvelle position allemande coupait ainsi la 62ème armée soviétique des troupes qui combattaient les waffen-ss au centre de Stalingrad. LArmée Rouge qui défendait Stalingrad se trouvait ainsi scindée en trois parties. Les principales forces de la 62ème armée défendaient solidement le territoire de Krasny-Oktiabr, du nom de lusine ainsi quune étroite bande en bordure de ville qui débouchait sur la rivière Tsaritsa. Deux autres corps défendaient eux la cité du Marché ainsi quune partie de lusine Barricady. améliorer Chaque possibilité de contre-attaquer était exploitée pour infliger de lourdes pertes à lennemi fasciste. Lhéroïsme collectif était devenu la règle des défenseurs de Stalingrad qui avaient une maîtrise croissante des combats de rues. Ainsi lexploit du soldat des transmissions Matvéi Poutilov qui fût connu sur tout le front soviétique par un tract : « Soldat de la Garde ! Sois ferme comme Matvéi Poutilov. Cétait un simple soldat des transmissions et il se trouvait là où les obus et les mines ennemis coupaient les câbles et mettaient hors détat les transmissions, le nerf de la guerre de la défense de Stalingrad. Ayant rétabli la liaison, il mourut héroïquement en serrant le câble entre ses dents. Vengeons Matvéi ! » Dans les combats pour Stalingrad, les troupes fascistes subissaient dénormes pertes. Les abords de la ville étaient jonchés de carcasses de chars, de camions et davions, mais aussi des corps mutilés de milliers de soldats et dofficiers nazis. Les nazis eux-mêmes désignaient avec épouvante le chemin de la ville comme « la route de la mort » et chaque mois, lAllemagne se trouvait dans lobligation denvoyer sur le front, 250 000 soldats et officiers ainsi que des quantités immenses de matériels : munitions, chars et artillerie
et tout cela brulait devant Stalingrad
Même si, pour se justifier de cette défaite, les militaires allemands appellent cette bataille « le Verdun russe », il faut rappeler que Stalingrad nétait pas une ville fortifiée mais une ville ouverte. Et si cette ville héroïque devint une forteresse, ce nest pas grâce à des fortifications militaires comme la annoncé Radio-Londres en octobre 1942, mais grâce à des défenseurs soviétiques, militaires et civils, qui se battaient pour la Patrie et contre un ennemi de classe qui voulait les détruire et les réduire au rang de sous-hommes et desclaves. Mais ces défenseurs héroïques nauraient jamais pu tenir tout au long de ces six mois denfer, sans une forte conscience politique et sans les milliers de travailleurs qui dans les usines et les kolkhozes, uvraient jour et nuit pour assurer lapprovisionnement et permettre ainsi lécrasement final de la plus grande armée jamais déployée sur un sol étranger. Larmée nazie a perdu entre juillet et novembre 1942, 700 000 soldats et officiers, tués ou blessés, plus de 1000 chars, plus de 2000 canons et 1400 avions. 30 % des survivants ont été blessés au moins une fois, et 14% au moins deux fois. 85% des pertes nazies ont eu lieu en URSS. Le monde entier suivait la bataille de Stalingrad et admirait le courage des soviétiques et de lArmée Rouge. A Moscou, à Washington, à Londres, à Alger, à Paris et même à Berlin, Rome et Tokyo, partout on comprenait que lissue de la guerre se décidait sur les bords de la Volga. Ainsi à postériori, on comprend mieux linquiétude anglaise et américaine quand deux ans plus tard, les troupes soviétiques fonçaient sur Berlin en balayant sur son passage toutes les résistances nazies. Quoi quil en soit, voilà le télégramme envoyé par Roosevelt le 20 octobre à Staline pendant les jours les plus difficiles de la bataille de Stalingrad : « Les Etats-Unis comprennent bien que lUnion Soviétique porte le principal fardeau de la lutte contre le nazisme et consent les plus grands sacrifices pour lannée 1942 et je puis affirmer que nous admirons beaucoup la merveilleuse résistance de votre pays fait preuve ainsi que votre peuple
Courage ! » La défense de Stalingrad a montré au monde, quelles étaient les qualités morales et militaires des troupes et du Peuple soviétiques, leur fermeté indestructible et leur grand héroïsme dans cette bataille de Stalingrad qui engagea 1.7 millions hommes et femmes des deux camps, dont 266 divisions nazies. Aussi, après la guerre, des historiens occidentaux, bourgeois et revanchards, assistés de généraux fascistes battus ont tenté de falsifier lhistoire et de minimiser la signification des combats et des efforts héroïques de la grande armée des soviets, la grande Armée Rouge, dans la bataille de Stalingrad. Langlais John Frederick Fuller affirmait quen été 1942, Hitler aurait dû frapper Moscou pour priver les troupes soviétiques de leur mobilité, et occuper le centre des grandes lignes de communications, pour nenvahir quensuite les régions industrielles. Liddell Hart, un autre britannique, a lui expliqué que les revers des troupes allemandes sont le fait de lobstination dHitler à semparer de Stalingrad, la ville de Staline. Enfin lhistorien allemand (ouest) affirmait que léchec des troupes allemandes devant Stalingrad est dû à léparpillement des forces vers Stalingrad et vers le Caucase. Pourtant, lessentiel nest pas la succession de ce quils considèrent comme des erreurs dHitler, mais bien la défaite des armées nazies et la victoire de lArmée Rouge à Stalingrad, préambule de la chute du IIIème Reich. Ces historiens bourgeois dhier et daujourdhui, oublient trop vite que les plans du haut commandement allemand ont été approuvés par Hitler, et quils nont pu échouer que grâce aux efforts héroïques de lensemble du laborieux Peuple dUnion Soviétique et de la force de lArmée Rouge, de ses officiers, de ses soldats et de Joseph Staline. Toute cette force unie et déterminée, issue et descendant de la Révolution de 1917, a épuisé et affaiblit les hordes nazies, et elle a contraint lennemi fasciste à se rendre corps et armes après 6 mois de feu, de sang et de larmes. Ainsi, se termina la première partie de lhéroïque épopée de Stalingrad qui fût sans précédent dans lhistoire et qui certainement le restera à jamais. A suivre...
Edité le 25-01-2013 e 15:12:55 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 29-01-2013 à 13:40:13
| | LA BATAILLE DE STALINGRAD MÉRE DES BATAILLES CONTRE LE NAZISME ET LA BARBARIE FASCISTE (3e et 4a parties) 3) La grande victoire finale mûrit. En ce mois de novembre 1942, la fumée des incendies et des explosions sélevait encore au-dessus de la Volga, mais dans et autour de Stalingrad, les soldats de la 62ème et de la 64ème armée soviétique poursuivaient leur lutte avec courage malgré une fatigue cumulée par 4 mois de combats. Mais lancienne supériorité en hommes et en matériels des troupes nazies avait été réduite. Sur laile Sud du front, larmée nazie avait été stoppée dans sa progression et avait été contrainte à passer en position défensive. Toutefois, malgré les énormes pertes subies depuis début août, les fascistes demeuraient dangereux et redoutables. Quelques chiffres qui donnent le tournis et montrent lampleur des forces totales cumulées engagées en novembre 1942, dans cette bataille sur le front soviétique qui allait de la mer baltique aux plaines du Caucase : - pour les allemands, 266 divisions soit 6,2 millions dhommes, soldats et officiers 70 000 canons 6600 chars de combat et canons autoportés 3500 avions. - pour les soviétiques : 391 divisions soit 6,1 millions de soldats et officiers 72 500 canons 6000 chars de combat 3000 avions. Ces chiffres démontrent bien que la supériorité des troupes nazie sétait estompée au fur et à mesure des mois. Sans une économie socialiste planifiée pour satisfaire aux besoins immenses des armées engagées sur le front et de la population, il aurait été impossible den arriver à un tel renversement dune situation que le monde croyait irréversible. Car la conquête entreprise par les nazis dès le 21 juin 1941 avait privé lURSS dun grand nombre de régions industrielles et agricoles mais aussi des moyens humains pour faire face à cette terrible invasion. Sans lEtat soviétique, sans le gouvernement et sans le PCus, le travail immense dorganisation pour réussir à la fois lapprovisionnement en matériels, en vivres et en troupes, les fascistes auraient certainement vaincu
et peut-être quaujourdhui, nous ne pourrions pas écrire ces pages dhistoire. Mais la sous-estimation par Hitler et ses généraux des capacités soviétiques et du peuple dURSS à résister puis à vaincre, a fait que lhistoire a basculé. Cela est prouvé par cette déclaration dHitler le 12 septembre 1942 à lissue dune réunion dans son quartier général à Berlin avec tout son état-major : « Les forces russes sont à la limite de lépuisement. Les russes sont incapables dune large riposte à caractère stratégique susceptible dêtre dangereuse
» Mais dès novembre, lArmée Rouge recevait de plus en plus darmes sophistiquées et de plus en plus fiables ainsi que des quantités croissantes de munitions et de vivres. Grâce à limpressionnant travail entrepris dans les usines et les kolkhozes de larrière, la puissance de feu soviétique redoublée chaque jour, et de fait diminuée la supériorité de ladversaire. Des corps blindés, dartillerie, daviation et dinfanterie, étaient créés pour renforcer les armées soviétiques. Devant cette impressionnante machine de guerre reconstituée en quelques mois, dès la mi-novembre 1942, les conditions favorables se trouvaient réunies pour mettre en déroute les troupes nazies au Sud du Front. Le Commandement Suprême soviétique se rappelant de lépisode des conquêtes napoléoniennes, su détecter à temps la crise qui touchait les troupes fascistes, notamment au Sud et entreprit de préparer une importante riposte contre lennemi. A partir de la situation réelle un plan daction fût élaboré pour lhiver 42-43 avec lobjectif stratégique, de chasser les nazis hors des frontières de lUnion Soviétique. Le commandement allemand était persuadé quà cause des pertes subies entre août et octobre 42 par les troupes soviétiques, lArmée Rouge serait incapable de lancer dimportantes opérations offensives. A partir de là, voyant aussi le terrible hiver russe arriver, les fascistes décidèrent de passer, sur lensemble du front, à une défense stratégique pour garder les positions conquises en attendant le printemps 43. Il navait pas encore conscience du plan élaboré par trois stratèges militaires soviétiques, Staline, Joukov et Vassilevski. Dailleurs le Colonel-Général qui devint ensuite Maréchal, Vassilevski, chef de lEtat-Major écrit sur ce sujet : « il fût décidé que la contre-offensive prévue, devait inclure deux objectifs opérationnels fondamentaux : lun consistant à encercler et isoler le principal groupe de troupes allemandes opérant directement dans les environs de la ville et, comme second objectif, de détruire ce groupement. Pour lencerclement de ce groupe allemand, la principale décision devait, de toute évidence, être recherchée dans la répétition de puissantes attaques concentriques sur les flancs, défendus par de faibles troupes roumaines. Aussi, était-il nécessaire de continuer à porter lattention la plus ferme et la plus rigide de Stalingrad afin de garder en main la ville jusquà loffensive, paralyser et harasser ainsi au maximum lennemi entraîné dans la lutte pour la ville » Cette contre-offensive massive de lArmée Rouge commencera le 19 novembre 1942 à 7h30 4) La contre-offensive de lArmée Rouge. Suite à la réunion avec Staline, les généraux Joukov et Vassilevski se rendirent dans la région de Stalingrad pour étudier sur place, létat des troupes et préciser quelles seraient les forces et les ressources requises pour passer à la contre-offensive. Toutefois, les conditions de la grande contre-offensive étaient perturbées par le mauvais état des moyens de communications telles que les voies ferrées et les routes qui avaient subies des bombardements intensifs. Des troupes considérables devaient franchir la Volga qui en ce mois de novembre, commençait à être prise par les glaces. Mais malgré toutes les difficultés liées au contexte de cet affrontement qui navait jamais cessé une seule heure depuis quatre mois, les troupes soviétiques purent discrètement, en se déplaçant que la nuit ou à la faveur du brouillard et des nuages bas qui ne permettaient pas aux avions de reconnaissance nazis de décoller, se concentrer à la mi-novembre. Quelques jours plus tôt, le 8 novembre 1942, alors quà Munich, les nazis célèbrent le putsch (avorté ) de 1923, les forces alliées débarquent en Afrique du Nord. Dans son discours, Hitler traite cet événement, pourtant majeur, avec ironie. Par contre, tout en étant conscient de la situation sur le front soviétique, il aborde ce quil appelle, comme son prédécesseur Napoléon, la Campagne de Russie et il sécrit en tapant du poing sur son pupitre : « Je voulais atteindre la Volga, cest fait, la Volga est atteinte pour léternité. Je voulais avoir Stalingrad, pourquoi ? Parce que dans cet énorme port de transit viennent se rassembler le pétrole, le minerai de fer, les céréales du Caucase et de lUkraine. Je voulais cette gigantesque plaque tournante quest Stalingrad : eh bien le saviez-vous ? Nous avons Stalingrad. » Mais, malgré un million de bombes et dobus qui ont atteints Stalingrad en quatre mois et les 1.7 millions nazis à son assaut, la ville nest pas prise même si elle est détruite à 95%. Cest donc le 19 novembre 1942 que se mis en action le « plan Uranus », du nom de code de la grande offensive soviétique contre les armées nazies positionnées aux abords et à lintérieur même de Stalingrad, lheure du crépuscule était venue pour ceux qui avaient voulu anéantir le bolchévisme et la révolution doctobre 1917. La tactique première du plan de Staline avait pour but de porter loffensive sur le front sud-ouest par son aile gauche vers le Don. Il fallait déclencher avant que les troupes allemands qui craignaient lhiver, ne soient passées en défensives en ayant accumulé des réserves en armes, munitions et vivres. Les armées nazies positionnées dans cette partie du front de Stalingrad étaient commandées par le Feld-Maréchal Bock. Ces armées qui composées le groupe « B » de larmée nazie comptait 1 millions de soldats et officiers, 10 300 canons, 675 chars de combats et 1200 avions. Sur les flancs de ce groupe, étaient positionnées des bataillons des pays satellites du Reich, Italiens, Roumains, Espagnols, Hongrois et Oustachis croates
dont le moral avait été perçu comme au plus bas par les services de renseignements soviétiques. Les roumains avaient perdu 450 000 hommes depuis le début de loffensive allemande contre lURSS de juin 1941. Pour lensemble des fronts, celui du sud-ouest commandé par le Général Vatoutine, le front du Don commandé par le Général Rokossovski, et le front de Stalingrad commandé par le Général Eremenko, lArmée Rouge comptait à ce moment-là, 1 million dhommes, 13 500 canons, 894 chars et 1400 avions. Ceci est rappelé pour tordre le coup aux falsificateurs militaires bourgeois qui ont voulu réviser lhistoire de Stalingrad en affirmant que lArmée soviétique lors de la contre-offensive du 19 novembre, disposait dune supériorité numérique en hommes et matériels. Pour ces négationnistes, il fallait cacher à tout prix la capacité et la maturité des armées, des dirigeants et des experts militaires soviétiques qui avaient planifié ce plan de contre-offensive qui fût la deuxième phase de lopération stratégique contre le nazisme et dencerclant lensemble des armées allemandes commandées par Von Paulus devant et dans Stalingrad. A 7h30 précises, alors quil y avait un épais brouillard et des chutes de neige importantes, lassaut final commençait quand les milliers de canons de lartillerie soviétique du Front Sud-Ouest et du Don déployèrent un tapis dobus sur lennemi nazi à peine enterré. En une heure, les canons et les Katiouchas soviétiques envoient dans un déluge de sang et de feu, plus de 85 000 obus sur les positions ennemies qui sont abasourdies et surprises par cette attaque. A 8h50 précises comme limposait le plan, les tirs de lartillerie soviétique furent déplacés vers les deuxièmes lignes ennemies, ce qui permit aux troupes dinfanterie de lArmée Rouge de se préparer à lassaut des premières lignes allemandes déjà fracassées par la première vague dobus. A la minute près, un formidable « hourra » mêlé au fracas des obus et au sifflement des balles, retentit sur le champ de bataille, les divisions dassaut soviétiques étaient montées à lassaut. Brisant la résistance ennemie et repoussant chacune de ses tentatives de contre-attaques, les unités soviétiques avaient à 11h00, avancé de 4 à 5 kilomètres. Et cest toujours à cette heure programmée, que les blindés de lArmée Rouge entrèrent en action pour briser définitivement le front nazi pour se diriger vers le Sud. Dans la soirée du 19 novembre, la progression des divisions de lArmée Rouge du Front sud-ouest, étaient de 20 à 35 kilomètres. Sur le Front du Don situé au Nord de Stalingrad, le commandement suprême soviétique avait été informé que le commandement allemand y avait déployé des unités délite composées de waffen-ss. Il fût alors décidé de nengager, le premier jour, quune partie des troupes soviétiques dinfanterie et mécanisée. Se heurtant à la forte résistance des troupes de choc nazies, les divisions commandées par le Général Rokossovski, ne purent avancer que de 3 à 5 kilomètres, ne brisant les lignes ennemies que dans quelques secteurs. Conformément au plan, ce nest que le 20 novembre à 7h30 que le Front de Stalingrad devait sengager dans cette contre-offensive, mais il y a avait des conditions météorologiques très difficiles et brouillard ne permettait aucun tir. Au QG du commandement suprême, le Général Joukov simpatientait et lança un : « quand allez-vous commencer ? » au chef détat-major du Général Eremenko qui lui répondit : « Mon Général, le Général Eremenko ne se prélasse par dans un fauteuil, il est sur le devant du front et na pas le pouvoir de dissiper le brouillard, nous navons pas dormi mais le moral est bon Camarade Général » Le général Eremenko évoquera le début de cette journée historique pour les combattants héroïques positionnés à lintérieur de Stalingrad : « A 7h30, je me trouvais au QG avancé de la 57ème Armée. Un brouillard de plus en plus dense réduisait malheureusement la visibilité à 200 mètres. Les artilleurs sénervaient devant cette situation et le temps perdu. Il fallut retarder dune heure, puis dune autre encore, louverture de la préparation dartillerie. A 9h00, tout le monde est dans lattente du signal, linfanterie est collée au sol et prête à bondir sur lennemi. Tous les servants dartillerie se trouvaient prêts à leur poste, ils chargèrent leurs pièces pour les rendre prêtes à tirer à la seconde. Au loin, on entendait le vrombissement des chars qui faisaient chauffer les moteurs. Le brouillard commence à se lever, la visibilité approche de la normale. A 9h30, lordre est donné de déclencher la préparation dartillerie à 10h00. Voilà comment, sur le Front de Stalingrad, le début de la contre-offensive fût retardé de deux heures trente à cause du brouillard» A 11h00, après une heure de tirs dartillerie, les troupes de Stalingrad passèrent à loffensive, un moment quils attendaient depuis 4 mois. Les défenses nazies furent percées par linfanterie puis les corps blindés se ruèrent dans la brèche, semant la terreur parmi les troupes allemandes en quasi débâcle. Pour cette seule courte journée du 20 novembre, les groupes dassaut du Front de Stalingrad avaient progressé de 16 à 20 kilomètres. Loffensive soviétique prenait de lampleur et les berges de la Volga étaient devenues un immense dépôt de munitions, darmes, de chars, de camions, de canons, de vivres et de vêtements. Par un flot ininterrompu, tout ce qui était nécessaire pour les fronts, arrivait de toutes les usines et kolkhozes dURSS pour saccumuler dune manière planifiée et organisée sur le bord du fleuve. Tout ceci nétait possible que grâce au courage exemplaire des marins de la flottille militaire fluviale de la Volga, qui subissaient à la fois les bombardements de lartillerie nazie et les attaques des avions et la glace qui commençait à prendre le fleuve. Armés, nourris et équipés, les soldats soviétiques poursuivaient jour après jour leur percée dans les défenses ennemies qui reculaient après de lourds sacrifices humains. Les trois fronts développaient leur offensive en profondeur, repoussant une à une les contre-attaques, sans toutefois sengager dans de longs combats au corps à corps, mais en encerclant une à une les positions ennemies pour ensuite les nettoyer avec les blindés. Cette tactique permettait aux armées soviétiques de pourvoir sengouffrer et davancer rapidement sur 70 kilomètres en 24h00, un choc pour les soldats allemands et leurs officiers, habitués à gagner. Nourries dun fort instinct antifasciste et dune haine accumulée depuis juin 1941 à légard des nazis qui avaient perpétrés des massacres, les troupes soviétiques opéraient avec héroïsme et courage, même parfois avec une hardiesse indéfinissable. Ainsi, laction menée par un détachement davant-garde sous les ordres du Lieutenant-Colonel Filippov est très démonstrative de cette volonté de vaincre. Ce détachement était composé de deux compagnies motorisées comprenant 60 hommes, cinq chars et quelques voitures blindées, ces véhicules avaient été pris aux allemands et retapés pour la mission. Il avait reçu comme mission davancer vers le Don à la faveur de la nuit et de semparer dun pont sur le fleuve situé au nord de la ville de Kalatch. Vers 3h00 dans la matinée du 22 novembre, le détachement arrivait à proximité du pont. Quelques déclaireurs furent envoyés pour évaluer la situation et découvrirent que les soldats allemands qui semblaient ne courir aucun danger, étaient regroupés autour dun feu pour se réchauffer. Le Lieutenant-Colonel Filippov comprit vite son avantage à leffet de surprise, et il prit la décision très hardie de se diriger vers le pont avec ses tanks et ses voitures, tous feux allumés. Le détachement soviétique sapprocha du pont et le traversa sans un seul coup de feu, les soldats allemands étant persuadés quil sagissait des leurs. Arrivés sur lautre rive, une fusée rouge fût lancée et tous les soldats allemands furent tués, le Lieutenant-Colonel Filippov pu ainsi organiser la défense du pont qui était dune grande importance pour la suite des opérations. Malgré un encerclement par les forces nazies, le pont fut tenu jusquà larrivée des unités de blindés, ce nétait donc pas le scénario du pont trop loin. Ainsi, grâce à la hardiesse du stratagème du jeune Lieutenant-Colonel Filippov et de ses hommes, les unités blindées soviétiques pouvaient passer sur lautre rive du Don et poursuivre leur avancée destinée à couper la retraite des forces nazies se trouvant aux abords de Stalingrad. Cet exploit valut au Lieutenant-Colonel Filippov le titre de Héros de lUnion Soviétique qui lui fût remis par Staline, le Commandant en Chef de lArmée Rouge sur ce Front. Tous les soldats et officiers du détachement furent aussi décorés de la médaille du Courage. Au 5ème jour de la contre-offensive, le 23 novembre, se réalisa la jonction de deux des trois fronts soviétiques aux abords du village de Sovietski, un nom prédestiné, dans les environs de la ville de Kalatch. Ainsi, cette jonction prévue par le plan stratégique de la contreoffensive, faisait converger les armées venues du Nord, la 26ème division blindée du Général Rodine et les unités du 4ème corps blindé du Général Kravtchenko, avec le 4ème corps mécanisé du Général Volski venu du Sud. Le résultat de ce plan est impressionnant, puisque 22 divisions délite nazies et 160 unités blindées de la 4ème et de la 6ème armée de la Wehrmacht détachées en renfort, soit 330 000 soldats et officiers allemands qui se trouvèrent encerclés et coupés de toute retraite possible par lArmée Rouge. Il faut aussi rendre hommage à laviation soviétique durant ces premiers jours de la contre-offensive, notamment du 24 au 30 novembre quand le temps permettait les décollages. Durant ces six jours, les pilotes effectuèrent 6000 missions dont les deux tiers étaient engagées directement sur le champ de bataille en appui des forces au sol. La période la plus délicate se trouvait donc achevée victorieusement, puisquen plus des 330 000 allemands encerclés, 12 divisions roumaines furent mises en déroute. Mais attardons-nous un peu sur ces divisions roumaines mises en déroute, puisque le commandant en chef des forces roumaines, le Maréchal Antonesco envoya ce message urgent le 22 novembre à lattention directe dHitler : « Daprès les renseignements reçus de lEtat-Major général roumain avec lequel jai été en contact permanent toute la journée, il ressort que la situation de la 3ème Armée est très grave et que celle-ci ne dispose daucune réserve. Nous avons appris que des éléments de la 4ème et 6ème Armées allemandes, sont arrivés le 18 mais quelles ne pouvaient entrer en action avant le 28 ou 30 novembre, de sorte que nous allons devoir tenir entre 6 et 8 jours dans la même situation, ce qui à mon sens est impossible. Le Général Lascar qui commande nos vaillantes troupes roumaines est encerclé et na plus de munitions alors quon lui en a promis. En raison de la situation présente et compte tenu du trop long délai quexigera lentrée en action des forces nouvelles, le Général Lascar ma demandé des ordres directs mais je me suis refusé à interférer par un ordre personnel dans la conduite des opérations, mais je préférerais que le Général Lascar fût autorisé à se retirer. Dans le cas contraire, le groupe roumain risque dêtre complétement anéanti puisque son ravitaillement en vivres et munitions nest pratiquement plus possible à assurer
» Le 23 novembre, Hitler répond à Antonesco : « Je suis intimement convaincu que, comme cela sest déjà produit si souvent dans la campagne contre les soviets, le dernier mot restera au meilleur commandement et aux meilleures troupes, et que celles-ci triompheront rapidement du succès initial de ladversaire rouge. Je vous serais particulièrement reconnaissant de bien vouloir insuffler aux commandants en chef de vos armées, une impulsion dans ce sens. Je dois une mention toute spéciale pour la brillante attitude du Général Lascar. Cest pourquoi, en reconnaissance de ses éminents services, je lui ai conféré à titre exceptionnel, le grade de Chevalier avec feuilles de chêne de la Croix de fer, il est le premier des officiers alliés à être honoré de cette distinction » Le même jour, les quatre divisions roumaines se rendent après avoir épuisé leurs dernières cartouches, et Lascar est fait prisonnier. Le Général Heim, commandant de la 22ème division blindée allemande est accusé par Hitler de navoir pas sur porter secours à Lascar. Heim est exclu de larmée, emprisonné dans la prison de Moabit, près de Berlin et sera relâché au mois de mai suivant sans un mot dexplication. Ce désastre des troupes roumaines entraîne celui du 11ème corps de la 6ème armée allemande qui doit se replier en utilisant les ponts provisoires construits en août par le Colonel Selle, chef du Génie allemand. Par ailleurs, cela produit une autre conséquence sérieuse pour larmée nazie, puisque Von Paulus, le commandant en chef du front allemand, doit évacuer son PC de Goulounbinskaïa pour sinstaller 15 kilomètres plus loin à Gomrak. On peut simaginer que ce 23 novembre 1942, Von Paulus aura mesuré toute la gravité de la situation quHitler se refuse à voir, mais aussi la qualité et la force de lArmée Rouge, aussi nous verrons plus tard comment ce Général devenu Maréchal rendra hommage aux vaillants combattants soviétiques après sa capitulation le 2 février 1943. Ainsi, une brèche de 300 kilomètres était pratiquée dans les lignes de défense ennemies, donnant ainsi linitiative dactions, non plus au commandement nazi mais au commandement soviétique qui pouvait ainsi se préparer à la seconde phase de la contre-offensive, celle qui allait mener à la capitulation deux mois plus tard. Dans léditorial du 24 novembre de la Pravda, on peut ainsi lire ceci : « Cest avec une joie immense que le peuple soviétique apprend le succès de loffensive de nos troupes devant Stalingrad. Ayant rompu les lignes de défense ennemies, les troupes soviétiques ont avancé de 60 à 70 kilomètres, pris la ville de Kalatch à louest de la ville héroïque de Stalingrad sur les rives du Don, pris la gare de Krivomouz-GuinskaïaSovietsk, pris la gare et le bourg dAbganérovo et ainsi coupé les deuxvoies ferrées sui servaient à ravitailler les troupes ennemies à lEst du Don. Les agresseurs germano-fascistes ont subi une défaite sérieuse : 6 divisions dinfanterie et 1 division blindée ont été anéanties par nos troupes et de lourdes pertes ont été infligées à 7 divisions dinfanterie ennemies et à 2 divisions blindées. Nos troupes ont compté 14 000 cadavres de soldats et dofficiers ennemis sur le champ de bataille et 19 000 prisonniers ont été faits en 3 jours. Depuis bientôt quatre mois, des combats sans précédent se livrent dans la région de Stalingrad. Le monde entier suite la bataille géante qui se déroule sur les bords de la Volga. Et maintenant voici venue lheure triomphale de la revanche, lheure attendue de succès éclatants de nos troupes devant Stalingrad, la ville des héros de lUnion Soviétique » Avant dattaquer la deuxième phase de la contre-offensive soviétique, revenons un instant sur les différences dappréciation de la situation entre le Général Von Paulus et son Etat-Major sur place et Hitler et ses ministres qui se trouvent à des milliers de kilomètres du front. Hitler ayant donné lordre de sinstaller en « hérisson » entre le Don et la Volga, Von Paulus lui adresse ce message quelque peu dramatique et alarmiste : « Mein Fürher, depuis réception de votre télégramme du 22 novembre dans la soirée, lévolution des événements ici sest précipitée. Lennemi na pas encore réussi à fermer la poche à louest et au sudouest, mais ses préparatifs dattaque de ce côté se dessinent. Nos munitions et nos réserves de carburant tirent à leur fin. De nombreuses batteries et armes antichars ont épuisé leurs réserves. Il est exclu quun ravitaillement suffisant puisse leur être assuré à temps. Notre armée court au-devant de son anéantissement si, dans un délai très court, elle ne réussit pas, en rassemblant toutes ses forces, à battre définitivement lennemi venant du Sud et de lOuest qui lassaille. Mein Fürher, il est indispensable pour cela de retirer de Stalingrad et du Front nord, toutes nos divisions. La conséquence inévitable sera que notre armée devra percer en direction du sud-ouest, car ni le Front Nord ni le Front Est ne peuvent tenir. Certes, nous y perdrons sans doute un important matériel, mais la majorité de nos valeureux combattants et une partie de larmement seront sauvés. Je prends sur moi toutes les responsabilités de vous faire cette grave communication, tout en vous signalant que les généraux Heitz, Strecker, Hube et Jaenecke partagent entièrement mes vues sur la situation. Je vous demande à nouveau, en raison de cette situation, de me donner toute liberté daction » Von Paulus était persuadé quHitler allait lui donner une réponse favorable vue la situation, et il donne lordre de rassembler 220 chars Tigre de la dernière génération afin de briser lencerclement au SudOuest, mais la réponse arrive de Berlin et elle est impérative : «Attendez votre libération par lextérieur, nayez quune préoccupation et une seule : tenir à tout prix ! » Malgré les objurgations de lEtat-Major contre cet ordre qui nest pas en lien avec la réalité de la situation, Hitler refuse de changer sa décision et laisse Von Paulus à son destin. Ce qui fera dire à Von Paulus plus tard dans ses mémoires : « Lhomme en grande partie responsable de cette obstination, est Goering qui fût un fanatique avant dêtre un Maréchal du Reich » En effet, Goering sétait fait fort dassurer au quotidien par avions, un ravitaillement de 600 tonnes de munitions et de vivres aux forces encerclées. Mais ce fût un échec total grâce à la détermination de la DCA et de la Chasse soviétiques. Dans ses carnets, le Général Von Richthofen note ceci : « Tous nos Junker sont partis en ravitaillement. Il ne nous en reste plus que 30. Hier nous en avons perdu 22, aujourdhui 9, que faire ? Va-t-on abandonner la 6ème Armée à son sort ? » Le 30 novembre, le Commandement Suprême de lArmée Rouge communique : « au 10ème jour de la contre-offensive, 14 divisions allemandes et alliés ont été écrasées, 100 000 morts et 66 000 prisonniers parmi les nazis, 2000 canons, 4000 mitrailleuses et 1300 chars nazis détruits ». Larmée nazie goûte là sa première déroute face à une Armée Rouge de plus en plus excellente dans son offensive. Les corps blindés et mécanisés étant en position dencerclement du gros des troupes allemandes dans la région de Stalingrad, des unités de cavalerie et dinfanterie soviétiques débouchaient sur le Tchir et lAksaï pour former un front extérieur à lencerclement. En effet, le plan stratégique de contre-offensive soviétique avait anticipé que le commandement allemand et Hitler nallaient pas se résigner si facilement devant cette situation dencerclement de près de la moitié des troupes nazis sur place à Stalingrad, ni le fait dabandonner les rives de la Volga. Pour rétablir la situation et rompre lencerclement, des renforts nazis arrivaient de toutes les armées et unités déployées sur le front soviétoallemand et étaient prélevés en Europe occidentale. Le commandement nazi prit la décision de contre-attaquer à partir de Kotelnokovo et de Tormossine avec des armées reconstituées nommées « larmée du Don » commandée par le fasciste et expérimenté Feld-Maréchal Manstein. Elle comptait 30 divisions et avait pour mission de briser lencerclement et se faire la jonction avec la 6ème Armée nazie prise au piège. Ce nouveau plan nazi avait pour nom de code « Orage dHiver » et le signal de lattaque était « coup de tonnerre ». Le Commandement soviétique ayant compris la stratégie de l adversaire qui consistait à briser lencerclement en ouvrant une brèche dans les deux lignes de lArmée Rouge afin de permettre à la 6ème Armée nazie de séchapper, il fixa comme objectif aux armées soviétiques du Don et de Stalingrad, la destruction des troupes ennemies encerclées. Dans le même temps, lobjectif du plan était danéantir complétement la 8ème Armée italienne et ce qui restait de la 3ème Armée roumaine qui déjà avait été repoussée sur le rivière Tchir et vers la région de Tormossine. Cette opération contre les armées italienne et roumaine avait comme nom de code « opération saturne » et devait commencer le 15 décembre. Le 12 décembre, Manstein déclencha « Orage dhiver » pour dégager lae6ème Armée allemande. Larmée du Don nazie passa à loffensive avec des troupes de choc et 400 blindés de type nouveau, le T5 Tigre qui était le plus puissant et le mieux armé des chars de cette époque. Les combats furent immédiatement très violents et contraignaient le Commandement soviétique à ajourner lopération de liquidation de la 6ème Armée nazie encerclée et à réduire lampleur de lopération Saturne. Les troupes de choc et les chars nazis se ruaient vers leurs troupes encerclées mais les troupes soviétiques se dressèrent sur leur chemin. Les combattants héroïques de lArmée Rouge livrèrent des combats pendant 6 jours et 6 nuits pour ne laisser passer aucun des nazis qui se portaient au secours du groupe encerclé à Stalingrad. Les combattants soviétiques préféraient mourir que dabandonner leurs positions mais les troupes du fasciste Manstein augmentaient sans cesse leurs coups de boutoir et une nouvelle division de blindés fût engagée dans cette bataille à mort entre fascistes et communistes. Le 16 décembre, lennemi nazi ne se trouvait plus quà 60 kilomètres de la 6ème Armée allemande encerclée et le danger de voir cette Armée du Don nazie de Manstein arriver à faire la jonction avec Von Paulus, devenait réel. Une fois de plus, le Général Joukov avec laccord de Staline, prit une des plus grandes décisions de cette bataille de Stalingrad. Il envoya la 2ème Armée de la Garde soviétique vers larrière des troupes du 1er cercle de défense, ainsi les unités de cette 2ème Armée arrivées sur place rejoignaient les troupes de Stalingrad qui avaient reculées tout en se défendant. Les troupes de Manstein qui pensait faire rapidement la jonction avec la 6ème Armée nazie encerclée furent stoppées net par cette nouvelle concentration de troupes soviétiques qui interdisaient le passage, donc toute libération des nazis encerclés. En cette fin de journée du 16 décembre, la situation critique sétait inversée en faveur de lArmée Rouge. Cest ainsi quordre était donné à la 6ème Armée du front soviétique commandée par le Général Voronej qui avait été rejointe par une partie des troupes du front Sud-Ouest de déclencher une vigoureuse offensive précédée dune puissante opération de lartillerie et de laviation, destinée à écraser la 8ème Armée italienne et la 3ème Armée roumaine. Ainsi, en cette soirée du 16 décembre 1942, après des heures de doute produit par loffensive allemande, le début de « lopération Saturne » prévue dans le plan stratégique de contre-offensive, pour détruire la 8ème Armée italienne et la 3ème Armée roumaine, venait de commencer et la foudre sabattait sur les alliés des nazis qui furent écrasés en 3 jours malgré des combats acharnés. Ainsi, cest sans succès que les alliés des nazis avaient voulu retarder lavance soviétique. Après ces trois jours de combats acharnés et sanglants et sous les coups répétés des divisions blindées, aériennes et dinfanterie soviétiques, le front ennemi était enfoncé sur 5 axes différents et lArmée Rouge avait réussi à isoler ladversaire dans 4 secteurs. Les divisions nazies et leurs alliés étaient démoralisées et avaient perdu toute capacité de résistance organisée, elles fuyaient en désordre vers le Sud et le Sud-Ouest. Cette situation de débâcle fût retranscrite avec la franchise de ce quétait la réalité du moment, par le Commandant italien Tolloy : « Le 16 décembre, après un déluge de feu, les troupes soviétiques enfoncèrent le front de larmée italienne. Le 17, lensemble du front seffondra, et le 18, les forces opérant à louest et à lest de Bougatchar refermaient le cercle au Sud. De nombreux Etats-majors se mirent en route en perdant tout contact avec leurs troupes. Les unités attaquées par les blindés soviétiques cherchaient leur salut dans une fuite désordonnée. Lartillerie et le matériel étaient abandonnés. De nombreux officiers arrachaient les insignes de leur grade, les soldats jetaient leurs mitrailleuses, leurs fusils, leur équipement, toutes les communications étaient coupées
» Mais déjà lesprit du désespoir et de la résignation hantaient ceux qui à des milliers de kilomètres continuaient à suivre Hitler dans sa folie furieuse, telle cette délégation emmenée par le Ministre italien desAffaires Etrangères Ciano qui à la suite dune visite le 18 décembre 1942 au Haut Quartier Général allemand dans la forêt de Görlitz écrivit dans son journal personnel : « Quand jarrivai, personne ne sest même donné la peine de me cacher, ni à moi-même ni à mes collaborateurs, labattement provoquée par la nouvelle percée de nos ennemis sur le front russe » Dans cette offensive contre des armées alliées des nazis, les unités soviétiques se sont encore une fois distinguées par leur courage et le sens du respect stricte des ordres donnés par le Commandement Suprême, notamment le Général Badanov à la tête du 24ème Corps blindé. En cinq jours de combats, ses brigades de chars avaient avancé de 240 kms et infligé des pertes énormes en hommes et matériels à lennemi. Le 24 décembre, les chars de Badavov semparaient de laéroport de Tatsinskaïa, capturant ainsi 300 avions ennemis et une centaine dautres démontés sur des convois de chemin de fer. Des unités allemandes tentèrent bien de reprendre ce lieu stratégique mais les tankistes soviétiques les repoussèrent, détruisirent lensemble des avions nazis et mirent la piste hors de service avant de rejoindre, sur ordre du quartier général, les positions soviétiques. Pour son action héroïque sur les lignes arrière de lennemi, le 24ème Corps fut transformé en 2ème Corps de la Garde et décoré de lOrdre de Lénine. Quant au Général Badanov, il fût le 1er militaire à recevoir la médaille de lOrdre de Souvorov, une immense distinction en URSS. Le succès de loffensive du Front Sud-Ouest avait forcé le fasciste FeldMaréchal Manstein à épuiser la plus-part de ses troupes pour repousser les attaques soviétiques, alors quelles étaient destinées à loffensive nazie vers Stalingrad pour libérer la zone dencerclement de la 6ème Armée allemande. Le 23 décembre, toutes les tentatives pour rejoindre la 6ème Armée furent définitivement abandonnées et larmée du Don nazie passa à la défensive. Manstein ne pouvait plus songer à libérer les troupes encerclées de Von Paulus, lopération par lextérieur comme lavait préconisé Hitler versus Von Paulus était un échec total puisque désormais les 1ères troupes nazies se trouvaient à 160 kilomètres de ceux quelles voulaient libérer. Dans le même temps, la 4ème Armée roumaine était complètement anéantie et la 4ème Armée blindée nazie détruite à 75% était repoussée jusquà la rivière Sal à 120 kilomètres. La clairvoyance, le succès des mesures et du plan soviétique, le courage des combattants de lArmée Rouge et la discipline dans le respect des ordres, avaient renforcé le Front de Stalingrad. Désormais toutes les conditions étaient ainsi réunies pour que les troupes soviétiques poursuivent loffensive. Le 31 décembre 1942, les troupes de Stalingrad recevaient le nom de Front du Sud et recevaient lordre davancer sur Rostov. En cette fin dannée 42, la 6ème Armée de Von Paulus encerclée près de Stalingrad était passée de 330 000 à 250 000 hommes, cest-à-dire que 80 000 dentre-deux avaient été tués dans les combats, toutefois elle restait encore forte de 300 chars et de 5000 canons et mortiers, même si le ravitaillement en munitions et en vivres était de plus en plus difficile et que les médicaments faisaient cruellement défaut. La promesse de Goering de larguer 500 tonnes par jour nétait pas tenu car à peine 90 tonnes parvenaient aux encerclés grâce au blocus aérien des DCA et des avions soviétiques. Ce blocus étanche entama encore plus le moral des troupes de la 6ème Armée nazie. Un officier de renseignements allemand décrit la situation, le Commandant Wieder écrit : « Létat des pertes qui parvenait des divisions, dressait le bilan quotidien du terrible travail de la mort. La faim, le froid, les maladies, les attaques russes et les bombardements multipliaient chaque jour les victimes. La ration quotidienne de pain était réduite à 50g. Un froid terrible, les affres de la faim, les épidémies et le feu de ladversaire avaient conclu une alliance mortelle contre nous » Mais malgré les terribles pertes et la situation insupportable, les nazis refusaient toujours de capituler, même si le doute sétait emparé du commandement et de Von Paulus lui-même qui évoque la situation dans un télégramme adressé à Manstein : « Sur le Front de Stalingrad, la pression de lennemi saccentue sans cesse et depuis trois jours, le ravitaillement aérien promis par Goering ne nous arrive plus. Je crains que ce problème de ravitaillement ne nous conduise en peu de jours à une crise aigüe. Je crois cependant que mon armée va pouvoir tenir quelques temps. Il nest pourtant pas possible de dire si sa faiblesse, qui va croissante de jour en jour, le défaut de cantonnements, le manque de bois de construction et de chauffage, lui permettront de tenir encore10 longtemps même si on réussit à créer un corridor pour lalimenter. Comme je suis quotidiennement, et cest bien compréhensible, assailli de questions touchant le proche avenir, je vous serez reconnaissant si je pouvais, un peu mieux que je ne lai été jusquici, me voir orienté sur les intentions du commandement. Jy puiserais certainement des moyens pour soutenir le moral de mes hommes. Je ne doute pas que tout soit tenté pour venir en aide à la 6ème Armée sous le feu des armées soviets» Le plan de reconquête du commandement fasciste pour libérer la 6ème Armée ayant complètement échoué, les opérations de contre-offensive de la valeureuse Armée Rouge pouvait se poursuivre jusquà la capitulation et la débâcle des armées nazies. Ni Tonnerre ni Orage, tel fût le bilan des hitlériens en cette fin 1942 sur le Front de Stalingrad. Lopération décrasement final de la 6ème Armée nazie fût confiée au Front du Don soviétique sous les ordres du Général Rokossovski, son nom de code « opération anneau».
Edité le 29-01-2013 e 13:42:07 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 29-01-2013 à 13:56:13
| (suite 5e partie) 5) Lopération « Koltso » Malgré léchec de dégagement de la 6ème armée, Berlin, ignorant les télégrammes de Von Paulus sur la situation, était toujours persuadé que ses troupes encerclées à Stalingrad pouvaient encore tenir et donc paralyser une partie des armées soviétiques. Lopération finale Koltso ( en français anneau ) pour briser cette poche nazie, fût précédée dun ultimatum afin déviter une nouvelle effusion de sang inutile. Le commandement soviétique adressa ses conditions de reddition le 8 janvier 1943, avec la promesse de respect des conventions internationales concernant les prisonniers de guerre, à tout soldat et officier qui se rendrait. Dans les conditions de lultimatum, lURSS promettait la vie sauve, la sécurité, la nourriture, et des soins médicaux aux blessés, aux gelés et aux malades, si Von Paulus signait la reddition de la 6ème Armée allemande dans le délai convenu, cest-à-dire avant le 9 janvier à 10h00. Von Paulus considère que les propositions sont honorables, mais il ne prend pas de décision, il la laisse à Hitler. Cest lui qui doit fixer et décider de la destinée de la 6ème Armée. Sur ordre dHitler, lultimatum fût rejeté. Le 10 janvier, cest-à-dire 24h00 après lexpiration du délai, Joukov et Voronov diront : « 24h00 de plus à vivre et pour réfléchir » , lArmée Rouge du Front du Don, sous les ordres du Général Rokossovski, entreprit lécrasement de la 6ème Armée allemande. Après une énième préparation dartillerie et aérienne, linfanterie et les chars soviétiques lancèrent lattaque contre les nazis. Et dans les premières heures, cette puissante attaque, malgré les bombardements massifs, se heurtait, dans certains secteurs, aux unités politisées et fanatiques de la Wehrmacht, les waffen-ss qui combattaient avec acharnement. Brisant une à une ces poches de résistance nazie, les soldats soviétiques senfonçaient dans les lignes ennemies, en faisant des milliers de morts et des dizaines de milliers de prisonniers affamés, mal vêtus, malades, gelés
qui navaient plus de hiérarchies. Pendant ce temps, à Berlin, était célébré lanniversaire du Maréchal Goering à qui Hitler offrira un étui à cigarettes orné de pierres précieuses. A lissue du premier jour, les défenses de ladversaire étaient brisées dans plusieurs secteurs sur une profondeur de 6 à 8 kilomètres. Le 13 janvier à 15h00, un groupe important de lArmée Rouge arrivait sur les bords de la rivière Rossochka. Mais ailleurs les combats se poursuivaient jour et nuit, même affaiblis et affamés, manquant darmement et de munitions, la résistance nazie ne diminuait pas, même si les troupes allemandes reculaient pas à pas, tranchée après tranchée, abri après abri, devant les coups de boutoirs et lacharnement des troupes de choc soviétiques
les pertes humaines étaient énormes dans les deux camps. Les hôpitaux de campagne nazis débordaient de blessés et de malades, et les médicaments se faisaient de plus en plus rares. Les vivres narrivaient plus, les troupes allemandes étaient à bout de forces et en majorité, au bout de leurs illusions hitlériennes du 21 juin 1941. Sur les 250 000 hommes encerclés sur place, moins de 180 000 sont encore valides mais dispersés sur un front de 65 kilomètres. Le 15 janvier, de nombreuses unités allemandes lâchent pieds, démoralisées elles se rendent en masse. Pour cette seule journée, lArmée Soviétique fera 1200 prisonniers et semparera de 200 canons et 2800 véhicules de transports. Un soldat allemand écrit avec ces mots à sa femme : « pour longtemps, peut-être pour toujours, cette lettre est la dernière. Un camarade qui doit aller à laérodrome va lemporter avec lui, car demain décollera le dernier appareil. Notre position est devenue intenable, les russes sont à peine à 3 kms de notre abri de fortune. Et lorsquil sera tombé entre leurs mains, même une souris ne pourra senfuir, et moi pas davantage. Pas davantage que les centaines de milliers dhommes pris dans cet enfer. Bien mince consolation que davoir à partager sa propre disparition avec tant dautres hommes si jeunes. Je ne crois plus en Dieu qui a pu illuminer lesprit des hommes qui ont déclaré cette guerre, et qui parlent toujours de paix et de toute puissance » Un autre écrit : « Personne ne pourra plus me persuader que les camarades tombent en criant « Vive lAllemagne » ou « Heil Hitler ». Quils soient morts, cest indéniable, mais leur dernière parole fut pour leur maman, leur femme, leurs enfants
ou pour appeler à laide. Et pourtant comme moi, beaucoup appartenaient aux jeunesses hitlériennes » Voilà la réalité quHitler se forçait à ignorer en sacrifiant des milliers de jeunes gens, même sils étaient des nazis formatés pour combattre jusquà la mort les communistes, ou éduqués pour massacrer les juifs ou tout autre peuple. Mais, ils ont choisi en toute conscience leur côté de la barricade et ils en ont subi les conséquences
Un violent vent du nord faisait baisser la température à moins 22° le jour et moins 30° la nuit, ce qui empirait la situation des troupes allemandes prises dans létau et sans autre échappatoire que se rendre ou mourir
cest un cercueil qui se referme sur la 6ème Armée allemande. Dans les carnets dun officier de renseignement allemand était écrit : «Nous sommes forcés de nous replier sur lensemble du front, mais le repli tourne à la déroute et par endroit cest la panique. Nos routes sont jonchées de cadavres recouverts par un linceul de neige et de givre. Nous reculons sans ordre mais cette course contre la mort nous rattrape très vite et nous navons pas dautres choix que de nous replier sur des secteurs de lenfer » Face à cette situation désespérée, le bon sens eût été pour Hitler de déposer les armes, mais ce ne fût pas le cas et des milliers de soldats allemands furent sacrifiés inutilement. La seule idée idiote dHitler et de Goebbels pour que leurs troupes en enfer gardent le moral a été de promouvoir les soldats et les sous-officiers à un grade supérieur et de jeter par avions, des sacs remplis de Croix de Fer. Quant à Von Paulus, il fût élevé au grade de Feld-maréchal. Le 20 janvier, Von Paulus, conscient de la situation désespérée demande à Hitler lautorisation de capituler, réponse négative dHitler. Le 24 janvier, alors que la 6ème Armée nazie perdait entre 8000 et 10 000 hommes par jour, le Feld-Maréchal Von Paulus adresse un nouveau message à Hitler : « Continuer la défense est insensé La catastrophe est inévitable. Pour sauver ceux qui sont restés en vie jusquà ce jour, je vous demande lautorisation de capituler » Hitler lui répond avec toute la folie qui lanime : « Jinterdis la capitulation ! Larmée doit garder ses positions jusquau dernier homme, jusquà la dernière cartouche et jusquau dernier obus » Aussitôt ce message reçu, Von Paulus lui répond : « Mein Fürher, permettez-moi de vous dire quil est désormais vain de prescrire aux hommes de Stalingrad, de se défendre jusquà la dernière cartouche, pour cette bonne raison, dabord quils ne sont plus physiquement en état de le faire, et ensuite quils nont plus de cartouches » . Hitler ne répondra pas à ce dernier message du Feld-Maréchal Von Paulus. Le 25 janvier, les valeureuses troupes soviétiques pénétraient par lOuest dans Stalingrad, le lendemain, la jonction seffectuait entre la 62ème Armée soviétique et la 121ème Brigade de la 21ème Armée qui défendait la colline de Mamaï. Acculé à la Volga, larmée nazie est coupée en deux et les dernières divisions combattantes sont bloquées pour le Nord dans le centre-ville et pour le Sud dans le faubourg des usines de Stalingrad. Leurs forces regroupées, les troupes soviétiques attaquèrent simultanément les deux zones. Ils infligèrent aux nazis une lourde défaite de plus et forcèrent les troupes nazies au Sud à déposer les armes. Von Paulus et son Etat-Major était fait prisonnier. Au nord, cest-à-dire au niveau du centre-ville de Stalingrad, les troupes hitlériennes à forte concentration SS, résistait encore. Le commandement soviétique prépara rapidement une ultime opération qui devait conduire à la destruction des derniers bastions hitlériens encerclés à Stalingrad. Voilà comment le Maréchal Rokossovski a décrit les événements qui ont conduit à la défaite complète de la 6ème Armée nazie : « Le matin du 1er février, un déluge de feu sabattit sur les positions de lennemi. De notre poste dobservation, nous pouvions voir comment toutes les premières lignes et les défenses ennemies se trouvaient noyées dans les explosions des obus et des bombes. Laviation attaquée en même temps les positions dartillerie de la deuxième ligne ennemie. La canonnade dura et gronda longtemps. Enfin, elle se calma. Et tout de suite après, sur la terre encore fumante, on a vu ça et là, sélever des drapeaux blancs. Ils avaient, semble-t-il, surgi contre la volonté du commandement allemand pour se rendre et jeter leurs armes. Il se trouvait que sur certains secteurs les deniers nazis continuaient à se battre et par endroit le combat dura encore 24 heures. Ce nest que le matin du 2 février, que, ce qui restait du groupe du groupe nord encerclé, commença à se rendre en masse et là aussi contre la volonté de leur commandant SS » A suivre : la capitulation nazie et la conclusion
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 31-01-2013 à 00:32:42
| 1) La capitulation nazie. Après 76 jours de contre-offensive, la valeureuse et courageuse Armée Rouge du Front du Don en avait fini avec la 6ème Armée nazie en remportant contre toute probabilité, la Bataille de Stalingrad. Une victoire qui se mesura quand les armes se sont tues ce 2 février 1943 à 16h00. LArmée rouge, lArmée des Bolchéviques, la grande Armée des Travailleurs, a réussi limpossible en 25 ans : faire une révolution socialiste en octobre 1917, qui fît trembler le capitalisme pendant 75 ans, puis en février 1943, infliger aux nazis la pire et la plus meurtrière des défaites, sonnant ainsi le glas du national-socialisme et de sa dictature fascisme, 10 ans tout juste après quils soient arrivés au pouvoir avec le soutien de la bourgeoisie mondiale. Mais pour comprendre la capitulation nazie à Stalingrad, il faut connaître les circonstances de larrestation de Von Paulus et de son Etat-Major. Au milieu de la nuit du 30 au 31 janvier, un détachement de chars soviétiques accompagné des fantassins de la 38ème Brigade motorisée, prit position devant « les Grands Magasins » où sétaient retranchés tous les officiers de lEtat-Major allemand. A 6h00, un officier des services de reconnaissance soviétique, le lieutenant Iltchenko, savance seul en direction de lentrée des caves de « lUnivermag » où se trouve le PC du chef de la 6ème Armée allemande. Devant cette entrée, le Général Rosske, chef dEtat-Major de Von Paulus, se tient raide, il est en uniforme impeccable et sans manteau malgré lintensité du froid. Le jeune lieutenant soviétique lui fait des propositions de reddition en allemand, Rosske répond : « nous ne pouvons négocier des offres de capitulation quavec des représentants de lArmée soviétique du même grade» Le lieutenant retournait vers ses lignes afin dinformer ses supérieurs de la réponse du général allemand. Le Général Loukine, chef des services opérationnels de lEtat-Major de lArmée Rouge, et le Lieutenant-Colonel Ryjov, chef des services de renseignements sur le front, sont désignés pour rencontrer Von Paulus. Ils ont reçu lordre du Commandement Suprême de lui présenter un ultimatum en vue dune capitulation inconditionnelle. Les préliminaires des négociations seront dabord entrepris avec les Généraux allemands Rooske et Schmidt. Dans un premier temps, les négociations ne concerneront que les troupes allemandes encerclées au Sud de la ville. En effet, les chefs de la 6ème Armée nazie mettent en avant quils nont plus les moyens de communication pour faire parvenir un ordre de capitulation à leurs troupes disséminées et divisées. Le Général Schmidt : «nous ne pouvons ordonner de capituler au groupe du Nord, car il a un commandement autonome » Réponse de Loukine : « aucune importance, nous nous chargerons de transmettre notre ultimatum et lordre de capitulation du FeldMaréchal Von Paulus» Lorsque les officiers soviétiques pénètrent dans le QG situé au deuxième sous-sol pour rencontrer le commandant en chef de la 6ème Armée, ils découvrirent Von Paulus assis et prostré sur son lit de camp, loin de limage du chef de guerre allemand fier et droit dans ses bottes. Von Paulus semblait épuisé, son regard était figé. Puis après un moment de silence, il écouta le rapport du Général Schmidt, et il se dressa en se déclarant prêt à suivre le Général Laskine qui avait ordre de le conduire au PC du Général Eremenko situé à Bététovka. Arrivée sur place après un trajet rapide, il pénétra dans la salle où se trouvaient les hauts gradés de lArmée Rouge, il leva le bras comme pour prononcer le salut nazi « Heil Hitler » mais se ravisa en baissant le bras pour simplement déclarer « Guten Tag ». Puis le Général Choumilov demanda une pièce didentité au FeldMaréchal Von Paulus. Ce dernier lui présentera ses papiers militaires. Puis Choumilov réclame les pièces qui attestent que Von Paulus est bien le commandant en chef de la 6ème Armée allemande, Paulus sexécute et obéit comme un automate. Le général Choumilov sadresse à Von Paulus : « daprès nos informations, vous avez été promu au grade de Feld-Maréchal avant-hier » Cest le Général Schmidt qui répond : « Par ordre du Führer, notre général a été promu au grade suprême de notre nation, celui de Feld-maréchal » Choumilov lui rétorque : « je peux donc annoncer au GQG que le Feld-Maréchal Friedrich Von Paulus a été fait prisonnier par les troupes soviétiques de la grande Armée Rouge » - « jawolh » (oui) répondit simplement Von Paulus. Pendant quelques heures, Von Paulus répondit à un interrogatoire, chaque réponse étant mûrement réfléchie, et il maîtrisait ses mouvements dhumeur quand les questions se faisaient trop insidieuses pour son rang de militaire. Von Paulus semblait vouloir demeurer courtois mais sans vouloir donner lavantage à ceux qui linterrogeaient et qui étaient ses vainqueurs. A lissue de ces premières heures dinterrogatoire, un repas est servi aux prisonniers allemands et Von Paulus demande de la vodka, ce qui lui est accordé par les soviétiques qui lui apportent lalcool et des verres. Cest à ce moment-là que ce passe une chose incroyable qui sauvera probablement la vie des officiers prisonniers, et du Feld-Maréchal Von Paulus, commandant en chef de la 6ème Armée nazie. Eux qui avaient promis à Hitler, la destruction complète de la ville de Stalingrad et qui lavaient attaquée, pilonnée, affamée et martyrisée avec une rare cruauté et une grande violence, pendant des mois, et en dépit des massacres organisés contre les civils depuis le 22 juin 1941. Von Paulus saisi la bouteille de vodka, sert lui-même les verres à tous ceux qui se trouvent dans la pièce, puis il lève son verre en déclarant : « je porte un toast à ceux qui nous ont vaincus, à la brillante Armée Rouge et à ses soldats, et à son commandement soviétique » . Tous les officiers allemands présents se dressèrent avec le verre tendu pour suivre lexemple de leur chef. Pendant ce temps, au Nord de Stalingrad, les combats continuaient au milieu des ruines fumantes de lusine de tracteurs. Les dernières miettes de quatre divisions dinfanterie et deux divisions de blindés nazies des waffen-ss résistaient encore aux assauts et aux bombardements de lArmée Rouge. Les derniers SS étaient encore galvanisés par un dernier message dHitler : « Le peuple allemand de notre grande Allemagne attend que vous fassiez votre devoir. Chaque jour, chaque heure de votre combat, contribuent à faciliter la création dun nouveau front » Le 2 février 1943, après avoir adressé ce dernier message à leur commandant suprême : « Avons combattu jusquau dernier homme et nos dernières cartouches contre un ennemi dune écrasante supériorité vive lAllemagne » , cette dernière poignée de combattants nazis se rendirent. A 14h46, ce 2 février 1943, la Bataille de Stalingrad se terminait par la victoire de lArmée Rouge. Le drapeau rouge flottait à nouveau sur la ville martyre de Stalingrad. Dans son rapport au Commandant Suprême, Joseph Staline, le Conseil Militaire du Front de Stalingrad écrivait (quel bonheur de rappeler ce moment) : « Camarade Staline, à 16 heures du 2 février 1943, les troupes du Front du Don ont terminé la mise en déroute et la destruction de lennemi fasciste encerclé à Stalingrad. Avec la liquidation totale des troupes encerclées, les opérations de combat à Stalingrad et dans la région de Stalingrad ont cessé » Durant cette contre-offensive planifiée par le commandement suprême soviétique à partir du 19 novembre 1942 à 7h30 et terminée le 2 février 1943 à 16h00, les troupes nazies ont perdu 800 000 hommes, et 1 400 000 furent prisonniers et blessés. Au cours de lopération pour liquider lencerclement de la 6ème Armée nazie, les troupes soviétiques ont mis en déroute : 22 divisions allemandes, 12 divisions roumaines et italiennes, 147 000 soldats ennemis ont été tués (sur les 300 000), et 91 000 dont 2500 officiers et 24 généraux ont été fait prisonniers. Les armées soviétiques ont détruit 2000 chars, 10 000 canons, 3000 avions de combats et 70 000 véhicules de transport. Les troupes du Front du Don sétaient emparées de : 5762 canons, 12 000 mitrailleuses, 157 000 fusils, 744 avions, 1666 chars, 260 voitures blindées et des masses de munitions et dautres matériel de guerre. Des premiers jours de loffensive allemande en juillet 1942 sur Stalingrad jusquà sa capitulation en février 1943, soit en 7 mois, la Wehrmacht avait totalement perdu 32 divisions et 16 brigades, et 16 autres divisions avaient perdu de 50 à 75% de leurs effectifs. Le Général nazi Westphal écrivait à propos des pertes fascistes à Stalingrad : « Jamais dans lhistoire de lAllemagne, il ne sétait produit une perte dune telle quantité de troupes aussi terrible » En effet, jamais dans lhistoire, même au moment de la débâcle napoléonienne, une armée dotée de millions dhommes et de matériel ultra-moderne pour cette époque, navait connu un tel anéantissement. 2) Conclusion. Nous commencerons cette conclusion par cette déclaration dHitler au lendemain de la capitulation à Stalingrad « Je ne puis dire quune chose, la possibilité de terminer la guerre à lEst au moyen de loffensive nexiste plus. Cela nous devons le comprendre clairement » La victoire écrasante de lArmée Rouge soviétique à Stalingrad eut une portée militaire, politique et internationale, immense. Elle fût une étape essentielle sur le chemin qui conduira à la chute finale du fascisme et du national-socialisme. Et ce triomphe à Stalingrad, un temps improbable voire même impossible, ne fût possible que grâce à un Parti Communiste qui avait su unir le peuple tout entier et le conduire à lécrasement des troupes hitlériennes. Sans lorganisation structurée et planifiée des structures économiques et militaires de lEtat Soviétique pour aider les troupes de la vaillante Armée Rouge dans ses efforts à repousser lennemi fasciste, le sort de cette guerre mondiale aurait eu une autre destinée. Le peuple uni dUnion Soviétique, ses forces armées déterminées et ses indispensables partisans, ont offert aux prolétaires du monde entier, mais aussi à leurs détracteurs capitalistes, un exemple de courage sans précédent dans lhistoire. Ils ont donné une leçon de fermeté inébranlable et dhéroïsme sans limite au service de la Patrie soviétique menacée par des hordes fascistes depuis la rupture du pacte de non-agression « qui est un pacte de paix entre deux Etats » (Pour reprendre lallocution de Joseph Staline du 3 juillet 1941) qui avait été signé en 1939, entre lAllemagne et lURSS sur proposition de lAllemagne. Toujours Staline le 3 juillet 1941 « Je pense quaucun Etat pacifique ne peut refuser un accord de paix avec une Puissance voisine, même si à la tête de cette dernière se trouvent des monstres et des cannibales comme Hitler et Ribbentrop. Cela, bien entendu, a une condition expresse : que laccord de paix ne porte atteinte, ni directement ni indirectement, a lintégrité territoriale, a lindépendance et a lhonneur de lEtat pacifique. » (Lire aussi « le choix de la défaite » dAnnie Lacroix-Riz)
Si lAllemagne avait proposé un tel pacte à la France, le gouvernement laurait-il refusé ? Mais ceci était impossible puisque la France avait déjà choisi la défaite pour se venger de 1936
Cette grande victoire sur les nazis stimula chez les peuples opprimés un nouvel essor de la lutte contre le fascisme, notamment en France où lactivité de la Résistance fût décuplée pour porter des coups sensibles à larmée fasciste. Mais cette défaite cinglante à Stalingrad dune armée équipée, nombreuses et organisées, fît prendre conscience aux pays capitalistes (les alliés) que larmée allemande qui semait la terreur depuis 1938, nétait pas invincible, et que lArmée Rouge était plus puissante queux-mêmes ne se limaginaient. Ce fût aussi et encore, un signe qui a servi davertissement au Japon et à la Turquie afin quils nentrent pas en guerre contre lURSS comme le souhaitait Berlin, ce qui provoqua des dissensions dans le bloc fasciste. La bataille de Stalingrad a été un tournant décisif de cette guerre mondiale, et nous devons honorer la mémoire et le courage de ceux qui sont tombés pour notre liberté pendant ces 7 mois qui changèrent le cours de lhistoire déjà écrit par le capitalisme. Nous, les prolétaires, les ouvriers, les travailleurs, les progressistes du monde, ne serons jamais assez reconnaissants pour lArmée Rouge qui a sauvé lhumanité toute entière du fascisme. Nous ne serons jamais assez reconnaissants pour ces partisans patriotes soviétiques qui ont sabotés les voies ferrées, les communications, qui renseignaient et qui portaient des coups au moral des armées nazies
plus de 2 millions dentre eux sont morts face à lennemi, et ont été martyrisés ou exterminés dans les camps de la mort nazis. Rappelons-nous ce que prévoyait Hitler en parlant de la nouvelle civilisation quil voulait construire par la dictature, les guerres, le sang pur et la ségrégation raciale
dans un nouvel ordre mondial : « nous sommes là pour 1000 ans » Quel aurait été le sort de lhumanité sans ce courage du peuple soviétique de la région du Don et de la ville de Stalingrad , sans lorganisation léniniste du Parti Communiste dUnion Soviétique, sans les nombreux camarades antifascistes venus dautres pays pour prêter main forte, sans la contribution des soldats délite et des Héros de lArmée Rouge dirigés par des commandants antifascistes et dimminents chefs militaires communistes tels que : Staline, Rokossovski, Joukov, Eremenko, Pétrov, Vatounine, Vassilevski, Choumilov, Malinovski, Voronov, Tchouïkov et tant dautres
? LUnion des Républiques Socialistes Soviétiques a perdu entre juin 1941 et mai 1945, près de 25 millions de ses enfants : morts au combat, de faim, de froid ou lors des massacres perpétrés par les hordes SS. Ils ne sont pas morts pour rien, ils sont morts pour notre liberté (si menacée et si précaire) daujourdhui, une Liberté avec un grand L, qui na pas été gagnée sur les plages de Normandie comme on voudrait nous le faire croire en révisant lhistoire mais dans les faubourgs de Stalingrad et le sang de ces combattants contre loppression nazie. Le 2 février 2013, alors que les canons résonnent toujours aux quatre coins de la planète, nous célébrerons lanniversaire de cette victoire de Stalingrad. 70 ans nous séparent de cette bataille dune ville sur les bords de la Volga, qui se trouve à 3600 kilomètres de chez nous. Aussi, plus le passé séloigne plus nous devons être respectueux pour le grandiose exploit du peuple et de larmée soviétique. Nous devons être humbles car cette bataille victorieuse de lhumanité contre la barbarie confirme ce que Lénine avait prévu, à savoir, que jamais on ne saura vaincre un peuple dont les ouvriers et les paysans ont dans leur majorité, appris, senti et vu, quils défendent leur pouvoir, celui des travailleurs et des soviets, quils défendent euxmêmes la cause de leurs enfants et des possibilités des bienfaits de jouir de la liberté et de la culture mais aussi de tous les fruits du labeur humain. Merci de votre lecture
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 03-02-2013 à 21:29:09
| est il vrai que certains caucasiens,en particulier des tchetchènes,ont combattu aux cotés de la wehrmacht?
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| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2644 messages postés |
| Posté le 05-02-2013 à 06:07:30
| Le Marxiste-Léniniste (journal du Parti Communiste du Canada (marxiste-léniniste) Numéro 15 - 4 février 2013 publie un dossier La bataille de Stalingrad Les peuples du monde se rappelleront toujours Stalingrad défendant le droit d'être http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2013/Q43015.HTM La bataille de Stalingrad Les peuples du monde se rappelleront toujours Stalingrad défendant le droit d'être Tournant décisif de la Deuxième Guerre mondiale - Dougal MacDonald Stalingrad et la trahison d'aujourd'hui - George Allen Ce qu'ils ont dit Discours de Joseph Staline à la séance solennelle du Soviet des députés des travailleurs de Moscou, élargie aux organisations sociales et du Parti de cette ville - 6 novembre 1943 http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2013/Q43015.HTM http://www.cpcml.ca/francais/index.html
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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