| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 08-01-2019 à 12:56:38
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-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
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| Posté le 08-01-2019 à 13:23:26
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 08-01-2019 à 13:38:29
| http://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/281218/justice-de-classe-condamnation-pour-lexemple?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66&fbclid=IwAR1VVFuvQKrjbSZEYfPbRApIOQ4PMypOGCrh0gU80s2iazXDm0EnaOkNe4Q Justice de classe, condamnation pour l'exemple. 28 DÉC. 2018 PAR GABAS BLOG : LE BLOG DE GABAS
TROIS MOIS de prison ferme pour Maria, salariée, militante PCF, GILET JAUNE et casier judiciaire vierge ! Cest plus que ne peut supporter cette justice de classe !! Cest plus que Cahuzac, cest ce que na jamais eut Dassault, Fillon, Balkany et Benalla réunis !!! maria http://www.humanite.fr/gilets-jaunes-prison-ferme-requise-contre-une-militante-du-pcf-665583 GILETS JAUNES : TROIS MOIS DE PRISON FERME POUR LA MILITANTE PCF Mercredi 26 Décembre 2018 Audrey Loussouarn Maria B., militante communiste de la Drôme, comparaissait ce mercredi 26 décembre pour "violence en réunion". Elle a été condamnée à neuf mois demprisonnement, dont six assortis du sursis simple, avec interdiction de manifester pendant trois ans. Convaincu qu'ils ont voulu "bouffer du flic" le 8 décembre, le procureur a réclamé 12 mois de prison, dont six avec sursis, ainsi que 10 000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, pour trois des prévenus, deux hommes de 22 ans et la militante de 37 ans. Pour le quatrième, "le plus violent et le plus déterminé à en découdre" selon lui, il a réclamé 18 mois de prison dont six avec sursis, et 15 000 euros d'amende dont la moitié avec sursis. Le magistrat a enfin réclamé trois ans d'interdiction de manifester pour tous les mis en cause. On vous raconte le parcours de cette militante depuis son arrestation lors dun rassemblement des gilets jaunes, le 8 décembre à Valence En ces jours de fête, Maria B. a eu un emploi du temps rempli de tâches assez inhabituelles. La militante communiste de 37 ans, qui a pris sa carte au PCF à la dernière Fête de lHumanité, sest affairée à remplir un carnet dadresses, à mettre des timbres, des livres et des vêtements adéquats de côté. "Lavantage traître", dit la jeune femme, davoir douze jours de détention provisoire à son actif. Lidée ? Se préparer psychologiquement à toute éventualité. Car cest aujourdhui que cette habitante de Die (Drôme) et boulangère bio, ainsi que trois autres personnes, est jugée pour "violence volontaire en réunion sur personne dépositaire de lautorité publique" . Elle est soupçonnée davoir participé à lagression du directeur départemental de la police lors dun rassemblement des gilets jaunes, le 8 décembre, dans une zone commerciale de Valence. Ce jour-là, les autorités décident de dégager le terrain et lambiance est électrique. Cest alors que le patron de la police, présent en personne, ceinture lun des manifestants qui prenait la fuite. Selon la police, "une dizaine de gilets jaunes lui sont alors tombés dessus, le faisant chuter au sol" , rapporte lAFP. Des consignes fermes d«aller au contact, de casser le mouvement» Pour Maria, qui la semaine précédente battait le pavé à lappel de la CGT, "il était évident que le ministère de lIntérieur avait donné des consignes dextrême fermeté" . Et même, dit-elle, d "aller au contact, de casser le mouvement". "Jai eu la peur au ventre. Je navais jamais vécu ça en manifestation. On voit des images de violence sur les réseaux sociaux et, là, jy étais confrontée" , souffle-t-elle. La scène, très brève, a été filmée et ne montrerait aucunement Maria comme à «linitiative de la violence» , pointe son avocat, Me Bertrand Beaux, mais elle sinscrit dans un contexte global daffrontement. Deux personnes sont arrêtées, deux autres le sont dans laprès-midi, dont la militante PCF, alors quelle a rejoint la marche pour le climat, également à Valence. Linterpellation est musclée, comme latteste une vidéo postée sur la page Facebook du PCF de la Drôme. La militante est placée en garde à vue pour quarante-huit heures, avant une possible comparution immédiate. Ce que refusent les quatre interpellés, qui souhaitent préparer leur défense. Ce sera donc la détention provisoire à Lyon, dans lattente du procès, le lendemain de Noël. Pour Me Beaux, "le contexte national" , avec un pouvoir désireux d "envoyer un message à lextérieur" , a "joué" pour placer en détention des individus sans casier judiciaire. Maria est alors "coupée du monde", dit-elle. Aucun coup de fil personnel nest autorisé et il lui faut attendre plusieurs jours avant dobtenir un bloc de papier, deux enveloppes et deux timbres. La jeune femme raconte le refus de ladministration de lui faire parvenir ses lunettes et son obligation, donc, de porter ses lentilles de contact jetables pendant dix jours , le personnel en sous-effectif et "sous-payé", la solidarité entre codétenues présumées innocentes
"Certaines sont là depuis des mois. Je me suis rendu compte de la chance que javais de ne pas avoir denfants, puisque, pour leur part, elles étaient sûres de ne pas les voir pour Noël." Au bout dune semaine, la jeune femme reçoit les premiers courriers la rassurant sur les formalités liées à sa soudaine disparition. Puis affluent les lettres de soutien de "camarades de Die, de Valence" . Dune par jour, le nombre est passé à une dizaine. "Je ne les lisais pas toutes dun coup, pour ne pas avoir le reste de la journée à meubler. Du coup, jespaçais pour faire durer le plaisir" , rit-elle au bout du fil. Elle apprend tardivement quune demande des quatre familles des interpellés qui "se sont rapprochées par la force des choses" , observe Maria, un sourire dans la voix est transmise au tribunal pour leur remise en liberté. Le 20 décembre, la bonne nouvelle tombe. "Ce sont quatre cas différents avec un point commun : le cadre carcéral pour des personnes sans casier judiciaire, en pleine période de Noël, nest pas évident" , souligne Me Beaux, qui qualifie la détention d"excessive". Le PCF a relayé linformation sur les réseaux sociaux Autre point qui a pesé, de lavis de lavocat : la mobilisation à lextérieur. La fédération PCF a alerté la presse, relayé linformation sur les réseaux sociaux, organisé un rassemblement devant la préfecture, imprimé des affiches
puis le parti, depuis Paris, a alerté toutes les fédérations avant dévoquer le cas de Maria en conseil national. "Ils naiment pas trop ce type de publicité. Que cette mobilisation vienne dun parti a pesé" , observe Jean-Marc Durand, secrétaire fédéral, qui connaît Maria depuis deux Fêtes de lHumanité, où elle a offert ses talents de boulangère sur le stand de la Drôme. Cette "énergie" et ces "réseaux déployés", Maria ne les a réellement découverts quen sortant. En plus du "stress que (sa) disparition a provoqué chez (ses) proches". "Les camarades ont pris soin de ma mère. Ça, je ne leur en serai jamais assez reconnaissante. Je suis dautant plus touchée que je suis une jeune membre du parti. Cest là quon voit toute la chaleur humaine au sein de ce que je préfère appeler une famille politique." "À quelque chose malheur est bon" , dit-elle, dautant quhabituellement elle reste loin de sa famille, résidant en Bretagne, pour Noël. "Cest toute lironie de la situation. On devait, dans la vallée, se réunir entre personnes seules. Et, finalement, jai eu ma belle-sur et ma mère avec moi" Un Noël, "improvisé" , qui "revient à son essence même" . À laube du procès politique tant il illustre une "remise en cause de notre droit à manifester" selon ses mots , Maria garde "une boule au ventre" : "Jai du mal à dormir, contrairement à ma période de détention où je navais pas de prise sur les événements. Mais tout lamour que jai reçu ma regonflée à bloc" Audrey Loussouarn _________________________ http://www.humanite.fr/gilets-jaunes-maria-condamnee-trois-mois-de-prison-pour-lexemple-665636 GILETS JAUNES. MARIA, CONDAMNÉE À TROIS MOIS DE PRISON POUR LEXEMPLE Vendredi 28 Décembre 2018 - Audrey Loussouarn Interdite de manifestation pour trois ans, la militante PCF semble faire les frais dun "contexte national" et politique. "Il sagit dune peine qui tient compte des circonstances particulières de commission des faits après une audience longue et une instruction circonstanciée" . Ces mots voilés de lavocat de Maria B., Me Beaux, révèlent en substance le caractère exceptionnel de la condamnation de la militante PCF mercredi soir. Accusée davoir participé à lagression du directeur départemental de la sécurité publique lors dun rassemblement de gilets jaunes à Valence (Drôme), le 8 décembre (voir notre édition du 26 décembre), elle a été condamnée à neuf mois demprisonnement, dont six assortis du sursis simple, avec interdiction de manifester pendant trois ans. "Comment ne pas interpréter (cette) décision comme la volonté de porter atteinte au droit de manifester" interroge la fédération du PCF de la Drôme. Car, "à lévidence, la logique qui avait prévalu pour mettre en détention préventive (les) quatre manifestants (qui comparaissaient ce jour-là NDLR), à savoir faire un exemple, a continué à être la ligne suivie par le procureur de la République". «Nous sanctionnerons et nous livrerons à la justice» Ces "réquisitions répressives", selon lavocat de Maria, sélevaient à douze mois de prison, dont six avec sursis. Les quatre prévenus qui écopent de peines allant jusquà un an de prison ferme navaient pas de casier judiciaire. Seulement, pour le procureur, ils voulaient "bouffer du flic" "flic" qui, le 8 décembre, portait une tenue de civil, un brassard et son arme de service. Si Me Beaux pointait avant laudience un "contexte national" qui a "joué" dans cette instruction, le procureur ne sen est pas caché mercredi, faisant un lien avec les "actes dégueulasses" commis à Paris sur trois policiers à moto. "Nous serons intraitables" , prévenait le ministre de lIntérieur, Christophe Castaner, à la veille de la mobilisation du 1er décembre, précisant que, "dès quil y aura des dégâts, des provocations, nous sanctionnerons, nous interpellerons et nous livrerons à la justice" . Les nombreuses comparutions immédiates que les quatre prévenus de la Drôme ont refusées pour préparer leur défense et les condamnations de gilets jaunes, dont le seul tort, pour certains, avait été de prévoir un équipement spécifique pour manifester, ont suivi. Ici, lacte reproché à Maria est de sêtre emparé du bonnet du commissaire dans le but de "détourner son attention pour quil ne sorte pas son arme" , sest-elle défendue: "Je nai jamais donné de coup à qui que ce soit." Détenue pendant douze jours, elle pourrait échapper à un nouvel emprisonnement si le juge dapplication des peines en décide ainsi. Audrey Loussouarn
Edité le 10-01-2019 e 23:10:38 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
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| Posté le 14-01-2019 à 18:49:20
| | EXIGEONS L'AMNISTIE DES GILETS JAUNES : SIGNEZ LA PÉTITION Ils nétaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant dautres villes, pour en découdre avec les forces de lordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait lhonneur de la France. La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance dune protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d'une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées. On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourdhui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. Dautres ne retrouveront jamais demploi. Un grand nombre dentre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter quune protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter quun pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve deux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter lidée dune vengeance dEtat. Cest pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à lordre du jour une loi damnistie en faveur des hommes et des femmes aujourdhui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social dampleur historique. Cest pourquoi nous appelons dès aujourdhui à larrêt des procédures en cours, à leffacement des peines prononcées, et à ce quune réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre. Une telle amnistie est prévue par larticle 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois damnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre dactivités protestataires. Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays lapaisement quil ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour lexemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens nauront pas pleinement retrouvé la leur.
Edité le 14-01-2019 e 19:06:05 par Xuan
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