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Xuan
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   Posté le 17-01-2019 à 17:01:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cuba : l'Humanité prend un ton qui relève davantage de la propagande impérialiste et enfonce le clou.


Le 31 décembre, Chloe Maurel historienne et auteure de Che Guevara (Ellipses, 2011) , conclut son article 1ER JANVIER 1959 : FIDEL CASTRO LIBÈRE CUBA DE LA DICTATURE ET DE LA DOMINATION AMÉRICAINE sur ces mots :
"Au final, durant ses quelque 50 ans à la tête de Cuba, Fidel Castro aura réellement amélioré les conditions de santé et d’éducation des Cubains, mais au prix d’un régime autoritaire."
On y lit :
"Parmi les premières mesures prises par Castro en janvier 1959, la suspension des expulsions des locataires obtient une grande popularité auprès de la population urbaine. En mars 1959, Castro proclame la réduction de moitié du prix de tous les loyers.
Cependant, assez rapidement, la pratique du pouvoir tranche avec la modération des paroles de Castro. Celui-ci organise une épuration : environ deux cents personnes sont exécutées, essentiellement des criminels et des collaborateurs parmi les plus corrompus du régime de Batista. Pour pouvoir faire cela, Castro opère une modification dans la Constitution cubaine de 1940, qui interdisait la peine de mort. Castro charge Guevara de superviser cette épuration."


Le 2 janvier Chloe Maurel historienne et auteure de Che Guevara. Entre mythe et réalité (Ellipses, 2011) [tiens le titre a changé!..],
conclut son article HISTOIRE. IL Y A SOIXANTE ANS, CUBA SE LIBÉRAIT DU JOUG DE BATISTA de la façon suivante :

"Au final, durant ses quelque cinquante ans à la tête de Cuba, Fidel Castro aura réellement amélioré les conditions de santé et d’éducation des Cubains, mais au prix d’un régime autoritaire" .

On y lit aussi :

" Parmi les premières mesures prises par Castro en janvier 1959, la suspension des expulsions des locataires obtient une popularité auprès de la population urbaine. En mars 1959, Castro proclame la réduction de moitié du prix de tous les loyers.
Cependant, assez rapidement, la pratique du pouvoir tranche avec la modération des paroles de Castro. Celui-ci organise une épuration : environ deux cents personnes sont exécutées, essentiellement des criminels et des collaborateurs parmi les plus corrompus du régime de Batista. Pour pouvoir faire cela, Castro opère une modification dans la Constitution cubaine de 1940, qui interdisait la peine de mort. Castro charge Guevara de superviser cette épuration. En février 1959, Castro devient officiellement premier ministre de Cuba. Et, dès le début de l’année 1959, tous les partis politiques sont officiellement dissous. Seul le PSP, parti communiste cubain, continue à exister de fait et joue un rôle croissant".


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on lit ces derniers temps des choses bizarres dans l'huma, des choses qui ne correspondent pas a notre tradition communiste de solidarité avec les peuples qui luttent contre l'impérialisme pour survivre.Cuba est de ceux là et jean Ortiz qui connait bien cette région du monde rappel a bon escient une parole de son père que certains feraient bien de méditer: "Hurler avec les charognards : jamais" G. Remond

sur le blog de D. Bleitrach :

Article sur Cuba dans l’Huma : La réponse de Jean Ortiz envoyée à Cuba Si France

16
JAN
http://histoireetsociete.wordpress.com/2019/01/16/article-sur-cuba-dans-lhuma-la-reponse-de-jean-ortiz-envoyee-a-cuba-si-france/?fbclid=IwAR0NcZiqNWzhn8GA6rLRDtakAgTDPgd_HA6-RxoZrFQesS4Rz4LuS1bqZ40

En France, depuis 1959, seul le PCF a été globalement solidaire de Cuba, avec quelques bémols de courte durée. La solidarité exige certes lucidité, exigence, non inconditionnalité, critique, mais de là à accepter la caricature… et dans notre « Huma » de surcroît… pas d’accord !!

Je sais que des camarades communistes, y compris « au plus haut niveau », portent sur Cuba et le Venezuela des critiques qui me paraissent biaisées, excessives, oubliant le contexte (d’agression, etc)… Cuba n’est pas une situation virtuelle, et le Venezuela a de grandes réserves de pétrole, mais l’essentiel reste la solidarité, (qui n’est plus ce qu’elle était). Elle exige le débat, mais respectueux, sans grilles de lecture erronées, sans ingérence…

De quel droit donnerions-nous des leçons à un peuple et un pays qui résistent dignement, courageusement, depuis si longtemps, et que le plus puissant des impérialismes menace quotidiennement ?

Tu peux publier « ma (rapide) position » et/ou en faire état si bon te semble.
Mon père disait : « hurler avec les charognards : jamais ! »

Abrazo grande

Jean Ortiz


Edité le 17-01-2019 à 17:23:23 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 18-04-2019 à 20:23:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

CUBA. WASHINGTON DÉCLARE UNE NOUVELLE GUERRE COMMERCIALE


Jeudi, 18 Avril, 2019
Cathy Dos Santos
https://www.humanite.fr/cuba-washington-declare-une-nouvelle-guerre-commerciale-671083

En activant le chapitre III de la loi Helms-Burton, les États-Unis veulent faire plier Cuba et asphyxier ses partenaires.

Cheville ouvrière des rétorsions économiques contre le Venezuela, le conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis se fait le chantre des nouvelles sanctions contre Cuba. John Bolton était en effet chargé d’annoncer hier la mise en application du chapitre III de la controversée loi Helms-Burton, autorisant des citoyens des États-Unis, ou naturalisés, à engager des poursuites judiciaires contre des personnes et/ou des entreprises étrangères qui gèrent des biens nationalisés au lendemain de la révolution, même si ces derniers ont fait l’objet de compensations financières. Jamais, depuis 1996, les locataires de la Maison-Blanche n’avaient activé cette clause. Washington, qui veut reprendre en main la région, espère ainsi asphyxier la Grande Île pour faire tomber ses autorités. L’annonce devait avoir lieu à Miami, fief de l’anticastrisme, où Donald Trump espère capitaliser les voix les plus droitières lors de la présidentielle de 2020, et devant un public qui en dit tout autant: les vétérans de la brigade 2506, ces mercenaires cubains entraînés aux États-Unis qui avaient débarqué en 1961 dans la baie des Cochons pour renverser Fidel Castro.

La première puissance mondiale «cherche à resserrer l’étau contre la souveraineté cubaine, en aggravant le blocus et, en particulier, la persécution financière» , a dénoncé le président cubain, Miguel Diaz-Canel. Cette nouvelle guerre commerciale vaut aussi pour tous les partenaires économiques de La Havane, en raison du caractère extraterritorial de la législation états-unienne, pourtant contraire au droit international. Mardi, Cuba et l’Union européenne (UE) ont initié leur premier round de «dialogue sur le développement durable» avec à la clé des projets d’investissements de 62 millions d’euros. Dans une lettre adressée à Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, la Commission européenne a menacé de «recourir à tous les instruments à sa disposition», dont l’OMC, «pour protéger ses intérêts», a fait savoir Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne.

Cathy Dos Santos


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DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE


La révolution cubaine réaffirme sa ferme détermination à faire face à l'escalade agressive des États-Unis



17 avril 2019 21:04:10

granma
Aujourd'hui, le 17 avril marque l'anniversaire du début de l'agression militaire à Playa Girón en 1961. La réponse résolue du peuple cubain à la défense de la révolution et du socialisme a donné lieu, en seulement 72 heures, à la première défaite militaire de l'impérialisme. en Amérique

Curieusement, c’est la date choisie par l’actuel gouvernement des États-Unis pour annoncer l’adoption de nouvelles mesures d’agression contre Cuba et pour renforcer l’application de la doctrine Monroe.

Le gouvernement révolutionnaire rejette avec la plus grande fermeté la décision d'autoriser à l'avenir les tribunaux américains à agir devant les tribunaux américains, avant d'engager des poursuites contre des entités cubaines et étrangères ne relevant pas de la juridiction des États-Unis, et de renforcer les obstacles à l'entrée sur le territoire des États-Unis. aux États-Unis des dirigeants et des membres de la famille de sociétés qui investissent légitimement à Cuba dans des propriétés nationalisées. Ce sont des actions envisagées dans la loi Helms-Burton qui ont longtemps été rejetées par la communauté internationale, que la nation cubaine a répudiées depuis sa promulgation et son application en 1996, et dont le but fondamental est d’imposer la tutelle coloniale à notre pays.

Il répudie également la décision de limiter à nouveau les envois de fonds que les résidents cubains des États-Unis envoient à leurs parents et amis proches, de limiter davantage les voyages de citoyens américains à Cuba et d’appliquer des sanctions financières supplémentaires.

Il rejette catégoriquement les allégations selon lesquelles des diplomates américains auraient été agressés à Cuba.

Ils prétendent justifier leurs actes, comme il est de coutume, par des mensonges et du chantage.

Le général de l'armée Raul Castro a déclaré le 10 avril: "Tous les maux sont imputés à Cuba, en utilisant des mensonges dans le pire style de propagande hitlérienne" .

Pour dissimuler et justifier l'échec manifeste de la sinistre manœuvre de coup d'État visant à désigner de Washington un «président» usurpateur pour le Venezuela, le gouvernement des États-Unis se tourne vers la calomnie.

Il accuse Cuba d'être responsable de la force et de la fermeté du gouvernement bolivarien et du gouvernement Chavez, de la population de ce pays et de l'union civilo-militaire qui défend la souveraineté de leur nation. Cela réside de manière flagrante dans l'allégation selon laquelle Cuba maintient des milliers de militaires et de personnel de sécurité au Venezuela, influençant et déterminant ce qui se passe dans ce pays frère.

Il a le cynisme de reprocher à Cuba la situation économique et sociale dans laquelle se trouve le Venezuela après des années de sanctions économiques brutales, conçues et appliquées par les États-Unis et plusieurs alliés, précisément pour l'étouffer économiquement et générer des souffrances parmi la population.

Washington va jusqu'à faire pression sur les gouvernements des pays tiers pour qu'ils tentent de persuader Cuba de retirer ce soutien supposé et invraisemblable sur le plan militaire et pour la sécurité, et même de cesser d'apporter soutien et solidarité au Venezuela.

Le gouvernement actuel des États-Unis est reconnu, dans son propre pays et sur le plan international, pour la tendance peu scrupuleuse à utiliser les mensonges en tant que ressource de politique intérieure et extérieure. C'est une habitude qui s'accorde avec les anciennes pratiques de l'impérialisme.

Les images du président George W. Bush, avec le soutien de l'actuel conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, sont encore fraîches et mentent indument sur des armes de destruction massive alléguées en Irak, une erreur qui a servi de prétexte pour envahir ce pays du Moyen-Orient.

L'histoire raconte également l'explosion du cuirassé Maine à La Havane et l'incident auto-infligé dans le golfe du Tonkin, des épisodes qui servirent de prétexte pour déclencher des guerres de violence à Cuba et au Vietnam.

Il ne faut pas oublier que les États-Unis ont utilisé de faux insignes cubains, peints sur les avions qui ont effectué les bombardements en prélude à l'agression de la baie des Cochons, pour cacher qu'ils étaient réellement nord-américains.

Il doit être clair que les calomnies des États-Unis reposent sur un mensonge total et délibéré. Ses services de renseignement disposent de preuves plus que suffisantes, probablement plus que dans tout autre État, pour savoir que Cuba n’a pas de troupes ni ne participe à des opérations militaires ou de sécurité au Venezuela, bien que les deux pays indépendants aient le droit souverain de décider de la manière de coopérer au processus. secteur de la défense, ce qui ne correspond pas à la question américaine.

Celui qui accuse maintient plus de 250 000 soldats dans 800 bases militaires à l'étranger, dont une partie dans notre hémisphère.

Son gouvernement sait également que, comme Cuba l’a déclaré publiquement et à plusieurs reprises, environ 20 000 collaborateurs cubains, dont plus de 60% de femmes, remplissent dans cette nation d’Amérique latine les mêmes tâches que celles actuellement assumées par 11 000 autres professionnels de notre pays dans 83 pays. : contribuer à fournir des services sociaux de base, principalement de santé, reconnus par la communauté internationale.

Il doit également être absolument clair que la ferme solidarité avec la République sœur bolivarienne du Venezuela est un droit de Cuba en tant qu’État souverain et un devoir qui fait partie de la tradition et des principes inaliénables de la politique étrangère de la Révolution cubaine.

Aucune menace de représailles contre Cuba, aucun ultimatum ni chantage du gouvernement américain actuel ne détourneront le comportement internationaliste de la nation cubaine, malgré les dégâts humains et économiques dévastateurs causés à notre peuple par le blocus génocidaire.

Il convient de rappeler que la menace et l'ultimatum de la mafia avaient déjà été utilisés par le passé, lorsque l'effort internationaliste cubain soutenait les mouvements de libération en Afrique, tandis que les États-Unis soutenaient le régime d'apartheid, un parti opprobre. Il était prévu que Cuba renonce à ses engagements de solidarité avec les peuples africains en échange de promesses de pardon, comme si la révolution devait être pardonnée par l'impérialisme.

Cuba a alors rejeté le chantage, comme il le fait aujourd'hui, avec le plus grand mépris.

Le général d’armée Raul Castro a rappelé le 10 avril: «En 60 ans, contre les agressions et les menaces, les Cubains ont montré la ferme volonté de résister et de surmonter les circonstances les plus difficiles. En dépit de son immense pouvoir, l'impérialisme ne possède pas la capacité de briser la dignité d'un peuple uni, fier de son histoire et de la liberté conquise par tant de sacrifices. "

Le gouvernement cubain appelle tous les membres de la communauté internationale et les citoyens américains à mettre un terme à l'escalade irrationnelle et à la politique d'hostilité et d'agression du gouvernement Donald Trump. Les États membres des Nations Unies ont raison, année après année, de dire presque à l'unanimité la fin de cette guerre économique. Les peuples et les gouvernements de notre région doivent faire prévaloir les principes de la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes en tant que zone de paix au profit de tous.

Le 13 avril, le président des Conseils d'État et des ministres, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a déclaré: "Cuba continue de faire confiance à ses forces, à sa dignité ainsi qu'à la force et à la dignité d'autres nations souveraines et indépendantes. Mais il continue de croire aussi dans le peuple américain, dans la patrie de Lincoln, qu’il a honte de ceux qui agissent en dehors de la loi universelle au nom de la nation américaine tout entière. "

Une fois encore, Cuba répudie les mensonges et les menaces et réaffirme que sa souveraineté, son indépendance et son attachement à la cause des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes ne sont pas négociables.



Deux jours pour commémorer le 58e anniversaire de la victoire de Playa Girón, haut lieu historique de la géographie nationale où les mercenaires poussés par l'impérialisme mordaient la poussière de la défaite, la révolution cubaine réaffirme sa ferme détermination à faire face et à l'emporter avant l'escalade. agressif des États-Unis.

La Havane, le 17 avril 2019.



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Nouvelle couleuvre pour les "alliés européens". Petit à petit ça monte en mayonnaise :

Sanctions contre les entreprises présentes à Cuba, Le Maire monte au créneau

Au lendemain des annonces faites par Washington, qui laisse planer la menace de procédures judiciaires contre des entreprises étrangères présentes à Cuba, le ministre français de l'Economie s'est dit prêt à réagir. Une soixantaine de groupes tricolores ont des intérêts sur place.

https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/sanctions-contre-les-entreprises-presentes-a-cuba-le-maire-monte-au-creneau-1012609


[img]0601106415294_web_tete.jpg0601106415294_web_tete.jpg[/img]
Vue d'artiste de l'hôtel So Paseo Del Prado La Habana qu'AccorHotels va ouvrir prochainement dans la capitale cubaine.

AccorHotels

Par Jean Michel GRADT

Publié à 17h37
Après le rétablissement des sanctions contre l'Iran en août dernier , l'administration Trump cible aujourd'hui Cuba et les entreprises étrangères qui y sont installées. De quoi inquiéter Bruno Le Maire.

« Si l'administration américaine devait décider d'imposer aussi un régime de sanctions sur les investissements à Cuba en contravention avec tout ce qui a été décidé depuis des années par nos alliés américains, nous réagirions » , a prévenu jeudi le ministre français de l'Economie et des Finances.

La raison de ce coup de sang ? Donald Trump vient d'autoriser son administration à poursuivre les entreprises susceptibles d'avoir profité d'actifs confisqués par le régime cubain. Une menace pour les sociétés européennes présentes sur l'île socialiste présidée par Miguel Diaz-Canel, notamment les entreprises françaises.

Hôtellerie, pétrole, infrastructures, transport…

Parfois installées depuis le début des années 1990, les entreprises tricolores ( une soixantaine selon France Diplomatie) interviennent dans les secteurs prioritaires. AccorHotels doit ainsi inaugurer prochainement le « Sofitel So La Habana » , un établissement de luxe construit à l'angle du boulevard du Prado et du célèbre Malecón. Total, installé depuis 1993 avec Cuba-Petroleum est présent dans le raffinage, la distribution et le trading de produits pétroliers.

Côté télécoms, Alcatel-Lucent a déployé le câble à fibre optique entre le Venezuela et Cuba ; dans le domaine des transports on trouve Air France et SNCF International. Quant à Pernod Ricard, il s'est distingué par son long conflit avec Bacardi pour l'acquisition du rhum Havana Club et sa distribution aux Etats-Unis.

Dans les infrastructures, Bouygues et Groupe ADP ont remporté en 2016 l'appel d'offres pour l'agrandissement et la gestion de l'aéroport José Martí International de La Havane. C'est encore Bouygues qui a fait sortir de terre les hôtels de la chaîne Gaviota (propriété de l'Etat cubain) et réaménagé le terminal portuaire de Mariel, vital pour les ambitions cubaines. « À ce jour, la plupart des investissements étrangers restent concentrés dans la zone économique spéciale du port de Mariel (qui totalise 10,7 milliards de dollars d'investissements), tandis que les investisseurs étrangers restent contraints par les sanctions américaines » , note Coface dans sa dernière évaluation du « risque pays » Cuba.

Echanges commerciaux bilatéraux en hausse de 18 %
Jusqu'aux annonces faites mercredi par Washington, les relations d'affaires franco-cubaines semblaient donc au beau fixe. Réuni au siège du Medef le 21 janvier dernier, le Conseil des chefs d'entreprises France-Cuba soulignait qu'après une hausse de 33 % en 2017 à 208,3 millions d'euros, les échanges entre les deux pays avaient à nouveau progressé de 18 % en 2018.

C'était avant que l'administration Trump n'annonce qu'elle allait permettre aux Américains, notamment aux très influents exilés cubains dont les actifs ont été saisis par le régime de Castro après 1959, de lancer des poursuites aux Etats-Unis pour obtenir réparation. « La majorité des entreprises européennes ne seront pas inquiétées » , a tempéré la Maison-Blanche car elles ne traitent pas avec des bâtiments ou biens nationalisés après la révolution de 1959.

Insuffisant à ce stade pour convaincre Bruno Le Maire. « L'Europe elle aussi se tient prête à imposer des sanctions » , a-t-il averti jeudi. Longtemps premier investisseur étranger, l'Union européenne est devenue en 2017 le premier partenaire commercial de l'île avec des échanges commerciaux qui ont dépassé 2,4 milliards de dollars.

SNCF International à Cuba


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Face à Trump, l'Union défend ses intérêts à Cuba


https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/face-a-trump-l-union-defend-ses-interets-a-cuba/10118207.html
Dès le 2 mai, les Américains pourront attaquer en justice des entreprises qui ont fait des profits avec des biens nationalisés par l’État cubain depuis 1959. L’Union européenne déplore cette mesure annoncée mercredi par l’administration Trump, qui pourrait déboucher sur 200.000 procès.

L’administration Trump a choisi l’anniversaire du débarquement américain de la baie des Cochons pour porter un coup au régime cubain. Le secrétaire d’état Mike Pompeo a annoncé ce mercredi la levée de l’interdiction faite aux citoyens américains de remplir des plaintes contre des entreprises étrangères qui réalisent des gains grâce à des sociétés saisies par l’État communiste après 1959. La décision, qui doit prendre effet le 2 mai, pourrait provoquer jusqu’à 200.000 plaintes pour une valeur de dizaine de milliards de dollars, selon Washington.

> Lire L'Europe menace de taxer ketchup, agrumes, tabac et autres produits américains

L’administration américaine active une législation de 1996 (le titre III du Helms-Burton Act) suspendue dès sa création en raison de la crainte du chaos qu’elle pourrait occasionner dans les tribunaux et de l’opposition de la communauté internationale. De fait, la décision de mercredi suscite l’ire de l’Union européenne, notamment. "La décision des États-Unis (...) aura un impact important sur les opérateurs économiques de l’UE et du Canada à Cuba (...) et ne peut que mener à une spirale inutile de poursuites judiciaires" , ont réagi dans une déclaration commune la commissaire européenne au Commerce et la ministre des Affaires étrangères du Canada, Cecilia Malmström et Chrystia Freeland.

Elles précisent que le droit de leurs juridictions "permet que toute réclamation américaine soit suivie de demandes reconventionnelles (du défendeur contre le demandeur) devant les tribunaux européens et canadiens" . L’Union se tient prête à utiliser tous les moyens pour protéger ses intérêts, avait déjà fait savoir la Commission dans une lettre adressée à Mike Pompeo. Elle pourrait attaquer la décision devant l’Organisation mondiale du commerce.

Aucune dérogation ne sera accordée aux entreprises étrangères, indique l’administration Trump, qui ajoute que "la majorité des entreprises européennes ne seront pas inquiétées" parce qu’elles n’ont pas de lien avec des biens nationalisés. L’organisation US-Cuba Trade and Economic Council, estime que la mesure pourrait toucher des entreprises comme le français Pernod Ricard ou le chinois Huawei.

La décision américaine et les tensions qu’elle suscite interviennent alors que l’Union européenne a annoncé lundi être fin prête à ouvrir la négociation d’un accord commercial sur les biens industriels avec les États-Unis.


Edité le 18-04-2019 à 20:35:29 par Xuan




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   Posté le 26-07-2019 à 17:21:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

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La Russie réaffirme son soutien à Cuba, face à l'hostilité des Etats-Unis


La Russie va «continuer à soutenir Cuba dans tous les domaines», face à l'hostilité des Etats-Unis, et l'aidera à renforcer son économie, a assuré ce mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, en déplacement à La Havane.

«Nous allons continuer à soutenir Cuba dans tous les domaines, non seulement sur le plan moral et politique, non seulement à travers le développement de la coopération technique et militaire mais aussi en encourageant le commerce, les projets économiques qui permettront à l'économie de ce pays d'être plus forte face aux attaques extérieures» , a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue Bruno Rodriguez. «Je suis sûr que nous allons y arriver» , a-t-il ajouté.

Sergueï Lavrov a rejeté les mesures des Etats-Unis contre l'île socialiste, qui a renforcé son embargo, en vigueur depuis 1962, en appliquant notamment le titre 3 de la loi Helms-Burton, qui permet de poursuivre devant des tribunaux américains des entreprises étrangères gérant des biens nationalisés par Cuba lors de la révolution de Fidel Castro en 1959. «Tous les articles de cette loi sont illégaux, contraires au droit international. Chaque année, (l'assemblée générale de l'ONU) vote contre l'embargo, la résolution est soutenue par 190 votes à chaque fois» , a déclaré le diplomate russe.

Le durcissement des mesures américaines contre Cuba vise à punir son gouvernement de son soutien au Venezuela de Nicolas Maduro. Washington accuse notamment La Havane d'avoir des troupes militaires dans ce pays. Mais «la coopération de Cuba avec le Venezuela ne change pas et ne changera pas, avec le gouvernement légitime de Nicolas Maduro et l'union civico-militaire de son peuple» , a assuré Bruno Rodriguez. Il a ajouté que la Russie et Cuba uniront leurs efforts face à l' «épidémie de mesures coercitives unilatérales» appliquées par les Etats-Unis, «qui constituent une violation flagrante du droit international, de la charte des Nations unies et sont une source de menaces pour la paix et la sécurité internationales» .
Sergueï Lavrov a quant à lui estimé que l'intérêt des Etats-Unis, sur le long terme, ne doit pas être de «détériorer ses relations avec tout le monde en lançant des ultimatums, en exigeant le paiement immédiat d'amendes et en accaparant des ressources financières [...]. Son intérêt doit être de garantir les relations avec ses partenaires»

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Leçons de la police cubaine, aux États-Unis (+ vidéo)

DANIELLE BLEITRACH 25 JUIN 2020

Qu’il me soit permis d’ajouter à cette description du travail respectueux et efficace de la police cubaine cette anecdote. Je vivais à quelques pas du Malecon dans le Vedado et c’était un soir de fête, les hauts parleurs diffusaient de la musique. En bas de ma porte que je voyais depuis le balcon, il y avait un petit car de police en attente. A un moment à ma grande stupéfaction le car s’est mis à bouger au rythme de la musique, les policiers dansaient à l’intérieur… Mais pour être plus sérieuse, je dois dire que pour avoir bourlingué dans les caraïbes et dans le reste de l’Amérique, je peux confirmer que la pire des insécurités règne dans les pays où la police est brutale, corrompue (note et traduction de Danielle Bleitrach).
Dans cet article:23 juin 2020


Un groupe de policiers musclés portant des pistolets semi-automatiques et des matraques se déplacent lentement dans la foule à la fin d’un concert de salsa en plein air. Mes amis et moi avons une bouteille de rhum, et je pense que les flics vont la confisquer et peut-être même nous arrêter.

Au lieu de cela, la police nous demande de boire et nous nous conformons rapidement. Ils confisquent la bouteille en verre afin qu’elle ne puisse pas être brisée et utilisée comme arme.

Cet incident a eu lieu à La Havane il y a quelques années et en dit long sur ce qui constitue une bonne surveillance policière. Les policiers souhaitaient prévenir le crime et non l’aggraver.

Contrairement à l’image des communistes brutaux et répressifs, la police cubaine offre un exemple instructif aux militants américains. Les policiers vivent dans les villes où ils patrouillent. Ils traitent généralement les citoyens avec respect. Comme je l’ai documenté dans mon livre Dateline Havana, les passages à tabac de criminels par la police sont rares et les tueries par la police sont inexistantes. Cuba a l’un des taux de criminalité les plus bas d’Amérique latine.

La poursuite des manifestations pour la vie des Noirs aux États-Unis a forcé un débat national sans précédent sur le rôle de la police. Les services de police devraient-ils être financés et cet argent détourné pour aider les communautés pauvres? La police doit-elle être complètement abolie?

Cuba est aux prises avec des problèmes de police depuis la révolution de 1959. Le gouvernement, bien qu’il ait certainement sa part d’échecs, a créé un système d’interaction entre la communauté et la police qui réduit la criminalité sans dépendre de la force brute.

La lutte contre la criminalité à Cuba commence par un filet de sécurité sociale, qui offre à chaque Cubain une éducation gratuite, des soins médicaux gratuits et des événements culturels subventionnés. Cuba ne souffre pas des fléaux de l’itinérance et de la toxicomanie provoqués par les cartels, malgré les tentatives régulières des trafiquants de faire entrer de la drogue à Cuba depuis la Floride.

L’économie socialiste signifie que Cuba n’a pas d’extrêmes de richesse et de pauvreté. J’ai visité les maisons de hauts fonctionnaires du gouvernement vivant dans des quartiers à revenu intermédiaire. J’ai rencontré des policiers qui vivent dans un modeste complexe d’appartements dans le même quartier qu’ils patrouillent.

Cuba utilise la pression communautaire pour décourager la criminalité. Les Comités pour la défense de la révolution (CDR) ont été créés à l’origine au début des années 60 pour éradiquer les contre-révolutionnaires soutenus par les États-Unis. Aujourd’hui, les CDR font la promotion de la santé publique et agissent comme des groupes de surveillance de quartier.

Humberto Carillo Ramírez, un dirigeant national du CDR à l’époque, m’a dit dans un documentaire radiophonique que les résidents locaux savent souvent qui sont les criminels.

«Si une famille n’envoie pas ses enfants à l’école ou si un jeune ne travaille pas et a des ennuis. . . nous les avons rencontrés “, dit-il.” Nous vivons dans [leur] bloc … Nous expliquons pourquoi c’est mauvais pour le pays et nous expliquons également les graves conséquences juridiques pour eux. “

Lorsque des résidents sont reconnus coupables de crimes, les membres du CDR leur rendent visite en prison. “Nous voulons … les réintégrer dans la société après leur départ”, explique Carillo.

Au début des années 90, Cuba a été confrontée à une crise économique massive provoquée par l’effondrement de l’Union soviétique et intensifiée par les efforts des États-Unis pour renverser le gouvernement. Les Cubains étaient confrontés à une grave pénurie d’essence, de nourriture et d’électricité. À partir de 1996, le pays a connu une forte augmentation des vols à domicile et des voies de fait; il y a même eu une tentative de vol d’un véhicule blindé.

Selon les normes américaines, le crime à Cuba était encore léger, mais il était plus que ce que les Cubains étaient prêts à accepter. En 1999, le gouvernement a adopté une loi qui a doublé certaines peines de prison. Les juges ont également autorisé la libération conditionnelle de moins de prisonniers. Des policiers étaient stationnés à chaque coin des zones touristiques. La répression a entraîné une baisse de 20% de la criminalité, m’avait alors expliqué le juge de la Cour suprême, Jorge Bodes Torres.

Il attribue le succès aux mesures «d’ordre public» et à l’organisation communautaire. “La plupart des gens participent à la lutte contre le crime”, dit-il. “C’est le facteur le plus important.”

Les dissidents politiques cubains sont en profond désaccord. Ils affirment que la police bat et emprisonne régulièrement des opposants au gouvernement. Cependant, comme je l’ai documenté, beaucoup de ces dissidents sont financés par Washington et diffusent régulièrement de fausses nouvelles, de sorte que leurs allégations de brutalité systématique manquent de crédibilité.

Certains Cubains ont des plaintes légitimes. J’ai interviewé des dizaines de jeunes Afro-Cubains qui ont été détenus et interrogés par la police parce qu’ils sont noirs.

Pablo Michel, un jeune afro-cubain, me dit qu’il a été détenu plusieurs fois par la police dans les zones touristiques de La Havane. À une occasion, il a emmené deux touristes blancs à l’aéroport de La Havane. La police s’est arrêtée et a interrogé Michel, soupçonnant qu’il dirigeait un service de taxi illégal. Il dit que les Cubains blancs qui amènent des étrangers à l’aéroport “n’ont pas les mêmes problèmes”.

Michel et d’autres personnes interrogées disent que la police n’effectue pas de fouilles violentes et qu’elle ne frappe ni ne tire sur les suspects. Cependant, de nombreux officiers de police cubains à la peau sombre stéréotypés comme des voleurs et des arnaqueurs, dit-il.

À la fin de l’année dernière, le gouvernement cubain a annoncé une importante campagne contre le racisme. Les responsables prévoient d’identifier des domaines spécifiques de discrimination, d’engager un débat public et d’éduquer le public.

“Il s’agit d’un véritable pas en avant, après tant d’années de lutte”, a déclaré à Reuters en novembre dernier Deyni Terri, fondatrice de l’Alliance pour l’unité raciale à La Havane. “C’est un bon début.”

De toute évidence, les institutions développées à Cuba ne peuvent pas simplement être transférées en gros aux États-Unis. Mais nous pouvons apprendre du concept d’implication communautaire, explique Max Rameau, organisateur du groupe d’action communautaire panafricain de Washington DC, qui a étudié les pratiques policières cubaines.

“Nous avons besoin de différentes entités dans la communauté pour différentes tâches qui sont responsables de la sécurité et du bien-être du quartier”, me dit-il lors d’un entretien téléphonique. Par exemple, les groupes communautaires américains peuvent résoudre les problèmes de santé mentale et les conflits familiaux sans impliquer la police.

Mais Rameau n’est pas favorable à l’élimination complète de la police.

Si un suprémaciste blanc attaque une église noire, comme cela s’est produit en Caroline du Sud en 2015, il déclare: «Nous voulons nous assurer que notre équipe de sécurité communautaire peut répondre. Dans toute société avec différentes classes, vous aurez des policiers. Mais nous devons avoir le contrôle sur eux. “

Le débat américain sur le maintien de l’ordre s’est clairement déplacé vers la gauche. Après l’assassinat de la police de Michael Brown en 2014 à Ferguson, Missouri, les politiciens ont demandé à la police d’utiliser des caméras corporelles. Aujourd’hui, après le meurtre de George Floyd, le conseil municipal de Minneapolis a voté le démantèlement de la police, bien qu’elle donne toujours des détails.

Les groupes de lutte contre la brutalité policière ont élaboré divers plans pour décentraliser les services de police en forces communautaires, régies par des commissions civiles.

Pour la première fois dans l’histoire récente, des personnes de tous horizons aux États-Unis discutent sérieusement de la manière de changer fondamentalement les forces de police. L’expérience de Cuba devrait faire partie de cette discussion.

(Extrait de la traduction progressive / révisée de Cubadebate)

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   Posté le 26-06-2020 à 23:54:30   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

"Certains Cubains ont des plaintes légitimes. J’ai interviewé des dizaines de jeunes Afro-Cubains qui ont été détenus et interrogés par la police parce qu’ils sont noirs."

Oui j'en avais entendu parlé récemment. J'étais dans un débat sur le racisme et le capitalisme et ça avait été utilisé contre moi...

Bon je ne suis pas un expert des Antilles mais il semble qu'il y aient de sérieux problèmes dans la région, à Haïti ils importent des afro-antillais de port au prince, pour les exploiter....
Mais là on est dans la démarche socialiste.

Ceci dit mon cerveau à du mal à envisager comment le racisme peut encore exister à cuba, même en prenant en compte la crise économique.

Est-ce pour pallier à l’émigration, cuba mise sur l’immigration de population à la réputation des plus douteuse?
(Je dit bien réputation car au fond dans le racisme c'est ça qui compte)

Malgré ça, vive les CDR.


P.S : Avant de conclure.

"Les groupes de lutte contre la brutalité policière ont élaboré divers plans pour décentraliser les services de police en forces communautaires, régies par des commissions civiles."

C'est sale quand on y pense, utiliser la violence policière pour justifier l'implémentation de milices locales, même en regardant les Black Panthers, arme à la main code civile dans l'autre, et les points positifs de la police de proximité, je crois qu'ils essayent de nous vendre ces putains de milice à la con sous des masque d'apparence les plus nobles... Comment ne pas mordre à l'hameçon....

Raison de plus de crier vive la police à bas la Milice.

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   Posté le 02-07-2020 à 07:31:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La relation de Cuba avec sa délinquance et sa police..


https://histoireetsociete.com/2020/07/01/la-relation-de-cuba-avec-sa-delinquance-et-sa-police/
DANIELLE BLEITRACH 1 JUILLET 2020

Le ministère de l’Intérieur regrette la mort d’un citoyen. Il est très rare que les faits divers fassent l’objet d’une publication dans la presse, mais celui-ci parce qu’il relève d’une situation exceptionnelle au contraire a été relevé. Notons que c’est pour déplorer la “mort d’un citoyen” et tenter d’en exposer les circonstances parce que y compris sa vie est précieuse. Il faudrait expliquer plus longuement la tentative de créer une nouvelle relation entre “crimes et châtiments” qui caractérise le socialisme et que l’on méconnaît souvent au profit d’une fable répressive.(note et traduction de Danielle Bleitrach)
Le défunt s’appelle Hansel Ernesto Hernández Galiano, 27 ans, résidant dans la municipalité de Guanabacoa et ayant des antécédents de menace, d’abus lascifs et de vol avec violence

Auteur: écriture numérique internet@granma.cu

27 juin 2020 22:06:08

Le ministère de l’Intérieur regrette la mort d’un citoyen lors d’un affrontement policier dans la commune de Guanabacoa, , à travers le communiqué de presse suivant:

Mercredi dernier, le 24 juin, dans la matinée, l’équipage d’une voiture de la Police révolutionnaire nationale qui effectuait des services de surveillance et de patrouille dans la capitale Guanabacoa a surpris un citoyen qui avait volé des pièces et des accessoires à un arrêt de bus , il s’est enfui lorsqu’ils ont tenté de l’identifier.

Dans le cadre des enquêtes menées jusqu’à présent, il a été établi que pendant la poursuite – une fuite sur près de deux kilomètres – à travers un terrain irrégulier, l’individu a attaqué l’un des policiers avec plusieurs pierres pour éviter d’être arrêté, une l’a frappé à l’entrejambe, une autre sur le côté du torse et une troisième lui a disloqué l’épaule et la jeté au sol.

Dans l’intervalle tandis que l’agresseur jetait les pierres, le militaire a tiré deux coups de semonce. Immédiatement après et en raison du danger pour sa vie en raison de l’ampleur de l’agression, le policier a riposté du sol, tirant avec son arme réglementaire un coup qui frappe l’individu et le tue.

Le défunt s’appelle Hansel Ernesto Hernández Galiano, 27 ans, résidant dans la municipalité elle-même et ayant des antécédents de menace, de viol et de vol avec violence, pour lesquels il a purgé une sanction et était en probation.

Le Ministère de l’intérieur regrette la mort de cette personne dans les circonstances décrites ci-dessus, au milieu des jours intenses de nos combats avec les personnes en défense de la vie, de la tranquillité des citoyens et de l’ordre intérieur.

(Source: site Web Minint)

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   Posté le 13-07-2020 à 13:15:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cuba et le covid :

sur les Echos :
Covid-19: Cuba, une exception dans une Amérique latine décimée

Pendant que Cuba annonce une réouverture progressive du tourisme, des commerces et des transports à la faveur d'un bilan sanitaire favorable, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 continue d'exploser dans beaucoup de pays d'Amérique latine.

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   Posté le 13-07-2020 à 14:00:21   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

En même temps on a connu la fièvre asiatique, grippe de Hong Kong, sans oublier la grippe espagnole, la grippe de Hong-Kong c'est 40 000 morts rien qu'en France.
Ce qui tue dans les pays occidentaux c'était l'état déplorable des hôpitaux, les merdias nous ont fait paniqué pour justifier les solutions à la crise économique qui a commencé en début d’année.

Avec l'un des meilleurs système hospitalier au monde et pas les problèmes des pays capitalistes des crises et toutiquanti ils peuvent !

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   Posté le 27-11-2020 à 07:54:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cuba pourrait être au bord d'un vaccin révolutionnaire contre le COVID, mais les sanctions américaines le ralentissent

24/11/2020

http://www.defenddemocracy.press/cuba-could-be-on-the-brink-of-a-revolutionary-covid-vaccine-but-us-sanctions-are-slowing-it-down/

Cuba est déjà une puissance médicale, et si elle parvient à naviguer dans le champ de mines des sanctions américaines, elle pourrait fournir une grande partie de l'Amérique latine avec un vaccin COVID.

par Alan Macleod
16 novembre 2020

La C uba a annoncé des résultats positifs et prometteurs pour un certain nombre de vaccins COVID-19 distincts qu'elle développe actuellement, mais les sanctions américaines contre la petite nation insulaire entravent le développement et le déploiement de traitements potentiellement vitaux.

Deux candidats, nommés Sovereign 1 et Sovereign 2, ont généré des anticorps bloquant l'infection chez les animaux et montrent des signes tout aussi encourageants sur des tests sur des sujets humains. Pendant ce temps, un vaccin séparé, basé sur une protéine du virus de l'hépatite B, est unique en ce qu'il est administré par les voies nasales et ne nécessite pas d'aiguille pour être administré.

Si l'un de ces efforts devait finalement aboutir, la nation des Caraïbes - déjà une puissance médicale qui a mis au point un vaccin contre le cancer du poumon et des méthodes pour arrêter la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis - deviendra probablement un fournisseur important pour d'autres pays d'Amérique latine et en développement. qui ont été effectivement exclus de l' achat des vaccins Covid des sociétés occidentales, comme les pays riches ont déjà commencé l' accaparement des médicaments coronavirus.

Dr. Helen Yaffe de l'Université de Glasgow, auteur de « Nous sommes Cuba!: Comment un peuple révolutionnaire a survécu dans un monde post-soviétique », a été impressionnée et encouragée par la nouvelle, disant à MintPress :

«Cuba a maintenant quatre candidats vaccins spécifiques au COVID en cours d'essai clinique. Le fait qu'une petite île des Caraïbes puisse réaliser un exploit aussi remarquable témoigne de son secteur biotechnologique appartenant à l'État, qui est orienté vers les demandes de santé publique et intégré dans ses systèmes de santé et d'éducation. Après avoir entendu pendant des années que seul le marché pouvait conduire à l'efficacité et à l'innovation, l'économie planifiée socialiste de Cuba démontre ce qui est possible lorsqu'il y a une volonté politique, une bonne coordination, une bonne organisation et la priorité du bien-être social.

Cependant, les développements de vaccination cubains sont sérieusement entravés par les actions du gouvernement des États - Unis, principalement en raison des décennies de blocus sur l'île, ce que le gouvernement cubain estimations lui a coûté plus de 750 milliards de dollars

Comme l'a rapporté Reuters , Cuba à court d'argent ne peut pas se permettre d'acheter les matières premières nécessaires pour améliorer son développement de vaccins afin d'aider d'autres pays. Les hôpitaux font face à d'énormes obstacles pour importer du matériel de sauvetage de l'étranger en raison du blocus, tandis que les sanctions obligent le pays, qui importe la grande majorité de ses produits de base, à dépenser beaucoup plus en nourriture que les autres pays. En conséquence, près d' un tiers des jeunes enfants souffrent d'anémie en raison de la nutrition monotone et médiocre disponible, selon le Programme alimentaire mondial.

Le blocus oblige également Cuba à réparer continuellement son infrastructure en ruine et à mettre un terme à l'importation de véhicules, entraînant même le retour des voitures tirées par des chevaux sur l'île. La production alimentaire est entravée; avec peu de pétrole disponible pour l'agriculture, le pays est retourné à la main-d'œuvre humaine ou animale. Le blocus a également conduit au développement forcé d'un secteur pharmaceutique et biotechnologique national, qui est devenu l'un des plus avancés au monde.

En novembre dernier, les Nations Unies ont voté 187 voix contre 3 en faveur de la fin du blocus (les États-Unis, Israël et le Brésil ayant voté «non»). Près des deux tiers des Américains soutiennent également la fin de l'action. Malgré cela, l'administration Trump a en fait intensifié la pression sur Cuba, comme l'a expliqué Yaffe:

«Cuba a fait l'objet de 46 sanctions supplémentaires et de nouvelles mesures pour resserrer le blocus, pour effrayer les investisseurs étrangers, pour créer la pénurie, pour créer des difficultés pour Cuba pour accéder aux matières premières, y compris pour son secteur biotechnologique et pour son industrie pharmaceutique.»

Un exemple de cela, note Yaffe dans son nouveau documentaire, «Cuba et COVID-19: Santé publique, science et solidarité» est que l'île ne peut plus acheter de ventilateurs ou de pièces pour les machines existantes parce que la société suisse avec laquelle elle traitait a été achetée par Américain et craignant d'éventuelles représailles, il a interrompu tout contact avec La Havane.

Un défi plus positif, mais néanmoins difficile, auquel le gouvernement cubain est confronté pour tester ses nouveaux vaccins est le manque de patients COVID-19 sur l'île, qui compte la plus forte proportion de professionnels de la santé par habitant au monde. À ce jour, le pays n'a enregistré que 7 639 cas et 131 décès. Les voisins conservateurs soutenus par les États-Unis comme le Brésil, l'Équateur et (jusqu'à la semaine dernière) la Bolivie, qui avaient expulsé les médecins cubains travaillant à l'intérieur de leurs frontières, ont fait bien pire .

Sous Trump, les États-Unis ont également mené le monde dans le vol d'équipement médical et d'équipement de protection individuelle, confisquant des envois et détournant des fournitures d'autres pays pour les garder pour eux-mêmes. Et au plus fort de l'épidémie en Iran, le gouvernement n'a pas été en mesure d'acheter ou d'importer du matériel de sauvetage en raison des sanctions américaines, car aucun pays n'était prêt à risquer la colère du secrétaire d'État Mike Pompeo, qui a menacé de sanctions sévères contre quiconque était prêt à le faire. affaires avec l’Iran. Enfin, l'Organisation mondiale de la santé est intervenue directement, offrant des fournitures à l'Iran, incitant l'administration Trump à quitter l'OMS entre autres raisons.

Les États-Unis, ainsi que d'autres pays riches, ont également acheté discrètement la majorité de tout approvisionnement futur en vaccins, accaparant le marché et laissant peu d'espoir aux pays en développement de sécuriser leur propre approvisionnement en vaccins. Les sociétés à but lucratif qui mènent la recherche ont clairement indiqué qu’elles avaient l’intention de ne pas divulguer les secrets de production pour en tirer profit. De plus, elles n’ont pas la capacité d’immuniser le monde entier. La société américano-allemande Pfizer, par exemple, prévoit qu'elle pourrait fournir suffisamment pour seulement 650 millions de personnes d'ici la fin de 2021. C'est pourquoi le développement de traitements en dehors du modèle à but lucratif est si important.

Aujourd'hui, Pfizer a annoncé que son propre essai, portant sur plus de 43 000 personnes dans six pays, était un succès, avec un taux de vaccination de 90% et seulement 94 personnes contractant le virus à cause du vaccin. Moderna, basé au Massachusetts, affirme que son vaccin est encore plus efficace, avec un taux de vaccination de 94%, et qu'il n'a pas besoin d'être conservé à une température de -80 ° C comme l'offre de Pfizer.

Le premier pays à avoir annoncé un vaccin potentiel a été la Russie, cependant, le gouvernement a partagé la nouvelle en septembre, les chercheurs affirmant que «Spoutnik V» était efficace à 90% et que la Russie pouvait produire 500 millions de doses par an. Les offres russe et américaine semblent reposer sur la même logique scientifique et ont produit des résultats globalement similaires. Cependant, le vaccin russe a été presque universellement critiqué dans la presse occidentale, tandis que le vaccin américain a été salué comme une réalisation historique. Ainsi, Nouvelles Sky titrait décrit la percée de Pfizer comme un « grand jour pour la science et de l' humanité » tout en mettant en doute la validité de Spoutnik V, affirmant l'approche secrète de la Russie est un retour à « l'esprit de la guerre froide. »

Peu importe si tout ou partie des traitements fonctionnent, le monde aura besoin d'un effort international soutenu et coordonné pour se vacciner contre le COVID-19, car aucune entreprise ne peut approvisionner la planète entière. En poursuivant le blocus contre Cuba, le gouvernement américain pourrait condamner une grande partie du monde à vivre des mois de plus sous une pandémie mortelle qui a coûté la vie à plus de 1,32 million de personnes.


* Alan MacLeod est rédacteur pour MintPress News. Après avoir terminé son doctorat en 2017, il a publié deux livres: Bad News From Venezuela: Twenty Years of Fake News and Misreporting and Propaganda in the Information Age: Still Manufacturing Consent . Il a également contribué à Fairness and Accuracy in Reporting , The Guardian , Salon , The Grayzone , Jacobin Magazine , Common Dreams, l' American Herald Tribune et The Canary .

Publié à https://www.mintpressnews.com/cuba-brink-covid-vaccine-us-sanctions-slowing-it-down/273095/

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   Posté le 13-12-2020 à 00:10:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

CUBA: FIN DU SYSTÈME À DOUBLE MONNAIE, crise et opportunité? par danielle Beitrach

12 DÉCEMBRE 2020S


https://histoireetsociete.com/2020/12/12/cuba-fin-du-systeme-a-double-monnaie-crise-et-opportunite-par-danielle-beitrach/
!26 ans après l’introduction du CUC (équivalent du dollar), surtout utilisé par les touristes, le gouvernement met définitivement fin au système à double monnaie à partir du 1er janvier 2021. C’est l’annonce officielle et solennelle qui a été faite aux Cubains hier à la télévision.

Déjà Le CUC avait été conçu pour aller vers un monnaie cubaine qui à l’inverse du peso ait sa convertibilité et éviter l’utilisation du dollar dans les transactions, il était prévu à terme cette nouvelle étape, avec la disparition du peso, mais celle-ci a été longtemps différée. Le paradoxe et l’audace sont que cette réforme ait été introduite alors que non seulement l’administration des Etats-Unis a resserré l’étranglement du blocus, mais que par suite de l’épidémie les ressources venues du tourisme soient à leur plus bas niveau, alors que les questions de l’approvisionnement y compris alimentaire se posent avec une acuité nouvelle.

Ce qui paraît évident c’est que si les Cubains ont pris une telle mesure avec les risques qu’elle peut provoquer et sur lesquelles nous reviendrons c’est qu’i était impossible de faire autrement, la vérité des prix était nécessaire, mais on peut aussi y voir l’audace de ce peuple hautement politisé profiter de la situation pour avancer.

Alors le paradoxe n’est peut-être qu’apparent sans doute, la crise, la faible pression du tourisme sont peut-être une opportunité pour repenser le développement de l’Ile et ses orientations en tablant plus sur le développement de la production à partir des hautes qualifications et des connaissances scientifiques. C’est le sens de tout ce qui semble se réaliser dans l’île à ce jour où les gens sur le terrain sont épaulés par les scientifiques et par les politiques. Mais cette réforme est également destinée à attirer les investissements dans l’île, une influence du socialisme à la “chinoise” ou à la vietnamienne autant qu’une réponse à l’étranglement du blocus ? La vérité des prix peut lutter contre la pénurie en particulier alimentaire c’est l’expérience du marché qu’on fait la plupart des pays socialistes, mais obtenir dans le même temps que nul ne meure de faim ou ne reçoive pas éducation et santé. parler à propos de Cuba d’un socialisme de marché serait inexact mais une expérience mixte est tentée, elle peut être vécue comme une régression.

Peut-être faut-il y voir également , mais là nous sommes en pleine spéculation, la prescience de l’existence d’un nouveau système financier en accord avec la transformation des échanges internationaux. Et là nous ne sommes pas loin des conditions du multilatéralisme tel qu’il a surgi de l’épidémie en révélant une nouvelle carte internationale. Même si la carte géopolitique se déplace vers l’Asie, vers la Chine, le Vietnam (qui se trouvait avec une forte délégation à Cuba le même jour) pour le moment le système financier reste encore surdéterminé par le dollar. Avec la nécessité pour le gouvernement cubain de récupérer les dollars existant dans l’île et qui risquent comme dans d’autres pays d’Amérique latine (Argentine par exemple) de produire un marché parallèle.

Les Cubains en sont tout à fait conscients et considèrent la manœuvre comme périlleuse, ils ont mobilisé toutes les organisations du parti au CDR, en passant par le syndicat , les femmes et la jeunesse cubains pour veiller, comme durant l’épidémie à ce que personne ne souffre trop des effets de cette transition, Là encore, nous avons la troisième opportunité : utiliser la mobilisation de la pandémie pour corriger les effets de l’inflation attendue est une méthode utile. Tout cela a débuté d’ailleurs par une annonce faite aux Cubains d’écouter l’information officielle du président Miguel Diaz Cane et de Raul Castro, secrétaire du Parti communiste Cubain à la télévision le 11 décembre 2020, qui sera suivie de nombreuses réunions d’information et de discussion dans les quartiers et les entreprises.

A suivre…

Une seule monnaie locale restera en vigueur à partir du 1er janvier 2021, a annoncé hier le président Miguel Diaz Canel. La mesure, annoncée et discutée depuis des années, est destinée à rendre l’économie cubaine plus lisible pour les investisseurs étrangers.« Nous considérons que les conditions sont réunies pour annoncer le début de cette réforme à partir du 1er janvier 2021, avec un taux de change unique de 24 pesos cubains pour un dollar », a annoncé le président à la télévision, au côté de Raul Castro.

« Nous rappelons l’importance de cette tâche, qui placera le pays dans de meilleures conditions pour les transformations que nécessite l’actualisation de notre modèle économique.I

l s’agit d’« une des tâches les plus complexes » que doit affronter le pays, déjà affecté par « les effets du renforcement du blocus, la situation de la pandémie de Covid-19, la crise économique internationale et les impacts provoqués sur notre économie ».

La réforme fera disparaître le peso convertible ou CUC, aligné sur le dollar et né en 1994 pour accompagner puis remplacer cette devise. Ne restera que le peso cubain ou CUP, qui vaut 24 fois moins. Cette unification survient après que le gouvernement cubain a réintroduit en octobre 2019 le dollar, avec l’ouverture de magasins d’électroménager et alimentaires où l’on ne peut payer qu’avec cette devise.

La valeur du CUP pourrait souffrir face à cette monnaie forte. Par ailleurs, les entreprises d’État, qui bénéficient d’un taux allégé d’un CUP pour un dollar, vont voir leurs coûts de production grimper et donc leurs prix. Le gouvernement a déjà annoncé qu’il procéderait à une hausse significative des salaires pour compenser la forte inflation attendue.

Pour compenser la forte inflation attendue, « il est nécessaire d’établir un salaire minimum dans le pays qui garantisse la satisfaction des besoins essentiels du travailleur et de sa famille, ainsi qu’une échelle de salaires applicable à tous les travailleurs », précise une résolution du ministère du Travail, publiée au Journal officiel.

Le texte établit « le salaire minimum du pays à 2 100 pesos cubains par mois », 87 dollars, soit une hausse de 525 % par rapport au salaire minimum actuel (17 dollars).

Il fixe aussi 32 échelons de salaires selon le type d’emploi et les heures travaillées, le plus élevé étant à 9 510 pesos (396 dollars). Actuellement, le salaire moyen sur l’île est de 879 pesos cubains, soit 37 dollars, selon le Bureau national des statistiques.

Hausse de l’eau et des impôts
Par ailleurs, le pain quotidien de 80 grammes que chaque Cubain reçoit via le livret d’approvisionnement (libreta), grand symbole de l’égalitarisme cubain, verra son prix, inchangé depuis 40 ans, multiplié par 20. Son tarif restera toutefois modique : il passera de 5 centimes de peso cubain à un peso, soit 4 centimes de dollar.

Les prix des services essentiels comme l’eau, le gaz, l’électricité et le transport augmenteront aussi, de même que les impôts.

Le gouvernement a déjà prévenu qu’il souhaitait supprimer la majorité des subventions, qui sont un soutien essentiel pour les entreprises d’Etat mais aussi pour les habitants. A terme, le carnet d’approvisionnement disparaîtra, seules certains aliments et médicaments étant maintenus à bas prix. C’est une entreprise sans cesse renouvelée que de faire admettre au cubain que ce qu’ils croient pouvoir consommer sans compter à un coût que le blocus rend de plus en plus lourd à l’Etat.

Si effectivement les réformes aboutissent à une “vérité” des prix, leur mise en œuvre se fera néanmoins en atténuant les effets pour la population.

Parce que face à tous ces risques peut-être faut-il en revenir à la plus grande des opportunités, celle qu’un intellectuel définissait pour dire à quel point chaque Cubain pouvait dire “Soy Fidel” et participer à sa manière à la plus difficile des manoeuvres.

Quelques jours auparavant, face à l’insurmontable réalité de sa disparition physique, certains avaient écrit : « Fidel, c’est Cuba ! ». D’autres, face à l’ouragan de sentiments déclenchés par cette nouvelle inattendue, en dépit de son âge, proclamaient : « Cuba, c’est Fidel ! ». Mais les Révolutions ont la capacité magique de transformer les masses en collectifs d’individus conscients. Aussi Cuba est-elle chaque femme, chaque homme, disposé à la défendre. Elle est chaque combattant révolutionnaire. Fidel nous l’avait demandé à sa façon en 1992, au début de la dure période spéciale : « L’impérialisme tentera de nous diviser pour chercher tout prétexte avec lequel justifier ses actions interventionnistes dans notre pays (…) chaque homme, chaque révolutionnaire doit dire : Je suis l’armée, je suis la Patrie, je suis la Révolution. »

voilà ce à quoi en matière d’explication on retourne toujours quand il est question de Cuba et que nous qui sommes un peu devenus cubains nous tremblons pour eux : soy fidel.

Ne pas oublier d’envoyer à Cuba coopération votre contribution pour la campagne alimentaire , voici l’adresse Cuba coopération, 32 avenue Lénine, Ivry sur Seine, 94200

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COVID-19 à Cuba: les secrets de la réussite de la médecine cubaine


https://histoireetsociete.com/2020/07/21/covid-19-a-cuba-les-secrets-de-la-reussite-de-la-medecine-cubaine/
DANIELLE BLEITRACH 21 JUILLET 2020

Il n’y a pas de miracle nous dit ce Quebecois qui connait bien Cuba: un collectif discipliné qui suit les consignes de protection, mais aussi un pays qui malgré sa pauvreté et les problèmes terribles du blocus fait tout pour créer l’égalité devant la santé. (note de Danielle Bleitrach
JACQUES LANCTÔT Vendredi, 17 juillet 2020 10:06MISE À JOUR Vendredi, 17 juillet 2020 10:06

ÀCuba, une centaine de médecins traitants et de travailleurs de la santé ont été infectés par le coronavirus dans l’exercice de leurs fonctions, mais aucun d’entre eux n’est mort de cette maladie, y compris ceux qui ont fait partie des dizaines de brigades qui ont sauvé des vies dans différents pays de la planète.

À titre d’exemple, selon les plus récentes informations, aux États-Unis, plus de six cents travailleurs de la santé sont décédés après avoir été infectés par la COVID-19, au Brésil, 250, en Italie, 203, au Mexique, 149, en Espagne, 63.

Même constat pour Cuba en ce qui concerne les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les prisonniers. Par contre, aux États-Unis, au moins 627 prisonniers sont décédés de cette maladie depuis le début de la pandémie.

Quel est donc le secret de cette performance exceptionnelle? Ce n’est pas d’hier que Cuba affiche une feuille de route exemplaire en matière de santé publique et les organisations internationales comme l’OMS le reconnaissent année après année.

Depuis ces maintenant quatre mois que dure cette pandémie, j’ai été à même de constater que la population obéit comme une seule personne aux consignes émises par les plus hautes autorités.

Alors qu’au Québec, on se questionne encore et toujours sur l’utilité du masque sanitaire qu’on vient tout juste de rendre obligatoire dans les lieux publics fermés, et qu’on évoque presque la Charte des droits de la personne pour justifier son refus de le porter, à Cuba il est obligatoire depuis les débuts de la pandémie.

Dans tous les ateliers de couture du pays, on s’est mis à fabriquer ce qu’on appelle ici des «nasobucos» et on les a distribués gratuitement à tout le monde. Les fautifs sont passibles d’amendes et risquent même l’emprisonnement. On ne rigole pas avec la santé publique.

Il faut dire que les Cubains sont habitués aux situations catastrophiques, ils vivent sous la menace de cyclones presque six mois par année, et ils ont connu par le passé d’autres épidémies, comme celle de la dengue, ce moustique qui affecte surtout les enfants et dont la piqûre provoque un accès de fièvre.

Donc, les institutions sont bien rodées, les instances de base sont prêtes à réagir le plus rapidement possible dans tous les quartiers et les autorités le sont tout autant.

À travers le pays, tous ceux qui entrent dans les rares commerces ouverts, dans les bureaux et dans les lieux de travail doivent se laver les mains avec une solution liquide à base de chlore et s’essuyer les pieds sur un tapis imbibé de cette même substance.

Tous les déplacements interprovinciaux ont été suspendus, tout comme le transport aérien, maritime et ferroviaire. Tous les bars, discothèques, théâtres, cinémas et gymnases ont été fermés, seuls quelques restaurants sont demeurés ouverts pour les commandes livrées à domicile.

À chaque nouveau cas confirmé — il y en a plus de 2400 à ce jour —, on remonte systématiquement la filière pour trouver l’origine de l’infection.

Ce furent des moments difficiles, mais la population a tenu bon. Et les résultats sont des plus encourageants pour les étapes suivantes. Mais la véritable recette de cette réussite extraordinaire, c’est le système de santé cubain.

En dépit du blocus assassin, l’État a misé sur un personnel soignant bien formé et altruiste et aussi sur une industrie pharmaceutique solide qu’un grand visionnaire s’est entêté à mettre sur pied contre vents et marées.

Fidel Castro y tenait mordicus à cette idée de fabriquer ses propres médicaments, ses propres vaccins, pour ne pas dépendre de l’extérieur au cas où surviendrait une épidémie, et en pleine «periodo especial», il a jeté les bases de cette industrie biotechnologique qui fait aujourd’hui l’orgueil du peuple cubain et constitue même une importante source devises.

En plus de ses médicaments utilisés dans quelque 80 pays dans le traitement de la COVID-19, Cuba vient d’annoncer avoir fabriqué cinq cents ventilateurs pulmonaires maison, un véritable exploit pour un pays «bloqueado».

Oui, ils ont de quoi être fiers, les Cubains.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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Rapport central au 8e Congrès du Parti communiste de Cuba


DANIELLE BLEITRACH https://histoireetsociete.com/2021/04/19/rapport-central-au-8e-congres-du-parti-communiste-de-cuba/
19 AVRIL 2021

Quand on connait un peu l’attention que Raoul a toujours mis à faire passer dans la réalité les analyses politiques et théoriques on voit à quel point il a eu le souci de faire du parti communiste ce guide collectif du socialisme cubain. “Il n’est pas inutile de répéter que les décisions en matière d’économie ne peuvent en aucun cas provoquer une rupture avec les idéaux de justice et d’égalité de la Révolution et encore moins affaiblir l’unité du peuple autour de son Parti, qui défendra toujours le principe qu’à Cuba, l’application de thérapies de choc contre les couches les plus humbles de la population ne sera jamais autorisée et que, par conséquent, personne ne sera laissé à l’abandon.” Nous sommes bel et bien dans les conditions du blocus aggravant celles de l’épidémie devant l’affirmation d’un tel principe alors que sont passés en revue les différents secteurs d’activité, le rôle du parti, une sorte d’illustration du socialisme (note de Danielle Bleitrach, merci à Gloria qui a toujours le souci de traduire les textes qui peuvent aider les communistes français dans la préparation de leur propre congrès)
Le Premier secrétaire du Comité central, le général d’armée Raul Castro Ruz, a présenté le document aux délégués réunis au Palais des Conventions


Auteur: Granma | internet@granma.cu

18 avril 2021 09:04:48

(Traduction de la version sténographique de la Présidence de la République)

Camarades,

L’ouverture du 8e Congrès du Parti a lieu à une date marquante dans l’Histoire de la nation : le 60e anniversaire de la Proclamation, par le commandant en chef Fidel Castro Ruz, du caractère socialiste de la Révolution, le 16 avril 1961, lors des obsèques des victimes, la veille, des bombardements des bases aériennes, prélude à l’invasion mercenaire de Playa Giron, organisée et financée par le gouvernement des États-Unis dans le cadre des plans visant à écraser l’exemple de la Révolution cubaine et à imposer de nouveau la domination néocoloniale sur l’Île, avec la complicité de l’Organisation des États américains.

Nous avons prévu de terminer le Congrès lundi prochain, le 19 avril, lorsque nous commémorerons également le 60e anniversaire de la victoire sur l’expédition mercenaire, obtenue en moins de 72 heures par les combattants de l’Armée rebelle, de la police et des miliciens qui, sous la direction personnelle du camarade Fidel, ne laissèrent pas un instant de répit aux envahisseurs et versèrent leur sang pour la première fois dans la défense du socialisme. Les coups sévères portés par la Sécurité de l’État aux groupes contre-révolutionnaires, qui agissaient comme une cinquième colonne à l’intérieur du pays, contribuèrent à la victoire sur les plans de l’ennemi.

L’invasion par Playa Giron, perpétrée sous l’administration d’un président démocrate, faisait partie du « programme d’action secrète contre le régime de Castro », mis en place par le président Eisenhower, un républicain, qui comprenait la création d’une opposition unifiée à Cuba, la guerre psychologique, des plans d’assassinat des principaux dirigeants révolutionnaires, en particulier Fidel, le sabotage de cibles économiques et des actions terroristes dans les villes, la création et le soutien aux activités de bandes armées contre-révolutionnaires qui massacrèrent des paysans, des travailleurs et des jeunes qui participaient à la glorieuse campagne d’alphabétisation.

Nous n’oublierons jamais les 3 478 morts et les 2 099 personnes mutilées et handicapées à vie, victimes du terrorisme d’État perpétré contre notre pays.

Nous tenons ce 8e Congrès deux ans après la proclamation de la Constitution de la République, le 10 avril 2019, un siècle et demi après la première Constitution des mambis, adoptée à Guaimaro.

L’adoption de la Constitution exige la mise à jour d’une bonne partie des lois et autres dispositions juridiques qui développent ses préceptes, pour laquelle l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire a approuvé le calendrier législatif approprié, qui est respecté.

D’avril 2019 à ce jour, le Parlement cubain a adopté onze lois dans le but d’assurer le fonctionnement et l’organisation des principales structures de l’État et du gouvernement. Pour sa part, le Conseil d’État a publié 33 décrets-lois.

Les dirigeants de l’État et du gouvernement ont adopté une série de décisions visant à renforcer la capacité législative avec la participation des institutions, des universités et de divers centres de recherche.

Le Rapport central que je vous présente aujourd’hui a été préalablement approuvé par le Bureau politique.

C’est dans ces circonstances extraordinaires que nous tenons notre 8e Congrès, respectant ainsi le 17e objectif approuvé lors de la Première Conférence nationale du Parti qui établissait la périodicité de cinq ans pour la tenue de la grande réunion du Parti, sauf en cas de menace de guerre, de graves catastrophes naturelles et autres situations exceptionnelles. Nous ne sommes pas en période normale, loin de là, mais nous sommes arrivés à la conclusion qu’il était non seulement possible mais aussi nécessaire de tenir notre Congrès à la date prévue.

À cette occasion, compte tenu des restrictions que nous impose la lutte contre la pandémie de COVID-19, le nombre de délégués au Congrès a été limité à 300, proposés par la base et élus démocratiquement, et représentant plus de 700 000 militants, regroupés dans environ 58 000 cellules.

Nous arrivons à ce grand événement avec une augmentation de 27 000 membres du Parti, signe que le déclin qui s’était manifesté depuis 2006 a été enrayé.

Ce résultat encourageant a été obtenu en dépit des pertes causées par les décès, les désactivations et les sanctions externes appliquées. Il est également stimulant de constater qu’en moyenne, plus de 39 400 nouveaux membres ont rejoint le Parti chaque année, un tiers d’entre eux provenant des rangs de l’Union des jeunes communistes.

Toutefois, nous ne pouvons pas ignorer le fait que, conformément aux tendances démographiques du pays, l’âge moyen des membres de notre Parti augmente, 42,6 % d’entre eux ayant plus de 55 ans.

Par ailleurs, l’Union des jeunes communistes, qui puise sa force dans la masse des étudiants et des jeunes travailleurs, a vu le nombre de ses membres augmenter régulièrement. Parmi ces derniers, la priorité a été donnée aux paysans, aux travailleurs agricoles et à d’autres secteurs importants de l’économie, et pour ce faire il existe un potentiel encore inexploité qui pourrait apporter une contribution précieuse à la croissance future du Parti.

Une mention à part doit être faite de la lutte contre la pandémie dans le cadre du plan national approuvé par le Bureau politique le 30 janvier 2020, qui a été mis à jour et enrichi par les expériences accumulées au cours des différentes étapes.

Ce plan comporte des actions intersectorielles avec l’intégration des organismes de l’administration centrale de l’État, des organisations de masse et la participation active de la population, en particulier des jeunes. Son principal atout est la volonté politique de veiller à la santé de la population.

La mise en œuvre de ce plan a montré qu’il est possible de contrôler l’épidémie en respectant les protocoles établis, en accordant une attention différenciée aux groupes vulnérables, en procédant au dépistage actif des cas, ainsi qu’à l’isolement des suspects et des contacts, à l’hospitalisation et au traitement préventif et thérapeutique avec des médicaments innovants produits par l’industrie pharmaceutique et biotechnologique cubaine, qui a vu le jour sous la direction personnelle du Commandant en chef.

Les résultats obtenus ne sont possibles que dans une société socialiste, dotée d’un système de santé universel, gratuit, accessible et avec des professionnels compétents et engagés ; cependant, au cours des derniers mois, nous avons assisté à une résurgence mondiale, dont Cuba n’est pas exempte, en raison, entre autres, d’un relâchement du respect des mesures fixées.

La réponse du pays à la COVID-19 a été marquée par la contribution de scientifiques et de spécialistes au développement de la recherche et des innovations, avec l’introduction immédiate de leurs résultats destinés à la prévention, au diagnostic, au traitement et à la rééducation des patients. Nos professionnels travaillent activement aux essais cliniques de cinq candidats vaccins qui pourraient nous permettre d’immuniser l’ensemble de la population cubaine et contribuer à la santé d’autres nations. Ces résultats, à eux seuls, comme je l’ai déjà signalé en d’autres occasions, renforcent chaque jour mon admiration pour Fidel (Applaudissements).

Le 8e Congrès se concentrera notamment sur l’analyse des résultats des travaux de trois commissions désignées par le Bureau politique.

La première, présidée par le Premier ministre, Manuel Marrero Cruz, est chargée de l’évaluation des résultats économiques et sociaux obtenus depuis la tenue du 7e Congrès à ce jour et les projections pour continuer à avancer dans le développement du pays, du processus de mise en œuvre depuis le 6e Congrès des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, et la proposition de sa mise à jour et celle de la Conceptualisation du modèle économique et social cubain, ainsi que de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la stratégie économique et sociale pour la dynamisation de l’économie et la lutte contre l’impact de la crise mondiale provoquée par la COVID-19.

La deuxième commission, placée sous la direction du camarade José Ramon Machado Ventura, Deuxième secrétaire du Comité central, a pour mission d’évaluer l’application de la Résolution adoptée par le 7e Congrès concernant les objectifs de travail de la Première Conférence nationale, tenue en janvier 2012, relatifs au fonctionnement du Parti, à l’activité idéologique et au lien avec les masses, ainsi que les projections visant à améliorer le travail du Parti dans les circonstances actuelles et futures.

Enfin, la troisième commission, dirigée par le président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, présente une évaluation de la situation de la politique des cadres du Parti, de l’Union des jeunes communistes, des organisations de masse, de l’État et du gouvernement, ainsi que du rôle du Parti dans l’obtention de résultats supérieurs.

Les documents que nous soumettons aujourd’hui à votre examen, résultat du travail de ces trois commissions, ont été préalablement discutés au sein des comités provinciaux du Parti et des conseils de gouvernement à cet échelon, avec la participation des premiers secrétaires du Parti, des dirigeants des organisations de masse et des cadres administratifs des municipalités, ainsi qu’au sein des conseils de direction des organismes de l’Administration centrale de l’État et des directions nationales des organisations de masse et de l’Union des jeunes communistes.

À la suite de ces débats, des modifications importantes ont été introduites qui ont enrichi son contenu. Plus récemment, elles ont été soumises à l’examen des délégués au Congrès regroupés au sein des délégations provinciales respectives.

Sans prétendre couvrir l’ensemble des questions figurant dans les travaux des commissions ci-dessus évoquées, permettez-moi de passer brièvement en revue certaines d’entre elles.

Il a déjà été signalé que le développement de l’économie nationale, ainsi que la lutte pour la paix et la fermeté idéologique, constituent les principales missions du Parti.

Au cours des cinq dernières années, l’économie cubaine a fait la preuve de sa capacité de résistance face aux obstacles posés par la recrudescence du blocus économique, commercial et financier des États-Unis, ce qui a permis de préserver les principaux acquis de la Révolution dans les domaines de la santé publique, de l’éducation et de la sécurité sociale, sans renoncer aux objectifs de développement que nous nous sommes fixés et à notre soutien solidaire à d’autres pays.

Des effets négatifs persistent, associés à une bureaucratie trop lourde, à un contrôle insuffisant des ressources, cause et condition par excellence du phénomène néfaste de la corruption et d’autres illégalités qui entravent l’augmentation de la productivité et de l’efficience. Sans compter les problèmes structurels du modèle économique, qui ne fournit pas d’incitations suffisantes au travail et à l’innovation.

Afin de transformer ce scénario de manière irréversible, il est indispensable de dynamiser le processus de mise à jour du modèle économique et social, de manière à favoriser une combinaison adéquate entre le caractère centralisé de la planification et l’autonomie et la décentralisation nécessaires aux niveaux intermédiaires et de base du système des entreprises et des gouvernements locaux.

Il est également nécessaire de consolider le processus d’investissements, sur la base de son intégralité, sans place pour le travail bâclé et l’improvisation, afin d’améliorer la productivité et l’efficience des performances du secteur étatique de l’économie dans les secteurs essentiels au développement du pays, tout en assouplissant et en institutionnalisant les formes de gestion non étatiques.

Récemment, le champ des activités que peuvent exercer les travailleurs à leur compte a été considérablement élargi, passant de 127 activités autorisées à plus de 2 000. Cette décision, accueillie avec enthousiasme par l’opinion publique nationale et étrangère, a été, comme il fallait s’y attendre, remise en cause quelques jours plus tard et qualifiée d’insuffisante par ceux qui rêvent d’une restauration capitaliste dans le pays et de la privatisation massive de la propriété du peuple sur les principaux moyens de production.

Avant même que cette décision importante ne soit mise en œuvre, on a exigé l’exercice privé de certaines professions alors que les autres ne sont pas autorisées. Il semblerait que l’égoïsme, la cupidité et la soif d’obtenir des revenus plus élevés incitent certaines personnes à souhaiter le début d’un processus de privatisation qui balayerait les fondements et l’essence de la société socialiste construite durant plus de six décennies. Si l’on s’engageait dans cette voie, les systèmes d’éducation nationale et de santé publique, tous deux gratuits et universellement accessibles à tous les Cubains, seraient également démantelés en un rien de temps.

D’autres, espérant faire voler en éclats le principe socialiste du monopole de l’État sur le commerce extérieur, réclament l’autorisation des importations commerciales privées afin d’établir un système non étatique de commerce intérieur.

Ce sont des questions qui ne peuvent pas se prêter à la confusion, et encore moins à la naïveté des cadres dirigeants et des membres du Parti. Il y a des limites que nous ne pouvons pas dépasser car les conséquences seraient irréversibles et conduiraient à des erreurs stratégiques et à la destruction même du socialisme et donc de la souveraineté et de l’indépendance nationales.

En évoquant ces questions, je ne peux m’empêcher de penser aux propos tenus par le Commandant en chef de la Révolution cubaine lors de la clôture du 6e Congrès de l’Union des jeunes communistes, le 4 avril 1992 : « Sans fermeté, sans détermination, sans esprit conséquent, la Révolution n’aurait même pas triomphé, car ceux qui font des concessions, ceux qui cèdent, ceux qui se ramollissent, ceux qui trahissent, n’arrivent jamais nulle part. » (Applaudissements).

Il ne faut jamais oublier que la propriété de tout le peuple sur les moyens fondamentaux de production constitue la base du pouvoir réel des travailleurs.

Le système des entreprises d’État est confronté au défi de démontrer dans la pratique et de consolider sa position en tant que forme dominante de gestion dans l’économie. Cela ne se fait pas par décret, c’est une condition essentielle pour la durabilité de la société socialiste, il est donc inévitable d’opérer un ébranlement des structures de l’entreprise du haut vers le bas et vice versa, qui bannisse définitivement l’inertie, le conformisme, le manque d’initiative et l’attente confortable d’instructions venant des niveaux supérieurs. Nous devons changer les vieilles mauvaises habitudes et développer des qualités entreprenantes et proactives chez les cadres de direction de nos entreprises et nos établissements, qui fonctionneront chaque jour avec une plus grande autonomie, en recherchant des productions plus élevées avec une plus grande efficience.

Tout cela est facile à dire, mais ce qui est difficile, mais pas impossible, c’est de matérialiser et de consolider le changement. Il est nécessaire de cimenter un véritable changement de mentalité afin de défendre l’accroissement de la production nationale, notamment des aliments, de bannir l’habitude néfaste de les importer et de générer des exportations diversifiées et compétitives.

Sans cesser d’aspirer et de travailler pour obtenir des niveaux plus élevés de satisfaction de nos besoins, nous devons nous habituer à vivre avec ce que nous avons et ne pas prétendre dépenser plus que ce que nous sommes capables de produire en revenus. Agir autrement est une erreur que nous avons déjà commise et que nous ne devons pas répéter. N’oublions pas que c’est dans l’économie que se trouve le revenu le plus rapide et le plus sûr à notre disposition.

Le secteur du tourisme international, qui avait connu une croissance régulière jusqu’en 2018, a subi un ralentissement en 2019 en raison des mesures adoptées par l’administration des États-Unis, auxquelles se sont ajoutés les effets dévastateurs de la pandémie mondiale de COVID-19.

Malgré cette situation, nous avons profité de la fermeture de la plupart des établissements pour entretenir et améliorer nos installations hôtelières, de sorte que nous puissions offrir un service de meilleure qualité lorsque l’activité touristique reprendra. Nous sommes optimistes et confiants dans le fait que ce secteur non seulement se redressera, mais continuera à se développer au bénéfice de l’ensemble de notre population.

Le modèle économique et social de développement socialiste nous impose de disposer de capacités suffisantes pour réguler le marché, le plus harmonieusement possible, par l’utilisation de méthodes indirectes, de moins en moins administratives. Nous devons faire en sorte que les demandes non satisfaites de notre population constituent une incitation pour les producteurs nationaux, basée sur l’utilisation efficace et rationnelle des ressources matérielles et financières (Applaudissements).

Tels sont les objectifs visés par la Stratégie économique et sociale pour relancer l’économie et faire face à la crise mondiale provoquée par la COVID-19, laquelle a été approuvée par les plus hautes instances du Parti et du gouvernement.

Il n’est pas inutile de répéter que les décisions en matière d’économie ne peuvent en aucun cas provoquer une rupture avec les idéaux de justice et d’égalité de la Révolution et encore moins affaiblir l’unité du peuple autour de son Parti, qui défendra toujours le principe qu’à Cuba, l’application de thérapies de choc contre les couches les plus humbles de la population ne sera jamais autorisée et que, par conséquent, personne ne sera laissé à l’abandon.

En dépit des tensions aggravées auxquelles l’économie nationale est confrontée, je profite de l’occasion pour remercier une bonne partie de nos créanciers pour leur volonté de restructurer les dettes en souffrance et, en même temps, pour les assurer de notre volonté de reprendre le respect de nos engagements financiers internationaux dans la mesure où nous entamerons le redressement de notre économie. De même, nous ratifions la décision de garantir les dépôts bancaires en monnaie librement convertible et en pesos cubains, ainsi que les liquidités entre les mains de la population et des personnes morales étrangères et nationales.

La situation extrême de manque de liquidités nous a contraints à réintroduire les ventes en monnaie librement convertible dans une partie du commerce de détail, puis dans le commerce de gros.

Cette mesure nécessaire avait pour but initial d’assurer la présence sur le marché national d’un ensemble de produits qui, au cours des cinq dernières années, avaient disparu de l’offre de l’État, laissant place à l’activité illégale de l’achat à l’étranger et de revente de ces articles à des taux de profit très élevés.

Avec les effets de la COVID-19, les ventes en monnaie librement convertible ont été étendues à d’autres produits, y compris les denrées alimentaires, dans le but d’encourager les transferts de fonds des citoyens cubains à l’étranger vers leurs proches sur le territoire national. En outre, le gouvernement a assuré l’allocation d’un volume considérable de devises étrangères pour garantir la durabilité de l’offre en pesos cubains d’un petit groupe de produits de base de l’alimentation, l’hygiène et l’hygiène personnelle, et s’efforce de rétablir la présence des fournisseurs nationaux sur ce marché.

J’estime qu’il convient de souligner que, en raison d’une politique de communication sociale inadéquate et de la publication d’approches incorrectes dans plusieurs de nos médias de presse, une certaine confusion s’est installée chez certains cadres dirigeants qui se sont attaqués à la prétendue inégalité découlant de ces ventes et ont exigé que tout le commerce intérieur du pays revienne au livret d’approvisionnement. Au fil des mois et des interventions publiques du président de la République, du Premier ministre et d’autres responsables gouvernementaux, il a été possible de faire comprendre que les ventes en monnaie librement convertible sont nécessaires et qu’elles dureront aussi longtemps qu’il nous faudra pour redresser et renforcer l’économie et assurer ainsi la convertibilité réelle de la monnaie nationale.

Au milieu de ces circonstances complexes, nous avons continué à adopter des mesures dans l’intérêt d’encourager les investissements étrangers, en éliminant la lenteur, les retards et les obstacles dans leur fonctionnement qui compromettent leur contribution décisive à la performance de l’économie nationale.

Il est temps d’effacer de nos esprits les préjugés du passé associés aux investissements étrangers et de garantir une préparation et une conception adéquates des nouvelles entreprises avec la participation de capitaux étrangers.

En témoignent les résultats obtenus dans la Zone spéciale de développement de Mariel, qui est devenue un important pôle d’attraction pour les investisseurs étrangers et nationaux qui bénéficient d’infrastructures impressionnantes, qui n’ont pas cessé d’augmenter malgré les mesures prises par les États-Unis pour renforcer le blocus.

Par rapport à la mise en œuvre des Orientations et de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, il est juste de souligner qu’en général, la tendance au progrès se consolide ; cependant, il existe encore certaines lacunes dans la planification, l’organisation, le contrôle et le suivi des processus et, dans certains cas, des réactions lentes et tardives pour corriger les déviations, ainsi qu’un manque d’exhaustivité et de vision en ce qui concerne les niveaux de risque et les déficiences. Les actions de formation et de communication sociale n’ont pas été menées dans les délais, la qualité et la portée requis.

La réticence au changement et le manque de capacité d’innovation persistent, se traduisant par des attitudes d’inertie et d’immobilisme dans la mise en œuvre des mesures adoptées, la crainte d’exercer les facultés accordées et des préjugés à l’égard des formes non étatiques de propriété et de gestion.

La Commission permanente pour la mise en œuvre et le développement n’a pas réussi à organiser de manière appropriée la participation des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des Orientations et a assumé des fonctions qui dépassaient le mandat accordé par le Congrès, ce qui a limité le rôle qui revenait aux organismes, organisations et entités.

Parallèlement, les organisations politiques et de masse n’ont pas été suffisamment encouragées à jouer un rôle plus actif dans ce processus.

En conséquence, le Bureau politique a pris la décision de répartir les responsabilités de la mise en œuvre des Orientations entre la Commission et les organismes de l’Administration centrale de l’État et les entités nationales, ce qui a permis d’accomplir des progrès plus importants.

Du fait de la mise à jour des Orientations approuvée lors du 7e Congrès, il est proposé d’en maintenir 17, d’en modifier 165, d’en supprimer 92 et d’en ajouter 18, ce qui porterait leur nombre à 200.

Comme chacun sait, la Conceptualisation du modèle économique et social, c’est-à-dire le guide théorique et conceptuel pour la construction du socialisme à Cuba, a été approuvée en principe lors du 7e Congrès, avec le mandat d’en discuter au sein des organisations du Parti et de l’Union des jeunes communistes et avec de larges secteurs de la société, puis de la soumettre à l’approbation de la session plénière du Comité central du Parti.

Dans le cadre des travaux confiés à la Commission n° 1, créée par le Bureau politique pour évaluer la mise à jour du contenu de ce document programmatique, ses principaux postulats ont été ratifiés et des modifications ont été introduites, conformément à la Constitution, visant également à obtenir une plus grande précision sur certains points, lesquelles seront discutées par les délégués dans les commissions respectives.

Le 1er janvier de cette année, après plus de dix ans d’études et de travail, nous avons entamé la mise en œuvre de la Tâche de réorganisation qui, comme il a été rappelé, n’est pas une solution magique aux problèmes de notre économie, mais elle permettra, comme son nom l’indique, d’organiser et de rendre transparent le travail des différents acteurs du scénario économique et d’encourager l’amour du travail comme moyen et sens de la vie des citoyens. Il faut changer l’idée néfaste, née sous la protection du paternalisme et de l’égalitarisme, selon laquelle Cuba est le seul pays où l’on peut vivre sans travailler. Le niveau de vie et de consommation des Cubains devra être déterminé par les revenus légaux qu’ils perçoivent et non par des subventions excessives et des gratuités indues.

Les quelques mois qui se sont écoulés ont confirmé la complexité et l’ampleur de ce processus, qui touche toutes les composantes de la société cubaine avec un vaste ensemble de décisions et d’actions sans précédent dans l’histoire récente de la Révolution.

Ce n’est pas pour rien que la phase d’idéation et de conception a duré si longtemps, avec la participation et la contribution de spécialistes et de chercheurs hautement qualifiés issus des sphères productives et universitaires du pays et la précieuse contribution d’institutions d’autres nations, ainsi que les expériences de processus similaires appliqués en Chine et au Vietnam, abstraction faite des différences.

Comme cela a été largement expliqué, à côté de réussite irréprochables dans l’instauration de l’unification monétaire et du taux de change, la réforme générale des salaires, des pensions et de l’assistance sociale, ainsi que dans la réduction des subventions et des gratuités, en veillant à l’attention accordée aux personnes vulnérables, des insuffisances ont également été constatées dans sa mise en œuvre, causées par une préparation et une formation insuffisantes des négligences, un manque d’exigence, de contrôle, de sensibilité politique et une communication institutionnelle insuffisante de la part des cadres et des fonctionnaires chargés de son exécution pratique, ce qui a conduit à l’établissement de prix excessifs et un mécontentement par rapport aux tarifs des services publics, à savoir l’électricité, l’eau, le gaz, les cantines des travailleurs, etc. Il y a également eu des erreurs et des retards liés à la réforme des salaires et aux systèmes de paiement.

Tout cela a exigé un travail intense de la part des dirigeants du Parti, de l’État et du gouvernement, dans le but de corriger rapidement les déviations détectées et de modifier celles qui s’écartaient de la conception attendue.

La Tâche de réorganisation devra poursuivre son processus d’exécution conformément au calendrier approuvé jusqu’à sa pleine application et, surtout, la consolidation de ses postulats et l’obtention des résultats économiques et productifs qui contribueront à la construction d’un socialisme prospère et durable à Cuba.

Le contenu de l’Article 5 de la Constitution de la République, dont le libellé complet est l’œuvre personnelle du commandant en chef Fidel Castro Ruz, a été maintenu dans la Constitution actuelle, avec le même numéro et le même contenu que dans la Constitution promulguée en 1976, et définit le Parti communiste de Cuba comme la force dirigeante supérieure de la société et de l’État, lequel organise et guide les efforts communs vers la construction du socialisme.

Par conséquent, le texte constitutionnel implique une énorme responsabilité pour tous les militants, car l’autorité morale du parti unique qui garantit et représente l’unité de la nation, émane précisément de l’accomplissement exemplaire du devoir et des postulats constitutionnels, ainsi que de qualités éthiques, politiques et idéologiques élevées, en lien étroit avec les masses.

Le Parti, en tant qu’organisation qui rassemble l’avant-garde révolutionnaire, a la mission honorable d’être le digne héritier de la confiance placée par le peuple dans le leader fondateur de la Révolution, le commandant en chef Fidel Castro Ruz. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, je l’ai déjà affirmé il y a presque 15 ans afin d’éviter toute confusion, et je le répète aujourd’hui parce que j’estime que c’est un concept qui conserve toute son actualité pour le présent et l’avenir de la nation (Applaudissements).

Fidel lui-même, dès le 14 mars 1974, avait déclaré : « Le Parti est l’avant-garde du peuple, la sécurité du peuple, la garantie du peuple. […] L’organisation d’avant-garde est fondamentale. Savez-vous ce qui donne de la sécurité à la Révolution ? Le Parti. Savez-vous ce qui donne à la Révolution sa pérennité ? Le Parti. Savez-vous ce qui garantit l’avenir de la Révolution, ce qui donne vie à la Révolution, ce qui assure la destinée de la Révolution ? Le Parti. Sans le Parti, la Révolution ne pourrait pas exister. » (Applaudissements).

Au cours de la période écoulée depuis le 7e Congrès, tenu en 2016, des progrès ont continué à être réalisés dans l’accomplissement des Objectifs de la Première Conférence nationale en ce qui concerne les modifications introduites dans les méthodes et le style de travail du Parti quant à l’attention accordée aux organisations de base et aux principaux problèmes de la vie politique, économique et sociale de la nation, dans le but de surmonter l’empiètement et les interférences dans les fonctions et les décisions qui reviennent à l’État, au gouvernement et aux institutions administratives – nous répétons cela depuis plus de 60 ans et, en réalité, force est de constater que c’est peu respecté : chacun s’occupe de son domaine, et le Parti de ce qui lui revient, sans cesser de mener, avec ces autorités, la lutte contre les situations qui affectent la population.

Les statuts de notre Parti le définissent comme le continuateur du Parti révolutionnaire cubain, créé par Marti pour mener la lutte pour l’indépendance, du premier Parti communiste fondé par Carlos Baliño et Julio Antonio Mella et de celui né de l’intégration volontaire des trois organisations révolutionnaires qui menèrent la lutte contre la tyrannie de Batista.

L’existence à Cuba d’un parti unique a été, et sera toujours, sous le feu des campagnes de l’ennemi, résolu à fragmenter et à désunir les Cubains avec les chants des sirènes de la sacro-sainte démocratie bourgeoise, basée sur la tactique séculaire du « diviser pour régner ».

L’unité de l’immense majorité des Cubains autour du Parti, de l’œuvre et des idéaux de la Révolution, a été notre arme stratégique fondamentale pour affronter avec succès toutes sortes de menaces et d’agressions. C’est pourquoi il faut préserver avec zèle cette unité et ne jamais tolérer de division entre révolutionnaires sous de faux prétextes d’une plus grande démocratie, car ce serait le premier pas vers la destruction, de l’intérieur, de la Révolution elle-même, du socialisme et par conséquent de l’indépendance nationale et le retour sous la domination de l’impérialisme nord-américain.

Toutefois, si nous n’avons qu’un seul parti, nous devons promouvoir, dans son fonctionnement et en général dans notre société, la démocratie la plus large et un échange permanent d’opinions sincères et profondes, pas toujours concordantes, renforcer le lien avec les masses laborieuses et la population et assurer la participation croissante des citoyens aux décisions essentielles.

L’attention accordée par le Parti à l’Union des jeunes communistes, aux organisations d’étudiants et aux mouvements de jeunesse a été renforcée, afin d’accroître leur rôle de premier plan et de consolider leur travail politique et idéologique, tout en préservant leur indépendance organique.

Afin de continuer à consolider l’unité des Cubains, le gouvernement a continué à lutter contre les préjugés et les discriminations en tous genres qui persistent.

De même, la politique d’attention aux institutions religieuses et aux associations fraternelles qui sont de plus en plus impliquées dans les différentes sphères de l’activité nationale a été actualisée.

Quant aux organisations de masse, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il est nécessaire de revitaliser leurs actions dans toutes les sphères de la société et d’actualiser leur fonctionnement en fonction de l’époque dans laquelle nous vivons, qui est très différente de celle des premières années de la Révolution où elles sont nées. Il s’impose de relancer le travail à la base, dans les usines, dans les fermes, dans les rues et les quartiers pour défendre la Révolution et lutter contre les manifestations délictueuses et les indisciplines sociales. Il est nécessaire d’élever la combativité et l’intransigeance révolutionnaires et de renforcer leur contribution au travail idéologique, à la lutte contre les plans subversifs de l’ennemi, à la création et à la consolidation de valeurs.

Le Parti continue de soutenir le travail de la Fédération des femmes cubaines et d’autres institutions pour défendre les droits des femmes et dénoncer la violence de genre. La lutte contre les préjugés liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre sera approfondie.

Conformément au mandat constitutionnel, le Conseil d’État a approuvé la commission chargée de la rédaction de l’avant-projet du Code des familles pour analyse au Parlement et discussion ultérieure avec la population, activité sur laquelle les travaux sont déjà en cours.

La mise en place du programme gouvernemental et de la commission conduite par le président de la République Diaz-Canel pour traiter de la question de la discrimination raciale permettra de lutter plus efficacement contre cet héritage du passé et d’assurer une plus grande cohérence dans la présentation et la conduite du débat public sur ces thèmes.

Par ailleurs, bien que le travail idéologique figure parmi les principales orientations du travail du Parti, je me dois d’avouer que je ne suis pas satisfait des progrès réalisés.

S’il est vrai que nos médias se caractérisent par leur attachement à la vérité et au rejet du mensonge, il est également vrai qu’il existe encore des manifestations de triomphalisme, de stridence et de superficialité dans la façon de traiter la réalité du pays. On présente parfois des articles journalistiques qui, au lieu d’éclairer, tendent à embrouiller. Ces approches nuisent à la crédibilité de la politique d’information et de communication sociale approuvée. L’immédiateté dans l’approche des affaires nationales ne doit pas être en contradiction avec l’objectivité, le professionnalisme et, surtout, l’intentionnalité politique.

Dans le travail politique et idéologique, il ne suffit pas de faire toujours la même chose, il faut de la créativité, s’adapter efficacement au contexte dans lequel nous vivons, approfondir l’étude de l’histoire du pays, transmettre à chaque Cubain le message d’optimisme et la confiance qu’ensemble nous saurons faire face et surmonter tout obstacle. En bref, nous avons besoin d’une transformation profonde visant à renforcer l’essence et les valeurs qui émanent de l’œuvre de la Révolution.

Le programme de subversion et d’influence idéologique et culturelle visant à discréditer le modèle socialiste de développement s’est intensifié et tend à nous présenter la restauration capitaliste comme la seule alternative.

La composante subversive de la politique étasunienne à l’égard de Cuba vise à saper l’unité nationale. En ce sens, la priorité est donnée aux actions destinées aux jeunes, aux femmes et aux universitaires, au secteur artistique et intellectuel, aux journalistes, aux sportifs, aux personnes issues de la diversité sexuelle et aux religions. Des questions d’intérêt pour des groupes spécifiques liés à la protection des animaux, de l’environnement, ou des manifestations artistiques et culturelles sont manipulées, le tout dans le but d’ignorer les institutions existantes.

Ils continuent de financer les actions d’agression en utilisant des stations de radio et de télévision basées aux États-Unis, alors que dans le même temps, le soutien monétaire augmente en vue de la création de plateformes pour la génération de contenus idéologiques qui exhortent ouvertement à renverser la Révolution, lancent des appels à des manifestations dans des espaces publics, incitent à l’exécution de sabotages et d’actes terroristes, y compris l’assassinat d’agents des forces de l’ordre et de représentants du pouvoir révolutionnaire. Sans la moindre vergogne, ils révèlent les montants des sommes versées depuis les États-Unis aux exécutants de ces actes criminels.

N’oublions pas que le gouvernement des États-Unis a créé le « Groupe de travail Internet pour Cuba », qui vise à transformer les réseaux sociaux en voies de subversion, en créant des réseaux sans fil échappant au contrôle de l’État et en menant des cyberattaques contre les infrastructures critiques.

Nous avons parlé des avantages et des dangers de l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux il y a plusieurs dizaines d’années au sein de ce Parlement qui se réunit ici, y compris en évoquant la vieille fable d’Ésope sur les langues, des vecteurs de communication qui peuvent être utilisés pour les meilleurs objectifs, mais aussi pour les pires. À ce stade, il ne doit exister aucun espace pour la naïveté ou un enthousiasme démesuré pour les nouvelles technologies sans assurer au préalable la sécurité informatique.

Le mensonge, la manipulation et la propagation de fausses nouvelles ne connaissent plus de limites. À travers ces pratiques, on façonne et diffuse aux quatre vents une image virtuelle de Cuba, présentée comme une société moribonde et sans avenir, sur le point de s’effondrer et de sombrer dans l’explosion sociale tant attendue. Cependant, la vérité est différente, la contre-révolution interne, qui manque de base sociale, de leadership et de capacité de mobilisation, continue de voir diminuer le nombre de ses membres et d’actions d’impact social, et concentre son activisme sur les réseaux sociaux et Internet.

Nous sommes fermement convaincus que les rues, les parcs et les places appartiennent et appartiendront aux révolutionnaires et que nous ne refuserons jamais à notre peuple héroïque le droit de défendre sa Révolution (Applaudissements).

Ces circonstances en soi exigent cette transformation urgente dont j’ai parlé sur le terrain idéologique.

En matière de politique des cadres, nous avons continué à travailler au respect des accords des derniers Congrès du Parti et de la Première conférence nationale. Nous avons avancé dans la conception organisationnelle et dans la matérialisation de la politique de renouvellement progressif des postes de décision. De même, nous observons une augmentation graduelle et soutenue de la promotion de jeunes, de femmes, de Noirs et de mulâtres sur la base du mérite et des qualités personnelles, bien que les résultats atteints soient absolument insuffisants au regard des principales responsabilités dans le Parti, l’État et le gouvernement. La promotion des cadres de l’Union des jeunes communistes à un travail professionnel au sein du Parti se poursuit.

Dans le même temps, des faiblesses persistent dans l’application de la politique des cadres, qui se traduisent par la tendance au formalisme et à la superficialité d’un certain nombre de cadres qui se considèrent comme indispensables et ne s’occupent pas de la formation des réserves. Il en ressort un lien limité avec le peuple, un manque de sensibilité et une incapacité à mobiliser les collectifs dans la résolution des problèmes et un faible travail envers les subordonnés.

Il existe une culture insuffisante de la communication qui limite la capacité à motiver, comprendre, participer et débattre des questions qui préoccupent la masse des travailleurs. On constate encore des cas de camarades qui sont promus à des postes de direction sans que leur capacité et leur préparation à les exercer n’aient été prouvées, tandis que se manifeste une faiblesse dans l’intentionnalité et la projection pour améliorer la composition du vivier de cadres pour ce qui est des femmes, des Noirs et des mulâtres.

La pratique consistant à maintenir en tant que chefs adjoints et remplaçants des camarades dont tout le monde sait qu’ils ne possèdent pas les conditions pour être promus persiste, ce qui nuit à l’autorité du chef, au lieu de la préserver, et gèle le développement normal et la promotion des nouveaux dirigeants.

Il me paraît opportun de me référer au contenu de l’article 4 de la Constitution de la République, qui stipule : « La défense de la Patrie socialiste est le plus grand honneur et le devoir suprême de tout Cubain. »

Ce postulat important de la Constitution doit être pris en compte dans le travail de tous les militants communistes, y compris dans la politique des cadres. Nous ne saurions accepter la promotion à des postes supérieurs de camarades qui, pour des raisons injustifiées, n’ont pas accompli leur service militaire actif, qui constitue la principale voie de formation militaire que tous les citoyens doivent accomplir, en premier lieu les cadres. Cette question devient plus importante à mesure que passe le temps. La tendance à un faible taux de natalité d’ici à 2030 constituera un problème grave à bien des égards, aussi devons-nous trouver d’autres solutions.

Dans ce domaine, nous avons le précieux exemple de la décision, prise à la demande du ministère des Relations extérieures, depuis 2002, il y a 19 ans, que tous les étudiants de l’Institut supérieur des Relations internationales, des deux sexes, avant leur admission, fassent leur service militaire pendant un an dans la Brigade de la frontière, face à la base navale illégale de Guantanamo. Tout cela a été respecté durant toutes ces années sans aucun problème.

À la lumière de la tendance au vieillissement de la population cubaine – comme je vous le disais – qui, parmi de nombreux autres effets négatifs, limite le nombre de citoyens qui atteignent l’âge légal pour accomplir leur service militaire, l’expérience de l’Institut supérieur des Relations internationales devrait être étudiée afin de généraliser progressivement le fait que tous les étudiants de l’enseignement supérieur remplissent au préalable ce devoir.

Le président de la République lui-même, Diaz-Canel, à l’appel du Commandant en chef, a volontairement accompli son service militaire dans des unités de la Défense antiaérienne pour assimiler la nouvelle technique, après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en électronique à l’Université centrale de Las Villas, et, comme il me l’a dit lui-même, cette période, dans son cas, de trois ans, a été très utile à sa formation de cadre révolutionnaire.

Je voudrais applaudir le Président pour l’exemple qu’il a donné (Applaudissements).

En raison de son caractère stratégique, la politique des cadres exige un perfectionnement et une mise à jour constants, afin de garantir la sélection, la formation et la promotion de cadres qui se caractérisent par leur engagement envers la Révolution, leur humilité, leur modestie, leur exemple personnel, leur leadership et leurs fermes convictions face à tout vestige d’élitisme, de vanité, d’autosuffisance et d’ambitions.

La politique des cadres du Parti communiste de Cuba devra assurer le vivier des dirigeants de demain, en union étroite avec les masses, avec la capacité de mobiliser, de dialoguer, d’argumenter et d’être capables d’apporter des solutions, d’élever la sensibilité politique et humaine, la responsabilité, la discipline, l’exigence et le contrôle, en faisant appel à la direction collective comme seul moyen de trouver les meilleures solutions aux problèmes.

J’aborderai maintenant des questions de politique étrangère.

Le scénario international auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est nettement différent de celui d’avril 2016, lorsque nous avons tenu le 7e Congrès. Ces cinq années ont été caractérisées par une montée sans précédent de l’agressivité du gouvernement des États-Unis.

Historiquement, l’hégémonisme impérialiste des États-Unis a constitué une menace pour le destin et la survie de la nation cubaine. Ce n’est pas un phénomène nouveau. Il a accompagné les Cubains depuis les origines de la Patrie, lorsque sont apparues au sein de notre peuple les premières aspirations à la souveraineté et à l’indépendance.

C’était déjà un défi pour les héros qui entreprirent la lutte contre le colonialisme espagnol au 19e siècle. Nous, les générations de Cubains qui avons poursuivi la lutte au 20e siècle, l’avons affronté et le peuple qui défend de nos jours, en étroite unité, liberté et justice conquises y fait face également.

Cet hégémonisme s’est concrétisé avec une dureté particulière durant l’occupation militaire de notre pays entre 1898 et 1902, et l’imposition ultérieure de l’amendement Platt comme annexe à la Constitution.

Il a été renforcé par le Traité des relations, en 1934, un sujet dont j’ai pu observer qu’il est peu maîtrisé, à travers des conversations avec différentes personnes, à savoir qu’il a été imposé par le voisin du nord au gouvernement cubain en place, sous la présence menaçante d’unités navales de la marine étasunienne dans la baie de La Havane. Ainsi, dans un geste d’amitié apparent et hypocrite, l’amendement Platt fut remplacé, tout en maintenant les dispositions les plus insupportables dans le nouvel instrument, ainsi que les engagements politiques et économiques qui consolidèrent la subordination et la dépendance de Cuba vis-à-vis des États-Unis jusqu’en janvier 1959.

Il s’agit d’un défi intimement associé à la conception impérialiste du Destin manifeste, à la brutale Doctrine Monroe et aux visions du panaméricanisme à travers lesquelles ils ont cherché à assujettir notre région depuis l’époque de Simon Bolivar.

Au cours des quatre dernières années, à l’immense et inégale puissance des États-Unis et à l’escalade de l’agression contre Cuba s’est ajoutée l’impunité. Le gouvernement étasunien semblait convaincu qu’il jouissait de la liberté d’agir à sa guise et du droit d’imposer sa volonté au monde avec le simple soutien de l’usage de la force et il s’est évertué à plonger dans la crise politique, juridique et morale les piliers sur lesquels ont reposé les relations internationales depuis des décennies.

La communauté internationale a semblé incapable d’endiguer les outrages et les abus les plus flagrants de la part de la première puissance économique, militaire et technologique, dont les actions irresponsables ont constitué la plus grande menace pour la paix, la stabilité, l’équilibre écologique et la survie de la vie sur Terre.

Ce contexte explique en partie l’effet particulièrement néfaste du blocus économique à travers lequel les États-Unis attaquent notre pays. Cela s’explique également par les conditions d’une économie internationale de plus en plus interconnectée, interdépendante et de plus en plus soumise aux diktats des centres de pouvoir financiers contrôlés depuis Washington.

En dépit du rejet répété et massif de la communauté internationale, le blocus porte préjudice aux relations économiques de Cuba avec pratiquement toutes les nations de la planète, quelle que soit la position politique d’un pays ou sa relation avec nous.

Dans de nombreux cas, les gouvernements n’ont même pas la capacité de faire respecter leurs prérogatives souveraines sur les actions des entités nationales installées sur leur propre territoire, car souvent elles se subordonnent docilement à Washington, comme si nous vivions dans un monde soumis à la puissance unipolaire des États-Unis.

Il s’agit d’un phénomène qui s’exprime avec un impact particulier dans le secteur financier, lorsque les banques nationales de plusieurs pays privilégient les dispositions de l’administration étasunienne par rapport aux décisions politiques de leurs propres gouvernements. Ces réalités se réaffirment à mesure que s’étend la mondialisation néolibérale.

Ce blocus, auquel notre peuple a fait face pendant plus de 60 ans, avec effort, sacrifice et créativité, aurait été capable de dévaster l’économie et la stabilité sociale de n’importe quel pays, y compris ceux qui sont plus riches et plus puissants que Cuba. Il s’agit de la guerre économique la plus vaste, la plus inégale et la plus longue jamais déclenchée contre une nation.

Ce n’est que dans les conditions du système socialiste, fondé sur la justice sociale, l’unité du peuple autour du Parti et l’effort uni et solidaire pour défendre le pays, qu’une nation sous-développée et relativement petite comme la nôtre, aux faibles richesses naturelles, peut éviter l’effondrement et même progresser dans son développement.

La politique contre Cuba déclenchée par le gouvernement précédent des États-Unis a été renforcée précisément dans les conditions difficiles de la pandémie de COVID-19. La nature impitoyable de l’impérialisme a été mise en évidence de façon flagrante.

Parfois, les données objectives sur les dommages que les États-Unis ont causés à l’économie cubaine et l’impact réel des plus de 240 mesures coercitives adoptées depuis 2017 ne sont pas suffisamment compris ou évalués avec attention. Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas de simples actions visant à renforcer le blocus, mais de nouvelles méthodes, dont certaines sont sans précédent, qui ont porté l’ampleur de la guerre économique à un niveau qualitativement plus agressif, ce qui se reflète dans les pénuries matérielles qui accompagnent la vie quotidienne de chaque Cubain.

À cela s’ajoute la campagne éhontée financée depuis Washington pour promouvoir le mensonge selon lequel le blocus n’est pas réel, qu’il ne nuit pas vraiment à l’économie cubaine, qu’il ne constitue pas un problème important pour notre développement et notre stabilité économique. C’est une contrevérité qui est diffusée par les puissants médias au service de l’impérialisme et les réseaux numériques conçus pour influencer la pensée de beaucoup de gens, y compris de certains de nos compatriotes.

Parmi les premières actions visant à renforcer le siège économique contre Cuba, il y a eu la constitution en novembre 2017 d’une liste d’entités commerciales cubaines qui seraient soumises à des restrictions supplémentaires à celles déjà imposées par le blocus. Cette liste, qui a été mise à jour à plusieurs reprises, compte aujourd’hui 231 entités, dont beaucoup ayant des responsabilités dans le réseau du commerce de détail dans le pays, le système d’approvisionnement pour satisfaire les besoins les plus importants pour l’économie et la population, ainsi que toutes les installations hôtelières du pays et plusieurs institutions du secteur financier.

Le gouvernement des États-Unis justifie cette action sous prétexte de restreindre l’activité d’entreprises appartenant au secteur de la défense et de la sécurité, qu’il accuse de soutenir la répression des droits de l’Homme à Cuba et l’intervention cubaine au Venezuela.

Notre peuple est bien conscient que cette traque illégitime est dirigée contre des entités prospères dont la fonction sociale est entièrement économique et commerciale, comme c’est le cas partout dans le monde, et qui apportent une contribution significative à l’économie nationale.

Il sait également avec certitude et par expérience historique que l’objectif de cette mesure est d’étendre le siège économique pour saboter le système des entreprises, entraver le processus de mise à jour de l’économie, briser la gestion de l’État et imposer l’informalité, l’atomisation de l’activité économique et le chaos, dans le but déclaré d’étrangler le pays et de provoquer une explosion sociale.

[à suivre]


Edité le 19-04-2021 à 20:54:58 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 19-04-2021 à 20:54:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

[suite]

Dans le cadre de la tâche extraordinaire que représente la lutte contre la pandémie de COVID-19, nous avons dû consacrer d’importantes ressources pour obtenir d’urgence les équipements et le matériel nécessaires à nos hôpitaux et à nos établissements de soins. Le coût aurait été moins lourd si Cuba n’avait pas dû recourir à des marchés lointains et souvent indirects pour acquérir des technologies soumises aux interdictions du blocus.

Par ailleurs, la traque financière a pris les caractéristiques d’une véritable chasse aux transactions cubaines, ce qui porte préjudice à notre capacité à payer les produits et les services que nous importons et à encaisser ceux que nous exportons, avec pour conséquence l’augmentation du coût du commerce extérieur dans son ensemble.

Afin de punir Cuba et les Cubains vivant à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les États-Unis ont d’abord limité, puis coupé pratiquement toute possibilité d’envoyer de l’argent à Cuba.

Ces réalités se traduisent par une pénurie de produits essentiels à la consommation de la population. Elles sont également à l’origine de nombreuses difficultés que rencontre l’industrie cubaine pour disposer à temps, avec la qualité et les normes requises, des intrants nécessaires à la production. Cela comprend tout autant les biens de consommation que les médicaments et les produits de l’industrie alimentaire.

Le durcissement du blocus complique le respect des engagements financiers internationaux, malgré notre ferme volonté de les honorer et les efforts que nous déployons pour effectuer des paiements qui, bien que modestes, impliquent de grands sacrifices.

De plus en plus, des mesures ont été mises en œuvre pour restreindre les voyages à Cuba, tant par voie aérienne que maritime, ce qui a porté un coup brutal à une partie considérable du secteur non étatique de l’économie consacré aux services.

Les dommages causés par ces mesures au niveau de vie de la population ne sont ni fortuits ni le résultat d’effets collatéraux ; ils sont la conséquence d’une volonté délibérée de punir, dans son ensemble, le peuple cubain.

L’une des actions les plus significatives, pour son degré de cruauté, pour son caractère inadmissible face au Droit international et pour l’impunité avec laquelle les États-Unis l’exécutent, est la volonté, depuis avril 2019, de priver Cuba d’approvisionnement en carburant. Pour ce faire, ils appliquent des mesures propres à la guerre non conventionnelle afin d’empêcher que ces livraisons n’arrivent jusqu’au territoire national.

C’est l’une des actions qui illustre le mieux la nouvelle dimension acquise par la guerre économique contre Cuba. Pour y faire face, nous avons traversé des périodes de grande tension et si le coût n’a pas été dévastateur, comme l’attendaient les États-Unis, c’est grâce à la force de la société que nous avons construite et défendue et à la capacité de résistance de notre peuple héroïque.

Un autre des actes qui décrivent le mieux la nature de l’impérialisme et l’escalade de son agression contre la nation est la campagne immorale déclenchée contre la coopération médicale internationale fournie par Cuba.

Notre trajectoire sur ce front n’a pas d’équivalent dans le monde. C’est un effort qui est consubstantiel aux principes moraux sur lesquels se construit la société cubaine. Il repose sur l’idée que nous partageons ce que nous avons, et non ce que nous avons en trop. L’avantage d’avoir constitué, avec persévérance et dévouement, une quantité importante de ressources humaines et de disposer d’un Système de santé publique robuste, efficace et durable nous donne l’occasion de partager avec d’autres.

Il s’agit d’un engagement de solidarité qui se poursuivra quelles que soient les campagnes. Il a sauvé des vies, fait face à des maladies, soulagé des souffrances et amélioré les conditions de santé et de bien-être de millions de personnes dans le monde, presque toujours parmi les populations les plus vulnérables ou les plus défavorisées, dans les zones les plus reculées, parfois dans des conditions d’extrême difficulté, voire de danger. Il comporte un travail important et louable d’assistance à des pays qui ont subi des catastrophes naturelles.

L’attaque des États-Unis vise à discréditer un travail aussi noble que reconnu et à priver Cuba des revenus justes, honnêtes et légitimes que des milliers de professionnels du pays, formés sur le plan technique et éthique, garantissent grâce à leurs efforts.

L’accès à la santé est un droit humain universel et le gouvernement des États-Unis commet un crime lorsque, pour nous attaquer, il s’applique à saboter la seule source de services médicaux à laquelle ont accès des millions de personnes dans le monde.

En plus de tout ce qui précède, en avril 2019, et dans le but d’intimider les investisseurs étrangers, les entreprises et les entrepreneurs qui misent sur une relation économique et commerciale avec Cuba, les États-Unis ont décidé, pour la première fois, de permettre, en vertu du Titre III de la tristement célèbre Loi Helms-Burton, l’admission devant les tribunaux de ce pays de plaintes déposées par de soi-disant requérants de propriétés, qui furent justement et légitimement nationalisées dans les premières années de la Révolution.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle loi, mais d’une engeance datant de 1996, qui codifie en loi le blocus et établit comme une obligation du gouvernement des États-Unis d’attaquer Cuba économiquement, à l’échelle internationale et de manière globale. Elle établit également comme mandat légal la promotion de la subversion politique visant à détruire l’ordre constitutionnel cubain, avec le soutien chaque année de millions de dollars de financement officiel provenant du budget fédéral.

Elle va jusqu’à concevoir le programme d’intervention politique dans notre pays et l’établissement d’une tutelle qui soumettrait la nation cubaine au statut de territoire assujetti et subordonné à la souveraineté des États-Unis sous la direction d’un gouverneur nommé par ce pays.

Il s’agit d’un instrument politique et juridique méprisable, conçu avec un grand opportunisme dans les moments les plus durs de la Période spéciale et alors qu’à Washington, ils entretenaient l’espoir que la Révolution ne serait pas capable de se soutenir ni d’être fidèle à l’engagement de maintenir à un haut niveau les bannières du socialisme et de sauvegarder la cause que nos martyrs ont défendue.

C’est pourquoi nous disons que c’est une Loi que notre peuple doit bien connaître et qu’il ne peut pas se permettre le luxe d’oublier, même si un jour elle devait être abrogée.

Lorsqu’en décembre 2014, nous avons décidé conjointement avec le gouvernement des États-Unis, alors dirigé par le président Barack Obama, d’avancer vers une meilleure entente entre nos pays respectifs, j’ai déclaré devant l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire : « […] un pas important a été franchi, mais l’essentiel reste à résoudre, à savoir la fin du blocus économique, commercial et financier contre Cuba, qui s’est intensifié ces dernières années, notamment dans le domaine des transactions financières, avec l’application d’amendes énormes et illégitimes contre les banques de différents pays ».

Le comportement agressif déclenché par l’administration étasunienne précédente réaffirme, avec de preuves claires, que toute perspective de véritable évolution positive des relations entre les deux pays, pour qu’elle soit durable, devrait être associée à l’élimination du blocus économique et de l’appareil législatif qui le sous-tend.

Nous ne nous leurrons pas sur le fait qu’il s’agit de quelque chose de facile et de simple ; au contraire, cela exigera une volonté politique raisonnable et respectueuse de la part de celui qui gouvernera les États-Unis. Cuba a maintenu et maintient que nous ne considérons pas le peuple étasunien comme un ennemi, que les différences politiques et idéologiques ne sont pas un obstacle à une relation respectueuse et civilisée avec notre voisin.

Nous avons même déclaré que nous pouvions développer une relation de coopération sur de nombreuses questions, au bénéfice des deux pays et de la région.

Nous n’oublierons jamais le contenu de l’article 16, paragraphe a) de la Constitution, qui réaffirme que les relations économiques, diplomatiques et politiques avec tout autre État ne seront jamais négociables sous la pression de l’agression, de la menace ou de la coercition.

Je réaffirme depuis ce Congrès du Parti la volonté de nouer un dialogue respectueux et de construire un nouveau type de relations avec les États-Unis, sans que l’on prétende que pour y parvenir Cuba devra renoncer aux principes de la Révolution et du Socialisme, faire des concessions inhérentes à sa souveraineté et à son indépendance, céder dans la défense de ses idéaux et dans l’exercice de sa politique extérieure, engagée dans les causes justes, la défense de l’autodétermination des peuples et le soutien historique aux pays frères.

En même temps, nous avons le devoir de rester vigilants, d’assumer avec responsabilité les leçons de l’Histoire et de protéger notre pays et le droit souverain d’exister pour lequel tant de générations de Cubains se sont sacrifiées.

Nous devons le faire sans négliger la défense et avec un effort constant et engagé, visant à construire les bases économiques qui nous permettront d’affronter avec succès une guerre économique incessante et asymétrique d’une puissance prête à profiter de sa grandeur et de son influence économique pour attaquer notre Patrie.

Camarades,

Il y a exactement cinq ans aujourd’hui, nous avons averti que la région de l’Amérique latine et des Caraïbes subissait les effets d’une contre-offensive forte et articulée promue par l’impérialisme et les oligarchies régionales contre les gouvernements révolutionnaires et progressistes qui avaient accédé au pouvoir grâce à la résistance et à la lutte des peuples contre les effets néfastes des modèles néolibéraux.

Cette contre-offensive s’est renforcée lorsque la direction de la politique étrangère des États-Unis est tombée entre les mains de personnages sinistres, liés à des épisodes d’ingérence et d’interventionnisme dans notre région, et associés à des éléments de l’extrême droite cubano-américaine, dont plusieurs ont des antécédents connus de terrorisme et de corruption.

Ils n’ont jamais caché leur engagement envers la validité de la Doctrine Monroe. Ils ont mélangé le fanatisme anti-socialiste avec leur désespoir d’atteindre des objectifs à court terme. Ils ont eu recours à des méthodes de guerre non conventionnelles et à des opérations de déstabilisation qui se sont avérées extrêmement dangereuses pour toute la région.

Ils ont fait preuve de mépris envers nos peuples et nos institutions. Ils n’ont pas respecté les droits souverains de toutes les nations de l’hémisphère et menacé dangereusement la paix et la sécurité régionales. Plusieurs gouvernements de la région ont prétendu ignorer la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix, signée à La Havane par les chefs d’État et de gouvernement d’Amérique latine et des Caraïbes en janvier 2014.

Cet instrument politique important est fondé sur des principes essentiels pour la pleine indépendance, la jouissance réelle des droits souverains et pour les aspirations à l’unité et à l’intégration de notre région.

Il s’agit notamment du respect des principes et des normes du Droit international et des buts et principes de la Charte des Nations unies, du règlement pacifique des différends, de l’obligation de ne pas intervenir, directement ou indirectement, dans les affaires intérieures de tout État et d’observer les principes de souveraineté nationale, d’égalité des droits et d’autodétermination des peuples ; l’engagement des pays de la région à favoriser des relations d’amitié et de coopération entre eux et avec les autres nations, quelles que soient les différences entre leurs systèmes politiques, économiques et sociaux ou leurs niveaux de développement ; à pratiquer la tolérance et à vivre ensemble en paix comme de bons voisins ; et l’engagement à respecter pleinement le droit inaliénable de chaque État de choisir son système politique, économique, social et culturel, en tant que condition essentielle pour assurer la coexistence pacifique entre les nations.

Le recours fréquent au mensonge pour justifier des actions a été associé à de cruelles mesures coercitives unilatérales et à des menaces constantes, avec des coûts élevés pour les peuples de Notre Amérique. Le gouvernement étasunien a décidé de lancer à partir de la fin de l’année 2018 une offensive spécifique d’agression contre le Venezuela, le Nicaragua et Cuba, dans le but évident d’obtenir à court terme le renversement des gouvernements de ces trois pays.

Bien qu’il ait échoué dans son entreprise, cette prétention nous rappelle avec cruauté que les ambitions de domination de l’impérialisme dans la région ne sont pas des menaces issues d’un passé lointain et sombre, désormais dépassé, mais un danger actuel au sein des cercles du pouvoir politique aux États-Unis.

Dans le cadre de cette offensive, nous avons assisté au sauvetage de la malfamée OEA, en tant qu’instrument de domination néocoloniale et d’agression, ainsi que son bras armé, le Traité interaméricain d’assistance réciproque, le TIAR, toujours au service des intérêts hégémoniques des États-Unis. De même que la tentative de saboter la CELAC et la destruction de l’UNASUR.

Si un doute subsistait, force est de constater que le néolibéralisme a une fois de plus démontré son incapacité à répondre aux problèmes sociaux de la région. Son rôle dans le démantèlement des structures de justice sociale et l’attaque doctrinaire contre toute notion de justice sociale ont laissé la plupart des pays impuissants et sans défense face au fléau de la COVID-19. Son héritage a été l’accroissement des inégalités, l’approfondissement de la polarisation sociale et l’aggravation de la crise de stagnation et d’instabilité dont souffrent de nombreuses sociétés de Notre Amérique.

En conséquence, nous avons observé le délabrement accéléré des gouvernements qui promeuvent des politiques néolibérales, des manifestations d’instabilité sociale, l’irruption de manifestations populaires et la mobilisation de la jeunesse, ainsi que l’activation de la gauche et des forces progressistes, comme le démontre le Forum de Sao Paulo, un espace de concertation politique des forces politiques de gauche et des mouvements sociaux.

Nous avons également observé comment ces forces progressistes ont été soumises à des processus judiciaires à motivation politique et à des campagnes de dénigrement et de diffamation avec le soutien des médias corporatifs, afin de les affaiblir et d’empêcher ainsi leur participation ou leur accès aux gouvernements.

Nous, Cubains, réitérons notre solidarité avec le Venezuela, avec l’union civile et militaire de son peuple héroïque et avec son seul président légitime, le camarade Nicolas Maduro Moros.

Nous réitérons notre solidarité avec le Nicaragua sandiniste, avec son peuple et avec son président, le commandant Daniel Ortega Saavedra.

Nous saluons le président Luis Arce de l’État plurinational de Bolivie, une nation où le peuple a remporté une victoire populaire qui a constitué un camouflet pour les États-Unis et leur instrument, l’Organisation des États américains, qui avaient organisé le coup d’État contre le camarade Evo Morales Ayma.

Nous observons avec espoir, respect et solidarité les processus politiques menés par les présidents Andrés Manuel Lopez Obrador au Mexique et Alberto Fernandez en Argentine, dans leurs efforts pour inverser les conséquences de la mise en œuvre des politiques néolibérales qui ont causé tant de dommages à leurs nations.

Nous saluons et nous soutenons les tentatives des deux gouvernements en vue de récupérer les processus d’intégration authentiquement latino-américains.

Nous réitérons notre soutien indéfectible aux efforts de la République argentine pour recouvrer sa souveraineté sur les îles Malouines, Géorgie-du-Sud et Sandwich-du-Sud.

Nous réaffirmons notre solidarité avec l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, leader du Parti des travailleurs du Brésil, contre lequel des poursuites judiciaires politisées ont été lancées. Nous insistons sur le fait que son innocence, sa pleine liberté et tous ses droits politiques doivent être rétablis.

Nous continuerons à défendre les intérêts légitimes des nations des Caraïbes et nous soutenons leurs revendications d’indemnisation pour les conséquences de l’esclavage et du colonialisme. Les Caraïbes pourront toujours compter sur Cuba. En particulier, nous réaffirmons notre engagement envers le peuple frère d’Haïti, à l’égard duquel la communauté internationale devrait faire beaucoup plus.

Nous réaffirmons notre soutien total à l’autodétermination et à l’indépendance de Porto Rico.

L’engagement de Cuba envers l’unité de l’Amérique latine et des Caraïbes est inébranlable, la loyauté dans la défense de la souveraineté et du droit à l’autodétermination des peuples est un principe de la Révolution, et la volonté de promouvoir la coopération et l’intégration régionales fait partie de notre cause. Nous ne cesserons pas un instant de contribuer à faire de notre Amérique la patrie commune de tous ses enfants.

Camarades :

Au cours de ces cinq années, nous avons renforcé d’excellentes relations avec les partis et les gouvernements de la République populaire de Chine, de la République socialiste du Vietnam, de la République démocratique populaire lao et de la République populaire démocratique de Corée, des pays socialistes asiatiques auxquels nous sommes unis par une amitié et une solidarité historiques. Nous mettons en œuvre avec la Chine et le Vietnam dans différents domaines de notre économie des projets économiques importants, qui contribuent au Plan de développement économique et social à l’horizon 2030.

Au cours de ces années également, les relations politiques de haut niveau se sont approfondies avec la Fédération de Russie, un pays avec lequel nous partageons de larges coïncidences sur les questions les plus diverses de l’agenda international et qui a maintenu une position ferme de rejet du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba.

Malgré les différences politiques existantes, nous avons progressé dans nos liens avec l’Union européenne grâce à la mise en œuvre de l’Accord de dialogue politique et de coopération, sur la base du respect mutuel et de la réciprocité. Il convient de mettre l’accent sur la promotion des relations de coopération dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, l’agriculture et la culture.

Nous maintenons notre coopération et notre solidarité avec les pays d’Afrique, un continent auquel nous sommes liés par des liens forts d’histoire, de culture et de fraternité. Des milliers de coopérants du secteur de la santé et d’autres secteurs y travaillent dans plus de 30 pays. Nous sommes reconnaissants de la position unanime de l’Union africaine en solidarité avec Cuba et contre le blocus pendant ces années.

Notre soutien aux causes des peuples palestinien et sahraoui restera un engagement inchangé.

Le scénario décrit ci-dessus et son évolution probable dans l’avenir exigent de nous tous que nous assurions, de manière permanente, la priorité de la défense, en totale correspondance avec les réflexions avisées de Fidel contenues dans le Rapport central au Premier Congrès : « Tant que l’impérialisme existera, le Parti, l’État et le peuple accorderont la plus grande attention aux services de la défense. La garde révolutionnaire ne sera jamais négligée. L’Histoire enseigne de manière trop éloquente que ceux qui oublient ce principe ne survivent pas à l’erreur. »

La conception stratégique de la Guerre de tout le peuple maintient toute sa vigueur, comme le confirme l’article 217 de la Constitution de la République de Cuba, ce qui se traduit par le fait que chaque citoyen sait et a un moyen, un lieu et une manière de lutter contre l’ennemi, sous la direction du Parti.

Cette doctrine suppose de porter une attention permanente au renforcement de la capacité et de la disposition combative, la mise à jour des plans défensifs du pays et la préparation des dirigeants, chefs et organes de direction aux différents niveaux pour mener les actions prévues. Dans ce sens, nous considérons qu’il est nécessaire de rétablir, dès que les conditions de la lutte contre la COVID-19 le permettront, la réalisation des Journées nationales de la défense avec la participation massive du peuple, en les dépouillant de tout formalisme ou publicité et en assurant ainsi leur efficacité et leur utilité pour la préparation de la population. N’oublions pas que l’invulnérabilité militaire s’obtient par un perfectionnement constant.

Durant cette période, les Forces armées révolutionnaires ont poursuivi la préparation des troupes, la production, la modernisation, l’entretien et la conservation de la technologie militaire et des armements, la préparation du théâtre des opérations militaires, ainsi que la participation à lutte dans des situations exceptionnelles et de catastrophes de toutes sortes, parmi lesquelles se distingue la COVID-19.

L’Union de l’industrie militaire a assuré, à partir du potentiel scientifique atteint, la préparation et la modernisation d’une partie importante de l’armement et de la technologie militaire et a assumé, de manière croissante, la production de pièces de rechange et d’articles de grande demande pour la population.

Dans son rapport central au premier Congrès du Parti, le camarade Fidel avait déclaré : « L’Armée rebelle fut l’âme de la Révolution et de ses armes victorieuses a émergé la nouvelle Patrie, libre, belle, puissante et invincible. » Cette déclaration conserve toute sa validité à l’heure actuelle, c’est pourquoi je réaffirme que les Forces armées révolutionnaires, nées de l’Armée rebelle, n’ont pas renoncé et ne renonceront pas à être pour toujours l’âme de la Révolution (Applaudissements prolongés).

Les combattants du ministère de l’Intérieur, en liaison étroite avec le peuple, le Parti et les organisations de masse, les Forces armées révolutionnaires et les autres institutions de l’État et du gouvernement, ont continué à renforcer la prévention et la lutte contre les activités ennemies, les plans subversifs, la criminalité, les illégalités et la corruption, ainsi que l’indiscipline sociale et les comportements négatifs.

Au cours des cinq dernières années, cet organisme a atteint un niveau supérieur d’organisation et de cohésion dans les structures de commandement et l’attention portée aux unités de base, une question dans laquelle il est juste de reconnaître la contribution décisive du vice-amiral Julio César Gandarilla Bermejo, membre du Comité central du Parti, député à l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire et ministre de l’Intérieur jusqu’à son décès à la fin de l’année dernière. À ses brillants états de service à la Révolution, je dois ajouter aujourd’hui la sélection et la préparation correctes et prévoyantes des nouvelles générations qui garantissent la continuité avec la relève sûre à la direction de l’institution.

J’estime qu’il convient de reconnaître la contribution des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l’Intérieur en matière de production alimentaire, qui a permis aux deux institutions d’être autosuffisantes pour la plupart des produits nécessaires à l’alimentation de leur personnel. Les niveaux de satisfaction atteints représentent 83% et 72% des demandes des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l’Intérieur, respectivement.

Comme nous l’avions prévu, le 8e Congrès du Parti marquera la conclusion du processus de passation ordonnée des principales responsabilités de la génération historique à la nouvelle génération.

Lors du 6e Congrès du Parti, il y a dix ans, j’ai déclaré que, bien que nous ayons fait plusieurs tentatives pour promouvoir des jeunes à des postes de direction, les sélections n’ont pas toujours été couronnées de succès et, par conséquent, nous ne disposions pas à l’époque d’une réserve de remplaçants bien préparés, dotés d’une expérience et d’une maturité suffisantes pour assumer les nouvelles tâches complexes de direction dans le Parti, l’État et le gouvernement.

J’ai également indiqué que nous devions résoudre cette question progressivement, sans précipitation ni improvisation, ce qui nécessiterait également de renforcer l’esprit démocratique et le caractère collectif du fonctionnement des organes de direction du Parti et du pouvoir étatique et gouvernemental et de garantir le rajeunissement systématique de toute la chaîne des postes administratifs et du Parti dans le pays.

Bien que nous ne puissions pas considérer ce front de travail stratégique comme acquis, je suis satisfait du fait que nous transmettions la direction du pays à un groupe de dirigeants préparés, tannés par des décennies d’expérience dans leur passage de la base aux plus hautes responsabilités, attachés à l’éthique et aux principes de la Révolution et du Socialisme, identifiés aux racines et aux valeurs de l’Histoire et de la culture de la nation, imprégnés d’une grande sensibilité envers le peuple, pleins de passion et d’esprit anti-impérialiste et conscients qu’ils représentent la continuité de l’œuvre commencée par Céspedes le 10 octobre 1868, poursuivie par Gomez, Maceo, Calixto Garcia et Agramonte ; relancée par Marti à la tête du Parti révolutionnaire cubain ; par Baliño et Mella avec la fondation du Premier Parti communiste de Cuba ; par Villena, Guiteras, Jesus Menéndez, Abel, José Antonio, Frank País, Camilo, le Che, Blas Roca, Celia, Haydée, Melba et Vilma, Almeida et notre commandant en chef, Fidel (applaudissements).

L’un de ces camarades, sélectionné à temps, parce que nous avons commencé à voir en lui une série de qualités, est le camarade Miguel Diaz-Canel Bermudez, membre du Bureau politique et président de la République depuis trois ans, une fonction que, selon l’évaluation de la direction du Parti, il exerce avec de bons résultats.

Nous avons déjà dit que Diaz-Canel n’est pas le résultat d’une improvisation, mais d’une sélection réfléchie d’un jeune révolutionnaire ayant les conditions pour être promu à des postes plus élevés. Pendant 15 ans, il a occupé avec succès le poste de Premier secrétaire du Parti dans les provinces de Villa Clara et Holguin, après quoi il a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur, vice-président du Conseil des ministres et Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, des fonctions qu’il a exercées en même temps que l’attention du front idéologique du Parti.

Au cours de ces trois dernières années, Diaz-Canel a su former une équipe et favoriser la cohésion avec les organes supérieurs du Parti, de l’État et du gouvernement.

En ce qui me concerne, ma tâche de Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba s’achève avec la satisfaction du devoir accompli et la confiance dans l’avenir de la Patrie, avec la conviction réfléchie de ne pas accepter de propositions pour rester dans les organes supérieurs du Parti, dans les rangs duquel je continuerai à militer comme un combattant révolutionnaire de plus, prêt à apporter ma modeste contribution jusqu’à la fin de ma vie (Applaudissements prolongés).

Rien ne m’oblige à cette décision, mais je crois ardemment à la force et à la valeur de l’exemple et à la compréhension de mes compatriotes et que personne ne doute que tant que je serai en vie, je serai prêt, le pied à l’étrier, à défendre la Patrie, la Révolution et le Socialisme.

Avec plus de force que jamais, crions :
Vive Cuba Libre ! (Exclamations : Vive !)
Longue vie à Fidel ! (Exclamations : Vive !)
La Patrie ou la Mort !
Nous vaincrons !

(Ovation.)

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