| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 25-09-2009 à 22:08:52
| ...pour un monde sans institutions dominées par les USA Soixante-six délégations nationales, dont une vingtaine conduites par des chefs dÉtat, participeront au second sommet Afrique-Amérique latine (26-27 septembre) sur lîle de Margarita (Venezuela). Le sommet sera co-présidé par les présidents vénézuélien Hugo Chavez (en qualité dhôte) et équatorien Rafael Correa (en qualité de président de lUnasur). A cette occasion la création de lignes aériennes directes entre les deux continents devraient être annoncée. Les délégations examineront la proposition vénézuélienne de création dune monnaie commune pour régler les échanges internationaux entre pays du Sud, en remplacement du dollar. Elles étudieront les avancées de la Banque du Sud, qui ambitionne de se substituer à la Banque mondiale pour les pays du Sud ; et celles du Fonds créé par le Vénézuela et lIran pour se substituer au Fonds monétaire international. Depuis le premier sommet (Abudja, Nigéria), il y a deux ans, lidée dune organisation des pays du Sud en dehors des institutions dominées par les États-Unis a commencé à faire son chemin. Un quart des États concernés sont déjà associés dune manière ou dune autre à ces initiatives. source voltairenet
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 27-09-2009 à 13:40:12
| Pékin Information Publié le 27/09/2009
Chavez annonce la création de la Banque du Sud Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé samedi la création de la Banque du Sud avec un capital de 20 milliards de dollars. Il a fait cette annonce lors du deuxième Sommet de l'Amérique du Sud - Afrique (ASA), auquel participent les représentants de 61 pays des deux régions, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Une ceremonie sera organisée pour finalisera la mise en place de cette banque, a déclaré M. Chavez. L'initiative de créer la Banque du Sud a été soutenue par sept pays, dont l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay, l'Equateur, la Bolivie et le Venezuela. En outre, M. Chavez a proposé la création d'une banque de l'ASA, entre l'Amérique du Sud et en Afrique, "Je la nomme déja Bancasa. Cette banque pourrait rapatrier nos réserves dans le Nord pour fournir des crédits à nous-mêmes", a-t- il dit. Source: Xinhua
Chavez annonce le lancement officiel de la Banque du Sud (AFP) PORLAMAR, Venezuela L'acte de naissance officiel de la Banque du Sud, projet resté lettre morte depuis son lancement en grandes pompes fin 2007, sera signé lors du sommet Amérique du Sud-Afrique, organisé ce week-end au Venezuela, a annoncé samedi le président vénézuélien Hugo Chavez. Selon lui, son capital total sera de 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros). Sept pays sud-américains --Venezuela, Brésil, Bolivie, Equateur, Argentine, Uruguay et Paraguay-- avaient signé un accord de principe fin 2007 pour lancer ce projet présenté comme une riposte latino-américaine au Fonds monétaire international (FMI). Cette banque destinée à financer des projets de développement dans la région devait voir le jour en 2008, mais sa création officielle a été maintes fois repoussée en raison de désaccords persistants sur les quote-parts de chaque pays au capital de la banque ou encore la répartition des droits de vote. M. Chavez a profité du sommet ASA pour proposer à ses homologues africains de créer un établissement financier birégional. "A l'avenir, nous allons créer une structure de financement (rassemblant la Banque du Sud et une banque similaire africaine): la banque Sud-Sud ou la banque de l'ASA. J'ai déjà le nom: la +Bancasa+", a détaillé le dirigeant socialiste.
Edité le 27-09-2009 e 15:30:21 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 27-09-2009 à 15:34:03
| PORLAMAR, Venezuela - Le président vénézuélien Hugo Chavez a exhorté samedi les dirigeants africains et latino-américains réunis pour un sommet sur l'île de Margarita à construire un monde "multipolaire" débarrassé de l'influence économique occidentale. "C'est le début du salut de notre peuple" , a déclaré Chavez. Il a expliqué que ce deuxième sommet afro-latino américain, auquel participent de nombreux présidents récemment élus, aiderait leurs pays, le plus souvent pauvres, à resserrer leurs liens commerciaux et à réduire leur dépendance envers l'Europe et les Etats-Unis. "Le XXIe siècle ne sera pas un monde bipolaire, il ne sera pas unipolaire. Il sera multipolaire. L'Afrique sera un pôle géographique, économique et social important, tout comme l'Amérique du Sud" , a-t-il ajouté dans son discours. Les dirigeants doivent signer dimanche un document approuvant le renforcement des liens entre les deux continents et appelant les institutions internationales comme l'Onu ou la Banque mondiale à leur accorder plus de poids. Certains analystes estiment que des économies émergentes telles que le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine pourraient éclipser les économies des pays les plus riches d'ici 2050. "Le monde n'est pas les cinq pays du Conseil de sécurité" , a déclaré le dirigeant libyen. "Les puissances mondiales veulent continuer à préserver leur pouvoir. Quand ils ont eu l'occasion de nous aider, ils nous ont traités comme des animaux, ils ont détruit nos terres. Nous avons aujourd'hui la chance de construire notre propre puissance."
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 27-09-2009 à 15:40:31
| LAfrique à lheure vénézuélienne [http://www.afrik.com/article17621.html] Le deuxième sommet Afrique-Amérique du Sud se tient ce week-end Les dirigeants africains sont attendus en nombre au deuxième sommet Afrique-Amérique du Sud qui se déroule ce week-end sur lîle de Margarita, au Venezuela. Durant cette rencontre, Hugo Chavez, le président vénézuélien devrait présenter plusieurs propositions. Notamment la création dune banque pour lAmérique latine et lAfrique ainsi que lapplication dune monnaie unifiée pour les échanges commerciaux Sud-Sud. Vendredi 25 septembre 2009, par Stéphanie Plasse Le deuxième sommet Afrique-Amérique du Sud ne devrait pas passer inaperçu. Plusieurs dirigeants africains feront le déplacement, ce week-end, sur lîle de Margarita au Nord du Venezuela. Parmi eux : Mouammar Kadhafi (Libye), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Robert Mugabe (Zimbabwe), Abdelaziz Bouteflika (Algérie). Les présidents les plus influents du continent assisteront à cette rencontre qui devrait être axée, selon le ministère de la Communication et de lInformation du Venezuela, sur le « rapprochement stratégique » entre les deux régions, la crise énergétique, la sécurité alimentaire ou encore la crise financière. « Nous sommes daccord sur le fait que ce sommet ne doit pas être simplement un sommet de plus. Ce sera un sommet fructueux, pas seulement des discours et une déclaration finale qui passe inaperçue. Nous uvrons à lintégration de lAmérique du Sud et de lAfrique » , avait lancé début septembre Hugo Chavez, le président vénézuélien, lors dune visite à Tripoli. Des propos qui en disent long sur limpulsion que compte donner le dirigeant aux relations Sud-Sud. Lors du sommet, Hugo Chavez devrait présenter plusieurs propositions sur le renforcement de la coordination entre lUnion des nations sud-américaines et les Etats africains. Le journaliste et écrivain, Jean-Jacques Seymour en a retenu deux parmi elles : la création dune banque pour lAmérique latine et lAfrique censée être « une alternative au Fonds monétaire internationale et à la Banque mondiale dont les pays du Sud sont dépendants » . Et lapplication dune monnaie unifiée qui doit remplacer le FCFA et qui inaugura « des échanges commerciaux gagnant-gagnant ». LAfrique, les Caraïbes et lAmérique latine : « une essence métisse » Lintérêt du président vénézuélien pour lAfrique sinscrit dans une dynamique de coopération initiée avec les Caraïbes en avril 2005 avec lassociation bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Cette organisation politique sociale et économique a été créée à linitiative de la Havane et de Caracas pour promouvoir la coopération entre les deux pays socialistes de lAmérique latine et les Caraïbes. LAlba se veut une concurrente de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), « initiatives pour les Amériques » promulguée par lancien président américain George Bush en 1990, qui passe par la suppression des droits de douanes. Dans lesprit dHugo Chavez, le continent africain, les Caraïbes, et lAmérique latine représentent « une essence métisse » . « Nous avons davantage à faire en compagnie de notre continent frère, la Mère Afrique, après avoir fixé nos yeux sur lunivers occidental et capitaliste. Caracas doit devenir un pont de toutes sortes de coopération culturelle, économique entre l´Afrique et l´Amérique Latine » , déclarait-il dimanche lors dun hommage rendu à Thomas Sankara [1]. Cest dans cette optique quHugo Chavez multiplie depuis 2005 les échanges avec lAfrique. Par exemple, le Venezuela coopère avec le Mali dans des domaines variés : les télécommunications, lagriculture, les mines, la santé et léducation. Pour inciter les Etats africains à se rapprocher de lAlba, le pays dAmérique latine compte sur ses ressources pétrolières. Le Venezuela figure parmi les pays possédant les plus grandes réserves dhydrocarbures et fournit déjà du brut à des tarifs privilégiés à 17 pays dAmérique centrale et des Caraïbes depuis 2005. Un atout de taille pour les pays énergiquement dépendants. Pour les pays africains dotés déjà de ressources pétrolières, Hugo Chavez adopte une autre stratégie : le partenariat. Lors de sa tournée africaine en septembre, le président vénézuélien a proposé au chef de lEtat algérien Abdelaziz Bouteflika une collaboration entre les compagnies de son pays et le groupe pétrolier national, Sonatrach, afin de damer le pion aux Etats Unis qui, selon Hugo Chavez, « pillent les richesses africaines ». Cette approche anti-impérialiste vise « à lintégration dun Sud débarrassé de la tutelle des pays riches », souligne François Polet, chercheur au Centre tricontinentale (CETRI). Une idéologie empruntée au « Liberator » Simon Bolivar [2] qui souhaitait libérer les peuples opprimés des puissances dominantes. Le Brésil et le Venezuela jouent des coudes Mais cette vision antiaméricaine na pour linstant pas réussi à détrôner le Brésil qui occupe une place de choix en Afrique. « Depuis son arrivée au pouvoir en 2003, le président brésilien Lula da Silva a fait du continent africain et notamment de lAfrique du Sud, lune de ses priorités économiques. Il a dailleurs créé une alliance Inde-Brésil-Afrique du Sud (IBAS) pour changer la géographie mondiale du monde, desserrer les relations inégales avec la Triade (Amérique du Nord, Europe occidentale et Asie Pacifique) et établir des partenariats plus équilibrés », explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à lInstitut de relations internationales et stratégique (IRIS). LIBAS souhaite promouvoir en Afrique les biocarburants, générateurs demplois. Et notamment de l´éthanol, énergie renouvelable élaborée avec la canne à sucre, que le Brésil et l´Inde cultivent en grande quantité. Ces partenariats profitent à lAfrique. « Convoité par le Brésil, le Venezuela, la Chine, les Etats Unis et lEurope, le continent peut faire jouer la concurrence. Il a à sa disposition une palette de pays économiques » , analyse François Polet. « Les pays du Sud sont avantagés par rapport aux pays du Nord. Dabord parce quils posent moins de conditionnalités (mesures sur les droits de lHomme par exemple) lors des accords de coopération que les Etats-Unis et lEurope, et deuxièmement parce quils disposent dune structure économique dans le domaine de lagriculture semblable à lAfrique » , conclut-il. Trois ans après le premier sommet Afrique-Amérique du Sud qui sétait tenu à Abuja, la capitale nigériane, lAmérique latine confirme sa présence sur le continent africain. Après le Brésil, cest au tour du Venezuela représenté par le charismatique Hugo Chavez de convaincre les dirigeants africains dun renforcement des coopérations Sud-Sud. [1] le président du Burkina Faso Thomas Sankara fut assassiné à 37 ans, en 1987, par les hommes de Blaise Compaoré, actuel président, avec l´appui des services secrets occidentaux. [2] le libérateur des territoires situés entre le Venezuela et le Pérou contre le pouvoir colonial espagnol
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| Posté le 22-10-2009 à 00:23:21
| Deuxième sommet Amérique du Sud-Afrique (Venezuela, 26-27 septembre 2009) Déclaration de Nueva Esparta 27 septembre 2009 NOUS, chefs dÉtat et de gouvernement dAmérique du Sud et dAfrique, réunis à notre Deuxième Sommet Amérique du Sud-Afrique sur lîle Margarita (État de Nueva Esparta, Venezuela), les 26 et 27 septembre 2009 ; 1. EXPRIMANT notre reconnaissance au commandant Hugo Chávez Frías, président de la République bolivarienne du Venezuela, au gouvernement et au peuple vénézuéliens pour nous avoir offert un accueil chaleureux et une hospitalité généreuse, ainsi que pour avoir si excellemment accueilli, organisé et réalisé le Deuxième Sommet Amérique du Sud-Afrique 2. PRENANT EN CONSIDÉRATION la Déclaration dAbuja adoptée par le Premier Sommet Amérique du Sud-Afrique, tenu dans cette ville nigériane le 30 novembre 2006, ainsi que les efforts consentis depuis pour consolider la coopération et lassociation stratégique entre nos régions ; 3. AFFIRMANT notre engagement, consacré dans la Déclaration dAbuja, de continuer de resserrer les liens existant entre les deux régions et de promouvoir et délever la coopération dans divers domaines mutuellement intéressants ; 4. AYANT AUSSI À LESPRIT les forts liens historiques et culturels qui ont inspiré cette relation ; 5. RECONNAISSANT la participation active de la population dorigine africaine au développement de lAmérique du Sud, ainsi que lapport des pays sudaméricains à la consolidation de lindépendance politique et au développement du continent africain, dans le cadre de ce processus ; 6. RÉAFFIRMANT notre engagement de promouvoir la coopération Sud-Sud en tant que principal objectif des deux régions afin de compléter la coopération Nord-Sud traditionnelle, de promouvoir, entre autres, une croissance économique soutenue et la création demplois dignes, de garantir la justice sociale, de favoriser des politiques dinclusion par la participation réelle des jeunes, de la société civile et des groupes de femmes, ainsi que des personnes aux besoins spéciaux, de garantir légalité, le respect et les considérations mutuels entre les États au sein du système mondial, de promouvoir la coopération économique et de faciliter la distribution des bénéfices découlant des échanges de biens et services, ainsi que la création et le transfert de connaissances techniques afin datteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement ; 7. DÉCIDANT déchanger des expériences et de promouvoir la coopération étroite et réelle entre nos régions, fort du soutien de lUnion africaine (UA) et de lUnion des nations sud-américaines (UNASUR) en tant que piliers importants de la coopération entre nos peuples, celle-ci ayant déjà engagée grâce à la contribution et au rôle joué par ces deux organisations durant les réunions préparatoires de ce Deuxième Sommet ; 8. NOUS FÉLICITANT des efforts consentis à ce jour par le Comité de coordination et de suivi de lASA pour intensifier la coopération entre lAmérique du Sud et lAfrique, et pour promouvoir un multilatéralisme réel à lavantage mutuel des États et des peuples des deux régions ; 9. RECONNAISSANT les résultats du Séminaire international sur les pôles du Sud, tenu à Caracas les 20 et 21 mai 2008, ainsi que ceux des conférences ministérielles et de hauts fonctionnaires et experts tenues entre les deux Sommets ; 10. RÉITÉRANT notre volonté de promouvoir la paix, la sécurité et la coopération internationales à partir de lattachement au multilatéralisme, du respect du droit international, de la loi, de la démocratie, des droits de lhomme et du droit international humanitaire ; 11. RÉAFFIRMANT aussi notre attachement au désarmement, à la nonprolifération des armes nucléaires et dautres armes de destruction massive, à la lutte contre le trafic des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects, notre décision de lutter contre le problème mondial de la drogue dans le cadre de responsabilités communes et partagées, contre le terrorisme sous toutes ses formes, contre la piraterie, le mercenariat, la criminalité transnationale organisée, en particulier la traite dêtres humains et de migrants, DÉCLARONS : 12. Que, pour concrétiser ce vaste engagement, il nous faut développer, consolider et construire sur nos propres axes la coopération dans les domaines concrets ci-après : I. COOPÉRATION AU NIVEAU MULTILATÉRAL 13. NOUS RENOUVELONS notre attachement au multilatéralisme, dans le respect inconditionnel des normes et principes du droit international et de la Charte des Nations Unies. 14. NOUS AFFIRMONS notre appui total à la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de garantir une plus grande participation des pays en développement des régions sud-américaine et africaine et lamélioration de ses méthodes de travail, et ce afin de corriger ses déséquilibres actuels et den faire un organe plus démocratique, plus transparent, plus représentatif, plus efficace et plus légitime, à même de répondre aux nouvelles réalités politiques. À cet égard, nous nous félicitons des efforts consentis au cours des négociations intergouvernementales engagées dans ce sens, en conformité avec la décision 62/557 de lAssemblée générale, et nous espérons que cette nouvelle étape de négociations sera ouverte à tous et fructueuse dans le cadre de la soixante-quatrième session de cet organe. 15. NOUS PRENONS NOTE de ce que lAfrique maintient sa position commune sur la réforme des Nations Unies, telle quétablie dans le Consensus dEzulwini et dans la Déclaration émise à Syrte par lAssemblée des chefs dÉtat et de gouvernement de lUnion africaine, en juillet 2005, et nous réaffirmons notre attachement à la conclusion des travaux de la réforme de lOrganisation des Nations Unies. II. COOPÉRATION DANS LA LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ ET DAUTRES QUESTIONS CONNEXES 16. NOUS RÉITÉRONS notre décision de renforcer des initiatives de coopération dans la lutte contre toutes les formes de criminalité transnationale organisée, telle que le trafic illicite darmes légères et de petit calibre et de leur munitions, la traite des êtres humains, la prolifération des armes nucléaires et dautres armes de destruction massive, dans un cadre aussi bien bilatéral que multilatéral, ainsi que notre détermination de mettre en place des mécanismes de suivi et des plans daction en vue du développement institutionnel et des échanges dinformations, et ce afin de développer dans ce domaine un travail commun et une coopération. 17. NOUS RECONNAISSONS les retombées négatives du problème mondial de la drogue sous tous ses aspects, dont le trafic illicite de narcotiques et de substances psychotropes et ses crimes connexes, sur la sécurité, la paix, la gouvernance, le développement économique et la santé publique de nos peuples, dans la mesure où il pose un sérieux défi aux institutions sociales et politiques, contribue à la dégradation de lenvironnement et à la pauvreté, et affaiblit les efforts dintégration sociale. À cet égard, nous nous engageons à lancer des initiatives, des propositions, des actions et des activités visant à combattre ce phénomène aussi bien à léchelon birégional que bilatéral, en nous fondant toujours sur les principes des responsabilités communes et partagées, ce qui requiert une approche intégrale et équilibrée, le respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures, le respect des droits de lhomme, conformément aux termes de la Charte des Nations Unies. III. PAIX ET SÉCURITÉ 18. NOUS EXPRIMONS notre attachement au maintien de la paix et de la sécurité internationales, au règlement pacifique des différends, au principe du non-recours à la menace de la force ou à la force dans les relations internationales, et nous appuyons les processus de paix en Afrique et la consolidation des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en place. 19. NOUS SOULIGNONS quil est important de promouvoir la paix dans les deux régions en renforçant les mesures favorables à la confiance et à la coopération en matière de défense et de sécurité, ce qui savère le meilleur moyen de garantir la stabilité, la sécurité, la démocratie, les droits humains et le développement intégral de nos peuples. 20. NOUS RAPPELONS quil faut régler pacifiquement, en accord avec la Charte des Nations Unies, tout différend ou toute dispute qui risquerait de mettre en danger la stabilité régionale ou mondiale, quil faut adopter des mesures appropriées et efficaces contre toute menace à la paix et à la sécurité découlant de la prolifération des armes chimiques, biologiques et nucléaires, ainsi que du trafic illégal des armes, des munitions et des explosifs, conformément aux dispositions pertinentes des Nations Unies. 21. NOUS NOUS ENGAGEONS à continuer de renforcer le dialogue et la coopération en vue de promouvoir la paix et la sécurité entre les organisations et mécanismes dont nous ferions partie, tels que le Conseil de paix et de sécurité de lUnion africaine, le Conseil sud-américain de défense de lUNASUR et la Zone de paix et de coopération de lAtlantique Sud (ZPCSA). 22. NOUS SOULIGNONS quil est important de coopérer à la consolidation de la paix, aussi bien à la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies quà travers le Cadre politique de reconstruction post-conflit en Afrique de lUnion africaine. Nous nous félicitons du travail réalisé par la Commission au Burundi, au Sierra Leona, en République centrafricaine et en Guinée-Bissau, et nous appelons instamment à appuyer ces deux instances. 23. NOUS SOULIGNONS quil est important de mettre en oeuvre le Programme daction en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, et nous invitons instamment tous les États à y participer et à contribuer incessamment. 24. NOUS CONDAMNONS la production et lusage de mines antipersonnel par nimporte quel pays, car elles mettent en danger les vies de nos peuples, font courir des risques à leur intégrité corporelle et psychique, et ont des retombées négatives sur le bien-être et le développement des communautés. Les Etats membres réaffirment leur attachement à la Convention sur linterdiction de lemploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, et invitent tous les États qui ne lauraient pas encore fait à la signer ou à la ratifier. 25. NOUS EXPRIMONS notre inquiétude devant lexistence dexplosifs abandonnés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, sous forme, en particulier, de mines terrestres et dautres séquelles de la guerre qui continuent de causer des dommages aux êtres humains et des dégâts matériels et dentraver les processus de paix. A cet égard, nous PRESSONS INSTAMMENT les pays responsables de la pose de ces mines terrestres et explosifs à coopérer par différents moyens avec les pays touchés, notamment en leur fournissant des cartes qui en signalent lemplacement et en leur prêtant toute laide technique nécessaire à leur élimination totale. 26. NOUS CONDAMNONS le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, et rejetons tout rapport entre le terrorisme et une culture, une ethnie, une religion ou un peuple en particulier. Nous insistons sur le fait quil est important de combattre le terrorisme par une coopération internationale active et efficace dans le cadre des organisations régionales pertinentes et des Nations Unies, à partir du respect des objectifs et principes de la Charte des Nations Unies et en stricte conformité avec les principes du droit international et les droits humains. Nous sommes aussi convaincus que le paiement dune rançon après un acte de terrorisme est délictueux et condamnable. 27. Reconnaissant les dangers et conséquences négatives découlant de la piraterie, laquelle a perturbé dans une bonne mesure la sécurité internationale et maritime, NOUS SOULIGNONS que la communauté internationale doit analyser les causes qui sont à lorigine du problème de la piraterie dans les eaux territoriales et internationales, ainsi que condamner fermement et décourager le paiement de nimporte quelle espèce de rançon après un acte de piraterie. 28. NOUS APPUYONS les négociations en cours dans le cadre de la Convention sur linterdiction ou la limitation de lemploi de certaines armes classiques, qui vise à prohiber la production et lusage de munitions à fragmentation à cause des dommages quelles causent aux populations civiles. 29. NOUS RÉITÉRONS notre vive inquiétude devant lusage, le recrutement, le financement, lentraînement et le transport de mercenaires, ou devant toute autre forme de soutien aux mercenaires, ce qui viole les buts et principes de la Charte des Nations Unies. IV. DÉMOCRATIE, GOUVERNANCE, DROITS HUMAINS ET QUESTIONS POLITIQUES 30. NOUS RÉITÉRONS que les droits humains sont universels, indivisibles et interdépendants, et que la communauté internationale doit sattacher à les défendre totalement. Nous sommes favorables à la création, entre les pays sud-américains et africains, de mécanismes de coopération à même de garantir et de promouvoir les droits inhérents à lindividu, dont le droit au développement, tels que protégés par le droit international. 31. NOUS CONDAMNONS le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les formes connexes dintolérance, dans la mesure où ils nient les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Nous défendons les principes fondés sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales de chaque individu, sans distinction dorigine ethnique, de couleur, de sexe, de religion, dopinions politiques et autres. Nous nous engageons à enrichir la coopération birégionale et à échanger de bonnes pratiques dans la lutte contre toutes les formes dintolérance, en conformité avec les engagements assumés dans la Déclaration et le Plan daction de Durban. 32. NOUS RÉITÉRONS quil est important de promouvoir aux instances multilatérales pertinentes le respect de la diversité culturelle, ethnique, religieuse et linguistique, ainsi que la compréhension entre les différentes cultures des peuples et des nations du monde. Nous reconnaissons quil est important de reconnaître les particularités nationales et régionales, et les divers patrimoines historiques et religieux, dans le cadre du développement progressif du droit international et des droits humains. 33. NOUS APPELONS à renforcer, le cas échéant, les institutions nationales chargées de la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée par lAssemblée générale dans sa Résolution AG/61/295 du 13 septembre 2007. 34. NOUS SOULIGNONS quil est important de promouvoir les échanges dexpériences au sujet des droits de la femme, des garçons et filles, des adolescents et adolescentes, ainsi que des droits des personnes du troisième âge et des handicapés. 35. NOUS RÉAFFIRMONS lattachement de nos Etats au plein exercice des droits de lenfant et de ladolescent, en tant quaxe prioritaire des politiques publiques de lutte contre la pauvreté, ainsi que pour la santé, léducation, la promotion de la culture et la protection contre toutes les formes dexploitation sexuelle et professionnelle, au nom de lintérêt supérieur des garçons et des filles, lÉtat, la société et la famille devant assumer leurs responsabilités de garantir la jouissance maximale de leurs droits fondamentaux. 36. NOUS DÉFENDONS DE MÊME le droit au développement et à la démocratie, le respect et la protection des droits des peuples originaires, dont les peuples aborigènes isolés. 37. NOUS SOULIGNONS quil est important de promouvoir au sein de lOrganisation mondiale de la propriété intellectuelle un ordre du jour en mesure de promouvoir le transfert et la dissémination de la technologie et laccès à la connaissance et à léducation, au profit des pays en développement et à moindre développement relatif, ainsi que des groupes sociaux les plus vulnérables. 38. NOUS INVITONS INSTAMMENT la communauté internationale à condamner toute mesure illégale, unilatérale et coercitive visant à exercer des pressions politiques, militaires ou économiques contre un État, en particulier contre les pays en développement, en conformité avec la Charte des Nations Unies. 39. NOUS INVITONS INSTAMMENT la République argentine et le Royaume- Uni de Grande-Bretagne et dIrlande du Nord à reprendre les négociations en vue de dégager durgence un règlement juste, pacifique et définitif à la dispute sur la souveraineté des îles Malvinas, Georgie du Sud et Sandwich du Sud et des espaces maritimes environnants, en accord avec les résolutions des Nations Unies et dautres organisations régionales et internationales en la matière. 40. NOUS INVITONS INSTAMMENT le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dIrlande du Nord, la France et la République de Maurice à poursuivre les négociations en vue de dégager durgence un règlement juste, pacifique et définitif à la dispute sur la souveraineté de larchipel Chagos, dont les îles Diego García et Tromelin, et des espaces maritimes environnants, en accord avec les résolutions des Nations Unies et dautres organisations régionales et internationales en la matière. 41. NOUS INVITONS INSTAMMENT la République française et lUnion des Comores à reprendre les négociations en vue de dégager durgence un règlement juste, pacifique et définitif à la dispute sur la souveraineté des îles Mayotte et des espaces maritimes environnants, en accord avec les résolutions des Nations Unies et dautres organisations régionales et internationales en la matière. V. AGRICULTURE, AGRO-INDUSTRIE, DÉVELOPPEMENT RURAL ET RESSOURCES EN EAU 42. NOUS RECONNAISSONS quil est impératif darticuler des politiques à même dassurer la sécurité et la souveraineté alimentaires, dont laccès aux aliments, et nous soulignons donc notre détermination et notre volonté résolue de réaliser des études communes et déchanger des expériences en matière de sécurité alimentaire, en vue de faciliter la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. À cet égard, nous repoussons les politiques adoptées par les pays développés à cause des retombées négatives et des distorsions quelles ont sur la production agricole et sur linvestissement dans les pays en développement et sur lexercice de leur droit à lalimentation. 43. NOUS RECONNAISSONS limportance de leau comme ressource naturelle et comme élément de la vie essentiel et irremplaçable ayant des fonctions socio-économiques et environnementales. Nous favoriserons le droit de nos citoyens à accéder à une eau propre et sûre et à lassainissement dans nos juridictions respectives. 44. NOUS RECONNAISSONS quil faut promouvoir lusage durable de leau et, à cet égard, nous stimulerons les échanges dinformations et des bonnes pratiques entre les deux régions en vue datteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. 45. NOUS RÉAFFIRMONS notre attachement au système multilatéral comme instrument valide pour contribuer à régler les problèmes de la faim et de la pauvreté. À cet égard, nous invitons instamment les pays développés à tenir les engagements quils ont pris en matière de financement à la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire tenue dans le cadre de la FAO en juin 2008. Nous soulignons par ailleurs notre engagement à renforcer le Comité de la sécurité alimentaire mondiale en tant quinstance multilatérale où tous les États puissent trouver des solutions de rechange à linsécurité alimentaire mondiale. VI. ÉCONOMIE, COMMERCE, INVESTISSEMENTS ET TOURISME 46. NOUS PRENONS EN CONSIDÉRATION les résultats de la première Conférence des ministres du Commerce dAmérique du Sud et dAfrique, tenue à Marrakech (Maroc), le 19 juin 2008. 47. NOUS RECONNAISSONS que les principes de complémentarité, de coopération et de solidarité contribuent au développement social et économique, ainsi quau commerce transparent, non discriminatoire, juste et sans exclusive, en accord avec les règles du commerce multilatéral, et sans rejet des mécanismes dintégration, et nous réitérons quil faut mettre en place des pratiques morales et responsables, en tenant compte des asymétries, des différences de développement et des particularités stratégiques de chaque pays. À cet égard, nous reconnaissons que le commerce et les échanges commerciaux, scientifiques, technologiques, ainsi que ceux des innovations, à léchelle internationale, doivent contribuer à la croissance, au développement durable, à la réduction de la pauvreté, et, à certaines instances, à la protection et défense des connaissances traditionnelles culturelles, des pratiques de conservation et de lusage durable de la biodiversité, ainsi quau renforcement dun dialogue fraternel entre les peuples et au droit souverain des peuples à lusage de leurs ressources. 48. NOUS SOMMES TOMBÉS DACCORD sur le fait que la promotion du commerce et des investissements Sud-Sud contribue à la complémentarité des économies en développement et à lidentification de nouvelles chances déchanges économiques et commerciaux. À cet égard, nous croyons que le Système généralisé de préférences commerciales entre pays en développement (SGPC) est un outil permettant datteindre lesdits objectifs, et nous appelons donc à ce que le troisième cycle de négociations soit conclu dans les meilleurs délais, afin de permettre la diversification des rapports de production en fonction des intérêts stratégiques qui seront identifiés pour les deux régions. 49. NOUS RÉAFFIRMONS que lÉtat a un rôle fondamental à jouer dans la définition des politiques économiques et sociales, ainsi que comme acteur économique, selon les particularités de chaque pays. 50. NOUS RECONNAISSONS que le secteur privé et dautres acteurs sociaux organisés ont un rôle à jouer, que les investissements productifs sont importants et quils doivent être orientés vers le développement économique de nos pays, et nous réitérons notre volonté de stimuler la coopération afin de promouvoir ce secteur dans le cadre de notre ordre du jour du développement, en accord avec les intérêts, les priorités et les besoins de chaque État. 51. NOUS RÉAFFIRMONS notre attachement à ce que le Cycle de négociations de Doha, engagé au sein de lOrganisation mondiale du commerce (OMC), conclut dune manière juste et équilibrée pour les pays en développement. Nous réitérons de même que la transparence doit concerner tous les membres de lOMC et quil faut tenir compte des besoins des pays en développement. À cet égard, les deux régions doivent en particulier concerter leurs positions à lOMC afin de promouvoir les intérêts des pays en développement, en prêtant attention en particulier aux problèmes auxquels se heurtent les pays à moindre développement relatif. 52. NOUS NOUS ENGAGEONS à promouvoir le tourisme comme facteur dintégration, ainsi que le tourisme basé sur le développement communautaire et sur le respect absolu du patrimoine culturel et des coutumes et traditions. 53. NOUS RECONNAISSONS que la crise financière et économique en cours est structurelle. Aussi, nous engageons-nous à favoriser les changements quexige la mise en place dune nouvelle architecture financière internationale qui serait fondée sur une prise de décisions démocratique, dont la participation équilibrée de toutes les parties concernées et la prise en compte des vues et des perspectives des pays en développement. Nous soulignons aussi quil faut éviter que les pertes découlant de ces crises soient transférées aux pays en développement par le biais de différents mécanismes de protection financière. Nous sommes convenus que, pour accélérer la mise en place de la nouvelle architecture financière internationale proposée, il faut renforcer les systèmes régionaux en promouvant des institutions financières et monétaires favorables à la solidarité, à la coopération, au développement régional endogène et à la constitution de sociétés plus démocratiques, justes et égalitaires, dans le respect de lindépendance et de la souveraineté nationales. 54. NOUS RECONNAISSONS quil faut mettre en place sans retard des mesures de protection financière à même de prévenir les coûts de la crise financière internationale, en tenant compte surtout des conditions et des circonstances des économies les plus vulnérables. Nous sommes daccord quil faut promouvoir la conception dune nouvelle architecture financière internationale et régionale afin que nos peuples puissent se développer intégralement. VII. LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET LA FAIM 55. NOUS RÉAFFIRMONS notre engagement à redoubler defforts pour éliminer la pauvreté et la faim, dans les villes comme dans les campagnes, en prêtant une attention spéciale aux populations les plus vulnérables, en partant des causes qui les provoquent, afin de stimuler des sociétés basées sur les valeurs de justice sociale, de solidarité, de complémentarité, dégalité, dintégration sociale, de participation citoyenne, de respect des droits humains et de respect de la Terre nourricière, en conformité avec les termes de la Résolution 63/278 de lAssemblée générale des Nations Unies. À cet égard, nous reconnaissons quil faut développer les zones rurales et urbaines pauvres en les incluant dans des projets nationaux. 56. NOUS RÉITÉRONS quil est important datteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement contenus dans la Déclaration du Millénaire, et nous décidons de mener des efforts conjoints dans la lutte pour éliminer la pauvreté et la faim à léchelle mondiale, ainsi que pour promouvoir lintégration sociale. Nous soulignons de même que les engagements ratifiés dans le Consensus de Monterrey (à la Conférence des Nations Unies sur le financement et le développement, 2002) doivent être tenus, à savoir que les pays développés doivent consacrer 0,7 p. 100 de leur PIB à lAide publique au développement (APD) au profit des pays en développement, et 0,2 p. 100 à celui des pays les moins avancés. VIII. DÉVELOPPEMENT DE LINFRASTRUCTURE 57. NOUS NOUS ENGAGEONS à dégager, à partir des besoins de chaque région, des initiatives conjointes de financement et de développement de projets. 58. NOUS RECONNAISSONS que lInitiative pour lintégration de linfrastructure régionale en Amérique du Sud (IIRSA), le Conseil pour linfrastructure et la planification dAmérique du Sud (UNASUR), le Nouveau Partenariat pour le développement de lAfrique (NEPAD) et le Plan daction à court terme de lUnion africaine, constituent des bases déchanges mutuels et dentraide en matière dinfrastructure. 59. NOUS RENOUVELONS notre engagement à faciliter le transit par le territoire des pays de transit et par nimporte quel moyen de transport, en conformité avec les règles pertinentes du droit international des pays en développement sans littoral, et nous reconnaissons que leurs caractéristiques et donc leurs problèmes spécfiques méritent une approche adéquate. IX. ÉNERGIE ET MINERAIS SOLIDES 60. NOUS DÉCIDONS de redoubler defforts pour assurer des échanges dexpériences relatifs à la mise au point et à lutilisation universelle de sources dénergie et déconomie dénergie de la part des gouvernements et des peuples des deux régions, notamment de sources dénergie propres, renouvelables et alternatives, afin de les diffuser toujours plus et dassurer leur utilisation durable, et datteindre lefficacité optimale dans leurs usages, selon les facteurs économiques, sociaux et environnementaux pertinents, ce qui contribuerait à la transformation économique et sociale des pays sudaméricains et africains. Compte tenu de la possibilité de recourir à des combustibles fossiles à lavenir, les deux régions coopéreront sur des questions ayant à voir avec leur production et leur utilisation durable, en particulier le pétrole et le gaz. 61. NOUS NOUS ENGAGEONS à renforcer la coopération énergétique entre lAmérique du Sud et lAfrique, afin de contribuer à la croissance industrielle, au développement dinfrastructures énergétiques, aux échanges et au transfert de technologies, à la réduction des coûts de transactions et à la formation de ressources humaines, afin datteindre lobjectif stratégique de sécurité et dintégration énergétiques. 62. NOUS RECONNAISSONS quil est important de créer des conditions afin que des sociétés sud-américaines et africaines renforcent leur présence dans les deux régions, y compris dans les secteurs énergétique et minier, ce qui contribuerait à renforcer les investissements et le commerce Sud- Sud. Nous renouvelons le mandat que nous avons déjà confié à la Commission africaine de lénergie (AFREC) et à lUNASUR, à savoir mettre au point une stratégie énergétique pour promouvoir le développement durable, dans le respect des droits souverains en matière de gestion et de réglementation des ressources naturelles. 63. NOUS RÉAFFIRMONS quil est important de poursuivre les études devant permettre de diversifier la matrice énergétique en Amérique du Sud et en Afrique, ainsi que létude du potentiel dautres sources dénergie alternatives. 64. NOUS NOUS ENGAGEONS à conjuguer nos efforts pour garantir des échanges dexpériences dans les domaines de la prospection, de lexploitation et du traitement des ressources minières, en donnant la priorité à la transformation locale et diversifiée, et en recourant à des technologies non polluantes à même de préserver lenvironnement. 65. NOUS NOUS ENGAGEONS à mettre en place des projets conjoints, une fois identifiés, dans le domaine des technologies énergétiques et minières. X. QUESTIONS SOCIALES ET SPORTS 66. NOUS RÉAFFIRMONS que le sport, léducation physique et les loisirs sont des facteurs de transformation fondamentaux pour améliorer les conditions de vie et de santé physique et mentale des citoyens, ainsi que pour favoriser lintégration sociale et pour renforcer lestime de soi, individuelle et collective, et lidentité nationale. 67. NOUS APPUYONS linitiative de la Tunisie qui a proposé que 2010 soit proclamé Année internationale de la jeunesse, ainsi que la tenue du Congrès mondial de la jeunesse qui se tiendrait sous les auspices des Nations Unies et dautres organisations internationales pertinentes. 68. NOUS NOUS ENGAGEONS à apporter tout lappui requis au succès de la Coupe africaine des nations se tienne à Luanda (Angola) en janvier 2010 ; de la Coupe du monde de football 2010 qui se déroulera en Afrique du Sud, et de celle de 2014 qui se tiendra au Brésil, et à la candidature de Rio de Janeiro aux Jeux olympiques de 2016. 69. NOUS DÉCIDONS de créer des compétitions sportives entre lAmérique du Sud et lAfrique, et nous exhortons les fédérations spécialisées des deux continents à travailler de concert avec tous les acteurs à leur organisation. 70. NOUS NOUS ENGAGEONS à mettre en place des politiques actives visant à la création demplois dignes et à appliquer les conventions fondamentales de lOrganisation internationale du travail, afin de créer des conditions demplois de qualité pour la mise en valeur de nos ressources humaines, et à concevoir des politiques économiques qui procurent une dimension éthique à la mondialisation, en situant lindividu au coeur des politiques publiques. 71. NOUS NOUS FÉLICITONS des programmes adoptés par de nombreux pays afin dintégrer pleinement les migrants dans leur société et de faciliter les retrouvailles avec leurs familles. À cet égard, nous reconnaissons le travail important réalisé dans le cadre des Nations Unies. 72. NOUS CONCERTERONS nos efforts pour aborder et renforcer des domaines de coopération et dintégration en matière de santé afin didentifier les fragilités structurelles et dautres facteurs sociaux de maladies, et de réduire les taux élevés de mortalité infantile, maternelle et de dénutrition, ainsi que daméliorer les conditions daccès à leau potable, de combattre la transmission du VIH/sida et les maladies à transmission sexuelle et leurs retombées sur la population, ainsi que dautres maladies ayant à voir avec la pauvreté, telles que la tuberculose, la fièvre jaune et les autres épidémies coexistant avec des maladies non transmissibles, et ce grâce au lancement dinitiatives nationales et internationales visant à produire et à distribuer équitablement de nouveaux vaccins et à élargir laccès aux médicaments essentiels, afin de garantir la santé comme un droit inaliénable de nos peuples et datteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. 73. NOUS ENGAGERONS des actions afin déchanger des informations et des bonnes pratiques dans la lutte contre les risques dont la grippe A (H1N1) menace les peuples des deux régions, en particulier les plus pauvres et ceux qui nont pas un accès rapide aux services de santé. Nous prônons la distribution de souches virales à potentiel pandémique à travers le système de lOrganisation mondiale de la santé et la mise en place dun système juste et équitable permettant de partager les bénéfices découlant de lutilisation de ce matériau génétique. XI. SCIENCE, TECHNOLOGIE ET TECHNOLOGIES DE LINFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) 74. NOUS CONJUGUERONS nos efforts pour lancer des initiatives de coopération et déchange dexpériences visant à la mise en place des capacités scientifiques, technologiques et institutionnelles des systèmes nationaux de science, technologie et innovation et à lapplication de politiques favorables au développement durable et au progrès social des deux régions, afin de promouvoir le rapprochement et lintégration des communautés scientifiques sud-américaines et africaines en mesure de promouvoir la production, le transfert et lappropriation sociale de la connaissance scientifique et technique. À cet égard, afin de promouvoir lintégration sociale, nous nous engageons à favoriser lutilisation des technologies de linformation et de la communication (TIC), ainsi que dautres technologies, afin de faciliter à la population des chances déducation et de santé, et de meilleures conditions de vie. 75. NOUS AFFIRMONS quil est important de conjuguer nos efforts pour divulguer notre histoire et notre réalité actuelle, ainsi que notre diversité culturelle et des thèmes et problèmes communs, et ce par des échanges de programmes de radio et de télévision permettant de lancer la coopération en matière de communication et dinformation, et de contribuer à la mise en place progressive de stations birégionale de radio et de télévision. 76. NOUS SOULIGNONS quil faut consolider la coopération entre lAmérique du Sud et lAfrique en matière de TIC, ainsi que les actions conjointes pour réduire la fracture numérique, en conformité avec la Déclaration de Tunis adoptée par le Sommet mondial sur la société de linformation (2005), ainsi que de promouvoir lalphabétisation technologique, le développement et lutilisation des logiciels libres. XII. QUESTIONS ÉDUCATIVES ET CULTURELLES 77. NOUS ESTIMONS dune importance fondamentale de lancer des projets de recherche conjoints dans des domaines stratégiques et prioritaires pour les deux régions, à travers des programmes permanents déchanges détudiants, de chercheurs et de professeurs, de promouvoir la création de réseaux denseignants, de chercheurs et détudiants entre institutions universitaires et savantes, et de mettre en place des mécanismes de coopération triangulaire et des programmes de bourses concernant des projets envisagés dans un esprit de solidarité et de complémentarité. 78. NOUS JUGEONS AUSSI important de resserrer les liens existant entre les écoles diplomatiques dAmérique du Sud et dAfrique, afin de promouvoir la connaissance mutuelle entre les nouvelles générations de diplomates et de consolider une formation professionnelle nouvelle et multidisciplinaire. 79. NOUS NOUS ENGAGEONS à renforcer et à enrichir les relations de coopération solidaire entre les peuples sud-américains et africains, en reconnaissance de notre patrimoine culturel et historique, afin de coordonner des actions visant à garantir léducation come un bien public et un droit humain universel, selon les principes dégalité, dintégration et de pertinence sociale en accord avec les Objectifs du Millénaire pour le développement en matière déducation. 80. NOUS RECONNAISSONS limpact de lanalphabétisme comme facteur dexclusion sociale sur le développement de nos pays. Aussi décidons-nous de redoubler defforts, dans une perspective dégalité sociale et entre les sexes, pour contribuer à éliminer ce fléau, et ce par des échanges et la promotion de pratiques réussies dans lenseignement de la lecture et de lécriture, en vue datteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. 81. NOUS PRENONS NOTE par ailleurs de ce que la mastication de la feuille de coca constitue une manifestation culturelle ancestrale du peuple bolivien que la communauté internationale doit respecter. 82. NOUS MAINTENONS notre engagement déchanger des experts et de développer des projets conjoints de recherche sur la contribution de la diaspora africaine à la culture des peuples sud-américains, et nous appuyons les travaux préparatoires du Deuxième Sommet de la diaspora de lUnion africaine, qui se tiendra dans un avenir proche. 83. NOUS INVITONS INSTAMMENT à organiser des festivals, des rencontres et dautres genres déchange qui facilitent la connaissance mutuelle et sont une source denrichissement culturel et humain. Nous félicitons les pays qui ont eu des initiatives dans ce sens. 84. NOUS RÉAFFIRMONS notre engagement à progresser dans lacquisition et le transfert de connaissances en matière de patrimoine culturel. NOUS EXPRIMONS AUSSI NOTRE INQUIÉTUDE devant les importations et exportations de biens culturels provenant de nos pays. NOUS SOULIGNONS ENFIN quil faut mettre en oeuvre dans leur totalité les conventions de lUnesco de 1970 et de 1995 sur la restitution de biens culturels aux pays dorigine. XIII. ENVIRONNEMENT 85. NOUS SOULIGNONS quil faut aborder la question des changements climatiques dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et du Protocole de Kyoto, en conformité avec les principes, les normes et les engagements dégagés par cet instrument juridique international. Nous insistons sur le fait que, les pays développés ayant une responsabilité historique dans le réchauffement mondial, ils ont donc lobligation, en tant que parties à ladite Convention, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous soulignons quil faut fixer en 2009, durant les nouveaux engagements des Parties au Protocole de Kyoto, des objectifs de réduction plus ambitieux pour les pays développés, ainsi que des engagements et des actions datténuation comparables pour tous les pays développés. Nous sommes aussi davis que le Groupe des 77 et la Chine doivent continuer de promouvoir des positions consensuelles dans le cadre des négociations du Groupe de travail spécial sur laction de coopération à long terme, créé dans le cadre du Plan daction de Bali. 86. NOUS RÉAFFIRMONS que les pays développés, y compris ceux qui nont pas adhéré au Protocole de Kyoto, doivent faire preuve dun engagement politique résolu à la mesure de leurs responsabilités historiques, en vue dadopter des engagements de réduction démissions et de les tenir résolument. Nous nous opposons à toute tentative de modifier léquilibre des droits et obligations fixé dans le Protocole de Kyoto au sujet des engagements datténuation. 87. NOUS RÉITÉRONS notre appui au Fonds spécial pour les changements climatiques qui vise à permettre aux pays en développement de renforcer leurs capacités internes de faire face aux déséquilibres et aux catastrophes de nature climatique. Nous pressons donc instamment les pays développés à lui faire durgence des contributions substantielles afin que les pays en développement puissent engager au plus tôt des actions dadaptation. Nous nous engageons à oeuvrer à la mise en place des décisions prises en 2007, dans le cadre du Plan daction de Bali, à la Quinzième Conférence des parties, qui se tiendra à Copenhague (Danemark) en 209 et qui devra permettre lapplication pleine, effective et soutenue de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. À cet égard, nous nous engageons à coordonner nos positions à cette Conférence. 88. NOUS RÉITÉRONS notre engagement politique de mettre en oeuvre le Plan-cadre stratégique décennal visant à renforcer la mise en oeuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (2008- 2018) adoptée par la Huitième Conférence des Parties. 89. NOUS PRENONS NOTE de linitiative nationale lancée par lÉquateur, dite Yasuní-ITT, qui vise, entre autres, à lexploration et à la mise au point dautres sources de revenus, à la réduction de la prospection non durable de ressources naturelles et à loptimisation de la conservation de la diversité biologique. XIV. DÉVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL, ÉCHANGES DINFORMATION ET VISION PARTAGÉE DE BONNES PRATIQUES 90. De même, nous prenons note du projet de Grande Muraille Verte de lAfrique visant à stopper lavancée du désert dans la zone saharosahalienne. 91. NOUS CROYONS à une nouvelle conception des rapports économiques internationaux qui promouvrait activement les échanges Sud-Sud et reposerait sur les principes de transparence, de complémentarité, de coopération et de solidarité, qui permettrait une distribution adéquate des avantages découlant des échanges de biens et services, en conformité avec les normes du système commercial multilatéral, qui serait appuyée par de nouveaux instruments et institutions financiers régionaux, et qui renforcerait le développement intégral des peuples en leur permettant doptimiser les potentiels existant sur leurs territoires nationaux. 92. NOUS NOUS ENGAGEONS à consentir des efforts pour promouvoir le développement durable et productif grâce à des échanges des bonnes pratiques qui permettraient de développer des micro- et petites entreprises et dautres formes alternatives de production, à la promotion des microfinances, à la formation et à léducation professionnelles de ressources humaines, ce qui permettrait de contribuer au bien-être de nos peuples et au développement durable comme moteur de transformation dans la lutte contre la pauvreté et lexclusion sociale. XV. MÉCANISME DE SUIVI 93. NOUS RAPPELONS lexistence du Mécanisme de suivi Amérique latine- Afrique mise en place selon la Déclaration dAbuja et nous pressons instamment les États membres à lui apporter le soutien nécessaire à lexercice de son mandat. Ledit Mécanisme, formé des fonctionnaires de haut niveau, est chargé de proposer des initiatives et dengager des actions concernant les programmes et projets déjà adoptés, dexaminer les progrès de leur mise en oeuvre et de diffuser des informations sur les arrangements de coopération. Il doit aussi assurer le suivi des décisions ministérielles et de celles des Sommets auxquels il adressera des recommandations. 94. NOUS PRENONS NOTE des propositions contenues dans le Plan de mise en oeuvre de Nueva Esparta, ainsi que dans le Programme de mise en oeuvre de la Déclaration et du Plan daction du Sommet Amérique du Sud- Afrique présentés par les parties sud-américaine et africaine respectivement (les deux documents apparaissant en annexe). Nous félicitant des réunions inaugurales des huit groupes de travail de lASA, NOUS DÉCIDONS que les Etats membres se réunissent dans six mois à léchelon des hauts fonctionnaires afin dharmoniser un Programme de mise en oeuvre qui définira les projets prioritaires, leurs calendrier dexécution et des mécanismes de financement qui seront soumis à la prochaine réunion ministérielle. 95. Afin de garantir lapplication réelle de la présente Déclaration et du Plan de mise en oeuvre de Nueva Esparta, NOUS DÉCIDONS de renforcer comme suit le Mécanisme de suivi : i. Les ministres des Affaires étrangères se réuniront pour décider dactions en marge de la soixante-cinquième Assemblée générale des Nations Unies. ii. Les différents groupes de travail se réuniront périodiquement, au moins une fois lan, afin de garantir la mise en oeuvre complète des projets prévus. iii. Les ministres des Affaires étrangères du Venezuela, pays hôte du Deuxième Sommet ASA, du prochain pays hôte du Troisième Sommet ASA, du Brésil et du Nigeria comme pays coordonnateurs régionaux, ainsi que le président de la Commission de lUnion africaine, et le ministre des Affaires étrangère dÉquateur, pays exerçant la présidence par rotation de lUNASUR, se réuniront afin dévaluer le fonctionnement de ce Mécanisme birégional et la bonne marche du Plan et du Programme de mise en oeuvre de Nueva Esparta. 96. NOUS ACCEPTONS AVEC PLAISIR loffre faite par la Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste daccueillir le Troisième Sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA) en 2011. [source]
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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