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 situation insurrectionnelle au Kazakhstan

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Le gouvernement démissionne à cause du couvre-feu dans la capitale Pourquoi le Kazakhstan connaît-il des troubles civils soudains ?


Écrit par Mao Yuelin
2022-01-05 18:39:00
Dernière mise à jour : 2022-01-06 09:34
dnews

Le 5 janvier, les troubles civils de masse qui ont éclaté soudainement au Kazakhstan en raison d'une hausse du prix du gaz se sont largement arrêtés. Le président du pays, Kassym-Jomart Tokayev, a signé un décret présidentiel acceptant la démission du gouvernement et nommant le premier vice-premier ministre Alihan Ashanuly Smaıylov comme premier ministre par intérim.

Dans le même temps, les autorités kazakhes ont rapidement déployé la police militaire pour maintenir l'ordre, arrêtant au moins 200 personnes et imposant un état d'urgence de deux semaines dans les zones où se déroulaient les manifestations. Alors que la tempête s'est rapidement calmée, la question s'est posée de savoir comment le "renversement" du gouvernement kazakh avait eu lieu.

La tempête de 72 heures
Dans le contexte des événements eux-mêmes, les troubles civils qui ont commencé le 2 janvier étaient assez simples, avec des manifestations dans la province énergétique du Kazakhstan, Mangystau (également connue sous le nom de Mangystau), ce jour-là. Les citoyens de Zhanaozen, une importante ville énergétique locale, sont descendus dans la rue pour se plaindre du doublement soudain du prix du gaz local, qui est passé de 60 tenge (0,13 $) par litre à 120 tenge (0,27 $).

Les protestations, qui ont eu lieu dans une région productrice d'énergie connue pour son industrie pétrolière et gazière depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont rapidement trouvé un écho auprès de divers groupes, notamment les travailleurs du secteur pétrolier, qui sont traditionnellement en conflit avec les autorités kazakhes, et se sont étendues à la capitale de la province, Aktau, et aux provinces et villes environnantes.

Le 3 janvier, la réponse des autorités locales dans le plateau de Mangos avait à nouveau alimenté le mécontentement des citoyens et des groupes de travailleurs. Les autorités locales ont simplement déclaré que "l'augmentation des prix de l'énergie est le résultat de la régulation du marché". Le comité du gouvernement local a annoncé que le prix du gaz pourrait être réduit à 85-90 tenges par litre (environ 0,17-0,18 $), mais a également menacé les travailleurs et les citoyens qui avaient participé aux précédentes manifestations de "mesures légales pour violation de l'ordre public".

Pour les analystes, la tournure dramatique des événements au Kazakhstan a eu lieu le 4 janvier. Vers 16 heures ce jour-là, le gouvernement kazakh a promis de réduire le prix du gaz dans le pays à 50 tenges par litre (environ 0,10 dollar). Mais au lieu de se disperser, les manifestants d'Aktau ont exigé que le président vienne leur parler en personne. Certains des manifestants ont aussi soudainement pris d'assaut le bâtiment du gouvernement vers 18 ou 19 heures ce jour-là.

Le même jour, les manifestations se sont soudainement étendues à Almaty, Nur Sultan et d'autres villes. À Almaty, près de 1 000 personnes se sont rassemblées sur la place centrale et ont tenté de prendre d'assaut le bureau du maire et la résidence officielle du chef de l'État. Après que les manifestants ont refusé d'écouter l'appel de M. Tokayev à "ne pas écouter l'appel des saboteurs qui déstabilisent et unissent la société", le Kazakhstan a déconnecté les logiciels de communication cryptés tels que Whatsapp et Telegram et a déployé la police militaire d'élite pour arrêter plus de 200 personnes dans les zones clés des manifestations, notamment à Almaty et Aktau. Plus de 200 personnes ont été arrêtées d'urgence, et des journalistes de divers "médias", dont la Voix de l'Europe libre, ont été arrêtés. Le 5 janvier, la tempête naissante était terminée.

Facteurs internes et externes
Le 5 janvier, selon la police kazakhe et d'autres sources, l'intensification soudaine de la crise avait été "fomentée". Dans la ville de Zhanaozen, par exemple, où les manifestations ont débuté, la police a trouvé des personnes chargées de persuader les travailleurs de "ne pas accepter les conditions des autorités". Parmi les dizaines de personnes arrêtées par la police à Zhanaozen, plus d'une dizaine ont détruit des biens publics et privés locaux pendant le chaos du 4 et ont causé la mort d'"au moins 14 personnes" (selon les chiffres officiels locaux).

Les médias russes tels qu'Oskar estiment que les manifestations actuelles au Kazakhstan ne sont qu'un prélude à l'objectif ultime de détourner le pays de la Russie et de l'Union économique eurasienne, qui est sous son influence. Au Kazakhstan, des voix s'élèvent également pour suggérer qu'une "force politique étrangère", dirigée par le magnat en exil et ancien ministre de l'énergie Mukhtar Ablyazov, est à l'origine de cette agitation. Les médias sociaux, par exemple, ont montré que des manifestants à Aktau campaient depuis le 3 janvier avec le soutien d'"hommes d'affaires locaux".

Mais dans l'ensemble, l'agitation civile au Kazakhstan repose en fin de compte sur des moyens de subsistance médiocres, notamment le mauvais traitement des travailleurs du pétrole. À Zhanaozen, l'épicentre des manifestations, des affrontements sanglants opposent depuis 2011 les travailleurs du pétrole aux autorités et aux compagnies pétrolières pour améliorer leur rémunération. D'ici 2021, le salaire mensuel moyen des travailleurs du secteur pétrolier de la région sera d'environ 158 000 tenges (environ 364 USD), soit bien moins que le taux moyen de 256 500 tenges (environ 603 USD). Ainsi, si les troubles civils ont été provoqués par des forces extérieures, les facteurs intérieurs ne pouvaient être ignorés. Cela a également conduit les autorités de M. Tokaev à critiquer le ministère de l'énergie du Kazakhstan et les compagnies pétrolières et gazières du pays pour leur travail inefficace, tout en arrêtant des éléments suspects dans un contexte plus large.

Dans un sens, la dissolution éventuelle du gouvernement par Tokaev et la mise en place d'un gouvernement intérimaire pourraient suivre les traces de l'ancien président Nursultan Nazarbaev, qui a cité en 2019 "le travail du système n'est pas terminé". Il a reproché à l'exécutif de "ne pas augmenter le revenu réel de la population", puis a tenu pour responsables "les membres du gouvernement, les ministres et les gouverneurs" de "ne pas coopérer avec le peuple, de ne pas l'écouter, de ne pas expliquer le travail effectué et les politiques". "Le gouvernement a été démis de ses fonctions. Aujourd'hui, le nouveau président choisi par Nazarbayev fait un choix similaire sur la base de la même situation.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)


Edité le 06-01-2022 à 23:01:26 par Xuan




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Soulèvement au Kazakhstan: Moscou envoie des troupes pour éviter un scénario à la syrienne

17:48 06.01.2022

La Russie envoie des troupes au Kazakhstan - Sputnik France, 1920, 06.01.2022

https://fr.sputniknews.com/20220106/soulevement-au-kazakhstan-moscou-envoie-des-troupes-pour-eviter-un-scenario-a-la-syrienne-1054215174.html


Au bord du chaos, le Kazakhstan appelle à l’aide. Moscou a dépêché des troupes pour rétablir l’ordre dans son étranger proche. La Russie s’inquiète de la situation et du danger islamiste en Asie centrale, qui pourrait s’étendre à ses frontières.
Il y a de l’eau dans le gaz au Kazakhstan. Suite à la hausse des prix de l’or bleu, d’importantes manifestations se sont déroulées dans les villes de province, avant d’atteindre le poumon économique du pays, Almaty. En à peine trois jours, cette crise a déjà fait des dizaines de morts et au moins un millier de blessés, dont dix-huit tués chez les forces de l’ordre et 700 blessés parmi les manifestants. Face à l’explosion de violence, le pouvoir central a opté pour la manière forte. Le président Kassym-Jomart Tokaïev a limogé le gouvernement et a décrété l’état d’urgence dans tout le pays. De surcroît, il a envoyé des blindés pour récupérer les bâtiments gouvernementaux qui avaient été pris d’assaut par les émeutiers.

En outre, pour s’assurer du retour de l’ordre, le chef d’État kazakh a sollicité l’aide de ses alliés. "J’ai appelé aujourd’hui les chefs des États de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) à aider le Kazakhstan à vaincre la menace terroriste" , a déclaré le Président Tokaïev. Cette alliance sécuritaire a été fondée en 2002 par les six anciennes républiques soviétiques de la région. Moscou conçoit cette alliance comme une forme d’Otan eurasiatique.

Des "gangs terroristes" à l’assaut du Kazakhstan?
Partageant 6.846 km de frontières communes avec le Kazakhstan, la Russie a décidé d’envoyer des troupes pour épauler son allié historique. " C’est assez étonnant de la part de Moscou ", estime toutefois un ancien diplomate français en Russie, qui a préféré garder l’anonymat.
" Il y avait eu des soulèvements en 2019 lors du changement de pouvoir et la Russie s’était cantonnée à un rôle passif, appelant à la désescalade. Moscou n’est pas intervenu directement dans la crise du Kirghizistan en octobre 2020 ni lors des affrontements entre le Kirghizistan et le Tadjikistan en avril 2021" , souligne-t-il.
Pourtant, compte tenu de la situation, Moscou a annoncé l’envoi d’une " force collective de maintien de la paix […] pour une période limitée afin de stabiliser et de normaliser la situation ", a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. Cette inhabituelle implication militaire résulterait d’un climat sécuritaire préoccupant pour les deux pays. En effet, le Président kazakh a affirmé que des "gangs terroristes" ayant "reçu un entraînement approfondi à l’étranger" étaient à la tête des manifestations. À en croire l’ancien diplomate, cette menace est à prendre au sérieux:

"Même si les pouvoirs autoritaires usent de cette rhétorique de l’ingérence extérieure, ce n’est pas infondé. Ils ont des raisons de croire que des tentatives de déstabilisation proviennent de l’extérieur. Il faut rappeler que le Kazakhstan fait partie de l’émirat du Turkestan de Daech*. "

Si les preuves d’une implication djihadiste manquent pour l’heure, il n’en demeure pas moins que des mouvements pourraient profiter du chaos dans le pays. Le danger terroriste n’est pas nouveau en Asie centrale. Dans un passé récent, les anciennes républiques d’Asie centrale ont été secouées par une série d’attentats. En 2004, le groupe Union du djihad islamique a mené une attaque suicide à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan. En 2010, le mouvement extrémiste Jaysh Al-Mahdi a revendiqué plusieurs attentats au Kirghizistan. En 2011, le groupe Jund Al-Khalifat a perpétré une série d’attaques au Kazakhstan. "La prise de Kaboul par les talibans* a galvanisé ces cellules régionales" , explique l’ancien diplomate. En effet, les principaux groupes djihadistes dans la zone entretiennent des liens plus ou moins actifs avec les nouveaux maîtres de l’Afghanistan.

Le Kazakhstan sous influence
De surcroît, la proximité géographique avec le Xinjiang chinois fait du Kazakhstan un pays en proie aux menaces du mouvement islamique du Turkestan oriental (MITO). "À l’Est du pays, les populations sont ouïghoures, il y a toujours eu des liens transfrontaliers" , explique l’ancien représentant français en Russie. À cela s’ajoutent les répercussions du conflit syrien. Plusieurs milliers d’habitants d’Asie centrale ont rejoint l’État islamique* en Irak et en Syrie. Entraînés et aguerris, ceux qui réussiraient à entrer pourraient s’en prendre directement aux intérêts russes.
" C’est une situation qui préoccupe au plus haut point le gouvernement russe. Moscou craint que l’Asie centrale ne se transforme en véritable poudrière pour les islamistes."
Mais derrière l’aspect sécuritaire, Moscou entend également rassurer un allié historique. Le Kazakhstan est membre de l’Union économique eurasiatique. D’ailleurs, les deux pays ont signé le 22 décembre 2021 un accord de coopération dans la cybersécurité, les renseignements et la lutte contre le terrorisme. "20% de la population est d’origine russe et la seconde langue du pays et le russe", rappelle l’ancien diplomate. Outre les liens culturels et linguistiques, c’est au Kazakhstan que se trouve le plus grand cosmodrome du monde, construit en 1955 à Baïkonour. Malgré l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, le site de lancement reste vital pour Moscou, et le Kazakhstan stratégique pour la Russie. Elle n’est d’ailleurs pas la seule.

" C’est l’étranger proche pour Moscou, c’est en quelque sorte sa chasse gardée avec les liens historiques et économiques qui sont forts. Mais le Kazakhstan a une diplomatie multivectorielle. Il y a les Chinois qui s’y intéressent avec la roue de la soie, mais également, de plus en plus, la Turquie" , constate l’ancien diplomate français en Russie.
En 2021, le Kazakhstan a acquis des drones et des blindés auprès d’Ankara. La Turquie use de sa rhétorique panturquiste pour rallier Astana. Une rhétorique qui commence à porter ses fruits. " Notre objectif est de faire du monde turc l’une des régions économiques, culturelles et humanitaires les plus importantes du XXIe siècle" , a déclaré le Président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, lors d’un sommet de l’Organisation des États turciques (OET) en mars 2021. De plus, le 7 décembre 2021, le ministère kazakh de la Défense a reconduit un accord quinquennal de coopération militaire avec les États-Unis.

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Deux agents de sécurité décapités au Kazakhstan, selon le commandement militaire

20:30 06.01.2022
https://fr.sputniknews.com/20220106/deux-agents-de-securite-decapites-au-kazakhstan-selon-le-commandement-militaire-1054218007.html

Les autorités kazakhes annoncent des centaines de victimes parmi les forces de l’ordre, qui affrontent des manifestants à Almaty. Deux corps d’agents ont été trouvés décapités.
Le bilan mortel des affrontements entre les forces de sécurité et des manifestants à Almaty se monte à 13 agents, dont deux avaient été décapités, a annoncé à Sputnik un porte-parole du commandement militaire de l’ancienne capitale et plus grande ville kazakhe.
"Treize agents sont morts, y compris deux cadavres qui ont été retrouvés décapités" , a-t-il fait savoir.
Les autorités qualifient les actes de décapitation de "preuve directe du caractère terroriste et extrémiste des groupes organisés armés, qui ont attaqué Almaty ".

Au total, les forces de l’ordre du pays décomptent pour l’instant 18 morts dans les troubles et 748 blessés, a annoncé dans la soirée le ministère de l’Intérieur pour actualiser le bilan.
Plus tôt ce 6 décembre, les forces de sécurité d’Almaty avaient annoncé avoir repoussé plusieurs assauts de casseurs contre des bâtiments de la police.

État d’urgence
Au Kazakhstan, la deuxième plus grande République ex-soviétique et neuvième pays du monde en termes de superficie, les festivités traditionnelles de début de cette nouvelle année ont été assombries par des troubles avec des protestations qui ont pour origine la hausse des prix du gaz.
Alors qu’ils ont initialement éclaté le 2 janvier à Janaozen, dans la région pétrolifère de Manguistaou, située dans le sud-ouest du Kazakhstan, les désordres ont ensuite gagné d’autres parties du pays pour prendre des formes particulièrement violentes à Almaty.
Lors des débordements dans la plus grande ville kazakhe le 5 janvier, des manifestants ont saccagé des magasins, fait irruption dans des établissements de santé et mis le feu aux bâtiments de la mairie, du parquet et de la résidence présidentielle.

Après avoir dissous le gouvernement, le Président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokaïev a déclaré l'état d'urgence dans tout le pays.
Le chef d’État kazakh considère les troubles comme une agression extérieure et a demandé à l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) de l'aider pour régler la situation.

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Situation au Kazakhstan : L'ordre constitutionnel dans toutes les régions est fondamentalement rétabli et la pleine lutte contre le terrorisme est lancée


Écrit par : Wang Feng
2022-01-07 14:09:00
Date de la dernière mise à jour :2022-01-07 14:21
dnews

Dernières nouvelles sur la situation au Kazakhstan :
Le président du Kazakhstan a annoncé que l'ordre constitutionnel à travers le pays a été fondamentalement rétabli, les gouvernements locaux contrôlent la situation et des opérations antiterroristes ont été lancées.
Selon l'agence de presse russe par satellite, le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a déclaré le 7 janvier que l'ordre constitutionnel dans tout le Kazakhstan avait été fondamentalement rétabli.
Le bureau de presse du président du Kazakhstan a annoncé que Tokayev a déclaré que l'ordre constitutionnel a été fondamentalement rétabli dans tout le Kazakhstan et que le gouvernement local contrôle la situation.

Tokayev a tenu une réunion de commandement antiterroriste dans la matinée du 7 janvier, heure locale, à laquelle ont participé les chefs du palais présidentiel, le Conseil de sécurité et des agences puissantes.
La réunion a porté sur les opérations du Kazakhstan, les progrès des opérations antiterroristes et la situation dans diverses régions.
Tokayev a déclaré que les terroristes utilisent des armes pour détruire les biens du peuple. Il a souligné que des actions antiterroristes doivent être prises avant que les militants ne soient complètement anéantis.
L'alerte « rouge critique » pour les menaces terroristes a été mise en œuvre dans tout le Kazakhstan.
L'agence de presse kazakhe a appris du Conseil de sécurité nationale du Kazakhstan que le niveau de menace terroriste au Kazakhstan a été porté au "rouge critique".

Le 6 janvier, le président du Conseil de sécurité nationale du Kazakhstan, Sakinbayev, a convoqué une réunion du quartier général antiterroriste. Après consultation avec le président du Kazakhstan, le niveau de menace terroriste du pays a été élevé au « rouge critique ».
Khabar-24 TV, un média local au Kazakhstan, a rapporté que le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan a informé que tous les bâtiments municipaux, de district et de police du pays ont été contrôlés.
Le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan a déclaré dans un communiqué que depuis le début des manifestations cette semaine, 26 "criminels armés" ont été "liquidés", dont plus de 3 000 ont été arrêtés, et 18 policiers et soldats de la Garde nationale ont été tués. .


Edité le 07-01-2022 à 16:01:08 par Xuan




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   Posté le 08-01-2022 à 16:19:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur
https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/de-violentes-manifestations-au-kazakhstan-dabord-provoquees-par-la-misere-et-lexploitation-apres-30-ans-de-capitalisme/?fbclid=IwAR2GfsJlNtz8LOG_9DHFqiqJtXv2Ear90V8GB2qFo95pT3HCrEzbsON_6qI

De violentes manifestations au Kazakhstan, d’abord provoquées par la misère et l’exploitation après 30 ans de capitalisme.

7 Jan 2022 | 3-INTERNATIONAL, articles | 0

Au Kazakhstan la situation est grave et le sang coule. A la suite de grève lancée dans le secteur pétrolier et d’une profonde colère populaire en raison de la hausse des prix du gaz alors que la fin de l’URSS et la contre révolution capitaliste a plongé les travailleurs de cette ex république soviétique dans la misère. Et fait la fortune des oligarques et multinationales – y compris occidentales – pillant le pays. Les manifestations ont commencé dans la ville de Janaoen au sud ouest du pays le 2 janvier avant d’atteindre la capitale Almaty le 4 janvier.

Selon le ministère de l’Intérieur kazakh, les affrontements à Almaty dans la nuit du 5 janvier ont conduit à un grand nombre de blessés – 137 policiers et 53 civils ont été blessés, 40 personnes ont été hospitalisées. Des chiffres plus récents font état de 1000 blessés, dont 400 hospitalisés et 62 en soins intensifs. Il est également fait état de nombreux morts, y compris parmi les forces de police (18 morts selon les autorités). 2 298 personnes auraient été arrêtées. Des témoignages rapportent des émeutes et des pillages dans la capitale. Alors que les communications internet sont suspendues, il nous est difficile de connaitre avec certitude la situation effective du pays, les informations ne filtrant qu’à travers les dépêches d’agences relayant les communiqués officiels des chancelleries. Il semble cependant que le calme soit revenu à Almaty suite à un important déploiement de forces.

Le chef de l’Etat Kazakh, face à l’ampleur de la mobilisation, a limogé son gouvernement et pris en urgence de très fortes mesures de limitation des prix.

De son côté, malgré l’imposition de l’état d’urgence, la manifestation massive des travailleurs du pétrole en grève et de leurs familles se poursuit à Janaozen, où, selon diverses estimations, 10 à 15 000 personnes se sont rassemblées pour réclamer le retour de la Constitution de 1993 et un changement de gouvernement.

Répondant aux exigences du traité international d’assistance mutuels, les pays de l’Organisation Collective de Sécurité on accepté l’envoi d’une force d’interposition pour rétablir la paix. Les premières unités sont arrivées sur place. Au soir du 6 janvier, l’agence de presse russe Itar Tass rapportait que la situation était calme sur la place de la République à Almaty après une opération des forces de sécurité.

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www.initiative-communiste.fr vous propose la traduction des déclarations des partis communistes de la Fédération de Russie (KPRF), de Grèce (KKE). Pour être tout à fait complet également et à titre d’information une déclaration du Mouvement Socialiste du Kazakhstan. Ce dernier mouvement étant une création en 2022 du Comité pour une Internationale des Travailleurs semble t il affilié à la 4e internationale, comité notamment actif contre la Chine avec des mobilisations relative au Xinjang et à Hong Kong.

D’un point de vue géopolitique, la Russie et la Chine sont particulièrement investis dans ce pays ; la Russie du point de vue historique, géographique et sécuritaire, la Chine de surcroit du point de vue d’investissements très importants dans le contexte des projets d’infrastructures et d’échanges mondiaux du programme des Route de la Soie, et ce alors que le pays partage sa frontière avec le Xinjiang. Le Kazakhstan est par ailleurs le neuvième pays producteur de pétrole dans le monde. Cependant, le pays compte aussi de puissants intérêts occidentaux, notamment américains. Les États Unis viennent de préciser ce Novembre 2021 une restructuration de leur liens commerciaux avec le Kazakhstan qui s’est engagé à s’ouvrir aux investissements américains, surtout dans l’extraction minière et énergétique comme l’a souligné la déclaration du Département d’État Américain. Par ailleurs le siège de l’USAID – l’une des principales agences américaines pour soutenir les actions de déstabilisation – a été déménagé de Kaboul à Almaty. D’après le quotidien chinois GlobalTimes, les USA à travers la NED ont versé plus d’un million de dollars de subventions rien qu’en 2020 pour financer des projets « d’informations indépendantes », pointant les manœuvres du gouvernement Biden pour » créer des des troubles dans la région et semer la discorde entre la Chine et les pays d’Asie centrale », dans le cadre de sa stratégie d’encerclement de la Chine et de la Russie. Cela alors que l’expulsion des américains d’Afghanistan ne rend plus nécessaire la complicité de Washington avec les autorités locales, la logistique militaire de l’armée américaine transitant notamment en partie via l’Asie Centrale. Le 30 décembre dernier le gouvernement chinois exprimait sa ferme condamnation des tentations de révolutions de couleurs en Asie Centrale.

Dans ce contexte et selon certaines informations, des forces extérieures tenteraient d’intervenir dans la mobilisation populaire kazakh. Il est ainsi rapporté des actions de communication sur les médias sociaux. Un certain nombre de groupes et des forums publics Telegram et WhatsApp auraient ainsi été parrainés depuis les pays baltes, la Pologne et l’Ukraine. On retrouve facilement de telles interventions sur twitter (par exemple ici https://twitter.com/lipschz) De fait, et comme l’indique la prise de position officielle de Washington ce soir, il est très probable que l’Axe impérialiste Etats Unis OTAN UE qui n’a eu de cesse que de faire monter le niveau de tension sur le front occidentale de la Russie, de l’Ukraine à la Biélorussie en passant par la Géorgie et l’Arménie, puissent chercher à influencer le cours des protestations au Kazakhstan en imposant son agenda politique. Cela bien que les événements aient été spontanés, avec des possibilités de menaces voir de tentative de prise de contrôle de la direction des mouvements par des forces oligarchiques.

Le président biélorusse Loukashenko indique que « la situation dans le pays peut être décrite comme une agression extérieure hybride. La situation suit le scénario familier des révolution de couleurs : des forces externes en lien avec des forces internes tentent de détruire le gouvernement légitime par des méthodes inconstitutionnelles » . Le président serbe Vukic dénonce l’implication d’agences d’espionnages étrangères dans les violences. Dans une déclaration officielle, le ministère des affaires étrangères russe précise : » La fédération de Russie affirme son engagement à remplir ses obligations dans le cadre du CSTO, et soutien l’adoption de mesures urgentes en raison de la dégradation de la situation politique intérieure et de l’augmentation de la violence au Kazakhstan. Nous considérons que les récents événements dans ce pays amis comme une violente tentative au moyens de formations entrainées et armées, de saper la sécurité et l’intégrité de cet Etat » .

Ce contexte géopolitique ne retranche rien à l’expression de la solidarité internationaliste de l’ensemble des travailleurs auprès des légitimes revendications sociales des travailleurs kazakhs dont les communistes avec le PRCF se font évidemment l’écho en France. On soulignera également combien est légitime et urgente la nécessité de la re légalisation du parti communiste kazakh, interdit et réprimé par le clan Nazarbaiev pour pouvoir mettre en coupe réglée le pays au profit des oligarques et des multinationales. Il invite cependant à ce que chacun reste vigilant pour dans le même mouvement dénoncer les fauteurs de guerres et manipulateurs impérialistes qui voudrait déstabiliser Almaty pour mieux relancer leur offensive guerrière contre les peuples russes et chinois. Une déstabilisation et un coup de force impérialiste ne pouvant évidemment qu’aggraver la situation d’exploitation des travailleurs du Kazakhstan.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

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d’après info d’agence.

KPRF : Parti Communiste de la Fédération de Russie: « le capital oligarchique qui s’est établi dans l’espace post-soviétique ne prend pas en compte les intérêts des travailleurs. Cela a conduit à des protestations massives. »
Les troubles au Kazakhstan ont, en fait, été provoqués par le gouvernement lui-même, qui a doublé le prix du gaz. Cette situation a porté préjudice à de nombreux segments de la population, puisque plus de 60 % de la consommation de gaz liquéfié est destinée aux véhicules à moteur.
En même temps, il est clair que le mécontentement des citoyens est plus large : les prix de tout augmentent, alors que les salaires sont bas. En général, le capital oligarchique qui s’est établi dans l’espace post-soviétique ne prend pas en compte les intérêts des travailleurs. Cela a conduit à des protestations massives.

Si l’on regarde ce qui se passe au Kazakhstan, il y a de quoi faire réfléchir Poutine et Mishustin. Les prix montent en flèche en Russie aussi et l’inflation réelle des denrées alimentaires est proche de 20 %. C’est la discrétion oligarchique qui conduit à de telles conséquences.

Tout cela est activement exploité par les forces qui ont déclaré une guerre hybride à la Russie. Cette fois, ils tentent de s’emparer du Kazakhstan, riche en ressources naturelles et possédant la plus longue frontière du monde avec notre pays – plus de 7 500 kilomètres.

Il est important de comprendre qu’il n’y aura pas de paix dans nos contrées sans des liens socio-économiques et politico-diplomatiques étroits avec les pays de la CEI. Nous sommes encerclés par l’OTAN de tous les côtés. L’Occident collectif fera tout pour déstabiliser la situation le long du contour des frontières de la Russie. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons être forts, réussir et être indépendants !
_
Président du Comité central du KPRF Gennady Zyuganov

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KKE – Parti Communiste de Grèce « solidarité avec les milliers de travailleurs qui, défiant le régime d’état policier et de répression, sont descendus dans la rue pour exiger l’amélioration de leur niveau de vie et exprimer leur opposition au pillage des richesses énergétiques du pays par les monopoles. »
Le KKE salue les grèves ouvrières de grande ampleur et les manifestations populaires au Kazakhstan contre la hausse des prix, le chômage, la pauvreté, la misère et les autres problèmes sociaux majeurs auxquels le système capitaliste a conduit des millions de personnes 30 ans après le renversement contre-révolutionnaire et la dissolution de l’URSS.
Nous exprimons notre solidarité avec les milliers de travailleurs qui, défiant le régime d’état policier et de répression, sont descendus dans la rue pour exiger l’amélioration de leur niveau de vie et exprimer leur opposition au pillage des richesses énergétiques du pays par les monopoles.

Nous demandons:
– La libération de tous les manifestants détenus par la police, ainsi que la libération de tous les prisonniers politiques.
– L’abolition de toutes les lois anti-syndicales et anti-ouvrières, qui ont rendu illégaux des centaines de syndicats ces dernières années, dans le but de permettre au gouvernement de contrôler le mouvement syndical.
– La légalisation du Mouvement socialiste du Kazakhstan et du Parti communiste du Kazakhstan, qui ont été interdits par les autorités du pays.
Section des relations internationales du CC du KKE
05.01.2022

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Mouvement Socialiste du Kazakhstan (membre du Solidnet)
Il y a actuellement un véritable soulèvement populaire au Kazakhstan et, dès le début, les protestations ont été de nature sociale et de classe, puisque le doublement du coût du gaz liquéfié à la bourse n’était que la dernière goutte dans la coupe débordante de patience. Après tout, les manifestations ont commencé de la même manière à Zhanaozen, à l’initiative des travailleurs du pétrole, qui est devenu une sorte de quartier général politique de tout le mouvement de protestation.
La dynamique de ce mouvement est révélatrice, puisqu’il a commencé comme une protestation sociale, puis il a commencé à s’étendre et les collectifs de travail ont utilisé les rassemblements pour mettre en avant leurs revendications d’augmentation de 100% des salaires, d’annulation des résultats d’optimisation, d’amélioration des conditions de travail et de liberté d’activité syndicale. Ainsi, le 3 janvier, toute la région de Mangystau s’est enfoncée dans une grève générale, qui s’est étendue à la région voisine d’Atyrau.

Il convient de noter que le 4 janvier déjà, les travailleurs du pétrole de la compagnie Tengizchevroil se sont mis en grève, dans laquelle la participation des entreprises américaines atteint 75 %. C’est là que 40 000 travailleurs ont été licenciés en décembre dernier et qu’une nouvelle série de licenciements est prévue. Ils ont ensuite été soutenus dans la journée par les pétroliers des régions d’Aktobe, du Kazakhstan occidental et de Kyzylorda.

En outre, dans la soirée du même jour, les grèves des mineurs de la société ArmelorMittal Temirtau dans la région de Karaganda et des fondeurs et mineurs de cuivre de la société Kazakhmys ont commencé, ce qui peut déjà être considéré comme une grève générale dans toute l’industrie minière du pays. Il y avait aussi des revendications pour des salaires plus élevés, l’abaissement de l’âge de la retraite, le droit à leurs propres syndicats et grèves.

Dans le même temps, des rassemblements illimités ont déjà commencé mardi à Atyrau, Uralsk, Aktobe, Kyzyl-Orda, Taraz, Taldykorgan, Turkestan, Shymkent, Ekibastuz, dans les villes de la région d’Almaty et à Almaty même, où la fermeture des rues a entraîné un affrontement ouvert entre les manifestants et la police dans la nuit du 4 au 5 janvier, à la suite duquel l’akimat (gouvernement local, ndt.) de la ville a été temporairement saisi. Cela a donné un prétexte à Kassym-Jomart Tokayev pour déclarer l’état d’urgence.

Il convient de noter que ces discours à Almaty ont été suivis principalement par des jeunes sans emploi et des migrants internes vivant dans les banlieues de la métropole et occupant des emplois temporaires ou mal payés. Les tentatives de les calmer avec des promesses, la réduction du prix du gaz à 50 tenges, séparément pour la région de Mangystau et Almaty n’ont satisfait personne.

La décision de Kassym-Jomart Tokayev de limoger le gouvernement, puis d’écarter Nursultan Nazarbayev du poste de président du Conseil de sécurité, n’a pas non plus mis fin aux protestations, puisque des rassemblements de protestation de masse ont commencé le 5 janvier dans les centres régionaux du nord et de l’est du Kazakhstan où ils n’avaient jamais eu lieu auparavant – à Petropavlovsk, Pavlodar, Ust-Kamenogorsk, Semipalatinsk. Dans le même temps, des tentatives ont été faites pour prendre d’assaut les bâtiments des akimats régionaux à Aktobe, Taldykorgan, Shymkent et Almaty.

À Zhanaozen même, les travailleurs ont formulé de nouvelles revendications lors de leur rassemblement illimité : la démission du président actuel et de tous les fonctionnaires de Nazarbayev, le rétablissement de la Constitution de 1993 et des libertés connexes de former des partis, des syndicats, la libération des prisonniers politiques et l’arrêt de la répression. Le Conseil des anciens a été immédiatement créé et est devenu une autorité informelle.

Ainsi, les revendications et les slogans qui sont maintenant utilisés dans les différentes villes et régions ont été diffusés à l’ensemble du mouvement et la lutte a reçu un contenu politique. Des tentatives sont également faites sur le terrain pour créer des comités et des conseils afin de coordonner la lutte.

Dans le même temps, les troupes ont été rassemblées à Almaty, Aktau et Zhanaozen, et si tout s’est déroulé pacifiquement dans la région de Mangystau jusqu’à présent et que les soldats ont refusé de disperser les manifestants, alors des escarmouches ont commencé dans la capitale du sud et des forces spéciales ont été introduites dans la nuit du 5 au 6 janvier, qui ont commencé à balayer avec force l’aéroport et les quartiers capturés par les rebelles. Selon diverses sources, on dénombre déjà des dizaines de morts du côté des manifestants.

Dans cette situation, il y a un danger de suppression forcée de toutes les manifestations et grèves et ici il est nécessaire de paralyser complètement le pays avec une grève générale. Par conséquent, il est urgent de former des comités d’action unifiés sur le principe territorial et de production afin de fournir une résistance organisée à la terreur militaro-policière.

À cet égard, il est également nécessaire de soutenir l’ensemble du mouvement ouvrier et communiste international, les associations de gauche afin d’organiser une campagne de grande envergure dans le monde.

Le Mouvement Socialiste du Kazakhstan exige :
– L’arrêt immédiat des hostilités contre son peuple et le retrait des troupes des villes !
– La démission immédiate de tous les responsables de Nazarbayev, y compris le président Tokayev !
– La libération de tous les prisonniers et détenus politiques !
– La garantie du droit de former leurs propres syndicats, partis politiques, de faire grève et de tenir des réunions !
– Légalisation des activités du Parti communiste du Kazakhstan et du Mouvement socialiste du Kazakhstan, tous deux interdits !
– Nous appelons tous les ouvriers et travailleurs du pays à mettre en pratique la demande des pétroliers exécutés de Zhanaozen – nationaliser toutes les mines et la grande industrie du pays sous le contrôle de collectifs ouvriers !


Edité le 08-01-2022 à 16:27:21 par Xuan




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Le Kazakhstan rétablit l'ordre avec l'aide du déploiement de l'OTSC avec le ferme soutien de la Chine

Déploiement militaire du CSTO légitime, nécessaire pour dissuader les extrémistes, forces extérieures aux ambitions diaboliques
Par les reporters du GT
Publié: 07 janv. 2022 19:06
https://www.globaltimes.cn/page/202201/1245361.shtml

Alors que "l'ordre constitutionnel" au Kazakhstan est sur le point d'être rétabli après que le gouvernement a pris des mesures fermes pour faire face aux troubles, qui ont englouti la moitié du pays depuis quelques jours, et l'arrivée des troupes de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), les États-Unis et l'Occident se sont précipités pour saisir l'occasion de jouer des tours géopolitiques en remettant en question la légitimité du déploiement de l'OTSC et en vantant la « menace russe » pour tenter de réduire son influence en Asie centrale.

Vendredi, le président chinois Xi Jinping a adressé ses condoléances au président kazakh Tokayev pour les lourdes pertes et pertes causées par les troubles. Xi a déclaré que Tokayev a pris des mesures positives et efficaces à un moment crucial, a rapidement apaisé la situation et a montré la responsabilité d'un homme d'État envers le pays et le peuple.

Xi a souligné que la Chine s'oppose fermement à toute force qui détruit la stabilité et la sécurité du Kazakhstan, s'oppose aux forces extérieures qui incitent aux troubles ou à la révolution de couleur ou tentent de détruire l'amitié et la coopération entre la Chine et le Kazakhstan.

La Chine est prête à offrir l'aide dont le Kazakhstan a besoin pour surmonter les difficultés actuelles. Quels que soient les défis et les risques à relever, la Chine est toujours l'ami et le partenaire de confiance du Kazakhstan, et le peuple chinois est toujours aux côtés du peuple kazakh, a déclaré M. Xi.

L'opération antiterroriste au Kazakhstan est passée au "rouge critique" vendredi. Plus de 3 000 personnes ont été arrêtées au Kazakhstan en lien avec les émeutes, 26 émeutiers armés ont été tués et 18 ont été blessés lors d'affrontements avec les forces de sécurité, a rapporté vendredi la chaîne de télévision publique Khabar 24, citant une source du ministère de l'Intérieur.

Les analystes ont noté que le déploiement militaire de l'OTSC est non seulement légitime mais également nécessaire pour dissuader les forces terroristes et extrémistes maléfiques et les forces extérieures qui cherchent à tirer profit des troubles. Ils ont également suggéré une coordination et une coopération plus étroites entre l'Organisation de coopération de Shanghai et l'OTSC pour défendre la stabilité régionale.

Les troubles, qui ont commencé comme une protestation contre la hausse des prix du carburant dans la région de Mangystau le 2 janvier avant de s'étendre à la moitié du pays les jours suivants, semblaient toucher à leur fin malgré des coups de feu entendus à Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan. , aux premières heures de la matinée de vendredi, sans qu'aucun policier ou manifestant ne soit vu dans les rues, ont rapporté les médias kazakhs et russes.

De nombreux pays, dont les États-Unis et la Russie, et le bloc de l'UE ont suivi de près la situation au Kazakhstan. Mais après que le CSTO ait accepté de déployer des troupes pour aider le Kazakhstan, les États-Unis - avec les médias occidentaux - se sont rapidement levés pour remettre en question la légitimité du déploiement militaire et l'implication de la Russie dans la situation.

La décision de l'OTSC de déployer des forces militaires est légitime car il est écrit dans le document du traité que l'OTSC pourrait prendre des mesures face à des menaces à la sécurité nationale et à la souveraineté des États membres, Yang Jin, chercheur associé à l'Institut de Russie , des études d'Europe de l'Est et d'Asie centrale à l'Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré au Global Times.

Représentant le gouvernement, le président kazakh Tokayev a fait la demande au Conseil de sécurité collective de l'OTSC et la décision a été prise après une discussion approfondie par les États membres, a déclaré Yang, notant que la décision de déployer des forces militaires n'est pas prise par un pays mais par les États membres en tant que un ensemble.

Un communiqué publié par l'OTSC jeudi a indiqué que le Secrétariat de l'OTSC a confirmé la réception d'un appel à l'aide de la République du Kazakhstan. "L'Appel déclare que cette situation est considérée comme une invasion par des gangs formés à l'étranger."

L'un des objectifs de l'OTSC est de défendre la stabilité régionale et elle a répondu rapidement à l'appel du Kazakhstan car si les émeutes n'avaient pas été efficacement maîtrisées, elles auraient non seulement gravement déstabilisé le Kazakhstan, mais aussi toute la région, et plus elles duraient, plus elles des forces extérieures pourraient être impliquées, a déclaré Yang.

Les derniers développements du chaos se sont manifestés par des signes de révolutions colorées tandis que les États-Unis et l'Occident sont impatients de saisir l'occasion pour affaiblir l'influence de la Russie en Asie centrale, a déclaré Yang, notant qu'« en déployant des troupes, l'OTSC voulait également dissuader l'extérieur forces armées et les forces terroristes qui veulent tirer profit de la situation actuelle. »

Yang a noté que des vidéos sur le chaos téléchargées en ligne montraient à quel point les menaces étaient devenues dangereuses avec des armes remises aux manifestants et des affrontements avec la police apparemment organisés.

Les manifestations initialement pacifiques sont rapidement devenues radicales, en particulier à Almaty avec des manifestants prenant d'assaut les institutions administratives, incendiant des voitures et des bâtiments et affrontant la police. La vidéo montre des soldats battus qui ont été laissés pour compte et des personnes conduisant des voitures contre des officiers. Un policier aurait été retrouvé décapité lors des troubles.

Andrey Kortunov, directeur général du Conseil russe des affaires internationales, a écrit au Global Times que la décision de la Russie et de ses alliés d'Asie centrale de répondre à la demande des autorités kazakhes et de fournir une assistance militaire est un geste important de soutien politique et de solidarité.

S'il s'avère qu'il y a effectivement une infiltration de groupes extrémistes et terroristes de l'étranger, une coopération internationale pour réprimer ces groupes peut devenir d'une importance critique, a déclaré Kortunov.

De plus, Pan Guang, directeur du Center of SCO Studies de l'Académie des sciences sociales de Shanghai, a déclaré au Global Times qu'il est possible que des extrémistes aient pu être impliqués.

Il a souligné que lors d'un incident similaire - des manifestations et des affrontements ultérieurs entre des policiers et des travailleurs locaux dans la région de Manjystau au sujet des salaires en 2011, une organisation extrémiste religieuse s'est avérée être à l'origine de certaines actions radicales. Des informations détaillées sur les forces à l'origine du chaos actuel au Kazakhstan n'ont pas été divulguées, mais des forces promouvant le séparatisme, le terrorisme et l'extrémisme pourraient avoir été impliquées.

Vendredi, le président kazakh Tokayev a déclaré que l'ordre constitutionnel au Kazakhstan avait été rétabli et que la situation était sous contrôle. Les troupes du CSTO sont arrivées et contribuent au rétablissement de l'ordre, ont rapporté les médias kazakhs.

Bien que la situation au Kazakhstan soit sous contrôle, les troubles auront plus d'impacts : ils ont détruit l'image du Kazakhstan en tant que pays stable et ont prouvé au Kazakhstan et aux pays de la région que la stabilité et la sécurité dans la région sont toujours fragiles, ont déclaré des analystes.

Par souci de sécurité et de besoins politiques, les pays d'Asie centrale peuvent travailler à des relations plus étroites avec la Russie et être plus attentifs aux interférences des États-Unis et de l'Occident, tandis que les États-Unis et l'Occident peuvent consacrer plus d'argent et d'efforts dans ces domaines pour rivaliser avec Russie et contenir la Chine, a déclaré Yang.

En outre, comme le Kazakhstan et de nombreux pays d'Asie centrale sont également membres de l'Organisation de coopération de Shanghai, les États membres de l'OCS pourraient également renforcer leur coopération pour lutter contre les forces dangereuses et défendre la stabilité régionale, a déclaré Yang.

En réponse à des questions sur ce que l'OCS pourrait faire pour le Kazakhstan, un membre de l'OCS, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse que la Chine et d'autres membres de l'OCS surveillaient de près la situation au Kazakhstan et estimaient qu'elle pouvait traiter correctement les problèmes.

Nous soutenons également le Kazakhstan pour stabiliser la situation et sommes disposés à promouvoir l'OCS pour qu'elle joue un rôle positif, a déclaré Wang, notant que la Chine soutient tous les efforts qui aideraient le Kazakhstan à apaiser la situation et s'oppose fermement aux forces extérieures qui incitent aux troubles sociaux et à la violence dans Kazakhstan.

Pan a noté que la stabilité au Kazakhstan influencera également la région du nord-ouest de la Chine, en particulier la région du Xinjiang. Il est inquiétant de savoir si le chaos au Kazakhstan se répandra dans d'autres pays d'Asie centrale, car des forces extérieures et l'extrémisme pourraient s'infiltrer dans la région via Internet et provoquer des troubles à travers des vidéos et des mots.

Nous devons surveiller de près tous les changements dans la région, y compris en Afghanistan, a déclaré Pan.


Edité le 08-01-2022 à 16:24:57 par Xuan




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Le renversement du pouvoir au Kazakhstan a été confié à un oligarque fugitif

DANIELLE BLEITRACH 8 JANVIER 2022

https://histoireetsociete.com/2022/01/08/le-renversement-du-pouvoir-au-kazakhstan-a-ete-confie-a-un-oligarque-fugitif/

Décidemment la FRANCE et le Royaume uni sont moins regardants sur les réfugiés oligarques que sur Assange, ceci expliquant cela nous avons une presse infiniment plus apte à prendre le relais des révolutions de couleur que ces gens-là organisent qu’à s’intéresser à l’ignominie accomplie contre Assange, aux luttes pour le pouvoir d’achat, pour le service public. Mais lisez plutôt cet article du PARTI COMMUNISTE UKRAINIEN qui dans le domaine des révolutions de couleur fomentées au nom du peuple par des oligarques nazis sait jusqu’où l’occident, l’EUROPE et les USA peuvent aller. Il n’en demeure pas moins que l’on peut plaindre des peuples qui n’ont que pareils salauds et escrocs pour dire leurs revendications et leurs difficultés à vivre, mais il est clair que le peuple français n’est pas mieux loti… (note de Danielle BLEITRACH traduction de MARIANNE DUNLOP pour histoire et societe)


Source : site officiel du PC ukrainien

https://kpu.ua/uk/100789/sverzhenye_vlasty_kazahstana_dovereno_beglomu_olygarhu

Lorsqu’il y a des “révolutions oranges”, des coups d’État ou des manifestations de grande ampleur, des questions se posent naturellement : qui est derrière et quelle sera la suite ?

Les intérêts dans les troubles actuels au Kazakhstan sont nombreux et variés. Mais l’un des premiers à réagir à la situation a été un ancien ministre de l’énergie du Kazakhstan, un grand oligarque voyou et politicien en exil, Mukhtar Abliazov. Leader du Parti démocratique du Kazakhstan, non enregistré, qui vit actuellement en France.

La biographie d’Abliazov éclipse parfois l’histoire du comte de Monte Cristo. En 1991, Mukhtar a abandonné la science et est devenu directeur des petites entreprises “Madina”. Deux ans plus tard, il est devenu président d’Astana Holding.

En avril 1998, l’entrepreneur à succès devient ministre de l’énergie, de l’industrie et du commerce.
En octobre 1999, il est démis de ses fonctions. Enquête en cours pour détournement de fonds, dissimulation de revenus, crime organisé, abus de pouvoir.
En 2002, Abliazov a été arrêté. La sentence du tribunal a été sévère : six ans de prison. Mais l’homme d’affaires a passé moins d’un an en détention, après quoi il a été gracié par le président du Kazakhstan.
En 2003, Abliazov est devenu membre du conseil d’administration de OAO “Krasnoyarskkrayugol”, et deux ans plus tard, il est devenu président de OOO “Investment-Industrial Group “Eurasia”. Il a passé les quatre années suivantes en tant que président du conseil d’administration de la JSC Bank TuranAlem (BTA).
En 2009, il a été démis de ses fonctions après avoir été reconnu coupable d’activités illégales. Abliazov a décidé de ne pas attendre les poursuites judiciaires et s’est enfui au Royaume-Uni.
La même année, le comité d’enquête du ministère russe de l’intérieur a accusé Mukhtar Abliazov d’avoir organisé un système de fraude qui avait coûté à une banque kazakhe 70 millions de dollars en actifs non garantis.
Mukhtar Abliazov était décrit comme suit dans le Times de juillet dernier : « Abliazov, surnommé “le fraudeur en col blanc le plus riche du monde”, est recherché au Kazakhstan, en Russie et en Ukraine pour avoir volé cinq milliards de dollars (environ 3,5 milliards de livres) à une banque kazakhe. Il semblerait qu’un tribunal fédéral de New York puisse également ouvrir une procédure à son encontre. Les députés britanniques veulent l’extrader vers le Royaume-Uni pour outrage à la Cour ».

Le journal rappelle que le criminel, qui craignait d’être arrêté dans son pays, s’est présenté à Londres en 2009, où il a obtenu le statut de réfugié.
Son affaire est ensuite devenue “la plus grande affaire de fraude bancaire de l’histoire” , lorsque la BTA Bank a intenté une action en justice devant la Haute Cour de Londres, accusant Abliazov de “ détournement de fonds à une échelle presque sans précédent” .
Abliazov « a utilisé sa position pour voler des milliards de dollars en accordant des prêts non commerciaux à des sociétés offshore sous son contrôle » . Les victimes de la fraude présumée comprenaient Royal Bank of Scotland, Barclays et HSBC.

Plusieurs actions en justice ont été intentées contre l’oligarque devant la Haute Cour afin de récupérer les 3,5 milliards de livres manquants, qui, selon la banque, ont été “siphonnés” par le chef de file et ses associés.
Les prévenus « ont dissimulé des actifs par le biais d’un réseau de plus de 300 sociétés offshore » , qu’ils “géraient” depuis un bureau de la City de Londres. Au Kazakhstan, Abliazov a été condamné par contumace à 20 ans de prison pour avoir volé de l’argent dans une banque.
En février 2012, le juge britannique Teare a estimé qu’Abliazov avait “ commis à plusieurs reprises de graves violations ” et l’a condamné par contumace à 22 mois d’emprisonnement pour outrage à magistrat. Au cours du long procès, Teare a décrit Abliazov comme “ mentant sous serment de manière admirable et effrontée ”.
Un deuxième juge, lord Kay, a déclaré : « Il est difficile d’imaginer un plaideur commercial qui a agi avec plus de cynisme, d’opportunisme et de perfidie en ce qui concerne les ordonnances du tribunal que M. Ablyazov. »
M. Abliazov ne s’est pas présenté au tribunal pour entendre le verdict, écrit le Times, « car deux jours plus tôt, il avait fui la Grande-Bretagne en bus depuis la gare Victoria vers la France » .
La Grande-Bretagne a mis Abliazov sur une liste de personnes recherchées. En Europe, une “étape française” commence pour l’ex-banquier, qu’il passe à se réfugier dans des “villas de luxe”.
Le Times indique qu’il a d’abord été retrouvé sur la Côte d’Azur française grâce à la surveillance « de sa petite amie ukrainienne, Olena Tischenko ». A Nice, dans l’une des villas, le journal affirme que « l’ancien ministre de l’énergie a été aperçu en sous-vêtements ».
« Il courait entre les maisons, essayant d’éviter l’arrestation », selon la description du Times. Finalement, « Ablyazov a été arrêté dans sa dernière demeure, une maison de six chambres à coucher dans le village de Moin Sartoux près de Cannes, lors d’une descente de la police française ».

Selon le journal, « au cours des années suivantes, son empire immobilier britannique a été vendu, y compris le parc Aucklands de 100 acres dans le Surrey, dont il a nié la propriété. Le domaine de 25 millions de livres sterling comprenait une piscine couverte, un terrain de polo et quatre autres cottages. »
En 2014, la Grande-Bretagne a informé Abliazov de son intention de lui retirer son statut de réfugié – David Cameron, alors Premier ministre, a qualifié cette affaire de “ pierre d’achoppement du rapprochement avec le Kazakhstan ”.
En 2015, la France a refusé d’expulser Abliazov vers la Russie. Le tribunal a estimé que « la demande était motivée par des raisons politiques. Les militants des droits de l’homme des Nations unies craignaient qu’il ne soit torturé s’il était extradé » .

En juillet 2019, le Royaume-Uni a prolongé le mandat d’arrêt d’Abliazov de deux ans et l’ex-banquier a obtenu le statut de réfugié en France en septembre 2020.
Dans son arrêt, le tribunal français a déclaré que M. Abliazov « a fait l’objet de menaces de persécution pour des motifs politiques » et « craint à juste titre » d’être persécuté s’il est renvoyé dans son pays en raison de son opposition politique.
Le Times cite également Damian Collins, membre du Parlement britannique, qui se renseigne régulièrement sur l’affaire Abliazov.

Le membre du Parlement britannique estime que « indépendamment du fait que la France lui a accordé l’asile politique, Abliazov doit être renvoyé pour faire face à un tribunal britannique ».
« Mais pour l’instant, avec le poids de tout l’appareil d’État français de son côté, Abliazov est un homme libre. Le gouvernement britannique et la National Crime Agency restent silencieux sur son cas, et le mystère de savoir s’il est une victime ou un malfaiteur dans ce monde sombre des oligarques pourrait ne jamais être révélé » , conclut le Times.

Bien entendu, ce personnage a immédiatement fait état de sa participation à la préparation de l’insurrection actuelle au Kazakhstan, au financement d’un quartier général en Ukraine, et a exhorté ses partisans à renverser le “ pouvoir détesté ” sous lequel il s’est fabuleusement enrichi. C’est lui, le “révolutionnaire” actuel. Se cacher de la justice dans une France éprise de liberté et de démocratie.

Selon les médias

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   Posté le 09-01-2022 à 15:30:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La voix des travailleurs du Kazakhstan doit être entendue en dépit des provocateurs !
Déclaration du Présidium du Comité central du KPRF


DANIELLE BLEITRACH 9 JANVIER 2022
https://histoireetsociete.com/2022/01/09/la-voix-des-travailleurs-du-kazakhstan-doit-etre-entendue-en-depit-des-provocateurs-declaration-du-presidium-du-comite-central-du-kprf/


Le Kazakhstan connaît des jours difficiles. Le mécontentement populaire accumulé depuis longtemps a donné lieu à de formidables explosions d’indignation et de protestation de masse. Voilà une position de communiste et qui va bien au-delà des événements du Kazakhstan. Si le dirigeant d’un ÉTAT doit être sans la moindre illusion sur ce dont est capable l’impérialisme, et la “cinquième colonne” qu’il finance dans les troubles et prendre les mesures qui s’imposent sans état d’âme, ceux qui jouent à la géopolitique et qui emboîtent le pas des répressions en ne voyant que les complots virent aisément au fascisme et c’est le cas de bien des pseudos soutiens dans les couloirs des ambassades, ceux qui disent aux pouvoirs ce qu’ils ont envie d’entendre, alors que les communistes ont pour rôle principal de n’avoir aucune illusion sur les organisateurs des révolutions de couleur, mais aussi de ne pas confondre ces manipulateurs avec ce qui provoque légitimement la colère populaire. Une fois de plus ZIOUGANOV sait être un homme d’État communiste… Comme les dirigeants cubains ont toujours à cœur de séparer le bon grain de l’ivraie parce que leur survie dépend de la mobilisation populaire autant que de leur lucidité sur les coquins qui servent l’impérialisme, adopter un point de vue communiste est certes difficile mais indispensable. (note de Danielle BLEITRACH, traduction de Marianne DUNLOP)

__________________


Service de presse du Comité central du KPRF

2022-01-08 14:22

Guennadi Ziouganov

Président du comité central du parti communiste russe, chef de la fraction de la Douma russe

https://kprf.ru/party-live/cknews/207796.html

Tout mouvement d’envergure comporte plusieurs composantes. Les événements au Kazakhstan contiennent en eux le mécontentement social, les activités d’une “cinquième colonne” et les actions de groupes terroristes. En même temps, la “cinquième colonne” comprend ici les extrémistes engagés dans l’islamisme radical. Et de nombreuses ONG fomentées par l’Occident. Et des agents individuels qui cherchent à faire des profits dans les eaux troubles de l’instabilité. Et les clans oligarchiques, prêts à utiliser les protestations de masse dans leur lutte pour la redistribution du pouvoir.

Les peuples fraternels de Russie et du Kazakhstan sont étroitement liés par des siècles d’histoire commune. Nous avons créé ensemble l’Union soviétique, édifiée et conduit à la Victoire, fière de réalisations économiques et sociales exceptionnelles. Ensemble, nous avons relancé les processus d’intégration en créant l’EurAsEC, l’OCS et l’OTSC.

Aujourd’hui, nos camarades et amis traversent une période d’épreuves difficiles. Des manifestations de masse ont éclaté dans tout le Kazakhstan. Des émeutes sanglantes ont eu lieu dans la capitale du sud, Almaty, faisant de nombreuses victimes et provoquant des destructions.

Une analyse précise et complète des événements doit tenir compte de nombreux éléments. Il est clair que la situation au Kazakhstan est une conséquence directe de la tragédie qui nous a frappés il y a trente ans. La destruction de l’URSS, le rejet du système socialiste et du pouvoir soviétique, a posé de nombreuses mines sous les nouveaux Etats “i ndépendants et démocratiques” . Le capitalisme primitif dans lequel les républiques post-soviétiques ont été plongées a inévitablement condamné les travailleurs à l’appauvrissement et à la privation de leurs droits et a créé des inégalités flagrantes. Dans le même temps, nos nations se sont retrouvées extrêmement vulnérables aux menaces extérieures.

Contrairement aux promesses des champions du libéralisme, les nouveaux États ne sont pas devenus des membres à part entière du “monde civilisé”. Le capital mondial en a fait des appendices et des marchés pour l’écoulement des marchandises, des sources de main-d’œuvre bon marché et des pions dans les aventures géopolitiques des puissances impérialistes.

Le Kazakhstan, lui aussi, a suivi un chemin semé d’embûches. Les branches avancées de la production ont péri dans le maelström de la privatisation. Le secteur des matières premières a été confié aux capitaux étrangers. Les sociétés Chevron et Exxon Mobil (États-Unis), Total (France), Royal Dutch Shell (Grande-Bretagne et Pays-Bas) ont pris pied dans le secteur du pétrole et du gaz. Arcelor Mittal, une société multinationale, est devenue le nouveau propriétaire de l’industrie sidérurgique.

La jeune bourgeoisie du Kazakhstan a également profité de l’exploitation des ressources en main-d’œuvre et en matières premières de la république en étroite relation avec le capital étranger. Aussi bien en Russie qu’en Ukraine, elle ne dédaignait rien dans le processus d' ”accumulation initiale du capital” . Beaucoup des personnes les plus riches, en substance, ont fusionné avec le pouvoir. Comme presque partout ailleurs dans l’espace post-soviétique, on a créé au Kazakhstan un système oligarchique-comprador typique du capitalisme sauvage.

Les inégalités ne cessent d’augmenter dans la république. Les gens ne reçoivent que des miettes des revenus nationaux. Les écarts de richesse et les tensions sociales sont en hausse. En 2011, une grève de plusieurs mois des travailleurs du pétrole à Zhanaozen s’est terminée par des affrontements et la mort de 16 personnes. Les autorités ont clairement démontré leur attitude envers la population en portant l’âge de la retraite à 63 ans pour les hommes et les femmes.

La pandémie de coronavirus a finalement brisé le mythe de la “paix sociale” au Kazakhstan. Même le taux de pauvreté officiel a augmenté. Si l’on prend en compte la norme mondiale de besoin minimum de 5,5 dollars par jour, un habitant sur sept est pauvre ici.

Le pourcentage de ceux qui n’ont pas assez, même pour se nourrir, est passé de 3 à 13 %, selon les sondages. Par ailleurs, 44 % admettent qu’ils n’ont assez d’argent que pour la nourriture. Parallèlement, le nombre de milliardaires en dollars est passé de quatre à sept au cours de la première année de la pandémie, et leur richesse combinée a presque doublé.

Au cours des deux dernières années, les entreprises du Kazakhstan ont connu une série ininterrompue de grèves. Les manifestations les plus massives ont eu lieu dans les régions occidentales. En tant que principale source des principaux produits d’exportation du pays – le pétrole et le gaz –ces régions sont également à l’origine du niveau d’inégalité dans le pays. Des milliers de personnes ont protesté contre les arriérés de salaire et les licenciements, réclamant des augmentations de salaire alors que les prix ne cessaient d’augmenter. Même selon les chiffres officiels, l’inflation alimentaire dans le pays a atteint 20 % en deux ans.

Les demandes justifiées des citoyens mécontents ont été ignorées par les autorités. L’aide publique pendant la pandémie était clairement inadéquate. Les mesures de quarantaine sévères ont provoqué le mécontentement de la population. Comme la Russie, le Kazakhstan a connu une “optimisation” désastreuse de la santé publique, qui a eu un impact direct sur la préparation à la pandémie.

Certaines des mesures prises par les autorités ont été perçues comme un affront. En automne, par exemple, le président a promis aux citoyens qu’ils pourraient utiliser une partie de leur épargne retraite. Quelques jours avant la nouvelle année, cependant, le “seuil de suffisance” – le montant minimum accumulé au-delà duquel un retrait est autorisé – a été fortement relevé. Pour les résidents âgés de 59 à 62 ans, il s’agit de plus de 9 millions de tengués, soit 1,5 million de roubles. Mais le nombre de propriétaires de ces “riches réserves” au Kazakhstan est minuscule.

Au lieu de résoudre les problèmes sociaux, la classe dirigeante a préféré diviser la société en provoquant la russophobie et la haine ethnique. Dans les manuels scolaires, les jeunes Kazakhs apprennent le “colonialisme russe” et le “sanglant totalitarisme soviétique ”. Une campagne visant à réhabiliter pleinement toutes les “victimes des répressions” , y compris celles qui ont soutenu Hitler, a été officiellement lancée. Des monuments ont été érigés à la mémoire de personnalités telles que Mustafa Shokai, qui a collaboré avec les nazis. Des rues et des écoles ont été baptisées de leur nom. Les autorités ont multiplié les spéculations sur le thème de l'” Holodomor kazakh” , déformant grossièrement les faits historiques. Les forces nationalistes proches du gouvernement ont directement demandé la reconnaissance de la famine comme “ génocide” et la “décommunisation définitive” .

Sous l’effet de l’hystérie destructrice, les derniers monuments à Lénine ont été démolis dans le pays et des rues, des quartiers, des villages et des villes entières ont été rebaptisés. Une nouvelle vague de cette turpitude politique a balayé la république à la fin de l’année dernière. Des dizaines de rues ont été renommées à Uralsk, Semey (ancienne Semipalatinsk) et dans d’autres villes. À Karaganda, le quartier d’Octobre a été baptisé du nom d’Alikhan Bukeykhanov, chef du parti bourgeois Alash, qui était allié à Koltchak et à l’ataman Doutov dans la lutte contre le pouvoir soviétique.

Malgré l’amitié entre les peuples officiellement proclamée, les dirigeants kazakhs n’ont cessé de réduire le champ d’application de la langue russe et de pratiquer une discrimination à l’encontre des citoyens russophones. À la fin de l’année dernière, le Parlement a approuvé un projet de loi autorisant la publication d’informations visuelles exclusivement en langue kazakhe. Une conversion complète de l’alphabet kazakh, du cyrillique à l’alphabet latin, est prévue d’ici 2025.

Ce type de politique a conduit à un exode massif de la population. La proportion de Russes dans la république est passée de 38 % à 18 % au cours de la période post-soviétique. Ainsi, 45 000 personnes ont quitté le pays en 2019, dont 85 % de Russes, d’Ukrainiens et d’Allemands. Le Kazakhstan dispose d’un programme d’État visant à réinstaller les citoyens de la nationalité titulaire dans les régions du nord, majoritairement russophones.

Les “patrouilles linguistiques” sont un phénomène répugnant. Humiliant les habitants d’une nation “ non-titulaire” , leurs participants ont exigé “ devant la caméra ” des excuses pour ne pas connaître la langue kazakhe. Les autorités ont longtemps fermé les yeux sur cette situation. La condamnation lente de ces actions n’a suivi qu’après une large résonance dans les médias russes.

Une telle politique a été saluée par de nombreuses ONG pro-occidentales ancrées dans la république. Les autorités elles-mêmes, tout en soutenant l’intégration eurasienne, flirtaient en même temps avec les capitales occidentales. Les relations avec les États-Unis ont atteint le niveau d’un “ partenariat stratégique élargi ”. Des exercices militaires conjoints avec l’OTAN, Steppe Eagle, sont organisés chaque année dans la république. Plusieurs bio-laboratoires ont été construits avec la participation des Américains, dont les recherches suscitent de nombreuses questions de la part des experts locaux et étrangers.

En fait, en se pliant aux exigences des nationalistes, le gouvernement du Kazakhstan détruit méthodiquement l’opposition de gauche. Les communistes et les syndicats indépendants ont subi de fortes pressions.

Dans ce contexte, un bouleversement social s’est produit dans le pays. Le doublement brutal du prix du gaz liquéfié en est une cause directe. – Le coût du gaz naturel liquéfié avait fortement augmenté –presque doublé d’un coup ! Auparavant, les autorités avaient annoncé une transition vers une “tarification de marché” et un retrait complet des subventions. Le point central du mécontentement était l’ouest du Kazakhstan. Tout d’abord, le gaz liquéfié y est particulièrement utilisé, servant à chauffer les maisons et à faire le plein des voitures. Deuxièmement, le carburant est produit dans cette région, grâce aux efforts de nombre de ses habitants, mais on a dit aux gens de l’oublier, de “se soumettre au marché libre” . Troisièmement, les vagues précédentes de la crise ont touché plus durement l’ouest du Kazakhstan, qui est devenu un centre de protestation.

En quelques jours, l’indignation s’est étendue à d’autres régions de la république. Au départ, les protestations étaient pacifiques. Les manifestants ont exigé une baisse des prix, une augmentation des salaires et des avantages sociaux, et ont insisté sur le retour à l’ancien âge de la retraite. Les travailleurs de plusieurs champs pétroliers se sont mis en grève en solidarité avec les manifestants.

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Cependant, la situation a rapidement changé et est devenue incontrôlable. Les premiers actes de terreur et de vandalisme ont eu lieu dans les villes de Zhanaozen et d’Aktau, dans la région de Mangistau, au sud-ouest du Kazakhstan. Les troubles ont ensuite dégénéré en affrontements violents à Almaty et dans d’autres villes. Les aéroports d’Aktobe, d’Aktau et d’Almaty, notamment, ont été paralysés. La sécurité du cosmodrome de Baïkonour était menacée. Des groupes de jeunes armés ont attaqué les forces de sécurité, se sont emparés de bâtiments et les ont détruits, et ont attaqué des médecins, des pompiers et des civils. Une vague de pillage a balayé les villes.

Il est clair que les actions destructrices ont été commises par des personnes qui n’ont rien à voir avec le gros des manifestants. Les groupes criminels utilisent les protestations populaires au Kazakhstan pour atteindre leurs propres objectifs. Tout d’abord, il s’agit de cellules islamistes radicales. Leur activité est indiquée par une brutalité démonstrative contre les forces de sécurité. On en est arrivé à couper la tête des hommes en uniforme. Les agents des forces extérieures sont également devenus actifs. Tout d’abord, à Almaty, qui est traditionnellement considérée comme un bastion de l’influence libérale. Les bureaux d’un nombre important d’ONG pro-occidentales sont situés ici. Les criminels associés aux groupes nationalistes sont finalement devenus violents. Cela est confirmé par les attaques ciblées contre les bureaux des procureurs et les services spéciaux, les incendies criminels, les saisies d’armes, les pogroms dans les magasins et autres lieux publics.

Il n’est pas exclu que les actions de toutes ces forces aient été coordonnées à partir d’un centre unique qui voulait déstabiliser le Kazakhstan. Mais les dirigeants de la république ne peuvent être exonérés de toute responsabilité pour le fait que les officiels ont toléré les activités des forces pro-occidentales et adopté une position conciliante envers les islamistes. Le Comité de sécurité nationale a rejeté de nombreuses demandes d’interdiction du salafisme (wahhabisme). Des prédicateurs formés en Arabie saoudite et dans d’autres pays arabes ont opéré au Kazakhstan.

Il incombe à notre pays de replacer l’ensemble du déroulement des événements dans un large contexte international. Au cours des derniers mois, la situation politico-militaire près des frontières occidentales de la Russie s’est clairement détériorée. La pression économique, informationnelle, diplomatique et militaire sur notre pays n’a fait que s’intensifier. Les médias occidentaux, les diplomates, les hommes politiques et les représentants de l’OTAN ont plus d’une fois exprimé bruyamment leur “préoccupation” ostensible face aux plans d' ”attaque de l’Ukraine” et menacé Moscou de “mesures préventives globales” .

Dans le contexte de l’escalade de la situation dans notre pays, nous avons reçu un coup sur nos frontières sud. Avec le début de la nouvelle année, les adversaires de la Russie sur la scène mondiale ont fortement augmenté les enjeux sur le “grand échiquier” . Le 2 janvier, la population du Kazakhstan a reçu le “cadeau du Nouvel An” des autorités, à savoir une hausse du prix du gaz. Le maquis terroriste, dont les dirigeants ont puisé dans l’expérience de combat des djihadistes en Syrie et en Irak, a immédiatement profité de l’indignation. Des actes de déstabilisation à grande échelle ont été organisés. D’une part, les cellules dormantes ont réussi à se fondre dans la masse des manifestants et, d’autre part, à s’appuyer sur les éléments déclassés et criminels.

Des milliers de personnes ont jusqu’à présent été touchées par les actions criminelles. Des centaines de personnes ont été hospitalisées, des dizaines sont en soins intensifs, certaines ont été tuées. Les émeutiers entravent le travail des ambulances et des installations médicales, utilisent des armes à feu, intimident la population, saccagent les magasins et se livrent au pillage. La nature de leurs actions montre des démarches planifiées, coordonnées et financées depuis l’étranger.

Le président kazakh a déclaré l’état d’urgence et a démis le gouvernement. Face à l’ampleur des événements et à l’intervention de forces extérieures, les autorités de la république ont sollicité l’aide de leurs partenaires. Le Conseil de sécurité collective de l’OTSC a décidé de fournir cette assistance pour stabiliser la situation au Kazakhstan.

Selon le KPRF, le déploiement des forces de maintien de la paix de l’OTSC est une mesure contrainte, mais appropriée et opportune, destinée à éteindre les flammes d’une nouvelle “révolution de couleur” . Le Parti communiste de Russie condamne résolument les actions de la réaction internationale et des éléments criminels. Nous considérons comme totalement inacceptables l’ingérence dans les affaires intérieures du Kazakhstan et les tentatives de déstabilisation de l’Asie centrale, qui constituent une menace directe pour notre pays.

Le KPRF est favorable au retour du Kazakhstan à la paix. Nous pensons que la tâche principale du contingent de maintien de la paix est la protection des installations stratégiques destinées à assurer la vie normale des citoyens. La population de la république doit être protégée des attaques terroristes des djihadistes qui ont recours à des “tactiques de peur” .

Nous sommes convaincus que la mission de paix de l’OTSC contribuera à stabiliser la situation dans la région de l’Asie centrale. Dans le même temps, nous pensons que le contingent de maintien de la paix ne doit être utilisé que pour ses objectifs déclarés. Il est inadmissible d’impliquer les soldats de la paix dans les affrontements internes des clans et des factions au pouvoir.

Les dirigeants kazakhs commettraient une erreur en persécutant les manifestants pacifiques et en les qualifiant de “terroristes” et de “djihadistes” . Nous pensons que le gouvernement doit immédiatement entamer un dialogue avec les travailleurs et les responsables politiques. Répondre immédiatement à leurs justes demandes pour améliorer la situation socio-économique.

Le KPRF note que le moment est venu de tuer dans l’œuf les politiques russophobes et antisoviétiques de la république. Il est urgent de procéder à une analyse approfondie des activités des organisations et des médias pro-occidentaux. Tout cela a fait du Kazakhstan, pendant des années, une arène d’activité pour les forces antirusses et a retourné la population contre l’amitié avec notre pays.

Le temps est venu d’une discussion honnête et de l’éradication des causes fondamentales de la fracture sociale pernicieuse non seulement au Kazakhstan, mais aussi en Russie. Car notre pays a émis un nouveau signal formidable : les politiques de division, d’inégalité et de pauvreté font inévitablement déborder le vase de la patience des citoyens. En travaillant dans l’intérêt des oligarques, en jetant les “miettes de la table” aux travailleurs, tout gouvernement devra inévitablement répondre de ses actes. Alors ni les dures répressions, ni le poison du nationalisme, ni les mensonges des adeptes de l’antisoviétisme et de la russophobie ne serviront plus à rien.

La conclusion la plus importante des événements du Kazakhstan est que les tentatives des bourgeoisies nationales d’intégrer leurs peuples dans le monde du capitalisme mondial en font des marionnettes de l’oligarchie mondiale. L’intérêt fondamental des peuples de Russie, du Kazakhstan et de tous les autres États est d’abandonner cette politique ruineuse. Aujourd’hui, plus que jamais, notre programme “Dix étapes pour une vie décente” et l’expérience unique des entreprises populaires sont demandés. Ce ne sont pas les capitaux étrangers ou “nationaux” qui doivent devenir les maîtres de leur pays, mais les masses de travailleurs !

Président du Comité central du KPRF

G.A. Ziouganov.

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Pourquoi la crise au Kazakhstan peut faire chauffer les prix du pétrole et de l'uranium


https://www.capital.fr/economie-politique/pourquoi-la-crise-au-kazakhstan-peut-faire-chauffer-les-prix-du-petrole-et-de-luranium-1424912

Sur la semaine, les cours du brut ont gagné environ 5%, et vendredi 7 janvier, le Brent a dépassé la barre des 83 dollars le baril. Son plus haut niveau depuis la baisse des prix déclenchée par l'apparition du variant Omicron fin novembre.
Par 6medias
Publié le 08/01/2022 à 13h24

Les troubles au Kazakhstan, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), font chauffer les prix du pétrole, les investisseurs craignant de possibles ruptures d'approvisionnement, mais le marché de l'uranium semblait pour l'instant épargné, même si le pays est le deuxième producteur mondial. "Les émeutes représentent clairement un risque pour l'approvisionnement du marché mondial" de brut, assure à l'AFP Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb.
Sur la semaine, les cours du brut ont gagné environ 5%, et vendredi, le Brent a dépassé la barre des 83 dollars le baril, "son plus haut niveau depuis la baisse des prix déclenchée par l'apparition du variant Omicron fin novembre" , selon Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank. La contestation a éclaté dimanche en province, après une hausse des prix du gaz, avant de s'étendre aux grandes villes, surtout Almaty, la capitale économique du Kazakhstan, où les manifestations ont viré aux émeutes contre le régime.

Le plus grand producteur de pétrole d'Asie centrale

Le président Kassym-Jomart Tokaïev, a rejeté vendredi toute possibilité de négociation avec les protestataires. Le pays est le plus grand producteur de pétrole d'Asie centrale, avec la douzième réserve prouvée de brut au monde, d'après l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Le Kazakhstan produisait quelque 1,8 million de barils par jour en 2020.
C'est aussi le deuxième producteur de pétrole des pays partenaires de l'Opep au sein de l'Opep+, derrière la Russie. L'or noir représentait 21% du produit intérieur brut (PIB) kazakh en 2020, selon la Banque mondiale.
La production de Tengizchevroil, la plus grande entreprise pétrolière du Kazakhstan, a été "temporairement ajustée en raison des protestations sur le champ de Tengiz ", indique Stephen Brennock de PVM Energy. Mais pour de nombreux analystes, rien n'indique que la production de pétrole kazakh ait été significativement affectée. Vendredi, "la production dans les trois principaux champs du pays se poursuivait" , assure M. Brennock. "Les troubles au Kazakhstan sont haussiers à court terme" , fait remarquer Neil Wilson, analyste chez Markets.com.
D'ailleurs, en fin de séance vendredi, les cours du brut se sont repliés un peu, le Brent cédant 0,28% à 81,76 dollars vers 16 heures 23 et le WTI 0,54% à 79,03 dollars.

40% de la production mondiale d'uranium

Le Kazakhstan, le 9e plus vaste pays du monde, regorge de manganèse, de fer, de chrome et de charbon. Il dispose également des deuxièmes plus importantes ressources mondiales identifiées d'uranium, selon le rapport annuel sur les matières premières Cyclope. Fournisseur des centrales atomiques françaises, il génère 40% de la production mondiale, selon les données de CRU Consulting.
Pour Toktar Turbay, analyste chez CRU Consulting, la crise actuelle est cependant plus "susceptible de créer un inconfort mineur" qu'une véritable crise, la Chine ayant accumulé suffisamment d'uranium pour répondre à ses besoins en cas de perturbations à court terme. "Des mines d'uranium sont placées dans des régions reculées de l'oblast du Turkestan, largement épargnées par les manifestations et les affrontements en cours dans le pays", explique-t-il.
"Plus de la moitié des exportations d'uranium kazakh sont destinées à la Chine. Il pourrait y avoir des obstacles logistiques à la livraison des produits aux frontières, car les principaux itinéraires passent par la région d'Almaty" , où tous les principaux affrontements ont eu lieu, prévient l'expert.

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Les services spéciaux polonais sont intervenus dans la mutinerie kazakhe


DANIELLE BLEITRACH 12 JANVIER 2022 ACTUALITÉ

Pendant qu’en France une gauche collabo nous leurre avec des stupidités sur les mérites comparés du couscous et de la blanquette, la propagande en faveur de la guerre et de l’OTAN se poursuit. La Pologne comme d’habitude est au premier rang et ses thèmes sont relayés par les mêmes, les verts en particulier mais pas que. Une propagande sans le moindre frein qui accuse la RUSSIE de vouloir reconstituer l’URSS quand ce pays dénonce les manœuvres permanentes de déstabilisation qui sont menées à ses frontières et en son sein. Accuser l’agressé d’être l’agresseur était la stratégie de GOEBBELS et l’utilisation de forces ouvertement pronazies pour créer des “maidan” devient si évident que les pays riverains sont désormais peu disposés à laisser faire ce qui se traduit par des drames comme en UKRAINE, sans que soient résolus au contraire les problèmes bien réels de la population. Notez la référence à la ville polonaise de Bydgoszcz, dans mes mémoires, dans la première partie vous trouverez la description de la conférence à laquelle Marianne, Monika et moi nous nous sommes rendues et la manière dont nous avons découvert ce qui s’y tramait y compris malgré le mécontentement de la population qui craignait d’être victime des menées de guerre. La manière dont ces craintes étaient dévoyées par l’antisémitisme et les démons polonais. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
https://histoireetsociete.com/2022/01/12/les-services-speciaux-polonais-sont-intervenus-dans-la-mutinerie-kazakhe/

Les émeutes au Kazakhstan montrent des signes évidents d'ingérence étrangère 10 janvier 2022, 18h50

Texte : Valentin Zhukov
https://vz.ru/world/2022/1/10/1138089.html

On comprend pourquoi, au tout début de la rébellion, les autorités kazakhes ont fortement limité l’utilisation d’Internet dans le pays. Il y a de plus en plus de signes que les manifestations ont été menées depuis l’étranger – y compris avec l’aide de la chaîne polonaise Telegram, devenue célèbre après les manifestations en Biélorussie. À quoi cela ressemblait-il exactement et qu’est-ce que les services spéciaux polonais ont à voir avec cette histoire ?

L’exacerbation récente du mouvement populaire au Kazakhstan s’est appuyée sur certaines des forces “nourries” dans les pays de l’OTAN. Ainsi, le tristement célèbre NEXTA Live figurait parmi les principales chaînes de télégrammes coordonnant les émeutes au Kazakhstan. Celui qui servait auparavant à coordonner la rébellion en Biélorussie.

Encadré par des services spéciaux

La presse occidentale essaie de présenter les chaînes NEXTA comme une entreprise privée de l'”oppa” biélorusse Stepan Putilo, qui s’est enfui en Pologne. Le lieu de travail officiel de Putilo était la chaîne de propagande Belsat, spécialement créée en Pologne pour diffuser le “point de vue correct” sur le territoire biélorusse. Et pour cette raison, il est difficile de croire à “l’indépendance” de NEXTA.

« A noter que dans tous les médias il est souligné que la chaîne serait indépendante, serait exploitée par une seule personne, etc. Ainsi, Belsat est mis à l’abri du coup en cas de complications diplomatiques. Selon un schéma similaire, la « Révolution à travers les réseaux sociaux » travaillait auparavant depuis le territoire de la Pologne, – a déclaré une source biélorusse bien informée en 2019, bien avant le début du « Maïdan à Minsk ».

De plus, des informations ont fait surface selon lesquelles derrière les activités de NEXTA pourrait se trouver le « Groupe central d’actions psychologiques » (Centralna Grupa Dzialan Psychologicznych), qui est subordonné à la Direction du renseignement et de la guerre électronique de l’armée polonaise. Il s’agit d’une unité militaire spécialisée dans l’information et l’impact psychologique sur l’ennemi. Elle est basée dans la ville de Bydgoszcz, et grâce à son emblème est connu sous le nom de “Black Spiders”. Le rapport du Centre militaire polonais pour l’éducation publique « Communication stratégique et relations publiques » indique clairement que l’armée polonaise utilise les réseaux sociaux dans des opérations psychologiques « pour initier des changements systématiques de nature politique » .

L’ancien rédacteur en chef de NEXTA, Roman Protasevich, tombé entre les mains des autorités biélorusses l’année dernière, ne nie pas que la chaîne était supervisée par les services spéciaux. Mais il évite de donner des informations exhaustives à ce sujet. “Souvent, même moi, en tant que l’un des principaux combattants de la guerre de l’information, je n’ai pas eu accès à certaines réunions, aux moments où les décisions ont été prises, par qui et comment elles ont été prises” , a déclaré Protasevich, selon qui il était simplement donné l’ordre du jour pour le travail ultérieur.

Compte tenu de tout cela, il est difficile de croire que l’intervention de NEXTA dans les événements kazakhs a été entreprise sur l’initiative privée de quelqu’un. La célèbre journaliste Daria Aslamova a été l’une des premières à attirer l’attention sur cela. « Voici, NEXTA contrôle maintenant les manifestations au Kazakhstan. Tout cela est une situation extrêmement grave » , a noté Aslamova.

À son tour, l’analyste politique Aleksey Ilyashevich rappelle que bien que le coup d’État en Biélorussie n’ait pas fonctionné, l’infrastructure d’influence est restée sur place : plus de 800 000 personnes sont toujours abonnées à NEXTA Live. Une telle aubaine ne doit pas être perdue ! Les administrateurs de la chaîne ont déclaré qu’ils ne laisseraient “aucun dictateur de l’espace post-soviétique dormir profondément” et ont commencé à diffuser des informations sur les événements au Kazakhstan, établissant un “agenda”.

Le politologue kazakh Gaziz Abishev note que les événements qui se déroulent dans le pays ont permis à des étrangers de pêcher en eaux troubles. « L’organisation de soulèvements de masse est une technologie internationale éprouvée. Il y aurait des points faibles… Et il y en a beaucoup » , dit Abishev.

Provocateurs professionnels au travail

Les activités de NEXTA s’inscrivent largement dans les critères du travail de « provocateurs professionnels » . De manière caractéristique, NEXTA a qualifié les personnes qui ont pillé les dépôts d’armes du Comité de sécurité nationale (KNB) au Kazakhstan de « manifestants ». Et elle a commenté avec approbation : « Hier, les manifestants ont confisqué du matériel et des armes aux forces de sécurité. Je me demande s’il restera quelque chose dans les armureries avant l’arrivée des troupes de l’OSTC ? ” NEXTA a soumis des images du passage à tabac brutal d’un agent des forces de l’ordre avec la signature suivante : “De nouvelles images apparaissent qui démontrent l’amour du peuple pour les forces de sécurité de Nazarbayev.”

Et une résonance particulière a été acquise par une lettre d’un abonné NEXTA Live d’Ukraine, qui explique aux rebelles kazakhs comment ils doivent combattre le « régime ».

Voici des extraits de cette instruction : « Regroupez-vous autour de personnes ayant l’expérience du combat… Ces personnes ont participé aux hostilités et elles ont la formation appropriée, elles sauront mener correctement vos actions dans la lutte contre les envahisseurs. Les groupes devraient être d’environ 10 à 20 personnes. Suivez la règle du « mordre et courir » : si l’ennemi a un avantage sur vous, essayez de lui infliger le plus de pertes et battez-vous en retraite avec un minimum de dégâts. »

Dobrokhot conseille : « Le meilleur véhicule sur le champ de bataille est légèrement blindé. Recherchez des voitures de collection ou de police – presque tout le monde peut les conduire, et la protection contre les petits calibres est garantie. Essayez d’aller vers l’ennemi derrière ou par le flanc – de cette façon, il a moins de temps pour réagir, ce qui augmente vos chances. Des briques ou des pavés, pliés en forme de lettre “п”, gênent considérablement le passage de l’infanterie et des véhicules légers à roues. »

Le message contient également des conseils « précieux » : « Armez-vous au maximum. Si vous ne savez pas tirer, préparez des cocktails et jetez-les par les fenêtres en quittant immédiatement le poste. Essayez de changer de position le plus souvent possible.”

Alexey Ilyashevich demande : « Comment ordonneriez-vous à un Kazakhstanais ordinaire de réagir à cela, qui est venu à un rassemblement contre une forte augmentation du prix du gaz liquéfié ? Il s’avère qu’il doit participer aux hostilités, lancer des grenades, voler des voitures de police…”

Le blogueur d’opposition ukrainien Anatoly Shariy, qui n’a pas non plus laissé passer ces “instructions” inaperçues, s’est lui aussi indigné. “Qu’est-ce que c’est ça? C’est de l’extrémisme, du vrai extrémisme – dans n’importe quel pays. Mais il y a un mais. Quand on s’intéresse à ces extrémistes, ils deviennent des « journalistes ». C’est un monde puant de double standard » , s’indigne Shariy. Il rappelle que les auteurs de NEXTA sont honorés dans l’UE en tant que combattants exceptionnels pour la démocratie et même récompensés pour leur travail. Selon lui, personne au sein de la Commission européenne ne souhaite attirer l’attention sur le fait que NEXTA publie des instructions extrémistes. Au contraire, ils préféreraient tout rejeter sur la « propagande russe » qui calomnie d’éminents journalistes démocrates.

Appel à tuer des militaires russes

Il convient de noter que les “incendiaires” sur le territoire de la Pologne ont fait tout leur possible pour empêcher le conflit de s’éteindre le plus longtemps possible. Ainsi, le 5 janvier, alors que l’information officielle sur la démission du gouvernement du Kazakhstan était déjà parue, NEXTA Live a continué à provoquer les participants aux émeutes. En particulier, une inscription est apparue : « Des rumeurs sur la démission du gouvernement se répandent sur Internet. Très probablement, il s’agit d’une tactique pour tromper les manifestants. La protestation ne peut pas être arrêtée tant que la démission du gouvernement et du dictateur Nazarbayev n’est pas devenue un fait. Ne vous y trompez pas !”

Un peu plus tard, NEXTA pointe sans ambiguïté les Kazakhs vers un nouvel ennemi : « Les soldats russes se sont envolés pour le Kazakhstan. S’ils pensent qu’ils y seront accueillis les mains vides, ils se trompent. Les Kazakhs sont des gens hospitaliers, il y a assez de place pour tout le monde dans la steppe.”

Ilyashevich pose la question : une telle déclaration peut-elle être considérée comme un appel à tuer des militaires russes ? “Bien sûr. Il s’agit d’un appel à la violence et, en fait, à déclencher une guerre sur le territoire du Kazakhstan, qui devrait attirer l’attention de la commission d’enquête de la Fédération de Russie » , a déclaré l’analyste. Il considère ceux qui “travaillent” sans relâche chez NEXTA comme des personnes absolument sans vergogne. « Vous travaillez dans une décharge polonaise créée pour traiter la population de Biélorussie. Il y a une semaine, vous n’étiez pas du tout intéressé par les événements au Kazakhstan – et maintenant vous exhortez les Kazakhs à prendre les armes et à verser le sang » , a déclaré Ilyashevich.

En effet, des appels de ce genre ont immédiatement fait soupçonner que les propriétaires de NEXTA étaient guidés par tout ce que l’on veut mais pas par l’amour du peuple du Kazakhstan. Ce n’est pas sans raison que la chaîne télégraphique kazakhe Kelin a entendu des refrains connus : Cela oblige déjà involontairement à faire des parallèles avec le « printemps arabe ».

L’image est instructive. “Au cours d’une lutte désespérée” pour notre et votre liberté, “à la fois de vieux abcès et des néoplasmes relativement récents comme le pro-polonais NEXTA ont été révélés, qui, après avoir subi un fiasco dans l’organisation d’un coup d’État en Biélorussie, ont dirigé tous son énergie non dépensée à « l’aide fraternelle » aux Kazakhs. Bien sûr, tout cela ne se produit pas par bonté d’âme. Les ressources investies dans NEXTA devraient porter leurs fruits. Sinon en Biélorussie, du moins au Kazakhstan » , ricane la journaliste Yulia Vityazeva. Eh bien, selon la logique des propriétaires de NEXTA, plus ils causent de problèmes à la Russie et à l’OSTC dans son ensemble – où que ce soit ! – mieux c’est.

On peut également noter que NEXTA crée un contexte d’information pour les politiciens polonais afin qu’ils sachent sur quoi baser leurs futures déclarations sur le Kazakhstan. Ce n’est pas sans raison que la presse polonaise se contente de relayer les commentaires de NEXTA, cherchant à créer des associations négatives entre les actions du président Alexandre Loukachenko lors des manifestations en Biélorussie et les actions du chef du Kazakhstan, Kassym-Zhomart Tokayev. « Les manifestations au Kazakhstan rappellent de plus en plus les manifestations en Biélorussie en août 2020 » , cite Polskoe Radio citant les journalistes de NEXTA.

En conséquence, les portails polonais publient désormais des documents avec des titres tels que « Insurrection au Kazakhstan. Les autorités pro-russes noient les protestations dans le sang . » La participation de militaires biélorusses à l’opération de maintien de la paix de l’OSTC au Kazakhstan est également jouée de manière négative : ils disent que le « dictateur » biélorusse va réprimer la « révolte populaire » des Kazakhs, en utilisant l’expérience des « représailles de la rue » contre les manifestants pacifiques en 2020.

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   Posté le 13-01-2022 à 11:32:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Qu'est-ce qui se cache derrière les troubles au Kazakhstan ?

Par Xin Ping
Publié: 13 janv. 2022 12:12 PM
https://www.globaltimes.cn/page/202201/1245830.shtml

Illustration :
Les gens se rassemblent pour protester contre la hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié à Aktau dans la province de Mangystau, au Kazakhstan, le 4 janvier 2022. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a déclaré l'état d'urgence dans la ville kazakhe d'Almaty et la région de Mangystau dans le sud-ouest Kazakhstan mercredi. Les troubles croissants ont incité le gouvernement kazakh à demander l'aide de l'Organisation du traité de sécurité collective, qui a décidé de déployer des forces de maintien de la paix au Kazakhstan. (Photo : Xinhua)

Mardi, le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokayev a clairement indiqué que le pire des troubles avait été perpétré dans le cadre d'un complot élaboré de groupes terroristes internationaux non encore spécifiés. Grâce à l'opération antiterroriste rapide, l'ordre constitutionnel a été rétabli au Kazakhstan.

Alors que le monde profitait encore des célébrations du Nouvel An, personne ne s'attendait à voir des dizaines de milliers de gangsters organisés plonger le Kazakhstan, le pays le plus riche d'Asie centrale, dans des troubles à l'échelle nationale du jour au lendemain. En effet, l'escalade des hostilités montrait les traces d'un mouvement antigouvernemental organisé et prémédité. Il serait impossible pour les travailleurs d'une usine locale qui se plaignent de la hausse du prix du GNL de se mobiliser professionnellement et même de payer des milliers de personnes pour protester, sans parler de détruire des installations cruciales avec des armes, d'incendier des bâtiments gouvernementaux, de tirer sur la police avec des fusils et d'occuper le Aéroport d'Almaty et avions de contrôle. Un programme d'information du Kazakhstan a montré qu'un manifestant kirghize a avoué avoir pris 200 $ et un billet d'avion pour se rendre au Kazakhstan pour protester.

Alors comment la colère du public face à la situation économique s'est-elle transformée en un mouvement politique et comment une manifestation pacifique a-t-elle dégénéré en violence et en émeutes ? Il est inhabituel que la tension ne se soit pas calmée même lorsque le gouvernement kazakh a accepté d'arrêter la hausse des prix du GNL et a libéré les personnes détenues lors du rassemblement d'Aktau. Il s'est avéré que les manifestants voulaient le bras après avoir pris le doigt : ils ont demandé un dialogue direct avec le président et ont crié des slogans politiques comme « Nazarbayev quitte le pays » .

Pour quiconque suit les affaires internationales, il y a un sentiment de déjà vu : les scènes de violence au Kazakhstan ont facilement rappelé aux gens les « révolutions de couleur » dans les pays de la région. Il y a à peine huit ans en Ukraine, des centaines de milliers d'émeutiers ont dévasté le centre de Kiev avec violence et effusion de sang. Les pays américains et européens, tout en incitant les rebelles avec de la propagande et des promesses, ont menacé le gouvernement Ianoukovitch de sanctions jusqu'à ce qu'un régime pro-occidental soit inauguré. Au Kirghizistan, les bouleversements sont devenus un visiteur indésirable depuis la révolution des tulipes soutenue par l'Occident.

Au Kazakhstan, des incitateurs professionnels ont été embauchés pour manœuvrer les sentiments du public et transformer des manifestants initialement pacifiques en terroristes, qui recevraient ensuite de la nourriture, des fournitures et des fonds pour affronter la police et occuper des infrastructures clés. Mukhtar Ablyazov, le leader dissident en exil, a profité de la marée pour inviter les pays occidentaux à entrer dans la mêlée, tandis que les publications sur les réseaux sociaux encourageaient les gens à « riposter, créer des groupes de résistance et organiser des attaques » .

Depuis le tout début, il y a eu beaucoup de soupçons et de spéculations sur l'implication de forces étrangères, voire la manipulation en coulisses. La présence et l'influence des pays occidentaux et des organisations non gouvernementales (ONG) étrangères au Kazakhstan pourraient donner quelques indices.

Pendant longtemps, l'ombre menaçante des États-Unis a été projetée dans tous les coins du Kazakhstan. Ce n'est en aucun cas une coïncidence si les États-Unis semblaient avoir prédit l'évolution et l'escalade de la situation. Un demi-mois avant que les émeutes n'éclatent, l'ambassade des États-Unis au Kazakhstan a averti que les manifestations à Nur-Sultan et à Almaty pourraient dégénérer en violence. Un lot d'ONG parrainées par les États-Unis, flairant l'orage, se sont rapidement retirés du pays.

Le Centre international pour le droit à but non lucratif (ICNL) estime qu'il y a 38 000 ONG actives au Kazakhstan tandis que la majorité d'entre elles - certains disent environ 20 000 - sont financées par les États-Unis et les pays européens sous forme de subventions et de dons, y compris l'Agence américaine. pour le développement international (USAID), le National Endowment for Democracy (NED) et Freedom House.

Parmi eux, la NED a dépensé à elle seule plus d'un million de dollars pour soutenir les soi-disant processus démocratiques et mouvements de défense des droits humains au Kazakhstan en 2020, selon les données publiées par l'organisation. Les fonds ont été utilisés pour accroître l'engagement des jeunes dans les processus sociaux et politiques, soutenir les médias de masse prétendument indépendants et protéger la société civile au Kazakhstan.

Le vice-président exécutif d'Eurasia Group, Earl Rasmussen, a récemment dit la dure vérité : le financement généreux des ONG internationales et du gouvernement américain a joué un rôle clé dans les troubles sociaux qui ont frappé le Kazakhstan.

L'auteur est un commentateur sur les affaires internationales, écrivant régulièrement pour le Global Times, le China Daily, etc. Il peut être contacté à xinping604@gmail.com.

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Xuan
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Les "trois forces du mal" continuent de se cacher dans l'ombre des émeutes et des révolutions colorées en Asie centrale

Par les journalistes du personnel de GT
Publié: 16 janv. 2022 20:39
https://www.globaltimes.cn/page/202201/1246088.shtml

Le terrorisme, l'extrémisme et le séparatisme, connus sous le nom de « trois forces du mal », sont depuis longtemps un facteur d'instabilité en Asie centrale. Des traces de ces forces sont à nouveau visibles dans le dernier échec de la sécurité régionale au Kazakhstan.
Les émeutes à grande échelle au Kazakhstan ont commencé par des manifestations, mais ont rapidement été exploitées par des groupes extrémistes et terroristes et se sont progressivement transformées en émeutes.
Les autorités kazakhes ont lié la violente manifestation à des groupes extrémistes, affirmant que les données préliminaires montrent que les assaillants comprennent des personnes ayant une expérience militaire de la zone de combat dans les rangs des groupes islamistes radicaux, ont rapporté les médias locaux Astana Times. Le gouvernement kazakh affirme que le nombre de terroristes impliqués dans les émeutes est probablement d'environ 20 000.

Que les « trois forces du mal » soient ou non la principale cause des troubles actuels au Kazakhstan, les chercheurs soulignent qu'elles constituent l'un des plus grands risques pour la sécurité en Asie centrale depuis près d'une décennie.

"Les trois forces du mal" en Asie centrale

"Les troubles au Kazakhstan ont une fois de plus révélé que certaines personnes étaient payées pour participer à des émeutes dans les rues, et qu'elles étaient probablement financées par l'Occident ou les Trois forces du mal", a déclaré Pan Guang, un expert principal sur le contre-terrorisme et les études afghanes à l'Académie des sciences sociales de Shanghai, a déclaré au Global Times.
Bien que les « trois forces du mal » ne soient pas la seule cause des dernières émeutes au Kazakhstan, les forces ont apparemment profité de l'instabilité existante, a déclaré Zhu Yongbiao, directeur du Centre d'études sur l'Afghanistan à l'Université de Lanzhou, au Global Times.
Les chercheurs ont noté qu'après les attentats du 11 septembre, l'Asie centrale est devenue l'épicentre des « trois forces du mal ».

Pan a fait référence à un cas typique en mai 2011, lorsque des milliers de travailleurs du secteur pétrolier et gazier du Kazakhstan ont entamé trois grèves distinctes qui se sont ensuite transformées en affrontements avec les forces de sécurité qui ont fait de nombreuses victimes.
Le gouvernement de Nazarbayev à l'époque a accusé les grèves et les manifestations d'avoir été lancées par des forces anti-gouvernementales à l'extérieur du pays, a déclaré Pan.

"Nous avons découvert plus tard, dans nos recherches, que Jund al-Khilafa était derrière tout cela. Le groupe, dont les participants sont pour la plupart des jeunes hommes, a tenté de renverser le gouvernement de Noursoultan Nazarbaïev et d'établir un 'califat islamique'" , a déclaré Pan.

Les activités terroristes au Kazakhstan ont atteint un niveau élevé depuis 2011, ce qui est lié à l'augmentation des organisations terroristes dans tout le pays, a déclaré Wang Yuting, chercheur associé à l'Institut chinois des études frontalières de l'Académie chinoise des sciences sociales au Global Times.
Le gouvernement kazakh a fait tout son possible pour contenir les organisations extrémistes dans le pays, modifiant les lois, mettant l'accent sur la gestion de la religion et collaborant avec les organisations internationales, a expliqué Wang.
Selon les médias, en 2019, la police kazakhe a réussi à déjouer trois tentatives d'attentats terroristes, démantelé sept groupes extrémistes, arrêté plus de 140 militants et saisi un certain nombre d'armes à feu, de couteaux et d'engins explosifs. De janvier à juillet 2020, 33 crimes liés au terrorisme ont été commis dans le pays.
Le Kazakhstan, mais toute la région d'Asie centrale a été en proie à l'activation des "Trois forces du mal" ces dernières années.
Zhu a souligné que le nombre de tentatives d'attentats terroristes et d'affaires extrémistes résolues dans les pays d'Asie centrale avait augmenté ces dernières années.

La police du Tadjikistan a résolu 1 211 affaires de crimes liés au terrorisme en 2019, soit 338 de plus qu'en 2018. La police a identifié et arrêté plus de 100 membres d'organisations terroristes dans diverses opérations.
Les services de sécurité du Kirghizistan et de l'Ouzbékistan ont également intensifié leurs efforts pour lutter contre les crimes liés au terrorisme, arrêtant des dizaines de suspects impliqués dans des activités terroristes.

Selon des informations, il y avait environ 2 000 extrémistes d'Asie centrale dans l'EI en 2016, dont environ 500 du Kirghizistan et 300 du Kazakhstan. Beaucoup d'autres ont rejoint l'État islamique - province du Khorasan, une branche de l'EI en Asie centrale. Selon les médias, avec les revers de l'EI au Moyen-Orient, certains djihadistes ont commencé à retourner secrètement en Asie centrale.
De plus, la propagande en ligne sur les « trois forces du mal » en Asie centrale est également devenue plus courante.
Depuis 2015 environ, des groupes comme le "Jund al-Khilafa" ont pour la plupart cessé de lancer directement des émeutes, mais se sont tournés vers la diffusion de vidéos "djihadistes" sur Internet pour répandre le cyberterrorisme. À l'époque, un lot de matériel vidéo avait également été envoyé du Kazakhstan à la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine.
Lors de plusieurs attentats terroristes au Xinjiang en 2014 et 2015, certaines vidéos djihadistes sont venues du Kazakhstan et du Kirghizistan, ont noté des experts.

Risques de sécurité croissants

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique, cinq pays d'Asie centrale ont été durement touchés par l'extrémisme religieux, et depuis la montée de l'État islamique (EI), la forme de terrorisme en Afghanistan et en Asie du Sud s'est aggravée, ce qui a également affecte la situation sécuritaire en Asie centrale, ont déclaré des universitaires au Global Times.

"Les bouleversements en Afghanistan pourraient permettre à certains groupes terroristes de profiter du chaos" , a déclaré Pan.
"Diverses cellules terroristes sont susceptibles de chercher de nouvelles cibles dans toute la région" , a-t-il déclaré, citant plusieurs groupes religieux extrémistes typiques qui ont été actifs en Asie centrale ces dernières années - le "Mouvement islamique du Turkestan oriental", le Mouvement islamique en Ouzbékistan, le Jund al-Khilafa, l'État islamique Khorasan et le Tehrik-i-Taliban au Pakistan.
"Certains extrémistes ont fui vers les régions voisines en se faisant passer pour des réfugiés", a déclaré Zhu.

Alors que le danger ne cesse de croître, l'Asie centrale n'a pas amené sa capacité à y répondre au niveau approprié, un fait préoccupant relevé par les experts.
En outre, les capacités de renseignement et les réponses des pays d'Asie centrale sont limitées et pourraient être difficiles à gérer en cas d'urgence future.
Les observateurs soulignent également la possibilité que l'Inde et les États-Unis puissent encourager davantage ces forces en tant qu'outil géopolitique pour contenir la Chine.
Par exemple, l'Inde pourrait saper la construction du corridor économique Chine-Pakistan en soutenant et en manipulant les forces terroristes, tandis que les États-Unis pourraient soutenir directement les forces du « Turkestan oriental » qui se cachent en Afghanistan, a déclaré M. Wang.
Les analystes disent que si la communauté internationale, en particulier l'Occident, refuse d'aider l'Asie centrale à combattre la menace terroriste ou même tolère et encourage les « trois forces du mal », il y a un risque que cette menace régionale se propage à d'autres régions à l'échelle mondiale. .
À l'avenir, il pourrait y avoir une conflagration de coups d'État, d'émeutes et de révolutions colorées dans la région avec des forces de tous bords, ce qui pourrait être préjudiciable aux pays d'Asie centrale et même à la communauté internationale, a averti Zhu.

L'effort de la Chine comme exemple

Les "trois forces du mal" ont affecté le Xinjiang, mais ces dernières années, les situations se sont améliorées grâce à une meilleure gouvernance, ont noté des observateurs.
Rien n'indique que le Xinjiang ait été affecté par les troubles kazakhs actuels. L'ambassadeur du Kazakhstan en Chine, Gabit Koishibayev, a confirmé au Global Times que les groupes extrémistes que le Kazakhstan a réprimés au milieu des troubles intérieurs ne courent aucun risque de se propager à la frontière du Kazakhstan avec la Chine, et le gouvernement a remercié la Chine pour son soutien décisif dans la protection la paix et la sécurité régionales lors d'une conférence de presse.

Au cours des cinq ou six dernières années, la Chine a beaucoup investi dans les efforts antiterroristes pour maintenir la stabilité et la sécurité au Xinjiang. Les experts ont noté que certaines leçons que le Xinjiang a apprises à la dure pourraient peut-être aider le Kazakhstan à sortir de la situation actuelle à long terme.
Dans la gestion de l'influence des trois forces au Xinjiang, la Chine a mis autant l'accent sur la gestion des sources, le contrôle des médias et la protection des groupes vulnérables, et s'est efforcée d'éradiquer la propagation des idéologies religieuses extrémistes et terroristes violentes à la source, coupant le voies et canaux, et éradiquer le "sol social" utilisé pour faire croître et répandre les idéologies extrémistes religieuses, et a réussi, a déclaré M. Wang.

Les pays d'Asie centrale ont beaucoup à faire pour renforcer l'unité de leur peuple. À cet égard, la Chine peut jouer un rôle positif en aidant les pays d'Asie centrale à contrer l'influence des « trois forces du mal ».
Il a également noté que le groupe de pays devrait être extrêmement prudent face à l'afflux d'extrémisme et de terrorisme par le biais de l'idéologie et de la culture en Chine, principalement via Internet, ce qui s'est déjà produit au Xinjiang.
Les experts ont suggéré que dans la situation actuelle, la Chine et l'Asie centrale peuvent renforcer la coopération antiterroriste grâce à des mécanismes de coopération bilatéraux et multilatéraux renforcés et en partageant des informations de renseignement antiterroriste.

Pan a également déclaré que l'OCS devrait continuer à jouer un rôle important dans la lutte contre le terrorisme dans la région à l'avenir. L'OCS et l'OTSC devraient coopérer davantage et renforcer les délibérations sur la lutte contre le terrorisme.
Le conseiller d'Etat chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que la Chine était disposée à renforcer la coopération avec le Kazakhstan dans l'application de la loi et dans d'autres secteurs de la sécurité.
"Le Kazakhstan continuera à approfondir et à renforcer la coopération avec les États membres de l'OCS dans divers domaines, en particulier dans le domaine de la sécurité, et à mener une coopération plus active dans le commerce et l'économie dans le cadre de l'OCS" , a suggéré l'ambassadeur kazakh.

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