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 La 3e session du 18e Comité Central

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Xuan
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   Posté le 11-11-2013 à 17:28:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je mets en ligne les documents de cette 3e session qui approfondissement la réforme en Chine.
Il ne s'agit pas de modifications mineures et cette 3e session doit répondre aux problèmes de la réorientation de l'économie chinoise.


Troisième session plénière : la nécessité de la réforme


Lan Xinzhen - Publié le 08/11/2013

L'attention des médias du monde est concentrée sur la troisième session plénière du Comité central issu du XVIIIe congrès du Parti communiste chinois (PCC), dont l'ouverture est prévue pour le 9 novembre à Beijing. On est presque sûr qu'elle allait publier une série de profondes mesures de réforme et des orientations stratégiques.

La troisième session plénière du XIe Comité central du PCC tenue en 1978 a lancé la réforme et l'ouverture de la Chine. En 1993, celle du XIVe Comité central du PCC a établi la stratégie d'une économie socialiste de marché aux caractéristiques chinoises. L'économie chinoise est alors entrée dans une période de croissance rapide et soutenue.

Cette fois-ci, on prévoit que les autorités chinoises vont annoncer des réformes plus approfondies, surtout dans le domaine économique.

La nécessité de mettre à niveau l'économie pousse la troisième session du Comité central issu du XVIIIe congrès du PCC à faire avancer la réforme. Long Guoqiang, chef de la Direction du Centre de recherches sur le développement du Conseil des affaires d'Etat (RDC), dit que la Chine est l'un des rares pays en développement qui bénéficient de la mondialisation économique, car elle a adopté la stratégie de réforme et d'ouverture il y a 35 ans. Ainsi, le pays a-t-il pu combiner l'occasion de la mondialisation économique et de son propre avantage.

L'avantage de la Chine à cette époque-là consistait dans le faible coût, en particulier le faible coût de la main-d'œuvre. Grâce à des mesures telles que l'ouverture des régions côtières, la création de zones économiques spéciales et l'adoption de la politique de l'industrie de transformation, la Chine a efficacement profité de la combinaison des capitaux - technologies - canaux de vente étrangers et son propre avantage de faible coût de production. C'est à travers ce processus que la Chine est passée d'un petit pays commercial et d'une économie assez fermée, au plus grand exportateur mondial des biens manufacturés.

Après trois décennies de développement, cependant, l'avantage du faible coût de la Chine a disparu. Maintenant, il est besoin de procéder à une plus grande ouverture et à l'approfondissement des réformes afin de réaliser une nouvelle compétitivité internationale dans les domaines des industries à forte valeur ajoutée, ainsi que des produits et services de haute technologie avec une plus grande concentration du capital.

Long a dit que l'ancien modèle de développement présente de nombreux défauts. Comme l'économie chinoise est principalement fondée sur le haut apport en capital et l'exploitation, parfois excessive, de ressources naturelles, pour obtenir une croissance rapide, cela a causé un grave problème structurel : le grave retard du secteur tertiaire. Long a résumé les causes en l'insuffisance de l'ouverture des services et le contrôle excessif du gouvernement.

À l'heure actuelle la croissance économique de la Chine n'a pas atteint son plein potentiel et la transformation du modèle et la restructuration économique ont fait des progrès insatisfaisants. Cette réalité lance de nombreux défis.

Dans ce contexte, la troisième session plénière aurait pour mission d'éliminer les obstacles systématiques affectant la transformation du modèle économique.

Selon un rapport récent de la RDC soumis à la troisième séance plénière, la réforme doit viser l'établissement d'un système d'économie de marché socialiste qui est vigoureux, fondé sur l'innovation, inclusif, ordonné et protégé par la loi. Outre le système de marché socialiste, la Chine a devant elle plusieurs réformes urgentes : mutation des fonctions du gouvernement, suppression du monopole de certaines industries, réformes agraire, financière, réforme fiscale, etc.

La future réforme couvrira des domaines plus complets que jamais.

Comme les dirigeants chinois viennent d'entrer en fonction, normalement pour deux mandats d'un total de dix ans, on prévoit que la troisième session plénière du Comité central issu du XVIIIe congrès du PCC annoncera les politiques ambitieuses des dirigeants pour la décennie à venir.

Beijing Information

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Sur Pékin Information Publié le 28/10/2013

Un groupe de réflexion dresse un plan de réforme financière


Les analystes et les initiés de l'industrie ont demandé d'approfondir la réforme financière pour garantir une croissance économique saine et stable.

Leur appel semble avoir trouvé une réponse dans le plan de développement qui a été publié dimanche par le Centre de recherche pour le développement du Conseil des affaires d'État, un groupe de réflexion du gouvernement central.

Dans le plan présenté à la troisième session plénière du XVIIIe Comité central du Parti communiste chinois qui doit se tenir en novembre, le groupe de réflexion a dressé une feuille de route en trois étapes pour les réformes en Chine. La réforme financière comprend la construction d'un système financier diversifié avec des institutions financières privées de soutien, l'internationalisation du renminbi en une décennie et la mise en place d'un système d'assurance sur les dépôts, a rapporté Xinhua dimanche.

« La Chine est en train de réajuster sa structure économique et de transformer ses modèles de croissance. Nous devons renforcer la réforme financière pour alimenter l'économie réelle, et nous avons besoin d'une politique monétaire prudente pour soutenir la réforme et distribuer les dividendes de la réforme » , a déclaré Ma Delun, vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, lors du Xe Forum international de la finance, dimanche à Shanghai.

Un système d'assurance sur les dépôts contribue à renforcer la confiance du public dans les petites institutions financières et octroie efficacement leur épargne.

« L'entrée de capitaux privés dans le secteur financier permettra d'améliorer ce secteur, d'accroître l'offre de capital et ainsi de soulager la pression du financement pour les petites et moyennes entreprises » , a ajouté M. Ma.

Li Jian'ge, président de Shenyin & Wanguo Securities, a déclaré que le point clé de la réforme financière réside dans le relâchement des règlements relatifs au secteur financier.

Les processus d'approbation actuels que doivent subir les institutions financières sont compliqués, ils entravent l'innovation financière et peuvent conduire à la corruption et à l'abus de pouvoir, a déclaré M. Li.

Les économistes et les investisseurs mondiaux ont surveillé la réforme financière en Chine. Il y a eu des discussions animées sur l'accélération du processus de convertibilité du yuan, la libéralisation des taux d'intérêt et les comptes de capital.

Wang Tao, économiste chez UBS, a déclaré que le maintien des contrôles sur les flux de capitaux à court terme protège les institutions financières nationales contre les chocs extérieurs. « Je suis une ardente réformatrice, sauf pour les flux de capitaux, et cela ne devrait pas être assimilé au fait d'être favorable ou non à la réforme » , a-t-elle dit.

Les analystes ont également mis en garde contre les risques financiers dans le contexte du ralentissement économique.

Chang Jian, économiste et analyste de Barclays Research, a déclaré que la « croissance rapide des nouveaux prêts et l'expansion du secteur bancaire de l'ombre au cours des deux dernières années ont accru les risques systémiques, ce qui souligne également la nécessité de resserrer les liquidités » .

Il estime que la dette totale a atteint plus de 200 % du PIB, en raison de l'augmentation de l'endettement des entreprises publiques inefficaces et des gouvernements locaux.

Les garanties gouvernementales implicites et les contraintes budgétaires trop indulgentes ont créé un risque moral important, une sous-évaluation des risques de crédit et des emprunts excessifs, ce qui peut entraîner la possibilité de non-paiements, de faillites et de prêts improductifs dans le système bancaire, a déclaré M. Chang.

Source: french.china.org.cn

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Deux articles de correspondants du Monde :


Le "plan 383", le nouveau chantier de réformes en Chine


LE MONDE Mis à jour le 11.11.2013 Par Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

La session plénière, qui réunit à huis clos du 9 au 12 novembre les quelque 476 membres du Comité central du parti communiste chinois (PCC) formé il y a un an, est déterminante pour l'avenir de l'économie chinoise, car c'est à l'issue de ce « troisième plénum » que seront dévoilées les grandes orientations qui doiventguider la politique économique des cinq à dix prochaines années.

Le chantier est colossal : la nouvelle équipe dirigeante, mise en place en novembre 2012 lors du 18e Congrès du parti, a promis de s'attaquer aux groupes d'intérêts que constituent administrations et sociétés d'Etat, de moderniser et d'ouvrir le secteur bancaire, et de remodeler la fiscalité.
Elle doit également mener plus loin les réformes foncières dans les zones rurales, où le système des terres collectives reste contraignant pour la population.

Les enjeux sont de taille : il s'agit de moderniser la deuxième économie mondiale et de gérer le ralentissement de sa croissance, à un moment où les risques s'accumulent, sous la forme de dettes cachées au sein des banques et des entreprises, d'une grave crise environnementale qui remet en question les investissements productifs massifs des dernières années dans certaines industries, et enfin d'un contexte social périlleux, marqué par l'explosion des inégalités sociales.

PETITE RÉVOLUTION

Dans des déclarations relayées par les médias chinois ces derniers jours et qui renseignent sur les débats à venir, le premier ministre chinois, Li Keqiang, a pris position contre l'immixtion des autorités locales dans l'économie, expliquant qu'il fallait « promouvoir le principe selon lequel un gouvernement local ne devra plus jamais investir directement ou mettre en place une affaire » .

Une petite révolution : les gouvernements locaux sont très étroitement imbriqués dans les projets d'investissements, ce qui fausse la concurrence et favorise les collusions entre hommes d'affaires et cadres politiques.
M. Li insiste pour que ces derniers se cantonnent au rôle de « régulateurs » et de « policiers » du système. Tout un dispositif serait à l'étude afin de fidéliser par une prime de retraite les fonctionnaires allant au terme de leur carrière – au détriment de ceux qui se livrent au pantouflage. Cette prime doit aussi éloigner la tentation de la corruption.

Les médias chinois ont exposé ces dernières semaines les principales propositions de réformes du Centre de recherche sur le développement, affilié au Conseil d'état (le gouvernement), et dont l'ancien directeur, l'économiste Liu He, est le conseiller en chef de la nouvelle équipe dirigeante sur les questions économiques et financières.

LA BATAILLE SERA ARDUE

Le « plan 383 » , comme il est désigné, concentre les efforts de réformes sur une « trinité », formée « du marché, du gouvernement, et des corporations » .
Le plan liste huit secteurs (réformes foncières, fiscalité, sociétés d'état, etc.) et « trois objectifs » :
« abaisser les coûts d'admission sur [certains] marchés afin de favoriser la concurrence »,
« mettre en place une sécurité sociale de base »,
et «instaurer un marché pour les terres collectives »
.

Les réformes doivent être menées sur plusieurs fronts afin de solutionner des problèmes identifiés de longue date : ainsi, les gouvernements locaux, lésés par une fiscalité qui renvoie les recettes vers le gouvernement central, financent leurs infrastructures en accaparant les terres rurales à bas coût. Les groupes d'État, eux, bénéficient de marchés captifs et ont un accès privilégié aux créditsbancaires.

« L'un des consensus, c'est de s'attaquer au monopole dans des domaines comme le pétrole » , dit l'économiste Sheng Hong, directeur du centre de recherche indépendant Unirule. Les groupes d'Etat reversent depuis 2007 des dividendes à leur administration de tutelle, mais celle-ci réinvestit dans les groupes au lieu de reverser une obole à l'Etat. Leur contribution à la société doit êtreaméliorée. L'idée est que l'Etat crée des fonds de pension avec ses participations.
« De manière générale, les profits des groupes d'Etat ne vont pas au peuple. En outre, ils n'ont aucune limite pour les salaires et les primes » , poursuit M. Sheng.

Mais pour l'économiste, la bataille sera ardue : les cadres dirigeants des sociétés d'Etat sont constitués en « groupes d'intérêts » qui défendent leur pré carré. En outre, nombre d'entre eux siègent au Comité central, l'organe où sont discutées les lignes directrices des réformes.

Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

La Chine veut réformer la propriété foncière pour pousser sa modernisation


LE MONDE Mis à jour le 11.11.2013 à 10h46 Par Harold Thibault (Shanghaï, correspondance)



Yi Xiaoxia, la responsable du Parti communiste à Jinling, est convaincue que des politiques telles que celle à l'essai dans ce village de la province du Sichuan (ouest) « vont se répandre à travers le pays car elles réduisent l'écart entre ruraux et urbains » .

La publication d'une proposition de réforme dirigée par Liu He, le conseiller économique du président Xi Jinping, quelques semaines avant l'ouverture, samedi 9 novembre, de la réunion plénière des 376 membres du comité central du Parti communiste chinois (PCC), prouve que la cadre du PCC du village de 3 375 âmes n'est pas la seule à penser qu'il y a du changement dans l'air.

Selon cette proposition, la Chine devrait engager une « réforme donnant aux ruraux et urbains des droits fonciers égaux » , leur permettant de transférer le droit d'usage de la terre au prix de marché ou de l'engager comme collatéral pour l'obtention d'un prêt.

Le gouvernement chinois entend rationaliser l'agriculture et rééquilibrer l'économie chinoise en soutenant le développement des villes, faisant des anciens fermiers bloqués sur leurs petites parcelles peu productives de nouveaux consommateurs urbains.

« LA CHINE DOIT S'URBANISER »

Comme l'écrivait au printemps l'éditorialiste réformiste Hu Shuli, « la Chine doit s'urbaniser si elle entend se moderniser. Et la réforme de la propriété de la terre est la clé du succès » .

Dans les villes, les terrains appartiennent à l'Etat mais des réformes datant du début des années 1990 permettent aux urbains de bénéficier d'un droit équivalent à la propriété privée pour une période s'étendant jusqu'à soixante-dix ans et renouvelable.

Dans les campagnes, la terre demeure la propriété des communes qui, depuis l'abandon du collectivisme, distribuent les parcelles aux fermiers. Lorsque ceux-ci, attirés par les lumières de la ville et de ses emplois, souhaitent opter pour le modede vie urbain, il leur est impossible de céder cette richesse foncière qui ne leur appartient pas.

Aujourd'hui, les collectivités locales financent les routes, gares et autres infrastructures du pays en expropriant les fermiers contre une faible indemnisation, puis en cédant au prix fort aux promoteurs immobiliers les terrains nouvellement convertis en zone urbaine. Toute réforme imposant de récupérer la terre des paysans à un prix plus élevé se heurte donc à l'opposition des gouvernements locaux.

CERTIFICAT DE DROIT D'USAGE

Dans les champs de Jinling, le changement est intervenu par nécessité. Un séisme, le 12 mai 2008, a endommagé nombre de maisons du village et si l'Etat a financé la reconstruction des routes et autres infrastructures, il a fallu que le bourg puise dans sa richesse foncière pour construire de nouveaux lotissements.

Or, avant la catastrophe naturelle, cette région autour de la capitale provinciale, Chengdu, avait été désignée zone pilote pour l'intégration des ruraux vers les villes. Le bureau des ressources foncières avait établi un cadastre précis par photo satellite, ce qui avait permis d'attribuer à chaque foyer un certificat de droit d'usage.

Pour reconstruire et parce qu'elles aspiraient à gagner davantage dans les villes de Dujiangyan, toute proche, ou de Chengdu, à une heure de route de là, 70 % des familles de Jinling ont apposé leurs empreintes digitales à l'encre rouge à l'endroit désignant leurs lopins sur le plan du cadastre, signature par laquelle elles acceptaient de céder le terrain qui leur avait été attribué par la commune pour vingt ans à trois entreprises agricoles. En retour, elles touchent l'équivalent monétaire de 790 livres de riz au cours du marché, par an et par « mu » transférée, l'unité de superficie chinoise valant 666 mètres carrés.

La démarcation géographique, l'attribution de documents en attestant et la possibilité de céder pour une durée limitée son droit d'usage sont des étapes cruciales et nouvelles pour les paysans, selon Li Lixing, professeur d'économie du développement à l'université de Pékin. « Ils n'ont pas le droit de vendre, juridiquement parlant, mais uniquement de louer pour une période relativement longue. » Ce qui compte, juge-t-il, « c'est que du moment que les fermiers ont un droit à choisir, leur bien-être s'améliore » .

La possibilité de céder définitivement le droit d'usage de la terre ou de l'engager en caution d'un crédit permettrait certainement d'accélérer le mouvement vers la ville. Mais à Jinling, cela reste pour l'heure interdit.

Harold Thibault (Shanghaï, correspondance)

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La Chine développe diverses formes de propriété (communiqué )


( Xinhua )
12.11.2013 à 20h17
La Chine compte promouvoir une économie dotée de diverses formes de propriété, selon un communiqué publié mardi à l'issue d'une importante session du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

"Les secteurs public et non-public de l'économie sont des composantes importantes de l'économie socialiste de marché et des bases clés pour le développement économique et social" , indique le communiqué publié à l'issue de la troisième session plénière du 18e Comité central du PCC.

Le développement du secteur non-public sera encouragé, stimulant à son tour la vitalité et la créativité de l'ensemble de l'économie, tout en maintenant la prédominance du secteur public, selon le document.

Le système de protection des droits de propriété sera amélioré, et les entreprises d'Etat adopteront des pratiques d'entreprise modernes, soutenant le développement sain de l'économie non-publique.

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Des réformes des entreprises publiques seront lancées après le Troisième Plénum


( le Quotidien du Peuple en ligne )

12.11.2013

Des mesures importantes destinées à réformer les entreprises publiques seront prises après la troisième session plénière de quatre jours du 18e Comité central du Parti Communiste Chinois, qui a commencé samedi, a déclaré Huang Shuhe, Vice-président de Commission d'administration et de contrôle des actifs appartenant à l'Etat.

Pour ouvrir la voie à des changements, les responsables de la Commission ont déclaré que les sociétés et les investisseurs privés seront invités à acquérir des parts plus importantes dans les entreprises publiques afin qu'ils puissent avoir un plus grand mot à dire dans la prise de décision.

Il y a 112 grandes sociétés d'État placées sous supervision directe de la commission.

« Les investisseurs privés peuvent créer des actions privées pour prendre le contrôle de 10 à 15% du capital d'une entreprise publique », a déclaré Bai Yingzi, Directeur de la division réforme des entreprises de la Commission.

La restructuration et la modernisation des entreprises publiques est arrivée à un stade crucial, et M. Huang a indiqué qu'une plus grande diversification de la propriété est « une priorité absolue » qui bénéficiera au développement durable de l'économie chinoise.

Des plans spécifiques concernant les réformes des entreprises publiques devraient être rédigés après le troisième plénum.

M. Bai a admis que, bien que les entreprises publiques peuvent être trop grosses pour la plupart des entreprises privé pour qu'elles puissent y investir, les entreprises privées peuvent se regrouper pour prendre des participations ou participer à des projets spécifiques.

Le total des actifs des entreprises d'Etat centrales s'est élevé à 44 800 milliards de Yuans (7 350 milliards de Dollars US) à la fin de 2012.

Au début de 2013, la China National Petroleum Corp, la plus grande entreprise publique de Chine, possédait des actifs d'une valeur d'environ 2 200 milliards de Yuans. En comparaison, le plus grand conglomérat industriel privé de Chine, le Groupe Fosun avait des actifs totalisant une valeur de seulement 150 milliards de Yuans.

Malgré l'écart dans les actifs, les entreprises publiques et les entreprises privées auront de graves problèmes si elles ne diversifient pas la propriété, a déclaré Song Zhiping, Président de la China National Building Material Corp.

En tant que haut dirigeant d'une entreprise faisant partie du classement Fortune Global 500, Song suggère qu'après avoir acheté une autre société, la société de matériaux de construction devrait laisser 30% de son capital à des investisseurs privés.

À l'heure actuelle, la société exploite des actifs nets de 60 milliards de Yuans, dont 20 milliards de Yuans sont la propriété de la Commission d'administration et de contrôle des actifs appartenant à l'Etat et 40 milliards appartiennent à des petits actionnaires.

Selon la commission, l'investissement privé dans les entreprises publiques se fait principalement grâce à des accords avec les filiales des entreprises publiques ou des entreprises d'Etat au niveau provincial.

Cependant, dans une rare exception, Fosun a créé une coentreprise avec la China National Medicine Corp en 2003 avec un capital social de 1 027 milliard de Yuans, soit la plus grosse transaction entre entreprise privée et publique jamais conclue.

Avec son investissement de 500 millions de yuans, Fosun détient 49% de l'entreprise, et la CNM, gérée par l'État, détient 51%.

Selon M. Bai, c'est un accord pilote d'injection de capitaux privés dans des actifs de l'État.

La propriété diversifiée est l'orientation de la réforme des entreprises publiques. « Toutes sortes d'entreprises pourraient se joindre à la restructuration des entreprises publiques », a déclaré M. Bai.

Lors du Forum économique mondial de septembre dernier, le Premier ministre Li Keqiang a déclaré que le gouvernement facilitera l'accès au marché aux institutions financières de différentes copropriétés pour développer leur entreprise, y compris les compagnies privées et étrangères.

Selon les données de la Confédération des entreprises chinoises, les cinq plus grandes banques chinoises représentaient 35% des bénéfices des 500 plus grandes entreprises du pays l'année dernière.

Temasek Holdings, société d'investissement singapourienne, se montre optimiste au sujet du secteur bancaire de la Chine.

Son investissement dans la Banque de la Construction de Chine a représenté 8% du portefeuille de l'investisseur d'Etat de Singapour. Temasek détient une participation de près de 18 milliards de Dollars dans la Banque de la Construction de Chine, la Banque industrielle et commerciale de Chine et la Banque de Chine, ce qui en fait le plus gros investisseur étranger dans les banques chinoises.

Les sociétés privées manifestent un intérêt croissant à l'exploitation du secteur financier.

Le géant de la distribution Suning Groupe Commerce et Gree Electric Appliances auraient ainsi demandé des licences bancaires en septembre, juste un mois après que le Conseil des Affaires de l'Etat ait déclaré qu'il allait lancer des programmes pilotes pour l'ouverture de banques par des investisseurs privés.

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   Posté le 13-11-2013 à 08:53:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine prend un nouveau départ dans les réformes après la session clé du PCC


Source: Xinhua 13.11.2013

La troisième session plénière du 18e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) vient de s'achever sur une série de nouvelles idées de réformes, plaçant le pays à un nouveau point de départ dans son développement.

Selon un communiqué publié à l'issue de la session, qui s'est déroulée du 9 au 12 novembre, une décision sur "les principales questions relatives à l'approfondissement global des réformes" a été approuvée.

La troisième session plénière du Comité central du PCC se concentre généralement sur les réformes. En 1978, le 11e Comité central du PCC a décidé d'adopter la politique de réforme et d'ouverture, ce qui a stimulé l'économie du pays et apporté de profonds changements dans la société chinoise.

Aujourd'hui le pays se tient à un nouveau point de départ dans son développement. Confronté à des défis tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, le PCC a décidé de donner un plus grand rôle au marché alors qu'il vise à mener une réforme globale.

L'objectif général des réformes est d'améliorer et de développer le socialisme à la chinoise, ainsi que de moderniser le système de gouvernance et les capacités du pays, indique le communiqué.

L'administration gouvernementale implique une gestion de haut en bas, tandis que la bonne gouvernance se focalise sur une gestion de bas en haut et sur l'intégration de tous les niveaux de gouvernement. La décision suggère que les réformes aideront le peuple à participer davantage à la gestion du gouvernement.

Par ailleurs le pays mettra en place une équipe de direction centrale pour "l'approfondissement global des réformes". Cette équipe sera chargée de l'élaboration globale des réformes, de l'organisation et de la coordination des réformes, de la promotion de l'ensemble des réformes et de la supervision de la mise en oeuvre des plans de réforme.

L'établissement de cette institution montre l'importance que la direction attache aux réformes et leur urgence. De plus, cette équipe de direction offrira une garantie organisationnelle aux réformes et permettra de mettre en oeuvre plus efficacement les politiques de réforme.

La décision reconnaît le rôle "décisif" du marché dans la répartition des ressources, note le communiqué.

Le rôle du marché dans la l'allocation des ressources a souvent été considéré comme "fondamental" depuis que le pays a décidé de construire une économie de marché socialiste en 1992.

Il ne s'agit pas seulement d'une modification de formulation, mais surtout d'une percée dans la réforme du marché de la Chine et d'une mise en lumière de l'importance du pouvoir du marché.

Cette expression signifie également que l'Etat doit exercer le rôle du gouvernement sous le domination du marché, au lieu de maintenir le marché sous le contrôle du gouvernement.

La décision stipule que promouvoir l'équité et la justice sociales, ainsi qu'améliorer le bien-être du peuple constituent le point de départ et l'objectif de l'approfondissement des réformes. Il s'agit d'un autre grand principe directeur pour traiter les problèmes intérieurs.

Il a été en outre décidé lors de la session d'établir un comité pour la sécurité nationale afin d'améliorer les mécanismes et les stratégies pour garantir la sécurité nationale. Le communiqué appelle aussi à l'innovation des systèmes pour prévenir et résoudre efficacement les conflits sociaux et améliorer la sécurité publique.

Cela constituera un changement majeur dans la gestion des urgences de la Chine concernant sa sécurité nationale dans l'avenir. Cette mesure fait suite à une série de défis en matière de sécurité qui ont émergé ces dernières années tant dans le pays qu'à l'étranger.

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On trouve la liste des dispositions de la 3e session sur Xinhua :

> La Chine accélérera la réforme du système de "hukou"

> La Chine équilibrera le développement urbain et rural

> La Chine approfondira la réforme du système budgétaire et fiscal

> Le système de révision des décisions du gouvernement sera amélioré

> La Chine optimisera la taille et la structure de son armée

> La Chine s'attaquera aux monopoles et favorisera la concurrence

> La Chine établira un système de résidences pour les fonctionnaires

> La Chine compte promouvoir l'égalité dans l'enseignement

> La Chine assurera un exercice indépendant et juste du pouvoir judiciaire

> La Chine réformera son système de pétitions

> Le PCC exhorte à la lutte contre les crimes liés à Internet

> La Chine allège le fardeau des régions écologiquement fragiles en matière de développement économique

> La Chine réduira "pas à pas" le nombre de crimes passibles de la peine de mort

> La Chine assouplira sa politique de l'enfant unique

> La Chine abolira le système de "rééducation par le travail"

> Le gouvernement chinois augmentera ses prélèvements sur les bénéfices du capital public

> La Chine permettra aux capitaux privés d'établir des banques

> La Chine envisage la création d'un tribunal des droits de propriété intellectuelle

> La Chine améliorera son système de sécurité sociale

> L'autorité de la Constitution chinoise sera respectée

> La Chine encourage les capitaux privés à contribuer à une économie de propriété mixte

> La Chine améliorera l'application de la loi aux niveaux de base, selon la décision sur les réformes

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   Posté le 05-12-2013 à 19:58:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Dans la revue théorique Qiushi, cet article qui anticipe sur les décisions de cette session en exposant certains problèmes économiques surgis dans le cours de la réforme.

_________________


La mise à niveau de l'économie chinoise


par Liu Wei
4 octobre1 2013 | Mise à jour :2013-11-07


Afin de réaliser la mise à niveau de l'économie de la Chine, nous devons éliminer les contraintes qui entravent le développement économique dans une nouvelle phase, promouvoir l'innovation technologique par l'innovation institutionnelle, et s'appuyer sur la puissance de l'innovation pour promouvoir la restructuration économique de la Chine et la transformation fondamentale de son modèle de croissance. Cela va nous permettre de réaliser le développement équilibré et durable de l'économie chinoise.


Les chiffres publiés par le Bureau national des statistiques de Chine le 27 Juillet 2013 indiquent un ralentissement de la croissance des bénéfices des entreprises industrielles chinoises. Les entreprises en Chine sont actuellement engagées dans des efforts de restructuration dans le but de changer leurs modèles de profit. / Xinhua (Dessin de Zhu Huiqing)


I. La modernisation économique est essentielle pour la modernisation de la Chine


L'économie de la Chine a été transformée par 35 années consécutives de croissance rapide. En 2012, le PIB de la Chine s'est élevé à 51,9 trillions de yuans, environ 24 fois plus que le PIB du pays dans les premières années de la réforme et de l'ouverture à prix constants. Cela équivaut à un taux de croissance annuel de 9,8% en moyenne. Converti selon le taux de change actuel, le PIB de la Chine a atteint près de 8 $ US milliards de dollars en 2012, faisant de la Chine la deuxième plus grande économie dans le monde. Cela signifie également que l'économie de la Chine représente environ 10% du PIB mondial. En outre, le PIB de la Chine par habitant en 2012 était de 38 000 yuans, environ 17 fois supérieur à celui des premières années de la réforme et de l'ouverture à prix constants. Cela équivaut à une augmentation annuelle de 8,7% en moyenne. Selon le taux de change actuel, le PIB par habitant en Chine est de 5.800 US $, dépassant le niveau moyen des pays à revenu intermédiaire, qui se présente actuellement à 3400 $ US. Cela indique que la Chine est maintenant un pays à revenu moyen-supérieur.

À l'heure actuelle, la Chine s'est imposée comme un pays à revenu moyen-supérieur. Mais sera-t-il possible de faire le saut vers un pays à revenu élevé au cours des dix prochaines années? En d'autres termes, la Chine sera-t-elle en mesure de réaliser son objectif de construire une société modérément prospère à tous égards pour l'année 2020?
A en juger par les données économiques quantitatives, la Chine sera en mesure de doubler son PIB de 2010 d'ici à 2020, à condition qu'elle maintienne un taux de croissance moyen de 7,2%. Le PIB de la Chine atteindra alors 90 milliards de yuans (calculés à prix constants), soit près de 14 $ US milliards de dollars, équivalent à la taille de l'économie américaine dans les années 2000.
À condition que le taux de croissance naturelle de la population puisse être maintenu sous le niveau actuel de moins de 5 ‰, le PIB par habitant de la Chine doublera durant cette période, pour atteindre près de 70 000 yuans (calculés à prix constants). Cela équivaut à près de 12 000 $ au taux de change actuel, qui est le seuil pour la classification en pays à revenu élevé à l'heure actuelle.

Une comparaison faite entre la Chine et les pays industrialisés, selon les données économiques qualitatives révèle que la Chine est maintenant entrée dans les étapes ultérieures du processus d'industrialisation. En Chine les régions développées de l'Est, les municipalités et les provinces comme Shanghai, Beijing, Tianjin, Jiangsu, et Guangdong sont maintenant principalement industrialisées, tandis que les provinces telles que Zhejiang, Fujian, Shandong, et Liaoning ne sont pas loin derrière.
Si cette dynamique peut être maintenue, il sera possible pour la Chine d'atteindre l’industrialisation globale du pays d'ici l'an 2020.

À l'heure actuelle, la Chine est dans une phase d'urbanisation accélérée sous les effets combinés de la modernisation de l'agriculture et de l'industrialisation. Il est tout à fait possible que le taux d'urbanisation de la Chine augmente de 51,3% actuellement à environ 70% en l'an 2020, atteignant le niveau moyen des pays à revenu élevé.
En outre, les industries de services modernes soutenues par les Technologies de l’Information connaitront un développement rapide en raison de l'utilisation croissante de l'informatique dans le développement économique, et en particulier avec l'intégration rapide de l'informatique dans la modernisation agricole, l'urbanisation et la nouvelle progression industrielle de la Chine.

De ce qui précède, nous pouvons voir que la Chine est dans la situation historique de faire le saut d'un pays à revenu moyen-supérieur à un pays à revenu élevé.
Si nous pouvons saisir cette opportunité historique et compléter la construction d'une société modérément prospère à tous égards vers l'année 2020, nous allons nous mettre dans une position solide pour faire de la Chine un pays socialiste puissant et entièrement modernisé et rattraper les pays développés d'ici l'an 2050.
Toutefois, pour réaliser ce bond, nous devons accélérer notre restructuration économique, accélérer la transformation de notre mode de croissance économique, briser les contraintes qui nous entravent dans une nouvelle phase de développement, et nous permettre de saisir de nouvelles opportunités de croissance en mettant à niveau notre économie.

II. La transformation de notre modèle de croissance est la clé de la mise à niveau de l'économie chinoise


En s’appuyant sur une riche expérience, si la Chine maintient une croissance équilibrée et durable lors de son passage d'un pays à revenu moyen-supérieur à un pays à revenu élevé, il faudra transformer son modèle de croissance économique et faire des ajustements stratégiques sur la structure de son environnement économique, en particulier sa structure globale de l'offre.

1. Promouvoir la restructuration industrielle et accélérer la transformation et la modernisation de l'économie.

L’analyse des tableaux d'entrées-sorties au cours des dernières années montre que l'amélioration de la structure industrielle de la Chine a pris du retard sur le rythme de son expansion économique. En particulier, la part des industries de services modernes dans l'économie n'est pas en mesure de répondre aux exigences du développement économique à l'étape actuelle. Cela a non seulement causé la diminution de la souplesse de la croissance économique de l'emploi, mais a également empêché l'augmentation de la productivité et de la consommation.

2. Augmenter l'effet de la restructuration industrielle sur la croissance économique afin d'accélérer le flux et le transfert des ressources des secteurs industriels à faible rendement vers des secteurs d'efficacité relativement élevée.

L’insuffisance de la concurrence dans le marché en Chine, couplée en particulier avec l'homogénéisation des structures industrielles dans les différentes régions du pays, a causé la concentration de grandes quantités de ressources dans des secteurs industriels de faible efficacité. Alors que les ressources dans ces secteurs s'élargissent constamment, les secteurs et les zones économiques à haut rendement souffrent d'un manque de ressources, ce qui a affaibli leur contribution à la restructuration de la croissance économique. La prévalence de ce phénomène de distribution inversée en Chine signifie que la différence d'efficacité entre les différents secteurs de l'économie n'est pas pleinement exploitée. En d'autres termes, les ressources ne peuvent pas circuler des secteurs à faible rendement vers les secteurs à haut rendement, et l'écart d'efficacité entre les différentes industries s’est encore élargi.

3. Promouvoir l'amélioration des structures productives grâce à la restructuration technologique.

En raison de la lenteur des progrès dans l'amélioration de la gamme de produits, l'augmentation des investissements ne permet pas d’accroître une production diversifiée dans le cadre des structures technologiques existantes. Cela réduit l'efficacité des investissements et donne lieu à des capacités de production excédentaires. En fait, la surcapacité structurelle est un problème en suspens de la production industrielle de la Chine. En plus de la capacité excédentaire dans la production de nombreux biens de consommation industriels, des excédents notables ont également vu le jour dans la production de matériaux industriels comme le poly silicium, les métaux non ferreux, l'acier brut, l'aluminium électrolytique et l'alumine. Pire, la capacité excédentaire commence aussi à apparaître dans certaines industries émergentes d'importance stratégique, telles que l'industrie de l'énergie éolienne. Cette situation a limité la croissance effective de l'investissement.

4. Améliorer rapidement la structure des coûts des facteurs de production.

De profonds changements ont eu lieu dans la façon dont les facteurs de production tels que le travail, le capital et les ressources naturelles limitent le développement économique, lorsque le coût de la main-d'œuvre et des ressources naturelles deviennent de plus en plus une contrainte forte sur le développement économique. En plus d'une diminution progressive de l’accroissement démographique, les coûts de main-d'œuvre de la Chine ont augmenté plus vite que les augmentations de la productivité sur une période de temps considérable. Bien que la Chine soit entrée dans le stade de l'industrialisation, la productivité du travail agricole et la productivité du travail dans l'industrie secondaire sont inférieurs respectivement de 15% et 50% aux niveaux observés dans les pays industrialisés. Par conséquent, nous devons améliorer la structure des coûts des facteurs de production afin d'obtenir un nouvel avantage concurrentiel.

III. L'innovation est la force motrice pour la mise à niveau de l'économie de la Chine


La force motrice la plus directe pour la transformation d'un modèle de croissance économique est l'augmentation soutenue de l'efficacité économique qui résulte de l'innovation. Par conséquent, l'innovation est la clé de mise à niveau de l'économie chinoise.

Dans l'économie de marché moderne, l'accumulation de capital humain sous-tend la capacité d'une économie nationale à s'engager dans l'innovation technologique. Ce processus d'accumulation comprend deux aspects: les dépenses sur l'éducation et les dépenses de santé. En ce qui concerne le développement de l'éducation, l'augmentation de la durée moyenne de scolarisation dans les pays développés comme le Royaume-Uni et les États-Unis ont été plus rapide que la croissance du PIB dans ces pays depuis le XIXe siècle, et la durée moyenne de scolarisation dans les pays retardataires tels que le Japon et la Corée du Sud a également augmenté plus rapidement que le PIB. Par ailleurs, la durée moyenne de scolarisation a également augmenté à un rythme plus rapide que le PIB dans les économies émergentes comme la Russie et le Brésil, à l'exception des fluctuations temporaires. Cependant, dans les pays qui n'ont pas réussi à faire le saut d'une économie à revenu intermédiaire vers une économie à revenu élevé, l'augmentation de la durée moyenne de la scolarité est à la traîne de la croissance du PIB dans la majorité des cas.
Dans le cas de la Chine, la durée moyenne de scolarisation a augmenté à un taux inférieur à celui du PIB du pays depuis le milieu des années 1980. C'est quelque chose qui nous concerne au plus haut chef.

Fondamentalement parlant, l'innovation institutionnelle est plus important que l'innovation technologique. Parce que l'innovation institutionnelle est la source des forces qui favorisent l'innovation technologique. Ce sont principalement les facteurs institutionnels qui ont été derrière les problèmes structurels auxquels la Chine a dû faire face sur le long terme, comme une structure asymétrique industrielle, la distribution irrationnelle du revenu national, et un écart de développement trop important entre les zones urbaines et rurales. En d'autres termes, la concurrence insuffisante et la relation non coordonnée entre le gouvernement et le marché ont provoqué un manque d'incitation à l'innovation. En théorie, une économie de marché fournit l'incitation à l'innovation à travers ses mécanismes de concurrence, en récompensant les entreprises qui innovent, et en punissant celles qui ne le font pas. Par conséquent, dans le travail de mise à niveau de l'économie chinoise et dans la promotion de l’amélioration de la structure industrielle, alors qu'il est certainement important que nous prêtions attention aux moteurs fournis par l'innovation technologique, il est encore plus important que nous concentrions notre attention sur l'innovation institutionnelle, et en particulier sur l'amélioration des mécanismes de marché. Pour cette raison, l'innovation institutionnelle pour améliorer les mécanismes de marché est devenue notre tâche majeure dans l'approfondissement de la réforme.

À l'heure actuelle, la Chine est entrée dans une période d'opportunité pour faire la transition d'un pays à revenu moyen-supérieur à un pays à revenu élevé. Dans le même temps, elle est également entrée dans une phase difficile de la réforme institutionnelle, avec de profonds changements concernant à la fois les tâches et les contraintes auxquelles le pays est confronté en matière de réforme. En ce qui concerne l'objectif principal des réformes de la Chine, le cœur de la réforme est passé de la réforme des entreprises, qui a fait l'objet au début de la réforme et de l'ouverture, à des réformes dans des domaines clés, dont la transformation des fonctions gouvernementales constitue le noyau. En ce qui concerne la réforme des entreprises, l'accent est passé de la réforme des entreprises d'État à la mise en place d'un système d'entreprise moderne qui propose diverses formes de propriété. En ce qui concerne les systèmes de marché, la mise au point de la réforme du marché est passée de la création de marchés des produits de base, qui a fait l'objet des premiers stades de la réforme, au développement de marchés pour l'échange des moyens de production, avec la création prioritaire de marchés pour l'échange équitable des moyens de production entre les différents secteurs de l'économie.

En termes de développement des institutions, notre attention s'est déplacée de la rupture avec les contraintes de l'économie planifiée traditionnelle à une concurrence de marché plus équitable et plus ordonnée. En outre, dans les réformes urbaines et rurales, nous sommes passés de la mise en œuvre des réformes séparées dans les zones urbaines et rurales à la promotion de réformes globales visant à coordonner le développement urbain et rural. En outre, ces réformes sont de plus en plus intégrées dans la réforme des fonctions et des mécanismes gouvernementaux.

Dans notre effort pour améliorer l'économie de la Chine, nous ne sommes pas seulement confrontés à des goulots d'étranglement technologiques, mais aussi au défi de la promotion de l'innovation institutionnelle. Par conséquent, en gardant à l'esprit les objectifs de la construction d'une société modérément prospère à tous égards et de la réalisation de la modernisation socialiste, nous devons indiquer clairement la finalité de la réforme et où nos réformes se situent à présent. En travaillant sur cette base, nous devrions dessiner la réforme de la promotion de l'innovation institutionnelle, utiliser l'innovation institutionnelle pour soutenir l'innovation technologique, et nous appuyer sur l'innovation technologique pour conduire la modernisation de notre structure économique, de manière à réaliser la transformation fondamentale de notre modèle de croissance économique.
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(À l'origine paru dans Qiushi Journal , édition chinoise, No.9, 2013)
Auteur: vice-président de l'Université de Pékin


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Cette session et les décisions qui l'accompagnent suscitent beaucoup de commentaires. Il paraît que la privatisation franchit un nouveau cap en pénétrant dans les capitaux des entreprises publiques, quoiqu'en deçà des 50 %.

Ci-dessous trois commentaires, le premier du blog "solidarité internationale PCF" sous le titre "Où va la Chine ? … le PC chinois donne un rôle « décisif » au marché, un changement majeur et inquiétant" .

Le second article de Pascale Cicalese "Smith, Marx et Schumpeter à Pékin : à propos du plénum du Parti Communiste Chinois" nous est signalé par Domenico Losurdo. Cet article prend le contre-pied du premier.

Enfin un court commentaire sur le premier article, de Li Qinqing (ex directeur du CCTB et qui ne pouvait assister aux rencontres internationales de Vénissieux), apporte quelques informations essentielles à la compréhension.


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solidarité international pcf
Où va la Chine ? … le PC chinois donne un rôle « décisif » au marché, un changement majeur et inquiétant


Où va la Chine ?


Beaucoup d'analyses ont été livrées à gauche, dans le monde communiste, souvent contradictoires, sur les résolutions adoptées au dernier plénum du Parti communiste chinois (PCC), qui semble laisser une place encore plus importante à l' « économie de marché ». Nous soumettons à réflexion cette analyse pertinente publiée dans un premier temps sur le site du Parti du travail de Belgique.

La Chine veut désormais accorder un rôle « décisif » au marché plutôt qu’un rôle « de base » . Ainsi en a décidé la direction du Parti communiste chinois lors du troisième Plenum qui s’est tenu du 9 au 12 novembre. Une décision annonciatrice d’un changement majeur.
Article de Jo Cottenier, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Un rôle « décisif » plutôt qu’un rôle « de base » pour le marché. Ce serait une lourde erreur de minimiser ce changement de qualificatif. En effet, dans la langue « codée » , l’usage de ce terme marque la décision la plus importante prise par le Comité central du Parti communiste chinois, qui s’est réuni en session plénière (« le Plenum » ) du 9 au 12 novembre. Une décision très lourde de conséquences.

Voici exactement un an, le 18e Congrès du parti nommait une nouvelle direction de parti (ou Comité central)[1] et un nouveau président, Xi Jinping. La direction du parti annonçait depuis des mois que le troisième plenum déciderait de réformes profondes. Cela faisait aussi pas mal de temps qu’on lisait que d’autres choses resteraient inchangées, comme la position du Parti communiste et le rôle central des entreprises publiques dans les secteurs stratégiques. Les médias de droite et les observateurs désireux de voir disparaître le socialisme chinois le plus vite possible se sont donc montrés déçus des réformes annoncées. Logique : ils ne seront satisfaits que si la Chine marche au pas du capitalisme et que le Parti communiste chinois suive la voie de Gorbatchev. Pourtant, il ne faut pas se leurrer à la lecture de ce genre de commentaires. C’est bel et bien un glissement de terrain qui est en train de s’opérer.

Le triple saut

Ce n’est pas la première fois qu’un troisième plenum opère un important virage de stratégie. Le premier grand basculement vers les mécanismes de marché dans l’agriculture a été décidé lors du troisième plenum du 11e Comité central[2] en 1978. Ce qui a marqué le début d’une lente libéralisation de l’économie. Ce processus a en effet mené à la création d’un marché libre sur lequel les entreprises publiques ont été mises en concurrence avec les entreprises privées tout juste créées. Avec les années, ce marché a grandi et, avec la fixation des prix par sa « main invisible » , a fait peu à peu rétrécir le domaine de l’économie de plan.

En 1993, le troisième plenum du 14e Comité central a décidé de remplacer l’économie de plan par une entière économie de marché. Le marché est devenu « la base » de la régulation de l’économie. Les entreprises non rentables devaient dès lors fermer et l’Etat se concentrerait sur les 500 à 1.000 plus grandes entreprises dans les secteurs les plus importants. En même temps, les entreprises privées ont reçu le champ libre. Ou du moins presque, puisque nombre de barrières sont restées en place, comme le monopole d’Etat dans le secteur financier, le secteur de l’énergie, les télécommunications et la recherche spatiale.

Pour pouvoir entrer dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, la Chine a dû prouver l’existence d’un véritable marché libre, mais les plaintes ont depuis continué à pleuvoir pour dénoncer le soutien indirect de l’Etat aux grandes entreprises publiques. Ces entreprises d’Etat pouvaient en effet obtenir bien plus facilement des crédits des banques d’Etat que les entreprises privées. C’est pourquoi les entreprises privées ont de plus en plus fait appel à des banques non officielles, qui travaillent dans l’ombre à des taux usuraires. Les entreprises d’Etat avaient aussi le monopole de conclure des joint-ventures avec des entreprises étrangères, alors que les privées devaient, elles, rattraper leur retard technologique par leur propres forces. Depuis des mois, il était de plus en plus perceptible dans les publications chinoises que les entreprises privées se verraient octroyer une place plus importante.

Le troisième plenum du 18e Comité central a donc annoncé que le marché reçoit un « rôle décisif » au lieu d’un « rôle de base » . En Chine, un tel changement de mots a une signification radicale. Pour le président Xi Jinping, ce changement est basé sur une nouvelle conception théorique du rôle du marché : « La Chine doit respecter la loi fondamentale de l’économie de marché et travailler aux problèmes que posent un système de marché sous-développé, l’intervention exagérée de l’Etat et le contrôle insuffisant du marché. » [3]


Les réformes concrètes

1 . L’Etat se retirera davantage et créera encore seulement un cadre pour un marché devenu « décisif » dans le choix des investissements et la répartition du capital (quoi et où). Les décisions d’investissements seront moins contrôlées par l’Etat et laissées à « la main invisible » du marché. L’Etat posera moins d’entraves à un libre marché et laissera jouer « plus honnêtement » la concurrence entre entreprises publiques et privées. On table sur le fait que le marché devrait résoudre le problème de surcapacité dans des secteurs comme l’acier, l’aluminium, le verre plat, le ciment et les chantiers navals. La concurrence devrait donc faire disparaître la capacité excédentaire. Il existera dorénavant aussi un « marché » pour les terres : les paysans qui partent à la ville pourront vendre leur terrain. Les prix des terres et des matières premières, les taux d’intérêt et les prix des services publics suivront plus étroitement le marché. Le gouvernement s’attachera davantage à la création d’un cadre légal, de l’infrastructure et de la sécurité sociale, et à la résolution de problèmes comme la pollution et la sécurité alimentaire. Xi Jinping: « Le gouvernement fournira une macro-économie stable, offrira des services publics, garantira une concurrence honnête, contrôlera et régulera le marché, promouvra un développement durable et prendra l’initiative lorsque le marché sera défaillant. »


2. Une importante réforme est prévue pour le secteur des services en général et le secteur financier en particulier. Le pays s’ouvrira davantage aux investissements étrangers dans le secteur des services, « y compris les finances, l’éducation, la culture et la santé » .[4] C’est ni plus ni moins une évolution marquante, certainement pour le secteur social et culturel. Le document précise même que les limitations existantes sur les investissements dans les soins aux enfants et aux personnes âgées seront assouplies. Par ailleurs, le capital étranger est autorisé à fonder des petites ou moyennes banques privées. La fin du monopole d’Etat dans ce secteur ouvre surtout de nouvelles possibilités aux les entreprises privées qui se plaignent de « répression financière » en raison des banques d’Etat.

Et ce n’est que le début. Un projet pilote flambant neuf a démarré à Shanghai, une zone de libre-échange de 29 km² où la monnaie chinoise (le renminbi) peut être changée et où les investissements étrangers dans une série de secteurs (comme les banques et les assurances) seront entièrement libres. Shanghai doit par là devenir le nouveau centre financier qui rivalise avec Hongkong. Mais, en même temps, le projet pilote de Shanghai ouvre une perspective qui tôt ou tard peut prendre de l’ampleur et essaimer en d’autres centres ailleurs dans le pays.


3. L’accès pour des entreprises privées à des secteurs plus ou moins protégés est assoupli. Il y aura plus de marché et plus de concurrence dans des secteurs comme l’eau, le pétrole, le gaz, l’électricité, les chemins de fer et les télécommunications. On compte dans une mesure croissante sur le secteur privé pour des percées technologique et pour l’augmentation de la productivité. Cela fait partie du processus de conversion vers une économie de haute technologie avec un fort secteur des services. L’innovation et le pouvoir d’achat intérieur sont les axes-clés pour continuer à garantir la croissance chinoise. Comme les salaires augmentent, on peut moins compter sur un accroissement de l’exportation. La stimulation du « secteur non public» doit donner un coup de fouet à la concurrence sur le marché et à l’innovation et la recherche centrées sur le marché intérieur. Egalement ici, les pouvoirs publics doivent davantage pratiquer la macro-régulation plutôt que le contrôle direct, par exemple en favorisant la collaboration entre les entreprises, les universités et les instituts de recherche. Les investissements et les reprises à l’étranger sont encouragés. Le démarrage de nouvelles entreprises et l’initiative privée sont facilités.


Troisième grande réforme

Il ne s’agit pas ici d’un aperçu exhaustif des décisions, mais d’expliquer la portée du terme « décisif » . Ce seul mot suffit en effet pour affirmer qu’une troisième grande réforme s’entame, après celles de 1978 et de 1992. Une réforme qui rendra encore plus hybride le « socialisme à la chinoise » . Celui-ci se dirige vers une économie qui en essence ne diffère pas d’une économie capitaliste, avec maintien d’une structure socialiste de l’Etat et sous la direction d’un parti communiste. Après ce troisième plenum, on peut réellement se demander combien de temps une telle option est tenable.


La menace étrangère s’intensifie

Autre décision marquante du troisième plenum : la création d’une Commission de sécurité sous la direction directe du président Xi Jinping. Cette Commission est en charge de toutes les questions de sécurité, tant intérieures qu’extérieures.

Le gouvernement américain veut à tout prix conserver sa prédominance absolue sur le monde et il sait que l’impact chinois constitue à cet égard la plus importante menace. La croissance rapide de la Chine vers la position de deuxième plus grande économie du monde a incité le président américain Obama à officiellement proclamer la région du Sud-est asiatique zone d’intérêts la plus importante et à régler sa stratégie militaire en conséquence. La présence de la flotte américaine en Mer de Chine méridionale a été renforcée et des accords de coopération militaire ont été conclus avec le Japon et les Philippines. Tous les points litigieux dans la région deviennent ainsi un potentiel foyer d’incendie : le statut de Taiwan, les querelles sur les îles, le Tibet... La mise sur pied de la Commission de sécurité montre que les dirigeants chinois ne réalisent que trop bien que les tensions s’accroissent.

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notes

[1] Le Parti communiste chinois compte 82 millions de membres, dont 2.270 étaient délégués au 18e Congrès du parti. Le Comité central plénier compte 204 membres et 169 suppléants. Les réunions plénières du Comité central sont appelées plenums. Le Comité central a élu un Bureau politique qui compte 25 membres.
[2] Le 11e Comité central est celui qui a été élu lors du 11e Congrès du parti.
[3] news.xinhuanet.com/english/china/2013-11/16/c_132892309.htm
[4] news.xinhuanet.com/english/china/2013-11/16/c_132892307.htm


Edité le 06-12-2013 à 23:40:08 par Xuan




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   Posté le 06-12-2013 à 22:38:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le second article replace l'approfondissement de la réforme dans le cadre de l'objectif d'une société industrialisée, et les transformations gigantesques que représente cet enjeu.
L'article n'aborde pas et c'est dommage la question de la lutte des classes sous le socialisme, et la thèse de la "finance au service de l'économie réelle" mériterait d'être explicitée dans le cadre de la dictature du prolétariat et non comme un objectif indépendant de l'organisation sociale de la production.

Il nous est communiqué par Domenico Losurdo avec ce commentaire :

"Le récent sommet du PCC a confirmé la centralité du secteur public de l’économie. Même l’accroissement de la compétition serves à rendre ce secteur plus compétitif même sur le plan international. Dans un futur pas loin la monnaie nationale chinoise deviendra convertible sur le marché international; ce sera un défi au dollar.
Quelque autre chose d’un autre auteur vous pouvez la lire (en italien) dans le lien ci dessous.
http://www.marx21.it/internazionale/cina/23167-smith-schumpeter-e-marx-a-pechino-in-merito-al-plenum-del-partito-comunista-cinese.html

Salutations fraternelles


Domenico Losurdo"


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Smith, Marx et Schumpeter à Pékin : à propos du plénum du Parti Communiste Chinois


par Pasquale Cicalese pour Marx XXI






"Dans tout cela, il semble y avoir une contradiction absolue, ou au moins un formidable conflit entre le Parti communiste et l’économie de marché, y compris dans le recours prioritaire au mythe du marché, symptôme de démocratie, pour dissimuler des intérêts moins prioritaires mais plus matériels. La vérité est qu’aujourd’hui, le Parti communiste chinois a finalement dénoncé ce mensonge historique. Les contradictions et les conflits du marché, ainsi que ses règles, en constante évolution, peuvent créer des inégalités incroyables à tous les niveaux. Mais plusieurs voies paraissent désormais clairement ouvertes à leur solution. La combinaison du marché et de la démocratie, avec tous les égards dus aux nombreux prêtres arrogants du néolibéralisme, est historiquement dépassée. " (Guido Rossi, L’attention chinoise pour une économie mondialisée, Il Sole 24 Ore, 17 Novembre, 2013)

Au 18 Octobre + 3.3 à la bourse de Shanghai, + 2,7 à Hong Kong : les titres financiers à la rescousse. Qu'est-il arrivé durant la session plénière du Parti communiste chinois? La « ligne noire » est-elle passée, comme s’exclamait samedi 16 novembre ‘Il Manifesto,’ qui à notre sens ne soutient rien moins que le Parti Démocrate ?

Les occidentaux semblent avoir une connaissance médiocre de « l'économie socialiste de marché » en Chine. Giovanni Arrighi, dans ‘Adam Smith à Pékin’ , avait été clair : ce qui se passe dans ces régions va modifier l'équilibre du pouvoir mondial. Par le passé, nous avions suggéré que les dirigeants chinois appliquent un mélange de Smith, de Marx et de Schumpeter, un mélange original visant finalement à une croissance massive de la productivité totale des facteurs de production, un cheminement incessant pour atteindre les niveaux, actuellement en baisse, de l’Occident. Ils l’ont appliqué à la main-d'œuvre, aux immenses conglomérats industriels publics, aux coopératives, à l’administration publique. A présent c’est le tour de deux autres secteurs, l'agriculture et la finance.

On parle maintenant de titres de propriété. Dans le secteur agricole, l'objectif est de créer en quelques décennies ce qui s’est déroulé lors de la révolution anglaise, c’est-à-dire que la noblesse, les agriculteurs qui appliquèrent des techniques agricoles novatrices ont fait exploser la productivité.

Le plan d'urbanisation annoncé par le premier ministre Li Keqiang en mars de cette année, un plan de cinq mille milliards d’euros dédiés à faire passer de la campagne à la ville au moins 300 millions de personnes, vise précisément à faire exploser la productivité dans l'agriculture, sans laquelle les contradictions économiques éclateraient. Donc, d'une part des droits de propriétés sont concédés aux paysans, et d’autre part le Plenum annonce la fin du système d'enregistrement différencié et discriminatoire appelé hukou, en l’abolissant précisément dans les villes moyennes qui entendent s’urbaniser par de monstrueux projets de travaux de logement public. Un exode gigantesque, égal à l'ensemble de la population de la zone euro.

En outre, l'octroi de droits de séjour pour les migrants, et par conséquent de droits à la santé, à l’éducation et au bien-être, dirigera en partie l’épargne massive de ces personnes vers la consommation intérieure, mettant au second plan la contribution des exportations à la croissance.

Ce n’est pas par hasard qu’en mars également Li Keqiang annonçait que la Chine a l’intention d’importer dans les cinq prochaines années pour dix mille milliards de dollars de biens et de services, bouleversant le marché mondial, importation favorisée en outre par la réévaluation de la monnaie. La fin de la politique de l'enfant unique semble également s'appliquer à la croissance du marché intérieur, car les dirigeants chinois sont maintenant assurés d'être en mesure de donner de la nourriture et un abri à plus d'un milliard et demi de personnes, cas unique dans l'histoire.

D’un point de vue économique, les principales nouveautés concernent la finance. En plus de libérer de façon schumpetérienne les forces du marché, mais avec un clair leadership des conglomérats publics, les dirigeants chinois favorisent deux domaines totalement révolutionnaires : la création de banques d'affaires privées, dans le style de l'IMI et de Mediobanca, et la cotation des actions des entreprises, publiques ou non. D'un point de vue marxiste, ce sont des mesures de centralisation financière et d’opposition à la baisse du taux de profit. Allié à la prochaine convertibilité de la monnaie, cela créera en l'espace d'une décennie, le plus grand marché financier au monde. La collecte de la cotation des actions (il y a environ 700 entreprises prêtes à être cotées..) et les masses mises à disposition des entreprises chinoises par les banques d'affaires, outre leurs propres liquidités (qui sont considérables..) encourageront les plans d'expansion à l'étranger, d'autres mesures pour s’opposer à la baisse du taux de profit, et l'internationalisation de la monnaie.

Que dire ? L’Italie avait tous ces outils. Ils ont été démantelés en deux décennies. Où est notre pays aujourd'hui et où se trouvera la Chine dans quelques années? Il ne reste plus qu’à reprendre ce que disait le juriste, mais pas moins communiste pour autant, Guido Rossi : marché et démocratie sont des vœux pieux.

Enfin, il est curieux qu’en occident, les banques d'investissement ne vivent uniquement que de la drogue monétaire gratuite de leurs banques centrales, tandis qu'en Chine avec la création de banques d'affaires on travaille à réduire l'espace de la banque de l'ombre pour canaliser les ressources vers l'économie productive. Au cours des dernières semaines, la banque d'investissement française Natixis a communiqué un graphique où l’on voit que sur les trente dernières années, à l'explosion de la masse monétaire occidentale correspond peu à peu le ralentissement de la croissance puis la récession-stagnation. La Chine s'est engagée à réduire de manière drastique la masse monétaire en circulation. Qui sait pourquoi, peut-être sera-t-elle disciple de l'école autrichienne ? Ou bien entend-elle la finance pour ce qu’elle devrait être, à savoir un instrument au service de l'économie réelle ? Or ‘le Manifeste’ n’en pipe pas mot : « ligne noire ». Il y a d’étranges communistes en Italie.



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note du traducteur :

[i] [i]Adam Smith à Pékin : Les promesses de la voie chinoise [« Adam Smith in Beijing: Lineages of the Twenty-First Century »]



Edité le 06-12-2013 à 23:55:21 par Xuan




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Le troisième texte, beaucoup plus succinct mais tout aussi instructif puisqu'il émane d'un responsable du bureau de traduction chinois, pressenti pour venir aux rencontres de Vénissieux, répond aux militants du réseau "faire vivre le pcf", organisateurs de cette manifestation, précisément sur les questions soulevées par le premier article :


"Votre question est bien posée, c'est discutable, car de la discussion jaillit la vérité.
Je crois qu'il y a un malentendu. Quand nous disons que le marché jouera un rôle décisif dans l'affectation des ressources, ça s'applique aux rapports entre le marché et le gouvernement chinois. Comme vous le savez, la Chine a longtemps appliqué une économie directrice hautement planifiée et centralisée. C'était l'administration qui avait le dernier mot pour le prix de marchandises.

Depuis la réforme qui a commencé en 1978, cela a beaucoup changé, mais il existe encore des vestiges à tous les échelons du gouvernement.
Par exemple, les gouvernements locaux interviennent trop fort dans les industries qui leur appartiennent, ils vont même jusqu'à protéger les entreprises vétustes à leur propre compte.
Dans certaines entreprises d'Etat, le monopole des ressources et des marchés prédomine. Cela porte préjudice au développement des forces productives.
Il ne s'agit pas, pour cette proposition, des rapports entre le marché et la société. Nous ne croyons pas au dogme d'Adam Smith concernant la force magique de la main invisible, nous nous opposons au néolibéralisme, à l'intégrisme du marché.
Il y a toujours des lacunes et des dysfonctionnements de marché.
L'Etat prend toujours la responsabilité de fournir les bons publics.

Nous envisageons de procéder chez nous à une réforme visant à rectifier le rôle du gouvernement, car, autrefois le gouvernement était trop arbitraire, et cela a abouti à une distorsion des rapports économique et constitue une entrave pour réaliser la justice sociale.
Cela ne s'explique pas en un ou deux mots, nous en parlerons en détail plus tard.

Je tiens à vous remercier sincèrement pour le bon accueil que vous réserviez à mes collègues, et j'espère surtout vous rencontrer à Beijing".

Li Qiqing ex directeur du CCTB

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Un article un peu long, technique, abstrait et parfois pas très compréhensible, sans doute à cause de la traduction et des particularités de la Chine, mais un élément très important des réformes en cours, notamment sur la fiscalité.

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Établir un système financier moderne


Sur Theory Chine
Mis à jour le 8/1/2014
Par LOU Jiwei - Le Quotidien du Peuple (Version 07, 16 décembre 2013)


Ayant une vision globale et faisant face au futur, la troisième Session plénière du 18e Congrès du PCC a fixé la stratégie d’établir un système financier moderne, pour bien s’adapter aux règles de développement des pays modernisés. Cette stratégie est le maillon clé pour approfondir tous azimuts la réforme, perfectionner le système socialiste à caractéristiques chinoises et construire une société de moyenne aisance. Tout cela aura une portée historique pour la réalisation du rêve de la Chine.

Le besoin important et urgent d’établir un système financier moderne


L’ajustement du système financier représente le rapport entre gouvernement et marché, gouvernement et société, autorités centrales et locales, il concerne l’économie, la politique, la culture, la société et l’écologie. Depuis toujours, le Comité central du PCC et le Conseil des affaires d’État accordent une grande importance à la réforme fiscale et financière. De la globalisation des recettes et dépenses à l’assignement fiscal, en passant par la prise à forfait, la nouvelle Chine a exercé plusieurs réajustements fiscaux depuis sa fondation. En 1994, la réforme de l’assignement fiscal constitue un jalon. L’établissement et le réajustement du système d’assignement fiscal ont permis un bon fonctionnement et jeté une base solide pour le système financier moderne. Ces mesures ont encouragé l’initiative créative des régions et entreprises pour la croissance à bénéfices mutuels de la puissance financière et de l’économie, elles ont renforcé le macrocontrôle de l’autorité centrale et contribué à l’établissement du système socialiste de l’économie du marché, à l’ouverture et au développement stable.

Actuellement, la Chine est entrée dans une phase déterminante pour la construction d’un pays de moyenne aisance, ce qui constitue non seulement une opportunité sans précédente de développement, mais aussi un grand défi avec des risques sans pareils, notamment le développement déséquilibré, désaccordé et non durable. Ces problèmes sont en partie dus à l’insuffisance de la réforme fiscale. Au fur et à mesure de l’évolution de la situation intérieure et extérieure, les avantages du système fiscal en usage se dégradent. Premièrement, le système de contrôle budgétaire est moins intégral, scientifique, efficace et transparent, il vise surtout l’équilibre des recettes et des dépenses, tandis que le contrôle budgétaire des dépenses semble faible, ce qui pourrait nuire à la gestion fiscale en vertu de la loi et à la supervision par l’Assemblée populaire. Deuxièmement, le système financier et fiscal n’est pas adapté à la nouvelle situation du développement, de la réforme et de la reconversion, il se montre faible surtout face à la surcapacité, à la régularisation des recettes, à la promotion de l’économie des ressources, à la protection de l’environnement et à la surabondance des politiques préférentielles. Ce qui n’est pas profitable à la concurrence équitable et à la construction du marché uniformisé. Troisièmement, dans les compétences et les responsabilités des dépenses, la division entre les autorités centrales et les autorités locales n’est pas assez nette, rationnelle et normale. Le système de paiement du transfert des dépenses n’est pas complet. Sur le plan des projets, le nombre trop grand, l’envergure trop ambitieuse, les capitaux trop dispersés, entravent souvent le besoin de coordination. Cela empêchera de construire un système financier dont les moyens s’adaptent aux besoins responsables et de promouvoir la parité dans l’accès des services publics fondamentaux. Quatrièmement, les recettes financières augmentent moyennement ou lentement, tandis que les demandes rigides des dépenses sont en croissance rapide. D’ailleurs, la structure des dépenses se sclérosant, les déficits financiers et les risques d’endettement s’aggravant, les finances seront confrontées à plusieurs défis à moyen ou long terme.

Approfondir la réforme fiscale, établir un système financier moderne, ce sont les besoins de perfectionner le système socialiste de l’économie du marché, d’accélérer la reconversion des attributions des pouvoirs publics, de changer le mode de développement économique et de faire avancer la société économique de façon durable et stable. C’est aussi la garantie de raffermir la structure administrative d’un état moderne et de donner au pays une stabilité durable. Actuellement et dans les années qui viennent, pour appliquer pleinement l’esprit de la 3e Session du 18e Congrès du PCC, à la lumière de la théorie de Deng Xiaoping, du concept fondamental de la Triple représentativité et du Concept du développement scientifique, nous devons respecter les principes de l’économie du marché socialiste, prendre pied sur la réalité chinoise, nous inspirer des expériences des pays étrangers, nous baser sur le système en vigueur, marier l’héritage et la création, mener en profondeur la réforme financière et fiscale. Tout cela pour établir au plus vite un système financier moderne qui sera profitable pour reconvertir le mode de développement économique, établir un marché uniformisé équitable et promouvoir l’égalité d’accès aux services publics fondamentaux.

Établir un système complet, normal, transparent et efficace dans la gestion des budgets pour un gouvernement moderne


Dans un gouvernement moderne, le système budgétaire est à la base du système moderne des finances. Une préparation budgétaire scientifique et complète, une exécution budgétaire normale et efficace, un contrôle budgétaire ouvert et transparent, ces trois conditions se raccordent et se conditionnent. C’est le noyau d’un système moderne du contrôle budgétaire. Actuellement, il faut souligner les réformes suivantes :

Améliorer le mode de contrôle annuel des budgets. En fonction des règlements relatifs aux budgets, la ratification des budgets comprend les revenus, les dépenses et l’équilibre entre les recettes et les dépenses, ce dernier se trouve au centre. À cette place, l’envergure des dépenses et les politiques ne sont pas à la même hauteur. Cela causerait facilement le problème de la procyclicalité, c’est-à-dire que lorsque l’économie ralentit, des bureaux financiers et fiscaux perçoivent trop d’impôts pour accomplir leurs tâches. Cela aggrave les problèmes économiques. En revanche, lors d’une surchauffe de l’économie, ces bureaux, une fois leurs tâches achevées, retardent la perception des impôts obligatoires, ce qui aggrave la surchauffe. Ces actions ne sont pas conformes à la perception des impôts en vertu des lois et nuisent à l’efficacité du réglage contre-périodique du gouvernement. C’est pourquoi La Décision a indiqué qu’au lieu de s’occuper de l’équilibre budgétaire et de l’envergure des déficits, le point principal de l’examen budgétaire devait être déplacé vers l’envergure et la politique des dépenses. En même temps, au lieu d’une restriction, le budget des recettes doit comprendre une anticipation. C’est une réforme importante dans le système de ratification budgétaire, elle profitera au contrôle par l’Assemblée populaire sur le budget du gouvernement, à l’amélioration du macroréglage gouvernemental et de la perception des impôts en vertu des lois.

Il faut établir un système d’équilibre budgétaire chevauchant sur deux années. Du contrôle de l’équilibre des recettes et des dépenses, le point fondamental de l’examen budgétaire passe à la politique des dépenses, de même, le budget des revenus doit prévoir l’anticipation au lieu de la restriction. Il ne sera pas rare de voir le résultat de l’exécution budgétaire différer de l’équilibre prévu par le budget, en particulier les déficits du budget annuel qui dépasseraient les prévisions. Il faut réglementer l’usage des revenus hors de la norme ; lesdits revenus ne doivent pas être dépensés dans la même année. Si l’exécution du budget annuel a des déficits, il faut établir un mécanisme de réparation chevauchant sur deux années. Pour assurer la continuité de la politique financière, il faut tracer une ligne d’alerte pour le total des déficits annuels à l’échelle nationale. Pour réaliser la balance budgétaire à cheval sur deux années, il faut réfléchir sur la gestion à mi-temps des budgets pour renforcer la prospective et la continuité de la politique financière.

Un système de liaison pour arranger et réglementer les dépenses importantes. Selon les statistiques, les dépenses importantes en liaison avec l’augmentation des recettes et des dépenses ou avec le PIB concernent notamment l’éducation, les sciences et techniques, l’agriculture, la culture, les soins médicaux, l’assurance sociale et le planning familial. En 2012, les dépenses pour ces 7 secteurs représentaient 48 % du total des dépenses financières du pays. À une certaine époque, ce système de liaison a contribué au développement de ces 7 secteurs. Mais il est inévitable que ce système ait figé la structure des dépenses, démembré l’arrangement budgétaire des autorités locales, rendu plus difficile la planification générale des finances du gouvernement. N’étant pas conforme à la loi du développement social, ce système suscite la rivalité et provoque l’incohérence entre l’investissement et le développement, l’absence de cible pour le financement et les dépenses excessives. Ce sont les causes principales du paiement fréquent des transferts spéciaux, de l’impossibilité de transparence globale du contrôle budgétaire, de la répétition et de la faible efficacité des investissements. Ainsi, La Décision a indiqué qu’« il faut arranger et réglementer les affaires dont les dépenses importantes sont liées à l’augmentation des recettes et des dépenses ou au PIB. Il est conseillé de ne pas faire cette liaison. » Ces mesures favoriseront le ciblage, l’efficacité et la continuité de la politique financière. D’une façon réaliste, les bureaux financiers aux différents échelons doivent mener à bien l’arrangement et le réglage des dépenses, et continuent à donner la priorité à ces domaines pour garantir le bon fonctionnement des investissements.

Perfectionner le système de paiement de transfert. Améliorer le mécanisme de croissance stable de paiement de transfert général. Agrandir l’envergure et la proportion du transfert général des paiements, mettre en valeur les avantages des autorités locales qui sont près des échelons de base et de la gestion, renforcer la balance financière entre les régions, promouvoir les transferts dans les vieilles régions révolutionnaires, les régions peuplées d’ethnies minoritaires, les zones frontalières et les régions pauvres. La brèche de finance locale causée par la politique de l’autorité centrale pourra être réglée en principe par le biais du paiement de transfert. Arranger, intégrer et réglementer les projets spéciaux de paiement de transferts. Réduire le nombre des projets de paiement de transfert, réunifier les projets qui se répètent et s’entrecroisent, enlever graduellement les financements spéciaux compétitifs et les financements locaux additionnels, contrôler rigoureusement les projets spéciaux de nature indicative, assistante et urgente. Il faut discerner les projets qui restent, ceux qui sont des affaires locales et qui ont un chiffre relativement stable doivent se classer au paiement de transfert général. Au fur et à mesure du développement économique, il faut arranger les projets de paiement de transfert.

Créer un système de gestion des dettes gouvernementales. Pour consolider la gestion des dettes gouvernementales, prévenir et dissiper les risques financiers, La Décision a indiqué qu’il faut « établir un système de rapport de synthèse des finances du gouvernement pour lier le pouvoir à la responsabilité, instaurer un système rationnel de gestion des dettes centrales et locales et un système de prévention contre les risques. » Cela signifie qu’il faut fonder un système de gestion de la distribution des prêts locaux sur la base de l’évaluation de la note de crédit des gouvernements locaux.

Appliquer un système normal et transparent de budget. Nous devons nous inspirer des expériences des pays étrangers, partir des conditions spécifiques de notre pays, mettre l’accent sur la conception au niveau supérieur, concrétiser l’exécution, porter activement mais sans précipitation les budgets à la connaissance de tous. Nous devons aussi élargir progressivement l’envergure de cette transparence, publier en détail le contenu des budgets, perfectionner sans cesse le mécanisme de transparence des budgets, renforcer le contrôle sur la transparence budgétaire et appliquer graduellement le système normal de transparence budgétaire.

Établir un système fiscal favorable au développement scientifique, à l’égalité sociale et à l’uniformisation du marché


À l’époque actuelle, il faut que nous tenions compte des aspects suivants pendant l’approfondissement de la réforme du système fiscal :

1. La réforme fiscale doit être favorable à la transformation du mode du développement économique, au réajustement de la distribution des richesses sociales, à l’économie d’énergie et de ressources, à la protection de l’environnement et au développement durable de l’économie et de la société.

2. La réforme fiscale doit insister sur la liaison entre les impôts et les frais, la coexistence de l’augmentation et de la diminution et la maintenance de la stabilité relative du fardeau fiscal au niveau macroéconomique. Il est nécessaire de prendre en compte le développement de la cause nationale, les besoins normaux de la population et la concentration rationnelle des richesses, mais aussi des autres aspects, en particulier la capacité de résistance des entreprises et du peuple.

3. La réforme fiscale doit permettre de former d’importants impôts locaux et d’encourager l’enthousiasme et l’autonomie dans l’organisation des ressources locales.

4. Éviter de créer autant que possible de nouveaux impôts, simplifier et regrouper les impôts et les taux d’impôts actuels de façon convenable. La conception du système fiscal doit être la plus simple et la plus transparente possible, le droit d’évaluer librement doit être restreint, le coût de la perception et de l’administration des impôts doit être abaissé.

5. Accélérer le processus de la législation fiscale et promouvoir la gestion fiscale conformément aux lois.

Développer davantage la fonction de réajustement des taxes sur la consommation. Avec le développement de l’économie et de la société et la hausse du niveau de vie de la population apparaissent des problèmes du système fiscal en vigueur sur la consommation : le cadre d’imposition est étroit, les maillons de la perception des taxes sur la consommation sont trop simples et obsolètes, la base d’imposition est assez basse, la structure du taux de fiscalité n’est pas rationnelle, etc. Le rôle de réglementation que le système actuel exerce sur les comportements de consommation reste généralement faible et une réforme du système fiscal sur la consommation est urgente. Les points-clés de cette réforme sont les suivants : s’adapter au développement économique et social ainsi qu’aux changements du niveau de vie de la population, élargir de façon convenable l’étendue des taxes sur la consommation, encadrer les produits à forte consommation d’énergie, gravement polluants et des produits de luxe dans le système fiscal de consommation ; réajuster les maillons de la perception, réduire la dépendance du gouvernement à l’égard des taxes de la procédure de production, promouvoir la résolution des problèmes de la construction redondante et de la surcapacité et s’efforcer d’élever la qualité du développement économique ; réajuster certaines taxes et certains taux d’imposition pour mieux remplir le rôle de réglementation des taxes sur la consommation.

Accélérer la législation de la fiscalité immobilière et faire progresser en temps opportun les réformes concernées. Perfectionner les systèmes de la fiscalité immobilière, afin de stabiliser les attentes du marché, guider la population dans la formation du sens rationnel sur la consommation immobilière, assurer des recettes continues et stables aux gouvernements locaux. Appliquer les principes actifs et progressifs, résumer sérieusement les expériences de la réforme de la fiscalité immobilière, créer des taxes et annuler des frais selon des arguments satisfaisants, réduire de façon appropriée le fardeau fiscal dans la construction et l’opération commerciale, taxer davantage la propriété foncière.

Accélérer la réforme des taxes sur les ressources. Dans une perspective de développement économique, l’ancienne fiscalité en fonction de la quantité conduit souvent à un fardeau fiscal faible et ne permet pas de bien exercer la fonction d’encouragement à l’économie des ressources et à la protection de l’environnement. Une réforme est urgente. Les points clés consistent à promouvoir la fiscalité en fonction des ventes d’importants produits minéraux comme le charbon et réajuster des frais concernés. Élever de façon convenable les autres taxes sur les ressources basées encore sur la quantité pour que les taxes puissent mieux exercer leur fonction de réajustement.

Promouvoir la transformation des frais en impôts environnementaux. Pour que les taxes puissent exercer davantage leur fonction de réajustement au niveau de la construction d’une société économe en ressources et respectueuse de l’environnement, il faut insister sur les principes de mettre l’accent sur les taxes en annulant les frais, de progresser par étapes, de charger rationnellement et de favoriser l’administration d’imposition, se référer aux pratiques internationales et transférer les frais payés pour les eaux usées en taxes environnementales. La réglementation du taux fiscal doit prendre en compte plusieurs éléments comme les critères en vigueur des frais des eaux usées, le coût réel de la gestion, le coût des dégâts environnementaux et la situation réelle de la perception des frais.

Promouvoir globalement la réforme de la TVA. Conformément au principe de la neutralité fiscale, il faut remplacer globalement la taxe professionnelle par la TVA, établir un système normal et consommateur de TVA répondant aux lois du développement industriel, éliminer les phénomènes de double imposition, faire mieux jouer le rôle positif du marché, encourager la vitalité des entreprises, promouvoir la restructuration industrielle et l’innovation du modèle commercial. En exerçant une pratique globale de remplacement de la taxe professionnelle par la TVA dans le secteur des transports et une partie du secteur des services modernes, les autres industries de services devront s’engager étape par étape dans la réforme pour accomplir l’objectif de remplacer globalement la taxe professionnelle par la TVA proposé dans le 12e plan quinquennal. En même temps, il faut simplifier rationnellement le taux fiscal.

Arranger et réglementer les politiques fiscales préférentielles. Actuellement, il existe beaucoup de zones fiscales préférentielles, presque toutes les provinces bénéficient de politiques préférentielles approuvées ou en attente d’approbation. Certains gouvernements locaux et bureaux fiscaux n’appliquent pas strictement les lois ou appliquent leurs politiques locales. Les taxes sont ainsi réduites ou annulées sous forme déguisée, ce qui forme un point aveugle dans l’efficacité des politiques. La surabondance des politiques fiscales préférentielles locales est défavorable à l’accomplissement de l’amélioration structurelle et l’égalité sociale, à la concurrence équitable et la construction de l’environnement du marché uniformisé. Elle ne répond pas aux demandes du système financier moderne. C’est pourquoi La Décision stipule précisément que « selon les principes d’uniformiser le système fiscal, de rechercher un fardeau fiscal équitable et de favoriser la concurrence loyale, il faut renforcer la réglementation et la gestion des politiques fiscales préférentielles, notamment celles des politiques fiscales préférentielles locales. Toutes les politiques fiscales préférentielles doivent être arrêtées par des lois fiscales spécifiques, il faut arranger et réglementer les politiques fiscales préférentielles. »

Perfectionner les systèmes financiers aux niveaux central et local pour faire correspondre les richesses financières aux compétences officielles


L’expression de la correspondance entre les richesses financières et les compétences officielles est très inclusive et traditionnelle. La Décision définit la façon d’arranger scientifiquement les richesses financières et les compétences officielles.

Compléter la division des compétences et des responsabilités de dépense entre les autorités centrales et les autorités locales. Actuellement, cette division n’est pas suffisamment claire, rationnelle et normale, ce qui empêche l’uniformisation du marché, la justice judiciaire et l’égalité d’accès aux services publics fondamentaux. Certaines affaires à la charge des services centraux sont remises aux services locaux, certaines affaires appropriées aux compétences locales occupent une grande énergie des services centraux. En même temps, il existe une grande superposition des responsabilités entre les autorités centrales et les autorités locales et aussi beaucoup de chevauchements dans la gestion. Objectivement parlant, cette conjoncture donne aux autorités locales une charge d’affaires inappropriée au point que les autorités centrales sont obligées de créer d’importants programmes de paiements de transfert spécifiques pour subventionner les autorités locales. Cette structure entraîne facilement des phénomènes de « courir après les hauts responsables pour l’allocation de fonds » et de « distribuer des fonds de façon égalitaire » dans la distribution de fonds, les interventions des autorisés centrales causées par ce déséquilibre de la distribution de fonds dans la pratique de compétences des autorités locales limite l’autonomie et l’initiative des autorités locales. Cette structure empêche aussi l’harmonie des esprits d’initiative des autorités locales à assumer les affaires des autorités centrales, conduit à des conflits de la pratique du pouvoir et gêne l’uniformisation et la justice du marché. Afin d’appliquer pleinement les demandes stipulées dans La Décision, sur la base de l’établissement du système financier moderne, la transformation des fonctions du gouvernement et la division rationnelle entre le gouvernement et le marché, il faut réfléchir sérieusement à la sphère bénéficiaire des affaires publiques, à la complexité et à l’asymétrie des informations, à l’autonomie et à l’initiative des autorités locales, à la division rationnelle de compétences et des responsabilités de dépenses entre les autorités centrales et les autorités locales.

1. Renforcer de façon appropriée les compétences des autorités centrales. Concentrer dans les compétences centrales les affaires importantes concernant l’uniformisation nationale des décrets, la maintenance du marché uniformisé, la promotion de l’harmonie des régions et la sécurité dans tous les domaines de l’État, comme la défense nationale, les affaires étrangères et la sécurité nationale. Tout cela dans le but de réduire les affaires déléguées, de renforcer l’administration uniformisée de l’État et d’améliorer la qualité et la compétence des services publics de l’État.

2. Préciser les compétences partagées entre les autorités centrales et les autorités locales. Encadrer dans les compétences partagées entre les autorités centrales et locales les produits et services publics ayant une priorité informatique de gestion locale et une influence assez importante sur les autres régions, comme la protection sociale et la construction et le maintien de grands programmes interrégionaux.

3. Encadrer précisément les services publics locaux dans les compétences locales. Les autorités locales doivent prendre la responsabilité des affaires ayant une priorité informatique locale, un désavantage externe et concernant principalement la population locale, pour que le gouvernement puisse prendre davantage l’initiative et mieux satisfaire aux besoins des services publics locaux.

4. Réajuster les responsabilités de dépenses des autorités centrales et des autorités locales. Sur la base de la précision de compétences, il faut clarifier profondément les responsabilités de dépenses centrales prises par les autorités centrales, les responsabilités de dépenses locales prises par les autorités locales et les responsabilités partagées par les deux autorités. Les autorités centrales peuvent transférer une partie de leurs compétences et responsabilités de dépenses aux autorités locales. En fonction de la division de compétences et de responsabilités de dépenses, conformément aux dispositions de la loi, les autorités centrales peuvent transférer de moyennes responsabilités de dépenses aux régions à faibles richesses financières, les autorités provinciales doivent également assumer la responsabilité d’équilibrer les différents niveaux de richesse dans leur région, établir et perfectionner le système de transfert de responsabilité de dépenses en dessous du niveau provincial.

Préciser la division des recettes entre les autorités centrales et les autorités locales. Selon La Décision, « il faut maintenir la stabilité globale de la situation des pouvoirs financiers des autorités centrales et des autorités locales, en se référant à la réforme fiscale et considérant la nature des impôts, pour préciser la division entre les recettes des autorités centrales et des autorités locales. » Cette demande fait référence à la situation réelle de compétences et de responsabilités de dépenses assumées par les gouvernements locaux, aussi assure-t-elle non seulement le bon accomplissement des compétences des autorités centrales et la pratique d’importantes décisions, mais aussi les intérêts acquis et la création des impôts locaux, l’initiative des autorités locales, ce qui est favorable à la formation d’un consensus sur la réforme et la bonne progression de la réforme. Pour appliquer pleinement La Décision, en vertu des différentes natures des impôts, et en vertu des principes d’égalité, de facilité et d’efficacité, il faut diviser rationnellement les impôts, classer totalement ou majoritairement parmi les impôts centraux les impôts fluctuant périodiquement, ayant une importante fonction de redistribution, dont la base d’imposition est déséquilibrée et a une assez grande fluctuation, et facile à transférer. Les autres impôts évidemment bénéficiaires et locaux, n’exerçant pas de grande influence directe sur le fonctionnement de la macroéconomie, doivent être classés totalement ou majoritairement parmi les impôts locaux, dans l’objectif d’encourager l’initiative des autorités centrales et locales et de donner une garantie politique à l’accomplissement d’une société de moyenne aisance sur les plans économique, politique, culturel, social et écologique.

Yin Weimin

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Un article important malheureusement disponible seulement en anglais ici. Traduction Google.


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Aligner notre façon de penser avec les principes fondamentaux de la troisième session plénière du dix-huitième Comité Central du PCC


Par: Xi Jinping
De: Édition anglaise de Qiushi Journal
Vol. 6 n ° 3 Juillet 1, 2014 -


Xi Jinping secrétaire général du Comité central du PCC, président de la République populaire de Chine, et président de la Commission militaire centrale du PCC-délivre un discours important lors de la session d'ouverture d'un séminaire sur l'approfondissement de la réforme globale. Le 17 Février 2014, de hauts responsables provinciaux et niveau ministériel ont convergé à l'Ecole du Parti du Comité central du PCC pour un séminaire spécial sur la préhension et la mise en œuvre des principes directeurs de la troisième session plénière du Comité central du PCC dix-huitième et complète l'approfondissement réforme. / Photo Xinhua journaliste Li Xueren

Seulement en unifiant la pensée et la volonté de l'ensemble du Parti que nous serons en mesure d'unifier la pensée et la volonté du peuple de tous les groupes ethniques en Chine, et alors seulement nous serons en mesure de se engager dans un effort concerté pour faire avancer la réforme majeure.

En relation avec les pensées directeurs, approches générales, les objectifs et les tâches qui ont été identifiés par la session plénière, je voudrais mettre en avant certaines exigences en matière de mise en œuvre des principes directeurs de cette session plénière.

Premièrement, nous devons considérer l'amélioration et le développement du système socialiste aux caractéristiques chinoises et promouvoir la modernisation de notre système national de gouvernance et de la capacité de gouvernance que l'objectif global de nos efforts pour approfondir globalement la réforme. En 1992, Deng Xiaoping a prédit qu'il faudrait la Chine une autre 30 années pour former un ensemble complet de systèmes bien développés et relativement fixes. Sur la base de la réflexion stratégique de Deng Xiaoping, cette séance plénière a introduit l'idée de promouvoir la modernisation de notre système national de gouvernance et de la capacité de gouvernance. La modernisation de la gouvernance nationale constitue une exigence inhérente à l'amélioration et le développement du système socialiste aux caractéristiques chinoises, étant une partie essentielle de nos efforts pour parvenir à la modernisation socialiste. Notre décision de se concentrer sur la question de la réforme approfondissement complète lors de cette session plénière est-ce que, pour promouvoir la réforme dans tous les domaines, par opposition à la promotion des réformes dans un seul domaine ou plusieurs domaines-ont été réalisés en tenant compte des considérations générales concernant notre gouvernance nationale système et la capacité de gouvernance.

Système national de gouvernance d'un pays et de la capacité de gouvernance représentent un mode de réalisation concentré des systèmes de ce pays et sa capacité à appliquer ces systèmes. Système national de gouvernance de la Chine peut être comprise comme un ensemble complet de systèmes nationaux étroitement liés et coordonnés à travers laquelle le pays est gouverné sous la direction du Parti. Il se compose d'institutions, mécanismes, lois et règlements en matière d'économie, la politique, la culture, la société, le progrès écologique et l'édification du Parti. La capacité de gouvernance nationale de la Chine se réfère à notre capacité d'administrer diverses affaires sociales par l'application des systèmes nationaux. Cela inclut la promotion réforme, le développement et la stabilité, de manutention affaires intérieures, des affaires étrangères et de la défense nationale, et régir le Parti, l'État et les forces armées. Système national de gouvernance et de la capacité de gouvernance complément à une autre d'un pays pour former un tout organique. Nous disons cela parce que d'un système de bonne gouvernance est essentielle pour l'amélioration de la capacité de gouvernance, alors que l'amélioration de la capacité de gouvernance est une condition préalable nécessaire pour exercer pleinement l'efficacité d'un système de gouvernance.

En fait, la question de la façon dont une société socialiste, qui représente une toute nouvelle forme de société-devrait être régie est une que le socialisme mondial n'a jamais été en mesure de répondre de manière satisfaisante dans le passé. Marx et Engels ne ont jamais réellement rencontré la gouvernance globale d'un pays socialiste dans la pratique, et la plupart de leurs théorisations sur la société de l'avenir ont pris la forme de prédictions; Lénine est décédé quelques années seulement après la Révolution d'Octobre, ne jamais avoir le temps de plonger profondément dans cette affaire; et alors que l'Union soviétique a réussi à gagner quelques expériences pratiques à travers ses explorations, il a également fait quelques erreurs graves, et a finalement échoué à répondre à cette question de manière satisfaisante. Depuis son arrivée au pouvoir en Chine, le PCC se est engagé dans des efforts constants pour trouver une réponse à cette question. En dépit de graves faux pas le long du chemin, le PCC a accumulé beaucoup d'expérience, et a continué à faire de grandes réalisations dans le développement d'un système national de gouvernance et de la capacité de gouvernance. En outre, nos progrès à cet égard a été particulièrement remarquable depuis le lancement de la réforme et l'ouverture en voiture. La stabilité politique de la Chine, la croissance économique rapide, l'harmonie sociale et la solidarité ethnique sont en contraste frappant avec la tourmente continue qui a été vu dans certains pays et régions du monde. Cela démontre que notre système national de gouvernance et de la capacité de gouvernance sont généralement son, et qu'ils se adressent à notre situation nationale et aux besoins de notre développement national.

Dans le même temps, il convient également de noter qu'il existe encore de nombreuses lacunes dans le système de gouvernance nationale de la Chine et de la capacité-plusieurs gouvernance qui doivent être abordées de toute urgence, comme démontré par les besoins de développement économique et social de la Chine, les attentes de la publique, la concurrence internationale de plus en plus féroce que nous voyons à l'heure actuelle, et les exigences pour la réalisation d'une paix durable et la stabilité nationales. Pour atteindre véritablement l'harmonie sociale et la paix durable et la stabilité nationale, nous finirons par besoin de se appuyer sur nos institutions, sur notre excellente capacité de gouvernance nationale, et un contingent de fonctionnaires très compétents. Par conséquent, si nous sommes de mieux exercer la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises, nous devons promouvoir la modernisation de notre capacité nationale de système de gouvernance et de la gouvernance dans tous les domaines.

La clé de la promotion de la modernisation de notre capacité du système de gouvernance et la gouvernance nationale est de se adapter à l'évolution des temps. Non seulement nous devons réformer les institutions existantes, les mécanismes, les lois et règlements qui ne parviennent pas à répondre aux besoins de développement dans la pratique, mais nous devons aussi créer de nouvelles institutions, mécanismes, lois et règlements sur une base constante. Grâce à nos efforts visant à rendre les institutions dans divers domaines de sondeur et plus scientifiques, nous nous assurerons que Parti, national, et des affaires sociales sont gérées par des institutions prescrites, des normes et des procédures. Couché davantage l'accent sur l'amélioration de notre capacité de gouvernance, nous devrions favoriser une prise de conscience plus forte que les droits du gouvernement doivent être effectués en conformité avec les institutions et la loi, de plus en plus aptes à gouverner le pays par le biais des institutions et la loi, et de traduire nos différents institutionnelle avantages en un renforcement des capacités à diriger le pays, en vue d'améliorer la capacité du Parti à mener gouvernance scientifique, démocratique et de droit.

Deuxièmement, nous devons libérer davantage nos esprits, libérer et développer les forces productives, et davantage parti et de stimuler la vigueur de notre société. Ces trois «avantageuse», qui sont prescrits dans la décision que nous avons adoptée lors de cette session plénière, représentent les deux objectifs et conditions des réformes de la Chine. Libérer l'esprit sert comme condition préalable, être le «interrupteur général» qui met en mouvement nos efforts pour libérer et développer les forces productives et de libérer et de stimuler la vigueur de notre société. Sans libérer l'esprit, le Parti ne aurait pas pu la décision historique de mettre l'accent du Parti et du pays au développement économique et engager une politique de réforme et d'ouverture si tôt après la Révolution culturelle. Cette décision a contribué à ouvrir la voie à une nouvelle période historique de développement pour la Chine. Sans libérer l'esprit, le Parti aurait été incapable de promouvoir constamment des innovations théoriques et pratiques au cours de la pratique, de résoudre efficacement les divers risques et défis qui se en face d'elle, sans cesse pousser la réforme et l'ouverture vers l'avant d'entraînement, et de rester à l'avant-garde de l'époque. Libération et développement des forces productives et déchaînement et de stimuler la vigueur de la société ne sont pas seulement les résultats naturels de libérer l'esprit, mais sont également des fondations importantes pour libérer l'esprit plus loin.

En travaillant à construire une société modérément prospère à tous égards, réaliser la modernisation socialiste, et de réaliser le grand renouveau de la nation chinoise, notre tâche la plus fondamentale et la pression est de libérer et de développer les forces productives. Nos efforts pour libérer l'esprit et de libérer et de stimuler la vigueur de la société visent à mieux libération et développement des forces productives. Deng Xiaoping a dit une fois, "Révolution signifie l'émancipation des forces productives, et il en va de la réforme ... Après le système socialiste de base a été établie, il est nécessaire de changer fondamentalement la structure économique qui a entravé le développement des forces productives et d'établir une structure vigoureuse économique socialiste qui favorisera leur développement. " Grâce à nos efforts visant à approfondir la réforme, nous allons libérer la vitalité de tout travail, les connaissances, la technologie, l'expertise de gestion, et le capital, et faire jouer pleinement à toutes les sources de la richesse sociale. Dans le même temps, nous devons maintenir le juste équilibre entre la vitalité et l'ordre. Vitalité est nécessaire pour la promotion du développement social, mais cette vitalité doit être exercée d'une manière ordonnée. Une société qui est stagnante et dépourvue de vitalité ne sera jamais nous mènera nulle part, mais ni une volonté avec un courant qui ne peut pas être tenu en échec.

Nous avons dit que nous devons avoir une ferme confiance dans notre chemin, dans nos théories, et dans notre système. Pour ce faire, non seulement avons-nous besoin de force intérieure et de croyances solide comme le roc, mais nous devons aussi la force matérielle considérable pour soutenir cette force intérieure et croyances. Par conséquent, en se appuyant sur la réforme et l'innovation constante, nous devons nous assurer que le socialisme aux caractéristiques chinoises est plus efficace que le capitalisme à libérer et développer les forces productives, libérer et stimuler la vigueur de la société, et promouvoir le développement du bien-arrondie de personnes. Nous devons nous assurer que ce est mieux à stimuler l'enthousiasme, l'initiative et la créativité du peuple dans son ensemble; mieux à créer des conditions favorables pour le développement social; et mieux de gagner des avantages comparatifs dans la concurrence. Ce faisant, nous serons en mesure d'exercer pleinement la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises.

Troisièmement, nous devons nous concentrer sur la réforme économique et faire jouer son rôle en tant que force motrice. La décision que nous avons adoptée lors de cette session plénière décrit une feuille de route en six points pour l'approfondissement de la réforme globale, avec un accent particulier étant mis sur la besoin de se concentrer sur la réforme économique et faire jouer son rôle en tant que force motrice. À l'heure actuelle, l'état national de base de la Chine reste inchangée: le pays est encore au stade primaire du socialisme, et continuera de l'être pour une période de temps considérable à venir. Les matériels et culturels besoins sans cesse croissants de la population sont encore incapables de remplir par en arrière production qui social de la Chine constitue le principal problème dans la société chinoise à l'heure actuelle et le statut international de la Chine comme le plus grand pays en développement dans le monde ne est pas encore le changement . Ces faits dictent que le développement économique est encore la tâche centrale de l'ensemble du Parti.
Bon nombre des obstacles institutionnels et structurels qui freinent le développement scientifique se trouvent dans notre système économique. Cela indique que nos tâches dans la réforme économique sont loin d'être remplies, et que le potentiel de la réforme économique n'a pas encore été entièrement libéré. Par conséquent, de continuer à placer le développement économique de notre tâche centrale, il est essentiel que nous maintenons un engagement inébranlable à mettre l'accent sur la réforme économique.

La base économique détermine la superstructure. Les réformes économiques sont en mesure de jouer un rôle majeur en influençant et guider les réformes dans d'autres domaines. Ce est-à-dire la progression de la grande réforme économique détermine la progression des réformes structurelles dans de nombreux autres domaines, avec une seule étape ayant le potentiel d'affecter la situation globale. Dans sa Préface à la Contribution à la critique de l'économie politique , Karl Marx a déclaré: «Dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, qui sont indépendants de leur volonté, rapports de production appropriées à un stade donné de le développement de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, le véritable fondement, sur lequel se pose une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociale. " Comme nous travaillons à approfondir la réforme globale, nous devons continuer à faire la réforme économique au centre de nos efforts, se efforcent de faire de nouvelles percées dans des domaines importants et les aspects clés de la réforme économique, et, ce faisant promouvoir et mener des réformes dans d'autres domaines en même temps. De cette façon, nous serons en mesure de faire progresser divers aspects de la réforme d'une manière coordonnée, provoquant ainsi un état ​​de la cohésion, par opposition à diviser nos énergies individuelles parmi les réformes qui ne prennent pas l'intérêt général en compte.

Quatrièmement, nous devons continuer à orienter notre réforme économique vers l'économie de marché socialiste . Le Parti a identifié la mise en place d'une économie de marché socialiste comme une cible de la réforme de la Chine. Cela représente une innovation théorique et pratique importante que le Parti a fait au cours de ses efforts pour développer le socialisme aux caractéristiques chinoises. En identifiant ce but, nous avons trouvé la réponse à un problème majeur qui a longtemps intrigué les autres pays socialistes dans le monde.

Depuis plus de 20 ans, nous avons fait la promotion des réformes économiques ainsi que la réforme dans d'autres domaines en vue d'instaurer une économie de marché socialiste. Tout au long de ces efforts, nous avons réussi à atteindre une transformation historique d'une très centralisé, l'économie planifiée à une économie de marché socialiste entièrement revitalisé, et d'une société qui a été largement fermé à celui qui est ouvert sur le monde extérieur à tous égards . En un bond en avant historique, nous avons soulevé le niveau de vie de notre peuple de simple subsistance à modérer la prospérité, et fait de la Chine la deuxième plus grande économie du monde. Ces réalisations ont fait beaucoup pour faire ressortir l'enthousiasme de millions et de millions de Chinois. Ils ont favorisé le développement des forces productives, et plein d'énergie à la fois le parti et le pays.

Cependant, il convient également de noter que, bien que nous avons établi le cadre initial d'une économie de marché socialiste, notre système de marché est encore insuffisante, et notre marché est encore peu développé. En particulier, la relation entre le gouvernement et le marché n'a pas encore été clairement défini, et il ya un certain nombre de facteurs qui empêchent le marché de jouer efficacement son rôle dans l'allocation des ressources. Pour cette raison, des efforts ardus seront encore nécessaires si nous voulons accomplir la tâche stratégique d'accélérer l'amélioration de l'économie de marché socialiste, qui a été énoncé dans le rapport à la dix-huitième Congrès national du PCC.

En continuant à orienter notre réforme économique vers l'économie de marché socialiste, notre tâche principale devrait être de bien équilibrer la relation entre le gouvernement et le marché, de sorte que le marché est en mesure de jouer un rôle décisif dans l'allocation des ressources alors que le gouvernement est en mesure d'exercer son rôle plus efficacement. Cela représente une autre avancée majeure théorique et pratique que le Parti a fait.

Continuer à orienter notre réforme économique vers l'économie de marché socialiste ne représente pas seulement le principe de base des réformes économiques de la Chine, mais constitue également une base importante pour l'approfondissement de la réforme globale. Alors que nos initiatives pour permettre au marché de jouer un rôle décisif dans l'allocation des ressources porteront principalement sur l'réformes économiques, ils seront inévitablement exercer une influence sur la politique, la culture, la société, le progrès écologique, et l'édification du Parti ainsi. Par conséquent, nous devons coordonner les réformes dans différents domaines afin qu'ils procèdent en ligne avec l'objectif d'établir une économie de marché socialiste sonore. Dans le même temps, nous devons aussi nous assurer que les aspects pertinents de la réforme dans chacun de ces domaines peuvent mieux répondre aux nouvelles exigences pour le développement de l'économie de marché socialiste.

Cinquièmement, nous devons considérer la promotion de l'équité sociale et de la justice et d'améliorer le bien-être du peuple que le but fondamental de nos initiatives visant à approfondir la réforme. Depuis le lancement de la réforme et l'ouverture de route, d'immenses réalisations de la Chine dans le développement économique et social ont fourni avec fondations matérielles solides et des conditions favorables à la promotion de l'équité sociale et la justice. Malgré cela, cependant, nous devons admettre que notre niveau actuel de développement, les violations des principes d'équité et de justice sociale sont encore monnaie courante dans notre société. En particulier, la Chine a continué à se développer économiquement et socialement et le niveau de vie des gens n'ont cessé d'augmenter, le public a de plus en plus conscients des questions telles que l'équité, la démocratie, et les droits, et ont commencé à réagir plus fortement à des injustices sociales.

Ayant pleinement examiné et scientifiquement analysé la situation et les tendances de développement économique et social de la Chine actuelle, le Comité central du PCC détient que si ces problèmes ne sont pas résolus rapidement, ils seront non seulement de miner la confiance de la population dans la réforme et l'ouverture de route, mais ont également un impact négatif sur notre harmonie sociale et la stabilité. Le rapport à la dix-huitième Congrès national du PCC a clairement indiqué, "l'équité et la justice sont les exigences inhérentes du socialisme avec des caractéristiques chinoises. Nous devons, en se appuyant sur les efforts concertés de tous les peuples chinois et basée sur le développement économique et social, redoubler d'efforts pour développer les institutions qui sont vitales pour assurer l'équité et la justice sociale; établir progressivement un système pour garantir l'équité dans la société qui propose, entre autres choses, l'égalité des droits, égalité des chances, et des règles équitables pour tous; travailler dur pour créer un environnement social équitable; et garantir le droit des gens à participer à la gouvernance et à développer comme des égaux " .

Comme l'a souligné dans la décision que nous avons adoptée lors de cette session plénière, nous devons considérer la promotion de l'équité sociale et de la justice et d'améliorer le bien-être public, l'objectif fondamental de nos efforts visant à approfondir la réforme globale. Cela représente une exigence inhérente que nous devons relever en adhérant à l'objectif fondamental de notre Parti de servir le peuple de tout coeur. En travaillant à approfondir la réforme d'une manière globale, nous devons attacher une grande importance à la création d'un environnement social plus équitable, faire des efforts continus pour prévenir diverses violations des principes d'équité et de justice, et de veiller à ce que toutes les personnes puissent bénéficier des fruits du développement plus équitable et plus approfondie. Réforme sera à la fois sens et insoutenable se il ne parvient pas à apporter des avantages tangibles aux gens, si elle est incapable de créer un environnement social plus juste, et si elle devient une cause de plus grande injustice.

La réalisation de l'équité sociale et la justice est déterminée par de nombreux facteurs, parmi lesquels le plus important est notre niveau de développement économique et social. Les gens de différentes couches sociales et de différentes tendances idéologiques tendent à démontrer différentes perceptions et exigences d'équité sociale et de la justice à différents stades de développement et différentes périodes de l'histoire. Dans la promotion de l'équité sociale et la justice, nous devons placer les intérêts fondamentaux de l'écrasante majorité du peuple d'abord, et se permettre plus de considération à notre niveau de développement social, à notre situation sociale globale, et les intérêts de la population dans son ensemble que nous nous approchons de cette question. La plupart des violations des principes de l'équité et de la justice en Chine à l'heure actuelle sont les questions de développement, et peuvent être résolus par un processus constant de développement et par des arrangements institutionnels, les lois, les normes et les politiques de soutien. Par conséquent, nous devons maintenir un engagement fort pour prendre le développement économique comme notre tâche centrale, la promotion soutenue et un développement économique, et de faire de nouveaux efforts pour "faire grossir le gâteau," avec une vue d'établir les fondations d'un matériau plus résistant pour la sauvegarde sociale équité et de justice.

Cela dit, en aucune façon ce que cela signifie que nous avons l'intention d'attendre que notre économie est plus développé avant que les problèmes se attaquer relatives à l'équité sociale et la justice. Chaque période est caractérisée par ses propres problèmes-ce est vrai pour les deux sociétés très développées et les sociétés moins développées. Comme nous travaillons à "grossir le gâteau," nous avons aussi besoin de diviser équitablement. Il a longtemps été une croyance dans la société chinoise que l'inégalité est beaucoup plus inquiétant que veulent. Gardant cela à l'esprit, nous avons besoin de faire autant que possible pour promouvoir l'équité sociale et la justice sur la base d'un développement continu. En faisant le meilleur que nous pouvons dans le cadre de nos capacités, nous devons nous efforcer de faire des progrès continus vers nos objectifs de se assurer que chaque individu peut recevoir une éducation de qualité, que chaque personne qui travaille peut recevoir un salaire équitable pour le travail d'un jour dur, que chaque patient peut recevoir abordables et accessibles les soins médicaux, que chaque personne âgée peut recevoir des soins suffisants, et que chaque famille peut profiter de conditions adéquates de logement.

Institutions représentent une garantie importante pour l'équité et la justice dans toute société, quelle que soit développé que la société peut être. Grâce à l'innovation des arrangements institutionnels, nous devons nous efforcer de surmonter les violations des principes d'équité et de justice qui ont lieu en raison de facteurs humains, garantissant ainsi le droit des gens à participer à la gouvernance et à développer comme des égaux. Nous devons considérer le but de promouvoir l'équité sociale et de la justice et d'améliorer le bien-être public comme un miroir dans lequel nous pouvons réfléchir sur nos institutions, des mécanismes, des politiques et des règlements dans divers domaines. La réforme est nécessaire partout où des pratiques qui ne sont pas conformes aux objectifs de promotion de l'équité sociale et la justice sont présents; tout doit être placé au centre de la réforme où ces pratiques sont les plus importants. Nous devons répondre rapidement à des violations des principes de l'équité et de la justice qui sont imputables à des insuffisances dans nos arrangements institutionnels. Ce faisant, nous nous assurerons que nos arrangements institutionnels sont en mesure de mieux incarner le principe socialiste de l'équité et de la justice, et qu'ils sont plus propices à la réalisation, la sauvegarde, et de développer les intérêts fondamentaux de l'écrasante majorité de la population.

Sixièmement, nous devons compter fermement sur les masses dans la promotion des réformes . Les masses sont les créateurs de l'histoire et la source de notre force. Dès ses débuts, la réforme et l'ouverture de route a été profondément enracinée dans le peuple. Cela constitue la raison fondamentale pour laquelle les gens ont manifesté un appui sincère de réforme et d'ouverture, et pourquoi ils ont été aussi activement impliquée. La décision que nous avons adoptée lors de cette session plénière présente un résumé de l'expérience précieuse que nous avons acquise au cours de réforme et d'ouverture. Un des aspects les plus importants de notre expérience passée a été de souligner la nécessité de mettre les gens d'abord, en respectant le rôle principal qu'ils jouent, donnant jouer pleinement leur esprit créatif, et en se appuyant étroitement sur ​​eux tout en favorisant la réforme. Aucune réforme aura une chance de réussir sans le soutien et la participation du peuple. Mais tant que nous avons le soutien et la participation du peuple, il n'y a pas de difficulté ou un défi dans nos initiatives de réforme que nous ne pouvons pas surmonter. Par conséquent, en exécution de la ligne de masse du Parti, nous devons maintenir d'étroites affinités avec les gens, aux côtés du peuple à travers les moments difficiles et des moments de joie, et monter un effort commun avec les masses.

Dans le cas de toutes les grandes réformes, nous devons nous assurer que les grandes questions relatives à la réforme sont abordés et traités du point de vue du peuple. Nous devons mettre les intérêts du peuple d'abord comme nous faisons des plans de réforme et de prendre des mesures de réforme. Wang Fu, un philosophe de la dynastie des Han, a dit une fois, "Un oiseau ne peut pas se élever dans le ciel en utilisant une seule plume, et un cheval ne peut pas galoper en utilisant un seul sabot." Si la Chine veut voler haut et courir vite, il doit se appuyer sur la force de ses 1,3 milliard d'habitants.

Lorsque nous rencontrons des conflits d'intérêts complexes qui sont difficiles à équilibrer au cours de nos efforts pour promouvoir la réforme globale, nous devons permettre réfléchir sérieusement aux questions suivantes: Quelles sont les conditions réelles du peuple? Quelles sont les gens vraiment attendent? Comment pouvons-nous protéger les intérêts des gens? Les gens sont satisfaits de nos réformes? Pour se assurer que nos décisions de réforme sont profondément faits, il est important que nous largement sollicitons les opinions et les suggestions des gens, rapidement élaborer sur la nouvelle expérience que les gens ont gagné, et tirer pleinement parti des efforts actifs, d'affirmation de soi, et créatives des gens dans la promotion de la réforme. Ce faisant, nous serons en mesure de mettre en commun la sagesse et la force de l'écrasante majorité de la population dans un effort concerté pour pousser en avant la réforme.

(À l'origine paru dans Qiushi Journal , édition chinoise, n ° 1, 2014)
Cela fait partie d'un discours prononcé par Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, à la deuxième réunion de la troisième session plénière du Comité central du PCC dix-huitième le 12 Novembre 2013.


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