| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 26-12-2016 à 23:54:28
| Forum du Tiers Monde Pr Samir Amin, directeur du forum du tiers-monde : « Nous avons à imaginer une autre voie de développement fondée sur le maintien de lagriculture paysanne »
14 Déc 2016 Le soleil on line Pr Samir Amin, directeur du forum du tiers-monde : « Nous avons à imaginer une autre voie de développement fondée sur le maintien de lagriculture paysanne » Rencontré à Dakar, le directeur du Forum du Tiers-monde et, par ailleurs, président du Forum mondial des alternatives, Professeur Samir Amin, à lissue dun symposium, organisé tout récemment à Dakar, a bien voulu nous accorder cet entretien. Il revient, ici, sur la nécessité, pour les pays africains, dimaginer une autre voie de développement, fondée sur le maintien de lagriculture paysanne. Il estime que les commissions régionales africaines doivent plutôt développer des projets et des programmes de soutien mutuel de complémentarités économiques. A son avis, les marchés communs régionaux ne sont pas la réponse au problème du développement inégal. A votre avis, quelle est lopportunité de tenir une telle rencontre sur le thème de la souveraineté comme objectif central dans la lutte pour la démocratie et le progrès social durables en Afrique ? Je crois que ce forum ou cette rencontre qui, sans doute, nest pas plus parfaite que dautres, nest pas non plus si mauvaise. En tout cas, ce genre de débats est plus que nécessaire. Parce que, comme je lai dit, et je le répèterai peut-être encore une fois, le système économique, politique, social et culturel dans lequel nous vivons, a, dans ses deux dimensions, celle dite néolibérale, cest-à-dire du marché-roi et de labolition de toutes les contraintes qui pouvaient être imposées au capital, dune part, et sa mondialisation dans un monde qui a été construit sur des bases de linégalité et de la polarisation et qui le reste et le restera encore longtemps sans doute, dautre part. Ce système, à mon avis, na jamais été viable. Et la preuve en est donnée par son implosion ou la série dexplosions successives auxquelles nous assistons. Je cite un peu pêle-mêle, un certain nombre dévénements. Il y a eu le Brexit, la montée de laudience fasciste dans les élections de presque tous les pays européens. On vient dassister à la victoire électorale de Trump. Je considère toutes ces manifestations comme des manifestations de limplosion du système. Que ce soit de lUnion européenne comme sous-système du système de la mondialisation libérale ou que ce soient les explosions de systèmes nationaux, de sa gestion par la montée des voix des fascistes ou limplosion au cur même du système aux Etats-Unis par cette élection de Trump. Mais, il y a eu dautres manifestations de la non-viabilité de ce système que je dirais plus positive comme la victoire électorale de Syriza en Grèce et la montée des voix de Podemos en Espagne, pour ne prendre que ces deux exemple au cur du système européen, mais également les avancées démocratiques et progressistes en Amérique Latine qui ont occupé toute la première décennie du 21ème siècle avec Hugo Chavez, avec Luiz Inacio Lula da Silva, avec Evo Morales, avec Raphael Correa, etc. Même si cela a été suivi de retraite, il y a aussi dautres manifestations comme les deux remises en causes ambiguës et partielles de lordre international néolibéral par certain des pays dits émergents, en particulier par le plus cohérent et le plus puissant dentre eux, la Chine, mais également la Russie, tout au moins. Tout cela constitue des manifestations de la non-viabilité et de limplosion du système des peuples au Sud comme au Nord. Même les peuples du Sud sont les victimes des politiques daustérité continue, le chômage croissant, la précarisation du travail, la réduction des budgets des services sociaux (éducation, santé, etc.). Mais les ravages de ce néolibéralisme dans les sociétés du Sud sont encore dune violence bien plus marquée quils ne le sont dans le Nord. Ces victimes réagissent dune façon qui, jusquà présent, nest pas à la hauteur du défit, cest-à-dire ils ne parviennent pas à se cristalliser en une alternative positive et cohérente. Mais, ils rendent de plus en plus difficile la gestion du système par les forces politiques qui en ont la responsabilité jusquà présent. Nous sommes un réseau ou un réseau de réseaux de militants qui voudraient que leurs réflexions soient utiles aux luttes populaires, aux luttes des victimes du système. Nous ne pouvons pas développer notre propre stratégie dune manière efficace dans lignorance dun fonctionnement du système dont nous sommes victimes et dans lignorance ou dans une connaissance insuffisante des stratégies de ladversaire. Alors, cétait cela une des raisons importantes de la tenue de ce genre de réunion. Au cours des débats de votre symposium, il a été beaucoup question de la mondialisation dans tous ses aspects. Dans quelle mesure les questions soulevées durant cette rencontre, peuvent-elles être crédibles actuellement ? Cest très bien de poser la question sous cette forme, parce que quand vous dites au Sénégal et ailleurs dans le monde, il faudrait faire autre chose, on vous répond : « non la mondialisation lempêche, la rend impossible ». Quand vous dites, il faudrait développer des projets nationaux, en loccurrence disons sénégalais, on croit quon ne peut pas développer et aller très loin avec des projets exclusivement nationaux sénégalais, africains ou même ouest-africains par un circuit habituel et des complémentarités. Cest un chantage, une escroquerie. Il ny a pas quelque chose qui sappelle la mondialisation. Il y a une forme particulière de la mondialisation qui est celle qui est en place à lheure actuelle. La mondialisation est probablement vieille comme le monde, mais enfin, tout au moins la mondialisation des époques du monde moderne, elle nest pas non plus une chose nouvelle. Après tout, quest-ce cest que la colonisation sinon une forme extrêmement brutale de mondialisation qui est allée jusquà nier le droit dexistence autonome en tant quentité politique (Etat) à tous les peuples de lAfrique. La mise en place de léconomie esclavagiste, mercantiliste des Amériques naurait pas été exigée, a été rendue possible grâce à la traite négrière. Nous étions déjà, même si on ne le savait pas, mondialisés à lépoque. Alors quand on nous dit, là et pourtant, nous avons remis en cause cette mondialisation. Quest-ce quelles étaient les luttes de libération nationales pour la reconquête de leurs indépendances nationales par les pays africains et les peuples africains sinon un combat contre la mondialisation de lépoque. Et nous avons gagné. Nous avons obligé la mondialisation de lépoque à se retirer de la scène certes pour laisser place à une nouvelle mondialisation. Une nouvelle mondialisation qui était contrainte de nous faire des concessions, imposées par notre indépendance. Mais cette indépendance, elle était politique. Sur le plan économique, vous restez intégré dans le système et, particulièrement, puisque lAfrique avait été colonisée par des Européens, à titre principal, les Britanniques, les Français, les Belges et les Portugais pour la presque totalité du continent avec le soi-disant nouveau partenariat avec les anciennes puissances coloniales européennes. Quest-ce qua été Bandoeng et le Non-alignement ? Bandoeng, cest 1955. A lépoque, il ny avait pas beaucoup de pays africains indépendants. A ma connaissance, il y avait lEgypte, la Libye, lEthiopie et le Liberia. Puisque lAfrique du Sud de lApartheid était mise en dehors de cette perspective. Mais, en 1960, par contre, au moment de lindépendance des Etats africains, Bandoeng avait cinq ans et en 1960 ou 1961, sétait constitué le groupe des non-alignés. Le groupe des non-alignés regroupait la presque totalité des pays asiatiques, Japon exclu, et la totalité des pays africains, même les plus visiblement soumis et acceptant le néocolonialisme. Ce non-alignement, moi, je le qualifie, de non-alignement sur la nouvelle mondialisation de lépoque, cest-à-dire non pas sur la colonisation qui avait disparu, la mondialisation dhier, mais sur la nouvelle mondialisation néocoloniale et elle a permis effectivement des avancées. Je donnais lexemple de la rente minière ou pétrolière. Un pays comme le Gabon, un pays pétrolier, est parvenu, grâce au non-alignement, à récupérer une bonne partie de sa rente pétrolière. Comme je le disais dune manière ironique, il en a fait ce quil a voulu. Peut-être que lusage quil en a fait na pas été très utile pour la majorité du peuple gabonais. Elle a été peut-être utile pour quelques partis politiques français. Mais, cest trop de choses. Comparez, lorsque ce non-alignement a été mis en déroute provisoirement par la contre offensive impérialiste à partir des années 1980 avec la situation du Niger et jen donnais lexemple, parce que nous avions fait une étude avec une équipe nigérienne, il y a déjà 15 ans de cela sur ce scandale. Le Niger est le troisième exportateur mondial duranium, ce qui nest pas moins important que le pétrole, et la rente minière quil en tire est zéro, à tel point quil reste un pays mendiant de laide, un pays mendiant au sens le plus plat du terme, cest-à-dire quil doit mendier pour assurer la paie de fin de mois des fonctionnaires et pas mendier même pour un projet de développement quelconque. Alors aujourdhui, nous devons nous engager. Nous avons une nouvelle mondialisation, mais il faut toujours la qualifier. Je lappelle la mondialisation néo-impérialiste de limpérialisme collectif de la triade (Etats-Unis, Europe, Japon), néolibérale. Et notre lutte, cest non pas contre la mondialisation, mais contre cette mondialisation. Quest-ce qui vous semble prioritaire dans cette lutte ? Celle qui se fera au niveau des Etats ou au niveau des peuples ? Les deux. Moi je crois que toutes les luttes commencent au niveau des peuples. Ce sont les victimes, les classes populaires qui, à juste raison, sont les premières à remettre en question le système qui les opprime. Mais, souvent dans ce système qui les opprime, les classes dirigeantes locales et donc les gouvernements locaux nationaux sont associés et complices. Il ne faut pas être naïf, au point de ne pas le voir, mais il peut se trouver des situations où, précisément, par suite du drame social dont ils sont victimes, les peuples imposent ou entraînent des modifications dans la composition des gouvernements. Et par conséquent, la lutte des peuples peut être soutenue par certains combats menés par les gouvernements. Je disais que Bandoeng, à son époque, avait été un Bandoeng des Etats et des peuples. Pourquoi, parce que les Etats qui se sont réunis à Bandoeng en 1955, les pouvoirs dans ces Etats bénéficiaient dune énorme légitimité auprès de leurs peuples parce quils étaient issus, soit dune très grande révolution sociale, la révolution chinoise quelques années avant, soit dune longue lutte pour lindépendance nationale reconquise, lInde ou lEgypte, etc. Cétait donc des gouvernements qui bénéficiaient dune grande légitimité aux yeux de leurs peuples. La situation actuelle est très différente parce que 25 ans après, il y a eu lessoufflement des régimes issue de Bandoeng. Je dirais la même chose pour les Etats qui sont sortis victorieux des luttes contre le colonialisme (lAfrique indépendante de 1960). Ce ne sont pas seulement, à lépoque, les trois ou quatre régimes ou gouvernements qui ont pris des positions apparemment plus avancées, plus décidées que les autres. Cétait en loccurrence Guinée, Ghana et Mali, qui a donné lieu à une chanson, mais également les autres. Je pense quHouphouet Boigny, en Côte dIvoire, bénéficiait quand même dune très grande légitimité, parce quil avait été à la tête de la lutte de libération depuis Dimbokro etc. Ce nétait pas nécessairement le cas dans tous les pays de lAfrique nouvellement indépendants. Par exemple, à Madagascar où le mouvement de libération nationale a été brisé par une violence extrême en 1947. Le premier président malgache nétait pas le dirigeant dune lutte de libération, il navait pas de légitimité. Nous avions donc des situations très différentes dun pays à lautre. Cest ce qui explique, quil y a eu, en Afrique, après Guinée, Ghana, Mali, dautres avancées de même nature en Ethiopie, en Tanzanie, au Bénin, au Madagascar, au Congo Brazzaville, etc. Et donc, une remise en cause permanente de la mondialisation de lépoque victorieuse avec des avancées, mais toujours précaires et toujours fragiles. Et puis, à partir du moment où ont démarré des Programmes structurels en Afrique, avec loffensive de la Banque mondiale, des Etats-Unis, de lUnion européenne et de toutes les agences à leurs services, il y a eu là, ce quon peut appeler un peu brutalement, mais ce qui nest pas tout à fait faux, la recolonisation, cest-à-dire la soumission imposée à nouveau au continent africain. Quelles sont les pistes envisagées pour reconstruire la solidarité entre les peuples du Sud, de manière générale, et entre ceux dAfrique, en particulier, pour la conquête de leur souveraineté ? Comme nous lavions dit, dans nos débats, aucun dentre nous na larrogance de dire jai la solution dans ma poche, voilà, il ny a quà faire ceci ou cela. Mais les principes, on dit souvent que pour décourager les peuples africains, vous perdez votre temps parce quon ne peut rien faire, parce que les pays trop faibles, trop petits et, par conséquent, la marge dalternatives souveraines et populaires est inexistante. Cest peut-être vrai pour certains pays africains, mais beaucoup de pays africains ne sont pas de petits pays. Je rappelle toujours le Nigeria avec, je ne sais combien aujourdhui, 160 ou 180 millions dhabitants, mais même lEgypte, lEthiopie avec 90 millions dhabitants, le Congo avec 80 millions dhabitants, ne sont pas des petits pays. Et pourtant, ils se comportent comme sils étaient de petits pays. La politique économique du Nigeria nest pas différente de celui du Bénin et je le disais sous forme de boutade, le Nigeria, cest quinze Bénins côte à côte. Et lon nous déclare que cest un seul pays. Mais il ne se comporte pas dune manière différente. Nous avons donc une responsabilité dans cela. On ne peut tout simplement dire que nous ne pouvons rien parce que nous sommes simplement trop petits. La preuve en est donnée par certains pays qui ne sont pas parmi les plus grands qui font mieux que dautres qui sont plus grands queux. Je citais le cas du Cap Vert, qui gère sa monnaie nationale et qui la gère correctement sans inflation et qui sest donné une marge pour avoir une politique économique soutenue par une politique monétaire pour un pays de 500.000 habitants. Alors que la zone Cfa regroupe un ensemble de 150 millions de personnes. Il y a une marge même pour les pays, admettons, de taille ordinaire, comme le Sénégal, et le Mali qui est géographiquement beaucoup plus grand en termes de populations et de capacité de développement. Mais, cela nexclut pas, mais implique un renforcement de la solidarité, entre autres, panafricaine. Parce quelle a ses racines qui ont été construites dans la lutte contre la colonisation, dans le déclenchement des luttes armées, des soulèvements populaires. Le premier, cétait Madagascar en 1947, suivis peu de temps après dans les années 50 par les Mau-Mau au Kenya, par lUpc, (Union des populations du Cameroun) au Cameroun et ensuite un grand mouvement politique de libération nationale pour ce qui était des colonies françaises, le Rda, entre autres, ont jeté les bases du panafricanisme ou du renouvellement du panafricanisme ou du renouvelle du panafricanisme. Je ne veux pas rentrer dans son histoire. Parce quil a été créé, cest vrai, par des Noirs du continent américain, des Antillais, en particulier. Cest-à-dire des produits de la traite négrière etc. (
). Mais, néanmoins, lOua de lépoque, dans cette époque du non-alignement, a rempli quelques fonctions politiques importantes quil ne faut pas oublier. Elle a soutenu les luttes de libération nationales dans les colonies portugaises, en Rhodésie, donc le Zimbabwe, contre lApartheid pour lAfrique du Sud. Mais, nous avons à demander au panafricanisme beaucoup plus que cela, à lui demander de fournir le cadre à un développement des solidarités économiques, des complémentarités économiques construites par et au bénéfice des peuples africains. Ce nest pas lordre du jour de lUnion africaine aujourdhui en place. La preuve, la faiblesse ou linexistence même de propositions émanant des commissions régionales comme la Cedeao et lUemoa pour lAfrique de lOuest. Lorsquelles ont quelques propositions à faire, elles tournent autour des marchés communs et les marchés communs ne sont pas la réponse au problème du développement inégal. Même à lintérieur de lAfrique, entre ceux qui auraient, avec un marché commun, un avantage comparatif sur dautres. Il y a donc là, des questions dont on a discuté un peu rapidement dans ce colloque, des projets et des programmes nécessaires à développer de soutien mutuel. Un soutien qui ne serait pas politique voire militaire, même si lon en a besoin, dans certains cas, mais dun soutien de complémentarités économiques. Vous avez, au cours de ce symposium, accordé une importance particulière à la question paysanne. Quelles sont les pistes préconisées pour résoudre le problème de laccaparement des terres dont est victime la majorité des paysans des pays du Sud ? Je ne commencerai pas par laccaparement des terres, parce quil vient en conclusion plutôt quen prémisse. La ligne générale du développement du capitalisme à travers lhistoire est fondée sur lexpropriation plus ou moins rapide, mais toujours lexpropriation de la majorité de la paysannerie et donc entraînant, entre autres, une émigration des campagnes vers les villes ou vers létranger ou les deux en même temps. Cette ligne de développement, proposée par la Banque mondiale, par lUnion européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce quune accélération de la désagrégation de la paysannerie africaine ne peut donner que la planète des bidonvilles. Cest-à-dire, dans la mesure où cette migration se fait en direction des villes africaines. Aucun rythme de développement industriel moderne ne pourrait labsorber et, cest presque la totalité de la croissance de la population urbaine qui soriente vers le travail informel et le pourcentage absorbé par la croissance des formes de travail salarié moderne est minime. Deuxièmement, les Européens ont bénéficié, dans ce modèle de développement, dune ouverture à leur émigration massive vers lAmérique. Lémigration considérée comme massive par les Européens de lAfrique vers lEurope, est une goutte deau par rapport à ce que fut lémigration des Européens vers lAmérique. Nous navons pas ces solutions. Nous avons donc à imaginer une autre voie de développement, fondée sur le maintien de lagriculture paysanne. Ce nest pas un hasard que le choix de cette ligne ait avancé un peu plus en Chine quailleurs à travers le monde. La révolution chinoise sest faite dans un pays où la grande majorité de la population était encore à lépoque paysanne et que le maoïsme et même les régimes chinois post-maoïstes ont été amenés à considérer que le maintien dune agriculture paysanne et la modernisation de cette agriculture paysanne étaient la seule voie possible. Nous avons le même problème en Afrique et je crois que pour ce qui concerne le Sénégal, tout au moins, la présentation qui a été faite sur la loi de 1964 qui protège la paysannerie sénégalaise dune expropriation accélérée, ouvre la possibilité à un choix au Sénégal de se fonder principalement sur la rénovation de lagriculture paysanne. Le présentateur na pas manqué de nous faire observer que cette politique entre en conflit avec des pressions à la fois internes de segments réactionnaires ou conservateurs de la société sénégalaise, mais également à lintérieur de la paysannerie par ceux qui pourraient devenir des paysans plus favorisés, des paysans riches, sils sapproprient les terres des autres. Mais également des pressions extérieures et particulièrement de lUnion européenne et de la Banque mondiale pour amener le Sénégal à renoncer à la loi sur le domaine national de 1964 et à sengager dans une voie de privatisation accélérée de la propriété des terres.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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