| | | | | | | | CMC | | Grand classique (ou très bavard) | | 171 messages postés |
| Posté le 01-03-2013 à 18:23:55
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Laccord du 11 janvier : De nouvelles mesures en faveur du patronat Laustérité pour les travailleurs! Le 11 janvier 2013, le MEDEF et certains syndicats jaunes (CFDT, CFTC, CFC-CFE) ont signé les accords nationaux interprofessionnels (ANI) dits « sécurisation de lemploi ». Après les cadeaux fiscaux de 20 milliards deuros fait au patronat en novembre 2012, le gouvernement PS poursuit sa politique de classe contre les travailleurs. Ce nouvel accord sen prend clairement aux acquis obtenus par les luttes du mouvement ouvrier au cours du siècle passé. Il permet au patronat de faciliter les licenciements et de dégrader les conditions de travail afin de faire face aux difficultés économiques quimpose la crise générale du système capitaliste. Ces reculs ont pour but dune part de diminuer les salaires, les indemnités de licenciements et tous les revenus des travailleurs afin daugmenter les profits pour la minorité capitaliste et dautre part, afin briser les résistances des ouvriers combattifs qui refusent le chômage ou la réduction de leurs salaires. Les contrats précaires, les CDI intermittents, vont être désormais testés dans les petites entreprises : on se doute fort du résultat dans des secteurs où il est difficile de se défendre. Pire encore, le gouvernement « socialiste » exauce les vux du patronat puisque laccord facilite les licenciements collectifs. Dans ce contexte, le « dialogue social » prôné par le PS nest quun paravent destiné à cacher les attaques frontales sans précédent que mène le patronat contre les travailleurs. Derrière les discours démagogiques de Bruno Le Roux, président du PS au Parlement qui déclare que lANI permettra « plus de protection pour les salariés » se cache en fait la mobilité forcée, la diminution des salaires, laugmentation des heures de travail. Cette dernière mesure force les prolétaires à offrir gratuitement des heures quotidiennes en plus. En même temps que le patronat dégrade les conditions de travail, il sarme de la possibilité de licencier pour motif personnel tous ceux qui refuseraient lapplication de ces accords. Il sagit donc bien là dune nouvelle mesure daustérité avec une nature de classe bien claire. Mais est-ce le patronat qui prend sa revanche sur la « victoire de la gauche » en 2012 comme le prétendent certains socialistes et le Front de gauche, ou est-ce que le gouvernement « socialiste » nest pas plutôt lallié naturel, le gestionnaire zélé du capital ? En tant que communistes, nous penchons pour la deuxième proposition et lhistoire des gouvernements de gauche nous donne raison. Nous portons la conviction que ce gouvernement ne changera rien. Que ce soit la droite ou la gauche, leur seul objectif est de venir au secours du capitalisme malade et protéger le profit des grandes entreprises. Le gouvernement PS-PC de 1981 par exemple bloque en 1982 les salaires durant quatre mois et effectivement durant cette période le pouvoir dachat diminue et le chômage augmente, mais toujours les attentes du patronat sont respectées. Quant aux nationalisations puisque ce mot dordre revient à la mode, il ne faut pas oublier quelles ont servi à ce moment là à détruire méthodiquement des dizaines de milliers demplois dans les mines, la sidérurgie et la métallurgie. Mais certains penseront quil ne sagissait là que dune « erreur ». Pourtant la gauche plurielle na guère fait mieux : cest même le gouvernement qui a le plus privatisé : France Télécom, Air France, Autoroute du Sud de la France, Crédit Lyonnais, Gan, aérospatiale
Et rappelons-nous la déclaration dimpuissance de Jospin face aux licenciements des ouvriers de Michelin. Non le gouvernement « socialiste » ne se positionne pas dans le camp des prolétaires. Ce nétait pas le cas hier, aujourdhui ça ne lest pas non plus. Ce gouvernement ne changera rien, il ne peut modifier les lois du capitalisme qui engendre les crises, alors il se contente de les accompagner et se comporte en gardien de lordre actuel en essayant de favoriser la compétitivité et en optimisant la production : en réduisant donc le salaire des prolétaires. Ce sont eux qui font les frais de la faillite du système capitaliste. Pour autant, les travailleurs ne sont pas dupes, beaucoup dentre eux comprennent toute la nocivité de ces mesures daustérité. Depuis le mouvement de 2010 contre la réforme des retraites, les luttes reprennent de la vigueur et les ouvriers commencent à reprendre conscience de leur force. Les vagues de licenciements dans de nombreuses usines favorisent lunion et lunité des forces contre le patronat et la complicité du gouvernement : des formes de luttes se développent comme la grève, la solidarité entre travailleurs, les pétitions, les débrayages, le blocage et loccupation des usines. La lutte de classe samplifie et face à cette pression, le gouvernement dévoile de plus en plus de quel côté il se situe : ce nest pas contre les bourgeois qui licencient quil envoie ses CRS mais contre les ouvriers, lensemble des travailleurs qui se révoltent face à laustérité. La seule réponse du gouvernement face à cette colère qui monte est la répression : Manuel Valls lexprime bien lorsquil affirme que les ouvriers en lutte menacent de détruire loutil de travail. Pourtant cest bien la rapacité des patrons à la recherche du profit qui détruit des milliers demplois, la vie de millions de travailleurs et conduit parfois à des gestes désespérés. La bourgeoisie reconstruit ailleurs ses usines pour exploiter, comme ici en France, dautres travailleurs et peuples qui leur rapporteront plus. La mobilisation contre les mesures en faveur du capital demeure plus que nécessaire mais elle ne sera pas suffisante si elle nest pas dirigée contre le gouvernement et le système qui en sont à lorigine. Les communistes sont persuadés que cest par la lutte classe contre classe que nous pourrons faire reculer ce gouvernement au service du patronat et que les « solutions » réformistes pour améliorer le système sont périmées et mènent à limpasse. La bataille parlementaire que propose le Front de gauche est une illusion et une perte de temps : elle ne permet pas de créer un quelconque rapport de force pour faire plier le PS (dailleurs veulent-ils vraiment se le mettre à dos avant les élections municipales qui approchent ?) Il faut aussi être clair : sans Parti communiste révolutionnaire cherchant à détruire ce système, qui se bat sur le terrain politique et non seulement syndical, nos luttes ne seront pas assez fortes pour imposer les intérêts de lensemble des travailleurs contre la bourgeoisie. Sans direction de classe offensive, créant un rapport de force pour faire reculer le pouvoir du capital, les luttes resteront limitées au stade de la protestation. Les syndicats qui nont pas signé cet accord appellent à la mobilisation, les communistes ne peuvent rester à lécart des luttes ouvrières quelles que soient les formes quelles prennent , de la simple pétition à loccupation des usines pour contrecarrer les plans daustérité du PS et mettre en mouvement lensemble de la classe. Aujourdhui, les luttes doivent converger pour combattre laustérité et demain abattre le capitalisme. Aucun licenciement, Aucune dégradation des conditions de travail ! Unité des travailleurs dans la lutte classe contre classe ! |
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