| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 06-01-2022 à 18:43:01
| | Les révolutionnaires doivent servir le peuple. à propos de la « polémique sur la grande crise impérialiste » PAR LES EDITIONS PROLETARIENNES Le « cercle ouvrier Léo Frankel » publie en octobre 2021 une brochure « Polémique sur la grande crise impérialiste» qui se veut « un appel à la révolution en menant premièrement une analyse marxiste de la situation et, dautre part, construire, sur la base de ces connaissances, une perspective de renversement du capitalisme par les prolétaires organisés en Parti Communiste qui fait défaut aujourdhui dans ce pays. » Disons tout de suite quil est difficile « sans parti communiste » de construire quoi que ce soit, y compris lanalyse marxiste de la situation , et a fortiori une perspective de renversement du capitalisme , et que se vouloir un appel à la révolution dans ces conditions est aujourdhui extrêmement prématuré et vaniteux. Le but final des révolutionnaires cest la société communiste, une société dabondance, de paix, où la santé et la sécurité du peuple seront assurées. Bien que cette société ne soit pas réalisable maintenant, et encore moins « déjà là » dans la société capitaliste, les révolutionnaires mettent en accord les actes et les souhaits affichés, en défendant en toutes occasions les intérêts du peuple et afin de lorganiser pour prendre le pouvoir, car le peuple seul crée lhistoire. Lorsque la crise économique, linflation, les dévaluations, la hausse des prix, le blocage des salaires et des pensions grèvent le budget des gens ordinaires et appauvrissent le plus grand nombre au profit dune poignée de spéculateurs et de rentiers, les révolutionnaires se battent pour la hausse des salaires et des retraites, afin dorganiser les masses pour la révolution prolétarienne et pour le socialisme. Lorsque les pays impérialistes menacent dune guerre dautres pays, dautres peuples, les révolutionnaires se battent pour la paix et contre la guerre, par tous les moyens (tracts, pétitions, interventions parlementaires, manifestations, etc.), mais aussi toutes les formes daction légale et illégale selon la situation : grève des dockers pour empêcher les livraisons darmes, distributions de papillons au sein de larmée, guerre de libération nationale, soutien aux nations et aux peuples colonisées, guerre de résistance anti fasciste ou guerre à la guerre et révolution. Là encore à travers ces diverses actions les révolutionnaires ont pour finalité létablissement du socialisme. Et lorsquun désastre écologique ou sanitaire menace la sécurité ou la santé du peuple, amplifié voire déclenché par la soif de profit ou lincurie criminelle de lEtat bourgeois, les révolutionnaires doivent encore se tenir en première ligne pour organiser laction collective, appuyer les mesures de prévention scientifiques, dénoncer le je-men-foutisme de la bourgeoisie. Là encore les révolutionnaires doivent dabord servir le peuple et lorganiser pour la révolution. Sur la question sanitaire Le « cercle ouvrier » écrit : « Depuis plus dun an maintenant sopère lune des plus grande mystification politique jamais connue. Depuis plus dun an, la quasi-totalité de ceux qui se revendiquent révolutionnaires ont acceptés ce que lon nomme le « deal du confinement ». Ce deal revient à reconnaitre lexistence dune crise sanitaire mondiale, et quen ces temps pandémiques, la priorité serait de « tordre le cou » au coronavirus avant celui du capitalisme, comme si la lutte de classes pouvait se mettre sur pause selon les circonstances. Ce deal amène à accepter, sans ouvertement revendiquer lunion nationale avec le gouvernement, mais au nom de la « santé de tous », daccepter toutes les offensives politiques contre le prolétariat (confinement, couvre-feu, etc.) au nom de la lutte contre le COVID19. » Egalement « Ce qui est véritablement nouveau, cest le confinement mondial (le « lock-down » comme lon appelé les commentateurs anglophones). Cest donc un point de vue purement impérialiste, engendré par le développement inégal des nations, que de considérer que le monde doit tourner autour de la « lutte » contre la pandémie actuelle et quen elle réside la contradiction principale de notre temps, pour tous les pays du monde. » Rappelons dabord, pour couper court à certaine comparaison frauduleuse reprise innocemment par le « cercle ouvrier », que les accidents du travail et les accidents routiers ne sont pas contagieux, contrairement à une épidémie. Quand celle-ci sabat sur une cité, si rien nest fait elle est menacée dans son existence. Lexpérience historique des peuples face aux épidémies a montré la nécessité disoler, soigner et vacciner, et cela indépendamment des gouvernements et des modes de production. Et ce qui est « véritablement nouveau » cest que la mondialisation des échanges économiques fait de lépidémie une pandémie dont aucun pays ne peut sisoler. Quant à limpérialisme et linégalité des nations, il ressort que lavenir de cette pandémie dépend du pays le plus faible, quelle que soit la puissance et le nombre de vaccins des pays impérialistes. Deux voies face au virus « Ecartons d'emblée, toute raisons "sanitaires" au confinement chinois » écrit le « cercle ouvrier » , puis un peu plus loin « Nous voyons là, à quel point nos bourgeois français n'ont fait que reprendre à leur sauce la gestion de crise telle qu'orchestrée par la Chine » . Le PCC na jamais pris à la légère la mise en danger du peuple chinois. Alors que lépidémie, était déjà aussi présente aux USA et en Italie, la Chine Populaire fut le premier pays à identifier puis établir le génotype du virus. Dès que la transmission dhumain à humain fut assurée la bataille contre le virus commença. Le même jour Agnès Buzyn prétendait « Le risque dimportation depuis Wuhan est quasi nul. Le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible. » . Le 26 janvier elle déclarait face à la presse quil ne fallait « surtout pas » acheter des masques en pharmacie, dailleurs « totalement inutiles » pour les non-malades et assurait que « des dizaines de millions de masques » étaient en stock. Alors que 3 cas étaient déclarés en France et que la Chine comptait 41 morts, Xi Jinping déclara le 24 janvier « la situation est grave » . Dès le lendemain un hôpital se construisait, puis un second, en dix jours chacun. Des mesures très strictes étaient prises pour confiner la population, alimenter tous les habitants, désinfecter les lieux publics, prendre la température des passants, protéger les personnels en contact avec le public. Les comités de quartier dirigés par le PCC assuraient lapprovisionnement et lenquête sur la santé des habitants, des hôpitaux de campagne furent organisés dans les lieux publics pour soigner les cas légers, le développement de vaccins fut mis en route et 40 000 soignants dépêchés à Wuhan. Chaque jour, Global Times annonçait le décompte des nouveaux cas, des décès et des guérisons. Le 30 janvier, lOMS décrétait lurgence sanitaire mondiale. Le 26 février Aurore Berger, porte-parole de LREM déclarait « on est extrêmement prêts »
il ny a « pas de raison de céder à une quelconque panique » , alors que les stocks de masques avaient été détruits. Le même jour un match se déroulait à Lyon en présence de 3000 supporters italiens, alors que plusieurs municipalités de Lombardie étaient déjà en quarantaine. Le 7 mars Macron, fanfaronnant comme Trump, déclarait « La vie continue. Il ny a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie » . Le 15 mars Jean Michel Blanquer défendait sur France Info le principe criminel de limmunité collective. Selon Agnès Buzyn « tous les experts » parlaient alors de « grippette » . Lexécutif martelait linutilité du masque, linefficacité des mesures de température, rejetait le suivi sur mobile et ironisait sur la désinfection des rues. Pour ne pas créer de psychose le personnel des hôpitaux et les médecins était incité à ne pas porter le masque. Alors que les hôpitaux étaient saturés en Italie, et sur décision du Conseil Constitutionnel, du supporter dAl Nosra Laurent Fabius et de Gérard Larcher, décision par ailleurs approuvée par tous les partis, les élections municipales furent maintenues sans port du masque, Le virus se répandit comme un raz-de-marée jusque dans des villages dune centaine dhabitants. La fermeture des lits dhôpitaux sest poursuivie en pleine épidémie : 118 000 lits depuis 1996, dont plus de 5700 en 2020, en même temps quune centaine dhôpitaux et la suppression de 60 000 postes en dix ans, que la CGT dénonçait à la mi-mars. Tandis que la Chine Populaire déploie à chaque rebond de lépidémie le principe zéro covid, teste systématiquement toute la population concernée, isole et soigne les malades, en France le 18 mars 2020, Edouard Philippe a rejeté le dépistage systématique, laissant les tests à la convenance personnelle, dilapidant ainsi largent de la sécu pour léquivalent de deux fois un test collectif, mais en pure perte. Puis ils sont devenus payants de sorte que le seul moyen de mesurer lampleur dune recrudescence reste lencombrement des hôpitaux et lépuisement du personnel soignant, tandis que les plans blancs viennent annuler les opérations programmées. Contrairement au « zéro covid » la voie adoptée par la bourgeoisie consiste à repousser les pics , cest-à-dire vivre avec lépidémie en laissant lhôpital se débattre contre la noyade, et faire subir au peuple les conséquences. Elus et révocables ou bien « responsables mais pas coupables » A Wuhan, 337 fonctionnaires furent sanctionnés pour avoir relâché leur devoir dans la lutte contre le coronavirus, le maire ainsi que le dirigeant local du PCC limogés. Et la police de Wuhan dut présenter ses excuses à la famille de Li Wenlian, proclamé héros du 4 mai. Lors du sursaut dépidémie en décembre 2021 à Xian, 26 personnes et quatre organisations locales du PCC ont été sanctionnées, dont 10 pour non-respect strict des protocoles et leur gestion chaotique qui a entraîné la contamination du personnel travaillant dans un hôtel de quarantaine pour voyageurs d'outre-mer, et obligeant à tester 12 millions dhabitants à plusieurs reprises. Le 29 décembre à Jiangxi, ceux qui avaient « mis en péril les règles anti-covid » ont été humiliés publiquement. En France, le 16 mars à la veille du second tour qui fut reporté, Agnès Buzyn démissionna « en raison de la situation sanitaire » et déclara « je savais que la vague du tsunami était devant nous » . Sa mise en examen le 10 septembre pour « mise en danger de la vie dautrui » , assortie dun placement en tant que témoin assisté dans une enquête pour « abstention volontaire de combattre un sinistre » , créait un « précédent dangereux » selon Aurore Berger. Laurent Berger patron du syndicat jaune CFDT craignait lui aussi une « dérive de la démocratie » . Elle est promue « pour son action contre le Covid » chevalier de la légion dhonneur au 1er janvier 2022. La « copie » à la sauce capitaliste de la lutte contre le covid en Chine nest quune sombre caricature de loriginal. Lincohérence et lincurie sanitaires criminelles ne sont pas fortuites. Elles pèsent lourdement sur les épaules du peuple, elles relèvent du capitalisme lui-même et doivent être combattues à ce titre. Un « deal » du confinement ? Le « cercle ouvrier » écrit : « Depuis plus dun an maintenant sopère lune des plus grande mystification politique jamais connue. Depuis plus dun an, la quasi-totalité de ceux qui se revendiquent révolutionnaires ont acceptés ce que lon nomme le « deal du confinement ». Ce deal revient à reconnaitre lexistence dune crise sanitaire mondiale, et quen ces temps pandémiques, la priorité serait de « tordre le cou » au coronavirus avant celui du capitalisme, comme si la lutte de classes pouvait se mettre sur pause selon les circonstances. Ce deal amène à accepter, sans ouvertement revendiquer lunion nationale avec le gouvernement, mais au nom de la « santé de tous », daccepter toutes les offensives politiques contre le prolétariat (confinement, couvre-feu, etc.) au nom de la lutte contre le COVID19. Tous ces militants sont restés piégés dans ce deal en se limitant à la critique de la gestion de la « crise sanitaire » par le gouvernement et relayé par la cour de récré des grands médias. Plus aucune lucidité lorsque lon sort de lanalyse concrète dune situation concrète. Si ces camarades sétaient sortis du carcan de la « crise sanitaire » imposé par la propagande bourgeoise et de la seule critique de sa gestion (ce qui est lalpha et loméga du réformisme), ils comprendraient que ce « deal du confinement » masque en réalité la véritable crise : la crise de surproduction du capitalisme dune hauteur rarement égalé sur fond de tensions accrues entre les puissances impérialistes (USA, Chine, Russie, France, Allemagne, etc.).» . Depuis le début de lépidémie lapparente incohérence des mesures prises par lexécutif reflète les contradictions entre les exigences des lobbies capitalistes et les jeux dinfluence électoraux. Des mesures annoncées sont retirées suite aux pressions de groupes dintérêts et le déroulement de la campagne électorale bénéficie de dispenses par rapport aux règles de protection sanitaire. Lincurie sanitaire nest pas une simple « mauvaise gestion » . Elle signifie au sens strict se foutre du peuple. Elle reflète le mépris de classe pour les masses, la priorité au profit capitaliste, et leurs conséquences criminelles ont plombé le bilan de plus de 120 000 morts dans notre pays à ce jour. Le 13 avril 2020, Roux de Bézieux prétendait faire travailler plus après le déconfinement, et Agnés Pannier Runacher, Secrétaire détat auprès du ministre de léconomie et des finances, assurait le 10 mars 2020, « cest le moment de faire des bonnes affaires en bourse aujourdhui » . Le confinement de mars à mai 2020 a entraîné lappauvrissement dun quart des ménages dont 7 % ont dû sendetter (INSEE 14/10/2020), frappé les plus pauvres et les jeunes, et prioritairement les précaires, ce qui est une conséquence directe, non pas des méfaits dune mesure sanitaire, mais des contradictions du mode de production capitaliste. En 2020 également, le redoux hivernal suivi dun gel précoce a détruit les fruits dans plusieurs régions, ce qui a privé de revenu les producteurs, mais aussi tous les saisonniers. Mais cette situation est possible à cause du système capitaliste, par exemple à limpossibilité pour les arboriculteurs de sassurer systématiquement. De même la crise sanitaire sest combinée à ces contradictions ainsi quà la guerre froide initiée par Trump et poursuivie par Joe Biden, mais également à larrêt de centrales nucléaires, en désorganisant les échanges mondiaux, en créant la pénurie de certaines marchandises, accroissant les dettes, linflation et une grave hausse des prix. Mais au fond, tandis que la presse bourgeoise reprenait tous les mensonges déversés par Trump sur la véracité des chiffres en rêvant dun « Tchernobyl chinois » , les USA laissaient le virus se propager chez eux, comptabilisant plus de 820 000 morts au 1er janvier 2022, contre moins de 5000 en Chine Populaire, et 8300 à Cuba malgré lembargo US sur les médicaments. Le chauvinisme vaccinal revient comme un boomerang Les pays impérialistes ont accaparé les vaccins et cumulé les injections au détriment des pays pauvres, dont 7% seulement ont reçu une dose. Les USA ont détruit 15 millions de doses quils avaient gardées « en réserve » et 240 millions de doses détenues par les USA et leurs partenaires sont près dexpirer. A lexception de trois fabricants chinois (Sinovac Biotech, Sinopharm Group, Clover Biopharmaceuticals) et Johnson & Johnson, qui ont accepté d'assumer les risques juridiques, de nombreux fabricants des vaccins ont exigé que les pays paient les risques des effets secondaires, de sorte que lexécutif ici a inventé plusieurs stratagèmes pour imposer le vaccin sans le rendre obligatoire. Pour le même mobile, laccès aux vaccins est limité pour près de 167 millions de migrants. Le 22 décembre au Nigeria plus dun million de doses Atra Zeneca périmées ont dû être détruites. Faisal Shuaib, chef de l'Agence nationale de développement des soins de santé primaires du Nigeria, a condamné que « Nous avions des pays développés qui se procuraient ces vaccins et les accumulaient. Au moment où ils étaient sur le point d'expirer, ils les ont offerts en don » . Le Malawi a brûlé près de 20 000 doses de vaccin périmé en mai et la République démocratique du Congo a renvoyé en avril 1,3 millions de doses pour le même motif. De sorte que de nombreux pays en développement non seulement ne reçoivent pas l'aide dont ils ont tant besoin, mais doivent également devenir des « usines de traitement des déchets de vaccins à grande échelle » pour les États-Unis et l'Occident. A linverse, la Chine Populaire accusée de pratiquer une « diplomatie vaccinale » a fourni plus de 180 millions de doses - synchronisées à la fabrication nationale - à 53 pays africains et à la Commission de lUnion africaine. À ce jour, la Chine a fourni près de 2 milliards de doses de vaccins COVID-19 à plus de 120 pays et organisations internationales. Cest le plus grand fournisseur mondial de vaccins à létranger. Mais laccès aux vaccins des migrants ou des pays pauvres nintéresse pas le « cercle ouvrier » : « Parmi les défenseurs de gauche du confinement, il a souvent été argumenté comme devant servir de caution à sa légitimité, que lépidémie touchait principalement les immigrés. Bien sur une telle affirmation est totalement démagogique du même style que lorsque le sort des immigrés est mis en avant pour inciter à voter lors des élections nationales pour le candidat qui se tiendra en face de Le Pen. Une telle affirmation est bien entendu aussi ridicule que si lon se fatiguait à argumenter que lépidémie tue plus de pauvres que de riches. Ce qui revient tout simplement à perdre son temps à rappeler quil y a plus de pauvres que de riches dans le monde »
Et encore moins lexigence dun vaccin « bien commun de lhumanité » : « la science aujourdhui ne sert pas lhumanité, il nest pas simplement question du brevet des vaccins anti-covid, car même publics, la plus-value générée dans le process de production serait accaparée de manière privée, comme cela est le cas pour toutes marchandises dans le capitalisme, produit ou pas de manière public » . Conclusion lhumanité devrait rejeter les vaccins puisque les labos en font leur beurre. Et réclamer un vaccin bien commun de lhumanité serait donc a fortiori faire le jeu du capital puisque les profits seraient encore plus grands. Or la mondialisation a produit ceci que lavenir de la pandémie dépend en dernier ressort du pays sanitairement le plus faible, et comme un boomerang le chauvinisme vaccinal impérialiste a causé dans les pays démunis des variants insensibles aux vaccins, qui reviennent infecter les métropoles occidentales à grande échelle et prolonger la pandémie. Contrôle sanitaire ou policier ? "CETC propose une application croisant différentes bases de données afin de permettre aux utilisateurs didentifier les personnes à risque avec lesquelles ils auraient pu être en contact dans un environnement personnel, professionnel, ou même dans les transports..." Ce qui deviendra chez nous "Stop Covid" puis « Tous Anti-Covid », et enfin le Passe policier. C'est l'émergence de ce qui, des années en arrière aurait été évoqué seulement dans les oeuvres de sciences-fictions. Sous prétexte sanitaire, on se dirige vers le flicage généralisé de la quasi-totalité des individus de la planète » . Rappelons que lapplication utilisée en Chine permet à chaque utilisateur de savoir si une zone présente un risque ou dinformer son voisinage si lui-même constitue pour autrui un danger dinfection. Or cette méthode permettant de se protéger soi-même et de protéger les autres na pas été retenue ici, parce que jugée trop intrusive, et remplacée par le « Tous anti-covid » qui permet seulement de savoir si une personne a réalisé des tests ou si elle est vaccinée. Et cest cette dernière application qui est contrôlée ici soit par la police soit par des employés dans un lieu public. Affirmer «Sous prétexte sanitaire, on se dirige vers le flicage généralisé de la quasi-totalité des individus de la planète » est mensonger. Quune société puisse savoir qui est contagieux est qui ne lest pas dans une épidémie ne constitue pas un flicage répressif mais une nécessité vitale. Et ceux qui veulent échapper à cette surveillance mettent en danger la santé dautrui. Il faut à un moment donné sinterroger sur les conséquences des déclarations dun groupe qui se dit « révolutionnaire » mais qui défend face à une épidémie le droit pour un contagieux de circuler dans un lieu public, sans aucun contrôle ni condition. Ce comportement ne diffère en rien de celui des Proud Boys de Trump qui défendaient leur « liberté » les armes à la main. Que doivent faire les révolutionnaires ? Soit dénoncer la « dictature du masque » , la « dictature vaccinale » comme les fascistes, ou comme le « cercle ouvrier » une « grande mystification politique » et nier lexistence dune crise sanitaire mondiale. Soit se battre par tous les moyens pour préserver la santé et la sécurité du peuple, face au virus et face à la rapacité, à lhypocrisie et au cynisme des capitalistes, relier la crise sanitaire à la crise économique, à la hausse des prix, à la nécessité de la révolution prolétarienne et du socialisme, sopposer à la guerre des USA et de ses alliés. Les révolutionnaires doivent servir les intérêts du peuple, la santé collective, et non rejoindre la chorale de la petite-bourgeoisie pleurant sa liberté individuelle menacée.
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-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 06-01-2022 à 18:43:11
| (suite) Sur « lorchestration de la crise » : qui détruit les forces productives ? Selon le « cercle ouvrier », « Quant à la décision de la Chine impérialiste d'orchestrer ce grand lock-down, en voici les raisons : C'est sa réponse à la crise de surproduction pour assainir le capital par la destruction forcée des forces productives. Par effet domino, elle a entrainé toutes les nations industrielles dans son orbite. Toutes devaient imiter la Chine par nécessité, afin de faire face à la crise de surproduction la plus spectaculaire de notre histoire. » « Le confinement fut une mesure politique pour affaiblir ses principaux concurrents et visant à se repartager les marchés, cette crise intervenant dans le contexte d'une nouvelle révolution industrielle où qui ne se plie pas à la productivité suscitée par le numérique et les nouvelles technologies sera refoulé en tant que grande puissance. Le confinement chinois s'inscrit dans une vision stratégique d'offensive de l'impérialisme, c'est une forme de la guerre économique dans le but de repartage du monde (c'est-à-dire des marchés, des sphères d'influences). » Dans une économie mondialisée caractérisée par la division du travail, larrêt dune phase du process de production ne résout pas la surproduction dun pays. Il accentue la surproduction en amont et provoque la pénurie en aval. Prenons les chiffres de 2020. Wuhan est une ville de sidérurgie qui fabrique produit 60 % des rails de chemins de fer à grande vitesse, également la high tech, allant des microprocesseurs à la biomédecine. Cest aussi un centre majeur de l'industrie automobile où a été fondée Dongfeng, qui comprend dix usines de production de voitures, et 500 équipementiers, et de nombreux fabricants étrangers. Le confinement de Wuhan a donc temporairement bloqué la construction des voies ferrées, secteur toujours en investissement et en développement, tant en Chine quen Afrique, et qui na nul besoin dêtre entravé et encore moins détruit. Au contraire, La section du chemin de fer à grande vitesse Anqing-Jiujiang a été récemment mise en service, portant le réseau de chemins de fer à grande vitesse à plus de 40 000 km et la longueur totale du réseau ferré a plus de 150 000 km. En 2020 la production de véhicules en Chine a diminué de 10% dans les premiers mois de 2020. Après son redressement la baisse annuelle a été limitée à 2 %. La Chine sest donc empressée de rattraper le retard, et malgré la pandémie cest lAsie qui a produit le plus de véhicules avec 57 % de la production mondiale, et une baisse de la production de 10 % seulement, comparée à lEurope -21 %, au trio Mexique- Canada-USA (NAFTA) - 20 %, à lAmérique du sud 30 %, dont - 32 % au Brésil, et au continent africain - 35 %. Par contre la baisse des ventes en occident se poursuit et saggrave tandis que le parc des véhicules chinois est loin dêtre saturé, parce que le prix des voitures en occident a augmenté de 16% entre 2011 et 2019 et dautant entre 2018 et 2021. En France où la baisse des ventes est la plus remarquable, « Le prix de vente moyen dun véhicule neuf sélève à 26 000 euros alors que le salaire moyen nest que de 2 500 euros nets par mois » (observatoire Cetelem). Les coûts ont bondi notamment à cause des modèles « écologiques » et de la pénurie de circuits intégrés, et lâge moyen du parc est passé de 7,5 ans en 2000 à 10,8 ans en 2020. La pénurie des puces qui entrave toujours la production mondiale de véhicules a trois causes : - La crise coronavirus en Asie du sud-est et le variant delta, étant donné quune grande partie des usines sont installées au Vietnam, en Malaisie, en Thaïlande ou en Indonésie. La plus grande partie des puces fabriquées en Chine se trouve à Taïwan chez TSMC, pour la moitié des parts mondiales. - Laugmentation de la demande des puces à cause des confinements et du télétravail - Le blocus exercé par limpérialisme US sur lutilisation des brevets US, sous prétexte dune possible utilisation militaire par la Chine. Sur ce dernier point, il ressort que ce sont les USA qui font des pieds et des mains pour entraver le développement technologique de la Chine, afin de préserver le monopole mondial des GAFAM. Mais le « cercle ouvrier » est indifférent à la domination hégémoniste des USA. Qui est donc « dans une vision stratégique d'offensive de l'impérialisme ? » En ce qui concerne le « partage du monde » , ce sont les pays impérialistes qui ont par pure cupidité déplacé leur production en Asie du sud-est, et plombé eux-mêmes leurs balances commerciales. On se souvient du slogan « America first » et du protectionnisme de Trump, destiné à réindustrialiser le USA et contenir la Chine. La réindustrialisation na pas vraiment eu lieu, et compte tenu de linterpénétration du commerce international, sa guerre commerciale sest retournée contre les industriels US délocalisés en Chine dune part, et de lautre contre les consommateurs américains qui ont dû payer la hausse des droits de douane. Le « cercle des ouvriers » insinue que lépidémie est arrivée à Wuhan à point nommé dans une période de vacances, « Si nous étions complotistes, nous dirions que jamais virus n'a été aussi soucieux de la bonne marche de l'économie ! » Et que dans le seul but dassurer la concurrence la Chine a voulu reprendre son activité le plus tôt possible, mais cite " Les secteurs essentiels à la subsistance de la population sont priorisés et les entreprises concernées sont appelées à reprendre leurs activités immédiatement. Il s'agit notamment de chaines d'approvisionnement logistiques, de la production et la vente de nourriture et de matériel médical, de la production énergétique ou encore des "grands projets" de construction." Il est clair que les secteurs essentiels à la subsistance de la population nont rien à voir avec la concurrence internationale dont le « cercle ouvrier » accuse la Chine. Le « cercle ouvrier » ne cite dailleurs aucune date et pour cause, mais la reprise partielle de lactivité industrielle sest effectuée le 11 mars, cest-à-dire alors que les entrées en hospitalisation étaient tombées à 15 pour toute la Chine et à moins de 100 depuis le 6 mars. Ce nest pas la concurrence internationale qui a donné le signal de la reprise mais bien la maîtrise et la fin de lépidémie. Non seulement la Chine navait aucun intérêt à pratiquer volontairement un lock-down à Wuhan, mais elle a relancé rapidement la production partout où elle le pouvait, et cherché dautres voies pour sa production. Alors que toutes les grandes économies ont été en récession, celle de la Chine a été de 2,3 %. La Chine Populaire navait aucun besoin de confiner ses industries, alors quelle vient de lancer la Ceinture et la Route de la Soie. Lorsque ses exportations ont été entravées par la guerre commerciale de Trump, elle a développé le concept de double circulation, associant louverture commerciale et le développement du marché intérieur. Et face au blocus US sur les puces, y compris les machines à graver, la Chine a massivement investi afin de se rendre indépendante dans ce domaine. Cest la Chine qui continue de tirer léconomie mondiale vers le développement. Prétendre quelle aurait voulu la destruction forcée des forces productive est un mensonge absolu. « La bourgeoisie chinoise a aussi son grand "problème de la main d'uvre". Contrairement à la France et à l'Allemagne par exemple, elle possède encore de nombreuses usines concentrant des dizaines de milliers de prolétaires. Or, dans la bataille pour la domination des nouvelles technologies, elle est engagée dans une automatisation toujours plus importante de son économie. Le résultat doit nécessairement être la création d'une surpopulation ouvrière ne trouvant plus à s'employer...mais sur laquelle le régime braque milles yeux numériques, exerce un contrôle policier très efficace (Ce que veulent imiter nos bourgeois français). » Le principal problème de main duvre de la Chine Populaire nest pas la surpopulation ouvrière mais le vieillissement de la population, qui fait suite à la politique de lenfant unique, et contre lequel elle encourage les familles de trois enfants. Dautre part créer du chômage irait directement à lencontre de la double circulation et du développement du marché intérieur. Au contraire, le « contrôle policier » et la prétendue « surpopulation ouvrière » nont nullement empêché la hausse régulière des salaires, aujourdhui plus élevés que ceux de lEurope de lEst. De 2003 à 2013, le salaire moyen a été multiplié par 4,5 afin daccroître la consommation intérieure. Le salaire moyen en 2021 est supérieur à 900 €. La Chine Populaire veut se développer pour sortir son peuple de la misère, et les USA sy opposent parce que leur domination impérialiste est en péril. En accusant spécifiquement la Chine Populaire dune « logique offensive de l'impérialisme » , le « cercle ouvrier » inverse lagresseur et lagressé, et se situe délibérément dans le camp des néocons les plus bellicistes. Les pays impérialistes nont pas suivi « lorbite de la Chine » et ils en pâtissent Contrairement aux pays impérialistes, la Chine Populaire confine strictement et uniquement les zones infectées, et non lensemble du pays de façon relâchée. Rappelons que le confinement de la Chine, limité à Wuhan, na pas été imité par les pays capitalistes, qui ont soit confiné tout leur pays comme la France, soit refusé de le faire. Et les résultats parlent deux-mêmes : Au Brésil les confinements ont été organisés par des gouverneurs locaux contre la volonté de Bolsonaro et ses manifestants. Aux USA Trump et ses sbires se sont aussi opposés au confinement, exclu au niveau national. En Inde où linfrastructure médicale est très faible, le premier confinement sest traduit par un exode massif vers les campagnes car tout était fermé ; puis le rassemblement du Kumb Mela au bord du Gange a été maintenu, ainsi que les meetings électoraux et les matchs de criquet. « De manière générale, si tant est qu'on soit honnête, il faut reconnaître qu'il ny a aucun lien de causes à effets entre le nombre de morts du coronavirus dans les différents pays et le type de mesures prises ou pas pour enrayer l'épidémie. » Le « cercle ouvrier » ment effrontément. Les pays où le nombre de morts a été le plus élevé sont les USA, le Brésil et lInde. Respectivement 826 000, 619 000 et 481 000 : ce sont ceux où les morts ont été jetés dans des fosses communes, à New York, à Manaus, à Bangalore. Il est symptomatique que le « cercle ouvrier » accuse la Chine davoir voulu « la destruction forcée des forces productive» , là où le nombre de morts a été le plus faible, là où les mesures sanitaires ont été les plus strictes, où la mobilisation du PCC et des comités de quartier a permis dorganiser lapprovisionnement de 11 millions de citadins, de soigner les malades, de tester tous les habitants, et de redémarrer en bon ordre la machine économique. Mais inversement le « cercle ouvrier » ne dit pas un mot de la gestion macabrement caricaturale de Trump, soutenu par des bandes fascistes, et dont le nom ne figure nulle part dans le texte dailleurs, à la tête de la première puissance impérialiste du monde, imposant son hégémonie à tous et initiateur de la guerre commerciale ouverte avec la Chine. Le « cercle ouvrier » accuse la Chine davoir voulu détruire les forces productives. Trump lavait accusée dêtre responsable de la pandémie au lieu de prendre les mesures de protection sanitaire chez lui, et il réclamait des indemnités pharaoniques pour les dégâts causés par lui-même. Lorsque lépidémie sest déclenchée il a déclaré « quoi quil arrive, nous sommes totalement préparés » . Dès 2017 Donald Trump a fait sauter la loi Dodd-Frank de surveillance des banques, et initié un tournant protectionniste dont le « cercle ouvrier » ne parle nulle part. Puis lannée suivante déclenché une guerre commerciale avec la Chine, qui len a dissuadé jusquau bout en répétant quelle serait nuisible à tous. Tous les alliés des USA ont pâti de ses frasques et finalement la guerre commerciale a échoué comme la guerre contre le covid. Qui détruit les forces productives, et qui protège « lhomme, le capital le plus précieux » ? Comme Trump et son successeur, le « cercle ouvrier » inverse les responsabilités, affirme quil faudrait au ratio du nombre dhabitants aux USA « relativiser ses 561 000 morts du Covid 19 » en mai 2021 et - pour ce qui concerne la crise économique - ne parle nulle part de la guerre commerciale des USA contre la Chine, déjà durement payée par les consommateurs et les paysans américains. « puisque la crise est décrite comme étant sanitaire, il faudrait en conclure que si le système de soins français avait été doté de suffisamment de lits et de moyens divers pour la santé, la France aurait été épargné par la crise mondiale. Les réformistes en tout genre (même ceux avec un vernis révolutionnaire comme Révolution Permanente, PCOF, etc.) ont osé revendiqués des lits dans les hôpitaux comme une perspective politique de sortie de crise ! » Le « cercle ouvrier » sest bien gardé de réclamer des lits dhôpitaux pour ne pas tomber dans le réformisme, en rappelant que les cotisations sociales servent à « financer notamment la santé de la classe ouvrière. Ceci dans le strict intérêt du capitalisme : celui de faire en sorte que chaque ouvrier puisse continuer de travailler et donc quil ait pour cela la force physique pour permettre la création de plus-value » Que faut-il comprendre par là ? Que la préservation de la santé des masses sert « le strict intérêt du capitalisme » ? Ici le « groupe ouvrier » touche le fond. Son appel à la révolution nest quune pantalonnade qui révèle sa nature essentielle, nullement « ouvrière » mais anti-ouvrière, pro hégémoniste, et réactionnaire. EDITIONS PROLETARIENNES http://www.editions-proletariennes.fr/Actu/analyse.htm
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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