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 Regroupement Communiste et la Tchécoslovaquie

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Finimore
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Finimore
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   Posté le 01-02-2021 à 10:51:52   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Lu sur : http://viedelabrochure.canalblog.com/archives/2018/08/12/36624435.html

Regroupement communiste n°15
Organe central du regroupement communiste
unifié

Juillet 1988

TCHECOSLOVAQUIE 1968 :
un coup d'arrêt aux menées contre
révolutionnaires en Europe
L'analyse et le jugement sur les évènements survenus en Tchécoslovaquie
au cours de l'année 1968 continuent d'établir une ligne de démarcation
entre opportunistes et communistes attachés aux principes
révolutionnaires, au camp anti-impérialiste.
Trois dates rythment l'histoire récente du peuple tchécoslovaque:
- 1938 : les sinistres accords de Munich livrent la Tchécoslovaquie à
Hitler.
- 1948: en février, la bourgeoisie qui veut faire adhérer la
Tchécoslovaquie au plan Marshall crée une crise politique avec la
démission des douze ministres bourgeois dans le gouvernement
Gottwald. Les masses répondent par d'imposantes manifestations de
soutien au PCT, par la grève générale et la création de la Milice populaire.
Les forces capitalistes sont battues et la Tchécoslovaquie s'engage
résolument dans la voie du socialisme.
- 1968 : des courants de restauration du capitalisme, à dominante socialdémocrate, vont profiter du nécessaire processus de rectification et
démocratisation pour essayer de renverser le pouvoir populaire et de
faire basculer la Tchécoslovaquie dans le camp impérialiste.
De fait, jamais l'impérialisme n'a jamais accepté de voir la
Tchécoslovaquie construire une société nouvelle en étroite alliance avec
l'Union Soviétique et les pays du Traité de Varsovie. La position
stratégique capitale de ce pays, qui a des frontières communes avec
quatre pays socialistes et de très longues frontières avec la RFA et
l'Autriche, explique les visées des impérialismes US et ouest -allemand.
Tirant les leçons de l'échec de la contre-révolution armée en Hongrie en
1956, l'impérialisme va mettre en place, avec la collaboration des forces
bourgeoises dans le pays, une vaste entreprise de déstabilisation, une
contre-révolution "silencieuse" avançant sous le couvert du "socialisme
démocratique". Ces opérations de subversion n'ont toutefois pu être
menées qu'à la faveur d'une crise intérieure bien réelle affectant
principalement le Parti Communiste tchécoslovaque et l'ensemble des
rouages de l'Etat socialiste.
LES ORIGINES DE LA CRISE
En préalable il est nécessaire de considérer que la Tchécoslovaquie, son
Parti Communiste, son peuple, ses institutions ont été profondément
marqués par le climat, les événements politiques qui ont traumatisé les
pays du camp socialiste en Europe de 1949 à 1954. Dans cette période du
sommet de la guerre froide, cette sorte de "folie obsidionale" qui a alors
frappé les partis communistes a laissé des traces profondes, en
particulier en Tchécoslovaquie.
De 1949 à 1954, plus que tous les autres pays socialistes, la
Tchécoslovaquie va vivre une période de répression la plus violente. Le 4
décembre 1952, onze membres du Comité Central et du gouvernement
sont pendus, dont le secrétaire général du PCT, Slansky et l'ex-ministre
des Affaires Etrangères Clémentis. Ces crimes ont été commis au nom de
la «défense de la paix», dans le prolongement de la liquidation du
maréchal Toukhatchewsky et de la quasi totalité des officiers supérieurs
de l'Armée Rouge avant 1939, de l'exécution du secrétaire général-adjoint
du Parti Communiste de Hongrie, Lazlo Rajk, ministre des Affaires
étrangères en 1949. Jacques Duclos déclarera dans son discours de
clôture du CC du PCF le 8 décembre 1952 : " Tous ceux qui veulent la
paix peuvent respirer tranquille maintenant que la Tchécoslovaquie est
débarrassée des traitres qui, s'ils avaient pu se maintenir en place,
auraient par cela même encouragé les impérialistes à brusquer les
évènements et à jeter le monde dans une sanglante aventure. Le procès
de Prague est un coup très dur porté au camp de la guerre. C'est une
victoire de la paix"... Dans des conditions différentes, les "procès"
ignominieux faits à André Marty et Charles Tillon en France en 1952
procèdent de la même démarche.
Dans ce contexte de départ, de 1948 au début des années 60, le
développement rapide du socialisme va s'accompagner d'appréciations
excessives "le socialisme l'a emporté dans notre pays", proclame le
préambule de la Constitution de 1960. Le PCT va aussi se trouver
confronté à des problèmes économiques compliqués par une crise
agricole.
Il devenait indispensable de passer du mode extensif de gestion au mode
intensif. Des réponses adéquates devaient être données aux questions
complexes de la gestion socialiste. Le système de direction s'appuyant sur
le principe du centralisme démocratique devait être élevé à un niveau
supérieur. La question fondamentale restait de trouver de nouvelles
formes pour permettre au Parti communiste de jouer toujours mieux son
rôle dirigeant. Depuis plusieurs années, le PCT avait relâché ses liens
avec les masses et négligé le travail idéologique et théorique. Cette
situation résultait directement des graves violations de la légalité
socialiste du début des années 50, et le secrétaire général du Parti,
Novotny, était celui qui avait assumé ces événements. Pour briser le
carcan des pratiques bureaucratiques et stéréotypées, le PCT passa d'un
extrême à l'autre. Après le dogmatisme, le libéralisme gangrena le Parti.
L'entrée massive dans le Parti de carriéristes, d'arrivistes issus de la
petite bourgeoisie affaiblit le poids de la représentation ouvrière.
Sociologiquement, la petite bourgeoisie composait une partie importante
de la population des villes et des campagnes Elle avait conservé un fond
de nationalisme et sa tendance naturelle à se laisser attirer par la
démagogie social-démocrate et les belles promesses réformistes. Dans le
même temps, la "guerre des six jours" va être le prétexte à un regain
d'activités sionistes. C'est dans cette situation de malaise que se réunit le
plénum du CC du PCT en janvier 1968.
LA REUNION DU CC DE JANVIER 1968
Après de longues discussions et de nombreuses tractations, Dubcek est
élu secrétaire général en remplacement de Novotny. Gustav Husak a
donné, à la conférence de Moscou des 75 Partis communistes, (les 5-17
juin 1969) cette appréciation équilibrée : "L'orientation adoptée en
janvier par le PCT n'était pas un abandon du socialisme et encore moins
un retour à la situation qui existait dans notre pays avant février 1948.
(...) Elle devait marquer un tournant vers le rétablissement des normes
léninistes dans la vie intérieure du Parti et de la société vers le
développement du socialisme. (..) Nous ne cachons pas que la condition
décisive de la bonne application de l'orientation adoptée en janvier 68
était et reste avant tout une juste appréciation des forces de classe dans le
pays" Les forces hostiles au socialisme vont profiter de l'inconsistance de
Dubcek pour utiliser, dans un tout autre sens, les décisions du plénum.
En effet, l'invention du "socialisme à visage humain" va leur servir de
paravent, de masque, pour mener une offensive contre le socialisme réel.
L'OFFENSIVE CONTRE LE SOCIALISME
Elle va être menée par des groupes réactionnaires inspirés et soutenus
par l'impérialisme, s'appuyant sur des éléments liquidateurs au sein
même de la direction du PCT. La réaction reste à l'arrière plan, les
premiers rôles étant dévolus aux dirigeants "populaires" (lire
démagogues) que sont Ota Sik, Cisar, Smirkovsky et consorts.
Dès février, Cisar (secrétaire du CC) proclame la fin du rôle dirigeant du
Parti Communiste. Ota Sik se fait le chantre de «l'économie socialiste de
marché». Le même mois, des organisations antisocialistes telles que le
"Club des 231", le "Club des activistes sans parti" sont fondées. La presse,
la radio, la TV passent progressivement sous le contrôle des
organisations social-démocrates et réactionnaires. En avril des
négociations économiques sont ouvertes avec la RFA. Le Parti est alors
"épuré" des éléments dits "conservateurs", en fait fidèles aux principes
communistes. Le 1er Mai 1968 est l'occasion pour les forces révisionnistes
et contre—révolutionnaires de se montrer au grand jour. Au cours d'un
meeting organisé par Radio Prague l'Union Soviétique est violemment
attaquée.
Le 17 juin, la revue "Litterami Listy" exige le retrait de la Tchécoslovaquie
du Traité de Varsovie. Le 27 juin, la réaction publie "la déclaration des
2000 mots, véritable manifeste contre-révolutionnaire exigeant la
dissolution du PCT. Dans cette même période, Tito est reçu
triomphalement, avec force manifestations organisées cependant que
Walter Ulbricht, chef d'Etat de la RDA reçoit un accueil très froid.
Au plan économique, la liquidation du rôle dirigeant du Parti avait
entraîné de graves conséquences. Le rôle du plan central avait été réduit
à une simple directive publiée à titre informatif. L'endettement envers les
pays capitalistes s'était accru et le bilan annuel avec les pays socialistes
s'achevait sur un solde débiteur. Plusieurs mesures avaient affaibli le
monopole d'Etat sur le commerce extérieur. L'influence du «socialisme
de marché» avait entraîné des hausses de prix de plus 8,3% entre 1966 et
1970 (+5% entre 68 et 69).
Sous la pression des éléments révisionnistes, les syndicats vont être
divisés. Le but de l'opération était de les faire éclater en une multitude de
petites organisations corporatistes s'opposant les unes aux autres. A
partir des douze fédérations unifiées, sont constituée 58 fédérations
divisées aussi sur le plan national. Des sections professionnelles
autonomes sont aussi mises en place, la fédération n'étant qu'un cadre à
l'intérieur duquel serait menée une activité corporative. Cette mise en
pièces systématique de l'unité syndicale constituait l'aboutissement d'un
processus visant à l'abandon du principe du rôle révolutionnaire des
syndicats.
LA COMPLICITE DU GROUPE DUBCEK
Face à ces actions anticommunistes, la direction du PCT temporise,
tergiverse, se tait, quand elle n'encourage pas directement les forces
hostiles au socialisme. Elle réserve ses coups aux communistes qui
luttent sur des positions de classe. Depuis le début de l'année les Partis
de cinq pays du Traité de Varsovie (URSS, RDA, Pologne, Bulgarie et
Hongrie) ont multiplié les mises en garde à la direction du PCT, les
conseils, les propositions d'aide. En réponse à ces démarches fraternelles,
Dubcek pratique le double langage ou la "politique de l'édredon". Il
donne des assurances lors des réunions avec les dirigeants des partis
frères et s'empresse de tout oublier dès son retour à Prague. De plus,
certains dirigeants du PCT exaltent les passions nationalistes et
anti¬soviétiques pour s'assurer une "base de masse" contre leurs propres
camarades du Parti.
L'impérialisme suit les événements avec attention. La presse occidentale
mène une véritable campagne de promotion du «printemps de Prague»,
attisant le feu, prodiguant conseils et encouragements. Zbignew
Brezinsky jouait le rôle de "conseiller" en antisoviétisme. A Vienne la CIA
avait porté le nombre de ses agents à plusieurs dizaines. L'OTAN
préparait pour octobre des manœuvres militaires d'une ampleur sans
précédent à la frontière entre la RFA et la Tchécoslovaquie.
La RFA tenait un rôle de premier plan dans cette conspiration dirigée
contre le socialisme. Prenant prétexte de la non reconnaissance par cet
Etat des frontières établies après la seconde guerre mondiale, les
nostalgiques du "grand Reich" et les revanchards de tous poils vont
multiplier les provocations en direction des Sudètes. Le diktat de Munich
étant toujours en vigueur pour la bourgeoisie allemande, des trusts de
RFA se mirent même à préparer des déclarations exigeant qu'on leur
restitue huit usines tchécoslovaques !
LE 21 AOUT
Sous le couvert d'une «renaissance du socialisme» se préparait la
liquidation des acquis révolutionnaires, la mise en cause des alliances
avec l'URSS et le camp socialiste et la restauration du capitalisme. Le
groupe Dubcek laissait le champ libre à la contre-révolution de l'intérieur
et de l'extérieur, paralysant la capacité d'intervention du Parti
Communiste.
L'aide internationaliste des cinq pays du Traité de Varsovie s'imposait
comme une nécessité. L'intervention du 21 août a permis d'éviter la
guerre civile et l'agression impérialiste en préparation. Elle a renforcé la
confiance en l’Union Soviétique des peuples confrontés à l’impérialisme :
il est significatif que les partis communistes de Cuba, du Vietnam et de la
RPD de Corée ont soutenu l'intervention. Le rapport des forces au sein
du PCT va alors se modifier progressivement en faveur des éléments
révolutionnaires.
Les liquidateurs et les réformistes vont tenter le tout pour le tout en
réunissant un Congrès illégal du Parti le 22 août avec l'objectif de
transformer le PCT en parti nationaliste antisoviétique. La lutte entre
liquidateurs et défenseurs du socialisme va s'amplifier. Dubcek va jouer
quelques mois encore son double jeu. Il reconnait l'illégalité du Congrès
du 22 août, mais il soutient le programme qui y a été adopté. En avril
1969, il sera remplacé par Gustav Husak.
FAIRE FACE SOLIDAIREMENT AUX MENEES AGRESSIVES DE
LIMPERIALISME
L'échec de la contre-révolution en Tchécoslovaquie va provoquer colère
et dépit dans le camp impérialiste. Une campagne de presse d'une rare
violence va être déclenchée contre le pouvoir populaire.
Malheureusement les média, les politiciens bourgeois et tous les courants
trotskistes vont pouvoir s'appuyer sur les prises de position d'un certain
nombre de partis communistes qui condamnent la nécessaire
intervention des cinq pays du Traité de Varsovie. Citons aux deux
extrêmes de l'opportunisme de gauche et de droite, le PC de Chine et
celui d'Italie. Niant le danger contre-révolutionnaire et le rôle de
liquidation de membres du PCT, le BP du PCF exprime sa "réprobation",
cela contre la position d'une forte majorité à la base. Cette capitulation
est un des coups les plus graves portés à la conscience de classe des
masses. Elle va marquer une avancée décisive de l'idéologie petite
bourgeoise dans le PCF. Le principe de la solidarité avec les pays
socialistes était mise en cause. Déjà englué dans sa stratégie d'union de la
gauche, la direction du PCF condamnait aussi l'URSS et les autres pays
socialistes pour donner des gages au PS. Mitterrand devait d'ailleurs
déclarer quelques années plus tard : "Sans le printemps de Prague, le
Programme commun ne serait pas ce qu'il est, il n'aurait peut-être pas vu
le jour". ("La rose au poing", p.73)
L'enjeu de la crise tchécoslovaque dépassait largement ses frontières.
L'impérialisme espérait réviser les résultats de la deuxième guerre
mondiale. L'intervention du 21 août 1968 était d’une nécessité vitale pour
barrer la route à ces projets, vitale pour tous les peuples du monde.
Conséquence de ce coup d'arrêt, la RFA a été enfin amenée le 12-12-73 à
considérer comme nuls les accords de Munich.
Après l'échec de la contre-révolution, avec la reprise du rôle dirigeant du
Parti, l'édification socialiste a pu repartir. La leçon a été tirée que le Parti
Communiste ne peut remplir sa mission que si son activité est fondée sur
les principes communistes et sur l'internationalisme prolétarien, que s'il
est lié au peuple et veille à l'unité de ses rangs sur des bases
révolutionnaires. Aujourd'hui, avec la Bulgarie et la RDA, la
Tchécoslovaquie fait partie des pays socialistes qui ont une économie
saine et solide.
Robert DUMAS
"Le PCUS agit pour le renforcement du rôle dirigeant de la classe
ouvrière et du parti dans la société. Les opportunistes de droite en
Tchécoslovaquie cherchaient à affaiblir le rôle dirigeant de la classe
ouvrière et de son avant-garde" (...) "ils ne voulaient pas raffermir l'unité
de la communauté socialiste, mais envisageaient le retrait de la
Tchécoslovaquie du Traité de Varsovie".(...)
Le PCUS s'efforce d'accroître la discipline dans la production, (..) dans
l'intérêt du développement ultérieur de la production matérielle. Nos
adversaires provoquaient le chaos dans la production, ils sapaient la
discipline.(...)
"...le PCUS tient la situation bien en main. (...) dans la direction de notre
Parti, celle de l'époque du début 1968, il n'y avait ni unanimité ni
programme clair. Je le rappelle car il faut refuser catégoriquement
chaque parallèle.
Interview de Vasil Bilak à "Rude Pravo" du 20-2-87

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 03-02-2021 à 23:32:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’invasion de la Tchécoslovaquie, premier pas du social-impérialisme russe et de la « doctrine Brejnev »


L’interprétation de l’invasion de la Tchécoslovaquie comme une « victoire du socialisme » est complètement frauduleuse.
Signalons au passage que la théorie «le socialisme l'a emporté dans notre pays » n’est que le reflet de la théorie de Khrouchtchev sur l’Etat du « peuple tout entier » .

Deux conceptions s’affrontent à ce sujet :
Celle du « parti père » selon laquelle le PCUS - parti de la révolution bolchévique - oriente et dirige l’ensemble du mouvement communiste international.
Et celle de l’indépendance des partis communistes frères, dont la ligne politique est élaborée par la méthode du centralisme démocratique.

L'argumentaire sur les courants anticommunistes ou libéraux en Tchécoslovaquie ne justifie absolument pas de se substituer à l'instance dirigeante du prolétariat et du peuple tchécoslovaque.
Les rappels historiques sur la naissance du socialisme dans ce pays non plus.
Quant aux explications "Il devenait indispensable de passer du mode extensif de gestion au mode intensif. Des réponses adéquates devaient être données aux questions complexes de la gestion socialiste. Le système de direction s'appuyant sur le principe du centralisme démocratique devait être élevé à un niveau supérieur. La question fondamentale restait de trouver de nouvelles formes pour permettre au Parti communiste de jouer toujours mieux son rôle dirigeant" .
C'est de la pure langue de bois vide de sens.

A la différence de l’insurrection de Budapest en octobre-novembre 1956, l’invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie se fit contre la volonté du parti communiste tchécoslovaque, au mépris de l’indépendance nationale de la Tchécoslovaquie, de l’indépendance et du respect mutuel des partis communistes.
Lors du 14e congrès du PCT il fut souligné qu’aucun membre de la direction n’avait sollicité cette intervention.

L’agression fut préparée dès le moi de mai, et du 20 au 30 juin Brejnev organisa les manœuvres militaires « Sumava » en Tchécoslovaquie.
Elle se fit en dépit des assurances formulées par Dubcek lors de la conférence de Bratislava le 03/08/1968, de rester dans le Pacte de Varsovie et dans le Comecon.
A cette occasion Brejnev annonça son intention d’intervenir dans un pays membre du Pacte si un système bourgeois - un système pluraliste avec plusieurs partis politiques représentant différentes factions de la classe capitaliste - était instauré. Or ce ne fut pas le cas en Tchécoslovaquie.

Les 16 et 17 août le Politburo du PCUS vota la résolution de « fournir l'aide au Parti communiste et au peuple tchécoslovaque par l'emploi de forces militaires ».
Cette « aide » avait été sollicitée par Antonin Kapek, chef du PC de Prague et quatre autres membres du PCT, à l’insu de la direction de leur parti.

L’invasion de la Tchécoslovaquie n’était donc absolument pas une « victoire du socialisme » , mais une ingérence russe dans un pays indépendant, en violation du centralisme démocratique de son parti communiste, et elle transformait le COMECON en colonie de l’URSS.

Dans cet article le groupe "regroupement communiste unifié" vise essentiellement à discréditer le PCC, fondamentalement opposé à toute ingérence dans les décisions des partis communistes, ce que "regroupement communiste" appelle ici de "l'opportunisme de gauche".
Mais il ne parle pas du Parti du Travail d'Albanie ni du PCF qui avaient eux aussi condamné cette intervention.
Et il prend position pour l'URSS contre la Chine dans la controverse sino-soviétique.
Finimore avait déjà signalé que ce groupe défendait "une base pro-soviétique trotskisante"
Voir : Le Regroupement Communiste Unifié
Finimore précise que ce groupe, alias Le Communiste, avait en son temps accueilli positivement le XXè congrès du PCUS, c'est-à-dire le congrès de trahison et anti stalinien de Khrouchtchev.
La défense du "socialisme" contre le "révisionnisme" n'est donc que de la littérature.


Edité le 04-02-2021 à 00:06:19 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Finimore
Grand classique (ou très bavard)
Finimore
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   Posté le 04-02-2021 à 06:58:40   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Il faut également précisé que ce groupe : Regroupement Communiste Unifié qui publiait une revue intitulé Regroupement Communiste, publiait également des mensuels départementaux comme et régionaux comme Le communiste des Bouches du Rhône, Tribune Communiste de Seine saint Denis, L'insurgé...
Concernant Tribune Communiste, il est intéressant de voir son évolution qui le conduira vers une fusion avec la Ligue Trotskyste de France :
https://1fichier.com/?56cecmpatxiyqpqke0v8&af=32069

Le RCU à également soutenu et appeler au vote pour le candidat du PCF André Lajoinie au premier tour des présidentielles de 1988.

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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