| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 25-09-2014 à 21:29:58
| robertbibeau@hotmail.com http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-referendum-ecossais-sans-interet/ Nous venons dassister à une vaste mystification lors de ce référendum en Écosse le 18 septembre dernier. La question posée lors de cette consultation ne reflétait nullement lenjeu de la rixe électorale entre les forces en chicane. Ainsi, la question allait comme suit : « Should Scotland be an independent country ? » : Yes or No ? Mensonge et duperie puisquen aucune façon la population écossaise navait lopportunité daccéder par ce vote à lindépendance économique, idéologique ou même politique. Aucun pays ne connaît lindépendance économique, idéologique ou politique, ni les États-Unis, ni le Royaume-Uni, ni la France, ni la Chine, ni la Russie et encore moins le Canada. Dans cette économie mondialisée et globalisée, soumise à la crise systémique depuis des années, vivant des temps de récession avant de connaître la grande Dépression et les politiques daustérité, lÉcosse na pas plus loccasion de se sortir de la crise que quiconque est présentement plongé dans le système économique impérialiste cataclysmique. Sur quoi portait donc ce référendum ? Dans un pays vivant sous démocratie bourgeoise un référendum est un duel non létal ou saffrontent deux factions opposées de la bourgeoisie nationale. Les règles de ce duel convenues entre les parties vont comme suit : La première règle non écrite stipule que les intérêts fondamentaux de lensemble de la classe dominante ne seront jamais mis en jeux comme un enjeu. La deuxième loi convient que la faction qui parvient à embrigader le plus grand nombre délecteurs prenne lavantage et dicte ses exigences à lautre faction. Les électeurs tranchent le débat même sils nobtiennent aucun avantage dans ce combat. Ce qui implique toute une mystique qui entoure le référendum afin que le votant sexprime en pensant voter pour autre chose que la triste réalité. Tous les coups sont permis sauf de mettre fin arbitrairement à la partie par un coup dÉtat militaire. Chaque faction se soumet à un devoir de réserve et ne dévoile jamais ces règles secrètes, ni lenjeu véritable de la baston inter capitaliste. Lenjeu pétrolier Lenjeu du référendum nétait donc pas pour lÉtat écossais de faire « lindépendance nationale du marché mondial » contrairement à ce que répètent les médias à la solde. Lenjeu était pour la bourgeoisie écossaise de récupérer les bénéfices des « royalties » pétrolières de la mer du Nord. Actuellement, ces redevances payées par les multinationales aux gouvernements de Londres et dÉdimbourg avantagent Westminster au détriment du château dÉdimbourg. La véritable question quaucun politicien bourgeois ne voulait exprimer aurait dû être : « Voulez-vous que lensemble des redevances sur le pétrole soit accaparé par le parlement dÉdimbourg pour le bien-être des milliardaires écossais : Oui ou NON ? » Évidemment, le fait que les royautés pétrolières de la mer du Nord soient partagées en deux parts entre Londres et Édimbourg, ou encore, quelles soient accaparées exclusivement par le gouvernement écossais na et naura absolument aucune incidence sur la population écossaise ou sur la population britannique. Seules pourront être incommodées ceux qui participent déjà à la curée des redevances, soient la faction londonienne de la grande bourgeoise britannique, soit la faction écossaise de la grande bourgeoisie britannique. Les salariés eux ne verront pas un kopek de ces « royalties ». Nous ne traitons ici que des royautés versées par lexpropriateur privé aux gouvernements concernés. La propriété des oligopoles pétroliers continue dêtre partagée, via les actions et les obligations, parmi les grands argentiers et les rentiers du monde entier, particulièrement les riches Anglais, les riches Gallois, les riches Irlandais et les riches Écossais évidemment. Le référendum ne touche en rien à limbrication serrée des intérêts économiques hégémoniques entre toutes les factions du grand capital international. Largent na pas dodeur ni de nationalité c'est bien connu. Les capitalistes, une fois le rideau tiré sur la kermesse référendaire, nont pas de nationalité et transigent dans le monde entier. British Petroleum (BP) a des intérêts en mer du Nord, mais aussi dans le golfe du Mexique et en Californie, aussi bien quen Libye. Le monde parcellaire, stressé dans ses identités communautaires, que ces milliardaires tentent de nous faire gober, ne correspond à rien pour eux. Une fois les bouffonneries référendaires légitimaires passées, ils retournent à leurs affaires mondialisées et globalisées. Les trémolos nationalistes chauvins sur « lindépendance nationale pour être maître chez nous » servent à distraire la galerie et à mobiliser les salariés pour défendre les intérêts de ceux venus les exploiter, les exproprier de Londres et dÉdimbourg. Le déroulement de la bataille référendaire Au début du référendum, que la clique londonienne croyait gagné davance, seule la faction nationaliste écossaise mena campagne avec vigueur soulevant lardeur de ses partisans petits-bourgeois (cette section de salarié dont une large portion vit des prébendes et des emplois de lÉtat bourgeois). Toute la panoplie du folklore écossais fut exhumée afin de mobiliser suffisamment de thuriféraires pour arracher la captation exclusive des « royalties » pétrolières. Évidemment, les travailleurs ne sont pas dupes dans cette affaire. Ils rejetèrent ces fallacieux arguments. Laccaparement dune plus grande partie des revenus du pétrole naurait aucune incidence sur leur revenu, sur leur vie, sur leurs taxes, et sur leurs impôts. Pas davantage demain dans un État bourgeois pseudo « indépendant », quhier dans lÉtat écossais dépendant de léconomie mondiale en crise. La passivité de la faction capitaliste écossaise pro-Royaume-Uni et lactivisme de la faction capitaliste écossaise pro-récupération des « royalties » fit en sorte que tout au long de la campagne la faction « souverainiste » accrue ses appuis parmi la petite bourgeoisie en cours de paupérisation et prête à adhérer à toute illusion pour se sortir du chômage et des politiques daustérité, adopter à Westminster aussi bien quà Édimbourg. Londres est contraint de se mouiller pour sauver ses « royalties » Une semaine avant le vote fatidique la clique capitaliste de Londres et dÉdimbourg pro unioniste fut contrainte de sortir de sa léthargie et de jeter quelques promesses à la volée afin de renverser les prévisions des sondages. Si la clique de Londres sétait abstenue dintervenir dans la consultation cétait justement pour éviter davoir à faire des promesses daccorder une plus grande part des redevances au Parlement écossais. Du moment que Londres simpliquait dans le référendum pour sauver sa mise, la clique de Westminster ne pouvait que lâcher du lest et abandonner des points de taxation en même temps que des champs de compétence gouvernementale. En dautres termes, la clique du Château dÉdimbourg avait gagné son pari à partir du moment où le premier ministre Cameron est intervenu pour sengager à abandonner des champs de compétence et de taxation. Si Londres savisait de ne pas tenir ses promesses il serait aisé pour les nationalistes de reprendre le collier et de recommencer le chantage à la souveraineté. La victoire du NON est cependant suffisante (55,4%) pour permettre à Londres de négocier très serré la dévolution des pouvoirs et des champs de taxation. La classe ouvrière britannique vivant en Écosse na pas mordu à lhameçon nationaliste du chauvinisme écossais pas plus quà lUnion Jack britannique et elle sest soit abstenue (15% dabstention) soit elle à voter pour le statu quo histoire de ne rien chambouler dans le rapport des factions bourgeoises en présence. Il nest pas mauvais pour la classe ouvrière britannique que ces deux factions capitalistes sentrent déchirent et saffaiblissant mutuellement. Mais pour la classe ouvrière britannique, il ny a aucun intérêt à prendre part à ce chantage à la sécession nationaliste bourgeoise.
-------------------- http://www.les7duquebec.com |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 25-09-2014 à 22:13:55
| c est encore pire aux Flandres Belges et au Trentin Haut Adige,où les séparatismes relèvent de partis d extreme droite pangermanistes,qui veulent créer un bloc germanique comprenant la Norvège,la Suède,une partie de la Finlande,le Danemark,les Grands Pays Bas-avec les flandres belges et francaises-avec la partie germanophone de la Belgique et le Luxembourg,l Autriche et la majeure partie de la Suisse,et l Autriche qui recupererait le Tyrol du Sud,la principauté du Liechtenstein,autour d une Grande Allemagne dominant l Europe Occidentale.
-------------------- |
| |
| | | | | | | | | |
|