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Xuan
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   Posté le 09-10-2017 à 23:39:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sans ménager ses critiques par ailleurs, ni cesser d'agiter de nouveaux désastres à venir, le Revenu :


... L’incendie de 2016 est éteint

C’est une nouvelle illustration de la gestion habile des risques, atterrissage brutal versus dé­sé­quilibres financiers, par les autorités, dont la tâche est facilitée par le caractère très centralisé de l’économie chinoise.

De la même façon, les foyers d’incendie qui avaient beaucoup inquiété les investisseurs entre mi-2015 et début 2016 ont été maîtrisés.

La Chine est parvenue à stabiliser sa croissance (ressortie à 6,9% sur un an au premier et au deuxième trimestres), à stopper l’hémorragie de ses réserves de changes et à enrayer la dépréciation de sa devise.

Le yuan, après une chute de 7% en 2016, a en effet regagné 5% face au dollar depuis le début de l’année. Tous les leviers, contrôle des capitaux, outils budgétaires et monétaires, ont tour à tour été activés, à l’image de la baisse par la banque centrale, fin septembre, du niveau requis de réserves obligatoires pour les banques, afin de stimuler le crédit au secteur privé....


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   Posté le 09-10-2017 à 23:43:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine : Hausse des réserves de change pour le 8e mois consécutif


Les Echos


PEKIN, 9 octobre (Reuters) - Les réserves de change de la Chine ont modestement augmenté en septembre, leur huitième mois consécutif de hausse, la réglementation plus stricte et l'appréciation du yuan continuant à décourager les sorties de capitaux.
Le net ralentissement des sorties de capitaux - qui avaient été perçues comme l'un des principaux risques pour la Chine - a contribué à soutenir la confiance dans la deuxième économie mondiale à l'approche de l'ouverture, le 18 octobre, du 19e congrès du Parti communiste chinois.

A cette occasion, le président Xi Jinping, au pouvoir depuis près de cinq ans, devrait s'efforcer d'asseoir un peu plus son autorité sur le parti.

Les réserves de la Chine ont augmenté de 17 milliards de dollars à 3.109 milliards de dollars (2.649 milliards d'euros) le mois dernier, une progression supérieure aux attentes, après une hausse de 10,5 milliards en août.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 8 milliards.

Ce huitième mois consécutif de hausse des réserves, ce qui ne s'était plus vu depuis juin 2014, les ramène à leur niveau le plus élevé depuis octobre 2016.
Cette progression régulière suggère à certains analystes que la Banque Populaire de Chine est peut-être devenue un acheteur net de devises étrangères pour la première fois en près de deux ans.

"Mais nous pensons que de tels achats reflètent davantage la volonté de créer une incertitude autour de la trajectoire de la devise à court terme plutôt que de contenir une hausse à moyen terme, écrit dans une note Julian Evans-Pritchard, économiste chez Capital Economics.

Pékin a puisé près de 320 milliards de dollars dans ses réserves de change l'an dernier pour tenter de soutenir sa devise, ce qui n'a pas empêché le yuan de se déprécier d'environ 6,5% face au dollar, sa plus forte baisse annuelle depuis 1994.
Le yuan a cependant regagné du terrain cette année face au repli du dollar et au durcissement par la Chine de ses contrôles sur les flux de capitaux.

De janvier à début septembre, le yuan s'est apprécié d'environ 7,5% face au billet vert, mais Pékin l'a laissé davantage fluctuer ces dernières semaines, sans doute par crainte que son renchérissement finisse par pénaliser les exportations chinoises.
Considérées dans leur ensemble, les mesures de régulation et le solide excédent commercial ont peut-être quasiment équilibré les entrées et sorties de capitaux, pour la première fois depuis des années.

Les investissements non-financiers de la Chine à l'étranger ont baissé de 41,8% entre janvier et août par rapport à la même période de 2016.

La valeur des réserves d'or de la Chine a de son côté baissé à 76,005 milliards de dollars à fin septembre, contre 77,702 milliards à fin août, a annoncé la banque centrale.

L'institut d'émission a aussi annoncé avoir injecté un montant net de 56,7 milliards de yuans dans le système financier via des opérations à court et moyen terme en septembre, un chiffre en baisse de 54% par rapport à août.

(Stella Qiu, Yawen Chen et Ryan Woo; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison)


Edité le 09-10-2017 à 23:44:22 par Xuan




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   Posté le 11-10-2017 à 14:49:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le miracle chinois de l'emploi



BEIJING, 11 octobre (Xinhua) -- La Chine a créé chaque année environ 13 millions de nouveaux emplois au cours des cinq dernières années, assurant une augmentation régulière du marché de l'emploi de la deuxième plus grande économie au monde.


Après une période de forte croissance, l'économie chinoise est entrée dans la "nouvelle normalité", caractérisée par une croissance moins rapide mais de bonne qualité. Malgré la croissance ralentie qui est passée de deux chiffres il y a dix ans à 6,7% en 2016, le marché de l'emploi de la Chine a maintenu une croissance régulière grâce à une série de mesures proactives adoptées par le gouvernement chinois.
Selon la Loi d'Okun, quand le taux de croissance du PIB augmente, le taux de chômage baisse, et du ralentissement de l'économie résulte une hausse du taux de chômage.

Contrairement aux prévisions des experts étrangers, la croissance économique du pays est passée de 7,7% en 2013 à 6,7% en 2016 alors que le taux de chômage est passé de 4,1% en 2013 à 4,02% en 2016, et il devrait être inférieur à 4% cette année.
La transformation économique qui se déroule en Chine a provoqué un ralentissement de la croissance économique. Cependant, au lieu de causer un chômage massif, elle a participé à créer plus d'emploi en Chine. Un véritable miracle aux yeux des experts étrangers.

L'emploi est essentiel pour avoir un effet sur le niveau de vie et soutenir la croissance économique. Le gouvernement chinois en a toujours fait une priorité dans son programme de développement.

La Chine a créé davantage d'emplois en développant des secteurs tels que la haute technologie, la logistique moderne, la santé et les soins gériatriques, et a encouragé les entreprises de main-d'œuvre à s'installer dans les régions centrales, de l'ouest et du nord-est du pays où les emplois manquent.

Elle a également continué à valoriser l'entrepreneuriat afin de créer davantage d'emplois, notamment dans les entreprises liées à l'économie de partage.
En rationalisant le processus administratif, le gouvernement a réduit aussi les obstacles qui empêchent l'entrée sur le marché et a adopté plus de mesures de soutien pour inciter les talents techniques et les ouvriers migrants à créer leurs propres entreprises.

Pour ceux qui ont des difficultés à trouver un emploi, le gouvernement chinois a créé des postes dans le domaine du bien-être public et dans d'autres domaines de soutien, alors que pour ceux qui ont été licenciés en raison de la politique de réduction de la surcapacité, davantage de formations ont été organisées pour les aider à trouver un nouvel emploi.

Selon Ning Jizhe, chef du Bureau d'Etat des Statistiques, les fondamentaux de l'économie restent inchangés, ce qui est la garantie de l'emploi. Il est optimiste quant aux perspectives du marché de l'emploi dans les prochaines années.

Le gouvernement chinois vise à améliorer la structure et la qualité de l'emploi, et à maintenir le taux de chômage urbain à moins de 5% d'ici 2020, selon le plan de facilitation de l'emploi pour la période 2016-2020 publié en février par le Conseil des Affaires d'Etat.

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   Posté le 28-10-2017 à 22:19:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine : les bénéfices industriels en hausse de 22,8% sur neuf mois


BEIJING, 27 octobre (Xinhua) -- Les principales sociétés industrielles de Chine ont affiché une croissance plus rapide au cours des trois premiers trimestres de cette année, a indiqué vendredi le Bureau d'Etat des statistiques (BES).

Les sociétés industrielles dont le chiffre d'affaires annuel a dépassé 20 millions de yuans (3 millions de dollars) chacune ont enregistré des bénéfices de 5.580 milliards de yuans entre janvier et septembre, soit une hausse de 22,8% en glissement annuel, a précisé le BES dans un communiqué.

La croissance était plus rapide que celle enregistrée durant les périodes allant de janvier à août et de janvier à juillet, soit respectivement de 21,6% et 21,2%.

Rien qu'en septembre, les bénéfices des grandes sociétés industrielles ont augmenté de 27,7% en glissement annuel, un rythme nettement supérieur à la croissance de 24% affichée en août et à celle de 16,5% en juillet, selon le communiqué.

Parmi les 41 entreprises prises en compte dans les statistiques, 39 ont signalé une croissance annuelle des bénéfices de janvier à septembre cette année.

Les sociétés dans les secteurs de l'électricité, de l'électronique et de l'alcool ont affiché une croissance rapide, ce qui a contribué à hauteur de 3,8 points de pourcentage à l'accélération du rythme de la croissance en septembre par rapport au mois précédent.

He Ping, statisticien du BES, a en partie attribué cette croissance rapide à un développement plus énergique tant de la production que des ventes, ainsi qu'à une hausse des prix des produits industriels.

La production industrielle a progressé de 6,6% en glissement annuel en septembre, contre 6% en août. Les recettes des principales affaires des sociétés industrielles ont grimpé de 10,8%, un rythme supérieur à celui enregistré en août.

L'indice des prix à la production (IPP) de la Chine, qui mesure les coûts des marchandises à la sortie de l'usine, a progressé de 6,9% en glissement annuel en septembre, ce qui représente une hausse de 0,6 point de pourcentage sur un mois.

Le rebond des prix a ajouté environ 652,6 milliards de yuans aux bénéfices d'exploitation des entreprises industrielles, permettant une nette augmentation des bénéfices de 136,2 milliards de yuans après déduction des coûts.

La rentabilité des entreprises s'est améliorée grâce à la baisse des coûts et des dépenses. De janvier à septembre, les coûts pour 100 yuans de recettes ont diminué de 0,23 yuan par rapport à la même période de l'année précédente, tandis que les dépenses pour 100 yuans de recettes ont également diminué de 0,27 yuan, a ajouté M. He.

Le ratio de levier, qui mesure les risques financiers, a également diminué grâce aux efforts de désendettement actuellement déployés par le gouvernement. Le ratio d'endettement des entreprises a chuté fin septembre de 0,6 point de pourcentage en glissement annuel à 55,7%.

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   Posté le 07-02-2018 à 10:59:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Capital s’étonne de la résilience de l'économie chinoise, qui continue à investir (mais sans préciser qu'il s'agit d'investissements dans l'économie productive) et spécule sur l'espoir d'un krach financier.
Krach qui ne serait pas sans conséquence sur l'économie occidentale d'ailleurs.


CHINE : COMMENT LA CROISSANCE RALENTIT... SANS S'EFFONDRER


PUBLIÉ LE 06/02/2018 À 11H25


Xi Jinping, le président chinois, tient d’une main de fer son économie pour maintenir une croissance confortable.

Quelle insolence ! Alors que tout le monde s’attendait à un ralentissement de la croissance chinoise l’an dernier, le PIB du pays le plus peuplé du monde a augmenté de 6,9% (contre une prévision du FMI de 6,2% fin 2016). Par quel miracle ? "Xi Jinping a préparé sa réélection au Congrès en octobre dernier en augmentant les dépenses d’investissement" , décrypte Mathilde Lemoine, du groupe Edmond de Rothschild. Malheureusement pour le reste de la planète, qui dépend en grande partie de la bonne santé de ce géant commercial (premier exportateur et deuxième importateur mondial), Pékin devrait lever un peu le pied et se contenter d’un modeste 6,5% de croissance en 2018, selon les prévisions du FMI.

Ce chiffre est tout de même appréciable, car le recul aurait pu être bien plus marqué. L’économie chinoise est en effet en train d’opérer une difficile transition et, depuis plusieurs années, les craintes d’un atterrissage en catastrophe resurgissent régulièrement. Plombé par les hausses de salaire (+300% entre 2005 et 2016), le pays a perdu en compétitivité et se voit désormais concurrencé par des nations "low cost", comme le Vietnam. Aussi, Pékin doit désormais miser sur les exportations haut de gamme et sur la consommation intérieure.

En attendant de réussir cette montée en gamme, le gouvernement injecte régulièrement des stéroïdes dans l’économie pour maintenir la croissance à bout de bras. "L’objectif de Xi Jinping est de multiplier le PIB par deux entre 2010 et 2020. Pour cela, il lui faut maintenir une croissance d’au moins 6,3% par an" , calcule Claudia Bernasconi, économiste à Swiss Life Asset Management. Jusqu’à présent, il a su utiliser assez habilement les vannes du crédit, pour doper artificiellement des pans entiers de l’activité.

Le revers de la médaille, c’est que l’endettement du pays, en particulier des entreprises, a augmenté et atteint désormais 230% du PIB, hors secteur financier. A priori, cela n’est pas un problème, car l’empire du Milieu est très peu dépendant des financements étrangers. Il ne risque donc pas de se retrouver soumis à une contrainte extérieure, à l’image des pays de la zone euro lors de la crise de 2012. Mais, comme certaines de ces créances sont de très mauvaise qualité, comme en leur temps les titres américains bourrés de subprimes, un "Lehman Brothers" chinois n’est pas exclu et la croissance pourrait alors ralentir brutalement.

Autre possibilité : "Une sanction sur la devise, avec un yuan qui chuterait" , envisage Florent Delorme, de M&G investments. En 2015 et en 2016, la Chine avait réussi à inverser cette tendance en puisant dans ses réserves de change, mais celles-ci ne sont pas inépuisables. En plus des risques de sorties de capitaux, le pays se retrouverait alors avec une monnaie faible, plus du tout adaptée à ses besoins.

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   Posté le 07-03-2018 à 20:04:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine est capable d'anticiper les risques systémiques (ministre des Finances)



(Xinhua/Shen Hong)

BEIJING, 7 mars (Xinhua) -- La Chine est confiante dans sa capacité à pleinement anticiper les risques systémiques, a annoncé mercredi le ministre des Finances.



Le ratio dette/PIB du pays a reculé à 36,2% fin 2017, contre 36,7% en 2016, soit un niveau nettement inférieur au seuil d'alerte international de 60%, a indiqué le ministre des Finances, Xiao Jie, lors d'une conférence de presse organisée en marge de la session parlementaire annuelle.

Ce ratio est relativement bas par rapport aux niveaux enregistrés par les grandes économies et les pays émergents, a indiqué M. Xiao, qui ne prévoit "pas de changement substantiel" le concernant dans les années à venir.
A la fin de l'année dernière, la dette combinée du gouvernement central et des gouvernements locaux avait atteint 29.950 milliards de yuans (environ 4.750 milliards de dollars), dont 16.470 milliards de yuans pour les gouvernements locaux, selon le ministre.

Le gouvernement chinois accorde une grande attention à la gestion des dettes gouvernementales et lutte fermement contre les irrégularités dans les activités de financement, a-t-il noté.
Grâce à la mise en oeuvre d'une nouvelle loi sur le budget et d'une série de mesures de suivi, le gouvernement a établi un système en circuit fermé couvrant la gestion des quotas et du budget, l'alerte précoce des risques, les interventions dans les situations d'urgence et le contrôle quotidien.

Près de 100 personnes ont été tenues responsables de manquements et d'irrégularités concernant les dettes des gouvernements locaux en 2017, alors que le pays accroît ses efforts pour désamorcer les risques financiers, selon M. Xiao.
Le travail d'anticipation et de désamorçage des risques majeurs fait partie des "trois rudes batailles" du pays pour les trois prochaines années, avec la réduction ciblée de la pauvreté et la prévention et le contrôle de la pollution.

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   Posté le 12-03-2018 à 20:36:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La propriété d'État signifie qu'il y a peu de chance de crise bancaire systémique en Chine



Par Hu Weijia Source: Global Times Publié: 2018/3/12 22:38:39


Selon un rapport publié ce week-end par la Banque des règlements internationaux (BRI), la Chine fait partie des économies les plus exposées au risque de crise bancaire, ce que l'on appelle souvent la banque centrale des banques centrales.

Les risques financiers en Chine doivent être gérés de manière continue de manière appropriée, mais les risques sont toujours gérables. La BRI aurait pu exagérer la situation.

En 2016, la BRI a déclaré qu'une croissance excessive du crédit en Chine était un signe d'un risque croissant de crise bancaire au cours des trois prochaines années. Bien que la BRI ait souligné à plusieurs reprises les risques d'une crise bancaire depuis lors, le système bancaire chinois est à ce jour sain et sauf, sans grandes faillites dans le pays.

Selon le rapport de la BRI, l'écart entre le crédit et le PIB de la Chine a dépassé un niveau qui pourrait entraîner une crise systémique, laissant le système bancaire du pays vulnérable en raison d'un ratio élevé du service de la dette. La Chine doit maintenir son niveau d'endettement sous contrôle. Cependant, si le taux d'épargne élevé du pays est pris en compte, la capacité globale de service de la dette est acceptable.

La contribution de la Chine à la croissance économique mondiale s'est maintenue à environ 30% en 2017 et l'économie chinoise est exubérante. Une grande partie des flux de crédit vers le secteur de production du pays, où il génère de nouveaux actifs. L'expansion de la dette est une situation normale dans une économie en croissance rapide.

Qui plus est, l'environnement des affaires de la Chine diffère de celui des pays occidentaux. Le risque d'une crise financière systémique est étroitement surveillé par l'État. Les banques détenues majoritairement par l'État représentent une grande partie des actifs et des dépôts du système bancaire chinois. Bien que ces banques aient adopté des opérations axées sur le marché, nous croyons que le gouvernement a la capacité de maintenir la stabilité financière.

En 2017, les efforts de désendettement déployés par le gouvernement se sont principalement concentrés sur le secteur financier, avec des mesures telles que la normalisation des activités interbancaires et de gestion de patrimoine.

Dans un rapport jeudi, l'agence de notation Moody's a déclaré que la croissance des actifs avait déjà ralenti par le resserrement réglementaire des activités bancaires parallèles et interbancaires.

Certains observateurs occidentaux ne comprennent pas vraiment la Chine mais tirent leurs conclusions de l'expérience occidentale. Cependant, l'économie chinoise a ses propres caractéristiques et le niveau d'endettement actuel en Chine est toujours contrôlable.

L'auteur est journaliste au Global Times. bizopinion@globaltimes.com.cn

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   Posté le 12-03-2018 à 20:45:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les banques chinoises se développent globalement à mesure que le marché financier s'ouvre: officiel



Par Ma Jingjing Source: Global Times Publié: 2018/3/9 22:08:40

Les institutions financières étrangères seront également soumises à une réglementation prudente

L'ouverture du marché financier chinois comprend également l'expansion mondiale des institutions financières nationales, a déclaré vendredi le haut responsable de la banque chinoise.

"La Chine pourrait prendre des mesures plus audacieuses pour assouplir l'accès au marché et ouvrir davantage les marchés." En plus de permettre aux institutions financières étrangères de faire des affaires en Chine, l'ouverture en termes plus larges signifie aussi que les institutions financières chinoises deviendront mondiales. La Banque populaire de Chine (PBC), la banque centrale du pays, a déclaré lors d'un point de presse en marge des deux sessions en cours.

L'internationalisation du yuan contribue à l'ouverture du secteur financier chinois, a-t-il noté, ajoutant que d'autres aspects s'ouvraient également de manière significative.

Au cours des cinq dernières années, la Chine a fait des progrès en matière de convertibilité monétaire grâce au lancement de liens boursiers et obligataires entre la Chine continentale et Hong Kong, a indiqué M. Zhou, soulignant qu'ils font tous partie de l'ouverture du pays. Zhou a souligné que cette tendance à l'ouverture se poursuivra.

Les autorités ont étudié la plupart des politiques liées et trouveront des opportunités pour faire avancer les progrès, a dit Zhou.

À cet égard, un expert en macroéconomie a déclaré qu'il s'attend à ce que davantage de secteurs financiers s'ouvrent.
"L'ouverture du secteur bancaire domestique évolue rapidement, si cela crée une influence positive, d'autres secteurs financiers, y compris la confiance et le crédit-bail, vont s'ouvrir davantage" , a déclaré Liu Xuezhi, expert principal en macroéconomie à la Banque des Communications.
Il a déclaré au Global Times vendredi que l'entrée des institutions financières étrangères accélèrerait l'internationalisation des institutions financières nationales ainsi que leur niveau de services.

Yi Gang, vice-gouverneur de la PBC, a déclaré lors du même point de presse que l'octroi de l'égalité de traitement aux investisseurs nationaux et étrangers ne signifiait pas un relâchement de la supervision.
À l'instar de leurs homologues chinois, les institutions financières à capitaux étrangers seront soumises à la même réglementation prudente afin de contenir les risques et de maintenir la stabilité financière, a ajouté M. Yi.
Zhou a également parlé de la réforme financière, disant que la réforme du système de supervision financière du pays est en cours.

Après la réforme, la banque centrale jouera un rôle crucial et renforcera la coordination entre tous les régulateurs financiers pour combler le vide réglementaire, selon Zhou. Il a dit que la prévention des risques fait partie de la réforme financière.
Également lors de la conférence de presse, Pan Gongsheng, un autre vice-gouverneur de la PBC, a déclaré que le risque du financement immobilier chinois est contrôlable, soutenu par la qualité globale des prêts immobiliers.
Le taux global de prêts non performants du secteur bancaire chinois est de 1,85%, tandis que celui des prêts immobiliers est inférieur à 1%, a indiqué M. Pan, notant qu'une politique monétaire prudente contribuera à promouvoir le développement du marché du logement domestique.

"Nous continuerons d'améliorer les mécanismes de réglementation pour prévenir et résoudre efficacement les risques financiers et maintenir la stabilité financière"

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   Posté le 13-03-2018 à 23:38:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine: fusion des régulateurs du secteur bancaire et de l'assurance


13/03/2018
zonebourse


Pékin (awp/afp) - La Chine va fusionner ses autorités de régulation du secteur bancaire et du secteur des assurances pour mieux endiguer les risques financiers, selon un projet de réorganisation de l'architecture gouvernementale dévoilé mardi.

La fusion du gendarme des banques (CBRC) et de celui des assureurs (CIRC) accompagne une réorganisation plus générale prévoyant la création de nouveaux ministères et remaniant les administrations centrales, selon un rapport du gouvernement consulté par l'AFP avant sa présentation au parlement.
Le rapprochement des deux régulateurs vise à "renforcer la supervision" financière pour rendre "plus solide et plus efficace le cadre réglementaire" et "tenir fermement le cap, à savoir empêcher l'émergence de risques financiers systémiques" , précise ce rapport.
De fait, les tâches respectives de la CBRC et de la CIRC tendaient à se recouper, la distinction de leurs responsabilités "n'était pas claire" , laissant prospérer "des lacunes" dans la régulation, déplore le rapport.

Dans le même temps, des responsabilités jusqu'alors dévolues aux deux régulateurs, comme l'établissement de nouvelles lois et règlements, seront confiées à la banque centrale (PBOC), laquelle voit ainsi son rôle accru juste avant la nomination d'un nouveau gouverneur.
Ces modifications sont soumises à l'Assemblée nationale populaire (ANP), chambre d'enregistrement législative du régime, qui devrait sans surprise les entériner.

Alors que la dette chinoise totale dépasse désormais 250% du PIB national et avive la menace d'une déstabilisation économique, la lutte contre les risques financiers est "une bataille décisive" , a martelé la semaine dernière le Premier ministre Li Keqiang.
Il a appelé à accélérer les efforts de désendettement et le rééquilibrage du pays vers un modèle de croissance moins dépendant du crédit.

Pékin s'est déjà attaqué à la "finance de l'ombre" (instruments de crédit peu régulés), aux créances douteuses des banques, aux produits d'investissements opaques et dangereux, ainsi qu'aux conglomérats privés très endettés.
Fustigé pour son endettement et sa frénésie d'acquisitions "irrationnelles" à l'étranger, Anbang, troisième assureur du pays, a même été récemment placé sous contrôle de l'Etat.

Autre changement dévoilé mardi: la Chine mettra sur pied un "Bureau de supervision du marché" afin de garantir un environnement "équitable et concurrentiel" .
L'institution regroupera sous son toit des tâches d'administrations jusqu'ici éparpillées: la lutte contre les monopoles, le contrôle de la qualité, la sécurité alimentaire, la régulation de l'industrie pharmaceutique...
Par ailleurs, certains ministères seront rebaptisés et verront leur portefeuille renforcé.

Ainsi, le "ministère de l'Environnement et de l'Ecologie" succèdera au "ministère de la Protection de l'environnement" : il sera chargé du changement climatique, un dossier qui relevait jusqu'alors de la puissante agence de planification (NDRC), et centralisera la lutte anti-pollution.

afp/rp

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La Chine combinera CIRC, CBRC


Par Xie Jun Source: Global Times Publié: 2018/3/13 21:28:39


Fusion prévue pour aider à contrôler les risques


Une vue du siège de la Commission de régulation bancaire de Chine à Pékin Photo: VCG

Le gouvernement central envisage de combiner les fonctions des deux organismes de surveillance financière, la China Banking Regulatory Commission (CBRC) et la China Insurance Regulatory Commission (CIRC), dans le but de renforcer la supervision financière.

Selon un plan de réforme du Conseil des Affaires d'Etat qui a été présenté mardi pour délibérer lors du 13ème Congrès National du Peuple, la Chine abolira la CBRC ainsi que la CIRC, mais établira une commission de régulation pour les secteurs bancaire et de l'assurance.

"La fusion conduira à une gestion unifiée [des deux secteurs] et réduira la marge d'arbitrage réglementaire telle que le shadow banking" , a noté Moody's dans un communiqué qu'il a envoyé au Global Times mardi.
Le centre de recherche financière de Bank of Communications a indiqué dans un communiqué qu'il avait envoyé au Global Times mardi que cette décision soutiendrait le développement stable du marché financier national, ainsi que la prévention des risques systémiques.
Les experts du Global Times ont prédit que le nouvel organisme pourrait également faire appel à la China Securities Regulatory Commission (CSRC) à un moment donné.

Prévenir les risques

Zhou Yu, directeur du Centre de recherche en finance internationale de l'Académie des sciences sociales de Shanghai, a déclaré que la combinaison des opérations était une tendance dans le secteur financier chinois ces dernières années, en particulier dans les secteurs bancaire et de l'assurance.

"Par exemple, les produits de gestion de patrimoine de nombreuses compagnies d'assurance sont maintenant également vendus dans les banques" , a déclaré Zhou. "Les entreprises des deux zones sont non seulement similaires, mais se croisent aussi, ce qui fait qu'elles s'infestent l'une l'autre avec leurs propres risques" , a déclaré M. Zhou au Global Times mardi.
Selon Zhou, les risques ont émergé dans les deux secteurs au cours des dernières années, les compagnies d'assurance se livrant à la spéculation sur les capitaux à risque et à l'expansion, tandis que les banques développaient leurs activités hors bilan.

En 2015, les géants de l'assurance domestique, Anbang Insurance Group et Foresea Life Insurance, ont significativement augmenté leurs participations dans le promoteur immobilier chinois China Vanke.
En février 2017, l'ancien président de Foresea Life, Yao Zhenhua, a été interdit par le gouvernement du secteur de l'assurance pendant 10 ans pour utilisation illégale de fonds d'assurance.
Selon M. Zhou, les systèmes de gestion séparés ont créé de nombreuses zones grises sans surveillance gouvernementale, ce qui a permis la création de certaines entreprises financières "innovantes".

Le gouvernement a mis en place un Comité de stabilité financière et de développement en novembre 2017 pour coordonner la gestion financière.

"La gestion unifiée est une tendance, je prédis que la fusion des secteurs banque et assurance sera relativement facile étant donné la similitude entre les deux secteurs, mais le secteur des valeurs mobilières sera également inclus dans ce modèle de gestion" , a déclaré M. Zhou.
Xi Junyang, professeur de finance à l'Université des finances et de l'économie de Shanghai, a déclaré que les banques sont plus aptes à contrôler les risques. " Grâce à la fusion de la gestion, les méthodes de contrôle des risques des banques pourraient être transmises au secteur de l'assurance" , a-t-il déclaré mardi au Global Times.

Une ouverture encourageante

Zhou a souligné que le resserrement de la gestion ne signifie pas que l'ouverture du secteur financier sera mise en attente.
Le gouvernement a lancé une série de politiques, telles que la modification du mécanisme de taux de change de la parité centrale du yuan et la mise en place de programmes d'actions, afin d'accélérer les réformes financières.
"Une plus grande ouverture augmente en fait les exigences de gestion, car l'ouverture comporte des risques, tels que les flux de capitaux transfrontaliers" , a souligné M. Xi.

Selon Xi, le gouvernement a resserré sa gestion du secteur financier ces dernières années et cette tendance devrait se poursuivre en 2018.


Edité le 13-03-2018 à 23:54:00 par Xuan




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Les Echos

Le gendarme de la Bourse chinois a condamné un mystérieux groupe de logistique à une amende de 700 millions d'euros. Un record.
Au lendemain du krach de l'été 2015 , les autorités chinoises avaient prévenu qu'elles allaient frapper fort contre tous ceux qui seraient suspectés de contrevenir aux règles de la Bourse et de mettre en danger la stabilité financière des marchés. Elles viennent de passer à l'acte contre le groupe Beibadao Logistics, accusé de manipulation de cours. [...]

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Xuan
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La Chine conserve les stocks plus élevés de devises du monde



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MAR histoire et société


Face en particulier aux accusations de Trump et des États-Unis mais aussi aux bruits que ceux-ci feraient courir sur la baisse des réserves de devises, le gouverneur de la banque centrale de Chine est intervenu dans une conférence de presse pour souligner que premièrement la Chine était de loin le pays ayant la plus grosse réserve de devises, mais que le gouvernement ne devait pas trop tabler sur cette facilité. Ensuite face aux accusations portées contre la Chine sur sa non conformité aux lois du marché en particulier dans le maniement de sa politique monétaire, la Chine a insisté sur la restructuration des actifs, dans laquelle le gouvernement conserve 50%, ce qui est énorme, mais laisse le reste au marché ( Note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)
http://www.cubadebate.cu/noticias/2017/03/15/mantiene-china-las-reservas-de-divisas-mas-elevadas-del-mundo/#.WMofeG_hC71

15 mars 2017

La Chine possède la réserve le plus élevée de monnaie du monde, a déclaré aujourd’hui le gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, qui a conseillé cependant de «ne pas tabler de façon excessive » sur l’accumulation monétaire.

Parlant au Quotidien du Peuple, Zhou a déclaré que «la Chine a encore les plus grandes réserves de change dans le monde, beaucoup plus que le deuxième pays de la liste. »

Pourtant, a-t-il dit, le pays ne doit pas tabler de façon excessive aux stocks importants de devises étrangères, lors de l’élaboration de ses politiques.

Lors d’une conférence de presse dans le cadre des « deux sessions » , le gouverneur de la Banque centrale chinoise a déclaré que les réserves se sont élevées à trois trillions 500 milliards de dollars à la fin février, soit une augmentation de six mille 900 millions de dollars par rapport à janvier. La légère augmentation a également mis fin à sept mois d’affaiblissement.

Les dernières données publiées par l’Administration d’Etat des Devises étrangères de Chine insistent sur le fait que le gouverneur a indiqué que ces réserves comprennent également des jeux de trésorerie inutiles, et a expliqué que les réserves de change de la Chine ont commencé une chute rapide depuis 2002.

Après la crise financière mondiale, le flux de capitaux des pays développés ont adopté une augmentation considérable de mesures quantitatives flexibles vers les marchés émergents.

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la liquidité créée par les pays développés atteint environ 4,2 milliards de dollars.

Zhou a ajouté qu’au moins un tiers de cet argent a coulé vers la Chine. Avec la reprise économique dans certains pays développés, ces capitaux avec une moindre affluence et la stabilité couleront à nouveau, dit-il.

« Par conséquent, la tendance à la baisse des réserves en devises de la Chine est un phénomène normal, » a-t-il soutenu.

À son tour, le vice-gouverneur de la Banque de Chine, Yi Gang, a déclaré que le RMB, la monnaie chinoise, est au premier niveau de monnaies internationales après qu’elle ait été inclue par le FMI dans le droit de tirage spécial (DTS) .

Pan Gongsheng, député à l’APN, lors de la même conférence de presse, a déclaré qu’il y a eu des changements structurels vers une meilleure distribution en matière de détenteurs d’actifs.

« Il y a plusieurs années, autour de 70-80 % des stocks étaient détenus par des organismes gouvernementaux, alors qu’à la fin de l’année dernière, environ 50 % d’entre eux étaient dans les organes gouvernementaux et 50 % dans des entités liées au marché « , a-t-il dit.

(Avec des informations de Notimex)

Le contexte de cette intervention du gouverneur de la banque centrale de Chine

Les réserves de devises étrangères de la Chine, les plus grandes du monde, se sont établies à 3 120 milliards de dollars en octobre dernier, en baisse de 45,7 milliards de dollars par rapport au mois de septembre, marquant le plus bas niveau depuis mars 2011, selon des statistiques de la Banque populaire de Chine. Après avoir baissé de 107,9 milliards de dollars (97 milliards d’euros) en décembre 2015 – un record –, ses réserves de change ont fondu de 99,5 milliards de dollars en janvier pour tomber à 3 230 milliards, soit leur plus bas niveau depuis mai 2012, a indiqué la PBoC dimanche 7 février. Aujourd’hui en mars 2017, le gouverneur de la banque centrale montre que la chute est non seulement freinée mais qu’il y a amorce de renversement de tendance.

En juin 2014, la banque centrale chinoise disposait encore de 4 000 milliards de dollars de réserves. Depuis cette date, elles ont fondu de 770 milliards de dollars, dont 207,4 milliards au cours des mois de décembre 2015 et de janvier 2016. La diminution des réserves de change en janvier 2017, a été inférieure de 8,4 milliards à ce qu’elle était le mois précédent. Les différentes mesures de contrôle des capitaux récemment arrêtées par Pékin commencent à porter leurs fruits, même si leur côté dirigiste peut heurter les investisseurs étrangers.

En fait dans un environnement international plus que problématique, la Chine opère une transformation accélérée de son économie, elle passe d’une économie basée sur les exportations avec un faible coût de la main d’oeuvre à une économie orientée par la demande intérieure et la capacité d’innovation, un total bouleversement non seulement par rapport à ses orientations antérieures mais par rapport à celles de la mondialisation capitaliste. Cette transition engendre normalement un ralentissement de l’économie que les experts envisageaient comme très brutal mais qui visiblement ne l’est pas. Les investisseurs étrangers, les Etats-Unis et leurs alliés n’ont cessé d’exercer des pressions à la baisse sur le yuan. Celui-ci est tombé à son plus bas niveau face au dollar américain depuis cinq ans. La PBoC a donc vendu des billets verts pour soutenir le cours de la devise chinoise, alors que le pays cherche à enrayer des fuites de capitaux massives hors de Chine, évaluées pour 2015, selon les sources, de 735 milliards de dollars à plus de 1 000 milliards.

Le yuan a chuté de plus de 4 % par rapport au dollar depuis le début de l’année, en raison des fortes perspectives d’augmentation du taux d’intérêt par la banque centrale américaine. Cependant, certains experts sont convaincus que la dépréciation brutale et continue du yuan est injustifiée, car elle n’est pas soutenue par des principes fondamentaux.

Malgré les difficultés pour passer à une économie guidée par la consommation et l’innovation, le PIB chinois a progressé de 6,7 % au troisième trimestre, maintenant un niveau stable par rapport au deuxième trimestre et dépassant beaucoup de grandes économies. Les réserves d’or de la Chine ont augmenté à 59,24 millions d’onces en octobre, correspondant à 75,35 milliards de dollars, selon des chiffres de la banque centrale. C’est-à-dire que la Chine a vendu du dollar pour soutenir mollement le yuan et qu’elle a de surcroit acheté à la place de l’or.

« Si les réserves [en devises] représentent un trésor de guerre non négligeable, le rythme auquel elles sont en train de fondre ces derniers mois est tout simplement intenable » , a déclaré, dimanche 7 février, Rajiv Biswas, chef économiste pour l’Asie-Pacifique chez IHS Global Insight. Pendant que la PBoC essaie de stabiliser le cours de la monnaie chinoise, observe-t-il, les investisseurs privés domestiques, les traders et les fonds spéculatifs continuent de miser sur la poursuite de la baisse du yuan. Une dévaluation plus prononcée du yuan est considérée comme un des principaux risques baissiers pour l’économie mondiale en 2016, en raison des chocs qu’elle représenterait pour les marchés des changes.

La conjonction du ralentissement de la croissance de la Chine, des capacités excédentaires de son industrie, de la hausse des taux américains et d’une chute plus forte du yuan face au billet vert sont autant de sources de stress pour les entreprises chinoises qui sont très lourdement endettées – à hauteur de plus de 160 % du produit intérieur brut. Elle pourrait conduire à une hausse des défaillances en 2016.

C’est dans ce contexte que s’est développée une polémique par rapport aux réserves de la Chine, polémique à laquelle répond l’intervention du gouverneur de la banque centrale ci-dessus. Cette intervention calme le jeu en montrant que la Chine continue à maîtriser son économie et il est clair que le socialisme de marché, selon le terme consacré conserve les moyens « dirigistes ». Comme le souligne le site la Tribune sont mis en cause les investissements à l’étranger qui ne sont d’aucun rapport ni pour la Chine, ni pour le pays dans lequel on investit (
Et parmi eux sont particulièrement dénoncés les superproductions hoolywoodiennes type la grande muraille sont dénoncées. Tant mieux, il y a suffisamment de navets comme ça. ) « Certains ne sont pas conformes à nos exigences et nos politiques pour les investissements étrangers » , comme la culture et le sport, assurait vendredi dernier, le gouverneur chinois Zhou, selon des propos rapportés par le Financial Times.
Et d’ajouter : « Cela n’a pas apporté beaucoup de bénéfices à la Chine et a causé quelques plaintes à l’étranger. » C’est notamment le cas aux Etats-Unis, où la multiplication d’investissements chinois dans le cinéma inquiète Hollywood quant aux censures qu’ils pourraient entraîner.

Les restrictions imposées par Pékin sur les sorties d’argent hors du pays seraient à l’origine de l’échec du rachat des Golden Globes pour 1 milliard de dollars par le conglomérat chinois Wanda ce week-end, selon l’agence Bloomberg. Il avait déjà mis la main sur la chaîne américaine de cinémas AMC en 2012 et le studio Legendary (producteur de « Jurassic World », « Batman »…) pour 3,5 milliards de dollars en 2016.

Donc on voit que la Chine a décidé d’opérer un contrôle plus grand et de garder bien en main les manettes de son économie sans pour autant renoncer à la mondialisation, ni au « socialisme de marché »).

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