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 A quoi joue Hanouna ?

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Finimore
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Finimore
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   Posté le 30-09-2021 à 09:37:48   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Télérama n°3742 du 2 au 8 octobre 2021

Un livre sur la France, une émission politique...
À quoi joue Cyril Hanouna ?

Par François Rousseaux et Marie-Hélène Soenen
Un livre sur la France, une émission de débats pour la présidentielle...
L'animateur star de C8 se rêve en héraut des «oubliés» de la République.
Sa politique spectacle peut-elle peser dans la campagne ?

HANOUNA et sa télé vision pour la France
Le dossier :
"Oh non pas elle !" Quand Anne Hidalgo apparaît à l'image, le 8 septembre dernier dans Touche pas à mon poste, sur C8, Cyril Hanouna lève les yeux au ciel. « On peut être de gauche... Mais tout sauf Anne Hidalgo!» cingle-t-il. Voilà des mois qu'il étrille en direct la maire de Paris pour ses travaux dans la capitale. Même si, devant 1,4 million de fidèles en moyenne (pour la dernière partie de l'émission), il répète à l'envi : « Ici, on ne fait pas de politique. » Sa rentrée, pourtant, n'en a jamais eu autant la couleur.
En coulisse, l'animateur de 47 ans planche depuis des mois sur une nouvelle émission, classée top secret, dans laquelle il rêve de recevoir tous les prétendants à l'Elysée. Au sein de ses équipes, plusieurs noms circulent: Face aux Français, À vous de voter... Le dispositif n'est pas encore au point - on parle d'un public équipé de boîtiers électroniques, appelé à se prononcer en direct sur les propositions - mais le plateau est choisi: ce sera celui de Canal
football club, 1000 mètres carrés, le plus vaste du groupe Canal+. Hanouna voit grand. Invité par Jean-Marc Morandini sur CNews, il reconnaît s'être «pris au jeu», galvanisé au
printemps parles exhortations dans Le Monde de la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, habituée de ses plateaux : « C'est lui qui devrait coprésenter le débat de
l’entre-deux-tours de l'élection présidentielle. » Mais son ambition ne s'arrête pas là. Il s'apprête à entrer en librairie, le 6 octobre, avec Ce que m'ont dit les Français, un livre «politique», dont l'éditorialiste et ancien patron de la rédaction de L'Express Christophe Barbier a accepté d'être la plume.
Le 7juillet dernier, Cyril Hanouna présente l'ouvrage, en visioconférence, devant la direction des éditions Fayard et une quarantaine de représentants commerciaux, chargés
d'assurer le service après-vente auprès des libraires. Certains se pincent le nez devant cette star de la télé qui intervient pour la première fois comme «auteur». «Racontez nous vos dernières vingt-quatre heures», amorce son éditrice, la journaliste Isabelle Saporta. « Hier, j’êtais au mariage de Nabilla. Aujourd'hui, j'ai un déjeuner avec Xavier Bertrand. Voilà, ça c'est moi... Et ce que j'aimerais, c'est que ceux qui aiment Nabilla aillent voter. » L'assistance reste «scotchée» devant le long exposé de l'animateur, qui n'a pas souhaité répondre à Télérama. «Je me suis rendu compte que son émission n'était plus du pur divertissement, mais qu'elle avait basculé vers la politique et le sociétal, raconte Isabelle Saporta. En avril dernier, je lui ai fait une proposition:je charge une équipe de visionner ses émissions et, sur cette base, nous réalisons vingt heures d'entretiens avec lui pour faire ce livre. Il a dit banco à tout.» Résultat? Un ouvrage de trois cent six pages, tiré à trente mille exemplaires, que Télérama a pu se procurer. Dans un style policé qu'on ne lui connaît pas, Hanouna évoque la crise sanitaire, les violences policières, le voile, la laïcité... Il clame ne plus être le même et annonce «descendre dans l'arène» pour «faire changer les choses». Comme une quête de crédibilité qui lui fait tant défaut.
La couverture blanche, inspiration Gallimard, laisse peu de doute sur l'intention: faire «chic». Sur le bandeau, Hanouna, Perfecto noir, pose aux côtés de Barbier, écharpe rouge au cou. «Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs, vous m'avez dit : "Cyril, on veut se faire entendre par des gens d'en haut". Vous m'avez demandé de jouer le rôle de
médiateur entre vous et les politiques», écrit l'animateur. «Dans notre société'"archipellisée", Cyril Hanouna parle à dix millions de personnes chaque semaine, dont une partie de la
jeunesse. Il s'adresse autant à la France rurale de la diagonale du vide, à des électeurs de Jean-LucMélenchon et deMarine Le Pen, aux banlieues, aux complotistes. Il établit des passerelles entre eux, que ça plaise ou non à l'intelligentsia», revendique l'éditrice, qui annonce une tournée promotionnelle en novembre. Tel un candidat en campagne, Hanouna va parcourir la France pour convaincre les jeunes de voter. À son agenda : un centre pénitentiaire, des villes comme Forbach, Charleville-Mézières... Il se fixe comme objectif de faire baisser l'abstention de vingt points. «Il se croit en mission et se vit comme le porte parole d'une certaine France. Hanouna, c'est comme Zemmour, c'est l'arrière qui veut être avant-centre», observe, dubitatif, un cadre du groupe Canal+.
Comment le trublion de la télé, plus habitué aux blagouzes qu'aux palais de la République, a-t-il endossé ce costume ?
1l faut remonter au 19 novembre 2018, lorsqu’un groupe de Gilets jaunes l'attend à la sortie des studios, avec une demande : venir sur son plateau « pousser un coup de gueule»
contre « le traitement médiatique qui montre complètement l'inverse de ce qui se passe sur le terrain». Reçus dès le lendemain, ces Français en colère, que Cyril Hanouna accueille à
coups de «frérot» ou de «mon ami», cherchaient à intervenir en direct et sans montage. Depuis, « Baba » (son surnom) se targue d'avoir été le premier à leur avoir tendu le micro...
oubliant au passage que BFMTV le faisait dès le 26 octobre.
Il a surtout été le seul à se proclamer leur «porte-parole à la télé», faisant sienne leur cause. Plusieurs figures du mouvement, comme Jacline Mouraud ou Jérôme Rodriguez, interviennent toujours dans ses émissions.
Entre un débrief de Koh-Lanta et une « exclu » sur Loana, Touche pas à mon poste s'est ouvert aux politiques progressivement : Jean-Luc Mélenchon y a été reçu en 2013, Adrien Taquet, «député beau gosse» (dixit Hanouna), pour une spéciale handicap, puis Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle (2017). Tous plongeant dans l'ambiance
«repas de famille», face à une dizaine de chroniqueurs, dont Benjamin Castaldi, Valérie Bénaïm ou Raymond Aabou, ancien chauffeur-livreur. Mais la crise des Gilets
jaunes marque un tournant pour l'animateur-producteur, qui vient tout juste de lancer Balance ton post!, un talk show hebdomadaire au décor écarlate et aux débats tapageurs. Sa ligne éditoriale? «Parler de ce qui a le plus fait réagir sur les réseaux sociaux toute la semaine.» C'est là que Mounir Mahjoubi, alors secrétaire d'État chargé du Numérique, viendra à plusieurs reprises défendre le gouvernement, ulcéré par ce qu'il considère être une tribune sans contradiction offerte aux Gilets jaunes.
Marlène Schiappa lui emboîte le pas : la voilà, à sa demande , propulsée coanimatrice d'une soirée spéciale «Grand débat national» fin janvier 2019. Sacré coup de com…
Mais les propositions formulées ce soir-là par les Français invités sur le plateau resteront lettre morte. Hanouna, lui, est lancé. Dans la foulée, il mène avec ses camarades une interview complaisante de Jean-Marie Le Pen, faisant presque passer l'ex-leader d'extrême droite pour un gentil papi, puis prétendra «informer» les Français sur la pandémie de Covid-19, multipliant spéculations et fake news... L'actualité s'enracine au cœur de ses émissions. Février dernier : c'est dans Balance ton post! que Jean-Luc Mélenchon vient demander l'«asile politique» (sic) face aux «fachos» Marine Le Pen et Gérald Darmanin, tous deux invités de Vous avez la parole, sur France 2, à la même heure...
Un coup politique, qui profite aussi à C8. «Hanouna a installé quelque chose. Son émission est unique dans la campagne qui s'ouvre. Il a une façon d'agripper le téléspectateur et de
l'amènera la matière politique comme peu savent le faire, à la façon de Michel Polac avec Droit de réponse sur TF1 dans les années 1980. Les ministres veulent y aller. Pour nous, c'est un concurrent», reconnaît-on à France Télévisions.
En mai dernier, tout s'accélère. Jean-Michel Rlanquer, ministre de l'Éducation, refuse toujours les invitations en plateau ? Hanouna le tance sur Twitter .«Il a un tournoi de
fléchettes et le championnat de France de marelle. Je peux comprendre, il y a des priorités!» Le ministre consent alors à lui répondre en direct par téléphone... Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, puis Gabriel Attal, porte parole du gouvernement, acceptent, eux, sans rechigner.
Point d'orgue du défilé: la ministre du Travail Elisabeth Borne et l'animateur montent ensemble une émission sur mesure, baptisée 1 jeune, 1 solution, du nom du plan ministériel pour l'emploi... «Il y a dans son public certains jeunes en difficulté que nous voulions toucher, explique-t-on au ministère du Travail. Cyril Hanouna a une forte notoriété, c'est
un vecteur qui permet d'amplifier nos dispositifs. » Bingo : la plateforme «1 jeune , 1 solution» enregistre +20% de fréquentation pendant l'émission, selon le ministère.
À Matignon, pas de veto: chaque ministre est libre d'accepter ou non l'invitation. Si certains conseillers en communication sont encore refroidis par les «polémiques vaines»,
«l'agressivité» des chroniqueurs et les «pseudo-spécialistes», d'autres passent outre. «Chez Hanouna, vous ciblez des personnes en colère, qui s'estiment oubliées par le gouvernement
comme par Ies grands médias», Justifie l'un d'eux. L'institut de sondages Ifop a cherché à cerner son public. En juin, il lui consacre pour la première fois une étude. « Il ne faut pas le réduire à la jeunesse : il parle à un spectre large de la population » avance Jérôme Fourquet, directeur du département opinion qui en dresse le portrait robot : majoritairement des 18-49 ans ouvriers, employés, artisans, inactifs, électeurs des candidats antisystème Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon «j’avais beau avoir fait trois fois la matinale de France Inter, être
dans Le Monde ou Les Échos toutes les semaines, les habitants de ma circonscription et des zones rurales ne m'avaient pas beaucoup vu. Aujourd'hui, on me reconnaît dans la rue comme "le député qui passe dans TPMP"», raconte Mounir Mahjoubi. « La macronie, à l'inverse des partis historiques comme le PS ou LR, n'a ni ancrage territorial ni ancrage populaire, elle sait qu'elle a besoin d'Hanouna», décrypte Isabelle Saporta.
Même Jean-Michel Blanquer finit par s'y coller, le 14 septembre, après avoir rencontré en privé Cyril Hanouna. Entre deux questions sur le port du masque à l'école ou le salaire des profs, la bande lui extirpe des confidences intimes (pourquoi s'est-il laissé pousser la barbe?, «kiffe»-t-il ses journées au ministère?), tandis qu'Hanouna le flatte avec une connivence gênante : «j’ai eu la chance de le côtoyer un petit peu, c'est un bosseur, il essaie de faire du mieux qu'il peut. » Un pari gagnant-gagnant : autant pour le ministre que pour l'animateur, qui continue de tisser sa toile dans les arcanes du pouvoir, soucieux de convaincre les politiques de participer à sa future émission. «Son réseau vient de son succès», affirme son chroniqueur Bernard Montiel, intime du couple présidentiel, mais qui assure ne pas jouer les entremetteurs. «Cyril est apprécié à l'Elysée, assure-t-il. Brigitte Macron le trouve drôle, sympathique et novateur. » Dans son livre, l'animateur proche de Vincent Bolloré, patron du groupe Canal, se vante d'échanger avec le président, qui le consulterait régulièrement sur l'état de la France. Mais autour de lui, personne ne sait vraiment pour qui il vote. «Pour lui, la macronie est une bonne synthèse, confie un de ses intimes. Il est plutôt libéral sur le plan économique, pro-social, et n'aime pas les extrêmes.» Ce fils d'un médecin mitterrandien et d'une mère gérante de boutique de vêtements de luxe, fan de Giscard qui tint â lui donner «Valéry» comme deuxième prénom, veille à entretenir le flou. Ne répète-t-il pas, d'émission en émission, que chez lui «la parole est ouverte à tous»?
Il y joue en tout cas la carte de la démocratie directe, façon référendums expéditifs lancés sur Twitter, où il compte près de six millions d'abonnés. «Êtes-vous favorable à l'accueil des réfugiés afghans ? » « Faut-il sanctionner les parents de délinquants ? » À en croire la bande, ses plateaux seraient les derniers bastions de la liberté d'expression et de la démocratie... Et tant pis si ça vire a la foire d'empoigne. « Ici, on s'énerve, on s'insurge, mais il y a toujours des contradicteurs. Cyril veut être un amplificateur de ce qui ne fonctionne pas», défend l'écrivaine Géraldine Maillet, chroniqueuse dans Touche pas à mon poste. « Les programmes de Cyril Hanouna incarnent ce que beaucoup de jeunes pensent être la démocratie, objecte Stéphane Encel, enseignant-chercheur et auteur d'un essai à paraître sur la mécanique hanounesque 1. C'est-à-dire inviter n'importe qui, débattre de n'importe quoi, et que tout le monde puisse donner son avis, sans hiérarchisation. Or l'argumentation doit pouvoir se développer sans raccourcis, ne vas se résumer a un "pour ou contre"... Ses émissions sont le reflet d'un appauvrissement généralisé du débat démocratique, comme si on n'avait besoin d'aucune connaissance pour comprendre les enjeux de la société. » Cultivant son image d'homme «sans filtre», Cyril Hanouna n'hésite pas à donner son avis sur tout. En 2020, l'animateur enjoint ainsi Mila, l'adolescente menacée de mort pour avoir dénigré l'islam sur Instagram, à «se faire toute petite», et estime que les caricatures de Charlie Hebdo «mettent de l'huile sur le feu». « Moi, je pars du principe que quand on choque une personne, il faut arrêter», résume t-il en direct, balayant le droit au blasphème. Dans cette arène où régnent l'émotion et l'indignation, il s'agit davantage de «gagner le match » que d'élever la pensée. Aurélien Taché, député et cofondateur des Nouveaux Démocrates, a participé quatre fois à ces débats «sans tabous» mais «darwiniens». «Il y a un risque de voir ceux qui ont un discours populiste arriver plus facilement à délivrer leurs messages, car les gens modérés ont moins l'habitude de ces canons-là, commente-t-il. On n'y va pas pour exprimer des dizaines de nuances, mais pour passer un message fort au maximum de gens possible». Hanouna y fait émerger des personnages éruptifs, à l'image de Jean Messiha, un habitué de CNews, qui a rejoint l'équipe alors qu'il était encore membre du bureau du Rassemblement national, et vocifère en boucle sa marotte anti-islam - son compte Twitter a été définitivement supprimé en août par le réseau social. Ou encore du sulfureux Fabrice Di Vizio, avocat de Didier Raoult et coqueluche des antivax et anti-passe sanitaire, proche de Florian Philippot, qu'on a vu refuser de se soumettre au test anti-Covid pour gagner le plateau. «Un garçon qui a des convictions», «une de nos stars», s'extasiait encore fin août Cyril Hanouna à son sujet... Di Vizio est depuis soumis à un examen déontologique du Conseil de l'ordre du barreau de Paris. Deux caricatures vivantes, encouragées dans leurs excès par un Hanouna au spectacle, conforté par les chiffres. «Son pouvoir, ce sont ses audiences», souligne un de ses collaborateurs. C'est en débattant une nouvelle fois de la guerre entre le CSA et Éric Zemmour à propos du décompte du temps de parole de ce dernier que Touche pas à mon poste a enregistre son meilleur score depuis la rentrée : 1,7 million de téléspectateurs entre 20h45 et 21h15, soit cinq cent mille de plus que la semaine précédente. Ce soir-là, le polémiste avait réservé en exclusivité à Hanouna sa réaction en vidéo, à la suite de la décision de CNews de se séparer de lui. « On prépare une nouvelle émission avec lui pour octobre», a annoncé Cyril Hanouna. Avant de glisser, quelques secondes plus tard : « Dès qu'il arrive sur un plateau, on sait que l'audience va décoller. » •
1 Ce n'est pas que d'la télé ! Ce que dit le système Hanouna de la France, de Stéphane Encel, éd. David Reinharc, 150 p., 19.90e. Parution le 11 octobre


Edité le 30-09-2021 à 09:42:18 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
pzorba75
Militant expérimenté
978 messages postés
   Posté le 30-09-2021 à 10:34:13   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Hanouna : l'abrutissement télévisuel, né au États-Unis et prolongé avec succès dans un pays allié et soumis.
Aucun intérêt pour faire réfléchir sur la crise du système et les solutions pour en sortir.

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Xuan
Grand classique (ou très bavard)
16301 messages postés
   Posté le 02-10-2021 à 18:22:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour ça non, pour attirer des jeunes dans le camp de Macron oui.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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