| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 31-10-2014 à 20:07:28
| Sur Théory Chine En quoi la Chine est-elle encore socialiste ? Mis à jour le :2013-06-12 Par Li Qiqing Où en est la Chine ? Quelle appréciation sur les évolutions économiques politiques et sociales du pays ? Où va la Chine ? Ce sont des questions qui préoccupent les gens sintéressant à la réforme en cours en Chine. A ces questions on donne des réponses diamétralement opposées : le socialisme à la chinoise pour certains, le capitalisme à la chinoise pour dautres. Ma communication a pour objectif de donner quelques points de repère pour situer la société chinoise. La réforme de la propiété des moyens de production La propriété des moyens de production est un point de repère fondamental pour juger le caractètre dune société. En tant que pays socialiste, la Chine sen tient à la position prépondérante de la propriété publique. La réforme du système de proprété sest orienté dans deux directions : la diversification des formes de la proprété publique et le développement des secteurs privés. Avant louverture et la réforme, la propriété dEtat et collective étaient les seules formes de propriété. Maintenant, on commence à voir se former une structure économique dans laquelle le secteur publique occupe une place dominante et les secteurs privés se développent simultanément. Les principales formes de propriété publique actuellement en vigueur en Chine sont les suivantes 1.Compagnies à capitaux uniquement publiques. Il sagit des secteurs concernant la souveraineté et la sécurité de lEtat, des secteurs monopolistes et dutilité publique. 2.Economie collective. Il sagit dune forme de propriété publique selon laquelle les moyens de production et les fruits de production appartiennent à la collectivité. 3.Système coopératif par actions. Il signifie que tous les employés dune entreprise achètent ses avoirs de production sous la forme dactions, de cette façon, la propriété publique devient un système coopératif par actions. 4.Système dactions sur le capital. Il sagit dune forme économique selon laquelle les parties concernées de la société souscrivent volontairement à des actions, pratiquement une exploitation autonome et assument elles-mêmes pertes et profits. 5.Gestion par procuration. Il sagit du fait que le propriétaire de lentreprise (soit lEtat, soit le gouvernement local) confie, par voie juridique et sous lobligation de contrepartie, son droit de gestion de lentreprise à une personne morale ou physique capable de gérer et dassumer la responsabilité des risque qui en découlent. 6.Système de responsabilité dans lexploitation du capital. Par un contrat de responsabilité signé entre lEtat et lentreprise , le système a pour objectif de garantir et daugmenter la valeur des actifs nets et daccoître les profits que lentreprise et le gestionnnaire doivent atteindre dans le délai prévu , prévoyant ainsi des méthodes de prime et sanctions. Il est à noter que ces deux dernières formes de propriété sappliquent surtout aux PME. Des formes multiples de propriété publique ont démontré des avantages très évidents. Elles ont promu la productivité sociale en mobilisant lenthousiasme des gestionnaires et des travailleurs. Elles ont permis lapprofondissement de la réformes des entreprises publiques : la séparation du droit de propriété et du droit de gestion :légalité établie entre les droits et les obligations de léconomie de marché :la reconstitution des rapports entre lEtat et lentreprise, tout en réglant le problème de lEtat-providence. A long terme, elles préparent la transition de la propriété publique à la propriété sociale. Certaines personnes qualifient ce processus de la diversification de la propriété publique comme une privatisation. En fait, cest un malentendu. Tout en mettant en oeuvre la réforme de la propriété publique, le gouvernement chinois a encouragé le développement du secteur privé. A présent, léconomie privée joue un rôle irremplaçable en matière dimpôt, dexportation,doffre demploi ainsi que de vivification du marché,damélioration de la vie de la population et du maintien de la stabilité sociale. Dans le domaine de la circulation des marchandises,les pourcentages relatifs aux économies publique et collective dimiunent, au profit des autres types déconomie dont le pourcentage continue à progresser. Selon les statistiques, dans le chiffre daffaires des vente au détail en 1997, les économies publique et collective représentent respectivement 27.8% et 17.6%, où lon constate une diminution : les autres éléments économiques représentant 54.6% dont 32% pour les travailleurs à leur compte et les entreprises privées, et ils connaissent une tendance à la hausse. En 2000, dans la producion industrielle globale, les parts du scteur public et du secteur non public représentent respectivement 62% et 38%. Dans la vente au détail des articles de consommation, ces parts sont respectivement de 38% et de 62%. Le passage de léconomie planifiée à léconomie de marché La Chine a réussi dans sa politique de réforme et douverture mis en application depuis 1978. Lobjectif de cette réforme consiste à réajuster les rapports de production au niveau de forces productives. Et son contenu principal est le passage de léconomie planifiée à léconomie de marché. Cela signifie labandon du modèle de léconomie directive et centralisée que la Chine a copié de lURSS. jusquen 1978. Lhistoire démontre que seuls les pays à économie de marché peuvent faire partie intégrante de léconomie mondiale ou plutôt devenir des composants essentiels de celle-ci. La Chine a fait pleinement jouer le rôle du marché, tout en renforçant le contrôle macro-économique. Dans une économie socialiste de marché, il est nécessaire davoir recours au fonctionnement du marché dans lallocation des facteurs de production. Toutes les pratiques et formes dorganisation efficaces utilisées par léconomie de marché, y compris compagnie, prise en charge forfaitaire, location, tutelle, exploitation par procuration, fusion, achat, vente et système daction sur le capital, ne sont que des moyens. Et en tant que mode de roulement des capitaux, lassociation, lachat, fusion, la vente et la faillite sont aussi des moyens et des modes daffection de ressources, le capitalisme peut les adopter, le socialisme le peut aussi. Mais le marché a ses limites. Il peut, parfois, avoir des dysfonctionnements et entraîner des pervers. Cest pourquoi lEtat doit exercer son contrôle, réglementer et orienter le marché. Or, le macro-contrôle, exercé par lEtat dans les conditions dune économie socialiste de marché se distingue de lintervention directe par lEtat dans lexploitation et la gestion des entreprises, intervention quon avait connue sous le système de léconomie planifiée. Dans lexercice du macro-contrôle, lEtat en respectant les lois économiques et juridiques, oriente de façon rationnelle le développement de léconomie nationale, par les moyens administratifs indispensables. Pour éviter la polarisation et les inégalités régionales, héritées de lhistoire et aggravées par léconomie de marché, le gouvernement chinois a lancé en 1994 un plan daide aux régions déshéritées visant à sortir en sept ans, 80 millions de ruraux de la pauvreté. Afin de le réaliser dans le délai prévu, les Finances centrales ont débloqué des sommes considérables : 94 milliards de yuans ! Au cours des 5 dernières années, les gouvernments et les milieux sociaux de treize villes et provinces de la régions côtière de lEst ont fait des dons matériels et financiers dune valeur de 1,64 milliards de yuans aux régions déshéritées du Centre-Ouest, en plus des investissements dont le montant sest élevé à 6 milliards de yuans. Dans le domaine de laménagement des infrastructures de grande ou moyenne dimension, de la mise en valeur des ressources et de lamélioration de lenvironnement, lEtat a nettement priviligié les régions pauvres. Un grand nombre dinfrastructures agricoles, douvrages hydroliques de petite dimension, ainsi que des routes de campagne, ont été construits. Entre la fin 1995 et 1999, la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 65 millions à 34 millions dans tout le pays, soit une diminution annuelle de 8 millions. Pour lan 2000, la diminution sest chiffrée à 10 millions. Si, en 1995, la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté représentait encore 7,1% de la population totale, le taux sest situé, en 2000, à moins de 3%, ce qui marque la réalisation pour lessentiel du plan daide au développement. Lintégration de léconomie chinoise à celle du monde Au 21ème siècle, ou tout au moins au début de celui-ci, léconomie mondiale sera principalement caractérisée par la mondialisation, à laquelle les Etat-nations, quils veuillent ou non doivent absolument participer. Face à cette situation où les opportunités et les défis coexistent, la Chine a adopté une stratégie qui consiste à Chercher les avantages tout en écartant les inconvénients. Grâce à lintroduction des capitaux, des techniques et de la gestion avancée de létranger, et grâce à la coopération économique internationale, une structure économique douverture tous azimuts a pris forme, ce qui a permis à la Chine de réaliser sa conversion dune économie fermée vers une économie orientée vers lexportation. Pour la Chine , lentrée au sein de lOMC sera accompagnée davantages et dinconvénients, mais dans lensemble, les avantages lemportent sur les inconvénients. > Premièrement, elle bénéficira dun environnement commercial multilatéral non discriminatoire dans lequel légalité et les avantages réciproques sont observés. > Deuxièmement, elle pourra jouer un rôle constructif dans létablissement dun nouvel ordre économique international et sauvegarder les intérêts nationaux, grâce à une participation active pendant le nouveau cycle de pourparlers. > Troisièmement,elle contribuera à promouvoir la réforme et louverture et à accélérer la création et le perfectionnement dun système de léconomie de marché socialiste. > Quatrièmement, elle pourra bénéficier des mécanismes de règlements des différends de lOMC, résolvant par la voie légale les conflits économiques et commerciaux entre les membres de lOMC. Ladhésion de la Chine à lOMC apportera de sérieux défis : (1) Défi à lEtat. Tous les services gouvernementaux chargés de gérer léconomie nationale devront avoir une redéfinition de leur rôle selon les exigence de léconomie de marché. Le gouvernement se voit obligé de réduire lintervention dans les affaires des entreprises, afin de permettre à ces dernières de prendre des décisions selon les lois du marché. Par essence, la mondialisation économique consiste à mener une restructuration économique à léchelon mondial, en se servant de multinationales comme support. La Chine ne peut sintégrer dans le système économique mondial et participer effectivement au processus de mondialisation économique quen développant léconomie de marché. Or, ce sont les entreprises qui jouent le premier rôle et qui servent de support à la restructuration économique et le gouvernement devra veiller à la création dune meilleure ambiance au développement des entreprises au lieu dintervenir trop dans leur gestion. (2) Défi aux entreprises. Ladhésion à lOMC exercera des pressions aux entreprises chinoises, en particulier aux entreprises arriérées plus petites et mal gérées. La Chine a promis de réduire considérablement ses droits de douane, déliminer les barrières non tarifaires au commerce et douvrir peu à peu le secteur tertiaire aux investissements étrangers, étant donné que sans louverture, les entreprises chinoises ne pourront jamais être compétitives sur le marché international. Par exemple, la Chine a signé un accord de lOMC sur les technologies et produits de linformation et promis, après une phase de transition de 5 ans, de supprimer les droits de douane sur plus de 300 sortes de technologies et produits de linformation, afin dattirer en Chine les multinationales spécialisées dans les technologies de linformation et de faire delle une partie intégrante du secteur informatique mondial. (3) Défi au système de commerce extérieur. La Chine devra accélérer la réforme du système de commerce extérieur. La Chine libérera son commerce extérieur avant détablir finalement un système dexploitation en matière de commerce extérieur correspondant aux réglements de lOMC et aux exigences de léconomie de marché socialiste. Pour ce faire, on a pris des mesures suivantes : les sociétés commerciales chinoises dont les capitaux proviennent dentreprises industrielles de propriété publique, après avoir formulé leur demande, sont autorisées à exercer des activités dans le commerce extérieur, à condition que : on ouvrira le secteur du (y compris personne physiques et entreprises privées) avec un apport maximum de 49% des capitaux, tout en préservant la position dominante de léconomie de propriété publique : on autorisera des établissements de recherche et des entreprises de haute technologie non seulement à exporter des produits fabriqués par eux-mêmes, mais aussi à travailler comme agent dans lexportation des produits dont ils possèdent la propriété intellectuelle, mais quils ne fabriquent pas eux-mêmes. (4) Défi au marchés des capitaux. La Chine deviendra ,sous peu, membre de lOMC. Après une période de transition de cinq ans, elle accordera le traitement national aux entreprises et institutions financières des pays étrangers. Les banques commerciales chinoises seront confrontées à la concurrence. Selon les engagements pris, deux ans après ladhésion de la Chine à lOMC, les banques étrangères seront autorisées à effectuer des opérations en RMB avec les entreprises chinoises, cinq ans après, à se livrer à des activités de détail, et au moment opportun,elles pourront simplanter dans toutes les régions du pays. Ainsi, les banques étrangères, qui ont débarqué dans les régions côtières développées et les grandes villes, avanceront vers les régions enclavées sous-développées et les villes moyennes. On assistera à une redistribution des parts du marché. La concurrence se fera surtout sentir dans les opérations intermédiaires peu onéreuses, à faible risque et dun bon rapport et dans les transactions en RMB, et les banques se disputeront la clientèle des transnationales, des entreprises à capitaux étrangers, des entreprises chinoises exportatrices, des grands groupes de sociétés et des entreprises de hautes et nouvelle technologie. Pour rehausser la compétitivité des banques commerciales, la Chine a soutenu la restructuation par actions des banques commerciales, en sorte que les banques purement publiques deviendront celles où lEtat sera le principal actionnaire, et seront ainsi prêtes à être cotées.En même temps, la Chine fait des efforts pour créer un système moderne de banques commerciales, en promouvant la réforme visant à la régulation des taux dintérêt par le marché et à la création dun système de taux dintérêt basé sur le taux directeur de la banque centrale et ayant le marché monétaire comme intermédiaire, en sorte que les intérêts demprunt et de prêt varient au rythme des fluctuations de loffre et de la demande. En outre, la Chine accélérera la réforme financière, actuellement en cours, visasnt à mieux réglementer les opérations des banques dinvestisssement , à multiplier les fonds de placement et à dynamiser le marché des capitaux. A lheure actuelle, 75% des fonds dont les entreprises industrielle et commerciales chinoises disposent, proviennent demprunts bancaires. La part irrationnelle de la finance indirect est non seulement peu favorable à leur restructuration selon les normes modernes, elle aggrave aussi pour les banques, le risque des créances douteuses. Compte tenu de loffre relativement abondante des capitaux sur le marché international et de lencours de lépargne des ménages en RMB et en devises qui est évalué à quelque 7 000 milliards de yuans, soit 80% du PIB, on estime que les conditions sont déjà réunies pour lélargissement du marché des capitaux. Profitant de cette occasion, il faudra accroître des transactions du marché boursier, favoriser la négociabilité des bons du Trésor dEtat et des obligations financières, tout en développant lémission dobligations par des entreprises. En tenant compte de lessor des prêts aidés en faveur de lacquisition de logements , on procédera à des expériences types pour convertir les fonds bancaires en titres de portefeuille. Par ailleurs, on envisage délargir le champ dinvestissement des hommes daffaires étrangers, en étudiant la possibilité pour les investisseurs étrangers de se procurer, à titre onéreux, des actifs douteux placés sous le contrôle de holdings financiers, et en cherchant à établir des modalités de gestion en la matière. La Banque populaire de Chine continuera à soutenir le développement et la réglementation du marché des capitaux . Elle cherchera, par la fixation du taux dintérêt à un niveau rationnel, à canaliser une partie de lépargne des ménages vers les placements financiers. Elle élargira le circuit déchange interbancaire des obligations, réglementera les opérations de prêts sur nantissement de titres boursiers et favorisera linterpénétration du marché monétaire et du marché de portefeuille, de façon à admettre, dans le marché interbancaire des prêts, les sociétés boursières et les fonds de placement commun qui remplisssent les conditions requises. Elle élaborera les modalités selon lesquelles doivent se dérouler les transactions boursières qui se font par le truchment des banques commerciales. Cependant, elle veillera à empêcher lutilisation des crédits bancaires à des fins de spéculation boursière. La Chine renforcera à la fois le développement et le contrôle du marché des capitaux.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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