| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 10-06-2016 à 19:05:32
| Malgré des progrès, le réseau « faire vivre » a encore essuyé un échec au dernier congrès. La direction révisionniste a usé de toutes les ficelles pour étouffer lopposition, des groupes trotskistes ou néo trotskistes ont semé la division, un faux débat entre le soutien à Mélenchon et le soutien aux frondeurs a ajouté à la confusion, et cest la ligne opportuniste de Paul Laurent qui la emporté. Lévolution non prolétarienne de la composition sociale du pcf ny est pas pour rien non plus. Les désaccords de principe nont pas été résolus, et ce nest pas possible parce que le divorce est consommé entre la volonté des révisionnistes de combiner des alliances improbables avec des résidus du PS, et la volonté des communistes sincères dinstaurer le socialisme, de transformer la société. Pour parler clairement : est-il possible pour lavant-garde de la classe ouvrière de reprendre le pouvoir dans le PCF, ou bien doit-elle créer un parti de toutes pièces ? Aujourdhui personne ne sait quelle tournure prendra la lutte contre la ligne révisionniste de Pierre Laurent ni quelle forme prendra la reconstitution du parti communiste, par un congrès, une scission, un nouveau parti, etc. Faut-il attendre le prochain congrès et dans lintervalle appeler à voter pour Montebourg ou Aubry, ou bien poursuivre dès à présent la lutte pour la révolution et le socialisme ? Pierre Laurent est-il un camarade qui se trompe ou un ennemi du parti communiste au même titre que Robert Hue ? Et par ailleurs la reconstitution du parti communiste dépend en grande partie de la lutte de classe du prolétariat : il est évident que le rejet des socialos par le peuple est largement en avance, et depuis longtemps, sur la pâle stratégie de Pierre Laurent. La lutte contre la loi travail accélère le processus de prise de conscience, par exemple en éclairant les masses sur la nature de lEtat bourgeois, sur la nécessité de le renverser et de ne pas compter sur un changement de gouvernement comme lexpérience la démontré. Et un congrès ou des élections présidentielles ne sont que des anecdotes par rapport à léveil de la conscience populaire et à la nouvelle vague révolutionnaire dont nous ne voyons encore que les premiers remous. Voici quelques réactions au sein du pcf, à propos de la ligne adoptée au dernier congrès, communiquées par Gilbert Remond. Elles émanent du réseau faire vivre ou de ses sympathisants. Le dernier provient du groupe Paris XVe. On note que le premier texte s'oppose à l'effacement du pcf. Par contre il ne dit rien des objectifs politiques et des moyens d'y parvenir, notamment l'objectif du socialisme n'y figure pas.
___________________ Le courrier de Gilbert : Le 37é congres du PCF vient de se tenir, la gamme des réactions et des commentaires qu'il suscite est classiquement disproportionnée avec la réalité de l'évènement allant depuis ceux qui jugent l'affaire définitivement pliée parce que ce parti est irréformable en passant par ceux qui en toutes situations se complaisent à porter le masque du ravi, ce personnage des crèches provençales qui donne toujours dans une béatitude sidérante quoi qu'il arrive parce que telle est la constance de ses positionements. Nous ne nous retrouvons pas dans ces postures. L'étude de la réalité et l'analyse des résultats dans les conférences à la bases, nous permet de dégager au contraire un bougé des lignes, boostées par les luttes classes en cours qui modifient dans le concret la donne. Les communistes de plus en plus nombreux condamnent l'orientation sociale démocrate de la direction. Le triomphalisme de la direction avec sa majorité introuvable ne peut leurrer personne. Nous savons comment se décident les délégations, comment chaque niveau à franchir fonctionne comme filtre pour ne laisser passer au final que l'eau pure d'un débat incolore et inodore. Il est donc important et significatif que dans ces conditions la contestation du texte et de ses orientations aient été si élevée. Ensuite, nous savons d'expérience qu'à la base, les couleuvres ne passent plus aussi facilement, en particulier celles des primaires, celles sur lEurope et sa soumission au capital et que mêmes, de plus en plus nombreux sont les communistes qui changent de régime alimentaire, retrouvant dans les fondamentaux du marxisme léninisme les vitamines de l'action dont ils ont besoin. Le réseau faire vivre le PCf vient de publier une déclaration offensive qui fait le point sur la situation. Elle appelle les communistes à prendre l'initiative partout où ils se trouvent pour empêcher l'effacement programmé de notre parti. Cette déclaration apporte un démenti ferme à ceux qui cherchent à nous confondre dans une majorité "opportuniste", tout en faisant la clarté sur la nature de cette majorité obtenue au forceps par écrémage successif, mais surtout par un désengagement massif des communistes dans les décisions et une baisse continue des effectifs. Nous appelons au contraire à réinvestir le parti . Ce n'est pas en baissant les bras que nous pourrons lever le poing et dire nos convictions communistes, or l'époque plus que jamais est au communisme. Plus que jamais le besoin de communisme se fait sentir si nous ne voulons pas que s'installe la barbarie. D'autres camarades se sont exprimé à titre individuel sur ce congrès. Je donne à la suite de notre déclaration leur texte. Il s'agit de Guillaume Sayon et de Johann Pudeclko qui font parti de la liste de diffusion et de Danielle Bleitrach et JJ Karman qui font parti du réseau. Enfin je publie le communiqué de Paris XV pour que chacun se fasse son jugement quand à la manière d'analyser la situation et des nuances que nous y mettons. Gilbert Remond
Edité le 10-06-2016 e 22:46:08 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 10-06-2016 à 19:12:56
| | Après le 37éme congrès du PCF : Pour empêcher un nouvel effacement programmé, faire vivre le PCF ! Mardi 7 juin 2016, 37eme congrès 2016 | Le réseau faire vivre Une déclaration dUnir les communistes après le 37éme congrès ! Poursuite de leffacement du PCF ou renouveau communiste dans lunité et laction ? Le 37 ème congrès na pas échappé aux questions qui montent dans les luttes de classe bien au delà des communistes organisés eux même. Les interrogations multiples des communistes dont le vote avait montré la diversité sont apparues dans les débats : Effacement ou non de lidéologie, de lorganisation communiste nationale dans les luttes et les moments électoraux. Nous avons pris toute notre place dans le débat avec de multiples interventions tandis que le courant refondateur du texte 1 intervenait pour accentuer encore la dilution du PCF dans une nouvelle force politique. Au final, cest la stratégie deffacement du parti autour dun programme et de candidatures communes de la gauche qui lemporte. Les législatives, comme la présidentielles restent soumises à ce nouveau carcan "socialiste vert". Le secrétaire national a mis tout son poids dans cette orientation qui peine à convaincre. Le discours final de Pierre Laurent théorise à nouveau leffacement du parti communiste au nom du rassemblement plutôt que daffronter le débat sur les conditions du nécessaire renforcement du courant révolutionnaire porteur de transformations sociales. Pour linstant toute proposition de candidature communiste à la présidentielle est exclue jusquà novembre, moment où de fait nous serons le dos au mur. Qui peut croire que ces ultimes combinaisons politiques vont battre la droite et le Front national, répondre à la colère et aux exigences sociales ? Ainsi, après la gauche plurielle, les collectifs antilibéraux, la candidature Front de Gauche en 2012, nous repartirions dans une nouvelle fuite en avant aboutissant à une campagne pour Duflot, Hamon, Montebourg, sur un programme minimum, à moins dailleurs que nous naboutissions sur le « rien du tout » quespère Jean-Luc Mélenchon. Dans cette perspective, il ny a rien détonnant que le secrétaire national par ailleurs président du PGE, ait refusé tout débat sérieux sur notre position sur lUnion européenne et leuro après le diktat en Grèce alors même que plus de 40 % des délégués lont demandé dans un amendement.Notre position sur lUE reste donc un tabou. Au plan international,la direction du PCF tourne le dos au socialisme existant(Chine, Viet-Nal, laos etc) et aux BRICS. Elle poursuit la rupture avec les partis communistes du monde entier au profit des forces réformistes. Dans ce contexte, lintervention du représentant du Parti communiste portugais a été un moment fort témoignant dune bataille communiste possible. Mais la fin de lhistoire nest pas écrite. Le congrès nefface pas les votes sur les différents textes, les discussions et votes des conférences de sections et départementales où les communistes ont largement exprimé leur rejet de la primaire et de sujétion à la social-démocratie, frondeurs et autres. Surtout, jusque dans ces 4 jours de congrès, la volonté des communistes de faire vivre le PCF et de mener les combats qui découlent de cette volonté sest exprimée fortement même si elle se heurte à une ligne politique qui tourne le dos à cette exigence. La rupture du PCF avec son histoire et la classe ouvrière, le renoncement au socialisme et à laction révolutionnaire, lacceptation de leffacement du parti communiste, tout cela ne fait pas lunanimité au PCF, les résistances sont toujours là, traversent les générations, interrogent de nouveaux militants. Notre présence légèrement renforcée au Conseil national témoigne de la persistance de ce débat dans le PCF jusquau sein de sa direction et il est regrettable que la division notamment au travers de deux textes ait affaibli une fois de plus ceux qui veulent faire vivre et renforcer le PCF. Le mouvement social contre la Loi Travail sélargit et se renforce. Il peut gagner et de toutes façons modifie déjà profondément les rapports de forces et les consciences. Il pose différemment toutes les questions politiques, ouvre une nouvelle séquence à peine effleurée par le congrès. Travaillons à ce que ce mouvement gagne en force et en conscience en mettant toutes nos forces pour le succès des manifestations prévues dans les jours qui viennent, particulièrement le 14 juin. Les communistes peuvent dans les mois à venir prendre toutes les initiatives quils jugent utiles pour placer le PCF en position offensive, mettre la question de sa force en débat dans la population comme élément essentiel du rapport de force, porter et faire grandir un projet de transformation sociale, ancrer des candidats communistes aux législatives. Une conférence nationale aura lieu en novembre pour décider de notre stratégie aux présidentielles et les communistes seront consultés. Nous prenons date !
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| Posté le 10-06-2016 à 19:18:27
| | Un petit congrès pour une petite perspective
Publié le 6 juin 2016 Aubervilliers, cette grande et belle ville populaire où se mêlent et sentremêlent le monde, les civilisations et les cultures fût la témoin dun petit congrès accouchant dune petite perspective. Les mots sont durs parce que la colère est grande ! Alors que la classe ouvrière relève la tête, combat avec une détermination sans faille un pouvoir sombrant dans la noirceur du fascisme républicain, sorte de monstruosité institutionnelle moribonde entre les mains dune oligarchie déterminée à en découdre pour servir ses petits intérêts égoïstes, les congressistes du PCF se sont englués dans de vulgaires pratiques dappareil. Lavez-vous noté mes camarades qui avaient participé ou suivi les débats, cet écart terrible entre lenthousiasme populaire qui anime les cortèges ou les barricades dans les usines et les dépôts contre la loi travail, et les échanges faussement dialectiques autour dune virgule ou dun mot de textes qui nous engagent dans une aventure ronronnante, dans des pratiques que nous disons pourtant vouloir combattre. Jai souffert de subir ce triste spectacle. Ce congrès, il était celui du reniement, des petits compromis. Je salue tout de même, les offensives de quelques camarades qui par la proposition de certains amendements ont réussi à rougir un peu notre texte dorientation. Je salue les camarades qui nont pas eu peur de dire notre erreur et notre faute de ne pas ouvrir un véritable débat sur lEurope, qui ont su dénoncer les impostures et les trahisons en Grèce ou ailleurs. Je salue avec émotion et fraternité notre camarade portugais qui nous a livré une véritable leçon politique. Cétait beau, cétait grand. En réalité je vous le dis, nous avons refusé par entêtement et par bêtise, de nous hisser au niveau dexigence que réclame la gravité de la situation. Une lutte des classes qui explose au cur dun capitalisme entré pour de bon dans le stade de limpérialisme, le danger de la guerre, du fascisme qui gangrène cette Europe des traités, de leuro, des pactes budgétaires qui détruisent nos écoles, nos hôpitaux, nos conquis sociaux et salariaux. Le chemin serait donc de construire des rassemblements boiteux avec les résistants de la dernière heure ? Notre ambition serait donc de proposer aux français un Syriza à la française ? Thorez, Duclos revenez, ils sont devenus fous ! Un incommensurable gâchis, une tromperie historique et une façade lézardée de lunité à calcul. Ce congrès, cétait aussi celui des petits arrangements de couloir pour garder sa précieuse place au Conseil National, cétait le compromis permanent. On nous a fait voté le texte par petits bouts pour ne pas pouvoir discuter sa philosophie générale, nous navons pas eu de véritable échange ouvert et sérieux sur les questions tactiques, nous navons que peu laissé la parole au monde du travail en lutte. Une pâleur qui tranchait avec le bouillonnement des camarades que je rencontre dans les luttes locales, dans nos cellules et nos sections. Voyez ce décalage spectaculaire entre le vote de mai dernier où seuls 14 000 communistes disaient leur confiance pour le texte le «temps du commun » et la reconduction à 80% de la direction sortante, de celles et ceux qui nous ont livré à la farce tragique des collectifs antilibéraux et les 1,93% de Marie-George Buffet, au Front de gauche dont une fois encore nous navons tiré aucun enseignement avec Jean-Luc Mélenchon, moqué et caricaturé durant tout le week-end alors quil y a 5 ans ils et elles ne trouvaient pas assez de mots pour décrire leur amour et leur passion pour le tribun doué. Une fois encore, nous voulons créer les conditions de notre assujettissement au rassemblement électoral. Ne pas affirmer ce que nous sommes pour ne pas mettre dans lembarras les petits albatros réformistes, si gauches et veules, avec qui nous voulons embarquer sur les gouffres amers. Mais jai la certitude que la force des événements ramènera tout le monde à la raison. Une fois encore nous aurons perdu du temps et de lénergie mais quimporte
Nous resterons à bord et prendrons nos responsabilités nous qui avons ce triste tort, celui davoir eu raison les premiers. Guillaume Sayon
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| Posté le 10-06-2016 à 19:22:32
| | Congrès PCF 2016: des larmes à la reconquête Publié le 6 juin 2016 par lalignepcf Cest avec une certaine ironie que lassèchement de notre parti sest joué pendant la crue de la Seine. Lironie passée, on serait tenté de dire au premier coup dil quil ne ressortira de ce congrès que du sang et des larmes. Pourtant, jamais un tel enjeu ne sest présenté aux communistes à lheure où un réveil social sans précédent depuis vingt ans agite le pays et redonne confiance à une classe ouvrière abandonnée de tous et sans perspectives politiques. La haine que les capitalistes et leurs laquais médiatiques et politiques vouent au mouvement social et ouvrier, quils pensaient avoir fait disparaître à grand coup de BFNTV, montre que leurs desseins seffritent sous leurs pieds. Chemises arrachées, ufs sur la tête de Macron etc., ces évènements réjouissants auraient dû être le début dun mouvement révolutionnaire quaurait supervisé un véritable parti communiste. Il nen fut rien, mais cet article nest pas écrit dans le but de déplorer la liquidation du PCF depuis trente ans, dautres sen sont mieux chargés et ce nest pas le propos aujourdhui. Que se sera-t-il donc passé lors de ce congrès ? Laffaiblissement historique du Comité National qui tenta désespérément de sauver son existence grâce à la création dun premier texte alternatif fantoche pro-Mélenchon qui la sauvé de près de la catastrophe. Malgré cette stratégie, le texte du CN ressort avec le pire score quune direction sortante a pu atteindre (51,20 %), pire encore que celui quavait réalisé Marie-Georges Buffet en 2003 après le virage de la mutation opérée par Robert Hue (55,02%). Si lon considère le score de 2013 de 73,16% (24597 voix) et le score actuel de 51,2% (14942 voix), soit une perte denviron 10 000 voix, la direction sortante subit une sévère hémorragie. Comment sest donc scindée en deux laile droite du parti? Ne nous voilons pas la face, cette scission de façade sest soldée par une recomposition politique aidée par les trotskystes réformistes de la Riposte (association daide à la direction nationale depuis plusieurs congrès). La question des primaires était le centre de ces fausses divergences. En effet, la direction nationale était en face de deux choix : la liquidation du parti dans les primaires avec un cortège de bobos teintant de rouge-rosé leur discours pour masquer leurs accointances avec le capitalisme européen et leur ligne sociale-libérale, ou la liquidation avec lalignement derrière le carriériste Jean Luc Mélenchon qui tente de dissimuler ses intentions réformistes derrière les désormais à la mode idées de Frédéric Lordon et surfant sur le rejet des partis avec des pseudo-consultations citoyennes qui ne scandent que son nom et qui amènent à la résignation par les urnes plutôt que laction par les luttes. Finalement, ni les primaires, ni loption Mélenchon nont été explicitement retenues, laissant place à un melting-pot difforme : une recomposition de la « gauche » en vue de la présence au deuxième tour de 2017 dun candidat de « gauche » et un réchauffé de lHumain dAbord, socle citoyen bancal du Front de gauche qui a écarté lombre dun atome danalyse marxiste. Ce melting-pot nous aligne toujours plus sur le PGE, rassemblement de partis sociaux-démocrates, de partis verts et de partis communistes de droite en vue dimplantations nationales de désastres à la Syriza-Podemos-Die Linke et autres partis réformistes stériles collaborant avec les institutions européennes et actant leurs principes. Sur cette question européenne, malgré une réelle montée dune désillusion quant à la possibilité de réformer lUE, nous remarquons que les anciens de lANR jouent toujours le rôle de sauveurs de la direction quils prétendaient combattre pendant et après la mutation. Quelle image montrons-nous au Monde Ouvrier ? Alors que nos camarades syndicalistes, fer de lance des luttes et pour certains, anciens et membres du parti, nous font honneur par leurs combats envers et contre tous, dans les usines, dans les médias, seuls face à la barbarie bourgeoise, nous aurions dû les mettre en avant, en tant quuniques porteurs dun programme communiste affirmé et déterminé à généraliser la colère ouvrière. Malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui sont promus : des bobos parisiens ignorant les réalités ouvrières et déterminés à faire carrière dans la politique à coup de hashtags et de selfies avec leurs personnalités préférées. Quattendre donc de ce Congrès ? Pas grand-chose, si ce nest le renforcement de notre volonté à construire et implanter une organisation et des idées communistes alignées sur des positions réellement marxistes.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 10-06-2016 à 19:26:21
| | un mot sur le congrès du PCF vu de lextérieur
et surtout après lintervention de Pierre Laurent sur la 2. 06 Juin Danielle Bleitrach il sagit dune position individuelle et de réflexes à chaud
En écoutant Pierre Laurent sur antenne 2, jai éprouvé une courte irritation à lentendre proclamer quil a été élu à 80% des délégués. Quand on obtient à la base, au niveau des conférences de section 51% des votants et 28% des inscrits, un tel score au niveau du Congrès manifeste seulement la capacité de filtrage antidémocratique de lappareil. Jai vu de surcroît quelques faits, au niveau de la liste des futurs membres du Conseil National, qui me paraissent également problématiques: la sous représentation de la Fédération du Pas de Calais, et si jen crois les protestations des tenants de la motion 4, ces dernier ont perdu tous leurs représentants et il ne reste plus que le secrétaire du 15e. Chacun sait à quel point jai reproché à cette motion de jouer la division, le moins que lon puisse dire que ni eux, ni la Riposte nont reçu le paiement de leurs stratégie si utile à la direction. En revanche, il y a un petit courant trotskiste uissu dune scission du NPA qui elle a de plein droit des délégués. Pour revenir à la liste 4 sur la lutte des classe, tout ce que je peux leur reprocher tout au long de ce Congrès ne mempêche pas de protester contre labsence de représentation de ceux (un peu plus de 6%) qui se sont prononcés pour eux; on se dit que cette direction a décidé de taper sur le plus faible. donc protester est une question de principe. Donc je crois que le 80% dont Pierre Laurent se vante nest pas totalement à mettre à son crédit et que lon ne résout pas les interrogations des militants par des voies bureaucratiques, qui jouent sur lexclusion, surtout quand le parti est aussi affaibli. Mais passons
Soyons honnête, il y a les principes et aussi ce quon estime politiquement juste
Peut-être est-ce que je néprouve que de lirritation parce que je suis satisfaite de la qualité à défaut de la quantité (9) des élus ayant défendu la liste « Unir les communistes ». Je pense quils auront à cur de défendre la nécessité grandissante dun parti communiste rassemblé sur ses fondamentaux et véritable colonne vertébrale e toutes les solutions politiques que nous mettront en uvre face à la voracité grandissante du patronat, la répression massive et la montée de lextrême-droite.. Le véritable problème est là dans la réalité concrète à peu près aussi irrésistible que les inondations face à laquelle les manuvres politiciennes ne représentent que des digues illusoires. Ainsi Pierre Laurent parait convaincu que 80% au moins des communistes approuvent sa tentative de sadresser au PS pour que les caciques de ce parti proposent un « bon socialiste », tout en nous ressortant les primaires baptisées votation citoyenne
Est-ce que la colère légitime contre ce parti dit socialiste peut être endiguée? Prétendre se rassembler avec quelques frondeurs timorés de ce parti ne donne-il pas de la force à lextrême-droite et ne coule pas définitivement le PCF ? Est-ce que le refus de poser la question de lEurope ne va pas dans le même sens et continuer à nous vendre tsipras est-il raisonnable? Alors même quune parti non négligeable des délégués, voire de la direction comme M.G.Buffet se sont rendus au meeting de Mélenchon où celui-ci fait éclater ses qualités de tribuns et son art de sadresser à un large public, un rassemblement, il serait en quelque sorte à lui tout seul lexpression de ce bloc historique pour reprendre lanalyse que je tentais récemment, alors que celui-ci a besoin dune force collective
En revanche, le mouvement qui se déroule en France aujourdhui bouscule la donne et incontestablement il a eu quelques résonances sur les propos de Pierre Laurent dans son interview à Antenne 2. Lexpression syndicale est bonne et on voit bien le relais des députés communistes malheureusement cela na pas fait évoluer les perspectives politiques telles quelles ont encombré ou plutôt manqué à ce congrès. Comme ce même mouvement a été bien relayé et amplifié dans le discours de Mélenchon. Il y avait pourtant là une opportunité
le fait est que le Congrès aurait pu mettre en uvre un programme communiste quitte à négocier ultérieurement un programme de gouvernement qui tiendrait compte dautres forces, mais ce qui est frappant cest que Pierre Laurent dès le départ suggère un programme minimum des forces réformatrices donc abandonne le rôle que pourrait jouer le PCF et se soumet. Melenchon lui propose un programme nettement plus structuré et plus combatif mais au-dessus des partis et avec donc peu de chance de le voir appliqué, on la vu ailleurs, en Grèce en particulier. Au-dessus des partis cest peu dire, puisque à la fin du rassemblement « à la gloire de Mélenchon » ce dimanche à Paris, un porte parole du PG Eric Coquerel a annoncé aux journalistes présents que son poulain avait » zappé » un point important de son discours. Son mouvement entend investir des candidats dans toutes les circonscriptions » sans exception » en vue des prochaines élections législatives. » On voit comment par les deux bouts, le PCF est pris dans une liquidation
Mais ce nest pas une nouveauté
Et bien de ceux qui saffirment communistes ont joué tout au long du Congrès en même temps que les directions cette destruction du PCF. Ce qui ne manque pas de réjouir ceux qui pensent que le PCF est le principal obstacle au parti prolétarien dont ils rêvent et quils narrivent pas à réaliser (je ne parle pas du PRCF qui a été correct dans toute la préparation du Congrès. Pour ce que je trouve le plus utile à lavenir, ce nest pas nécessairement ces élections présidentielles dont je nattends pas grand chose, mais bien de continuer à renforcer le mouvement, à faire surgir de celui-ci et de sa maturation les questions politiques essentielles du moment, celles qui conditionnent non seulement le programme du PCF mais aussi un programme de gouvernement et de rassemblement. Par exemple lEurope, les nationalisations, le service public. Toute chose qui sont encore trop absentes de lintervention de Pierre Laurent mais je ne désespère pas. Il est clair en revanche que Melenchon a pris la mesure de limportance dalimenter politiquement le débat.Bref on en est toujours au même problème, une force politique, le PCF qui peine à jouer son rôle dans le même temps un tribun aux qualités incontestables mais sans parti politique, sans force collective organisée
Tout cela devra évoluer et bien au-delà de ce Congrès
Nous y contribuerons, également avec ce blog
Danielle Bleitrach PS. jallais oublier: il est temps de reprendre votre carte au PCF
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| Posté le 10-06-2016 à 19:30:11
| | Intervention et point de vue sur le 37éme congrès du PCF Mardi 7 juin 2016, par Jean-Jacques Karman 37eme congrès 2016 Notre 37ème congrès devrait avoir pour but de modifier ce qui na pas fonctionné dans les positions et la stratégie de notre parti depuis notre 36ème congrès. Or, la base commune retenue est, en tous points, identiques à la stratégie prise lors de notre congrès passé. Interrogeons nous sur ses résultats. Le bilan est accablant. Nous avons perdu aux municipales 2014, 30% des villes dirigées par un communiste. Nous avons perdu aussi 50% des conseillers généraux communistes en 2015 et fin 2015, nous perdons 75% des conseillers régionaux. Ces résultats impensables lors de notre 36ème congrès devraient nous faire réfléchir au minimum sur notre stratégie actuelle. Les sondages sur les législatives prochaines annoncent une catastrophe. Alors il est encore temps que notre congrès modifie ses postions et sa stratégie. Modifications au moins sur trois points : 1. Sur la question européenne, en retenant lidée dabroger tous les traités de lUnion européenne. 2. Au plan national, ouvrir un processus de rupture avec le capitalisme en débutant par la nationalisation de toutes les banques françaises 3. Se déclarer partisan dune révolution socialiste qui convoquerait une assemblée constituante démocratiquement élue pour linstauration dune première république sociale démocratique et populaire. Ces 3 changements majeurs ne peuvent être atteints que par une rupture historique dalliance avec la direction du Parti socialiste. La base commune na obtenu que 51% lors du vote des adhérents et est minoritaire dans 34 fédérations. Nous ne pouvons laisser dans le silence les 49 autres %. Le fonctionnement de la future direction nationale doit tenir compte de ces faits et devrait permettre aux adhérents de connaître les positions de chacun tout au long de leur mandat, ce qui nest pas le cas aujourdhui. La direction nationale ne devra pas décider seule. Lexemple de la question des primaires est révélateur à ce sujet. Notre 37ème congrès peut être un grand congrès à condition de ne pas reproduire simplement ce que notre 36ème congrès proclamait : « il est grand temps de rallumer les étoiles ». Non, quand les étoiles séteignent une à une, il est grand temps de prendre conscience que la vie et lavenir du PCF se jouent aujourdhui. Notre parti nest déjà plus un parti dimplantation nationale et les effectifs diminuent. Un tournant vers la classe ouvrière est plus que jamais nécessaire pour les questions de stratégie et dinfluence. Je rappelle que la classe ouvrière compte aujourdhui 6 millions de personnes et quand elle entre en lutte, comme actuellement, ça change beaucoup de choses. Notre 37ème congrès peut être le grand congrès dont nous avons besoin. Ces modifications, oui, nous pouvons les entreprendre. Le socialisme devra être à lordre du jour. Il est cité O fois dans le texte de la base commune. La révolution numérique est citée 18 fois. Cest une bonne chose mais on ne trouve nulle part lévocation dune nécessaire révolution socialiste. Un tournant vers le marxisme et donc vers la classe ouvrière est plus que jamais nécessaire. Réactions de fin de congrès Mille participants ont été annoncés à la tribune le premier jour. Lors des votes électroniques, nous constatons quà aucun moment nous ne dépassons les 650 congressistes présents. Dans le discours de clôture de Pierre Laurent, la question des primaires avec des membres du parti socialiste longuement discutée et controversée est réapparue telle quelle accompagnée dune votation citoyenne. Au cours du congrès 40% environ des congressistes sétaient pourtant prononcés contre. Autre positionnement, un représentant de Syrisa est intervenu dans le congrès et la Direction sortante nous propose encore une fois, avec 60% des congressistes de nous positinner comme Syrisa cest-à-dire en soumission à la commission européenne comme la si justement déclaré la représentante du Mali. Alors que plusieurs interventions au cours du congrès ont souligné la nécessité de la nationalisation des banques, on en reste avec cette direction actuelle, à une demande auprès de la banque européenne de bien vouloir être gentils avec les peuples. Mais en aucun cas de positionnement en faveur des nationalisations. Le clivage du congrès avec 50% de la direction sortante, 24% pour la droite du Parti et 26% pour la Gauche, ce sont retrouvés plus dune fois dans cette composition au sujet des votes. Le vote sur la nouvelle direction nationale sest fait sans connaitre la composition sociale de celle-ci. Et des voix se sont fait entendre contre lexpression des sensibilités, demandant un retour au monolithisme, condamnant toute expression divergente entre et même lors des congrès. Recourant faussement à un rappel de lhistoire de notre Parti. Alors que le monolithisme à lintérieur du Parti est le résultat de la déviation stalinienne imposée à notre Parti à la fin des années 20. Et alors que nous commencions doucement à nous en affranchir. Le 37ème congrès ne restera pas dans lhistoire du Parti comme un grand congrès et il risque même dapparaître comme une étape de plus vers la marginalisation.
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| Posté le 10-07-2016 à 23:57:01
| Ci-dessous un appel du réseau "faire vivre", en réponse à la position de Pierre Laurent concernant les "primaires" : Pour une conférence nationale des communistes dès la rentrée Primexit ! sortir du piège des primaires ! Jeudi 7 juillet 2016, Quelques semaines après le congrès du PCF, la réalité vient percuter des décisions de congrès prises en dehors des réalités politiques. Lutte contre la loi El Khomri, Brexit, préparation des échéances 2017... autant de sujets sur lesquels les communistes doivent se positionner rapidement. Nous demandons donc la convocation dune conférence nationale extraordinaire dès la rentrée pour placer les communistes à loffensive pour mener la bataille communiste de 2017 dans la perspective de la reconstruction dun grand parti communiste. Au niveau européen, le Brexit est un véritable coup de pied dans la fourmilière européenne , témoignant du rejet récurrent de la construction européenne par les peuples. Les catégories populaires ont fait basculer le vote mettant en porte à faux une gauche chantre de « lEurope sociale » et une droite dure, mais elles restent sans débouché progressiste immédiat. La droite britannique renforce sa politique de dumping et sur le continent les « fédéralistes » accélèrent leur course vers un nouvel empire capitaliste européen. Dans cette situation, la position du PCF est toujours plus inaudible pour les travailleurs. Coincé entre lUnion Européenne de droite et la sortie de droite, la refondation dune « Europe de gauche » nous place en accompagnement de François Hollande. Même Fillon et Sarkozy parlent de refondation ! Il est urgent daffirmer quil existe une sortie progressiste de la dictature européenne , que le PCF porte une perspective de rupture avec les institutions de lUE et ses traités, pour dautres coopérations entre nations souveraines, pour mettre le socialisme à lordre du jour en France. A linternational , la montée des guerres, les bruits de bottes sur toute la planète, les agressions occidentales contre tout régime politique qui ne se soumet pas aux multinationales, laffrontement qui grandit contre les Brics, tout appelle à un puissant mouvement pour la paix, la sortie de lOTAN, la dénonciation de médias aux ordres, la bataille pour le droit des peuples à décider de leur destin . Dans ces conditions, le PGE soumis aux institutions européennes nous éloigne des partis communistes et des luttes des peuples contre limpérialisme occidental. Concernant lélection présidentielle de 2017, ce sera un moment fort de laffrontement politique . Dans le rapport des forces actuel, elle conduira inévitablement à laggravation des politiques menées au service du capital, à lintégration toujours plus forte dans les diktats européens, à la dérive autoritaire des gouvernements, quel que soit son résultat. Le mouvement social montre la voie mais aussi la réalité des rapports de forces. Lurgent pour le monde du travail est de conforter sa capacité de résistance, dautonomie, dengagement dans la durée et leffort pour rouvrir une issue politique progressiste. Au contraire, la déclaration de syndicalistes dont des dirigeants communistes, avec des chefs dentreprise, reprenant le ça va mieux de Hollande, appelant à la relance du dialogue social pour retrouver une cohésion sociale et économique dans notre pays est un véritable coup de poignard dans le dos des manifestants. Dans ce contexte, hélas, ce que nous prévoyions dès le congrès se vérifie . Le parti socialiste annonce pour fin janvier sa primaire à deux tours avec Hollande. Les frondeurs y participeront. Pour la deuxième fois, ils viennent de nous jouer la comédie de la motion de censure. La primaire de gauche, citoyenne ou pas, est bien morte, il serait temps que notre direction en prenne acte. Or, Pierre Laurent court après Montebourg, préparant de fait une participation à la primaire du PS avec François Hollande. Marie-Georges Buffet soutient Mélenchon qui signe lacte de décès du Front de gauche, clôt la discussion avec le PCF, annonce des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions. La direction de notre parti est enfermée dans limpasse quelle a imposée au congrès, incapable de porter un point de vue communiste dans la bataille décisive encours. En attendant la fin de lannée, elle rend impossible aux communistes de décider de présenter une candidature aux présidentielles, affaiblissant toutes les candidatures communistes aux législatives. Le congrès nous laisse bien dans une impasse stratégique, qui peut conduire tout à la fois à léclatement du PCF et à son effacement dans la social-démocratie. Lélection présidentielle de 2017 peut être une étape pour ouvrir la voie , prolongeant le mouvement contre la Loi El Khomri qui montre la possibilité et la pertinence de la résistance, contribue à une prise de conscience nouvelle quant au combat et à lengagement nécessaire pour battre ces politiques qui veulent mettre les peuples à genou. Il appelle à un effort dorganisation, de réflexion et daction collective permanent qui est la responsabilité essentielle dun parti communiste. Dans ces conditions une candidature communiste à la présidentielle trouverait tout son sens. Affirmant que toute issue politique est étroitement liée au changement de société, à laffrontement contre la grande bourgeoisie, elle permettrait de redonner confiance dans lutilité dun grand parti communiste. Elle sinscrirait dans une vision davenir du combat politique, dégagé du présidentialisme et de lélectoralisme. Elle serait un moment clé pour unir et renforcer lorganisation des communistes. En conclusion, la solution ne viendra ni des frondeurs, ni de Jean-Luc Mélenchon, ni dun présidentiable improbable. Prenons nos décisions en toute autonomie. Il est urgent que le débat souvre sur une candidature communiste à la présidentielle. Nous avons beaucoup de communistes expérimentés capables de mener cette bataille, et un résultat significatif, meilleur quen 2002, est à notre portée tant la colère populaire contre le gouvernement est forte. La direction du PCF ne peut continuer à occuper les communistes jusquen Novembre pendant quelle négocie avec le PS le soutien à un frondeur contre quelques places hypothétiques aux législatives. Une conférence nationale extraordinaire doit être convoquée dès la rentrée pour placer les communistes à loffensive pour mener la bataille communiste de 2017 dans la perspective de la reconstruction dun grand parti communiste.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 11-07-2016 à 00:13:09
| ROCML 37ème CONGRES DU PCF: QUELLES PERSPECTIVES POUR CE PARTI ? QUELLE TACHE POUR LES COMMUNISTES ? Le Parti Communiste Français réunit son 37 ème Congrès du 2 au 5 juin 2016. Auparavant, a eu lieu une consultation de ses adhérents pour choisir entre 5 textes pour retenir celui qui serait la base de discussion au cours de ce congrès. Cette pré-consultation a montré un parti affaibli, démoralisé, divisé, et sans boussole. Un parti affaibli , dabord : 52933 adhérents. Le PCF a rassemblé plus de 400000 membres. Un parti démoralisé : sur Les 52933 adhérents, seuls 30000 ont participé au vote. Un parti divisé et dirigé par une minorité : Sur les 52933 adhérents, le texte du Conseil National a réuni 14942 votes, soit 51% des votants, cest-à-dire 28% des membres. Parmi les cinq textes proposés aux votes des adhérents, deux sont dans la ligne directe de la politique de liquidation social-démocrate du parti : celui de la majorité du Conseil National et un autre, minoritaire. Ce qui les distingue, cest que le premier veut poursuivre la politique dalliance avec le PS avec une participation à des primaires de la gauche pour le premier tour des présidentielles de 2017, le deuxième proposant un accord du type Front de gauche avec le Parti de Gauche de Mélenchon, EELV, le NPA
Les trois autres textes alternatifs se caractérisent par la volonté de sopposer à la dissolution (et parfois la liquidation) politique et organisationnelle du PCF dans une alliance (sous une forme ou sous une autre) avec le PS, le Parti de Gauche, EELV, le NPA, etc etc
Ces textes présentent des critiques parfois justes à la direction du parti : laffirmation que le parti communiste est le parti de la classe ouvrière, la nécessité dune rupture avec le système capitaliste, laffirmation du socialisme comme alternative à ce système, et des positions plus radicales dans les luttes de classes. Tous affirment vouloir remettre sur pieds et renforcer le PCF, reconstruire son unité
Le grand problème, cest que leurs critiques portent principalement sur les causes tactiques du recul électoral du PCF, et non sur les causes idéologiques, théoriques et politiques qui sont plus profondes et plus anciennes. Ainsi, les signataires et les soutiens des trois textes se gardent bien de mettre au jour les abandons historiques successifs qui ont transformé le PCF en parti révisionniste puis réformiste social démocrate. Au mieux, leurs critiques commencent au PCF daprès Georges Marchais, cest-à-dire au parti de Robert Hue, MG Buffet et P Laurent. Or, la dégénérescence idéologique, théorique, politique et organisationnelle a débuté bien avant. Pour rappel : le 18 novembre 1946, dans une interview au journal anglais « Times », Maurice thorez avance la thèse selon laquelle il est permis « denvisager pour la marche au socialisme dautres chemins que celui suivi par les communistes russes » : pour parler clair, la voie pacifique et parlementaire. Au 22 ème congrès en 1976, le PCF abandonne le concept de dictature du prolétariat. Au 23ème congrès, en 1979, cest le marxisme-léninisme comme base doctrinale qui passe à la trappe. Cest leurocommunisme qui prend la relève. En 1994, au 28 ème congrès, exit le centralisme démocratique. En 1996, le 29 ème congrès bazarde « la lutte pour le socialisme ». Et au 33 ème congrès, le concept de « lutte des classes » nest plus décliné quau passé. Les mots « lutte », « classe » et « prolétariat » sont complètement absents du programme de MG Buffet aux élections présidentielles de 2007 ! Tous ces reniements théoriques ont été accompagnés dans la pratique par létablissement dalliances électorales avec le PS délétères et contraires au marxisme léninisme et ont mené à la décrépitude actuelle du PCF. Un parti sans boussole : malheureusement, la majorité des membres du parti, et la quasi-totalité de ses dirigeants et de ses intellectuels, par conscience aveugle dans leurs dirigeants, ont soutenu ou accepté toutes les dérives. Certains même ont combattu parfois grossièrement et violemment les communistes qui avaient eu le courage de sy opposer. Prenons Danielle Bleitrach, par exemple (mais elle nest pas la seule !), lune des porte-parole emblématique du texte alternatif 3 « unir les communiste ». Avec tout le respect qui lui est dû, cette militante née en 1938 a adhéré au PCF en 1953, lannée de la mort du camarade Staline. Elle fut membre du Conseil National de 1981 à 1991. Elle a démissionné du parti en 2003, puis a repris sa carte en 2016
Elle a accompagné tous les abandons théoriques et politiques du PCF. Elle était sans doute parmi ceux qui ont soutenu le révisionnisme moderne kroutchévien contre le mouvement marxiste léniniste international. On ne la pas entendu parler contre l « eurocommunisme »
En absence de reconnaissance de leurs erreurs passées et dune autocritique approfondies sur les causes idéologiques de ces erreurs, ces communistes qui critiquent la direction actuelle du PCF nont pas la capacité de reconstruire un véritable parti communiste. Sans nier lhonnêteté des militants, leur volonté de durcir la lutte anticapitaliste et de changer la société, il est prévisible que leurs efforts pour ramener leur parti dans la voie révolutionnaire naboutiront pas et quils se retrouveront devant une grosse désillusion. Le PCF poursuivra son déclin idéologique et politique et naura dautre perspective que de saccrocher encore plus aux basques de la social-démocratie, quelle que soit la forme que cela prendra. Les militants communistes membres du PCF doivent avec courage regarder les choses en face. Leur parti ne redeviendra pas un véritable parti communiste. La tâche à laquelle ils doivent satteler est de construire un nouveau parti communiste, avec une stratégie et une pratique politique révolutionnaire fondées sur la théorie marxiste-léniniste. Car cest labandon de cette théorie qui a mené inexorablement son action politique dans le sillon de la social-démocratie. Comment avancer concrètement dans cette perspective ? Il ny a pas de recette magique. Il y a une voie à ouvrir et du travail à mener. Le nouveau Parti Communiste sera le produit de la rencontre et de la fusion du mouvement ouvrier (en commençant par son avant-garde), avec le socialisme, cest-à-dire lorganisation communiste et son programme politique. Cette fusion se construira dans un échange dialectique entre les éléments avancés du prolétariat, eux-mêmes portés par les luttes de classe, et les communistes organisés. Dans cet échange, la conscience politique des éléments avancés du prolétariat progressera, en même temps que lorganisation communiste se liera à la classe et accumulera des forces révolutionnaires ouvrières nouvelles, construisant ainsi progressivement le nouveau parti communiste. Cest le seul processus possible. Pour le ROCML, il passe prioritairement par le travail politique quotidien des communistes dans la classe ouvrière. Camille Deroubaix
Edité le 11-07-2016 e 00:14:12 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 12-07-2016 à 06:13:27
| il ne faut pas oublier que le Front National attend avec impatience la mort du Pcf pour pouvoir faire l amalgame entre communisme et nazisme,afin de réhabiliter le fascisme sous sa nouvelle fore,en vociférant des propos racistes contre les Kurdes,qui sont en train de devenir de nouveaux boucs émissaires en France,ce qui correspond à un appui tacite du FN à Daech,les peshmergas etant en première ligne pour combattre l Ei.
Edité le 12-07-2016 e 20:08:02 par marquetalia
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