| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 18-12-2014 à 20:43:53
| à propos de lappel lancé par Jean Lévy Une force unie communiste est nécessaire et urgente en France Nous ne sommes pas sous lOccupation J. L. écrit : « Nous sommes confrontés, en France, à une offensive tout terrain du capital, qui vise à réduire notre peuple à un nouvel esclavage. Comme au temps de lOccupation nazie, les acquis sociaux sont remis en cause avec une même brutalité. » Lévy compare la brutalité des capitalistes français dans la guerre de classe à celle de loccupation nazie. Celle-ci vampirisait les ressources du pays, rationnant le peuple et déportant ses forces vives pour lindustrie de guerre allemande, voire la guerre. La situation actuelle ne sapparente absolument pas à cette dictature fasciste, qui ne se limitait pas à la remise en cause des acquis sociaux , même avec brutalité. Si cétait le cas J. L. serait déjà privé de son blog et nous aussi. Lennemi n°1 de la classe ouvrière ce sont les monopoles capitalistes français J. L. énumère une série de méfaits des monopoles capitalistes français quil conclut « le grand patronat français ne cache pas ses ambitions» . Conclusion importante quon ne retrouve pas ensuite. « Il est en effet inscrit dans les traités la mise en tutelle des Etats de lUE, ceux-ci ayant accepté labandon global de leur souveraineté au profit dun pouvoir supranational au service du capital. Il est donc clair, que toute libération sociale ne peut se concevoir que dans le cadre dune lutte pour la libération nationale. Il faut donc agir concrètement pour que notre peuple se mobilise à la fois sur le plan du combat ouvrier pour défendre, pied à pied, ses conditions dexistence, et simultanément, pour recouvrer lindépendance nationale et la souveraineté populaire, en agissant clairement pour la sortie pure et simple de lUnion européenne et de lEuro, véritables forteresses, qui retiennent la France et son peuple prisonniers du capital. » Que devient le grand patronat français dans le pouvoir supranational ? La prison de lEuro est une image parlante mais partons des faits. Rappelons quand même que les premiers débiteurs de la dette française sont encore des banques et des assurances françaises et que le peuple est dabord prisonnier du capital français. Le pouvoir supranational au service du capital commence au coin de la rue avec le premier distributeur de billets à carte. Ce nest ni la Bundesbank ni la Bank of America qui spéculent avec nos salaires et nos pensions mais la BNP Paribas, Soc Gén et Cie. Puis le lobbying du grand patronat français jouit dune place de choix à Bruxelles, où siège aussi directement son représentant Moscovici. Sil existe des divergences sur la méthode, il ny a aucune contradiction de classe fondamentale entre les directives européennes et les intérêts des monopoles français, exprimés dans les exigences de Gattaz. Un se divise en deux J. L. écrit : « Il est en effet inscrit dans les traités la mise en tutelle des Etats de lUE, ceux-ci ayant accepté labandon global de leur souveraineté au profit dun pouvoir supranational au service du capital. » La notion de pouvoir supranational ne permet pas de comprendre la guerre concurrentielle ni les conflits déclenchés par les puissances impérialistes, ni leurs menaces ni leurs hésitations. Quant au capital il ne flotte pas dans léther mais finit nécessairement par saccumuler quelque part, dès que les chambres de compensation ont matériellement redistribué profits et pertes. Le diktat de la superpuissance US se traduit dans les faits par lamende infligée à la BNP ou le dédit sur la livraison du Mistral. Ceci ne blanchit en rien les pratiques bancaires ou la spécialité de vente darmes de notre pays, mais traduit la servilité de la bourgeoisie monopoliste française et de ses représentants. Ou plus exactement d une partie de cette bourgeoisie celle au pouvoir entre autres, car certains clans monopolistiques ne veulent pas rompre avec la Russie ni subir la domination US, et misent sur le monde multipolaire de demain. Il faut donc prendre en compte que les contradictions internationales entre la superpuissance US et les pays émergents se doublent de contradictions dintérêt entre les USA et les pays impérialistes occidentaux. De sorte que ces derniers sont partagés entre la soumission et lopposition, comme les tontons flingueurs mais pas au cinéma. Les partis et les groupes politiques de la bourgeoisie sont naturellement divisés sur cette question entre souverainistes et atlantistes. Un se divise en deux, cest une loi de la dialectique matérialiste. Elle sapplique à la bourgeoisie monopoliste de notre pays, aux différents partis, ainsi quaux idéologues et personnalités diverses qui représentent les intérêts de ses deux orientations. Quels intérêts de classe ? J. L. écrit : « Mais, il faut en être persuadé, cette bataille nationale ne peut être gagnée que par laction commune de toutes les composantes populaires de notre nation. Pour forcer les portes de la prison et franchir avec succès les murs denceinte, nul doute, il ne faudrait pas faire le délicat. Nos ainés de la Résistance se sont parfois évadés de leurs geôles avec le concours nécessaire de droits communs, voire de truands
Faut-il rappeler que le CNR comptait dans ses rangs des éléments dextrême-droite [
] Ce rappel ne vise pas, bien sûr, à faire alliance avec le Front national, celui-ci, tout en critiquant verbalement lUnion européenne, se garde bien den exiger clairement le retrait de la France. > Cependant, des rapports avec des personnalités diverses avec qui, sur bien des problèmes, nos analyses sopposent frontalement, alors que nous combattons, les uns et les autres, pour une France indépendante et un peuple souverain - ces rapports sont condamnés, voire stigmatisés par des attitudes dogmatiques et sectaires. > La peur de « parler comme le Front national » , dêtre assimilé à ce mouvement, conduit à un repli néfaste pour notre ambition de rassembler le peuple de France. Létiquette rouge - brun , agitée par la fausse « gauche » - et parfois au-delà - agit comme un épouvantail, un révulsif qui contrarie nos efforts dunion » . Ce ne sont pas nos analyses qui sopposent frontalement mais les intérêts des classes. Quels intérêts de classe représente lextrême-droite ? Quels intérêts de classe défendent ces personnalités diverses ? La question qui na aucun rapport avec la sortie de lEuro peut être facilement tranchée. Notre but est le communisme. Notre révolution est prolétarienne et vise à renverser le capitalisme, instaurer une démocratie populaire, une France socialiste au sens marxiste. Ce sont les intérêts de classe du prolétariat et de limmense majorité du peuple. Pour ces personnalités diverses il sagit de protéger les intérêts de classe du grand capital, de sa fraction souverainiste face à lhégémonisme. Il est question de préserver sa chasse réservée en Afrique, en perpétuant le projet gaulliste dont ils se réclament tous très ouvertement. Par conséquent il ny a ni arrangement ni grimace avec ces personnalités diverses à moins quelles nenvisagent de virer leur cuti et de participer à labolition du capitalisme. Le langage des communistes Pas de danger de « parler comme le Front national » , ni comme Zemmour, Soral, Dupont-Aignan, Asselineau, Villepin et toute la nébuleuse souverainiste : Notre principal ennemi est le CAC 40 et ses représentants et non la finance mondialisée et supranationale , qui rappelle un peu trop la finance cosmopolite et apatride des années 30 , affublée alors de surcroit du qualificatif « enjuivée » . Nous ne cherchons pas à diviser la classe ouvrière en stigmatisant telle ou telle minorité juive ou musulmane, mais au contraire nous recherchons lunité de classe contre le capital. Notre conception de lindépendance nationale repose sur linternationalisme prolétarien, la solidarité avec les peuples européens exploités et pillés y compris par les banques françaises, et non sur le chauvinisme de grande puissance. Nous combattons limpérialisme français et lUnion Sacrée avec le capital. Pour atteindre ces objectifs, nos alliés ne sont pas des personnalités diverses mais limmense majorité du peuple dont lintérêt fondamental est labolition du capitalisme et le socialisme de démocratie populaire.
Edité le 18-12-2014 e 20:47:05 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 18-12-2014 à 20:48:03
| Une force unie communiste est nécessaire et urgente en France par Jean LEVY Ce que je dirai à Vénissieux, le 13 décembre Une force unie communiste est nécessaire et urgente en France par Jean LEVY Ce que je dirai à Vénissieux, le 13 décembre, à la Rencontre des Communistes, texte qui sadresse également à tous les camarades qui se sentent « communistes », mais qui ne pourront pas sy rendre
Dabord, une précision : Ce texte nengage que moi, bien quétant présent à la Rencontre au titre de la Polex, (membre également du PRCF
et dautres Organisations). Disons que seul mon blog, « canempechepasnicolas », est engagé par ce qui suit
! Ensuite, face à limpossibilité dans une telle rencontre dont la durée effective ne dépasse pas quelques heures de traiter de lensemble des problèmes qui occupent, dans lurgence, lensemble de lactualité (alors que leur analyse globale conditionne les positions de chacun), je crois bon dexposer au préalable ma façon dappréhender les évènements. La Rencontre de Vénissieux se tient dans une période de grande tension politique, tant sur le plan intérieur que sur la scène internationale. En effet, nous sommes confrontés, en France, à une offensive tout terrain du capital, qui vise à réduire notre peuple à un nouvel esclavage. Comme au temps de lOccupation nazie, les acquis sociaux sont remis en cause avec une même brutalité. Ce sont toutes les conquêtes ouvrières, fruits des luttes de plus dun siècle, qui sont saccagées : du « travail de nuit » au repos hebdomadaire le dimanche, de la médecine du Travail au statut des Prudhommes, du temps de travail à la représentation des salariés dans les entreprises, de la législation sur les licenciements aux Conventions collectives, le capital essentiellement financier veut liquider tout le Code du Travail et « détricoter » lensemble des conquêtes sociales imposées par le Conseil National de la Résistance. Sans parler, bien sûr, du chômage de masse, de la pression patronale pour réduire encore plus le salaire horaire, de transférer aux assurances privées notre Sécurité sociale, de reculer toujours plus tard lâge de la retraite. Le grand patronat ne cache pas ses ambitions. Et il rencontre pour ces objectifs la collaboration étroite des gouvernements, hier UMP, aujourdhui PS, dans une spirale daccélération, soutenue par la pression de lUnion européenne. En effet, cest celle-ci qui est en fait à la manuvre. Il est en effet inscrit dans les traités la mise en tutelle des Etats de lUE, ceux-ci ayant accepté labandon global de leur souveraineté au profit dun pouvoir supranational au service du capital. Il est donc clair, que toute libération sociale ne peut se concevoir que dans le cadre dune lutte pour la libération nationale. Il faut donc agir concrètement pour que notre peuple se mobilise à la fois sur le plan du combat ouvrier pour défendre, pied à pied, ses conditions dexistence, et simultanément, pour recouvrer lindépendance nationale et la souveraineté populaire, en agissant clairement pour la sortie pure et simple de lUnion européenne et de lEuro, véritables forteresses, qui retiennent la France et son peuple prisonniers du capital. Mais, il faut en être persuadé, cette bataille nationale ne peut être gagnée que par laction commune de toutes les composantes populaires de notre nation. Pour forcer les portes de la prison et franchir avec succès les murs denceinte, nul doute, il ne faudrait pas faire le délicat. Nos ainés de la Résistance se sont parfois évadés de leurs geôles avec le concours nécessaire de droits communs, voire de truands
Faut-il rappeler que le CNR comptait dans ses rangs des éléments dextrême-droite, tel était le cas des dirigeants du réseau Combat, intégré au Mouvement Uni de la Résistance, alors quil avait pour dirigeant, Henri Frenay, celui-ci ne cachant pas sa sympathie pour les idées pétainistes, se faisant soutenir monétairement et militairement par lOSS dAllan Dulles
contre lautorité de Jean Moulin
Ce rappel ne vise pas, bien sûr, à faire alliance avec le Front national, celui-ci, tout en critiquant verbalement lUnion européenne, se garde bien den exiger clairement le retrait de la France. Cependant, des rapports avec des personnalités diverses avec qui, sur bien des problèmes, nos analyses sopposent frontalement, alors que nous combattons, les uns et les autres, pour une France indépendante et un peuple souverain - ces rapports sont condamnés, voire stigmatisés par des attitudes dogmatiques et sectaires. La peur de « parler comme le Front national », dêtre assimilé à ce mouvement, conduit à un repli néfaste pour notre ambition de rassembler le peuple de France. Létiquette rouge-brun, agitée par la fausse « gauche » - et parfois au-delà - agit comme un épouvantail, un révulsif qui contrarie nos efforts dunion. Notre combat national et social contre lUnion européenne ne peut ignorer la situation dramatique internationale. En effet, le danger dune guerre mondiale na jamais été si prégnant depuis la « guerre froide ». Limpérialisme américain, en lien avec par le capital européen, se sent menacé dans sa domination mondiale par lémergence dEtats qui lui contestent sa suprématie économique et monétaire. Tel est le cas de la Chine, qui pourrait ravir aux USA, dans les toutes prochaines années, la première place au niveau global du PIB, et qui ne cache pas son intention de promouvoir une monnaie indépendante du dollar, soutenue dans cette perspective par les pays des BRICS, et par ceux de lOrganisation de Coopération de Shanghai. Les Etats-Unis vont-ils accepter, sans réagir de perdre la place de leader mondial ? Des secteurs dirigeants étasuniens, économiques et militaires, ne cachent pas leur volonté den « découdre ». Dautres, sans doute, sont plus prudents, leurs intérêts ne coïncidant pas totalement. Mais dune part, la volonté US de dominer le Pacifique pour isoler la Chine et réduire sa puissance, et de lautre, réduire la Russie comme au temps dEltsine, aujourd'hui trop souveraine par rapport au marché américain, font peser sur le monde une menace mortelle. Lattitude agressive de Washington vis-à-vis de Moscou se mesure en Ukraine et en Europe de lEst, avec lappui direct aux putschistes de Kiev et le déploiement de forces offensives de lOtan aux frontières russes. Cette attitude provocatrice trouve des relais chez les dirigeant de lUnion européenne, en particulier en France, au sein du pouvoir et de la classe dirigeante, dont les médias font assaut de bellicisme antirusse, comme pour préparer lopinion à la guerre. Cette situation doit conduire les communistes à une réflexion approfondie sur la stratégie quils préconisent, aux alliances quils envisagent, aux formes dorganisation de la force communiste en France quil est impérieux de mettre en place. Est-il conséquent, est-il responsable de maintenir en concurrence de fait, une constellation de groupements nationaux ou locaux, alors que, daccord sur lessentiel, ils devraient uvrer en commun pour constituer une force unie, crédible et visible, pour peser efficacement dans le champ politique en France ? La question devrait être directement posée à tous les camarades faisant partie des divers groupements hors ou dans le PCF, qui se réclament du communisme de lutte de classe, mais aussi à tous les communistes bien plus nombreux qui, sans liens politiques, désespèrent de leur isolement et de leur absence militante dans la bataille immense qui nous attend. Si la question de lunification dans un nouveau parti communiste nest pas encore atteint son niveau de maturation, ne pourrait-on pas envisager de rassembler dans les plus brefs délais les groupes militants actuels, dans ou hors du PCF, dans un mouvement largement ouvert aux communistes isolés, agissant sous un sigle unique, en maintenant pour le présent lindépendance des organisations qui existent aujourdhui dans notre pays ? La question est posée. Pour en discuter, ne serait-il pas bon de prévoir dans les tous prochains mois une large conférence, sur deux jours, ouverte largement à tous les communistes qui considèrent quune force unie communiste est nécessaire et urgente en France ? Vénissieux peut être le jalon qui prépare cette perspective : la création dune telle force communiste. Jean LEVY
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