" class="p15" target="_blank" rel="nofollow">Nicaragua : victoire de Daniel Ortéga je rappel que tu as dis " la plupart des prolos sont fascistes " et je t'indique que ce propos " induit forcément une notion majoritaire (51 ou 99%). "
Tu me répond " Exact, moi, les prolos que je cotoie sont à majorité fasciste. Mais je n'ai jamais dit que la majorité des prolos était fasciste ! "
Hé bien change de fréquentation ! Ou essaye de creuser un peu plus le sujet. Pour ce qui est du reste de ta phrase " Mais je n'ai jamais dit que la majorité des prolos était fasciste ! " effectivement tu dis " Ici, même, la plupart des prolos sont fascistes. " le " Ici, même, " indiquant ( ici en Suisse ) voudrait dire que la question des classes et le moteur de l'histoire (la lutte des classes) ne s'appliquerait pas en Suisse ! Que la légendaire "neutralité" de la Suisse l'excluerait du champ de la lutte des classes !? Je ne dis pas que la situation est révolutionnaire en Suisse, ni que c'est façile d'y militer, mais je trouve que partir du postulat " Ici, même, la plupart des prolos sont fascistes. " c'est ne pas analyser clairement la situation et les tâches des communistes.
Sur le terme la plupart, voici la définition qu'en donne le dictionnaire "Le Robert illustré -2000-"
" Plupart: La plupart de (avec un pluriel) Le plus grand nombre de ---> MAJORITE. La plupart des hommes. Dans la plupart des cas, presque toujours. La plupart : le plus grand nombre. "
Jameul |
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Xuan |
gorki |
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Bonsoir à tous Et bien moi, encore une fois, je me dois de relever cette provocation feutrée, comme c’est bien dans vos manières de faire. « je me suis abstenu de participer au débat parce que j'avais l'impression qu'il était trop "désorganisé"... on s'interroge sur la définition du prolétariat et on s'échange des impressions personnelles issues de notre expérience propre... ça va nous mener à rien on a tous vu autre chose... » Je considère cela comme une provocation de plus à l’endroit des camarades qui ont pris la patience d’exposer leur pratiques et expériences qui ne sont pas petit monsieur des impressions personnelles. Mais je vais faire preuve de patience, et vous demandez, de quoi vous avez été témoins vous-même ou vous avez peut-être participé, qui vaille que nos expériences, par exemple à Xuant et à moi même, à coté vous semble mérité la dérisoire formule d’impressions personnelles que d’ailleurs vous avez soulignez . [clignote] Nous vous écoutons ! [/clignote] Je l’ai écrit, sur la classe ouvrière est sa mémoire collective ou diffuse je laisse rien passer Salut Sti, ![]() Ici, nous sommes nombreux à nous revendiquer de mouvement ML ou MLM peut importe. Pour nous, cela s’interprète, comme l’adhésion à un fond théorique minimum commun, comme par exemple, celle de camper conjointement, l'idée que nous vivons l'époque de l'impérialisme etc. ( bien entendu cela soulève quelques difficultés d’interprétation idéologiques mais ce n’est pas le sujet du jour ) Dans mes propre recherche d'analyse des classes sociales, j'ai du m'arrêtez sur les propos du camarade Staline, qui déjà dans les années 1920 nous éclairait de ceci: « La chaîne du front impérialiste, en générale, doit se rompre là où les anneaux de la chaîne sont plus faibles, et, en tous cas, pas nécessairement là ou le capitalisme est plus développé, ou le pourcentage des prolétaire est tant, et celui des paysans de tant, et ainsi de suite. Les supputations statistiques sur le pourcentage prolétarien de la population dans tel ou tel pays pris à part perdent, dans la solution du problème de la révolution prolétarienne, l'importance exceptionnelle que leur attribuent volontiers les glossateurs de la IIe internationale, qui n'ont pas compris ce que c'est que l'impérialisme et qui craignent la révolution comme la peste » Cela fut écrit au cours des années 1920 , que de régression idéologique depuis ! Transposer à nos discussions du jour cela doit ce comprendre par : « les marxiste-Léniniste pratique l'analyse des classes sociales non pas pour « nombrer » mais pour qualifier idéologiquement (par ailleurs, à ce propos rappelez-vous, j’attirai déjà l’attention du camarade Xuan, dans un de mes postes, sur les dangers potentiels de la démarche, si il n’y était pas apporter les éclaircissement nécessaires sur les raisons de ses utilités politiques. Et en effet, il n’y a pas fallu attendre longtemps pour nous en apercevoir, avec le poste auquel Sti répond). au même titre par exemple qu'Engels disait que le suffrage universel ne pouvait servir qu'à mesurer les degrés de maturité des classes est a rien d'autre. Dans ce débat il a été accouché au forceps, ( dans la confrontation idéologique de classe, ou chacun c’est positionner, sur des points de vue de classe ), de l’encadrement idéologique nécessaire de la démarche. Nous n’allons pas refaire les débats ils ont eu lieux. Place a l’enquête (comme c’était le vœux du camarade Xuan initiateur) autour des expériences des intervenants pour débattre de telles ou telle catégories qui auraient échappées a la sagacité de tous, autour des canons de la pensée marxiste réaffirmé, qui veut sortir de ce champ sort du débat c’est aussi simple que cela. Nous sommes sur un forum ML ouvert aux discussions cela ne souffre de rien, mais impose le minimum celui qu’a un moment donné l’encadrement idéologique s’impose . Militant ouvrier communiste Marxiste-léniniste internationaliste, c'est à partir de cette dernière qualité, conclusion de mes convictions communistes révolutionnaire, que je raisonne. Merci, est bon échange, sur les experiences vécues entre autre EXcuse camarade Xuan d'avoir zapper ton poste je te fais le même coup que j'ai fais à sti, la derniere fois, mais comme c'est bizarre nous rebondissons ensemble sur l'intervention de Monsieur Jameul au même endroits de ses travers. Promis la prochaine fois je m'assure du dernier poste avant de posté moi même. ![]() Message édité le 19-11-2006 à 19:44:06 par gorki |
Xuan |
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pas grave, moi aussi j'ai posté en écho un peu plus haut ![]() |
Jameul |
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j'ai pas bcp de temps alors je vais essayer de rebondir sur les principaux points évoqués par sti et Xuan 1) "augmentation du second diminuation du premier"... à l'échelle planétaire ça reste diffcile à dire mais je parlais bien sûr de l'europe de l'ouset comme je l'ai précisé avant... balance entre captal et mains d'oeuvres.. ou les entreprises cherechent de la main d'oeuvre pas cher (tiers monde) ou du capital pas cher (europe de l ouest par exemple) 2) "philosophie empiriste" c'est bien ça que je remets en cause .... si on part de ses constats empiriques nous n'arriverons jamais à avoir une vision globale d'ensemble... sans vouloir faire l'étudiant de science po la logique inductiviste/empiriste elle a été très largement remise en cause méthodologiquement... il vaudrait mieux pour pouvoir avancer dans le débat faitre une hypothèse et APRES la confronter à la réalité... si elle y colle pas en refaire une... et ainsi de suite à chaque fois l'hypothèse est ou réfutée (ce qui amène à une meilleure hypothèse plus juste) ou acceptée.... (jusqu'à ce qu'on remarque qu'en faite pas complètement) 3) place dans les rapports de prod vs possession des moyens de prods... quand marx ecrit le capital l immense majorité se recoupe.. (ceux sans les moyens de prod se retrouvant à un bout de la prod et inversement) mais aujourd'hui c'est different en partie (pour X raisons deja évoquées) seulement je ne vois pas pourquoi ta/votre définition l'emporterai.. il faut pas répéter le dogme (et là je suis même pas persuadé que le dogme vous donne raison... quand je relis le manifeste par exemple ça me semble claire que ce sont la possession ou non des moyens de prod qui fait la classe) mais chercehz à savoir si il est toujours d'actualité... en l'occurance mon expérience en suisse à genève mâmène à penser que l'hyptohèse qu'est la votre est erronnée... la classe ouvrière est trop hétérogène.. 3) l'exploitation... désolé mais si mon boulot consiste à transporter du poisson de la côte ou il est vendu 3/kilo à la montagne où il est vendu 16/kilo et que le transport revient à 3/kilo et mon salaire à 3/kilo j'aurais permis à mon patron de se faire 7/kilo et donc il aura eu une grosse plus value... ET je ne suis rien d'autres qu'un employé des services... c'est de plus value c'est de l 'exploitation... y a pas que les ouvriers qui se font exploités... 4) sur la question majorité/minorité je suis d'accord avec ton constat... seulement si la classe au pouvoir est ultra minoritaire c'est parcequ'elle réussie à faier croire par le mensonge que les intérèts du peuple son les siens... etc etc.. seulement il s'agit là d'une manipulation idéologique que j'espère le parti révolutionnaire ne se permettrait pas.. petite conclusion : je comprends ton raisonnement qui si je le simplifie (désolé) donne : uon doit faire confiance aux ouvriers car c'est eux qui sont en contradiction complète avec le mode de prod capitaliste... je ne nie pas ça ... seulement je considère que si des employés du secondaire, des intellectuels, des bourgeois, des étudiants, des retraités etc... veulent aider je serais totalement pour ! marx, engels, lenin n'était de loin pas des ouvriers ! et ce sont peut etre les 3 plus grands théoriciens marxistes que l'histoire a donné PS: bon j'espère avoir bien compris vos réponses et que vous comprendrez bien ce que je voulais préciser... j'espère que le débat portera ses fruits. |
Xuan |
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Mieux vaut prendre ton temps Jameul et tourner sept fois la souris sur son tapis, avant de rebondir.
Non, on ne commence pas par faire une hypothèse, on applique le matérialisme dialectique. Il existe une littérature abondante à ce sujet, si tu veux bien t’y reporter. Dans tous les cas l’épistémologie est un autre sujet.
Nous sommes intervenus X fois pour démontrer preuves à l’appui que le fait de ne pas posséder les moyens de production n’est pas le critère de définition du prolétariat et que le critère que nous retenons c’est la création de la plus-value. Nous ne nous sommes appuyés sur un « dogme » justement mais sur la pratique de la lutte des classes. Cette question n’est pas nouvelle et ça fait cent fois que tu remets le couvert. Les positions que tu défends sont celles des révisionnistes : « la classe ouvrière du manœuvre à l’ingénieur ». Elles ont abouti notamment à retirer à la classe ouvrière son rôle dirigeant dans le parti communiste, et à semer la confusion la plus grande sur les alliances qu’elle pouvait établir avec les différentes catégories sociales.
Nous en avons déjà parlé, si tu suivais un peu…de l’exploitation des employés de la sphère commerciale. Le livreur ne crée pas de plus-value, son travail permet à son patron de réaliser la plus-value créée par les pêcheurs. Si le patron gagne 7 € supplémentaires, c’est parce que le rapport de l’offre et de la demande dans la montagne lui permet de réaliser la plus-value au-dessus de sa valeur moyenne. Je te renvoie à « salaires, prix et profits ».
La bourgeoisie est minoritaire et cependant elle possède le pouvoir, avec ou sans « manipulation idéologique ». Le prolétariat ne constitue pas la majorité absolue et cependant il peut et doit diriger la révolution socialiste. Il ne prend pas le pouvoir pour lui-même mais pour libérer l’ensemble de la société de l’exploitation capitaliste. Ce n’est pas une manipulation idéologique, c’est le but que se fixent les communistes. |
Jameul |
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"Nous sommes intervenus X fois pour démontrer preuves à l’appui que le fait de ne pas posséder les moyens de production n’est pas le critère de définition du prolétariat et que le critère que nous retenons c’est la création de la plus-value." là où j'suis pas d'accord et que je trouve qu'on arrive sur une pente glissante c'est que justement j'avais l'impression que rien n'avait été démontré et que le débat était encore ouvert "La bourgeoisie est minoritaire et cependant elle possède le pouvoir, avec ou sans « manipulation idéologique ». Le prolétariat ne constitue pas la majorité absolue et cependant il peut et doit diriger la révolution socialiste." et là non plus je ne suis pas d'accord... (mais remarque c'est normal si on est pas d'accord sur la notion de prolétariat...) le prolétariat est majoritaire.. |
KGB Shpion |
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Donc, pour vous prolétariat = classe ouvrière ? |
Xuan |
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Le débat n'est pas terminé et il ne le sera pas tant que les masses n'auront pas apporté - par leur action révolutionnaire - une réponse définitive à nos questions. Jusqu'à présent c'est toi qui n'as rien démontré en n'apportant aucun argument qui ne souffre pas de critique. Quant aux arguments qu'on t'oppose tu les laisses sans réponse et tu reprends ton discours comme si de rien n'était. Au fait, où en es-tu avec ton livreur de poissons ?... S'il y a une pente glissante, c'est celle qui consiste à noyer le prolétariat dans la masse des salariés, en sachant pertinemment qu'il y a parmi eux des gens qui resteront dans le camp de la bourgeoisie jusqu'à l'avènement du socialisme, par exemple . Quelle est ta position sur la thèse « la classe ouvrière du manœuvre à l’ingénieur » ? Qui ranges-tu dans le prolétariat, quelle classe doit selon toi diriger la révolution et avec quels alliés ? |
Finimore |
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Il faut se souvenir que c'est le P"C"F notamment qui soutenait ce genre de thèse révisionniste (voir son soutien à l'aristocratie ouvrière et aux ITC -ingénieurs cadres techniciens- ) |
Jameul |
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pour le livreur de poisonn je ne suis pas d'accord avec toi : il crée une plus value pour la capitaliste et est exploité. il est pas le créeateur physique du produit mais une plus value est réalisée par son travail.. a l'heure où le secteur tertiaire engage plus de la moitié de la population dans pas mal de pays de l europe de l'ouest il serait temps de revoir ta définition de plus value... je reviendrai sur les différents éléments quand j'aurais plus de temps pour la rédaction mais pour faire court : « la classe ouvrière du manœuvre à l’ingénieur » est fausse, non pas que l'ingénieur n'est pas souvent un prolétaire(arrete moi si je me trompe mais il est salarié et un capitaliste profite d'une partie du fruit de son travail) mais parceque là notion de classe ouvrière n'est pas équivalente à celle du prolétariat (en même temps je réponds à KGB Shpion) |
Finimore |
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Jameul |
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oui seulement ton patron profite du fruit de ton travail... et lui même est certainement capitaliste car ça m'étonnerait que le patron "francais" d'une boite n'ait pas d'actions... je ne voulais pas définir le prolétariat par le simple fait d'etre salarié mais bien le fait de l'exploitation et de la prise de plus value |
sti |
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Sauf que son boss effectu "un travail" comme tu dis, et tombe donc dans ta définition ... Revoir la définition de la plus value nous dis-tu. Voilà où git le lièvre. En effet, avec la définition marxiste, tu es coincé dans ton analyse. Maintenant, prend le temp de réfléchir à une définition qui collera à ce que tu souhaites voir être admis dans le prolétariat. C'est ton droit, après c'est aussi le nôtre de ne pas passer 50 ans à expliquer notre conception marxiste du prolétariat, conception qui pour nous est une arme pour la construction du parti et pour le socialisme. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ... |
Jameul |
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non je réfléchis pas pour savoir comment je pourrais avoir raison mais simplement comment donner une définition de classe collant mieux au représentation qu'on s'en fait... l'histoire du boss est signficative d'une chose : il est (toujours selon marx) à la fois capitaliste et en même temps travailleur (même si son travail n'est pas productif au sens matériel mais productif dans un sens de création de profit) je n'irai jamais affirmé qu'il est l'ami du prolétariat seulement lors de la "crise" des années 90 on a vu peut etre pour la première fois que les cadre aussi peuvent etre précarisé (à geneve ou 1/4 de la population vit à travers les banques quand y a eu des licenciments au début des années 2000 se fut un choc énorme pour bcp de gens de voire des cadres timbrés au chomage... ) je ne viens pas dire que le cadre est un prolétaire au même sens que l'ouvrier d'usine ou du batiment... il y a d'énorme différence entre eux ceulement ces différences ne sont pas tellement une question de "à quel bout de la production on est " mais bien plus nombreuse... d'ailleurs tu trouveras plein d'exemples de gens qui se trouvent au bon bout pour toi et qui sont les pires ennemis de la classe ouvrière ou presque. |
sti |
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Objectivement, c'est impossible. Subjectivement, il y en a et il y en aura encore pour longtemps de ces ouvriers qui choisirons le camp du fascisme. Ils sont perdus pour la cause ouvrière. Celle que Marx définit sous la forme d'une pensée scientifique . La classe ouvrière a objectivement l'intérêt à l'abolition de la sociéte de classes. A nous communiste d'en instruire le plus grand nombre et de rallier les autres catégories de travailleurs. N'oublit pas une chose, qui ne peut que t'échaper car tu parles dans l'absolu (sans pratique de lutte de classe concréte contre le patron), l'ouvrier fasciste demeure un "privé" de moyens de productions et n'est donc pas l'enemi principal. Si tu bossait à l'usine tu comprendrais vite cette idée. Tu peux passer 20 ans à essayer de convaincre ou même lutter contre un collége raciste (c'est chevalresque ...) tu n'en changes pas pour autant ton sort. Reste donc que ton patron (qui est peu être au PS voir au PC (si, si, ca existe...)et sa banque sont nos principaux enemis, il ont les clefs de la "bourse": les moyens de productions. |
Xuan |
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Change de ton je te prie, je ne vais pas réviser la définition marxiste de la plus-value parce qu’il y a plus de tertiaire en Europe ou moins ailleurs. Ensuite, il ne suffit pas de dire « il est pas le créeateur physique du produit mais une plus-value est réalisée par son travail.. » pour démontrer quoi que ce soit. Le travail n’apporte aucune plus-value par lui-même, il crée de la plus-value dans des rapports sociaux de production déterminés. En ce qui concerne les contradictions entre le capital industriel et le capital financier, entre le PDG et les actionnaires, entre le patron et ses cadres supérieurs ou subalternes, il est intéressant de les connaître, mais de là à les mettre au même niveau que la contradiction fondamentale entre le prolétariat et la bourgeoisie, il y a un pas. Echafauder des suppositions sur les alliances envisageables entre la classe ouvrière et ces catégories, c’est une énormité. |
Jameul |
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"Ensuite, il ne suffit pas de dire « il est pas le créeateur physique du produit mais une plus-value est réalisée par son travail.. » pour démontrer quoi que ce soit. Le travail n’apporte aucune plus-value par lui-même, il crée de la plus-value dans des rapports sociaux de production déterminés." tu crois vivre en dehors de rapports sociaux ? les rapports sociaux de productions dont tu parles ils existent et faut faire avec... par contre je suis content que tu acceptes qu il y ait d'autres contradictions que la fondamentale entre travail et capital meme si elles sont moins importantes (et je le dis aussi) quand au ton je suis désolé mais j'ai parlé correctement sans vouloir t'attaquer.. et en me relisant je ne vois pas où tu as pu etre choqué. |
sti |
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il serait temps de revoir ta définition de plus value... T'es bizarre jameul. Y'a toujours que toi qui vois pas ou tes paroles peuvent être sujette à caution. ![]() Que tu me dises ça à moi, ca passera, tranquille même ... Mais quand tu t'adresses à un ouvriers avec toute son expérience et ce qu'elle induit en sacrifices de toute sorte (matériel surtout ![]() Tu sais, cela aussi, cela participe de la perception que l'on a d'une personne. Un principe communiste (qui n'est plus à la "mode" je sais) nous apprend à écouter attentivent les idées qui sont émises par les éléments politiquement instruit de la classe ouvrière. C'est de ceux-ci que nous apprenons, nous les plus jeunes, à mieux comprendre le monde. Et voilà pourquoi c'est ceux là aussi qui seront appelés à prendre leurs responsabilitées dans le parti. Pourquoi ? Comme te le rappelais le camarade Armenak dans un autre post, c'est une question de place dans les rapports de production. ![]() |
Xuan |
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Tu te prends pour qui pour prétendre m’apprendre à vivre Jameul ? Ou faut-il que je te rappelle lequel de nous deux vit en dehors des rapports sociaux de l’exploitation capitaliste ? Je vais essayer d'être un peu plus pécis sur les rapports sociaux de production qui créent de la plus-value et sur ceux qui n’en créent pas. La plus-value du capital productif provient du travail non payé de l’ouvrier. L’exploitation du salarié du commerce ne crée pas de plus-value, mais elle permet au capital commercial de récupérer une part de la plus-value créée précédemment. Je reprends ta phrase « il est pas le créateur physique du produit mais une plus-value est réalisée par son travail.. » L'imprécision de l'article indéfini ne fait pas bon ménage avec la rigueur de l'économie politique Jameul. Ce n'est pas une plus-value qui est réalisée par son travail, c'est la plus-value créée par l'ouvrier que le travail de l'employé du commerce permet de réaliser à travers l'exploitation dont il est lui aussi l'objet. Nuance sans doute, mais qui devrait être à la portée d'un étudiant en économie. Si le capitaliste industriel devait vendre lui-même sa marchandise, il lui faudrait avancer les frais de sa mise sur le marché et du transport, et ces frais seraient déduits de ses profits. D'autre part il n'y a aucune plus-value qui soit retirée des différences locales de prix, ni de la supériorité de la demande sur l'offre. Il s'agit là des fluctuations de la plus-value autour de sa valeur moyenne et non de sa création.
Ce n’est ni toi ni moi qui avons inventé l’existence des contradictions principales et des contradictions secondaires, c’est la philosophie matérialiste dialectique. Mao Tsétoung l’a expliqué de manière très claire en 1937 dans de la contradiction http://classiques.chez-alice.fr/mao/contradic5.html dont voici un extrait significatif : « Il apparaît donc que si un processus comporte plusieurs contradictions il y en a nécessairement une qui est la principale et qui joue le rôle dirigeant, déterminant, alors que les autres n'occupent qu'une position secondaire, subordonnée. Par conséquent, dans l'étude de tout processus complexe où il existe deux contradictions ou davantage, nous devons nous efforcer de trouver la contradiction principale. Lorsque celle-ci est trouvée, tous les problèmes se résolvent aisément. » En l'occurrence, je n' accepte là rien de plus que ce que j'avais déjà admis depuis 1967, si ça peut te contenter .
C’est ça le pire, c’est que tu ne t’en rends pas compte. ![]() |
Jameul |
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Xuan....j'ai un boulot j'ai un salaire moi aussi je sais ce que ça veut dire d'enrichir un patron... je ne suis pas ouvrier effectivement mais l'exlpoitation au sens marxiste je sais ce que c'est tous les jours quand à la plus value je reste en désaccord : il la crée pas mais il permet de l'utilisé... pour moi ça revient à dire qu'il en crée une part. quand au ton : sortie du contexte et avec du recule effectivement j'aurais peut etre pas du poster sous une forme d'interrogation amsi juste dire "ces rapports sociaux de productions existent c'est comme ça il faut faire avec" mais sur le moment j'ai cru que tu te foutais de ma gueule en disant qqch du style "ça existe mais on fait comme si non" |
Xuan |
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Ton raisonnement s'appelle un sophisme. Ou bien on crée de la plus-value ou bien on ne la crée pas. Si un salarié permet de réaliser de la plus-value déjà créée par ailleurs, il faut s'en tenir à cela, sinon effectivement on va indûment élargir la notion de prolétariat à la quasi totalité de la société. A ce compte-là le petit commerçant lui aussi crée de la plus-value puisque son travail permet de réaliser la plus-value cristallisée dans les produits de son étalage. « Le capital industriel est le seul mode d'existence du capital, où sa fonction ne consiste pas seulement en appropriation mais également en création de plus-value, autrement dit de surproduit. C'est pourquoi il conditionne le caractère capitaliste de la production; son existence implique celle de la contradiction de classe entre capitalistes et ouvriers salariés. » (K. Marx : Le Capital, livre II, t. l, p. 53.) « De même que le travail non payé de l'ouvrier crée directement de la plus-value pour le capital productif, de même le travail non payé du salarié du commerce procure au capital commercial une part de cette plus-value » . (K. Marx : Le Capital, livre III, chap. XVI.) Il ne s'agit pas de savoir si les employés sont exploités ou non, ils le sont et c'est la condition pour que le capitaliste commercial puisse récupérer une part de la plus-value industrielle. Il s'agit de savoir à quoi correspond et qui produit finalement l'ensemble des richesses accumulées par les capitalistes. En réalité, la diminution relative des effectifs de la classe ouvrière ne signifie pas que son importance sociale et économique diminue mais tout le contraire : plus la classe ouvrière diminue en nombre et plus sa productivité augmente dans d'énormes proportions. Il n'est pas nécessaire d'être marxiste d'ailleurs, n'importe quel patron sait très bien chez lui quelles sont les catégories de salariés productives et improductives. A moins de délocaliser complètement leur production, les entreprises n'externalisent pas la production mais les services administratifs, la paie, la maintenance, les achats, le transport, le nettoyage, la cantine, etc. Elles ne gardent que ce qu'elles nomment dans leur langage fleuri "le coeur du métier". Ce qu'elles nomment pudiquement "le coeur du métier", c'est la part profitable de leur activité. |
sti |
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[citation xuan] Il ne s'agit pas de savoir si les employés sont exploités ou non, ils le sont et c'est la condition pour que le capitaliste commercial puisse récupérer une part de la plus-value industrielle. Il s'agit de savoir à quoi correspond et qui produit finalement l'ensemble des richesses accumulées par les capitalistes. En réalité, la diminution relative des effectifs de la classe ouvrière ne signifie pas que son importance sociale et économique diminue mais tout le contraire : plus la classe ouvrière diminue en nombre et plus sa productivité augmente dans d'énormes proportions. Il n'est pas nécessaire d'être marxiste d'ailleurs, n'importe quel patron sait très bien chez lui quelles sont les catégories de salariés productives et improductives. A moins de délocaliser complètement leur production, les entreprises n'externalisent pas la production mais les services administratifs, la paie, la maintenance, les achats, le transport, le nettoyage, la cantine, etc. Elles ne gardent que ce qu'elles nomment dans leur langage fleuri "le coeur du métier". Ce qu'elles nomment pudiquement "le coeur du métier", c'est la part profitable de leur activité. [/citation] Je ne comprend pas ce que l'on peut opposer à cela si ce n'est ce qu'ont toujours voulu opposer les petits bourgeois de gauche, à savoir que les changements fondamentaux de l'humanité doivent avoir pour origine leurs "facultés" au dévellopement de la pensée humaine. Le fond de l'histoire, c'est bien ce refus de considérer l'analyse marxiste des contractions économiques et politiques comme porteuses de boulversements majeurs, induisant la responsabilité de la classe ouvrière à tout les niveaux, puisque cette classe est le produit le plus abouti de la contradiction que créer le capitalisme entre son existence (nous pouvons parler aujourd'hui de survie) et la nécessité pour l'humanité de passer à une étape supérieure de son histoire. Une chose tout de même, je veux juste rappeler encore une fois, que cette diminution en nombre des ouvriers/ouvrières en france n'est pas une tendance que nous devons mettre en avant dans une analyse globale de la situation internationnale, au risque de produire des erreurs fondamentale. Je recherche toute les donnée possibles sur ce sujet. Déjà, on sait que si les effectifs ouvriers ont connu une nette diminution en france et dans certain pays d'europe occidentale (pas toujours au profit des autres catégorie de salariés d'ailleurs, le taux de chomage, la tendance au vieillissement de la population et d'autres facteurs sont à prendre en considération...), les effectifs au Maroc, en Tunisie, en Asie etc. ont explosé. L'analyse marxiste, à l'époque de l'impérialisme, ne peut plus se faire dans le cadre étroit des nations. (( Nations qui elles-mêmes brisent leur frontière économique et politique, Marx le disait déjà, c'est une tendance naturelle du capitalisme, il en va de sa survie. Il nous enseigne aussi que notre rôle n'est pas contredire cet élan mais de l'utiliser dans la lutte internationnalisé. Par cette analyse, je me mefie comme de la peste de tout les propos sur la souveraineté nationale (hors lutte d'indépendance ...) qui sont dévellopé jusque dans les rangs "ML". Mais c'est un autre débat ... )) |
Xuan |
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"prolétaires de tous les pays, nations et peuples opprimés unissez-vous!" |
KGB Shpion |
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Et alors ? En quoi le fait que les prolos d'ici soient fascistes empêcherait la lutte des classes d'exister ? Elle existe, effectivement, mais le plus souvent dans un sens : càd la lutte de la bourgeoisie contre le prolétariat. Peu de prolos ont une conscience de classe, peu se rendent compte de leur exploitation. Ce peu mène la lutte dans l'autre sens (prolétariat contre bourgeoisie), mais il est très minoritaire. |
Finimore |
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Finimore |
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![]() Tu te contentes de dire des énormités (qui te passes par la tête) sans vraiment réflechir. ![]() KGB, il faudrait quand même arrêter de délirer et de raconter n'importe quoi pour se rendre intéressant. Le fait d'être un jeune sur ce forum n'autorise pas à se permettre de dire les pires imbecilités. Tu peux si tu le veux me répondre, mais surtout avec des arguments qui tiennent la route, car si c'est pour répèter les conneries que tu nous as sortis plus haut c'est pas la peine de te fatiguer. Un petit conseil, va militer, va faire un tour dans les usines et après tu viendras causer. |
KGB Shpion |
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Oh oui, môssieur va m'expliquer que le prolétariat de Suisse est révolutionnaire. Nous sommes à l'aube de la Révolution. Il n'y a jamais eu d'aussi grandes tensions entre la bourgeoisie suisse et le prolétariat suisse qu'aujourd'hui. Le nombre de manifestations prolétaires et de grèves ont atteints un nombre record cette année. Zéro ! J'attends impatiemment demain pour descendre au Palais Fédéral et chasser les bourgeois. La victoire est proche ! ... ![]() Message édité le 19-12-2006 à 17:33:41 par KGB Shpion |
Paria |
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Ce n'est pas une réponse, Finimore n'as jamais affirmer ceci. Ne pas être "révolutionnaire" ne signifie pas ne pas avoir conscience de son exploitation. Mais entre ces deux positions étapes il n'y a qu'un pas à franchir et ce pas c'est justement aux ouvriers communistes conscients de les aider à le faire, de les organiser en un parti d'avant garde pour plus tard mener la révolution. |
Finimore |
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![]() J'ai dis très exactement : "Je ne dis pas que la situation est révolutionnaire en Suisse, ni que c'est façile d'y militer, mais je trouve que partir du postulat " Ici, même, la plupart des prolos sont fascistes. " c'est ne pas analyser clairement la situation et les tâches des communistes". Donc KGB, tes affirmations sont grossières et mensongères !!! ![]() |
Jameul |
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la vérité (sans vouloir jeter de l'huile sur le feu) est un peu plus compliqué que cela... non y'a pas de troupes SA dans les rues de geneve... et effectivement la tension entre bourgeoisie et prolétariat - j'aurais préféré parler d'opposition entre travail et capital - devrait être à son comble en ce moment (la différence entre croissance du PIB et revalorisations salariales n'a jamais été aussi grande) ce qui pousse peut être KGB à dire ça (même si le terme "fasciste" est usurpé) c'est qu'au cours des 2-3 dernières années la classe ouvrière à dans sa majorité pris des positions très peu défendables au sujet des travailleurs immigrés le 24 septembre nous adoptions les lois les plus restrictives du monde en matière d'immigration et ce avec l'appui très majoritaire de la classe ouvrière... maintenant il suffit pas de jeter ça comme ça sans analyser un minimum... c'est la concurrence (accru par dse accords bilatéraux avec l'Europe) entre travailleurs qui créent des conditions de vie tellement difficile pour certaines couches de la population (et là il semblerait que ça soit avant tout les employés du tertiaire plus que les ouvriers qui sont touchées) alors c'est la faute aux ouvriers si ils deviennent xénophobe ? ou alors aux capitalistes qui accentuent la concurrence ? (d'un autre coté c'est logique pour eux... et on pouvait donc s y attendre) à mon avis ni l'un ni l'autre |
KGB Shpion |
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Je le sais bien. Mais, le fait est que peu de prolétaires suisses se rendent compte de leur exploitation. "Aujourd'hui être ouvrier en Suisse, c'est bien payer !" Combien de fois on me la faite celle-là ! Sous ce prétexte, toute lutte est abandonnée car la situation n'est pas vraiment miséreuse (bien que 15% des suisses soient pauvres). J'entends même qu'il est normal que la plus-value existe. "C'est normal, c'est pour embaucher du personnel, c'est pour acheter les matériaux, c'est pour les machines, c'est pour contrer la concurrence, ..." (j'attends les accusations de finimore...) Message édité le 19-12-2006 à 22:00:57 par KGB Shpion |
Xuan |
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Comment ça, ni l’un ni l’autre ? Le racisme, le chauvinisme, la xénophobie voire le fascisme ne naissent pas spontanément dans la classe ouvrière. Les médias bourgeois se donnent des allures de Sainte Nitouche en réprouvant le racisme, en prônant le « politiquement correct » et la parité. Mais dans le même temps, les capitalistes se plaignent de la « concurrence déloyale » du Tiers Monde, se servent au passage sur ces produits bon marché, délocalisent à tour de bras, recrutent des clandestins, et sèment la division chez les travailleurs par l’intermédiaire de leurs cadres et de l’aristocratie ouvrière. C’est la bourgeoisie qui sème le racisme. D’ailleurs qui a pondu ces lois et qui les a fait voter ? Le racisme ne se combat pas à l’extérieur de la classe ouvrière. Elle sait très bien que les bobos humanitaires et moralisateurs ne sont pas du même monde qu’elle. Le racisme ne peut se combattre qu’au sein de la classe ouvrière, en partant de son intérêt de classe qui est l’unité de tous les prolétaires, et en démontrant que le racisme et le fascisme sont des créations de la bourgeoisie et de nul autre. |
Finimore |
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![]() Pour le reste, lis mes posts et tu verras que je suis loin de la carricature que tu as faites de mes propos. |
Iskra |
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Je n ai pas eu le temps de lire toutes les réponses mais je voudrais savoir: exsite t il une catégorie entre la bourgeoisie et le prolétariat ? |
Xuan |
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Toute la rubrique "enquêtes et analyses" porte un peu sur ce sujet ou plus exactement sur la question : qui sont les alliés de la classe ouvrière ? Mon point de vue est qu'il existe plusieurs catégories sociales entre la bourgeoisie et la classe ouvrière. Mais il n'y a que deux classes fondamentalement antagoniques , et les catégories intermédiaires penchent tantôt d'un côté tantôt de l'autre. Et elles penchent aussi à des degrés divers en fonction de l'oppression qu'elles subissent (ou qu'elles font subir), et en fonction du rapport des forces entre la bourgeoisie et la classe ouvrière : Lorsque la classe ouvrière est debout, avec un parti révolutionnaire à sa tête, les employés, la petite-bourgeoisie et les intellectuels la rejoignent et la soutiennent. Au contraire, si son parti la trahit et qu'elle est à genoux, ses alliés s'en écartent et se rapprochent de la bourgeoisie. |
KGB Shpion |
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C'est très drôle de se relire parfois. ![]() Je me posais plusieurs questions : - les métiers idéologiques (artiste, policier, armée, ecclesiastique, parlementaire, etc.) sont-ils à considérer comme faisait parti de la bourgeoisie ou seulement en tant qu'alliés de celle-ci ? - un propriétaire foncier est-il un bourgeois ou un "koulak" ? - qu'est-ce qu'exactement le sous-prolétariat ? - le communisme est-il la société sans classes ou la société sans classes antagonistes ? |
KGB Shpion |
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Je réitère ma question. |
Xuan |
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Laquelle ? ![]() Commençons par le début : tu parles de métiers idéologiques . Il faut différencier la police et l’armée d’une part , et les professions qui interviennent dans la sphère idéologique de l’autre . Ou bien tu n’as jamais ramassé un coup de bidule idéologique, mais tu peux deviner. Pour ce qui est de l’appartenance de classe, ils n’ont pas nécessairement des conditions de vie de bourgeois et ne sont pas non plus dans la situation de capitalistes. Ce ne sont pas des bourgeois stricto sensu mais ils appartiennent au camp de la bourgeoisie. Dans des circonstances précises certains peuvent fausser compagnie à leur camp, parce que leurs conditions matérielle d’existence les a écartés de la classe dominante, et surtout si le prolétariat et son parti deviennent un force révolutionnaire capable de les entraîner ou de les neutraliser. Il est déjà arrivé que des artistes ou des curés aident ou manifestent de la sympathie envers les marxistes-léninistes. Plus loin dans l'histoire, le clergé qui soutenait traditionnellement le féodalisme s'est scindé en haut clergé et bas clergé, ce dernier se rangeant dans le camp de la révolution bourgeoisie. Ce n'est qu'un exemple et nous ne sommes pas dans cette situation. Simplement Il ne faut pas avoir des idées toutes faites mais partir de la réalité et des intérêts matériels. Mais imaginer que les gendarmes vont manifester avec la classe ouvrière parce qu'ils n'ont pas touché leur gilet pare-balles, c'est certainement aller un peu loin ! ![]() Message édité le 25-06-2007 à 23:13:14 par Xuan |
Xuan |
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Par opposition au terme « immobilier », le terme « foncier » désigne tout ce qui se rapporte aux terrains constructibles ou non dans les domaines de la propriété, de l'exploitation ou encore de l'imposition. Par conséquent le terme de propriétaire foncier s’applique également à des salariés appartenant aux catégories intermédiaires, qui ont acheté une maison dans un lotissement. Ce ne sont ni des bourgeois ni des Koulaks évidemment. Un koulak désignait dans la Russie tsariste, un paysan qui possédait de grandes fermes sur lesquelles il faisait travailler des ouvriers agricoles loués. Un propriétaire foncier possédant une grande exploitation agricole peut donc se trouver dans la même situation et appartenir à la bourgeoisie. Mais il faut se garder de calquer une situation sur l’autre sans tenir compte de la concentration réalisée dans l’agriculture de notre pays et de la diversité des situations. Encore une fois, il faut enquêter sur place, interroger des ouvriers agricoles. Certains paysans ne possèdent pas nécessairement de grandes propriétés mais doivent embaucher des saisonniers pour les récoltes par exemple. Et on peut aussi bien rencontrer un ouvrier propriétaire d’une maison dont il loue certaines pièces à un artisan…ça répond à ta question ? Je plaisante, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. ![]() |
KGB Shpion |
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Merci pour ces deux éclaircissements. ![]() |
Xuan |
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Quant au sous-prolétariat, il désigne la partie du prolétariat la plus démunie et la plus exploitée. Wikipedia le définit comme « une population située socialement sous le prolétariat, du point de vue des conditions de travail et de vie, formée d'éléments déclassés misérables, non organisés du prolétariat urbain. Appelée en allemand « Lumpenproletariat » (prolétariat en haillons, de « Lumpen » = loque, chiffon, haillon et « Proletariat »), cette population a été considérée par de nombreux marxistes comme sans conscience politique. Les théoriciens de la révolution recommandaient de s'en méfier, car cette classe était susceptible de servir de force d'appoint à la bourgeoisie. Ce fut, durant l'époque industrielle, dans certains pays occidentaux, une des appellations des populations vivant dans la misère. Selon certains le Lumpenproletariat d'aujourd'hui serait très faible numériquement, et se limiterait quasi-exclusivement aux « Sans domicile fixe ». D'autres analystes utilisent le terme Lumpenproletariat (depuis la publication d'une tribune dans le journal Le Monde, le 1er avril 2005) pour désigner les jeunes casseurs exclus de la société de consommation à laquelle ils aspirent et se livrant à des violences urbaines ou à du vandalisme et à des agressions lors de manifestations politiques de gauche et qui renforcent selon cette même analyse les cercles vicieux d'exclusion, les discours sécuritaires de la droite et de l'extrême-droite ou contribuent ainsi à discréditer les mouvements sociaux et les revendications sociales. » De fait, historiquement le fascisme a recruté ses premières troupes dans le sous-prolétariat. D’autre part, on ne peut pas limiter le sous-prolétariat aux sans domiciles fixes, et cette classe s’est réellement développée depuis les années 70 notamment avec l’augmentation du chômage et l’arrivée sur le marché du travail de la seconde génération des immigrés. Enfin, le sous-prolétaire est souvent synonyme de sans-papiers. Plus récemment, tu peux trouver des ouvrages sur le sujet comme « quartier nord » de François Ruffin (de la bande à Daniel Mermet) sur les enfants des harkis à Amiens, ou bien « Les nouvelles figures du sous-prolétariat » de P. Bruneteaux et Corinne Lazarini : "A l'heure de la " mondialisation " et des bavardages libéraux sur la nécessaire " pensée unique ", la sous-prolétarisation de larges couches de la population française est pourtant largement passée sous silence. Chacun sait que nous vivons dans une société capitaliste, sans cesse plus " flexible " et " compétitive " où les " lois du marché " s'accompagnent d'une pression généralisée sur les salariés, de licenciements réguliers célébrés en bourse et d'expulsions des " familles endettées ". Que deviennent ceux que l'on appelle communément et faussement les " exclus ", " les SDF ", les " mal-logés ", " les toxicomanes ", " les jeunes de banlieue " ? Que cache cette multiplicité aberrante et semble-t-il inépuisable des catégorisations administratives et journalistiques ? Si l'ordre capitaliste produit aussi des sous-prolétaires, l'Etat social, quant à lui, gère ces derniers à la marge en bricolant une fausse insertion tout en déployant une gamme sophistiquée de mises en dépendances. Il crée " l'assistanat " et les " violences " qu'il dénonce. Si le sous-prolétariat des sociétés occidentales ne meurt plus de faim, il n'en reste pas moins assujetti à des conditions de survie infra-humaines partagées tant par les jeunes des cités que par les personnes à la rue. Ce sont ces deux figures du sous-prolétariat actuel qui sont étudiées dans cet ouvrage avec le souci de mettre en relief, à partir de monographies issues de travaux de terrain, les violences communes auxquelles ces personnes sont confrontées mais aussi les ripostes tactiques qui les unissent dans leur opposition au monde des travailleurs sociaux, des élus ou des agents répressifs." Bruneteaux déclarait également en 2003 dans une conférence à Villiers-le Bel : « Qu'est-ce qu'un sous-prolétaire ? Le sous-prolétaire n'a pas la sécurité psychique minimale des milieux populaires détenteurs de savoir-faire professionnels et d'une culture sociale qui structure la vie quotidienne. Il n'a pas non plus une représentation politique claire d'un groupe constitué, parce que le mode de survie incline plutôt à la débrouille et à l'immédiateté. Le sous-prolétaire est exposé, sans filets protecteurs, à la violence des rapports sociaux: expulsions pour impayés, contrôles d'identité tatillons, sanctions scolaires précoces qui induisent une spirale de revanches détournées (que le sens commun appelle les "incivilités"), absence de vacances, d'espaces propres. Aussi, son comportement oscille t-il entre des attitudes de fuite, de soumission et parfois d'agressions désordonnées du système. Une minorité des jeunes issus du sous-prolétariat urbain tire profit de l'école méritocratique et obtient sa revanche sociale. Ces jeunes accèdent rarement à des formations supérieures, mais ils s'insèrent grâce à l'artisanat, aux postes d'ouvriers qualifiés, et à des postes de… travailleurs sociaux et de soignants, comme si la revanche sociale, pour n'être pas une trahison du milieu d'origine, se devait d'être un travail "réparateur". A l'autre extrémité du paysage social du sous-prolétariat, une autre minorité de jeunes prendra sa revanche sociale en intégrant le milieu du grand banditisme. Mais ce tableau ne doit nullement occulter le fait que la grande majorité des jeunes issus du sous-prolétariat urbain vit dans la précarité, dans un système de débrouillardise qui combinent petits bouleaux, travail au noir, travail saisonnier dans le profil légal; et, dans la zone du prélèvement direct (ou "délinquance"), on retrouve l'économie des drogues douces, les rackets, les vols de petits biens matériels. » On parle beaucoup moins du sous-prolétariat agricole : journaliers, métayers et petits exploitants de parcelles souvent infimes. Il existe aussi. |
Jo Limaille |
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Salut Camarade Xuan. Karl Marx. Le Capital Livre 1. VII° section : Accumulation du capital Chapitre XXV : Loi générale de l’accumulation capitaliste IV. - Formes d’existence de la surpopulation relative. Loi générale de l’accumulation capitaliste. En dehors des grands changements périodiques qui, dès que le cycle industriel passe d'une de ses phases à l'autre, surviennent dans l'aspect général de la surpopulation relative, celle-ci présente toujours des nuances variées à l'infini. Pourtant on y distingue bientôt quelques grandes catégories, quelques différences de forme fortement prononcées - la forme flottante, latente et stagnante . Les centres de l'industrie moderne, - ateliers automatiques, manufactures, usines, mines, etc., - ne cessent d'attirer et de repousser alternativement des travailleurs, mais en général l'attraction l'emporte à la longue sur la répulsion, de sorte que le nombre des ouvriers exploités y va en augmentant, bien qu'il y diminue proportionnellement à l'échelle de la production. Là la surpopulation existe à l'état flottant . Dès que le régime capitaliste s'est emparé de l'agriculture, la demande de travail y diminue absolument à mesure que le capital s'y accumule. La répulsion de la force ouvrière n'est pas dans l'agriculture, comme en d'autres industries, compensée par une attraction supérieure. Une partie de la population des campagnes se trouve donc toujours sur le point de se convertir en population urbaine ou manufacturière, et dans l'attente de circonstances favorables à cette conversion. Pour que les districts ruraux deviennent pour les villes une telle source d'immigration, il faut que dans les campagnes elles-mêmes il y ait une surpopulation latente , dont on n'aperçoit toute l'étendue qu'aux moments exceptionnels où ses canaux de décharge s'ouvrent tout grands. La troisième catégorie de la surpopulation relative, la stagnante, appartient bien à l'armée industrielle active, mais en même temps l'irrégularité extrême de ses occupations en fait un réservoir inépuisable de forces disponibles. Accoutumée à la misère chronique, à des conditions d'existence tout à fait précaires et honteusement inférieures au niveau normal de la classe ouvrière, elle devient la large base de branches d'exploitation spéciales où le temps de travail atteint son maximum et le taux de salaire son minimum. Le soi-disant travail à domicile nous en fournit un exemple affreux. Cette couche de la classe ouvrière se recrute sans cesse parmi les « surnuméraires » de la grande industrie et de l'agriculture, et surtout dans les sphères de production où le métier succombe devant la manufacture, celle-ci devant l'industrie mécanique. A part les contingents auxiliaires qui vont ainsi grossir ses rangs, elle se reproduit elle-même sur une échelle progressive. Enfin, le dernier résidu de la surpopulation relative habite l'enfer du paupérisme . Abstraction faite des vagabonds, des criminels, des prostituées, des mendiants, et de tout ce monde qu'on appelle les classes dangereuses, cette couche sociale se compose de trois catégories. La première comprend des ouvriers capables de travailler. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les listes statistiques du paupérisme anglais pour s'apercevoir que sa masse, grossissant à chaque crise et dans la phase de stagnation, diminue à chaque reprise des affaires. La seconde catégorie comprend les enfants des pauvres assistés et des orphelins. Ce sont autant de candidats de la réserve industrielle qui, aux époques de haute prospérité, entrent en masse dans le service actif, comme, par exemple, en 1860. La troisième catégorie embrasse les misérables, d'abord les ouvriers et ouvrières que le développement social a, pour ainsi dire, démonétisés, en supprimant l’œuvre de détail dont la division du travail avait fait leur seule ressource puis ceux qui par malheur ont dépassé l'âge normal du salarié; enfin les victimes directes de l'industrie - malades, estropiés, veuves, etc., dont le nombre s'accroît avec celui des machines dangereuses, des mines, des manufactures chimiques, etc. Bien à toi. |