| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 28-04-2015 à 14:55:55
| Ce n'est pas ici la place naturelle d'un article de Lutte Ouvrière, mais c'est le contenu qui compte, particulièrement lorsque des communistes s'interrogent sur la place des immigrés en France. Ci-après un courrier de Michel Peyret et un texte qui conserve toute son actualité. 27 avril 2015 Travailleurs de tous les pays ! Ce sont partout les capitalistes qui vous exploitent ! « Ceux qui veulent fermer les frontières et empêcher les travailleurs immigrés de circuler le font tantôt au nom de la crise, tantôt parce quil y a trop de chômeurs. Mais qui a plongé léconomie mondiale dans la crise si ce nest les financiers ? Qui sont les responsables du chômage si ce nest les licencieurs ?Certains accusent les immigrés doccuper des logements qui manqueraient à des Français. Mais sans eux, les millions de logements HLM nauraient jamais vu le jour, les routes nauraient pas été construites, les usines nauraient pas pu tourner. Et cest encore le cas aujourdhui. Ce sont les capitalistes de la finance et de lindustrie et leur rapacité qui plongent de plus en plus de travailleurs dans la misère et le chômage ici. Et ils en font autant à léchelle du monde, car pour eux, il ny a pas de frontières qui tiennent. » Ainsi le rappelle cet article de « Lutte ouvrière ». Lisons. Michel Peyret
_________________ lundi 21 octobre 2013 « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous » - Karl Marx Après la polémique déclenchée par Valls sur les Roms, après le drame des migrants noyés au large de Lampedusa, lexpulsion de Léonarda et la proposition honteuse de Hollande lui proposant de revenir faire ses études en France, seule, ont relancé le débat sur les frontières et limmigration. Le Pen crie au laxisme et dénonce une fois de plus « les pompes aspirantes de limmigration » . Copé se convertit aux thèses les plus extrémistes du FN en proposant de revoir laide médicale dÉtat, le RSA et le droit du sol. Les deux reprochent au gouvernement de ne pas être assez dur contre les immigrés alors que la politique dimmigration des socialistes na rien à envier à celle de Sarkozy. Valls se vante même du record des reconduites à la frontière battu en 2012. Combien de Léonarda ou de Khatchik dont la scolarité et lintégration sont brutalement interrompues ? Combien de familles renvoyées dans un pays où elles sont indésirables ? Le Pen est spécialiste pour opposer une misère à une autre, pour monter les pauvres contre de plus pauvres. Mais tous lapprouvent en disant « quon ne peut pas ajouter de la misère à la misère » . Comme si la misère des chômeurs et des travailleurs venait de la misère des plus pauvres ! Il ne sagit pas de partager la misère et encore moins de choisir entre deux misères. La misère, il faut la combattre en allant chercher largent dans les poches des exploiteurs. Il suffit daller dans les beaux quartiers où vivent les familles bourgeoises, les Arnault, Bettencourt, Peugeot pour se rendre compte quil y a de largent. Lannée dernière, tous ces gens-là ont arrondi leur fortune de 30 milliards. Mais sils ont fait 30 milliards de plus, en pleine crise, cest quils ont appauvri dautant les classes populaires. Ceux qui veulent fermer les frontières et empêcher les travailleurs immigrés de circuler le font tantôt au nom de la crise, tantôt parce quil y a trop de chômeurs. Mais qui a plongé léconomie mondiale dans la crise si ce nest les financiers ? Qui sont les responsables du chômage si ce nest les licencieurs ? Certains accusent les immigrés doccuper des logements qui manqueraient à des Français. Mais sans eux, les millions de logements HLM nauraient jamais vu le jour, les routes nauraient pas été construites, les usines nauraient pas pu tourner. Et cest encore le cas aujourdhui. Ce sont les capitalistes de la finance et de lindustrie et leur rapacité qui plongent de plus en plus de travailleurs dans la misère et le chômage ici. Et ils en font autant à léchelle du monde, car pour eux, il ny a pas de frontières qui tiennent. Après avoir pillé les pays pauvres au temps de la colonisation et les avoir condamnés au sous-développement, les groupes capitalistes continuent de les exploiter et de les vider de leur sang. Si des centaines de milliers de pauvres ne voient plus dautre solution que de tenter de passer clandestinement les frontières au péril de leur vie, cest quils ne peuvent plus vivre dans leurs pays. « Les travailleurs nont pas de patrie » , disait Marx, tant il est vrai que le sort que le capitalisme réserve aux prolétaires est daller là où il y a du travail. Tant il est vrai que rien ne leur sera jamais donné, jamais assuré, pas même le droit de se faire exploiter dans le pays où ils sont nés ! La vie de beaucoup de travailleurs est celle de perpétuels nomades. Pour certains, il sagit de faire quelques dizaines de kilomètres pour changer dusine et de ville. Mais dautres sont forcés de faire des milliers de kilomètres, de changer de continent, de langue et dabandonner leurs attaches. Aujourdhui, des jeunes Français diplômés tentent une carrière à létranger, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, à Singapour. Personne ne leur conteste ce droit. Il ny a aucune raison den priver les autres travailleurs. Quels que soient sa nationalité, son origine ou ses papiers, tout travailleur doit être libre de circuler et de sinstaller où il le souhaite. Le mouvement ouvrier conscient sest toujours affronté à tous ceux qui voulaient opposer les travailleurs les uns aux autres pour les détourner du combat à mener contre les exploiteurs. La solidarité de classe et linternationalisme doivent constituer les valeurs de la classe ouvrière. « Non aux expulsions », « régularisation de tous les travailleurs » font partie de ses revendications. Elles participent de la conscience des travailleurs de se considérer comme un tout et davoir à mener un combat commun pour se libérer et libérer toute la société de loppression et de la misère. Le capitalisme a réalisé le brassage des travailleurs du monde entier. Il les a soudés dans un sort commun. Il faut que leur lutte pour sémanciper devienne commune !
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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