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 projet colonialiste en Centrafrique

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Xuan
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   Posté le 25-11-2013 à 09:16:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur solidarite-internationale-pcf : Françafrique en Centrafrique : la France reproduit le « schéma malien », déstabiliser pour mieux intervenir

Françafrique en Centrafrique : la France reproduit le « schéma malien », déstabiliser pour mieux intervenir


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La Centrafrique vit une tragédie. Le premier responsable, c'est l'ancienne puissance coloniale. Depuis 1960, elle fait et défait les dictatures, manipule coteries au pouvoir et groupes rebelles. La France a laissé pourrir la situation pour mieux légitimer une intervention impérialiste.

Les chiffres sont incertains, la tragédie réelle : 400 000 déplacés, 1 million de personnes menacés de famine, des milliers de morts depuis le début de l'année, victime des combats mais aussi des exactions des bandes rivales. Qui est responsable de cette situation ?

On peut remonter au début de l'année 2013, il faut surtout remonter à l'indépendance, en 1960, et à la colonisation avant . La Centrafrique est un petit pays de 4 millions d'habitants, mais très riche en ressources naturelles – or, diamants, bauxite, phosphate, uranium, maintenant pétrole.

Pourtant, la Centrafrique est aussi un des pays les plus pauvres du monde : 80 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, fixé à 2 $ par jour, l'espérance de vie ne dépasse pas les 40 ans.

De Bokassa à Bozizé, soixante ans de soutien aux dictatures

La France porte une grande part de responsabilité. Dans ses intérêts, elle a soutenu depuis l'indépendance des dictateurs sanguinaires et des régimes corrompus , appuyé ou maté les putschs de généraux ambitieux, alimenté les conflits communautaires.

On se souvient du fantasque Jean-Bedel Bokassa, caricature de lui-même dans sa mégalomanie iméprial, son cannibalisme prétendu, ses cadeaux somptueux aux dirigeants occidentaux (les fameux « diamants de Bokassa » offerts à Giscard d'Estaing).

On oublie que, de 1965 à 1979, c'est avec le soutien de la France qu'il a imposé la terreur , installé un régime de corruption, dilapidé les ressources naturelles pour les offrir aux entreprises occidentales et les gâcher en projets inutiles.

On oublie que si la France l'a déposé en 1979, c'est parce qu'il s'était trop rapproché de la Libye de Kaddafi , menaçant les intérêts français au Tchad.

Son successeur, son cousin David Dacko, que Bokassa avait renversé en 1965 avec l'appui français (Dacko avait eu le malheur de s'ouvrir à la Chine communiste), était lui aussi un ami de la France, lié aux services de secrets. Affaire de familles, affaire d'intérêts (français), affaires mafieuses.

François Bozizé, homme fort (doux euphémisme) de 2003 à 2013 du pays est une vieille connaissance . Formé par l'armée française, comme Bokasssa, il était son général et bras droit en 1979, lors de la répression sanglante des manifestations étudiantes.

Putschiste ambitieux sous le général brutal Kolingba dans les années 1980 puis chef de la répression sous le corrompu Ange-Félix Patassé dans les années 1990, il continuait pourtant à intriguer, poussant Patassé à le contraindre à l'exil, au Tchad.

C'est là-bas, avec le soutien de l'autocrate tchadien Idriss Déby, de la puissance coloniale française qu'il dépose l'ancien président Patassé et instaure un régime aussi autoritaire et favorable à la France que celui de ses prédécesseurs.

Pendant ses dix ans de règne, Bozizé a pu compter sur la soutien actif de la France, comme en 2007, quand les parachutistes sont intervenus au nord-est du pays pour mater la rébellion.

De la Libye à la Centrafrique : un continent mis à feu et à sang par la France

Laurent Fabius aime à présenter l'engagement de la France comme une aide au peuple centrafricain « menacé de génocide », une nécessité face à la « menace terroriste ». Une hypocrisie qui ne tient pas l'analyse de ce qui se passe en Centrafrique.

Comme toujours en Centrafrique, c'est la France qui a les cartes en main. Pourquoi a-t-elle laissé son ami Bozizé se faire déposer par les troupes aussi brutales que désordonnées, et mal équipées, de la rébellion dite de la « Séléka » ?

La « Séléka » n'a rien d'une rébellion populaire , c'est une alliance (ce que veut dire « Séléka » en sango) de seigneurs de guerre régionaux, menée par le criminel de guerre ougandais Joseph Kony.

Un ramassis de voyous recrutés dans le lumpen du nord, et surtout une bande bigarrée de mercenaires ougandais, tchandiens, ainsi que d'islamistes du Soudan (les « Jajanwids » responsables des massacres au Darfour), du Nigeria (les fondamentalistes de « Boko Haram » et du Mali.

Ces bandes armées instrumentalisent la question religieuse – tournant les minorités musulmanes contre la majorité chrétienne – et la question régionale – le Nord riche en ressources contre le Sud – pour briser l'unité du pays et faire main basse sur les zones riches en matières premières, au Nord.

Derrière la « Séléka », on retrouve la main du tchadien Idriss Déby , lui qui participe à toutes les manœuvres de déstabilisation dans la région, dans ses intérêts et ceux de la France. Le grand « démocrate » réélu en 2011 … à 88,7% des voix.

Déby intervient au Mali aux côtés de la France, soutient les rebelles au Soudan qui ont divisé le pays, joue un rôle de médiateur biaisé en Côte d'ivoire, tout en mettant à disposition la base tchadienne pour l'intervention française en Libye.

C'est Déby et le Tchad qui vont mener la mission MISCA dépêchée par l'Union africaine (UA), avec les forces du Gabon d'Ali Bongo, du Cameroun de Paul Biya, du Congo de Denis Sassou N'Guesso : quatre alliés de la France, dirigés par des dictateurs patentés.

Que des éléments islamistes maliens opèrent désormais à Bangui, à 4 000 km du nord du Mali posent plusieurs questions, pointent la duplicité de la position française.

Cela pose la question d'abord de l'intervention de l'OTAN en Libye , avec le renforcement de milices islamistes, armées et financées par les pays occidentaux et les pétro-monarchies du Golfe.

Certains de ces groupes se sont ensuite déplacés au Mali, créant une instabilité qui a donné un prétexte à l'intervention française. Le transfert de ces groupes vers la Centrafrique offre désormais un nouvel alibi à l a France qui, en deux ans, aura déstabilisé la moitié du continent.

Le « schéma malien » transposé en Centrafrique

On peut retrouver exactement le schéma de déstabilisation puis d'intervention développé par la France au Mali.

1 – la pré-existence d'un gouvernement corrompu, lié directement à la France , que ce soient le gouvernement d'ATT au Mali, ou de Bozizé en Centrafrique, ne se distinguant que par le niveau de violence politique et d'autoritarisme.

Les deux ont appliqué pendant plus d'une décennie les recettes libérales du FMI, ont multiplié les accords de coopération gagnant-perdant avec la France, dans les domaines économiques et militaires.

2 – la découverte de nouvelles sources de matières premières : au Mali comme en Centrafrique, ces dernières années, ont été découvertes de nouvelles réserves pétrolières, dans des pays déjà riches en minéraux (diamants, or, bauxite).

Comme le Mali d'ATT, la Centrafrique de Bozizé venait de signer des contrats de prospection avec les firmes pétrolières chinoises tel CNPC, dévoilant des réserves pétrolières se chiffrant en millions de barils, menaçant les intérêts de TOTAL et des firmes occidentales, en général.

3 – le « laissez-faire » et soutien indirect aux groupes séditieux terroristes : au Mali, c'étaient les groupes islamistes (AQMI, Ansar al Dine, Muqa) financés par nos amis qataris, en Centrafrique, ce sont les milices alimentées par le Tchad, premier allié dans la région. Dans les deux cas, on laisse se créer des zones de non-droit, au nord, et pourrir une situation sciemment créée.

4 – un coup d’État de palais pour mettre fin à l’État souverain : c'était le coup d’État du capitaine Sanogo au Mali, celui de Michel Djotodia en Centrafrique, qui aboutissent rapidement à la faillite de l’État, à la déliquescence des formes armées, à la division du territoire, rendant la situation chaotique et incontrôlable, et une intervention armée extérieure nécessaire.

5 – l'intervention militaire française : présentée comme le salut du Mali ou du Centrafrique, avec l'aval de l'ONU, avec le soutien d'une force africaine piochée dans les dictatures de la région (Tchad, Congo, Gabon), elle permet à la France de sécuriser sa position dans la région, et de faire main basse sur les ressources pétrolières.

La Françafrique change … pour ne rien changer : un impérialisme sur la défensive

Lors de son discours à Dakar, en octobre 2012, François Hollande prétendait que « le temps de la Françafrique est révolu », dans la foulée il intervenait au Mali. En janvier 2013, sur la Centrafrique, il réaffirmait que « ce temps-là est terminé ».

Si en janvier, l'armée française a laissé les milices déposer Bozizé, mettre le pays à feu et sang, désormais elle prend prétexte de la protection des ressortissants… qui sont 1 200 en Centrafrique, pour renforcer le contingent. Actuellement, il y a 400 soldats français, soit 1 soldat pour 3 civils !

François Hollande et Laurent Fabius ont appelé ce 20 novembre la communauté internationale à « agir », ils viennent d'annoncer l'envoi de troupes supplémentaires, un bâtiment de guerre vient de partir de Toulon avec 300 hommes à bord, ainsi que plusieurs véhicules blindés et hélicoptères.

Le temps de la Françafrique n'est pas révolu, moins que jamais . La France opère toujours en Afrique pour défendre ses intérêts, celui de ses multi-nationales.

Si la France n'est plus le seul partenaire commercial en Centrafrique, elle reste le premier investisseur. Air France, Bolloré, Castel, France Télécom sont encore parmi les principaux investisseurs dans le pays.

Total est toujours présent en Centrafrique lorgnant sur les champs pétroliers potentiels du Nord, Areva avait signé en 2008 un contrat prometteur pour l'exploitation de la mine d'uranium de Bakouma , espérant diversifier ses sources.

Au-delà des intérêts économiques, la Centrafrique revêt un intérêt stratégique vital pour la France. Il suffit de regarder une carte du continent pour voir la place centrale du pays entouré par le Congo au sud, le Cameroun et le Nigeria à l'ouest, le Soudan à l'est et le Tchad au nord.

Quel lien entre l'intervention française et les intérêts américains ?

Globalement, les Etats-unis ont suivi la même position que la France, dans le soutien à la rébellion puis à l'intervention, non sans arrières-pensées potentielles – en profiter pour ouvrir un pays stratégique, chasse-gardée de la France, à l'influence américaine.

Confrontés à leurs limites, désireux de concentrer leurs troupes sur des terrains d'opération prioritaires (en Asie), les États-Unis délèguent – dans la répartition des missions au sein de l'OTAN – désormais leurs opérations en Afrique à des puissances secondaires, la France et la Grande-Bretagne, pour endiguer la puissance chinoise.


Ne nous laissons pas duper par la « rhétorique humanitaire », les arguments éculés et fallacieux sur la « lutte contre le terrorisme », depuis un siècle, c'est la France la force terroriste en Centrafrique. Laissons les peuples africains décider de leur propre sort !


Edité le 25-11-2013 à 09:17:02 par Xuan




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A lire sur pambazuka le 3 avril : Centrafrique : Réflexions autour d'un pustch... Quelle est la part réelle de la France ?


Edité le 25-11-2013 à 09:20:44 par Xuan




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   Posté le 25-11-2013 à 17:14:16   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

l armée francaise est présente pour défendre les ressortissants francais;alors pourquoi nos médias pourris ne disent pas de meme pour la présence russe en transdnistrie?
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   Posté le 25-11-2013 à 19:49:50   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

à quoi joue melenchon le pied noir? http://www.lepartidegauche.fr/actualites/copmmunique/la-centrafrique-abandonnee-en-plein-drame-humanitaire-25417
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   Posté le 25-11-2013 à 19:55:53   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/la-francafrique-abandonnee-en-plein-drame-humanitaire-25417
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   Posté le 25-11-2013 à 20:04:36   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

apparement,le parti de gauche est le boutefeu à une intervention arméee francaise en centrafrique.donc,l ennemi c est la social-démocratie,rouage de la dictature de la bourgeoisie,et non le front national,ramassis de nostalgiques de l empire colonial,de l époque de vichy,et d adorateurs de la lune.
Xuan
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   Posté le 25-11-2013 à 20:15:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je cite la conclusion : "...Le Parti de gauche déplore la réserve de François Hollande à venir en aide à un pays dont la situation actuelle est largement de la responsabilité des gouvernements français successifs et exige que soit mis fin à une politique abjecte de soutien aux dictateurs de cette région de l’Afrique équatoriale. Patrice Finel et Pierre Boutry - "

Voilà qui illustre parfaitement l'attitude du Front de Gauche envers le PS :
critique mais pas au point de le traiter en ennemi. On reste dans la maison socialiste.
L'intox de Mélenchon "bouffeur de patrons et de curés", concernant les bonnets rouges n'avait pas d'autre but que de faire la courte échelle au PS et à l'écotaxe.
Maintenant Mélenchon appelle Hollande à intervenir en Centrafrique au nom de la fin de la françafrique.
Cela s'appelle prendre le drapeau rouge pour combattre le drapeau rouge.

Cet article date du 25 octobre et Mélenchon doit se frotter les mains car son appel a été entendu :
[Jeune Afrique du 22 novembre]

"François Hollande a annoncé jeudi que la France allait "augmenter sensiblement" le nombre de ses soldats en Centrafrique. En attendant, une délégation diplomatique française entreprend à partir de ce vendredi une tournée africaine pour évoquer la situation sécuritaire dans le pays, jugée "extrêmement grave".
Soulignant que la situation était "extrêmement grave" en Centrafrique, François Hollande, le président français, a indiqué, le 20 novembre, que "la France qui a déjà 400 hommes sur place pour sécuriser notamment l'aéroport (de Bangui) et protéger ses ressortissants est prête à accompagner" le processus que les Nations unies sont sur le point d'engager.
[...]
Pour François Hollande "il n'y a pas de temps à perdre". La situation de la Centrafrique, a-t-il poursuivi, sera "au cœur des discussions" pendant le sommet de l'Élysée qui réunira une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement africains les 6 et 7 décembre à Paris. Selon les informations de Jeune Afrique, la France pourrait envoyer 800 soldats supplémentaires sur le terrain pour atteindre un total de 1 200.
Délégations françaises tous azimuts
En attendant, une délégation diplomatique française se rend de vendredi à lundi à Bangui, à Addis-Abeba au siège de l'Union africaine ainsi qu'au Tchad, au Cameroun et au Congo-Brazzaville, trois pays voisins de la Centrafrique, pour évoquer la situation dans ce pays, a indiqué jeudi une source diplomatique française.
La délégation, conduite par Alexandre Ziegler, le directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, comprend des fonctionnaires du Quai d'Orsay ainsi que du ministère de la Défense.
De son côté, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend vendredi à Libreville pour parler de la crise centrafricaine avec les autorités gabonaises.


La veille le même site faisait monter la mayonnaise en publiant : Laurent Fabius : "la Centrafrique est au bord du génocide"

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   Posté le 25-11-2013 à 20:48:29   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

il faut absolument rejeter le"front de gauche" pourtant rejoint par le pcof.le prcf et l urcf ne doivent pas se rapprocher du parti de gauche.
marquetalia
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   Posté le 25-11-2013 à 20:52:43   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

une intervention néocoloniale va bientot avoir lieu en centrafrique,et là il n y aura pas la russie-ou,en afrique,la chine-pour bloquer l impérialisme francais,comme en syrie.
marquetalia
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   Posté le 25-11-2013 à 21:01:42   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

pourtant ,lorsque l italie a envahi l abyssinie en 1937,rome fut exclue de la société des nations.
marquetalia
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   Posté le 25-11-2013 à 21:35:51   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

http://rpdefense.over-blog.com/2013/11/centrafrique-il-ne-manque-qu-un-nom-à-l-operation-francaise.html
Xuan
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Boursorama

Soldats français en Centrafrique: «Rien à voir avec le Mali», assure Le Drian


Huit cents soldats doivent partir pour la Centrafrique, rejoindre les 410 déjà présents à BAngui et "pour une durée de six mois".
Pas de commentaire, on y croit dur comme fer.


Edité le 27-11-2013 à 22:19:12 par Xuan




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les légionnaires qui vont partir en centrafrique y croient dur comme fer;pour gagner la croix de fer?-cf.les soldats de la wehrmacht envoyés sur "le front de l est"la remportaient il y a soixante dix ans-
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le p"c"f est favorable à l intervention néo-coloniale http://www.humanite.fr/monde/centrafrique-au-bord-du-genocide-les-enfants-en-pr-553065
Xuan
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   Posté le 06-01-2014 à 18:23:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur RTL

"Centrafrique : l'opération Sangaris de plus en plus impopulaire"




La présence française est clairement impopulaire dans le quartier musulman PK5 à Bangui. Les habitants manifestent tous les jours leur rancœur contre les militaires Français. C'est le cas de Hassan qui voudrait tout simplement les voir partir : "Nous on ne veut pas les Français, on en a marre. Ils sont complices avec les milices chrétienne anti balakas. On n'a pas confiance en eux" .

Le problème c'est que les Français ne sont plus vraiment populaires auprès des chrétiens non plus. Après un mois d'opération Sangaris, Bangui connait toujours la violence, et l'impatience de Nadège est palpable : "Les exactions continuent. Mais les Français qu'est-ce qu'il font ? Ils restent loin."

Le risque d'enlisement

Certains observateurs parlent déjà d'enlisement, d'autres de manque de moyens. En visite à Bangui la semaine dernière, le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, a défendu bec et ongles l'opération. Tout en reconnaissant la difficulté de celle-ci, il a raillé les "analystes autoproclamés" qui brandissent le risque d'enlisement, s'appuyant sur le succès récent du Mali.

L'une des missions principales de la force Sangaris, le désarmement, est au cœur des débats. "Toute personne armée qui n'a pas lieu de l'être est désarmée, et si besoin de force" , assure une source militaire. Mais la tâche est colossale, presque irréaliste, dans une capitale où les armes ont coulé à flot depuis l'entrée de l'ex-rébellion Séléka en mars.


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Aucun risque d'enlisement donc, l'armée française est juste en état d'alerte sous 6 jours pour compléter les effectifs.

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   Posté le 06-01-2014 à 22:34:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le rejet de l'impérialisme français en Centrafrique a pour corollaire son isolement au niveau international.
Le Petit Blanquiste publie "L'isolement de la France en Centrafrique".

Je fais suivre l'article d'un des commentaires qui l'accompagne.
Ce commentaire signale le lien vers la vidéo AFRICOM Go Home, qui s'adresse son son auteur Aziz Salmone Fall "aux dirigeants africains, aux panafricains, aux internationalistes et à la jeunesse africaine préoccupés de la condition de l'Afrique dans le système monde"
Pour info le site du Grila cité dans la vidéo



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L'isolement de la France en Centrafrique



05 janvier 2014
La journaliste Colette Braeckman s'interroge sur les raisons qui font qu'en dépit du feu vert de l’ONU la France semble se trouver isolée et dans l'impasse en Centrafrique. [1]

Elle rappelle, tout d'abord, que l’opération Sangaris représente la 11ème (onzième !) intervention de l'armée française en Centrafrique depuis que ce pays a accédé à l'indépendance.

C'est ainsi qu'en 1965 la France impose Jean-Bedel Bokassa à la présidence pour, en 1979, l'en chasser et amener son remplaçant, David Dacko, « par vol spécial ».

En 2003, elle approuve le coup d'État du général François Bozizé contre le président élu Ange-Félix Patassé.

Dix ans plus tard, le 24 mars 2013, elle laisse Michel Djotodia et ses milices Seleka [2] renverser Bozizé celui-ci étant tombé en disgrâce pour avoir osé ouvrir aux Chinois les champs pétroliers et les mines d’uranium de son pays...

Colette Braeckman dresse également un constat sévère de la colonisation française : un pays sans routes, sans encadrement administratif, à peu près aussi peu développé que le Sud Soudan.

Dans ce contexte - explique-t-elle - il faut prendre conscience de « la sophistication des moyens militaires dont dispose la Seleka » et qui explique son « avancée fulgurante ». Ces « guerriers sans frontières » ont déjà opéré au Tchad, au Soudan, dans toutes les zones grises de la frange sahélienne, ils sont formés et endurcis.

Avec d'autres mouvements comme les ADF-Nalu, opérant au Nord du Congo, la Seleka représente une avant-garde qui menace toute la zone forestière, du Cameroun jusqu’au nord du Kénya ; c'est une poussée de fond des populations sahéliennes, nomades et marquées par l’Islam, en direction des verts pâturages de l’Afrique centrale.

Face à ces combattants, les armées d’États aussi faibles que la Centrafrique ne font pas le poids. Quant aux Français, en nombre insuffisant, ils sont à peine secondés par les 4.000 hommes de la Force africaine dont les 850 Tchadiens à la neutralité sujette à caution.

« Ceux qui tablaient sur une opération de courte durée, de nature à redorer le blason présidentiel, ont péché non seulement par excès d’optimisme mais surtout par ignorance ou présomption. » , constate Colette Braeckman.

Ce pourrait être la conclusion...


Le général Moussa Assimeh, chef militaire de la Seleka ayant participé au coup d’État qui a renversé François Bozizé le 24 mars 2013


[1] Colette Braeckman, La France isolée face aux guerriers sans frontières
[2] Seleka signifie Coalition ou Alliance en langue sango.

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Cher Monsieur Dubois

Merci de cet éclairage pertinent de Mme Braeckman. Un autre aussi est offert dans ce documentaire. Mais pour contourner le blocage en France sur un passage de la Françafrique on a dü poster ailleurs le film Africom go home bases étrangères hors d'Afrique.
Merci de le visionner et de le diffuser massivement.
Bonheur et longévité

http://www.youtube.com/watch?v=2Wu8vC9MLoU

Aziz Salmone Fall

Pour les connexions lentes prendre quelques minutes d'attente pour la mise en mémoire tampon-buffering avant de visionner. Pour ceux et celles qui ne pourront pas le visionner pour une raison technique quelconque, merci de me le faire savoir afin que je vous fasse une copie disque. La version anglaise et allemande suivent dans quelques jours.

AFRICOM Go Home :
Bases étrangères hors d'Afrique est un film dans le cadre du cinquantenaire des «indépendances» africaines, (OUA 1963 -2013). C'est un document de contre-propagande et de sensibilisation aux fins non commerciales et d'usage d'archive et de consultation.

Ce document vidéo est une interprétation personnelle de l'enjeu géopolitique africain et mondial. Il n'engage que moi et nullement la responsabilité du GRILA et de ses membres. Le film s'adresse aux dirigeants africains, aux panafricains, aux internationalistes et à la jeunesse africaine préoccupés de la condition de l'Afrique dans le système monde. Il compare la vision des pères progressistes du panafricanisme à celle des tenants de la domination et leurs alliés locaux.

Au fur et à mesure de ma tournée de conférences et de sensibilisation, j'ai reçu des questions auxquelles, à travers ce film, je tente de nouveau de répondre, de façon plus vulgarisée et illustrative. L'abondance d'images et leur rapidité parfois sont voulues pour illustrer l'aridité des conférences et surtout comme archives permettant, sur le web, de faire une pause, de retourner en arrière et les revoir. Indépendantes de ma volonté, quelques brèves portions du son sont de moindres qualités en raison de bruits ambiants ou de cabines d'interprétariat, ou étaient déjà historiquement dégradés. Je m'en excuse et espère qu'elles n'empêchent toutefois pas la compréhension de ce grave enjeu.

L'objectif de ce document est une contribution subjective au suivi de la Déclaration AFRICOM Go Home, signée par une cinquantaine de personnalités et d 'organisations africaines et allemandes. Ce document audiovisuel, articulé autour d'une tournée d'explicitation, de plaidoyer et de conférences en Amérique, en Europe et en Afrique, illustre les enjeux à partir d'images disponibles sur le World Wide Web ou d'autres offertes par des camarades qui ne portent aucune responsabilité dans le traitement du film. Je suis profondément reconnaissant de l'aide technique et des commentaires critiques de mes camarades. J'ai une pensée particulière pour Rosalie que l'on voit le jour du lancement de la Déclaration et qui s'est éteinte sans pouvoir visionner ce film.

Le film est bâti sur les enjeux fondamentaux suivants :

- Le suivi de la Déclaration AFRICOM Go Home et le bien fondé de cette déclaration.
- L'histoire et l'évolution de la présence militaire impérialiste et néocoloniale en Afrique sur les 50 ans.
- L'avènement de l'AFRICOM, son décryptage et celui des rivalités et visées impérialistes sur le continent, mais aussi leur surveillance réciproque et leurs contradictions dans la lutte contre le terrorisme. La dénonciation de son extension rampante dans le continent et sa position en Allemagne.
- Les contradictions des africains et leurs organisations à se défendre contre les conflits liés au pillage des ressources et l'accès au territoire.
- La nécessité de la résistance panafricaine et internationaliste et la repolitisation démocratique de notre jeunesse.

Le film suit la visite du président Obama en Afrique et en Allemagne, traque les positions des présidents Bush, Père et fils, Clinton, Chirac, Sarkozy, Hollande, la Chancelière Merkel, Khadafi, Moubarak, Ben Ali, Touré, Gbagbo, Abd el Aziz, Ouattara, Zuma, Bouteflika, Kagamé, Museveni, Kabila... et les chefs militaires de l'AFRICOM comme ceux et celles qui s'opposent à elle.
Il fait le bilan de la politique sécuritaire du continent et s'attarde sur l'influence des néo-conservateurs américains et la poursuite actuelle de certaines de leurs politiques, y compris à travers des puissances régionales comme le Qatar ou l'Arabie Saoudite.
Il explicite les agissements de l'impérialisme et du néocolonialisme, à travers les épisodes libyens, maliens, congolais ou centrafricains et les processus de cooptation de nos élites, de nos dispositifs militaires comme de nos sociétés civiles.
La responsabilité de nos élites est engagée autant que celle de leurs commanditaires. 95 % des armes en usage sur le continent proviennent de l'extérieur et ils tuent plus que toutes les pandémies réunies. Sur l'autel de nos modes de consommation, des millions de congolais ont été sacrifiés. Le document illustre comment peuvent survenir les dérapages et graves bavures lorsque des bases étrangères sont établies, par exemple à partir d'exactions de la Françafrique, et montre comment de nouvelles, comme celle du Japon adviennent.
Il explique, à travers une recension de toutes les bases existantes qui ceinturent ou infiltrent le continent africain, la position de l'OTAN, la vulnérabilité et la mise en tutelle de l'Union africaine, et la montée des convoitises surgissant de la présence de pays émergents comme les BRICS. Il creuse l'hypothèse de l'enjeu de la rétrocession de l'or de l'Allemagne détenue aux États-Unis, en France et en Angleterre, et la prééminence de la Chine comme un des éléments d'explication du fait accompli de l'établissement de la base militaire en Allemagne, mais aussi une des causes de la crise au Mali.
Le film divulgue au monde l'existence de la base de l'AFRICOM en Allemagne. Il apporte surtout un éclairage sur les efforts courageux de citoyens et de parlementaires du parti Linkke qui interpellent les tenants de ce monde, et à travers leur lutte pour le pacifisme, l'observation des droits humains et un développement plus équitable, rend hommage à la plainte en justice qu'ils ont déposée contre les frappes par drones et assassinats ciblés de l'AFRICOM.
Le film illustre aussi le degré de suspicion et d'espionnage entre les puissances et firmes transnationales et l'érosion de nos droits civiques.

Au delà de l'enjeu sécuritaire, le film montre comment la crise du capitalisme, le sous-développement sont un terreau fertile pour le culturalisme, l'intégrisme, le populisme et le terrorisme qui deviennent autant de leviers capables de diviser le continent et freiner sa souveraineté.

L'Afrique doit savoir ce qui se passe, se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard, alors que toutes les formules censées assurer sa sécurité sont concoctées par l'AFRICOM et l'OTAN. Le film est un plaidoyer pour un développement autocentré plus équilibré, la redécouverte de la marge progressiste de l'État et l'accélération de l'intégration panafricaine dans une perspective internationaliste et pour un monde polycentrique défendant le «bien » commun de l'humanité.

Merci de diffuser largement autour de vous, de le twitter et de le poster sur différentes plateformes de visionnement ou des sites, si vous le jugez nécessaire, ce sera la seule façon de s'opposer à la censure et à la désinformation.

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2014, à vous et à toutes et tous vos proches!



Edité le 06-01-2014 à 22:50:30 par Xuan




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