| | | | | | | | Resistance | | Jeune Communiste |  | | 193 messages postés |
| Posté le 28-06-2015 à 20:20:12
| Hervé Falciani est un opportuniste. Il peut endosser différents rôles et se complaire dans un langage abscons, mais il sait surtout nager en eaux troubles. Linformaticien franco-italien est connu pour être le personnage clé de lincroyable affaire HSBC. Il est surtout à lorigine du vaste scandale dévasion fiscale autour de la filiale helvétique de la banque HSBC. « Si lon veut contrebalancer limpunité, il faut aussi se donner les moyens de le faire », a déclaré ce lanceur dalertes dont les fichiers prélevés chez son ancien employeur ont permis à un consortium de journalistes mené par Le Monde de dévoiler un immense scandale dévasion fiscale. Plus de 5,7 milliards deuros auraient été dissimulées par la banque dans des paradis fiscaux pour ses seuls clients français. Le 28 janvier 2014, sous le titre « listes HSBC : la saga dune enquête explosive sur lévasion fiscale », Le Monde publiait une première série darticles dévoilant les dessous de lenquête judiciaire française. Mais il manquait laspect mondial
Quelques jours plus tard, une personne se présentait à laccueil du quotidien, boulevard Auguste Blanqui, à Paris. Cette source remit aux journalistes une clé USB contenant la totalité des fichiers établis à partir des « données Falciani », dans le plus grand secret, à compter de 2009, par les services fiscaux français, parfois en dépit des réticences du pouvoir politique. Qui trouve-t-on sur ces listings ? Des hommes politiques, des vedettes du show-biz, des icônes du sport et des capitaines dindustrie, mais aussi des trafiquants darmes et de stupéfiants et même des financiers dorganisations terroristes. Oussama Ben Laden, rappelle Le Monde , appelait « Golden chain » (la chaîne en or) la liste de ses vingt sponsors. Or, plusieurs dentre eux étaient des Saoudiens clients de HSBC. Curieusement, cette liste sulfureuse saisie dans les locaux dune mystérieuse fondation à Sarajevo en 2002 lors dune opération spéciale des forces bosniaques navait pas suscité de réactions particulières de la banque HSBC à lépoque. Il sagissait pourtant de la liste des principaux financeurs dal-Qaïda. Parmi ceux-ci un prince saoudien qui a protégé le chef dal-Qaïda, lancien trésorier dune présumée organisation écran du groupe terroriste, un autre prince dont lépouse a envoyé de largent à un des auteurs des attentats du 11-Septembre. Que savait la banque de cette nébuleuse ? HSBC a admis des « défaillances » au niveau de sa filiale suisse. « HSBC Private Bank a accueilli un certain nombre de clients qui nétaient pas entièrement en règle avec leurs obligations fiscales », a précisé la banque. Un terrible euphémisme
Mais HSBC nest pas la seule banque à avoir les mains sales. En témoigne une plainte, qui remonte à août 2014, dun groupe de vétérans étasuniens ayant combattu en Irak. Barclays, le Crédit suisse, Standard Chartered et la Banque royale dÉcosse sont en effet accusés de ne pas avoir bloqué le blanchiment dargent qui a permis le financement de groupes combattants en Irak. Ces banques ont toutes accepté de payer une amende de quelque trois milliards de dollars pour avoir la paix. Rien de nouveau donc, à moins que lenquête menée par lICI, le consortium de journalistes dinvestigation qui a travaillé avec Le Monde sur les fichiers de HSBC, ne mette en lumière des liens, jusque-là non prouvés, entre les comptes suspects et lÉtat islamique. Un rapport émanant du magazine économique Forbes considère ce dernier comme étant le groupe islamiste le plus richement doté. Son patrimoine, toujours selon le même rapport, avoisinerait les deux milliards de dollars. Le réseau de financement de lÉtat islamique est très complexe et repose sur de nombreuses sources : du commerce du pétrole qui serait selon de nombreux analystes la principale ressource de lorganisation terroriste en passant par les rapts et les trafics de passeports. Le pillage de banques de Mossoul, ville irakienne conquise en juin 2014, aurait selon le Washington Post rapporté aux islamistes un peu moins dun demi-milliard de dollars. De quoi voir venir
Léconomiste italienne Loretta Napoleoni, dans un entretien donné en août dernier à l International Business Times , affirme que les moyens qui permettent habituellement de couper les financements directs aux organisations terroristes islamistes ne peuvent sappliquer à lÉtat islamique qui « opère dans le cadre dune économie fermée basée sur léchange de papier-monnaie dans les territoires conquis ». Une privatisation du terrorisme en quelque sorte
Capitaine Martin http://www.resistance-politique.fr/la-privatisation-du-terrorisme-est-en-marche/
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