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 le PRCF sur PSA

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Xuan
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   Posté le 14-07-2012 à 23:51:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

à propos des licenciements à PSA, Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF signe cet éditorial :

Derrière le rideau de fumée de la concertation « hollandaise », la guerre de classe s’amplifie contre le peuple !

« Il y a une guerre de classes, c’est vrai. Mais c’est ma classe, celle des riches qui mène cette guerre, et c’est nous qui la gagnerons » . Warren Buffet , milliardaire américain, New-York Times, novembre 2006

Ils ont bonne mine les dirigeants confédéraux qui, à des degrés divers – Chérèque battant comme d’habitude tous les records de complaisance envers le gouvernement – ont célébré la « concertation » à la mode hollandaise. En réalité, la guerre de classe s’amplifie contre le peuple à l’initiative du MEDEF, de l’Union européenne et de la social-démocratie « hollandaise » au pouvoir.

• Après quelques mesurettes destinées à démobiliser les travailleurs, les vraies mesures annoncées par Ayrault vont durement saquer le pouvoir d’achat et l’emploi public , notamment dans la Santé, au ministère du travail, etc. ; dans l’Education nationale, les conditions de travail et d’emploi sont tellement dégradées (100 000 suppressions de postes depuis l’an 2000 !) qu’il n’y a plus assez de candidats pour pourvoir aux postes mis au concours…

• C’est l’avalanche de plans ANTI-sociaux non seulement dans le « privé » (mais une boîte comme Peugeot aurait déjà disparu si elle n’était pas soutenue à milliards par l’Etat), mais dans le semi-public : bien que l’Etat dispose de la minorité de blocage à Air-France ou chez Renault, 3000 emplois vont disparaître à Air-France qui ne traduira même plus en français ses modes d’emploi : bonjour la sécurité ! Quant à Renault, sauvé par l’argent public en 2008, son « merci » au contribuable français est de délocaliser sa production au Maroc pour surexploiter l’ouvrier marocain à l’abri de « notre ami le roi » ; des dizaines de milliers de suppressions d’emploi sont également en vue dans la construction ;

• Le plus visible est le projet de fermeture de PSA Aulnay qui va encore accélérer la désindustrialisation de la région parisienne ; moins visible des médias, l’attaque frontale contre PSA-Rennes et le dégraissage permanent des équipementiers automobiles dans le Nord-Pas-de-Calais, à Renault-Douai, chez Durisotti-Lens, à la Française de Mécanique ;

Aussitôt connue l’annonce de la fermeture d’Aulnay, les ouvriers postés ont répondu par des déclarations qui montrent que la classe ouvrière n’est pas prête à se laisser promener de plan « social » en plan « social » jusqu’au déclassement de tout le prolétariat industriel – ouvriers, techniciens, ingénieurs – de France. « On ira jusqu’au bout ». « Rien à perdre ! ». « Patrons voyous ! ». « Ils nous déclarent la guerre, on la déclare nous aussi ! »…

TOUT LE MOUVEMENT POPULAIRE DOIT SE MOBILISER DERRIERE LES TRAVAILLEURS EN LUTTE. Faisons d’Aulnay le Stalingrad de l’emploi industriel : plus une DELOCALISATION, plus une PRIVATISATION, plus un LICENCIEMENT servant à gonfler les profits après avoir touché l’argent public et engraissé les actionnaires !
Les causes de cette nouvelle agression contre l’emploi industriel et l’ex- « ceinture rouge » parisienne – qui ne demande qu’à retrouver ses vraies couleurs – sont connues : il s’agit :

a) De la rapacité capitaliste qui, à l’abri de l’euro-mondialisation capitaliste (« l’Union européenne est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », article VI du traité de Maastricht proposé par Chirac et Mitterrand). Cette mondialisation néolibérale, qu’acceptent l’UMP et le PS (y compris Montebourg puisqu’il accepte de travailler dans ce gouvernement pro-Maastricht) détruit les bases industrielles dans les pays où existent des acquis des luttes pour surexploiter les ouvriers des pays du Sud et ceux des anciens pays socialistes de l’Est que la restauration capitaliste a plongé dans la misère (cf. les grèves de Renault-Dacia en Roumanie) ;

b) De l’Union européenne de malheur qui interdit aux gouvernements « nationaux » européens d’avoir de vraies politiques industrielles nationales ou de constituer de forts secteurs publics industriels sous peine de « fausser la concurrence » et d’être accablés de taxes par la Commission européenne supervisés par Merkel ;

c) Du maudit euro , qui a été conçu de A à Z pour les banquiers de France et pour les industriels allemands : calé sur le mark, la monnaie unique renchérit nos exportations, nous ramène les importations allemandes tout en plombant la Sécu, les retraites et les salaires au nom de l’euro fort ».

d) Des gouvernants français qui se couchent systématiquement devant Bruxelles, Berlin etc. Et pour cause, le vrai maître de la France - le MEDEF – vient de publier un manifeste intitulé « besoin d’airE » qui propose de mettre un point final à l’histoire de France (« reconfigurer les territoires », « transférer la souveraineté », mettre en place une « nouvelle patrie, les Etats-Unis d’Europe »). Aussitôt dit, aussitôt fait, Hollande veut ratifier – avec le soutien enthousiaste de l’UMP – le nouveau Traité qui impose le contrôle européen (en fait, allemand) sur le budget français. LES GOUVERNANTS du P.M.U. – le Parti Maastrichtien Unique composé du PS, de l’UMP, des Verts et du MODEM – se lient eux-mêmes les mains, ces valets du grand patronat préfèrent l’euro à l’indépendance française, à l’emploi industriel et aux acquis sociaux gagnés en 1936, 1945 et 1968 !

La solution n’est pas de s’en remettre à l’UMP et au FN, ces ennemis acharnés des ouvriers. Ce n’est pas l’ouvrier immigré qui casse la France, c’est le grand capital qui désindustrialise notre pays, le pousse à tout importer (bonjour la dette !) et qui déclasse nos départements ouvriers en installant partout la misère et la haine ethnique (diviser pour régner !).

Face à cela, le PRCF – qui compter dans ses rangs des dirigeants historiques de la grève ouvrière de 68 – appelle les travailleurs, la population, les vrais patriotes républicains à exiger :

1° ) l’interdiction de tous les licenciements, le maintien intégral des usines de Rennes et d’Aulnay et des emplois chez les équipementiers ;

2° ) la (re-)nationalisation de Peugeot et Renault sans indemnités pour les grands actionnaires , par transformation en action des aides publiques à l’emploi escroquées par les directions ; la mise en place d’une vraie filière automobile nationale partant à la reconquête prioritaire du marché national ; la remise en cause du libre-échangisme de l’UE et de l’OMC avec en perspective la réindustrialisation planifiée de la France ; car notre pays disparaîtra s’il continue à privilégier le « tout-finance », le « tout-transport » et le « tout-tourisme ». Cela exige la mise en place d’un grand secteur public industriel d’Etat et la nationalisation des banques et du crédit.

Dans l’immédiat, l’intérêt des licenciés économiques de tout le pays est d’exiger une grande manifestation – pourquoi pas, pour commencer de manière décentralisée le 14 juillet puisqu’il y va de l’intérêt national – de tous les licenciés du privé et de tous les « supprimés » du public et semi-public. Le but serait d’imposer l’interdiction des licenciements, la relance des emplois publics et de l’emploi industriel, quitte à dire m…. au maudit euro, au système capitaliste synonyme de destruction. Tant pis si pour cela il faut claquer la porte de cette monstrueuse prison des peuples qu’est l’Union européenne : nos emplois, nos vies et notre pays valent mieux que leurs profits et que leur maudit euro !

Le PRCF milite pour unir les communistes et reconstruire un vrai parti d’avant-garde de la classe ouvrière associant le drapeau rouge international des ouvriers au drapeau tricolore du produire en France (avec TOUS les travailleurs, français ou immigrés).

Le PRCF fera l’impossible pour populariser la lutte des travailleurs de l’automobile, appeler à la solidarité nationale et internationale jusqu’à la victoire finale.

Comme on dit à Cuba, « Hasta la victoria siempre ! » et « Venceremos ! » .

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Xuan
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   Posté le 15-07-2012 à 00:50:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet édito appelle plusieurs commentaires .

Si l’on tient compte des appels pressants du gouvernement socialiste à la modération et à la conciliation, tandis que les capitalistes continuent à faire des profits sur le dos des futurs licenciés, la grève – y compris avec occupation – et son élargissement le plus vaste possible serait une arme efficace, même dans une entreprise « qui va fermer ».
Mais il appartient aux ouvriers de PSA et des autres boites en lutte de définir leurs modes d’action.

Cela dit, et exception faire de la « rapacité capitaliste » , la situation générale décrite par le PRCF ne correspond nullement à la réalité.

L’euro « calé sur le mark »

« Du maudit euro , qui a été conçu de A à Z pour les banquiers de France et pour les industriels allemands : calé sur le mark. »
D’où vient l’affirmation purement gratuite que l’euro aurait été « calé sur le mark » ?
L’euro valait 1,95583 DM au premier janvier 1999 et 1$ à sa création.

Historiquement il faut prendre en compte le démantèlement du Comecon et le rattachement d’une partie de cette zone – avec l’Allemagne de l’Est – au périmètre commercial de l’Allemagne. Mais ce n’est qu’un aspect des conditions qui ont entouré la création de l’euro.

Parallèlement il naît en contrepoint à la domination sans partage de l’hégémonisme américain et avec la même valeur que le dollar.
Il ne s’agit pas d’anti impérialisme dans cette guerre commerciale et financière mais simplement d’intérêts économiques divergents.
Ils sont habituellement dissimulés pour mettre en avant des intérêts communs contre d’autres pays mais ils ressortent comme le serpent de mer chaque fois que la dette US est transférée au reste du monde. Dernier exemple en date le Quantative Easing 2.
La création de l’euro répond à la volonté des capitalistes européens français et allemands de constituer progressivement une puissance mondiale à l’échelle de la puissance américaine et capable de tirer son épingle du jeu face à elle. C’est chose faite aujourd’hui.
Par exemple on se rappelle le feuilleton Euro-US du transport aérien, émaillé de contradictions interétatiques européennes, de scandales financiers, de restructurations et de licenciements, jusqu’à l’installation d’Airbus aux USA aujourd’hui.

« Jusqu’à la création de l’euro, le dollar régnait au niveau mondial. Avec l’euro, son hégémonie peut être contestée. Cela était d’ailleurs un des enjeux, certes non officiels, de la création de la Monnaie unique européenne. »
Source : LE FACE-A-FACE EURO/DOLLAR par Michel DÉVOLUY

Rien ne permet d’affirmer la conception d’un euro « calé sur le mark » .
L’objectif tactique avancé par le PRCF – dans son programme candidat - de rejeter l’euro dans le cadre du capitalisme est un contre-sens ; la définition d’une nouvelle monnaie qui ne soit pas un puits sans fond pour les masses ne peut se faire que dans le cadre d’un Etat socialiste.


Les nationalisations

G. Gastaud signale qu’ « une boîte comme Peugeot aurait déjà disparu si elle n’était pas soutenue à milliards par l’Etat), mais dans le semi-public : bien que l’Etat dispose de la minorité de blocage à Air-France ou chez Renault, 3000 emplois vont disparaître à Air-France qui ne traduira même plus en français ses modes d’emploi : bonjour la sécurité ! Quant à Renault, sauvé par l’argent public en 2008, son « merci » au contribuable français est de délocaliser sa production au Maroc pour surexploiter l’ouvrier marocain »
Et conclut son article : « Cela exige la mise en place d’un grand secteur public industriel d’Etat et la nationalisation des banques et du crédit . » , le tout assorti de mesures protectionnistes, de réformes et d'une planification économique.

Il faudrait savoir comment la nationalisation envisagée pourrait éviter la reproduction de ce qu’elle fut en 1981 : un moyen de renflouer les entreprises par l’endettement public, sans aucun profit pour les masses populaires. Et comment pourrait-il en être autrement sans l’application aux anciens exploiteurs de la dictature du prolétariat ?
On ne peut pas s’empêcher de relier le mot d’ordre des nationalisations avec le programme élaboré par le parti révisionniste sous la direction de G. Marchais.(*)

Le PRCF reconduit cette ligne révisionniste, qui prétend collectiviser la propriété des moyens de production avant la prise du pouvoir par le prolétariat.


Sur le nouveau Traité européen :

« Hollande veut ratifier – avec le soutien enthousiaste de l’UMP – le nouveau Traité qui impose le contrôle européen (en fait, allemand) sur le budget français. »

Le nouveau traité n’impose aucun contrôle « allemand » mais, pour les banques et les assurances franco-allemandes, la certitude de toucher leur rentes quelle que soit l’endettement des pays débiteurs .
Le MES a pour rôle de récolter des prêts à faible taux et de les reverser (en doublant ce taux). Ces prêts sont destinés aux Etats endettés ou pas, là où la BCE « ne peut pas » intervenir.
Si l’Etat ne peut pas rembourser, les autres pays européens paient l’addition et l’Etat en défaut de paiement est contraint à de sévères mesures d’austérité, sans passer par la case référendum.

On voit quelques similitudes avec les eurobonds, et la possibilité de contourner quelques règlements contraignants sur la BCE, mais surtout la garantie pour les usuriers de l’Europe de toujours toucher leurs intérêts, moyennant un gros pourcentage pour le MES.
Telle est la fonction du MES qui doit être mis en place cet été, en avance de six mois sur le calendrier.

La raison de cette précipitation, c’est le fantôme de la dette grecque qui hante les nuits des assureurs et des banquiers, ce sont les pertes induites par leurs propres spéculations hasardeuses sur la dette des pays d’Europe du sud, et sanctionnées par les agences de notation fin 2011 (quatre banques françaises et six banques allemandes dégradées).
Ainsi, la capitalisation de la BNP, de 95.95 milliards de dollars en 2011 (en hausse de 20 % par rapport à 2010) est retombée à 49,39 milliards en 2012. Ce qui ne l’a pas empêchée malgré tout de tenir la dragée haute à Banco Santander et Deutsche Bank pour ce qui concerne les profits (respectivement 7,93 - 7,5 et 5,77 milliards de dollars au 13 avril 2012).
[source FB Bourses.com]

Il est donc faux d’affirmer les « gouvernants français qui se couchent systématiquement devant Bruxelles, Berlin etc. »
Ce sont avant tout les monopoles et les banques franco-allemands qui bénéficient de la garantie de paiement du MES, et non pas Bruxelles, Berlin etc.

L’édito ajoute : « le vrai maître de la France - le MEDEF – vient de publier un manifeste intitulé « besoin d’airE » qui propose de mettre un point final à l’histoire de France (« reconfigurer les territoires », « transférer la souveraineté », mettre en place une « nouvelle patrie, les Etats-Unis d’Europe » ) »
Les Etats Unis d’Europe sont un objectif essentiel de besoin d’Aire , mais il serait bien naïf de croire que la bourgeoisie française veuille transférer à d’autres la souveraineté déjà existante d’AXA, Alianz France, MMA, CM-CIC, BNP, CNP, Amundi, Covéa et Matmut sur la dette française.

On lit dans besoin d’Aire : « Dans une Europe à vingt-sept, il n’est plus possible d’avancer au rythme du plus lent. Les convergences techniques, fiscales, juridiques peuvent aussi être menées à quelques-uns »
Ce sont les pays du sud qui devront transférer leur souveraineté au duo franco-allemand et c’est bien ainsi que l’entendent les usuriers de l’Europe.
Bien loin de se coucher devant les capitalistes allemands, les capitalistes français veulent rattraper leur taux de profit, afin de rééquilibrer l’Europe en leur faveur.
besoin d’Aire , dans le chapitre besoin de conquête : « les taux de marge des entreprises françaises s’établissent à 30,2 % contre 41,3 % en Allemagne. [...] Ainsi, la part de la France dans la valeur ajoutée industrielle manufacturière de la zone euro est passée de 17,2 % en 2000 à 14,3 % en 2010 » .

Ce 14 juillet on a pu entendre Jean Marc Ayrault appeler au « patriotisme économique » . En d’autres termes la collaboration des classes au service des monopoles capitalistes.
Et Hollande : « Je ne fais plus de distinction entre politique extérieure, politique européenne et politique nationale : c'est la même conception, c'est la même méthode, c'est les mêmes objectifs: la croissance, la justice, l'emploi » .
Ce qui caractérise la politique de la bourgeoisie française, exactement définie dans la présentation de Laurence Parisot, c’est la conquête et non la soumission .
Voyant leur situation se dégrader à cause des déficits souverains qu’ils ont eux-mêmes créés et aggravés, les impérialistes français veulent rééquilibrer l’Europe à leur profit, et par tous les moyens, y compris la guerre en Syrie.

Dans cette situation, il faut mettre l’accent sur la solidarité des peuples et des prolétariats d’Europe contre les financiers et les monopoles franco-allemands, c’est l' unité classe contre classe et l’internationalisme prolétarien .

Appeler maintenant à la défense de la Patrie et de l’intérêt national n’est pas seulement erroné mais introduit une dangereuse confusion dans le combat de classe. Et cela quelles que soient les précautions de langage.


__________________



(*) Lire également dans PSA déclare la guerre au travail ! La solution préconisée par l’URCF : « L’URCF se battra pour la nationalisation sans indemnité de PSA afin de sauver les emplois, le secteur automobile, et sanctionner les patrons voyous. »
Ainsi que l’article du ROCML Confusion idéologique parmi des organisations se revendiquant du marxisme-léninisme, qui fait le lien entre la ligne Marchais et celle des organisations issues de Coordination Communiste , à propos du vote pour le Front de Gauche.


Edité le 15-07-2012 à 01:10:49 par Xuan




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   Posté le 15-07-2012 à 22:01:35   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Xuan à écrit a écrit :

: La création de l’euro répond à la volonté des capitalistes européens français et allemands de constituer progressivement une puissance mondiale à l’échelle de la puissance américaine et capable de tirer son épingle du jeu face à elle. C’est chose faite aujourd’hui.


C’est effectivement « aussi simple que cela », il ne faut pas faire remplir aux systèmes monétaires d’autre rôle que celui d’être des régulateurs dans les échanges soumis aux fluctuations des économies capitalistes impérialistes dans le monde, et cela même si régulièrement leur existence se remplisse de complexités techniques confinant au mysticisme.

Les monnaies servent aux échanges et établissement la valeurs des taux de prélèvement de la plus-value. Ses cours se règlent au diapason de l’évolution des rapports de force des pays capitalistes impérialistes dans le monde. les rapports de productions devenant mondiaux la tendance à la standardisation des systèmes d’échanges suit le même processus, (rappelons l’existence du fameux serpent monétaire qui à précédé la création de l’euro en même temps que les grandes multinationale prenaient de plus en plus d’essor en Europe et dans le monde. Bien entendu tout cela n’empêche nullement les guerres et rivalités commerciales entre les grands pays « non plus » producteurs mais accumulateur de la plus-value produite dans le monde, etc.

Le prolétaire d’Europe ne produit pas la monnaie nationale, mais la plus-value, les moyens par laquelle elle s’échange lui importe peut. Se faire exploiter sous le régime du Franc du mark ou de la lire, etc… ce doit être le cadet de son souci. Mieux si l’existence d’une monnaie unique européenne doit les aider à dépassés les sentiments d’orgueil nationale pour aller vers plus d’union ce n’est que tout bénéfices. Bénéfice a mettre au compte des contradictions d’un système capitaliste arrivé à son stade suprême l’impérialisme




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