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 le PKRF et la lutte de classe en Russie

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Xuan
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   Posté le 04-09-2018 à 19:51:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ziouganov: Nous manifestons contre cette réforme scélérate qui prétend réformer le régime des retraites

03
SEP
http://histoireetsociete.wordpress.com/2018/09/03/ziouganov-nous-manifestons-contre-cette-reforme-scelerate-quipretend-reformer-le-regime-des-retraites/

Le 2 septembre, une manifestation de masse a eu lieu à Moscou contre la réforme antipopulaire des retraites. Selon les estimations des organisateurs, un nombre beaucoup plus important de citoyens (1) ont participé à la marche et au rassemblement que lors de la précédente manifestation tenue le 28 juillet.

Nous vous proposons ici de lire le discours prononcé par Ziouganov à cette occasion


Service de presse du Comité central du parti communiste. Photo de Sergey Sergeev

02-09-2018

http://kprf.ru/party-live/cknews/178564.html
viddéo http://youtu.be/cbpJgZcCGwc


– Bonjour, chers amis, mes camarades!



Comme convenu, nous organisons aujourd’hui une action de protestation dans toute la Russie contre cette réforme cannibale, appelée on ne sait pourquoi réforme des retraites. Une fois encore, je tiens à vous rappeler qu’un pays fort, intelligent et instruit est extrêmement important pour nous tous. Mais cela commence par prendre soin des enfants, des personnes âgées et des femmes. Et cette préoccupation doit d’abord se matérialiser dans les lois.



J’ai été très frappé que le président, parlant récemment, ait déclaré que seule «la Russie unie» fait passer des lois utiles. Je vous assure que Russie unie a imposé à travers la Douma toutes les lois qui empêchent le pays de se développer normalement. A la faveur des vacances d’été, elle a fait passer il y a quelques années la loi sur la vente de nos terres. En conséquence, 41 millions d’hectares de terres arables sont envahis par les mauvaises herbes. Puis, profitant une fois de plus des vacances scolaires, elle a introduit la loi sur l’éducation, introduit le contrôle national par QCM (« EGE » et privé nos jeunes de l’expérience unique des écoles russes et soviétiques. Ils font tout pour continuer à imposer cette loi, qui n’est pas acceptée par 90% des citoyens de notre pays.



Je veux vous expliquer ce que nous offrons, et j’espère que vous nous soutiendrez activement. Ils disent qu’il n’y a pas d’argent dans le pays. Mais notre équipe a proposé un budget de développement de 25 000 milliards de dollars il y a un an, et non pas 16 comme aujourd’hui. Et dans le cadre de cette proposition, nous avons soumis nos lois, à commencer par la nationalisation des minéraux et de matières premières, l’impôt progressif sur le revenu et l’introduction du monopole de l’état sur l’industrie de l’alcool. De ce fait, personne n’aurait souffert sauf l’oligarchie, les escrocs et les criminels. Mais notre proposition n’a pas été acceptée.



Nous avons suggéré de réduire le nombre de fonctionnaires. Aujourd’hui, ils sont 6 millions, soit deux fois plus qu’à l’époque soviétique. Mais le gouvernement a refusé d’accepter cette décision aussi.



Nous avons insisté pour arrêter la fuite de capitaux. Pendant un an et demi, près de 4 billions de roubles ont quitté du pays. Ont peut rapidement prendre des mesures et résoudre ainsi le problème de l’augmentation des pensions et des salaires. Mais ils n’ont pas non plus pris cette décision.



Nous avons dit au président: invitez 200 clans, la soi-disant oligarchie, qui a capté 90% de la richesse nationale, pour les contraindre à payer des impôts à une échelle progressive. Mais ils l’ont également refusé.



Je veux rappeler, et tout d’abord, au parti du pouvoir: la limite supérieure des impôts dans les principaux pays d’Europe est de 45%. En Amérique c’est 35%. En Chine – autant. Et nous avons des oligarques et des riches qui paient juste autant qu’un pauvre enseignant ou un ouvrier. Nous pensons que ce n’est pas juste, c’est absolument honteux!



Nous avons insisté pour stimuler au maximum le développement de la production. Le président dans son discours a exigé que le pays atteigne le taux de développement mondial de 3,5%. Si ce chiffre avait été réalisé, le produit brut aurait été augmenté de 3 000 milliards de dollars et la question des pensions aurait été réglée pour les cinq années à venir. Au lieu de cela, le président a désigné pour diriger l’économie des gens absolument incapables de résoudre ces problèmes, et le pays continue de s’affaisser et d’échouer dans le domaine de la production.



Ils disent qu’il n’y a personne pour travailler et qu’il n’y a pas de productions. C’est faux. Chez nous, la capacité de production est réalisée à moins de 40-50%, des branches entières continuent de stagner et de s’effondrer.



Nous avons proposé tout un ensemble de mesures pour développer les entreprises nationales. Nos entreprises sous la direction de Pavel Groudinine, Ivan Kazankov, sont devenues les meilleures du pays. Mais au lieu de mettre cette expérience en service, le pauvre Groudinine est soumis à un véritable lynchage pour le cinquième mois consécutif. Bien que la ferme d’État Lénine dirigée par lui soit toujours la meilleure et la plus progressiste aujourd’hui.



Je suis sûr que nous allons faire face à ces difficultés et à ces problèmes. Et je veux vous remercier. Regardez: de cette tribune à la gare de Kazan, toute l’avenue déborde de ceux qui travaillent aujourd’hui et qui déterminent le destin de notre pays. Et son destin est déterminé par les travailleurs et les paysans, les enseignants et les médecins, les ingénieurs et les jeunes. Cette réforme, proposée par les autorités, prive nos femmes d’une pension normale. Cette réforme ne permet pas aux jeunes d’obtenir un emploi normal. Chez nous, un jeune homme sur quatre est sans travail, et un sur trois ne trouve pas de travail dans la spécialité.



Les autorités promettent de recycler les gens et de donner des petites primes. Mais réfléchissez-y, nous avons par cinq fois proposé notre loi sur les enfants de la guerre. Ils sont 12 millions, les plus méritants, les plus honnêtes, les plus consciencieux. A la campagne, leur pension est de 8-9 mille roubles et dans la ville de 12-14 mille. Ce n’est pas une pension, mais une allocation misérable, une aumône.



Nous sommes certains qu’en adoptant notre programme, avec lequel nous allons aussi aux prochaines élections, nous résoudrons le problème principal. Le pays va se développer, vraiment entrer dans le top cinq des plus puissants. Les entreprises modernes recevront les jeunes cadres les plus talentueux. 1,5 million de nos compatriotes qui ont quitté le pays reviendront et seront heureux de travailler ici.



Notre programme est un programme de création, de développement, un programme de protection qui respecte la dignité et les intérêts du pays. Aujourd’hui, il n’y a pas de confiance dans ce pouvoir et en Russie unie. Mais la confiance sera encore plus sérieusement mise à mal s’ils ne se conforment pas aux consignes que Poutine a données dans son message afin de mener le pays parmi les cinq plus dynamiques. Cette confiance sera d’autant plus compromise si la réforme des retraites est adoptée, à partir de laquelle aucun retraité et jeune ne verra sa situation s’améliorer. Elle sera compromise si, en réponse à la terrible et odieuse attaque terroriste qui a entraîné la mort du chef de la République démocratique de Donetsk, Alexandre Zakharchenko, nous ne répondrons pas avec une volonté ferme et les mesures nécessaires.



Nous avons proposé dix fois à la Douma, au président et aux législateurs: reconnaissons les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Prenons une décision. Nous avons pris une telle décision sur l’Ossétie du Sud, sur l’Abkhazie, à la suite de quoi la terreur et la violence ont cessé. Si nous prenons une décision similaire sur le Donbass, je vous assure, tout s’arrêtera rapidement là.



Nous devons montrer notre volonté!



Vive la classe ouvrière et la paysannerie! Vive l’intelligentsia laborieuse! Vive l’amitié entre nos peuples! Vive le socialisme! En avant les amis, vers la victoire de l’union patriotique de notre peuple aux prochaines élections! Hourra!

Traduction Marianne Dunlop pour H & S

(1) 80.000 à Moscou selon Euronews, plus des milliers dans plusieurs dizaines de villes

Plus de photos : http://kprf.ru/photoreports/703.html

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Xuan
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   Posté le 13-11-2018 à 09:13:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

UN jeune communiste de 31 ans président de la République de Khakassie

12
NOV

http://histoireetsociete.wordpress.com/2018/11/12/un-jeune-communiste-de-41-ans-president-de-la-republique-de-khakassie/?fbclid=IwAR00DLgOPCnkC4ZGywshbpXsqsBMjNDNE7w1TtZf1LQ_rmUpsThh3zNLEIU



Vous vous souvenez sans doute de la manière dont nous avions rendu compte des élections locales en Russie, on avait en effet assisté à une percée du parti communiste de la fédération de Russie dans toute la Russie, mais en particulier dans la zone sibérienne.Ces élections avaient néanamoins donné lieu comme partout à des bourrages d’urnes et des fraudes manifestes de la part du parti présidentiel Russie uNie. A Vladivostok mais aussi en dans la République de Khakassie .

La Khakassie est une République située en Sibérie peuplée de 537.513 habitant.e.s. Et cette République de Sibérie vient d’élire un nouveau Président, un communiste, un jeune âgé de 31 ans, Valentin Konovalov avec 57,45% des votes en sa faveur contre 41,35% opposées (selon 94,07% des bulletins dépouillés).

Lors des élections du 9 septembre 2018, le communiste Valentin Konovalov (KPRF) avait déjà obtenu plus de 44,8% des voix alors que jusqu’ici la présidence était assurée par un élu de Russie unie. Viktor Zimin de Russie Unie obtenait près de 32,4% des voix, une chute mémorable par rapport aux dernières élections (63,41%). Le Parti communiste passait de 8,66% en 2013 à plus de 44,8% des voix.Il faut resituer cette victoire historique dans un contexte d’affaiblissement de Russie unie et de Poutine lui-même à cause de la réforme des retraites très impopulaires et contre laquelle se sont battus les communistes. C’est. une victoire historique du Parti communiste, doublée par une victoire à l’Assemblée législative de cette République.

Le Président sortant, battu, a retiré sa candidature pour le second tour des élections. Lors du second tour de l’élection du gouverneur de la Khakassie, 57,5% des électeurs se sont prononcés en faveur du candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), Valentin Konovalov, […ce qui est une forte participation avec une candidature unique.

L’implantation des communistes en Sibérie et plus généralement au-delà de l’Oural est un des phénomènes les plus passionnants et si l’âge me permettait une telle expédition, je voudrais mieux comprendre ce qui favorise cette reconquête. Il y a bien des hypothèses. En tous les cas le jeune gouverneur a fait la preuve de sa capacité à intervenir dan



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   Posté le 13-11-2018 à 10:45:49   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Il faut raison garder, cette république dirigée par jeune communiste s'apparente au mieux par sa taille et son influence à un arrondissement de montagne française où un communiste présiderait le conseil départemental.
Etre président c'est souvent honorifique, même loin de son grand chef.
Pour autant, si ce succès remobilise les russes et sibériens autour des valeurs soviétiques, c'est une bonne nouvelle. Au moins aussi bonne que la naturalisation de Depardieu.

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Xuan
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   Posté le 13-11-2018 à 13:44:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Plus grand que ça quand même. La Guyanne fait 86 504 km² et la Khakasie 61 900 km² soit un peu plus du dixième de la France hors colonies.
Après le plus grand département français est la Gironde avec 10 000 km².


Edité le 13-11-2018 à 14:01:32 par Xuan




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   Posté le 13-11-2018 à 14:24:58   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :



Plus grand que ça quand même. La Guyanne fait 86 504 km² et la Khakasie 61 900 km² soit un peu plus du dixième de la France hors colonies.
Après le plus grand département français est la Gironde avec 10 000 km².

En poids démographique et économique, cette république de Sibérie ne pèse pas grand chose, un peu comme Romorantin pour notre pays. Pour les communistes "russes", l'Ukraine orientale est une enjeu bien plus significatif, et là l'influence communiste semble bien faible.

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Xuan
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   Posté le 17-11-2018 à 14:59:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

RUSSIE : VALENTIN KONOVALOV (KPRF) DEVIENT LE TROISIÈME CANDIDAT COMMUNISTE À REMPORTER DES ÉLECTIONS PROVINCIALES EN 2018
Vendredi 16 Novembre 2018
17
NOV

http://histoireetsociete.wordpress.com/2018/11/17/russie-valentin-konovalov-kprf-devient-le-troisieme-candidat-communiste-a-remporter-des-elections-provinciales-en-2018-vendredi-16-novembre-2018/?fbclid=IwAR2JuHVUPiE05mtOL5b1FILGjSjG0PgDPAvMDJcFFwdq93cIiEHcOpqqj_4


Cet article traduit par Nicolas Maury ne provient pas des communistes russes, mais d’un observateur disons de gauche… Il montre à quel point il se passe en Russie des changements et le rôle joué et reconnu des communistes.malgré le verrouillage du parti présidentiel, le bourrage des urnes, les communistes avancent. Nous avons ici même fait état de la réussite du jeune gouverneur de la république de Khankassie, c’est le troisième à être élu et un quatrième à Vladivostock va probablement les rejoindre, mais lisez plutôt. Ce qui me frappe pour rester dans l’actualité de notre Congrès, c’est à quel point les liquidateurs de notre parti pour fonder leur tendance ont besoin de brosser un portrait complètement hors réalité de la défaite du communisme. Ils doivent ignorer la réalité de ce qui s’est passé comme celle du monde actuel en plein mouvement dans lequel les partis communistes jouent un grand rôle pour cvendre leur tentative de liquidation du parti. cela est vrai pour la Chine, pour la Russie mais aussi en Europe pour des partis comme le parti communiste du Portugal ou le PTB? cela au prix d’une absence totale de solidarité avec les communistes réprimés. (note de danielle Bleitrach)



repris du blog de nicolas maury

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Valentin-Konovalov-KPRF-devient-le-troisieme-candidat-communiste-a-remporter-des-elections-provinciales-en-2018_a13662.html?fbclid=IwAR1CIi0j4anjoxqpt–gQpRxclIQEDYGzGFJQJ0djx_VtDHUCq-Adrgv0Rs

La victoire de Konovalov (KPRF) dans la République Khakassie et la probabilité qu’un autre candidat communiste, Andrey Ischenko, l’emporte dans la province du Primorsky krai en décembre, indiquent un mécontentement croissant contre le président Vladimir Poutine et de son parti, Russie unie – traduction Nico Maury

Valentin Konovalov (KPRF) devient le troisième candidat communiste à remporter des élections provinciales en 2018
Ce 11 novembre, Valentin Konovalov, candidat du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF), a été élu à la tête de la République de Khakassie dans le district fédéral de Sibérie. Konovalov rejoint Sergeï Levchenko, gouverneur de la région d’Irkoutsk, et Andrey Klychkov, gouverneur de la région d’Orel, pour devenir le troisième gouverneur du Parti communiste dans le pays.

Konovalov, âgé de 30 ans, fait partie des trois candidats de l’opposition qui ont remporté des victoires cette année lors d’élections directes contre les candidats du parti au pouvoir, Russie unie, auquel appartient l’actuel président Vladimir Poutine. Ces victoires sont perçues comme un signe de mécontentement croissant contre l’hégémonie de Poutine et de son parti.

Une élection sans précédent

La victoire de Konovalov est intervenue à la suite d’un certain nombre de situations particulières. Le candidat du KPRF a recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour des élections le 9 septembre, avec une avance de 12,4% sur le président sortant Viktor Zimin. Les deux candidats devaient s’affronter au deuxième tour. Cependant, le 21 septembre, Zimin a retiré sa candidature pour des raisons de santé.

Selon les lois électorales, le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix est censé se présenter, qui était dans ce cas Andrey Filyagin de Russie Juste, un parti social-démocrate. Filyagin avait recueilli 11,2% des voix au premier tour, ce qui était inférieur à la marge entre les deux premiers candidats. Le 2 octobre, Filyagin a également retiré sa candidature. Quelques jours plus tard, le seul autre candidat, Alexander Myakhar, a également refusé de se présenter. C’est la première fois depuis la dissolution de l’Union soviétique qu’un candidat se présentait sans opposition. Les élections ont donc été reportées au 11 novembre, lorsque la Commission électorale centrale a autorisé l’organisation d’une élection sans aucune opposition.

Le 11 novembre, avec une participation électorale légèrement accrue au second tour (45,7%) par rapport au premier (41,8%), Konovalov a obtenu environ 57,6% des voix et remporté les élections. Il devient ainsi le quatrième Président de la République Khakassie.

Retombées de la réforme des retraites

Plus tôt cette année, les élections présidentielles ont vu Vladimir Poutine remporter le secrutin avec 76,7% des voix, soit une avance la plus élevée de la Russie post-soviétique. Mais avec les résultats des élections à Khakassie, trois États ont voté pour des candidats de partis d’opposition au pouvoir, défaisant les élus en place de Russie unie. Les deux autres sont Sergey Furgal, gouverneur de la région de Khabarovsk, et Vladimir Sipgay, gouverneur de la région de Vladimir (un oblast et un krai sont équivalents aux provinces). Les deux candidats appartiennent au parti d’extrême droite libéral démocrate (LPDR). Pendant plus d’une décennie, les gouverneurs ont généralement été remportés par les dirigeants de Russie unie ou par des candidats soutenus par le parti. Au mieux, un candidat de l’opposition obtenait une victoire surprise.

Une série récente de mobilisation contre la réforme des retraites explique certains de ces résultats. Entre juillet et septembre et du 5 au 7 novembre, la Russie a été balayée par des vagues de protestations contre la décision du gouvernement Poutine de relever l’âge de la retraite. La réforme a relevé l’âge de la retraite des hommes de 60 à 65 ans et de la femme de 55 à 63 ans. L’espérance de vie moyenne en Russie est d’environ 71 ans (66 ans pour les hommes et environ 77 ans pour les femmes). La réforme signifiait qu’un Russe moyen devait travailler presque toute sa vie adulte pour avoir droit à une pension.

Les manifestations ont été menées en grande partie par le KPRF, avec le soutien d’autres partis de gauche. C’était la plus longue et peut-être la plus grande agitation nationale depuis la dissolution de l’Union soviétique. Les communistes organisèrent de grandes manifestations et soutinrent le mouvement pendant plus de deux mois. En fin de compte, le gouvernement a dû se retirer, ramenant de 63 à 60 ans l’âge de la retraite des femmes. Alors que le mouvement n’a pas pu durer au-delà d’un point en raison de l’attitude implacable du gouvernement, la population a continué à le suivre.

Étant à la pointe du mouvement, le KPRF a été l’un des principaux bénéficiaires des élections locales qui ont suivi. Alors que le LPDR n’était pas activement impliquée dans les manifestations, sa plate-forme politique était celle du protectionnisme économique, la plaçant contre les réformes des retraites. Ainsi, une partie du vote anti-Russie unie semble leur être allée également.

Une autre victoire communiste est-elle imminente?

Dans le kraï de Primorski, le sujet fédéral le plus oriental de la Russie, là aussi il ya des retombées des manifestations. En septembre, les élections des gouverneurs dans ce sujet fédéral (équivalent d’un État ou d’une province en Russie) ont été âprement disputées et les résultats ont finalement été déclarés nuls.

Les élections ont eu lieu presque immédiatement après l’apogée des manifestations. Au premier tour, aucun candidat n’a obtenu le nombre de voix requis. Le gouverneur par intérim sortant, Andrey Tarasenko, de Russie unie, est arrivé en tête avec 46,6% des voix, suivi par Andrey Ischenko, du KPRF, avec 26,6% du total des voix.

Au deuxième tour, une partie considérable des votes de l’opposition a été remportée par le communiste Ischenko, qui faisait partie des leaders des manifestations dans la région. Cependant, les résultats finaux ont été profondément controversés. Ischenko avait une avance de 1-2% sur le candidat de Russie Unie Tarasenko jusqu’à 99% des voix. Cependant, lorsque le dernier 1% a été compté, Tarasenko est sorti vainqueur, ce qui impliquait qu’il avait remporté presque tous les votes comptés vers la fin. Le KPRF a contesté les résultats, alléguant des manipulations électorales. Après avoir examiné les plaintes, la Commission électorale centrale a invalidé les résultats et programmé de nouvelles élections le 16 décembre.

Le parti Russie unie a désormais remplacé Tarasenko par le candidat Oleg Kozhemyako. Kozhemyako a également succédé à Tarasenko en tant que gouverneur par intérim. Ischenko est le candidat du KPRF et les sondages d’opinion le place en tête.

Une victoire Ischenko enverra un message fort dans tout le pays, car Kozhemyako n’est pas un novice. Il a précédemment occupé les postes de gouverneur des oblasts de Sakhaline et d’Amour et celui de chef de l’ancien sujet fédéral de Koryak. Alors qu’il s’est toujours présenté comme un candidat indépendant, il a bénéficié du ferme soutien de Russie unie et de Vladimir Poutine. Il a souvent apporté son aide au parti en défaisant avec une grande facilité toute opposition naissante. Les prochaines élections dans le Primorsky krai auront donc d’énormes implications nationales et feront l’objet d’une surveillance étroite dans le monde entier.

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Xuan
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   Posté le 07-04-2019 à 23:55:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Serguei Levtchenko: L’initiative stratégique est de notre côté et la victoire sera à nous



06
AVR


Nous présentons le discours du gouverneur de la région d’Irkoutsk S.G. Levtchenko à la VII assemblée plénière du Comité central et de la Commission centrale de contrôle du Parti communiste de Russie (mars 2019).

Service de presse du Comité central du Parti communiste

04-04-2019
source


https://kprf.ru/party-live/cknews/183946.html

Levtchenko Serguei Gueorguievitch

Membre du Présidium du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, Premier secrétaire du Comité régional d’Irkoutsk du Parti communiste de la Fédération de Russie et Gouverneur de la région d’Irkoutsk.



– Cher Guennadi Andreïevitch, chers participants au plénum! Je suis heureux de vous saluer au nom de la région d’Irkoutsk. Aujourd’hui, je ne ferai pas que rendre compte de la situation dans notre région. Mon exposé sera consacré à la manière dont aujourd’hui nous mettons en œuvre les idées de la planification centralisée.



Tout au long de la période post-soviétique, l’approche planifiée a été constamment critiquée. L’économie a étéimmédiatement soumise à l’arbitraire du marché, la sphère sociale a également été progressivement transférée sur les rails du marché, avec toutes les conséquences qui en ont découlé. Cependant, il est rapidement devenu évident que la navigation à vue était impossible. Dans la gestion des processus socio-économiques, il est au minimum nécessaire de s’engager dans la fixation d’objectifs, l’harmonisation des décisions économiques et la coordination des actions entre les ministères.



Dès 1995, la situation socio-économique avait incité les dirigeants du pays à adopter une loi fédérale sur la prospective nationale et les programmes de développement socio-économique. Bien entendu, il ne contenait que les bases générales du système d’organisation du développement des prévisions et des programmes. Et, comme il arrive souvent, l’application pratique de cette loi s’est accompagnée de difficultés. Pour parler franchement, les dirigeants du pays n’avaient aucun penchant pour la planification. Cependant, le fait même de l’adoption de cette loi montre la pertinence constante de l’idée de planification par l’État.



Je ne vais pas retracer toute l’histoire de la question. Vous savez que dans les années suivantes, les concepts de prévision, de stratégie et de programme ont été constamment utilisés dans l’administration publique. Enfin, en 2014, la loi sur la planification stratégique n ° 172 a été adoptée, loi pour laquelle notre faction se battait depuis plusieurs années. Nous sommes tous témoins des problèmes liés à sa mise en œuvre. Cependant, la loi elle-même et les règlements adoptés dans le cadre de son application nous ramènent à l’utilité pratique de la planification.



Dans la région d’Irkoutsk, nous avons décidé de ne pas aborder cette question de manière formelle, d’imaginer des stratégies pour faire bien, mais d’élaborer un véritable plan pour notre région dans le cadre de la législation en vigueur. Le résultat a été un document stratégique pour cinq ans – le plan d’état pour le développement socio-économique de la région d’Irkoutsk, qui a commencé à fonctionner à partir du 1er janvier de cette année.



Nous avons choisi cette durée de cinq ans du Gosplan car il s’agit d’une période de planification réaliste à moyen terme qui répond aux besoins des citoyens, des entreprises et de l’appareil administratif. Il est commode pour tous ces secteurs de l’économie nationale de planifier leurs activités précisément pour cinq ans.



À propos, l’automne dernier à Irkoutsk a eu lieu une conférence internationale à laquelle ont participé des experts de la Chine, de l’Inde, du Canada, de la Grande-Bretagne et de l’Autriche. Et ils ont réagi avec intérêt et approbation à la réalisation de l’idée de planification étatique dans notre région.



En préparant les travaux sur le plan d’État, nous nous sommes principalement concentrés sur l’expérience de notre pays et sur les activités du Comité de planification de l’URSS (Gosplan), sur la base desquelles la majeure partie de la richesse nationale de la Russie moderne a été créée. D’ailleurs, l’expérience de la planification en Union soviétique est très utile pour faire renaître la Russie sur de nouvelles bases. En Union soviétique, la base scientifique la plus large a été créée et une méthodologie a été élaborée sur la manière de dresser un plan.



Lorsque notre équipe a remporté les élections en 2015, il y avait beaucoup de problèmes dans la région. De plus, pendant cette période, le pays est entré dans une nouvelle crise économique. Et nous nous sommes fixé pour objectif de maximiser le potentiel interne de la région d’Irkoutsk. Olga NikolaevnaNosenko, vice-présidente de l’Assemblée législative, siège ici. Elle se souvient très bien dans quel état j’ai trouvé la région avec un trou dans le budget de 5 milliards de roubles dans une région dont les entrées budgétaires représentaienten tout 97 milliards. Aujourd’hui, c’est 170 milliards de revenus et nos collègues de Russie unie tentent de partager ces revenus supplémentaires en oubliant comment ils faisaient plonger la région Irkoutskil y a seulement quelques années.



Pour mettre les choses en pratique, nous avons dû introduire de nouveaux principes de gestion économique dans la région, basés sur la planification de son développement. Nous nous sommes appuyés sur le modèle d’un Étaten développement. Cela implique le renforcement du rôle de l’État dans la régulation économique. Et dans le cadre de ce modèle, l’État agit en tant que stratège engagé dans la planification intégrée du développement de tous les secteurs de l’économie nationale ou en tant que régulateur des processus économiques fondamentaux. Nous avons donc abordé la question de la planification par l’État, en rejetant catégoriquement une gestion économique inefficace et réactive, lorsque des mesures ne sont prises qu’au coup par coup.



Le travail direct sur le texte du plan d’État a été lancé l’été dernier et, à la fin de l’année, il était déjà prêt sur le plan méthodologique. Le 31 décembre de l’année dernière, la première version a été approuvée par moi et nous travaillons maintenant à son application pratique dans chaque ville et village de la région d’Irkoutsk. Le plan de l’État vise essentiellement trois axes de croissance et trois objectifs stratégiques: la croissance économique, la croissance du budget et l’élévation du niveau de vie.



Pour illustrer le contenu spécifique du plan d’état, je me concentrerai sur certains indicateurs et activités prévues. En même temps, je ferai un rapport sur ce qui a déjà été réalisé dans la région d’Irkoutsk.



Nous nous sommes concentrés sur l’amélioration de la qualité de la gestion à l’aide d’un modèle d’État en développementet de l’introduction d’éléments de planification centrale. Ainsi, le produit régional brut de la région d’Irkoutsk augmente chaque année. En 2017, il s’élevait à 1 169 milliards de roubles, plus de 1 242 milliards de roubles l’an dernier. Les PRB ont crû à un taux de 4,6% par an ces derniers temps et, pour les cinq prochaines années, nous enregistrons la même croissance régulière du produit régional brut. Je dois vous informer que six grands projets d’investissement dans la Fédération de Russie ont été approuvés au niveau national. Trois d’entre eux se trouvent dans la région d’Irkoutsk.



Le Gosplan fournit des conditions préférentielles et des mesures de soutien aux grands projets d’investissement qui réduisent leurs délais d’amortissement. Et le volume des investissements en actifs fixes attirés par l’économie de la région d’Irkoutsk l’an dernier s’est élevé à 316 milliards de roubles, contre 100 milliards il y a trois ans. Dans le secteur de la construction de machines, le volume des investissements a été multiplié par 4, dans le secteur de la chimie par 3, dans le raffinage du pétrole et dans les industries alimentaires par 2,6.



Je vais aborder un autre sujet très important pour nous, car nous sommes la plus grande province forestière de la Fédération de Russie. Littéralement au début de cette semaine, j’ai envoyé une lettre au président indiquant que l’absence de droits de douane à l’exportation lorsque le bois exporté a un faible degré de transformation était utilisé par des entreprises peu scrupuleuses afin de ne pas acquitter de droits de douane lors de l’exportation de bois. En conséquence, j’ai proposé d’interdire l’exportation de bois sous forme de rondins. Maintenant, probablement, il est clair pourquoi certaines questions sont soulevées à la télévision.



Un autre problème est l’exploitation forestière illégale. A une époque, il nous a semblé que ce problème n’était pas solvable en principe. Cependant, ce n’est pas le cas. L’année dernière, nous avons réduit l’exploitation forestière illégale de 47%. Le gouvernement de la Fédération de Russie est heureux de faire rapport à ce sujet lors de divers événements. De plus, nous mettons en œuvre un projet pilote de marquage de tout le bois récolté. Nous conservons des enregistrements des activités des bûcherons et des exportateurs dans le système de contrôle de l’information que nous réalisons, depuisl’abattagejusqu’à l’expédition par chemin de fer et la transformation du bois.



Je dois dire que nous avons l’un des taux les plus bas de la Fédération de Russie pour les « revenus conditionnels »qui ne sont contrôlés par personne. En moyenne dans le pays, je vous rapporte que, selon les statistiques, le niveau de ces revenus est de 26,5%. Il existe des régions, notamment dans le sud de la Fédération de Russie, où ces revenus conditionnels illégaux dépassent 53%. En trois ans, nous avons réduit ce chiffre à 4,5%. Maintenant, on comprend mieux pourquoi des questions se posent.



Grâce au développement de l’économie, nous pouvons augmenter les revenus. Guennadi Andreïevitch l’a déjà dit, et je ne peux que le confirmer : en deux ans, nous avons augmenté de près de 30% les recettes budgétaires, de 32 milliards de roubles. Aujourd’hui, je le répète, nos collègues d’autres partis sont heureux de les partager.



Au cours de nos travaux, nous sommes entrés dans le top 10 du classement des régions russes en termes d’efficacité des activités des organes exécutifs. L’année dernière, le ministère des Finances de la Fédération de Russie a attribué à la région d’Irkoutsk le premier degré de gestion de la qualité des finances régionales, estimé pour l’année précédente.



Mais l’essentiel est là : le développement économique et la mise en place d’une politique fiscale nous permet d’assurer la croissance du bien-être de la population et de lutter contre la pauvreté. Notre objectif stratégique est d’améliorer le niveau et la qualité de vie de la population. Je vais donner un autre exemple. Depuis plusieurs années nous avons adopté dans la région d’Irkoutsk la loi sur les enfants de la guerre. Pour vous, ce sera peut-être une surprise. Savez-vous qui a proposé de payer 2 000 roubles aux enfants de la guerre à l’occasion du 9 mai? Vous ne le devineriez pas, c’est « Russie unie ». De plus, sachant que nous soutiendrions ce projet et que notre faction le préparait, ils nous ont devancés de quinze minutes lorsqu’ils se sont adressés à moi pour présenter ce projet de loi. Et il est passé à l’unanimité.



Ces dernières années, nous avons poursuivi une politique visant à accroître les revenus des habitants de la région d’Irkoutsk. En plus de ce que j’ai déjà dit, nous avons récemment adopté une loi sur les anciens combattants de la région d’Irkoutsk, qui concerne environ 70 000 personnes. Nous leur accordons tous les privilèges nécessaires sur le compte du budget régional. Pour le titre qu’ils reçoivent, le travail dans les organes du parti soviétique est également pris en compte.



Le mécanisme du contrat social est l’une des mesures prioritaires visant à réduire la pauvreté. Si quelqu’un a écouté attentivement le message du président il y a trois semaines, il disait que le gouvernement avait reçu pour instruction d’introduire de tels contrats sociaux. Je vous informe qu’ils fonctionnent déjà chez nous et qu’en février, lorsqu’il a proposé cette mesure et a chargé le gouvernement de le mettre en place, nous dressions déjà les bilans. L’année dernière, 918 contrats sociaux ont été conclus et plus de 900 sont déjà programmés pour cette année. Donc notre modèle est suivi.



Une dernière chose que je voulais dire, pour changer un peu des chiffres. Tout récemment, le Forum économique de Sotchi a eu lieu et il y a eu une discussion plénière. À côté de moi se trouvait le plus grand dirigeant d’une société américaine qui fabrique et vend des médicaments. Ils ont le monopole chez nous pour le traitement de certains types de maladies. Et quand j’ai parlé du plan de l’État, il a applaudi, s’est levé, s’est incliné et a déclaré: «Enfin, enfin, la Russie a surmonté cette maladie du manque de planification. » Je l’ai déçu en disant que jusqu’à présent, seule la région d’Irkoutsk était concernée.



Et pour finir, du point de vue des conversations avec les gens et de notre propagande. Lorsque nous leur parlons du produit régional brut, de toutes sortes d’affaires budgétaires, cela est probablement très lointain pour les citoyens, et ils peuvent très mal l’appliquer à eux-mêmes. Mais si nous parlons de planification, je vois que les gens ouvrent grand les yeux. Par exemple, lors d’une conférence de presse à Interfax, on m’a récemment demandé: «Pourquoi un plan d’État? Pourquoi l’avez-vous imaginé? » En réponse, j’ai posé la question suivante: «Y a-t-il au moins une personne ici qui ne planifie rien? Y a-t-il une personne qui ne planifie pas les dépenses familiales? Y a-t-il un enseignant qui ne planifie pas son cours? Y a-t-il un médecin qui ne prévoit à l’avance son intervention chirurgicale? Pourquoi sommes-nous tous en train de planifier, et l’État dans ses différents organismes se contente de prévisions, de concepts, de stratégies? Tout sauf la planification. C’est très simple, ils ne veulent pas endosser la responsablilité.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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Gennady Zyuganov: Nous devons saisir la chance d’un changement de cap pacifique

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JUIL

https://histoireetsociete.wordpress.com/2019/07/24/gennady-zyuganov-nous-devons-saisir-la-chance-dun-changement-de-cap-pacifique/

L’ université d’automne du PCF aura lieu le 4 et le 5 octobre 2019 à Venissieux parce que, comme dans cet article l’enjeu est clairement posé: dans le monde tel qu’il est aujourd’hui chaque nation doit considérer sa souveraineté par rapport aux défis socio-économiques d’aujourd’hui ou alors c’est le servage auquel le capitalisme contraindra les peuples. C’est parce que chaque nation est confrontée à sa souveraineté que l’internationalisme, la rencontre entre partis communistes et forces progressistes est plus nécessaire que jamais autour du véritable défi : construire un monde de coopération et le socialisme qui met au pas l’impérialisme et ses oligarques destructeurs des hommes et de l’environnement. Venissieux va organiser ces rencontres, ces échanges autour d’un thème clair: le socialisme. Voilà ce qui me parait être à l’ordre du jour d’un université du PCF, inscirvez-vous dès maintenant parce que cela va être un grand moment pour notre parti et pour notre pays. (note et traduction de Danielle Bleitrach)


23 juillet 2019 12h00 – le parti communiste

Gennady Zyuganov, président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, a écrit un article pour le journal Pravda – «Nous sommes dans l’obligation de saisir la possibilité d’un changement de cap pacifique» dans lequel il a analysé la situation politique, géopolitique et économique en Russie. »Red Line » publie le texte de l’article sur son site.

En règle générale, les résultats du premier semestre de juillet sont publiés en juillet: ils soulignent les événements qui se sont avérés déterminants pour le pays. Mais je suis sûr qu’en analysant les résultats, il est nécessaire d’abord de parler de la tendance principale, visible derrière eux. Et cela consiste à comprendre la crise telle qu’elle se développe dans les domaines les plus importants, l’incapacité de plus en plus évidente des autorités à mettre fin à la crise, sans changer le cours social et économique complètement en faillite qui provoque une méfiance massive face à cette société. D’où on peut en tirer la réponse à la question de savoir quel sera l’événement principal du second semestre de 2019. Il s’agit d’élections aux organes législatifs et exécutifs locaux, qui auront lieu dans de nombreuses régions en septembre. Il est nécessaire de bien comprendre que voter pour un changement fondamental de la politique et du renouvellement du personnel signifie utiliser une chance réelle de rétablir pacifiquement la situation,telle qu’elle est dans cette société.

Des Menaces nécessitant des réponses

Lors des élections de l’année dernière, nous avions insisté sur le fait que la campagne électorale n’avait jamais eu lieu dans une situation socio-économique aussi alarmante et dans le contexte d’une baisse rapide de la confiance des citoyens dans le gouvernement actuel. Nous devons aujourd’hui affirmer que la situation n’a fait qu’empirer. Les dirigeants du pays continuent de nous rassurer, se référant à des projets nationaux et ils font référence à des décrets et des messages présidentiels: entrer dans les cinq plus grandes économies du monde, réaliser une percée technologique et une croissance industrielle intensive, surmonter la pauvreté de masse. Nous avons non seulement pleinement souscrit à ces objectifs, mais nous avons également proposé un programme spécifique pour les atteindre. Cependant, le gouvernement a ignoré ce programme, mais n’a pas été en mesure de formuler le sien.

En conséquence, au lieu de la croissance économique nécessaire pour résoudre les tâches stratégiques susmentionnées, le pays a enregistré un ralentissement du PIB et de la production industrielle, un renforcement de la dépendance extérieure de l’économie et de la sphère financière russes et un nouvel appauvrissement massif. En formulant de bons objectifs , le gouvernement lui-même a échoué dans la mise en oeuvre concrète pour les atteindre, il méprise les perspectives de renaissance du pays, en continuant à s’accrocher à la trajectoire qui pousse la Russie de plus en plus profondément dans une crise systémique. Dans le même temps, il s’attend à ce que des promesses qui ne sont pas réalisées suffisent désormais pour obtenir un soutien lors des élections.

Mais le gouvernement n’a pas le droit de tabler sur la confiance du public avec des résultats aussi désastreux. Et les citoyens devraient considérer toute possibilité d’exprimer leur position dans les bureaux de vote non seulement comme une occasion de soutenir certains candidats, mais également comme une occasion de dire un « non » décisif aux politiques destructrices et à ceux qui les poursuivent.

Au cours de la première quinzaine de juillet, des audiences parlementaires ont eu lieu à la Douma d’Etat sur deux thèmes extrêmement importants: le développement de l’économie numérique et la garantie de la stabilité stratégique dans les conditions modernes. S’adressant aux participants à ces auditions, j’ai déclaré que, dans la situation actuelle, les autorités responsables sont obligées d’élaborer leurs politiques de manière à répondre pleinement aux principales menaces pesant sur la Russie, mais ils ne pourront le faire sans surmonter les obstacles auxquels nous ne pouvons pas survivre en tant qu’État fort et souverain.

La première de ces menaces est géopolitique . Notre pays occupe près de 15% du territoire mondial, où se concentrent d’énormes richesses naturelles et stratégiques. Mais si dans un pays qui occupe un tel territoire et possède une telle richesse, la population ne croît pas, mais décline rapidement, se meurt, s’appauvrit, comme c’est le cas aujourd’hui, alors ceux qui veulent nous mettre à genoux et finalement nous réduire en esclavage pourront le faire aisément. Par conséquent, les tâches les plus importantes pour nous sont le renforcement de l’Union eurasienne et le rétablissement de relations de bon voisinage avec l’Ukraine. Mais pour résoudre ces problèmes et contrecarrer les plans des adversaires qui ne cherchent qu’à nous détruire, ce n’est possible que si nous sommes un État fort, indépendant et en plein développement. Parce que quand nous sommes faibles, nos adversaires ne peuvent être contrecarrer et ne le seront pas.

La deuxième menace est militaire . L’OTAN cherche constamment à nous couvrir d’une casquette espace-fusée, à encercler nos bases autour de nos frontières. Cela exige que nous menions une politique étrangère solide, qui montrera l’ennemi: nous n’avons pas l’intention d’accepter l’apparition d’un arsenal de missiles nucléaires dirigé contre la Russie dans les États baltes et en Ukraine. Mais une telle politique ne peut s’appuyer que sur le développement réussi du complexe de défense, qui nécessite une augmentation des dépenses budgétaires, et non sur un déclin récent et causé par une politique gouvernementale irresponsable.

La troisième menace est technologique . Pour survivre et se développer en tant que puissance indépendante, nous devons surmonter le retard dans le domaine des hautes technologies, qui est aujourd’hui énorme et qui nous condamne à une dépendance totale. Mais cela nécessite un réexamen fondamental des politiques fiscale et industrielle et, partant, une révision du cours socio-économique.

La quatrième menace concerne les sanctions . Plus nous serons faibles et dépendants, plus notre économie et notre sphère financière seront affaiblies par les sanctions occidentales, qui cherche à les utiliser comme une arme dans la guerre d’extermination déclarée à la Russie.

La cinquième menace est numérique . Elle n’est pas encore toute compries. Mais en fait, c’est le plus important. Alors que notre arriération technologique augmente, le capital transnational et les architectes du mondialisme moderne utilisent les dernières technologies pour s’acquitter de leur tâche: placer les États souverains et leurs citoyens sous le contrôle d’un seul centre de contrôle. Et nous ne parlons pas seulement de gestion politique et économique, mais de gestion illimitée de la conscience des masses. Le capitalisme mondial a exploité hier le travail, les ressources intellectuelles et naturelles. Aujourd’hui, il commence à exploiter votre comportement. C’est l’essence de la concurrence mondiale dans le domaine du numérique et de l’économie numérique. Et les passeports et les relevés d’emploi seront-ils transférés sur des supports numériques et sera-t-il encore plus pratique de commander des biens via Internet? Mais nous sommes en train de perdre la concurrence mondiale dans ce domaine, la défaite qui menace directement la sécurité et la souveraineté nationales. Et nous perdrons encore plus si les priorités politiques et socio-économiques et l’orientation sur laquelle elles reposent ne changent pas.

Et la sixième menace est oligarchique . Elle est associée à un système socio-économique et financier destructeur, totalement contradictoire avec les tâches de développement imposées à la Russie. Tant que ce système n’aura pas été modifié, il ne permettra pas à notre pays de se libérer des chaînes de la crise et de la dégradation. Cela ne permettra pas de constituer un budget à part entière, d’orienter les investissements dont il a besoin dans l’économie et de passer à la mise en œuvre réelle des tâches stratégiques les plus importantes. Parce que ce système existe uniquement dans l’intérêt d’un étroit clan de super-riches, prêt à sacrifier tous les autres groupes sociaux de la société et le pays dans son ensemble au profit de ses énormes profits.

Ces menaces exigent de toutes les branches du gouvernement le travail le plus responsable et le plus professionnel. Dans le même temps, la question de la contrôlabilité du pouvoir exécutif, de ses initiatives et actions du pouvoir législatif devient particulièrement importante et pertinente. On ne peut donc que souscrire à l’idée du Président de la Douma d’Etat V.V., exprimée dans l’article intitulé «La Constitution vivante du développement». Volodin sur la nécessité de renforcer l’influence du parlement sur la formation du personnel du gouvernement et sur les décisions prises par le cabinet des ministres.

Le programme CPRF vise à surmonter les menaces stratégiques susmentionnées, sans lesquelles il est impossible de sauver le pays.

Je ne doute pas que la décision de voter pour notre programme devrait être évidente pour quiconque est au courant de la situation dans le pays à cause du système de capitalisme sauvage mis en place en Russie il y a près de trois décennies. Et qui comprend que c’est le seul programme efficace offert aujourd’hui par le Parti communiste de la Fédération de Russie et nos alliés.

Le cours nécessaire de faire pour l’industrie ?

En termes de potentiel, la Russie est le pays le plus riche du monde. Les plus grandes réserves de minéraux les plus importants sont concentrées sur notre territoire. Mais parallèlement, en termes de taux de croissance économique, de développement technologique et de qualité de vie de la majorité des citoyens, nous nous rapprochons rapidement des États sous-développés. Pourquoi cela se passe-t-il ainsi? La raison principale en est le cours socio-économique qui, pour satisfaire les nouveaux riches, a pris le pouvoir après la destruction du système socialiste. L’économie universelle construite pendant l’ère soviétique, grâce à laquelle le pays pouvait se fournir pleinement et ne pas dépendre de la pression externe, a été transformée en une économie de matières premières par les efforts de «réformateurs» – un socle primaire, vulnérable, incapable d’assurer la sécurité nationale de la Russie, dont le capital transnational cherche à s’approprier son immense richesse en acquérir le contrôle total.

À bien des égards, c’est déjà le cas. Le contrôle de nos industries clés appartient en réalité au capital étranger. Sa part dans l’énergie électrique est de 95%, dans la métallurgie des métaux non ferreux – 75%, dans l’ingénierie ferroviaire – près de 70%, dans le commerce – environ 80%.

La production nationale dépend à 90% de machines-outils, de robots et de machines étrangères. Aujourd’hui, il y a 500 robots pour 10 000 travailleurs en Corée du Sud, 40 en Chine et nous n’en avons que deux.

Notre programme stipule de manière inconditionnelle: le rétablissement de la souveraineté économique est une condition préalable à la résolution de la crise systémique et à l’accélération du rythme du développement. Si nous n’y parvenons pas, notre économie ne pourra à se relever, peu importe à quel point les autorités assurent que cela a déjà été réalisé.

Dans la situation actuelle, nous sommes simplement obligés d’accroître la puissance du complexe de défense et de son financement: il ne nous reste plus d’autre choix. Mais la politique fiscale du gouvernement a entraîné une augmentation de la production au cours des deux dernières années et l’industrie de la défense a été soumise à la récession. Les investissements publics dans ce domaine sont réduits et les dettes des entreprises du complexe militaro-industriel s’accroissent. Payer un prix si dangereux pour le pays pour maintenir le cap de l’oligarchie et de ses partisans au pouvoir est tout simplement criminel dans les conditions de la vraie guerre déclarée à la Russie.

Presque toutes les industries, à l’exception des matières premières, ont déjà été soumises à un pogrom déclaré.

Voici juste un échantillon de statistiques montrant ce qui se passe dans notre secteur non primaire. Nous avons un veston pour 70 hommes par an, un moulin à café pour 1 500 familles, seulement 500 landaus et 23 000 parapluies – un pour 6 000 personnes. La part des importations dans l’industrie légère atteint 80%. Le pays achète 80% des biens destinés aux enfants à l’étranger, 70% des médicaments et 80% des produits médicaux sont également importés de l’étranger.

L’année dernière, 1,8 million de voitures ont été assemblées en Russie. Mais seule la sixième partie est équipée de moteurs nationaux et seule la huitième – avec ses propres organes de production. Le reste est importé.

Nous produisons du matériel informatique pour 4 dollars par personne et par an. Pratiquement tous les composants électroniques sont achetés à l’étranger. C’est une véritable honte pour le pays qui, au cours des années de socialisme, a été capable de créer la plus grande science et de bouleverser le monde entier avec ses réalisations dans le domaine spatial!

Ceux qui pensent que nous pouvons survivre longtemps à partir du commerce des ressources naturelles se trompent profondément, ils croient encore aux promesses, que le gouvernement avait faites de libérer la Russie au cours de la dernière décennie, sans toutefois tenir sa promesse. Les problèmes technologiques captivent de plus en plus l’industrie des matières premières, ce qui entraîne une baisse de la qualité de ses produits et des volumes de production. Dans le même temps, les États-Unis ne ménagent aucun effort pour évincer la Russie du marché mondial du pétrole, ce qui sera un coup dur pour nous. L’Amérique a déjà atteint la première place mondiale en termes de production de pétrole. Et elle envisage d’augmenter ses livraisons en Europe d’un ordre de grandeur dans les deux prochaines années.

Enfin, il est nécessaire de comprendre que la crise croissante du système capitaliste mondial n’est pas un mythe répandu par les communistes, comme le prétendent nos adversaires, mais une réalité de plus en plus évidente. L’une de ses manifestations est le déclin de la croissance économique moyenne mondiale, particulièrement aigu en Russie, du fait que nous avons la version la plus laide et la plus primitive du capitalisme. Et cette diminution entraîne inévitablement une diminution de la demande de matières premières sur les marchés mondiaux. La Banque centrale a récemment publié un «Rapport sur la politique monétaire», dans lequel elle mettait en garde: un ralentissement de l’économie mondiale pourrait entraîner un effondrement des prix du pétrole – à 30-40 et, selon les pires prévisions – à 20 dollars le baril d’ici 2021. Dans ce cas, l’industrie pétrolière russe deviendra non rentable, L’Etat devra prendre entièrement en charge ses subventions. Et le budget, que le gouvernement actuel corrige déjà au détriment des secteurs de développement les plus importants du point de vue stratégique, avec une telle diminution du revenu en matières premières sera complètement à nu.

Pour éviter cela, il est temps de prendre pleinement conscience: il est nécessaire de constituer de toute urgence un budget basé sur la tâche de créer un environnement industriel et productif fondamentalement différent, axé sur un développement plus rapide, sur la croissance d’une économie de haute technologie. Ce dont nous avons besoin, c’est d’orienter les efforts de gestion et les ressources financières vers la réindustrialisation à grande échelle de la Russie, projetée il y a bien longtemps au fil des années du capitalisme oligarchique. C’est l’un des points essentiels de notre programme de développement, qui implique un changement radical de la stratégie économique, une nouvelle industrialisation, une véritable modernisation de l’économie et son retrait des rails innovants, plutôt que la redécoration inutile d’un système pourri que le gouvernement nous invite à faire. objectifs stratégiques énoncés dans les décrets et les messages du président.

Une Économie maintenue affamée

L’un des principaux outils de ce sabotage est la politique financière du gouvernement, qui est ouvertement contradictoire avec nos intérêts nationaux. Le Parti communiste insiste sur son principal changement. Dans notre programme, il est dit: les ressources en crédit devraient être orientées vers la restauration de l’économie du pays. À cette fin, nous réduirons les intérêts bancaires des entreprises nationales, mettrons fin au retrait incontrôlé de capitaux à l’étranger, concentrerons tous les fonds disponibles sur la production nationale et humaine, créerons des possibilités d’injections à grande échelle dans l’économie, soutiendrons les petites et moyennes entreprises, les entreprises nationales et les entreprises collectives.

Regardez comment le pouvoir stimule de manière agressive l’économie nationale en Chine, qui se développe à un rythme effarant sous le leadership des communistes. Dans ce pays, rien qu’en juin de cette année, le secteur bancaire a émis des prêts d’un montant total de 1,6 billion de yuans (240 milliards de dollars) aux entreprises. La croissance de l’investissement en immobilisations au premier trimestre de cette année était d’environ 6% par rapport au premier trimestre de 2018. La production industrielle et le PIB du pays ont augmenté de plus de 6% en juin en juin.

La Russie pourrait obtenir des résultats similaires si nous avions une planification responsable répondant aux intérêts stratégiques. Mais que voyons-nous à la place? Les investissements en immobilisations au premier trimestre de 2019 ont diminué de près de 3% par rapport au premier trimestre de l’année précédente. La réduction globale des dépenses publiques consacrées au soutien de l’économie dans les mêmes conditions annuelles a été de 20%.

Dans un contexte d’appauvrissement massif des citoyens, les profits du secteur bancaire russe ne cessent de croître. Seulement au premier semestre de 2019, elle a dépassé le billion de roubles. Mais le gouvernement et la banque centrale ne veulent pas contribuer au crédit à grande échelle de la production nationale, ils continuent à maintenir l’économie affamée, l’étouffant en fait.

Mais notre gouvernement se plie volontiers au pillage de ressources financières, qui sont continuellement transférées à des banques étrangères et à des sociétés offshore. Au cours des cinq premiers mois de 2019, la Russie a presque deux fois plus d’argent que la même période en 2018: plus de 35 milliards de dollars contre 19 milliards l’année dernière. En roubles, les capitaux investis à l’étranger de janvier à mai s’élèvent à près de 2 300 milliards de dollars.

La même attitude irresponsable à l’égard de la saturation financière de l’économie est démontrée par ses «commandants» du gouvernement lors de l’établissement du budget.

En juin, la Douma d’Etat a examiné des amendements au budget fédéral actuel. Par rapport à l’automne 2018, année de son adoption, ses revenus ont augmenté de près de deux milliards de roubles. Notre faction a insisté sur le fait que ces fonds devraient servir à soutenir l’économie nationale et la sphère sociale. Mais les ministres et les députés de Russie unie ont encore une fois ignoré nos revendications. Seule la huitième partie de l’augmentation du budget a été dépensée en dépenses nouvelles. Le reste des fonds a été chargé de nouveau dans le pot de sauvegarde. C’est, en fait, un vol organisé du pays.

Dans le contexte de ses politiques médiocres et destructrices, le gouvernement attribue une plus grande responsabilité financière aux régions en ce qui concerne le respect des obligations sociales, la maintenance des infrastructures et d’autres dépenses importantes. Le ministère des Finances prédit que la dette totale des régions russes, actuellement de 2,2 trillions de roubles, augmentera d’un trillion de milliards d’ici 2021.

Le Parti communiste de la Fédération de Russie a soumis à la Douma 12 projets de loi permettant de constituer un budget de développement, le portant à 25 000 milliards de roubles. Nous proposons une politique régionale fondamentalement différente. Dans le programme du Parti communiste de la Fédération de Russie, il est dit: notre tâche historique consiste à assurer la renaissance de la Russie «provinciale». Nous allons aplanir les budgets régionaux, garantir le soutien des petites villes, des villages et des zones rurales, assurer le retour des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures sociales, déployer du gaz, de l’électricité, de l’eau et des égouts dans les logements privés, gratuitement pour les citoyens.

Avec une telle politique financière menée aujourd’hui, il est impossible de s’attendre à atteindre les objectifs déclarés par le gouvernement: la croissance de l’économie nationale à un taux supérieur à la moyenne mondiale et sa percée technologique. Avec le cours actuel, ces objectifs seront enterrés aussi inconditionnellement que le programme de modernisation, annoncé solennellement il y a 10 ans et transformé en zilch.

C’est ce que montrent les résultats économiques ministériels des premiers mois de 2019 annoncés par le cabinet. Au premier trimestre de cette année, la croissance du PIB n’était que d’un demi-point de pourcentage par rapport à la même période en 2018. Et par rapport au quatrième trimestre de l’année dernière, l’économie a complètement chuté. En termes de croissance économique, nous sommes désespérément à la traîne non seulement de la superpuissance telle que la Chine, mais également de nombreux pays récemment classés dans la catégorie des pays sous-développés. Par exemple, la Malaisie sur cet indicateur dépasse aujourd’hui notre pays de 8 fois.

Le gouvernement affirme veiller constamment sur le développement des petites et moyennes entreprises et d’en prendre soin de toutes les manières possibles. Mais de telles assurances ne sont absolument pas vraies. Les sondages effectués en mai et juin par les plus grands services sociologiques ont révélé une nette détérioration du climat des affaires dans tous les secteurs de l’économie et un manque de confiance des entreprises dans le fait qu’un pays doté d’une telle politique pourrait sortir de la crise. Seulement 15% des entrepreneurs ont déclaré attendre la croissance des entreprises de leur secteur. Le nombre d’entreprises qui prévoient d’agrandir leur personnel est tombé à 6%. Plus de la moitié des dirigeants d’entreprises ont déclaré: dans les 5 prochaines années, la situation économique s’aggravera.

Grâce à cette politique financière, nous n’occupons que la 118ème place mondiale en termes de coûts de santé en termes de PIB. En termes de dépenses d’éducation – 88ème place. Mais le gouvernement, à en juger par ses actions, cherche à faire en sorte que nous tombions encore plus bas.

Cette politique contribue directement au fait que, parallèlement à l’industrie nationale, les sciences appliquées et l’éducation, qui constituent le fondement le plus important du développement technologique, sont exposés à un pogrom déclaré.

Souvenons-nous: au XXe siècle, chaque seconde invention de la planète a été réalisée en URSS. Un passager sur trois dans le monde utilisait un avion soviétique. Chaque seconde des mathématiciens qui ont assuré le succès des principales sociétés informatiques du monde est née dans notre pays. Mais ceux qui gèrent aujourd’hui l’économie et la sphère financière russes piétinent littéralement la science et l’éducation nationale, les condamnent à l’oubli.

Au cours des six derniers mois, les trois principaux oligarques russes ont perçu un revenu supplémentaire de 840 milliards de roubles. Et l’État consacre 200 milliards de moins au financement d’un programme présidentiel de cinq ans pour le développement de la science.

La situation des dépenses de R & D, à savoir la recherche, le développement et les travaux technologiques envisagés dans le cadre des plus importants programmes d’État, qui ne peuvent être gagnés sans un appui scientifique adéquat, est scandaleuse. En 2019, ces coûts ont fait l’objet d’une réduction inacceptable par rapport aux coûts de 2014. Dans le cadre du programme national « Développement économique et économie de l’innovation » – de 16%, le programme « Activité spatiale de la Russie » – de 20%, le programme « Développement de l’industrie aéronautique » – de près de 40% et le programme « Développement de l’industrie de l’énergie nucléaire » – de près de 66%. % Les dépenses de R & D prévues par le programme «Développement de l’industrie et augmentation de sa compétitivité» ont diminué de 95% au cours des 5 dernières années!

Le tableau franchement catastrophique de la dimuntion des crédits consacrés à la science est exacerbé par la même attitude perfide à l’égard de l’éducation. Dans le système actuel, il ne devient pas le principal moyen de développement intellectuel et de renforcement des bases du personnel du pays, mais un magasin commercial conçu non pour les plus talentueux, mais pour les plus riches. C’est la voie directe vers la dégradation sur laquelle le système du capitalisme sauvage travaille de manière agressive.

Le rapport du Cabinet des ministres à l’Assemblée fédérale indiquait ceci: d’ici 2024, le nombre de places budgétaires dans les établissements d’enseignement supérieur russes diminuera encore de 17%. Dans le même temps, selon les calculs du gouvernement, le nombre de candidats augmenterait d’ici là de 15%. Ainsi, les chances réelles d’obtenir une éducation supérieure gratuite seront réduites de 25%.

Le pays ne peut pas compter sur une avancée novatrice sans lui fournir une base scientifique et humaine digne de ce nom. Par conséquent, notre programme dit: la base de la nouvelle industrialisation ne peut être que la science moderne, basée sur une éducation de haute qualité. Pour réussir leur développement, il est nécessaire d’augmenter la part des dépenses publiques consacrées à la science et à l’éducation à au moins 7% du PIB. L’histoire se confirme sans réserve: seuls les pays qui ont suivi cette règle ont réussi à résoudre le problème de la modernisation technologique et de l’accélération fondamentale de la croissance économique. Mais dans notre budget fédéral, les dépenses consacrées aux sciences représentent moins de 0,4% et celles consacrées à l’éducation, à seulement 3,6% du PIB.

Refusant d’affecter des ressources financières au développement, le gouvernement continue d’augmenter rapidement la dette extérieure de l’État. Il examine de plus près l’accroissement des emprunts extérieurs par l’entreprise oligarchique russe, dont les dettes doivent être remboursées avec des fonds de l’État. C’est-à-dire aux dépens des citoyens russes. Cela est doublement irresponsable et dangereux dans la situation actuelle, lorsque notre dette extérieure est activement utilisée par l’Occident pour accroître la pression hostile sur la Russie.

Récemment, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté un amendement au projet de budget de la défense pour 2020 prévoyant l’imposition de sanctions à l’encontre de la dette du gouvernement russe. Il s’agit d’une interdiction d’acheter des obligations russes aux États-Unis. Dans le même temps, les États-Unis vont faire pression sur les pays de l’UE, les incitant à prendre des mesures similaires. Si de telles sanctions entrent en vigueur, la Russie sera confrontée à la nécessité d’éteindre les dettes à la demande de créanciers étrangers, sans avoir la possibilité de se refinancer en vendant de nouvelles obligations. En conséquence, nos réserves de change seront utilisées pour rembourser la dette extérieure. Et l’indépendance de la Russie s’érodera encore plus.

Ce n’est pas par hasard que Brad Sherman, membre du Congrès démocrate de Californie, auteur de cet amendement de sanction anti-russe, a déclaré: « Les sanctions actuelles contre la Russie sont une illusion ». Et il a assuré: ce sont les sanctions contre la dette de l’État qui nous permettront d’exercer une pression véritablement tangible et productive sur notre pays.

Dans le même temps, selon le rapport de la Banque centrale, la dette extérieure totale de la Russie, c’est-à-dire la dette totale de l’État et des entreprises privées vis-à-vis des créanciers étrangers, est de 482 milliards de dollars (30,4 milliards de roubles). Pour le premier semestre de 2019, il a augmenté de 6% et a atteint la troisième partie du PIB et près de deux budgets annuels du pays. La dette publique envers les créanciers étrangers s’accumule à un rythme encore plus rapide. Au cours des six derniers mois, il a atteint 64,3 milliards de dollars, soit 1,5 fois plus qu’au premier semestre de 2018. Il s’agit d’un taux de croissance record de la dette extérieure publique de notre histoire. Dans le même temps, les réserves de change de la Russie s’élèvent aujourd’hui à 518 milliards de dollars, c’est-à-dire que notre dette extérieure totale dépasse moins de 36 milliards. Presque autant au cours des cinq premiers mois de 2019 ont été retirés du pays au profit de banques et d’officiers étrangers. À titre de comparaison, avant la crise de 2008-2009, les réserves d’or et de change de la Russie dépassaient de 200 milliards de dollars sa dette extérieure consolidée. Mais depuis lors, le rapport entre eux et la dette extérieure n’a cessé de diminuer.

Il est nécessaire de reconnaître que la politique financière des autorités non seulement ne contribue pas au soutien de la production, de la science ou de l’éducation nationales, mais aide également les adversaires à attaquer notre pays, à rechercher son affaiblissement et à porter atteinte à la souveraineté de la Russie.

Politique qui engendre la déception

Nous l’avons déjà dit plus d’une fois: le gouvernement annule constamment ses propres promesses et garanties prévues par la Constitution, qui stipule que la Russie est un État social. La validité de cette conclusion est pleinement confirmée par la politique en matière de fiscalité et de dépenses sociales. Son échec à prouver et les résultats du premier semestre de 2019.

Plus tôt cette année, la taxe sur la valeur ajoutée était passée de 18% à 20%. En envoyant un projet de loi à la Douma pour augmenter cette taxe, le gouvernement a assuré: le budget générera ainsi un revenu supplémentaire de 620 milliards de roubles par an. Mais le résultat réel s’est avéré être exactement celui sur lequel le Parti communiste de la Fédération de Russie avait mis en garde, s’opposant à l’augmentation de la TVA et insistant dans son programme pour qu’elle ne soit pas augmentée, mais essentiellement réduite. Le budget n’a reçu aucun revenu supplémentaire. Mais les citoyens ont eu une augmentation supplémentaire du coût des biens et services de 10% en moyenne, en raison de l’augmentation de cette taxe.

L’augmentation de la TVA a eu un impact négatif sur les entreprises: elle a provoqué une baisse de leur rentabilité et certaines d’entre elles ont été condamnées à la faillite. Si, en février de cette année, il y avait un peu plus de deux mille entreprises en faillite dans le pays, leur nombre a grimpé à près de 3 300. Selon ce chiffre déplorable, la Russie est nettement en avance sur tous les pays européens.

En 2015, le gouvernement avait mis en place une nouvelle procédure de calcul de la taxe foncière pour les particuliers. Il a commencé à compter compte tenu de la valeur cadastrale. Et voici le résultat: en 2019, les gens paient une taxe sur l’immobilier de 20% de plus qu’il y a 4 ans.

Depuis le 1 er juillet, l’accord entre le gouvernement et les fabricants sur le gel des prix de l’essence a été résilié. L’année dernière, ils avaient déjà bondi de 9% en raison de l’augmentation des taxes imposée par le gouvernement. Cela a entraîné une augmentation du coût du transport et une augmentation d’au moins 7% du coût des biens essentiels. Selon les prévisions des experts, les prix de l’essence augmenteront encore plus cette année, contrairement aux promesses que le gouvernement a récemment faites.

Le fardeau fiscal et fiscal des citoyens et des entreprises est encore exacerbé par le système Platon, ainsi que par la loi sur le jardinage citoyen pour ses propres besoins, entrée en vigueur le 1er janvier en raison des nouvelles règles régissant la collecte des déchets.

Refusant constamment de réviser le système d’imposition actuel des personnes et ne voulant pas augmenter le fardeau fiscal de l’oligarchie fabuleusement enrichie, le gouvernement préfère colmater des trous financiers à l’aide de mesures de plus en plus effrontées dirigée contre les travailleurs et les retraités appauvris. Une telle politique ne peut être décrite que comme antisociale et anti-populaire.

La politique opposée est inscrite dans notre programme. Il garantit la révision du système fiscal actuel en faveur des citoyens à revenu faible et moyen, une augmentation fondamentale des impôts des super-riches et une réduction de ceux-ci pour les pauvres – jusqu’à une exonération totale des impôts.

Parallèlement à cela, nous soutenons l’abolition de la « réforme » des retraites franchement perfide et un retour aux règles existantes de la législation sur les retraites. Cela correspond parfaitement à l’exigence exprimée par les neuf dixièmes de nos citoyens et cyniquement ignorée par les autorités.

Selon la Banque mondiale, le taux de mortalité des hommes de moins de 65 ans en Russie est le plus élevé d’Europe: 43% n’atteignent pas cet âge. Une femme russe sur cinq quitte la vie avant d’atteindre 65 ans. L’âge moyen de la capacité de travail dans notre pays est de 63 ans. La plupart de ceux qui ont dépassé cet âge ne sont pas dans un état de santé qui leur permet de fonctionner pleinement. Mais tout cela n’a pas empêché le président, le gouvernement et Russie unie d’introduire des amendements à la loi sur les retraites, qui, malgré des protestations massives, sont entrés en vigueur le 1er janvier.

Les coûts économiques inévitables, qui compensent totalement les «avantages» promis par le gouvernement de la «réforme» des retraites, ne les ont pas arrêtés non plus. Les économistes estiment que 3 à 4 millions de nouveaux emplois seront nécessaires chaque année pour créer des emplois pour ceux qui doivent désormais travailler 5 ans de plus. Cela représente 9 000 milliards de roubles d’investissements supplémentaires, alors que les économies promises par le gouvernement au détriment de la réduction du nombre de retraités sont tout simplement insignifiantes. La justesse des opposants à la «réforme» est pleinement confirmée par les récentes prévisions publiées par le ministère du Travail: en 2020, le chômage en Russie augmentera de 1,6 fois. Et cela se produira justement à cause de l’afflux sur le marché du travail de ceux qui ont été privés de la possibilité de prendre leur retraite.

Le gouvernement a promis d’atténuer les effets négatifs de la «réforme» à l’aide du programme d’État «Développement du système de retraite», qui stipulait que la pension moyenne serait de deux salaires de subsistance, et non d’un salaire et demi, comme c’est le cas actuellement. Mais l’autre jour, cela a été annoncé: le gouvernement refuse ce programme . Il a été promis à tous les bénéficiaires d’une pension d’ajouter au moins 1 000 roubles. Mais les retraités n’ont pas non plus bénéficié de cette augmentation misérable. Non-travail cette année ajouté seulement 523 roubles. Ils promettent aux travailleurs d’en ajouter 244 à compter du 1er août. 244. L’augmentation promise depuis longtemps des paiements aux retraités de l’armée a été reportée à octobre. Et même s’ils l’attendent, ce ne sera que 4,3%.

Qu’est-ce que c’est, sinon une claire moquerie de personnes qui ont gagné le droit de gagner du repos et des pensions décentes pour de nombreuses années de dur labeur? Qu’est-ce, si ce n’est une tromperie directe du peuple, que les autorités, sans hésiter, continuent d’appeler à voter lors des élections?

Une conséquence directe du cours antisocial est l’appauvrissement constant, qui dure depuis 5 ans. Au cours des six derniers mois, les revenus réels des citoyens ont encore diminué de 1,3%. Et dans certaines régions, leur chute de janvier à juin a été encore plus rapide et a varié de 6 à 9%.

Les statistiques officielles admettent que 13% des Russes sont des mendiants et affirment que le salaire moyen dans le pays avoisine les 50 000 roubles. Mais, selon les calculs de spécialistes, le salaire que la majorité reçoit est inférieur à 27 000. Aucune personne sensée ne nierait qu’avec les prix actuels des biens et services, les tarifs en constante augmentation et les extorsions, il s’agit d’un montant dérisoire, même pour une personne. Sans parler de ceux qui doivent nourrir leur famille pour un tel salaire.

En janvier-mai 2019, les Russes ont dépensé 415 milliards de roubles pour l’achat de deux milliards de paquets de médicaments. Les ventes de médicaments importés coûteux en mai de cette année par rapport à mai 2018 ont diminué de près de 10%. En général, les ventes de médicaments ont diminué de 3,7%, mais les vendeurs les ont aidées de 1,2% de plus qu’il ya un an. En d’autres termes, les citoyens appauvris sont obligés de réduire leur consommation de drogues tout en y consacrant de plus en plus d’argent. La hausse moyenne des prix des médicaments nationaux au cours de la dernière année a été de 5,6%, celle des produits importés de 8%.

La hausse des prix dans l’industrie est en moyenne de 12%. Rosstat a publié début juillet des données sur la hausse des prix des denrées alimentaires en 2018. Le mil et le chou ont augmenté de 73%, le sucre de 28%, les œufs de 26%, les oignons et les betteraves de presque un quart, la viande de poulet et les carottes de 20%. En ce qui concerne les prix des produits alimentaires pour l’année en cours, les statistiques ne donnent encore que des informations fragmentaires: pour les cinq premiers mois de 2019, les légumes ont augmenté en moyenne d’un quart, les fruits, de plus de 7%. À son tour, l’association nationale russe des aliments pour animaux a émis un avertissement: cette année, le prix de la viande augmentera d’au moins 10%.

La baisse continue des revenus, qui s’accompagne d’une hausse des prix des biens essentiels, pousse les citoyens dans le piège de la dette. Aujourd’hui, près de 60 millions de Russes – 40% – ont contracté au moins un prêt. La dette totale des citoyens envers les créanciers dépasse 15 000 milliards de roubles – un montant proche du budget fédéral cette année. Récemment, la direction de la Banque centrale a déclaré: En moyenne, les débiteurs russes envoient jusqu’à 44% de leurs revenus pour rembourser leurs emprunts.

Les économistes insistent de plus en plus sur le fait qu’une croissance de la dette en crédits comparable à une avalanche pourrait, au cours des deux prochaines années, nous conduire à une crise financière similaire à celle déclenchée par la «bulle du crédit» éclatée en 2008-2009. Mais cette nouvelle crise ne sera plus une crise mondiale mais une crise interne à la Russie. Et ses conséquences seront encore plus difficiles pour notre pays.

Stopper l’appauvrissement et libérer les citoyens de l’étranglement de la dette ne peut que mettre en œuvre notre programme. Nous allons contrôler les prix des produits de base et des biens essentiels, pour les tarifs des services publics. Nous allons réduire les prix des médicaments et les tarifs pour tous les types de transport. Les demandes de réparations majeures seront annulées. Les tarifs des services publics ne doivent pas dépasser 10% du revenu familial.

Système d’inégalité et de sous développement

Le cours actuel ne profite qu’à un groupe social – l’oligarchie et les représentants du gouvernement qui servent ses intérêts. Mais leur prospérité est achetée à un prix criminel que le pays ne peut continuer à payer. Ce prix est une inégalité flagrante et un génocide social réel, qui a pour conséquence l’extinction de la Russie.

Le rapport conjoint de la Haute école d’économie et de la Vnesheconombank indique: 3% des Russes les plus riches concentrent près de 90% de tous les actifs financiers du pays. En termes de concentration de la richesse parmi les couches les plus riches des riches, la Russie a eu des résultats triple de ceux du Japon et de la France, plus que doublé l’Italie, la Grande-Bretagne et le Canada et presque doublé les États-Unis. Le niveau d’inégalité est prohibitif, même selon les normes de l’Amérique latine et de l’Asie. Ainsi, au Brésil, 1% de la population ne possède que 43% des actifs et en Inde, 51%.

L’ONU publie chaque année le rapport «Indices et indicateurs de développement humain», qui reflète la situation dans 189 pays du monde. Dans le dernier rapport, les experts de l’organisation ont classé la Russie à la 49ème place en termes de développement humain. Et ils ont cité deux raisons principales pour lesquelles notre pays était à la fin du quatrième dix: faible espérance de vie et pauvreté de masse.

L’inégalité et la crise démographique sont deux malheurs qui vont de pair. S’étant effondrés du fait du capitalisme oligarchique au niveau des pays les plus arriérés en termes d’ampleur de l’injustice sociale, nous tombons au même niveau et en termes d’ampleur d’une catastrophe démographique.

La perte de la population autochtone de Russie depuis l’année dernière augmente à un rythme que même les dirigeants du gouvernement sont forcés de reconnaître comme catastrophique: rien que pour les cinq premiers mois de 2019, il s’élevait à 180 000 personnes.

L’année dernière, les dirigeants de la CIA ont organisé une réunion spéciale sur les conflits et les crises mondiaux, que les services de renseignements américains s’attendent à développer dans les 20 prochaines années. La chute démographique de la Russie est l’un des principaux facteurs de crise. Il s’agit du seul des 50 principaux pays du monde où la population diminue constamment.

Les principaux facteurs de la crise démographique sont la pauvreté, l’absence de logement, le risque de chômage, l’affrontement de la jeunesse russe par l’épée de Damoclès et l’incertitude quant à l’avenir, inévitable pour une société plongée dans un capitalisme sauvage.

Au cours des cinq dernières années, le nombre de mariages en Russie a diminué de plus de 20%. Dans le même temps, le taux de natalité diminue plus rapidement. Cette année, il a diminué de 12% par rapport à 2018. Tout cela est la conséquence directe d’une politique sociale et économique dévastatrice, dans laquelle des citoyens démunis qui n’ont pas confiance en leur avenir craignent de fonder une famille et d’avoir des enfants.

Selon des estimations d’experts nationaux et étrangers, notre pays se classe aujourd’hui entre 125 et 130ème en termes d’espérance de vie pour les hommes et entre 80 et 90 ans en termes d’espérance de vie pour les femmes. Le gouvernement a promis qu’en 2024 nos citoyens vivraient en moyenne 5 à 6 ans de plus. Mais est-il possible de croire de telles promesses avec la politique qu’elle tient? À titre de comparaison: en France, qui ne connait pas une politique sociale et économique aussi choquante que celle que nous avons aujourd’hui,a réussi à obtenir une augmentation similaire de l’espérance de vie moyenne en 22 ans. Et le pouvoir nous promet des miracles d’une percée démographique, pas un truc sans sortir de la trajectoire destructrice provoquant une catastrophe démographique.

On peut y mettre un terme en s’acquittant des obligations de notre programme relatives à la protection sociale de la famille, à la maternité et à l’enfance et à l’aide de l’État à la médecine.

Le programme du Parti communiste de la Fédération de Russie garantit des soins médicaux gratuits et de haute qualité ainsi que le financement des soins de santé à un niveau non inférieur à 7% du PIB. L’État est obligé d’assumer tous les coûts liés au traitement des personnes gravement malades. Il est nécessaire de supprimer l’optimisation audacieuse de la sphère médicale, qui conduit à sa commercialisation rapide, à la réduction du nombre d’hôpitaux et de cliniques et à la perte de spécialistes hautement qualifiés.

Nous plaidons pour le soutien total de la maternité et de l’enfance, la restauration du système d’éducation préscolaire et une place garantie à la maternelle pour chaque enfant, le développement du sport de masse pour les enfants et l’organisation de cercles libres et de studios de création dans tout le pays, de subventions publiques pour la production de biens pour enfants.

En parlant des conséquences démographiques de la politique du capitalisme criminel, on ne peut s’empêcher de dire à propos de la catastrophe que les autorités et l ‘«opposition libérale» continuent de faire taire. C’est l’extinction du peuple russe qui forme l’Etat et qui, depuis l’époque de la destruction perfide de l’URSS, continue de décroître au rythme le plus rapide. Le cours actuel le détruit avec la même brutalité avec laquelle, dans les années 40 du siècle dernier, a détruit la plus terrible guerre de l’histoire du monde.

Voici l’expertise des démographes de l’OTAN: si en 1989 le nombre de Russes était de 120 millions, il en comptait 111 millions en 2010, pas plus de 103 millions en 2020 et moins de 98 en 2025. 35 ans de politique du capitalisme sauvage, si elle continue notre pays, coûtera 22 millions de vies au peuple russe!

Quels autres arguments sont nécessaires pour confirmer que le système qui nous est imposé est un système de génocide déclaré qui n’a pas le droit d’exister? Quelles autres preuves faut-il avoir que, depuis la fin du XXe siècle, le plan d’extermination de l’un des plus grands et des plus grands peuples de la planète soit effectivement mis en oeuvre? Et quelle folie est la réticence à admettre que la mise en œuvre de ce plan monstrueux est directement encouragée par la politique socio-économique menée dans le pays, qui a longtemps prouvé son danger mortel!

Changement de cap pacifique ou explosion sociale?

«L’opposition libérale», dans l’espoir d’utiliser la crise et de profiter de l’explosion sociale imminente pour venger le «parti des années 90», persiste à imposer à la société le mythe selon lequel il faut chercher précisément à se débarrasser de la crise systémique de la Russie par cette voie. Mais c’est un mythe pour les dupes. Il est contredit par l’attitude des libéraux locaux eux-mêmes, qui, à l’instar du gouvernement actuel, sont favorables à la préservation des industries stratégiques entre les mains de l’oligarchie et insistent pour que l’inégalité gigantesque en matière de propriété soit reconnue comme une condition «normale» de la concurrence capitaliste. Ce mythe est également réfuté par les conclusions des plus grands économistes et financiers occidentaux, qui reconnaissent aujourd’hui:

Joseph Stiglitz, économiste américain, lauréat du prix No-Belev, a publié un article intitulé «Background» sur le site Web de Project Syndicate. En Occident, il est devenu la publication économique qui a eu le plus d’écho de ces derniers mois. Les idées principales de l’un des experts les plus influents dans le domaine de l’économie sont les suivantes: l’expérience néolibérale, couronnant l’histoire du capitalisme mondial, a échoué. Les taux de croissance sont maintenant inférieurs à ceux du quart de siècle qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Après des décennies de stagnation et de baisse des revenus, le néolibéralisme doit être déclaré mort. La seule alternative raisonnable pour lui est le centrisme de gauche progressiste. Il est nécessaire de rompre le lien entre le pouvoir économique et l’influence politique, de réduire l’influence de l’argent sur la vie politique et de réduire de manière persistante les inégalités sociales. Si ces objectifs ne sont pas atteints,

En fait, l’un des économistes modernes les plus éminents fait écho au programme CPRF, qui exige que l’oligarchie soit privée de toute influence politique et de tout contrôle sur l’économie.

Non seulement des scientifiques, mais aussi des représentants de l’élite financière de l’Occident ont déjà lancé des appels en faveur d’un renversement fondamental du système socio-économique vers l’idéologie de gauche. En juin, près de deux douzaines de milliardaires américains ont adressé une lettre collective aux candidats à la présidentielle américaine dans laquelle ils appelaient à une augmentation substantielle du fardeau fiscal des super-riches. «L’inégalité nourrit le mécontentement et la discorde dans la société. Il en résulte une méfiance croissante à l’égard des institutions démocratiques et même pire », indique leur message.

Alan Schwartz, un vétéran de Wall Street, responsable de la banque d’investissement Guggenheim Partners, a déclaré que lorsque les masses pensent que les élites gagnent trop, l’une des deux choses suivantes se produit: une redistribution législative de la richesse ou de la révolution.

Jamie Dimon, président de la banque américaine JP Morgan, se fait l’écho de ces propos: «Le gouvernement s’éloigne progressivement de la réalité dans laquelle vit l’homme du commun. Les gens ont perdu confiance dans la capacité des institutions à remplir leur mission et à fournir un soutien social et une protection. Ils ont besoin de changement, et nous devrons admettre que le changement est mûr ».

L’un des principaux investisseurs américains, Ray Dalio, a résumé les conclusions de ces milliardaires occidentaux: « Nous avons atteint un point critique au-delà duquel tout dépend de notre capacité à parvenir à un accord. »

En fait, le système du capitalisme mondial signe sa propre faillite par la bouche de ses représentants éminents. Et si vous ne savez pas que leurs appels concernent la situation en Occident, vous pourriez penser qu’ils s’adressent au gouvernement russe, notre gouvernement actuel. Réfléchissons bien: même si les économistes et les financiers évaluent ainsi la situation dans les pays occidentaux les plus développés, que peut-on dire du parcours suivi en Russie et de ce à quoi il pousse notre pays et notre société?

Comme pour faire écho aux conclusions ci-dessus, le président Poutine, prenant la parole lors du sommet du G-20 en juin, a déclaré que l’ère du libéralisme prenait fin, les partisans de cette idéologie ayant commis trop d’erreurs. Mais l’idée libérale elle-même était dépassée et entrait en conflit avec les intérêts de la grande majorité des gens. Il est impossible d’être en désaccord. Cependant, le président a réduit l’idéologie libérale presque exclusivement à la question des migrations, ignorant la composante socio-économique destructrice de cette idéologie. Et pour ne rien dire du fait que le gouvernement russe suit un cours axé sur les idées néolibérales les plus radicales.

Si le chef du pays reconnaît que cette idéologie s’est épuisée et contredit les intérêts de la majorité absolue, il doit reconnaître que le cours socio-économique suivi dans notre pays s’est épuisé et va à l’encontre des intérêts de la société.

Notre gouvernement ne peut pas offrir au pays une alternative anti-crise à une impasse libérale. Il continue à suivre le même cours libéral. Cela est prouvé par ses actions dans le domaine socio-économique et par sa politique de migration, non loin de la politique de l’Union européenne, critiquée par le président.

De nombreux experts, commentant la situation socio-économique, disent: il est impossible de nommer un autre pays, sauf la Russie, où, avec une crise aussi longue et un aussi appauvrissement prolongé, le gouvernement ne changerait pas. La grande majorité de nos citoyens sont outrés. Mais les dirigeants du pays ne semblent pas se rendre compte que l’indignation populaire croissante menace sérieusement une explosion sociale.

Au lieu de se concentrer sur la prévention de cette menace et de corriger fondamentalement les politiques dans l’intérêt des citoyens, le

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