| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 03-01-2014 à 17:32:22
| La semaine dernière nous avons publié la première partie de ce texte présentant le segment de classe petit-bourgeois et ses activités politiques. Cette première partie est accessible ici : www.les7duquebec.com/7-au-front/la-petite-bourgeoisie-pervertie-et-trahie/ Cette semaine nous poursuivons lanalyse en présentant lexemple du comportement politique de la petite bourgeoisie emportée par la tourmente économique et sociale en Argentine. La petite bourgeoisie en Argentine pendant la crise La crise économique de 2001 en Argentine (plus de 20% dinflation par année), offre un exemple patent du comportement du segment de classe petit-bourgeois en situation de crise économique, sociale et politique catastrophique. Observons ce segment de classe filouté, empreint de fatuité et qui aspire au mode de vie bourgeois en jouant constamment sur la corde raide, repoussé quil est vers le bas de léchelle sociale par le développement économique impérialiste moderne de plus en plus chaotique. Observons dabord que la petite bourgeoisie en ces temps de crise sévère est en voie de paupérisation accélérée, elle le sait mais elle croit quelle peut sen tirer si elle livre la classe ouvrière pieds et poings liés aux capitalistes monopolistes ses maîtres à penser. Voici comment elle sy prend pour remplir sa part de marché. En Argentine devant sa déchéance évidente, la petite bourgeoisie est descendue dans les rues chanter et tambouriner sur des casseroles et elle a exigé quon lui restitue ses «droits acquis» (slogan typiquement petit-bourgeois les droits acquis pour les ouvriers ça nexiste pas en société capitaliste chaque avantage conquis par les ouvriers doit être quotidiennement défendu par la résistance de classe). Le grand capital nassure aucun «acquis» ni aux ouvriers ni à ses sous-fifres petits-bourgeois qui doivent le mérité à chaque journée. La grande bourgeoisie de lArgentine leur a alors proposé une série de polichinelles politiques à travers une suite délections «démocratiques». Voter est lactivité politique préférée des petits-bourgeois car cest par les urnes que la classe petite-bourgeoise manifeste sa capacité de nuisance politique faisant et défaisant les gouvernements des différentes factions capitalistes qui se disputent la mainmise sur lappareil dÉtat (Que des factions capitalistes les partis de la gauche petite-bourgeoise nayant absolument aucune chance de décrocher la palme électoral dont il ne saurait que faire de toute manière). La petite bourgeoisie a donc participé dévotement à chacune de ces élections bidon attirant la classe ouvrière dans son sillage vers le marécage électoral péroniste. Les sacrifices et la misère de la classe ouvrière saccroissant, la monnaie nationale périclitant, la dette souveraine étant rééchelonnée, les épargnes des petits salariés sétant envolés en fumée, dévalués par linflation, les entreprises dÉtat privatisées, le FMI et la Banque mondiale rassasiés, léconomie de lArgentine sest couci-couça temporairement rétablie, permettant à ce tas de parias de reprendre peu à peu leurs activités, leurs studios dans la Cité, leurs grosses cylindrée jusquà la prochaine butée économique qui ne saurait tarder. Vous les reverrez bientôt chahutés, les casseroles «révolutionnaires» à la main et chantonner désespérés dans les rues de Buenos Aires enflammées. À un moment donné pendant la crise la petite bourgeoisie argentine a menacé de se radicaliser et certains de ses partisans ont été recrutés par les organisations de la «gauche» piteuse et surannée ou par la droite radicale et patentée. La petite bourgeoisie est souvent tentée deffrayer, et même, de terroriser ses maîtres grands bourgeois en les menaçant de tout faire sauter (terrorisme FLQ, Tupamaros et/ou djihadiste sont au menu politique de la classe petite-bourgeoise). Pire encore, la petite bourgeoisie peut aller jusquà menacer dameuter et de soulever les ouvriers insurgés comme en Égypte (Moubarak dégage ! Quun autre larbin sengage !), en Tunisie de Ben Ali, en Libye de Kadhafi et en Syrie de Bachar al-Assad, et de les diriger vers les saccages et les crimes contre lhumanité où ce sont les ouvriers qui sont sacrifiés en tant que chair à canon des soulèvements petits-bourgeois exaspérés. Le petit bourgeois veut ainsi démontrer que si on le pousse aux dernières extrémités et quon le prive de ses émoluments et de son niveau de vie, quil croit méritée, alors il peut sénerver et se battre jusquau dernier ouvrier à immoler sur la place du Pirée. Salvador Allende leur a déjà montré la voie vers ce cinéma. Il y a laissé la peau ce pauvre Bobo. Nelson Mandela quant à lui leur a démontré quil était préférable de se réconcilier avec les maîtres grands bourgeois afrikaners et de les soutenir politiquement dans lexploitation de la classe ouvrière grégaire. La go-gauche pseudo révolutionnaire raffole de la clientèle étudiante et communautaire compassionnée et friande de justice sociale. Le communautaire cest son affaire. La go-gauche petite-bourgeoise réclame une redistribution des richesses entre dun côté les très riches, de lautre côté les Bobos et les pauvres, accompagnée au passage daumônes généreuses destinées aux lumpenprolétaires, ses supporteurs indéfectibles (se souvenir de la composition sociale du Parti national-socialiste allemand). Les bobos nexigent nullement le renversement du mode de production impérialiste moderne, seulement deffrayer le grand capital jusquà ce quil lui restitue son boulot daffidé. La petite bourgeoisie et la révolution socialiste La classe ouvrière doit se tenir aussi loin que possible de linfluence malsaine de la petite bourgeoisie urbaine, fanatisée, agitée et instable qui nest pas son adversaire principal, nous en convenons, mais nen constitue pas moins le troufion, le goupillon, la plume et le clavier, le bras et la voix pour propager les idées et le bras séculier des grands patrons. Lavant-garde de la classe ouvrière consciente doit tenir en respect ce segment de classe dévoyé et lempêcher dinfiltrer et de noyauter les organisations révolutionnaires de la classe ouvrière comme ce fut le cas en France et au Canada au cours des années 19701980, aussi bien que dans la plupart des pays impérialistes modernes qui amorçaient alors leur déclin par un éphémère regain de prospérité avant la grande plongée. On se souviendra quà cette époque, dans la plupart des pays impérialistes, aussitôt que la crise connut une accalmie et léconomie une légère bonhommie, tous ces orphelins de Kautsky, Bernstein, Trotski, Khrouchtchev, Tito, Gramsci et Mao séclipsèrent dans la nature quérir un bon emploi dans les ONG subventionnées, les universités et les CEGEP, les syndicats bureaucratisés, comme conseillers politique de la grande bourgeoise réconciliée, démontrant ainsi une grande ferveur en faveur de lÉtat bourgeois lÉtat bienfaiteur et providentiel temporairement réhabilité, abandonnant la classe ouvrière à ses usines, ses chantiers, ses ateliers, ses mines de misère et à ses emplois précaires. Aussitôt bien installés dans leurs nouveaux bureaux, à leur nouveau métier et au volant de leur grosse cylindrée, les petits-bourgeois, pour récompenser leurs sponsors firent courir le bruit que la classe ouvrière avait disparue en même temps que leur agitation militante et solidaire. Toutes ces marchandises, ces bateaux, ces paquebots, ces édifices, ces avions, ces autos, cette machinerie sophistiquée, ces produits de qualité, ces vêtements et ces aliments tout cela étaient produit par le capital et des robots et le prolo sétaient muté en Bobo comme le petit-bourgeois, heureux, content et repu. Dorénavant ce nétait pas lexploitation des ouvriers qui allaient le tarauder mais la surexploitation de la Terre-mère nourricière. Oubliant pauvre Bobo que ce sont les travailleurs qui manuvrent ces machines de destruction, qui construisent ces pipelines, ces super tankers, ces avions jumbos pollueurs, ces chantiers, ces usines et ces centrales nucléaires nécessaires et que si louvrier cessait de travailler, cessait de vendre sa force de travail pour valoriser le capital et produire des profits, cest son avenir à lui le petit-Bobo parasitaire qui serait compromis. Il est impossible de concilier le développement économique capitaliste et le développement écoresponsable. Le capitalisme doit dabord être abolit puis le mode de production repensé et reconstruit pour concilier les nécessités de léconomie nouvelle et ceux de lécologie. Et voici nos régiments de Bobos éco-socialistes mobilisés pour dénoncer les ouvriers (qui soi-disant nexistent plus) et les pousser dans le camp de la grande bourgeoisie ; la classe ouvrière étant bien forcée de travailler pour ne pas sanémier et le grand capital étant bien forcé de faire tourner le capital afin de le valoriser et le faire se multiplier et se reproduire sans discontinuer. La classe ouvrière, elle, sait que ce nest pas dentraver la construction dun pipeline, ou dun chantier pétrolier hauturier qui fera stopper la dépravation de lenvironnement mais de renverser totalement ce mode de production impérialiste décadent. Aujourdhui, que la crise a repris, ces go-gauchistes réclament lintervention de lÉtat capitaliste des riches dès quun segment ou un autre des salariés se bat pour léquité et la justice ou quil soppose physiquement à la police. En 2012 ce sont les étudiants, fils et les filles douvriers qui ont affrontés les flics, aussitôt les petits-bourgeois ont réclamé une commission denquête étatique pour désarmer la résistance des enfants des salariés. Aujourdhui, les bobos réclament une législation de lÉtat policier pour congédier les femmes voilés, et pour discriminer les salariés sur la base de leurs croyances religieuses pour le moment, politiques dans quelques temps. Les bobos appellent lintervention de lÉtat pour attaquer les régimes de retraite des salariés trop «gâtés» selon leurs maîtres en pensée les grands banquiers. La petite bourgeoisie est un segment de classe qui parasite lÉtat capitaliste et lui voue un culte imprescriptible. Quel que soit le problème social comptez sur le Bobo (bourgeois-bohèmes) pour imaginer une pétition, une protestation, une marche aux lampions, implorant lÉtat bourgeois de venir apaiser sa compassion de Bobo éploré, parfois même endeuillé. Plutôt que de se révolter, le Bobo humaniste et idéaliste propose de pleurer sur les malheurs de lhumanité et dorganiser la charité afin de se défausser. Imaginez, au beau milieu de cette crise économique terrible où les salariés sont saqués, matraqués, paupérisés, où les cafés pour mendiants sont achalandés, où les friperies sont dévalisés, où les comptoirs alimentaires ne suffisent plus à la demande, une assemblée de ces Bobos surfaits, issus de la go-gauche universitaire, sexpliquant mutuellement que le problème de la société de consommation est la surconsommation les pauvres consomment trop et devraient être mis à la diète forcée par lÉtat policier pensent les Bobos effrontés. Cétait justement lintention de lÉtat policier qui ne demandait quune pression bien articulée. La présente «reprise» de la crise économique systémique (qui en réalité na jamais cessé amène des fragments de la petite bourgeoisie paupérisée à se réactiver proposant aujourdhui de recréer une variété de «Parti Communiste Révolutionnaire», de Nouveaux Cahiers du «Socialisme» populiste et néo-fasciste, de nouvelles organisations révisionnistes et divers succédanés de partis «communistes» virtuellement citoyen communautaire et réellement pseudo solidaire, et tutti quanti, tous plus radicaux les uns que les autres (en parole et sur papier exclusivement) à la mesure de la déception de ces petits bourgeois frustrés, jetés sur le pavé malgré tous les services rendus à leurs maîtres déglingués. Les fondements économiques du désespoir petit-bourgeois Nous lavons mentionné précédemment, le développement chaotique, inégal et combiné du mode de production capitaliste anarchique et la division internationale du travail impérialiste moderne ont entraîné lhyper-croissance des secteurs tertiaires dactivité (vente, commerce, marketing, distribution, service, communication, finance, banque, bourse, assurance, éducation, formation, culture, sport, loisir, restauration, hôtellerie, voyage, bureaucratie syndicale, etc.), doù lexpansion et lextension importante des emplois pour petits bourgeois accrédités et petits cadres salariés jetables. Cette section de classe prolixe, subjective, idéaliste, narcissique et mystique, aspire à vivre la vie des millionnaires, et à singer, même chichement, même caricaturalement, la vie des gens riches et célèbres qui lui sont inaccessibles sinon à travers la télévision et les spectacles « bling-bling » dont la télé sévertue à les abreuver. Cette multitude de petits bourgeois-bohèmes (Bobos) que Lénine qualifiait de philistins trouve intérêt à augmenter les ponctions que lÉtat effectue sur les revenus des salariés afin de maintenir leurs emplois, et cela même quand eux-mêmes subissent de plein fouet ces hausses de taxes, dimpôts, de tarifs car ils se trouvent eux-mêmes au-dessus de la pile salariale. Un beau jour, malgré ces taxes et ces impôts exorbitants, la désindustrialisation et la délocalisation industrielle vers les pays émergents combinée à lénorme dette souveraine entraînera le gouvernement des riches vers la débâcle économique. Plutôt que de se révolter et de senrôler dans larmée prolétarienne du Parti Révolutionnaire Ouvrier pour renverser le pouvoir des oligarques, le petit-bourgeois en appellera à la solidarité de louvrier pour quil partage sa pauvreté et quil signe des pétitions, participe aux défilés des casseroles et chante dans les rues des cités en pleurant sa déchéance «socialisée». Encore récemment un cacique, fétiche de ces plumitifs, expliquait à ses comparses que lÉtat pouvait encore emprunter et que le taux dendettement souverain était affaire de manière de calculer de la part du souverain. Ce parangon keynésien, entiché de J.K. Galbraith, léconomiste des réformistes, ne faisait que proposer de retarder léchéancier des dettes publiques à rembourser aux banquiers occupés à compter leurs bénéfices anticipés dans lantichambre de lAssemblée nationale de la « patrie » en danger. Tous les Bobos collatéraux se sont écrié « Oh miracle ! » leur père bienfaiteur, ex-premier ministre venait de faussement rassurer tous ces paumés désemparés (1). Le Parti Ouvrier ne doit jamais sassujettir ou se laisser travestir et pervertir par ce segment de classe qui, quoi quil arrive, cherchera toujours à opter pour le compromis de classe et la réforme du système car le petit-bourgeois croit toujours avoir le choix de sa souffrance même sil ne la pas. Cest pour avoir oublié, nié ou renié ces vérités que les différents partis politiques communistes, ancienne manière (khrouchtchévien) ou nouvelle contrefaçon (maoïste) se sont coupés de leur base sociale et ont périclité noyés sous le trotskysme-intellectualiste, la social-démocratie électoraliste, le titisme autogestionnaire, leurocommunisme psychédélique, le réformisme altermondialiste, léco-socialisme populiste et lanarchisme libertaire. Et cest la raison pour laquelle il faut aujourdhui construire de nouvelles organisations révolutionnaires de la base ouvrière jusquau sommet prolétaire. Le petit bourgeois repenti qui voudrait aujourdhui se liguer en faveur de louvrier devrait être invité à faire son autocritique sur son passé politique opportuniste, surtout sil a flirté jadis avec ces apparatchiks, soi-disant communistes, qui sont apparus au printemps de la crise pour disparaître à lété de la reprise économique éphémère. Alors peut-être que ce Bobo ayant trahi ses intérêts de classe petit-bourgeois aura lhumilité et le dévouement requis pour servir le Parti Ouvriers plutôt que son EGO démesuré. (1) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jacques-parizeau-de-la-rhetorique-au-sophisme/
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| | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 04-01-2014 à 16:54:42
| Faut pas vous gênez de déposer un commentaire - une critique - une approbation sous cette étude fouillée sur la classe petite-bourgeoise
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 04-01-2014 à 19:16:48
| | la petite-bourgeoisie cambodgienne va t elle se servir de la lutte des classes-actuelles manifestations ouvrières-pour renverser hun sen et aligner phnom penh sur les etats unis et oeuvrer aiNsi contre les interets chinois?la petite bourgeoisie cambodgienne s est t elle américanisee depuis la défaite des khmers rouges puis la fin de l occupation vietnamienne? |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 08-01-2014 à 20:50:56
| De mon point de vue il ny a que deux classes qui soient susceptibles dorienter la société. Cest donner beaucoup dimportance à la petite-bourgeoisie que de lui attribuer un rôle idéologique dirigeant. Cette masse populaire très diverse par sa place dans les rapports de production, voit son rêve dascension sociale brisé sans espoir. Elle nest pas en mesure de faire lopinion, nen ayant pas elle-même, et se met du côté du manche tout simplement. Lorsque la classe ouvrière aura reconstitué son parti et resserré ses rangs dans le combat de classe, elle reverra accourir la petite-bourgeoisie comme par le passé. La question se posera certainement encore une fois de la place de ces alliés dans le parti du prolétariat, comme du caractère de masse ou davant-garde de ce parti. Instruits par notre expérience passée, nous éviterons de leur confier les rênes du parti ou de les laisser sy introduire en masse, ou de les dispenser de se placer sous la direction politique idéologique et organisationnelle de lavant-garde prolétarienne. En ce qui concerne les idéologues influents, économistes « de gauche », ténors des partis réformistes ou révisionnistes, dirigeants syndicaux, etc. je ne les range pas dans cette catégorie mais dans celle de la bourgeoisie. Dailleurs la classe bourgeoise sait monnayer leur concours. Il ne sagit pas dalliés mais dennemis de classe. Et sils venaient à changer leur fusil dépaule il faudrait garder un il sur eux en permanence
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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