| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 06-02-2015 à 16:23:35
| LUTTE À LA PAUVRETÉ ÉQUITÉ FISCALE STOP À LAUSTÉRITÉ DOIT-ON ESPÉRER DES AVANCÉES ? Bibeau.robert@videotron.ca http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lutte-a-la-pauvrete-lequite-fiscale-doit-on-esperer-des-avancees/ De lÉtat providence à lÉtat policier, les deux visages de Janus En plein milieu de la crise économique capitaliste, la gauche réformiste ne veut pas admettre que la courte période historique de « prospérité » relative, la période de « lÉtat providence » est terminée et que la période de « lÉtat policier » et de laustérité, de la liquidation des concessions consenties par la bourgeoisie est commencée. Que lon identifie lÉtat bourgeois selon une appellation ou selon une autre, daprès laccent que lui donne la classe dominante, il sagit toujours de la même superstructure du mode de production capitaliste, État-major politique de la classe capitaliste hégémonique. Différentes tactiques sont présentées par la gauche bourgeoise pour arracher largent factice des mains des riches et pour le distribuer aux pauvres comme de hausser le salaire minimum (SMIC); augmenter les prestations dassistance sociale et dassurance chômage; réduire les tarifs des services publics; construire des logements à loyer modique; implanter un programme universel de Revenu minimum garanti (RMG) que nous allons étudier spécifiquement dans les pages qui suivent. Pour financer ces programmes les bobos et la go-gauche suggèrent de hausser les impôts des riches et denrayer lévasion fiscale des multinationales. Évidemment, ces « solutions » bidon ne seront jamais appliquées et si elles létaient, elles entraîneraient davantage de chômage et de misère populaire, la hausse des prix et linflation, des hausses de taxes et le surendettement de lÉtat bourgeois, jusquà la dévaluation drastique de la monnaie et la dépression économique. Il est aussi vrai que de faire le contraire entraînerait le même désastre économique. Cest ce que nous allons démontrer. Un analyste sétonne que les mesures daustérités annoncées par les différents gouvernements du Québec, du Canada et des pays dOccident ne fassent pas diminuer les dépenses étatiques. Lauteur se désole : « Quelle austérité ? Parce que les réductions de dépenses proposées par le gouvernement, mises en perspective, sont loin dêtre aussi catastrophique que ça. En réalité, ce sont des peanuts » et lanalyste de poursuivre : « Le gouvernement dépense comme un matelot en permission depuis les années 60. On a institué des tonnes de programmes sans vraiment se demander sils étaient efficaces et justifiés ». Lauteur conclu que « Carlos Leitao (ministre des Finances du Québec), annonce la formation de deux commissions qui auront pour but de déterminer quelles dépenses peuvent être coupées et comment réformer la fiscalité » (1). Cet analyste pense, comme bien des gens, que lÉtat (celui du Québec, du Canada, des États-Unis, de France, etc.) est dirigé par le gouvernement du peuple, élu par le peuple et pour le peuple (sic). Que cet État, au-dessus des luttes de classe et des contingences économiques capitalistes, peut faire ce quil désire à condition den avoir le courage et la vision grand-angle et le songe prémonitoire. Aucun État, nulle part dans le monde, ne correspond à cette fricassée de propagande que lon enseigne dans les universités, dans les écoles et sur les parvis des églises et des mosquées. LÉtat dans toute société de classes est lÉtat-major politique le lieu de gouvernance de la classe dominante. Cest le Conseil dadministration des patrons des milliardaires et des entreprises privées et cet État est assujetti aux lois économiques générales dont il ne peut disconvenir sous peine de faillir; quil ne peut transgresser sans crainte de seffondrer. Tous auront remarqué que le système économique mondial subit les contrecoups des crises systémiques globalisées et mondialisées. LÉtat du Québec (8 millions dindividus) ne fait pas exception. La crise mondiale ne trouve pas son origine à Québec ni sur la rue Saint-Jacques à Montréal où il se brasse trop peu daffaires pour modifier la santé économique de la Terre. Depuis Robert Bourassa (1985), chaque gouvernement québécois a annoncé quil mènerait des études, des révisions de programmes, des analyses fiscales, des commissions denquête (dont la commission de la libérale Forget) pour étudier les coupures à opérer, les programmes à abolir, le dégraissement des dépenses étatiques à effectuer et les taxes et les impôts à augmenter (traduction libre de lexpression candide : « réformer la fiscalité »). Tous les pays capitalistes du monde font les mêmes investigations et aboutissent aux mêmes conclusions. Le résultat est connu péquistes ou libéraux les dépenses gouvernementales ne cessent de croître lentement mais sûrement ! Pourquoi le grand capital a-t-il tant de difficulté à disloquer « lÉtat providence » des années soixante et à imposer la dictature et laustérité de « lÉtat policier » ? Cest que dans les pays développés comme le Canada, la France, le Royaume-Uni, LAllemagne, les États-Unis, lÉtat fournit presque la moitié du très modeste revenu dun prolétaire ordinaire et davantage pour un sous-prolétaire. Idem pour un petit bourgeois paupérisé. Sans mot dire, dans lensemble des sociétés impérialistes nous assistons à la transformation de lÉtat libéral bourgeois en État impérialiste corporatiste que nous prénommons « lÉtat policier ». On constate ce processus par laccélération de la tendance à la prise en charge par lÉtat de lentretien et de la reproduction de la force de travail. LÉtat impérialiste assure une part grandissante du revenu des ouvriers, via les prestations de revenus indirects et même par le salaire direct (lÉtat étant le plus grand employeur dans tous ces pays), tout en grugeant ces revenus essaimés tant par la dégradation des prestations sociales, la réduction des services de santé et déducation, quen augmentant les impôts et les taxes et en laissant linflation grugée le pouvoir dachat des salariés. Il ny a aucun désengagement « néo-libéral » de lÉtat impérial On est loin du soi-disant désengagement de lÉtat « néo-libéral » (sic) dont les gauches de toutes obédiences sépouvantent. Cest tout le contraire. En 2008, on a vu lampleur de lengagement de lÉtat des riches en ce qui concerne le sauvetage des banques et des institutions du secteur financier. On le voit maintenant dans la restructuration des rapports de production et dans la prise en charge dune part croissante de la mission de reproduction de la force de travail. Si demain lÉtat des riches, au Québec, au Canada, en France ou aux États-Unis coupait ses dépenses de 50 %, ce sont des dizaines et des centaines de milliers demplois qui seraient détruits, des centaines de milliers de travailleurs consommateurs qui nauraient plus un sou pour acheter-consommer, et des milliers demplois qui seraient ensuite abolis dans les magasins et dans les usines (frappant directement le captal monopoliste productif). Des centaines de milliers de propriétaires hypothéqués qui rendraient les clés de leurs propriétés et des dizaines de banques qui feraient faillite croulantes sous les créances impayées. Cette catastrophe économique entraînerait leffondrement des revenus (taxes et impôts) des États bien au-delà de la baisse de la moitié des dépenses planifiées, ce qui signifierait que même dégraissé de la moitié de ses dépenses, le budget de lÉtat entraînerait tout de même un déficit budgétaire étatique. Ça sappelle une contradiction Il suffit de visiter la Grèce où de telles coupes budgétaires ont été appliquées pour comprendre que de jeter 50 % de la population dun pays dans lindigence ne constitue pas une solution à la crise économique et étatique capitaliste. Pas davantage que de faire tourner la planche à billets et douvrir le crédit illimité, daugmenter le SMIC et dimplanter un revenu minimum garanti ne constitue une alternative pour la croissance économique (!) Nous convenons aisément que de poursuivre les programmes de dépense gouvernementale tels que nous les connaissons présentement ne pourra mener quà leffondrement économique et étatique. La politique inverse donnerait les mêmes effets. Bref, présentement, tous les États capitalistes achètent du temps un sursis avec leurs politiques de ralentissement des dépenses de programmes et leurs endettements. Mais ils ne peuvent faire autrement, car si les ouvriers grecs nont pas encore détruit lÉtat bourgeois, et que la petite bourgeoisie gauchisante sengage dans la supercherie Syriza, ou Podemos, rien ne certifie que si tous les prolétaires dEurope et dAmérique étaient soumis aux fourches caudines de loligarchie financière il ne se produirait pas un grand soulèvement intercontinental qui pourrait être le début de la solution à la crise systémique du capitalisme. Le contrat social capitaliste Le contrat social capitaliste a été rompu louvrier est disponible et disposé à travailler et à se laisser exproprier sa plus-value; le capitaliste est disponible et disposé à investir son capital pour le valoriser, le reproduire et laccumuler, mais les occasions daffaires profitables sont inexistantes. Le capital est disponible, mais il ne trouve pas à se valoriser et à produire de la plus-value ce qui constitue sa raison dêtre et son déclin assuré. Les rapports de production capitalistes entravent le développement des forces productives et la valorisation du capital. Le système capitaliste et lÉtat capitaliste ont failli et doivent être remplacés par un nouveau mode de production planifié. Aucun parti politique bourgeois (y inclut Syriza ou Podemos) ne propose cette alternative aux ouvriers. Le prolétariat devra donc reconstruire ses organisations de classe révolutionnaire sil souhaite aspirer à lhégémonie et construire le socialisme sous la dictature du prolétariat. Limpossible austérité nécessaire Quelques économistes aussi « progressistes » que le nobélisé Joseph Stiglitz ex-conseiller du Président américain Bill Clinton, et laltruiste Thomas Piketty, à la remorque du millionnaire John Maynard Keynes, le parti Syriza en Grèce et le Podemos en Espagne, attestent tous quil en va de la survie du capitalisme et quil faut augmenter les revenus des salariés pour relancer la consommation (2). On en vient à ne plus comprendre. Léconomie impérialiste sécroule, les thuriféraires universitaires, les Nobels daffaires et les partis de « gauche » (sic) ont trouvé la solution (augmenter les revenus des consommateurs afin de relancer la demande, ce qui ferait redémarrer loffre) et les magnats de la finance, les capitaines dindustrie, leurs larbins politiciens nécoutent rien et refusent dappliquer le remède qui pourrait sauver tous leurs biens. Comment expliquer une telle contradiction entre la raison et les centres de décision ? Cest que la « solution » des sommités de léconomie est bidon et les pontifes de léconomie politique capitaliste ronronnent pendant que la gauche bourgeoise sépoumone. Cest que largent que la gauche bourgeoise voudrait taxer nexiste que sur papier et bien souvent elle ne représente aucune valeur dusage ni aucune valeur déchange (aucune marchandise). La preuve en est quau prochain krach boursier ces « richesses » sur papier vont sévaporer comme elles sont venues, dans les vapeurs délétères et la fumée de narguilé. Qui sassemble se ressemble Traitons maintenant de deux incongruités difficiles à expliquer. Lappareil syndical du Conseil du Travail du Canada et de la Confédération des Syndicats Nationaux, le parti social-démocrate Québec Solidaire, le Nouveau Parti Démocratique du Canada, son vis-à-vis fédéral, et différentes sectes opportunistes de la gauche réformiste comprenant plusieurs scribouilleurs de service, font cohues avec le Conference Board of Canada et la Chambre de Commerce du Québec. Tous ces baladins conviennent avec lONG - OXFAM que la richesse est mal distribuée dans nos sociétés et toutes ces institutions souhaitent une taxation plus équilibrée, la lutte à lévasion fiscale et létablissement dun programme de revenu minimum garanti (RMG). La gauche et la droite enfin réunies sous le parvis de lAssemblée nationale des députés et des représentants au parlement. Liniquité des revenus et linjustice du fisc Nous allons lever le voile sur ces chimères « répartitaires ». Confrontés à la crise systémique du mode de production capitaliste les multiples courants politiques, de la droite comme de la gauche bourgeoise, sont unanime et clament quun Nouveau Monde capitaliste est à inventer (sic). Réformer le vieux capitalisme moribond est le fonds de commerce de la gauche pudibonde. À lexemple de Warren Buffet le multimilliardaire, ces thuriféraires réclament une plus juste répartition des revenus, et trouvent indécent que les un pour cent accaparent 50 % du patrimoine mondial, alors que les 99 % restants se partagent le 50 % résiduel. OXFAM prédit quen 2016 « [la] part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches dépassera les 50 pour cent. Présentement, 80 personnes possèdent autant de richesses que 3,5 milliards de personnes. Quelques milliards dindividus subsistent dans une immense pauvreté, sans eau potable, et avec moins de 2 dollars par jour pour se nourrir et se vêtir. La fortune des 3 multimilliardaires les plus riches équivaut au PIB des 48 pays les plus pauvres. Il y a sur Terre, 10 millions de millionnaires dont la fortune globale sélève à 40 700 milliards de dollars. On estime que 10 % les habitants de la planète concentrent 87 % de la richesse. Dans le monde, le marché des stupéfiants est estimé à 500 milliards de dollars. Celui de la publicité est à peu près équivalent. Ce sont autant de dépenses improductives, gourmandes en profits non valorisés » (3). Le paradoxe capitaliste Comment de telles calamités peuvent-elles se produire alors que tant dopposants et de représentants semblent réclamer larrêt du gaspillage, la fin de lévasion fiscale et la cessation des injustices sociales? Aucun de ces prétendants à un divan au parlement ne résoudra cette énigme, car nul ne connaît lorigine de cette contradiction qui fait que laccumulation des richesses, ce qui est inhérent au système économique capitaliste, entraîne lincapacité dune plus grande profitabilité du capital et donc limpossibilité de sa distribution équitable. Quiconque résoudrait ce paradoxe, sauverait le mode de production capitaliste et de ce fait lhégémonie des riches sur le fric. Examinons quelques données complémentaires aux litanies chiffrées que nous ont assénées les plumitifs journalistiques. Léconomie financière (flux en dollars) est 30 fois supérieure à léconomie réelle (PIB mondial). Le PIB mondial est denviron 75 000 milliards de dollars. Le montant des transactions financières est quant à lui dun million de milliards de $; de ce montant seul 3 % correspondraient à des biens et des services tangibles et réels (des valeurs dusage et des valeurs déchange), le reste de ce capital crédit en circulation serait le fruit des opérations de spéculation (4). La Banque des Règlements Internationaux (BRI) révèle dans un rapport de 2013 que « Les transactions sur le marché des changes ont augmenté continuellement, de plus d'un tiers, durant les trois dernières années, pour atteindre finalement cette année 4 000 milliards d'euros journaliers, soit 5 300 milliards de dollars. Ce rapport sur trois ans (2010-2013) donne la raison de cette expansion du marché des changes : la puissance montante des fonds spéculatifs et des autres intervenants non bancaire. De plus, force est de constater que Londres a affirmé sur les 3 dernières années sa mainmise sur le sujet. Enfin, le rapport de la BRI indique, sans grande surprise, que le dollar reste la monnaie la plus utilisée dans le marché des changes [soit 87 % de la valeur des échanges].Ce qui n'est pas le cas de l'euro en revanche. Sa part dans l'univers des changes est tombée au plus bas cette année, depuis son lancement en 1999. La faute à la crise économique qui secoue la zone euro depuis 2010 » (5). En simplifiant, ces données signifient quun grand pourcentage de la richesse des riches nest quamulettes, pacotilles, verres brisés, papiers bancaires, actions et obligations sans valeur et monnaie de singe spéculative. Quand la bourrasque de la crise financière sengouffrera sur le parquet de la bourse, tous ces papiers de change, ces « produits boursiers dérivés », ces produits spéculatifs toxiques senvoleront en fumée en une journée. Le milliardaire dhier se retrouvera nu comme un vers. La théorie de la valeur En 1857, définissant sa théorie de la valeur Marx a écrit ceci : « La création de la richesse réelle dépend moins du temps de travail et du quantum de travail employé que de la puissance des agents mis en mouvement au cours du temps de travail, laquelle à son tour
na elle-même aucun rapport avec le temps de travail immédiatement dépensé pour les produire, mais dépend bien plutôt du niveau général de la science et du progrès de la technologie, autrement dit de lapplication de cette science à la production
le temps de travail cesse dêtre la mesure de la richesse et, par suite, la valeur déchange dêtre la mesure de la valeur dusage
Cela signifie lécroulement de la production reposant sur la valeur déchange
[et lécroulement du mode de production capitaliste qui repose sur la portion de la valeur déchange correspondant à la plus-value. NDLR] » (6). Voilà pour les petits-bourgeois pédants qui prétendent que Marx serait dépassé. Il y a 150 ans, lhomme génial, décrivait en détail les conséquences économiques du mécanisme de développement scientifique et technologique, de la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation (hausse de productivité du procès de production des marchandises et du processus de transformation de la valeur déchange commercial en « valeur » monétaire virtuelle, la spéculation boursière quelle entraînerait, moteur de la présente crise économique systémique, chronique, de surproduction et de sous valorisation du capital. Il faut être particulièrement impertinent pour affirmer que « La crise a fini par forcer une réflexion sur les limites et les dérives de notre modèle économique. La lutte contre les inégalités sociales semble en voie de devenir une grande priorité, parce que cest un enjeu moral, mais aussi parce quon découvre à quel point elles constituent un frein au développement » (7). La concentration monopolistique des moyens de production, déchanges et de communication du patrimoine social finalement est la condition du développement économique capitaliste elle est sa nécessaire résultante qui dialectiquement devient un frein à la valorisation du capital (production de plus-value) et ainsi au développement capitaliste. Cest parce que cette accumulation reproduction élargie est en panne que les poncifs économistes sémeuvent, crient à lagonie et seffraient des risques dun soulèvement social. La sphère financière de léconomie impérialiste Le collaborateur du quotidien La Presse ne se trompe pas quand il avoue que « La mondialisation, la baisse des impôts pour les plus riches, le déplacement de la richesse vers le secteur financier et la désindustrialisation ont provoqué un déséquilibre qui menace la capacité des sociétés avancées de progresser harmonieusement » (8). Que signifie cette phrase cousue de fils blancs ? Que la sphère financière est parvenue à semparer dune part de plus en plus étendue de la plus-value produite dans la sphère productive de léconomie (le secteur industriel secondaire et le secteur primaire) et que les secteurs bancaire, boursier et financier entravent la valorisation du capital (ce que Dubuc appelle la richesse), ce qui entraine la délocalisation industrielle et la désindustrialisation (qui est une conséquence de lincapacité de valoriser davantage de capital doù lavancée des secteurs financier et boursier). Tout ceci nest aucunement le fruit des choix politiques des États bourgeois ou pseudo socialistes-bourgeois qui sont contraints de suivre la marche forcée de léconomie déjantée. Ce que le collaborateur expert appel « déséquilibre » est à la source de laffrontement entre les grands groupes impérialistes mondiaux qui pourraient bien entraîner le monde entier vers la catastrophe dune guerre nucléaire mondialisée, à côté duquel lassaut contre Charlie Hebdo semblera bien peu de chose, ce qui ne serait pas très « harmonieux » comme lécrit le plumitif. Ce que tous ces spécialistes et experts ne disent pas cest quil nexiste pas de moyens de contrer cette tendance intrinsèque au mode de production capitaliste que Marx a décrit avec beaucoup de minutie dans ses manuscrits (Grundrisse, 1857-1858). La sphère financière improductive stérilise la valorisation du capital Reprenons lexplication. La sphère financière improductive là où se concentre largent sest accaparée, par la force des choses, une part croissante de la plus-value produite en usines, en chantiers, et dans les mines, laissant toujours moins de plus-value à valoriser dans la sphère industrielle productive. De fait, comme le capital ne trouvait plus à semployer dans la sphère productive, pour cause de surproduction caractérisée suite aux hausses vertigineuses de productivité, il a été poussé dans la sphère financière improductive où ce capital (fictif) contribue à dévaloriser le capital social global allant ainsi à lencontre du mécanisme de reproduction élargie et daccumulation des profits fondement de léconomie capitaliste. La profusion du crédit la création de « valeurs » monétaires déchange inexistante sest présentée comme lunique manière de poursuivre laccumulation dun capital fictif dévalorisée. Taxer cette monnaie de singe reviendrait à surmultiplier le crédit fictif dévalorisé déjà trop abondant et à poursuivre la marche forcée vers le précipice capitaliste. Désolant, nest-ce pas chers militants de la gauche progressiste (sic) taxer ou ne pas taxer le capital fictif des riches revient au même, la panade économique et fiscale est au bout de la promenade. Productivité accélérée, surproduction surmultipliée Bref, le capitalisme recherche constamment des hausses de productivité (source de plus-value relative) afin de réduire la portion de capital vivant (Cv) contenu dans chaque marchandise. Ainsi, léconomiste Jean Fourastié indiquait quen France, au 18e siècle, un quintal de blé coûtait 200 salaires horaires de manuvre (shm), il en coûtait 36 shm en 1936 et 3 shm en 1990 et quil en était ainsi pour la plupart des produits manufacturés (9). Cette recherche constante de productivité réduit la portion de plus-value (pv) contenue dans chaque marchandise individuelle et de ce fait le capitaliste obtient, après un certain niveau de productivité, leffet inverse de celui recherché. Chaque hausse de productivité supplémentaire entraîne une baisse du profit moyen sans compter quelle accentue la crise de surproduction. Ainsi, avec la mécanisation, robotisation, informatisation et numérisation de la production, les salaires ne comptent plus que pour 15 % environ des coûts de production. Il devient de plus en plus difficile daccroître la plus-value relative et de plus en plus problématique (socialement) daccroître la plus-value absolue en augmentant le temps ou lintensité du travail. Reprenons lexplication. Comme la valeur dusage et la valeur déchange-marchande proviennent presque uniquement de la sphère de production (industries secondaires et primaires), et comme la sphère financière est improductive et ne produit aucune plus-value, il sensuit que par sa diffusion désespérée de capital fictif virtuel (la diffusion du crédit) la sphère financière improductive accapare toujours plus de plus-value et étrangle la sphère industrielle productive qui ne parvient plus à réaliser son taux moyen de profit. Ce qui éloigne les investissements (le capital) de ce secteur productif de plus-value. Cest ainsi que le boa capitaliste se bouffe la queue dans sa quête insatiable du profit maximum. Les utopies réformistes anti-« banksters » La solution est simple direz-vous, que lon arrache la richesse sociale (le capital) des mains des banquiers et quon la donne aux industriels qui feront fructifiés les profits. Que lon interdise aux banquiers démettre de largent du crédit et ainsi on stoppera le procès de dévalorisation du capital social et la dissémination de la monnaie de singe sans valeur déchange. Pas si simple malheureusement. Même en conservant une plus grande portion de la plus-value dans la sphère industrielle productive de plus-value, ce capital ne saurait fructifier davantage. En effet, les industriels sont nombreux à admettre quil ne manque pas de capital à investir, mais quils manquent doccasions daffaires à initier. Les nouveaux marchés sont inexistants et ceux disponibles sont lobjet dâpres luttes économiques et militaires comme chacun peut lobserver aux quatre coins de la Terre. Cessez de vous laisser duper, les guerres contre lÉtat islamique, contre lAfghanistan, lIrak, la Syrie, le Mali, la Libye, la Palestine, le Nord Nigéria, le Cameroun, la République Centre Afrique, lUkraine et ailleurs sont des guerres de repartage des marchés ou des routes de transport des marchandises. De plus, si le banquier ne peut plus émettre de crédit, comment le salarié contractera-t-il une hypothèque et comment paiera-t-il ses emprunts ? Comment le commerçant avancera-t-il largent pour ses achats en gros ? Comment lÉtat financera-t-il le revenu minimum garanti proposé par le Conference Board et le CTC ? On prévoit quun tel programme coûtera 261 milliards par année au trésor canadien. Où prendre largent pour payer cette facture sociale ? Dans les poches des riches répondent les gauchistes. Mais les poches des riches sont pleines de papiers boursiers sans valeur certifiée et malgré cela les riches internationalisés séchapperont vers dautres cieux fiscaux dès quun gouvernement de la « gauche » bourgeoise fera mine de hausser les impôts et de sévir contre la fraude fiscale, contre leurs maîtres les riches (quand à pourchasser la petite fraude fiscale des salariés et de la petite bourgeoisie paupérisée cest déjà bien avancé). Pour en finir avec le mythe du Revenu minimum garanti (RMG) Analysons plus à fond ce projet de programme de revenu minimum garanti (RMG). Une fraction de la bourgeoisie mène campagne en faveur de létablissement dun revenu minimum garanti (RMG). Comme nous lavons souligné précédemment les tenants de ce cataplasme sur une jambe de bois sont autant de la gauche que de la droite bourgeoise. Cest que face à lendettement catastrophique des ménages les banquiers trouvent trop risqué de prêter davantage aux salariés, surtout que le chômage et les faillites personnelles se répandent. Lidée a donc germé dans la tête des banquiers de transférer à lÉtat à la dette souveraine ce fardeau demprunt supplémentaire des consommateurs que lon présente comme une aide aux défavorisées. Comme les salariés supportent déjà directement 70 % du fardeau fiscal, ils prendraient à charge 70 % de la nouvelle dette que le Conference Borad du Canada estime à 261 milliards de dollars par année (10 000 $ x 22,7 millions de Canadiens âgés de plus de 18 ans). Auxquels lanalyste du Conference Borad propose de soustraire 139 milliards de dollars des programmes sociaux déjà en vigueur dans les provinces canadiennes (10). En ce qui a trait aux hausses de taxes et dimpôts pour défrayer ce programme elles seront refilées aux ouvriers, et aux autres salariés, soit directement, soit via laugmentation du service de la dette souveraine. À échéance, seule une dévaluation drastique de la monnaie canadienne, et donc une réduction conséquente du pouvoir dachat des travailleurs, résulterait dune telle mesure de type miroir aux alouettes que le prolétariat canadien na aucun intérêt à promouvoir (11). Les mirages « gauchistes » sévanouissent, laissant place à lÉtat monopoliste Bref, le mode de production capitaliste (MPC) a ainsi évolué, au cours des 70 dernières années, quil est devenu le capitalisme monopoliste dÉtat limpérialisme étatique qui requiert linterventionnisme de lÉtat pour réguler chaque aspect de léconomie et permettre au système de survivre. La bataille qui confronte la fraction « de la droite libérale » à la fraction « de la gauche interventionniste étatique bourgeoise » est une contradiction au sein du camp impérialiste entre ceux qui croient que le prolétariat peut encore et toujours tolérer de plus grandes surcharges et de plus grands sacrifices, et ceux qui appréhendent des soulèvements sociaux et recommandent détendre le transfert des charges fiscales, et de la dette, et des coûts sociaux, sur une plus longue période, utilisant lappareil étatique monopoliste comme amortisseur des secousses financières et monétaires inévitables. Cest la raison pour laquelle vous retrouvez les centrales syndicales canadiennes de connivences avec les chambres de commerces et les think tanks capitalistes complices. Le débat entre eux se résume à déterminer quel montant sera emprunté par lÉtat et quel seront les charges fiscales pour les contribuables et le montant des remboursements pour les emprunts contractés auprès des banquiers usuriers. Un gouvernement qui tenterait de faire fonctionner le système monopoliste étatique autrement empirerait les choses et provoquerait une catastrophe immédiate plutôt quune catastrophe à moyen terme. Pour le moment, la majorité de la grande bourgeoisie mondiale a choisi de privilégier loption de gagner du temps et de retarder léchéance cataclysmique. Pendant ce temps « emprunté », la classe capitaliste internationale prépare les conditions idéologiques, politique, policière, militaire, financière, monétaire, commerciale pour le prochain grand affrontement interimpérialiste inéluctable. En Grèce, et bientôt en Espagne probablement, le grand capital laisse ses polichinelles gauchistes (sic) semer des illusions et jouer avec le sort de millions de salariés déjà paumés. On verra sous peu les résultats de cette aventure national-socialiste. La Grèce des colonels est au bout du tunnel où se sont engouffrés les ouvriers grecs. Puis, si ce scénario catastrophe fonctionne là-bas, on létendra à dautres États-nations capitalistes monopolistes (12). Guerre interne au sein du camp capitaliste Nous connaissons tous les injustices, la pauvreté et les incongruités issues du développement impérialiste débridé qui rencontrent de plus en plus de difficulté à valoriser son capital paralysé. À mesure que la crise systémique et chronique sapprofondit, la guerre sintensifie entre différentes fractions de la bourgeoise (à linterne de chaque État et entre les alliances dÉtats impérialistes) pour saccaparer une plus grande portion des profits. Cest cette guerre interimpérialiste et inter fractions-bourgeoises qui explique ces chimères propagées à propos de la justice fiscale, du revenu minimum garanti (RMG), des hausses du SMIC et les utopiques slogans « Faisons payer les riches », etc. Chaque fraction du capital tente dutiliser lopinion publique et le ressentiment populaire anticapitaliste en sa faveur, afin de frapper ladversaire et ainsi rapatrier la plus-value dans sa besace. La gauche bourgeoise, les ONG accréditées, les bureaucrates syndicaux progressistes (sic), les militants étudiants, même la presse bourgeoise « conscientisée et compassionnée, toujours disposée à brailler sur le sort de lhumanité affligée » jouent les faire valoir et ne répugnent pas à dénoncer les inégalités, et pusillanime, à réclamer une plus grande équité dans la répartition des richesses. Ces missionnaires de la charité nous ont depuis longtemps habitués à ces invectives misérabilistes contre linjustice. Les poncifs de la gauche bourgeoise comme de la droite aristocratique vont jusquà critiquer la part trop importante que sattribuent certaines fractions de la bourgeoise telles que les professionnels, les ingénieurs, les cadres, les banquiers, les financiers, les hauts dirigeants de lindustrie et les hauts gradés aux revenus faramineux. Les médias à la solde aiment bien afficher ces revenus indécents afin de soulever lire populaire et inciter lÉtat capitaliste monopoliste à imposer davantage les hauts salariés. Ils espèrent ainsi calmer le jeu social et offrir un exutoire aux récriminations des travailleurs chloroformés par ces vaines manifestations de protestations et de commisérations qui en définitive se termine par davantage de taxes et dimpôts pour les ouvriers, pour les salariés et pour la petite bourgeoisie paupérisée. La politique de la gauche ouvrière La question qui confronte les révolutionnaires ouvriers nest pas de reconnaître ces calamités et cette pauvreté affligeante ni de convenir de liniquité de la répartition de la richesse sous limpérialisme. Nous le savons, ce système social, ce mode de production ne devrait plus exister. Mais comment le renverser, voilà le véritable problème que nous devons résoudre? Premièrement, il faut expliquer aux salariés que la répartition de la richesse, des revenus, des dividendes et des profits, est la conséquence directe de la propriété privée monopolisée des moyens de production, déchange et de communication. Cest lappropriation privée du capital quil faut abolir pour éliminer ces calamités. Deuxièmement, les lois inéluctables du capitalisme le libre marché le libéralisme et le néo-libéralisme économiques (sic) la mondialisation globalisée la concentration de la propriété privée et donc de la richesse entraîne la concentration monopolistique du capital et non sa répartition équitable. Empêchez les réformistes de tout mystifier, demain la richesse sera davantage concentrée quelle ne lest aujourdhui. Impossible dinverser ce mouvement jusquau grand krach boursier (annoncé). Troisièmement, les salaires et les revenus encaissés et taxés ne sont quune infime partie des immenses richesses accumulées. La grande majorité du patrimoine accaparé par les milliardaires et par les entreprises multinationales multimilliardaires sont des actifs mobiliers et immobiliers peu ou prou taxés, protégés par la loi de la propriété privée et donc exclue des récriminations en cours à propos de la soi-disant répartition équitable des revenus et de la taxation. Quatrièmement, le seul résultat de cette campagne que mène une partie de la petite bourgeoisie manipulée, cette classe intermédiaire qui fait présentement lobjet des attaques de leurs maîtres du grand capital, sera de mobiliser les ouvriers pour quils se battent en faveur du clan des tenants de majorer les impôts pour les hauts salariés et la bourgeoisie moyenne. Pendant ce temps, les multimilliardaires et leurs corporations planqueront leurs revenus, leur argent et leurs actifs dans les paradis fiscaux et dans les exemptions dimpôts. En définitive, les salariés, les ouvriers encore embauchés, les petits-bourgeois paupérisés, seront les dindons de cette farce de « léquité fiscale » et du revenu minimum garanti et de la pseudo « lutte à la pauvreté » des ONG accréditées. La classe ouvrière na que faire de ces tergiversations et de ces manipulations à propos de «qui taxe qui et à quelle hauteur», et de «qui dissimulera son fric au fisc et dans quel paradis» ? Le salarié sait quil est taxé à la source et il perçoit quil reçoit toujours moins de services pour les sévices du ministre du Revenu étatique. Voilà ce que louvrier doit dénoncer et combattre
Grève générale pour la défense de nos conditions de vie et de travail. Cest notre réponse à liniquité sociale et à linjustice fiscale. En attendant den découdre définitivement avec lÉtat du capital, lÉtat impérialiste. _____________________ MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 (1) http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/austerite-mon-oeil/ (2) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et Syriza et Podemos, la supercherie sélargit 4.2.2015. http (3) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-riches-senrichissent/ (4) Tom Thomas (2011) Démanteler le capital ou être broyés. Paris http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/demanteler-le-capital-ou-etre-broyes/ (5) http://www.jolpress.com/monnaie-devise-marche-changes-euro-article-821589.html (6) Les manuscrits de 1857-1858 (Grundrisse). Éditions Sociales. Paris. Chapitre II, pages 192-193. (7) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus. http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html (8) Pierre Dubuc (2015) La Presse Plus. http://plus.lapresse.ca/screens/580364ca-b85c-470b-9bc4-f2730267ebcd%7C_0.html (9) Jean Fourastié (2005) Productivité et richesse des nations. Pages 102 110. Gallimard. (10) http://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/le-revenu-minimum-garanti-une-id%C3%A9e-phare-pour-le-21e-si%C3%A8cle/ar-AA86cTg (11) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-revenu-minimum-garanti-rmg/ (12) http://declin-imperialiste.forumgratuit.ca/t135-l-impossible-austerite-necessaire#139
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