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 Le parti communiste en Italie

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Xuan
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   Posté le 27-11-2017 à 18:01:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La reconstruction communiste avance en Italie. Nous travaillons à une unité sans reculade


15
NOV
histoire et société voir les photos sur le site.

vidéo



Le Bureau politique du Parti communiste se félicite du résultat de la mobilisation massive du samedi 11 novembre, qui a vu cinq mille travailleurs, jeunes, retraités et sans emploi, participer à la manifestation dirigée par le CGF. Un résultat incontesté de ces temps, celui qui a vu le retour d’une manifestation communiste, pour la lutte contre les politiques gouvernementales, pour le retrait de l’Italie de l’Union européenne et de l’OTAN, réitérant la perspective de la révolution socialiste dans le centenaire de Grande Révolution Socialiste d’Octobre. Nous remercions toutes les organisations régionales et la Fédération romaine pour l’organisation de l’événement et l’effort fourni. Sur le nom du Parti, nous faisons quelques brèves considérations à ce jour, qui marque une avancée majeure sur la voie de la reconstruction communiste;

1. La manifestation était la meilleure réponse à tous ceux qui avaient réclamé une interdiction de la manifestation et à l’approbation des lois sur la dénonciation du communisme. Elle a été précédée dans la presse réactionnaire, d’une une campagne de propagande anti-communiste contre la tenue dela dite manifestation. Des signes inquiétants sont venus des municipalités du centre-nord de l’Italie où des motions anticommunistes ont été discutées ou même approuvées. La grande mobilisation du samedi 11 novembre, après celle de Soragna et de Reggio Emilia, est un signal clair contre ces politiques;

2. La protestation sociale doit faire réapparaître l’horizon stratégique du changement révolutionnaire dans les rapports sociaux et le système politique qui reflète de telles rapports. Pour cette raison, manifester pour le centenaire de la Révolution d’Octobre, ne veut pas dire faire de simples commémorations, mais revendiquer la perspective finale de notre lutte: le renversement du capitalisme et la construction du socialisme, la seule alternative réelle pour les travailleurs et les masses. C’est la tâche principale des communistes aujourd’hui: ne pas revenir à de simples revendications intermédiaires, mais relier des objectifs immédiats et médiatisés à une stratégie d’accumulation de forces pour renverser le système. La lutte idéologique n’est pas nostalgique mais fait partie intégrante de nos tâches.

3. La manifestation le samedi 11 novembre montre que les communistes ne devraient pas attendre et il doivent chasser les forces opportunistes, les coalitions des partis sans avenir, les appels des dizaines d’initiales signataires vides, il s’agissait de convoquer une manifestation de la lutte. Toute accusation de marginalisation tombe devant l’évidence des chiffres observés hier sur la place, qui ne sont certainement pas mineures par rapport aux manifestations habituelles dans lesquelles on voit diverses forces communistes. La stratégie concernant le travail dirigé vers la classe ouvrière et vers la jeunesse paie plus que mille réunions non concluantes et se déroulant entre des structures qui s’auto-représente;

4. La responsabilité que nous donne ce samedi incite le Parti à renouveler la proposition déjà avancée par son bureau politique sur la voie de l’unité communiste. L’événement d’hier aurait pu être un premier pas dans cette direction, mais cela ne s’est pas produit. Nous regrettons le choix des autres forces communistes d’ignorer l’appel lancé par l’EGF en juin dernier, et de se retrouver dans une contre-manifestation le même jour – convoquée à la date du défilé communiste déjà annoncé – mais la comparaison s’est faite en notre faveur. Une proposition est maintenant plus que jamais devant de la scène politique, appelant les communistes à ne pas attendre les décisions des opportunistes et des forces sociales-démocrates, mais de prendre un rôle de premier plan, qui vise à la construction d’un camp autonome des communistes. Nous sommes convaincus avec Lénine que l’unité qui doit être recherchée est celle des communistes avec les communistes, et non entre les communistes et les opportunistes ou sociaux-démocrates. Sur cette route, nous continuons à avancer, en ligne avec nos thèses du Congrès et en renouvelant notre appel aux forces communistes pour que soit ouvert un débat sérieux sur l’unité communiste;

5. Nous faisons appel aux partenaires, déçus par la trahison du leadership opportuniste: il est temps d’entrer dans le jeu. Vous ne pouvez plus rester à la fenêtre à attendre que les communistes reviennent, il faut être présents partout où ils sont nécessaires, le soutien actif et la connaissance, une contribution active, selon les possibilités de chacun, au processus de reconstruction communiste. L’engagement de chacun est un facteur d’accélération indispensable sans lequel la reconstruction communiste se poursuivra plus lentement, dans un contexte d’aggravation soudaine du scénario politique et social;

6. L’enthousiasme apporté par l’événement doit être traduit en travail politique, en construisant et en renforçant les luttes, en construisant et en renforçant les organisations locales du parti à tous les niveaux. Ce n’est pas en abandonnant ses positions politiques que les communistes retrouveront la confiance des classes populaires, mais avec un travail politique incessant de lutte, d’enracinement, de leadership. Un vrai parti communiste construit son cadre dans les organisations et les lieux de travail des usines, au centre du conflit de classes. Tout le travail de parti est orienté dans cette direction;

7. A cette occasion, le facteur déterminant du succès de la mobilisation a été la jeunesse. La jeunesse est la flamme de la révolution, avec des milliers de jeunes qui apportent des victoires dans les écoles, dans les universités, qui font avancer les luttes et construisent des racines dans les quartiers populaires et en milieu de travail. Les jeunes savent que le capitalisme a produit l’insécurité, le chômage, le travail non rémunéré, l’incapacité d’avoir un droit à domicile et sociaux il y a seulement vingt ans. Les jeunes d’aujourd’hui, n’ont rien à perdre, pourquoi sont-ils si nombreux malgré des années de diffamation idéologique à devenir communistes et à prendre une part active dans les luttes et dans leur organisation et dans « notre travail pour soutenir l’effort de la jeunesse communiste et construire ensemble les nouvelles générations » ,

Bureau politique
Parti communiste
Rome, 12/11/17

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Voici en complément de ce compte-rendu, la présentation de ce qu’est l’unité recherchée, sous le titre « l’unité avec qui et pourquoi faire ? »

Cette question a été soulevée par Pietro Secchia, secrétaire du mouvement communiste italien, elle est toujours la question clé à poser lors de l’examen de l’unité des communistes.

Aujourd’hui, dans le mouvement communiste international, et certainement dans notre pays, il existe de sérieuses divergences de vues stratégiques entre les forces qui se réclament du communisme, dont la fragmentation actuelle est la règle. La réflexion des communistes doit commencer par la reconnaissance de ce fait, se rendant compte que l’état actuel n’est pas simplement le produit de personnalités et de malentendus ou de volonté de défendre les petits « jardins potagers », mais le résultat des choix et des contradictions accumulées au cours des années et de divergences stratégiques.

Il faudrait simplement se mettre tous ensemble, ce qui a été déjà expérimenté avec Rifondazione Comunista en 1992 (les différences, avait dit Bertinotti sont un trésor, mais à la fin, cela revient seulement à une certaine confusion) ou pire il s’agirait de lier encore l’unité communiste en question aux échéances électorales, comme cela a été fait par la Fédération de la gauche en 2009.

L’unité communiste doit se faire à travers un débat serré sur des questions stratégiques et en recherchant l’unité dans les conflits de classe. Le deuxième Congrès du Parti communiste a tiré les thèses politiques qui sont disponibles à: http://ilpartitocomunista.it/wp-content/uploads/DOCUMENTO-II-CONGRESSO-PC-2017.pdf nous y exposons notre analyse et la stratégie du Parti, et en particulier ce qui constitue la construction d’un parti révolutionnaire à un stade non-révolutionnaire et comment bien comprendre cette dernière expression.

L’Unité communiste est le but de notre document avec des mots clairs qui décrivent notre position. « La question communiste – dit le document – est la question de l’unité des communistes vraiment marxistes-léninistes, qui brise les formes d’opportunisme et rejette toute réduction à des connotations électoralistes génériques et l’agrégation avec les forces de la » gauche », qui relèguent les communistes à une fonction subalterne historique et classique. C’est la question de l’indépendance communiste par rapport aux forces bourgeoises, le profil autonome des intérêts du prolétariat dans le choc des classes nationales et dans sa projection internationale, dans le choc interimperialiste qui le rend irréductible à l’un des champs dans la lutte. Le Parti doit élever haut le slogan de l’unité, appelant à un chemin commun avec tous les camarades qui se situent dans ce champ. Accroître les initiatives de discussion et de débat, ne pas craindre la confrontation mais valoriser dans la dialectique des positions les perspectives concrètes d’avancement. L’unité n’est rien si elle ne correspond pas à une unité idéologique et à une vision stratégique. »

L’unité est un objectif à poursuivre et pour lequel nous voulons contribuer avec quelques points qui, en termes d’unité et de reconstruction, deviennent indispensables. En particulier:

1) l’autonomie politique des communistes et l’indépendance totale par rapport aux partis qui acceptent le système capitaliste comme horizon. La construction du Parti communiste ne peut pas être réduite à une vision plus radicale au sein du système politique bourgeois, de ses coalitions ou de ses groupes de gauche. Construire le Parti communiste signifie réaliser l’instrument qui détruit ce système. En pratique, refuser toute forme d’alliance électorale avec le Parti démocrate et sortir de toute vision anti-historique de «l’unité des forces constitutionnelles démocratiques». Un rejet net, indépendamment de qui conduit le PD, est exprimé à la fois nationalement et régionalement et localement. Rejeter les alliances avec le PD au niveau national mais ensuite le pratiquer localement s’appelle l’opportunisme. Cela vaut également pour les forces soi-disant de gauche (par D’Alema, en Pisapia, en passant par Vendola) qui peut maintenant tactiquement distingué du PD, mais qui veulent se développer en perspective, puis de nouveau allié avec le PD);

2) la centralité de l’analyse léniniste de l’impérialisme, en tant qu’étape suprême du capitalisme. L’impérialisme ne peut être réduit à l’une de ses phénoménologies, à savoir l’agression militaire. Le mouvement communiste ne peut pas participer de façon stratégique pour l’une ou l’autre déploiement des forces impérialistes dans la lutte et la lutte des communistes est dirigé, tout d’abord, la libération de l’exploitation capitaliste et de son existence dans leur pays par l’Union européenne, de l’OTAN et toutes les alliances impérialistes;

3) la nécessité d’abandonner toute illusion sur la réformabilité des institutions de l’UE et sur les mécanismes économiques qui la sous-tendent. Les communistes doivent en Italie affirmer la sortie de leur pays de l’UE. Il ne suffit pas de parler d’une lutte simple pour la dissolution des alliances impérialistes, ne précisant pas comment une telle dissolution peut avoir lieu. Elle doit prendre la responsabilité de pratiquer cette percée de la seule manière possible, à savoir par la lutte pour la sortie unilatérale des alliances impérialistes. En même temps, ils n’appartiennent pas au raisonnement communiste sur l’Europe à deux vitesses, sur les alliances dans les pays du sud de l’Europe, sur la simple sortie de l’euro sans même quitter l’UE. Toutes les alternatives politiques alternatives mais apparemment alternatives, qui seraient en effet favorables aux secteurs du capital, et finiraient par aggraver la condition de la classe ouvrière et des masses;

4) la conscience, qui découle directement des points précédents, que l’autonomie politique des communistes doit se réaliser même dans les forces « de gauche ». Il n’y a pas de gauche anticapitaliste en dehors des communistes: parler d’anti-libéralisme n’est pas synonyme d’anticapitalisme, mais pointe vers des visions internes différentes de la logique du capitalisme. Soutenir la réformabilité de l’UE comme le fait le Parti de la Gauche européenne et les forces auxquelles il adhère rend ces positions incompatibles avec celles des communistes. Alors l’unité des communistes et des unités de la gauche ne sont pas synonymes, et ce ne sont même pas des processus qui peuvent marcher ensemble. Vous n’avez pas besoin de mélanger ces deux mots avec une telle légèreté, car derrière eux il y a des perspectives divergentes incompatibles. Penser à rejoindre les communistes et à rejoindre ensuite la gauche qui a des perspectives stratégiques opposées à nous, c’est l’opportunisme de la pire espèce;

5). Le travail des communistes doit être pleinement orienté vers le soutien et la direction de la lutte de classes, et d’abord dans le travail pour augmenter la conscience de classe ouvrière, leur participation à la lutte. Les communistes doivent être en mesure de créer un bloc social autour des exigences les plus avancées de la classe ouvrière, unissant à elle les couches sociales à risque d’appauvrissement et de prolétarisation, qu’entraîne de plus en plus la domination des grands monopoles ;

6) Au niveau du conflit, la critique du travail du syndicalisme confédéral, et en particulier du rôle de la CGIL, doit être claire et impitoyable. La perspective stratégique des communistes ne peut pas s’enliser dans un retour impossible de la CGIL sur des positions de classe, mais doit travailler pour la construction du syndicat de classe, lié au niveau international au FSM, qui représente en fait les intérêts des travailleurs, qui peuvent conduire les travailleurs dans la lutte sans laisser place à des compromis à la baisse qui, dans le cas du syndicalisme confédéral, ont conduit à une position de collaboration;

7) le lien étroit entre la reconstruction communiste et les processus de réorganisation du mouvement communiste international. Nous pensons qu’à ce stade, il est nécessaire d’intensifier l’action communiste au niveau international pour répondre à l’attaque principale, également au prix de donner une direction politique à une coordination internationale plus stricte. L’adaptation dialectique aux conditions nationales, qui doivent également être présents dans les tactiques de développement des parties, ne peut pas conduire à des torsions stratégiques qui finissent par justifier tout et le contraire de tout, au nom des routes nationales présumées au socialisme;

8) la nécessité de faire face à l’expérience du mouvement communiste de notre pays et en particulier à l’histoire du Parti communiste italien. Ce serait un mauvais service pour le processus de reconstruction communiste de s’enfermer dans une vision religieuse de l’histoire du PCI et de ne pas analyser ses erreurs. En particulier, nous ne pensons pas d’unité communiste sans claire condamnation de l’eurocommunisme, l’acceptation de « parapluie de l’OTAN », le compromis historique de la politique et de la solidarité nationale, éléments centraux du processus de transformation PCI en une force socialdémocrate. En même temps, sert une autocritique impitoyable sur la période qui a suivi la dissolution du PCI, et le processus de construction de la République populaire de Chine. Il critique l’éclectisme et l’opportunisme dominant de ces années, et en particulier la reconnaissance de l’erreur historique de la participation communiste au gouvernement central.

9) Ne pas lier l’unité communiste à de simples perspectives électorales. Cela ne signifie pas que les communistes d’aujourd’hui, en toute autonomie et indépendance par rapport à d’autres forces politiques, ne peuvent et devraient utiliser l’instrument des élections, et peut-être des postes dans des institutions telles que le porte-voix de son action dans le conflit de classe. Etre autonome et indépendant, c’est aussi ne pas déléguer à d’autres forces (comme le font certaines organisations communistes avec les Cinq Étoiles ou les forces de gauche) mais être eux-mêmes dans leurs propres batailles. En un mot, utiliser les élections, les médias, les institutions de construction de partis et le renforcement de la lutte des classes.

10) d’énoncer clairement que le but des communistes est le renversement du système capitaliste et la construction du socialisme, et d’agir conformément à cette déclaration. Les communistes ne limitent pas leurs actions à la défense des gains temporaires, mais ils relient chaque combat concret au processus d’accumulation des forces révolutionnaires. Il n’y a pas d’alternative entre le capitalisme et le socialisme et il n’y a pas de phases intermédiaires.

Cent ans après la Révolution d’Octobre, nous sommes conscients des grandes difficultés des communistes au moment où les contradictions du capitalisme dans le monde et dans notre pays sont si claires. Le capitalisme est aujourd’hui incapable de fournir un avenir sans l’exploitation, le chômage, l’aggravation des salaires et des conditions de vie, la guerre, le contraste sans équivoque avec l’environnement et la nature finie des ressources de la planète. L’actualité de la question communiste est aussi un effort pour l’unité des communistes, à condition que ces processus soient orientés dans le sens inverse de ce qui a été fait pendant ces années. Nous voulons l’unité des communistes, à partir d’une cohérence stratégique et idéologique, qui a pour prémisse de critiquer les erreurs du passé. Mais nous rejetons toute proposition d’unité ou de dialogue de l’expéditeur avec les forces de gauche et de centre-gauche, peut-être lors des élections. Une perspective qui signifierait reléguer les communistes à la queue des projets perdants, qui trompent les travailleurs, et qui sont parfaitement alignés avec le pouvoir capitaliste sur les dictats de l’UE et de l’OTAN, en échange d’une place dans les institutions.

Dans ces conditions et à partir d’un travail conjoint concret, nous avons établi l’unité entre le Parti et le Front de la Jeunesse Communiste et nous considérons que ce modèle sera suivi à l’avenir. Conscient de l’insuffisance des forces existantes, à commencer par nous, nous sommes prêts à remettre en question notre organisation à condition que cette utilisation provoque une avancée et non un pas en arrière sur ce qui, bien qu’encore insuffisante, a été construit laborieusement au fil des ans. L’unité avec les communistes, pas avec ceux qui voudraient entraîner les communistes dans le pantano. Un principe sans unité est, au mieux, de la confusion.

Rome 22 février 2017


Edité le 27-11-2017 à 18:06:41 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 27-11-2017 à 20:53:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ces extraits - très intéressant pour nous-mêmes sur plusieurs points - ne reprennent pas les positions de ce parti sur la question internationale.

Le Partito Communista se tient fondamentalement sur les positions albanaises.

Il s'oppose à la ligne interne du PCC mais aussi à sa politique internationale désignée comme impérialiste au même titre que celle des USA, de l'Europe, des BRICS et finalement de tous les pays, "entrés dans la phase impérialiste, y compris les soi-disant « pays en voie de développement » et les anciennes colonies" .

Il affirme que le bellicisme, la domination et l'hégémonie ne caractérisent pas l'impérialisme et que les différences entre les pays ne sont que des degrés .
Selon sa position la multipolarité ne peut pas apporter la paix mais au contraire accentuer le risque de guerre. Etc.

Cette position est néo trotskiste. Elle aboutit à saboter la lutte anti hégémonique et anti impérialiste.

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marquetalia
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   Posté le 27-11-2017 à 21:41:15   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Ce sont des sociaux chauvins,ils ne demandent pas le retrait militaire italien de Libye,qui,contrairement à l Afghanistan et le Kosovo ne s est pas fait dans le cadre de l otan.sans oublier la base italienne à Djibouti,et les affaires de l assassinat d Ilaria Alpi et celles de l enfouissement de déchets radioactifs au large de la Somalie,du Mozambique et d Haïti par des industriels liés à la pegre et à l extrême droite transalpine.


Edité le 27-11-2017 à 21:41:51 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 27-11-2017 à 23:10:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Comme tu as déjà lu tout le document et que tu lis couramment l'italien, je te laisse faire la traduction toi-même, ça me fera gagner du temps.

L'intervention de l'OTAN en Libye est citée ici :

I criminali interventi armati in Afghanistan, Jugoslavia, Iraq, Libia , Repubblica Centrafricana, Mali, Sierra Leone e oggi in Siria, lungi dall'avere conseguito l'obiettivo “umanitario” dichiarato, hanno al contrario provocato un aggravamento delle emergenze umanitarie e dei flussi emigratori, una crescita dell'instabilità politica nelle aree del mondo colpite dall'aggressione e in quelle limitrofe.

Sur la nature de l'Italie :

[3] "E’ tuttavia da respingere la tesi che l’Italia sia una colonia economica degli USA o della Germania . Questa visione limitativa e semplicistica fornisce un alibi alle teorie comunitaristiche e interclassiste che puntano a far leva su sentimenti di carattere ideale, distorcendo la visione dell’imperialismo ed evitando sistematicamente ogni analisi dei rapporti produttivi. L’Italia è la seconda potenza industriale d’Europa, è un paese imperialista, con una struttura monopolistica certamente più debole di quella statunitense o tedesca"

Apparemment les thèses sur l'impérialisme généralisé ne résistent pas aux faits, de sorte que le Partito Communista prend des positions ponctuelles en parfaite contradiction avec cette conception.

Pour le reste c'est un document très intéressant surtout sur la situation en Italie, qui mérite une traduction intégrale. On verra ça après les fêtes, j'ai déjà des spaghetti au feu et trop cuit c'est pas bon

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DUROC
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   Posté le 30-11-2017 à 20:46:36   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Pour moi, c'est éminemment positif que de plus en plus d'organisations qui se réclament du communisme et du marxisme léninisme se retrouvent sur les mêmes analyses du monde impérialiste contemporain, plaçant la Russie capitaliste-impérialiste et la Chine capitaliste social-impérialiste comme de nouvelles puissances impérialistes rivalisant avec les vieux impérialismes occidentaux.
Qualifier de manière péremptoire ces organisations communistes de pro-albanaises ou de néo-trotskistes ne constitue pas une critique d'un niveau élevé et dénote d'une complète incompréhension de la théorie léniniste de l'impérialisme...
On verra ça après les fêtes !

Duroc

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Xuan
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   Posté le 30-11-2017 à 23:44:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les étiquettes n'ont pas une grande importance, ce qui est positif c'est que l'analyse de la Chine et des émergents "impérialistes" ne résiste pas aux faits.

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DUROC
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   Posté le 01-12-2017 à 09:34:38   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Quelle est ta définition de l'impérialisme, Xuan ?

Duroc

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Xuan
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   Posté le 01-12-2017 à 18:31:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’impérialisme a été défini par Lénine à une époque où les puissances impérialistes possédaient le monopole et même l'exclusivité du commerce et de la finance.
L’impérialisme existe toujours mais il a perdu ce monopole. De fait il l’avait perdu depuis la naissance de l’URSS.
Reste la puissance économique, militaire, scientifique, technologique, etc. ce qui n’est pas rien et sans quoi on ne comprend pas la cause de la quasi-totalité des guerres et des crises qui perdurent. Parce que les faits montrent que c’est l’hégémonie US qui en est la cause et non les pays émergents

Depuis les années 70 la plupart des colonies sont devenues indépendantes et la lutte anti-impérialiste s’est transformée pour acquérir l’indépendance économique.
Prétendre que leur indépendance s’est alors muée en impérialisme est un contre sens, nous savons que le néo-colonialisme a prolongé la domination impérialiste malgré l’indépendance politique. Une partie de la petite bourgeoisie qui s’enthousiasmait pour les guérilleros et le Viêt-Cong a été désorientée par ce changement, son révolutionnarisme romantique n’y trouvait plus son compte et on a vu vers quelles dérives « humanitaires » elle s’est laissé embarquer. L’importation et l’exportation des IDE fait aussi partie de la lutte pour l’indépendance de ces pays, mais c’est moins vendeur que les posters du Che.

Il faut réexaminer la question avec attention sans rabâcher des formules comme un magnétophone, et en essayant d’utiliser le matérialisme dialectique. L'impérialisme a une histoire. Il est né du colonialisme et du partage définitif du monde. Il est évident que les pays émergents pourraient remplacer les anciennes puissances impérialistes, personne n’est aveugle au point de faire dans l’angélisme. Reste à savoir comment un hégémonisme pourrait se développer dans un monde multipolaire. Nous ne sommes plus dans le cadre d'une ou de deux superpuissances.

Par contre on ne peut pas dénier aux pays émergents le droit au développement au prétexte qu’ils pourraient prendre ce chemin. Qu’est-ce qu’on peut leur souhaiter ? Qu’ils continuent à élever des chèvres et à tisser des tapis en couleur ?
Ce sont les puissances impérialistes qui s’opposent par tous les moyens à ce développement mais qui ne peuvent plus l’empêcher.
Aujourd’hui l’émergence réduit l’impérialisme à se replier sur lui-même, ou à réviser ses alliances, ou à se fissurer, ou à accentuer ses contradictions internes. Il est notoire que la pauvreté diminue dans les pays émergents tandis qu’elle augmente avec les disparités dans les pays « avancés » (moins nettement en France jusqu’à présent, à cause du filet social plus développé qu’ailleurs).

A propos de la mondialisation, qui est la bête noire de la petite-bourgeoisie radicale et des souverainistes. Il est remarquable que ce mouvement s’inverse, que les USA se ferment et que la Chine en devienne le promoteur.
La mondialisation n’est pas un mouvement propre au capitalisme et par conséquent elle lui survivra. Elle a accompagné toute l’économie mondiale, et la route de la soie a 2000 ans. En faisant tomber les frontières, le commerce entre les pays et les régions a fait progresser l’humanité. Mais c’est l’impérialisme qui lui a donné la forme qu’on connaît, destinée à imposer ses règles commerciales.
Là aussi la mondialisation se transforme en son contraire. La route de la soie et les banques régionales favorisent le développement, et s’opposent même à la propagation des crises du capitalisme occidental dans les pays du sud.

Nous sommes dans cette période charnière où le renversement de la domination impérialiste est une opportunité pour la révolution prolétarienne. Combien de temps durera cette transition on n’en sait rien. On ne sait pas non plus si cette domination disparaîtra sans réagir avec la plus grande violence. Au reste, l’impérialisme occidental peut-il disparaître sans que le capitalisme soit renversé dans nos pays ?

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Xuan
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   Posté le 04-06-2018 à 00:03:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog de D. Bleitrach un article sur la crise actuelle de l'Italie. Il est assez clair que les difficulté du capitalisme italien sont accentuées par les appétits des puissances européennes dominantes.

Un autre aspect qui ressort depuis de nombreuses années et que le premier sous-titre met en relief est l'instabilité des institutions italiennes :
"La Constitution italienne est basée sur un gouvernement issu du parlement. Le président de la république n’a pas le pouvoir de dicter la direction politique du gouvernement."
De la sorte, les institutions italiennes se trouvent en retard par rapport à celles de notre pays, où la bourgeoisie a tiré les leçons des entraves dues au parlementarisme et au bipartisme en instaurant un gouvernement placé sous la direction immédiate des monopoles et sans opposition.
A l'évidence la bourgeoisie italienne n'a pas réalisé ce tournant autocratique et son système parlementaire s'effondre depuis des années sans rémission. Elle ne peut se tirer d'affaire qu'en remettant en cause son modèle institutionnel y compris par un moyen non constitutionnel.

S'il est légitime de rejeter "la simple proposition du principe que tout se réfère à une future révolution socialiste" , cet objectif ne devrait pas être dissimulé parce que c'est quand même le but d'un parti communiste soit dit en passant.

D'autre part il n'est pas assuré que "Défendre le gouvernement parlementaire" et revenir à la Constitution de 1948 soit viable ni même réalisable dans la situation actuelle, ni que la nostalgie des lendemains de la Libération ou du parlementarisme bourgeois avec ses martingales constituent un pas vers le socialisme.

En fait l'abandon du parlementarisme bourgeois par la bourgeoisie elle-même constitue la transition au renversement de l'Etat et à la dictature du prolétariat.


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La crise italienne et la responsabilité des communistes

02
JUIN
30 Maggio 2018 19:12 Contenu en français – Articles
http://histoireetsociete.wordpress.com/2018/06/02/la-crise-italienne-et-la-responsabilite-des-communistes/

Par Andrea Catone (Directeur de la revue MarxVentuno)

Traduction française par Lorenzo Battisti



1. La Constitution italienne est basée sur un gouvernement issu du parlement. Le président de la république n’a pas le pouvoir de dicter la direction politique du gouvernement.

Le président de la République Sergio Mattarella n’a pas signé la nomination en tant que ministre de l’économie du professeur Paolo Savona, qui lui a été proposée, sur recommandation du Mouvement 5 étoiles (M5S) et Ligue, par le Président du Conseil nommé Giuseppe Conte, qui a ensuite démissionné de son mandat.

Mattarella a justifié son choix en prononçant un bref discours devant le pays où il a déclaré qu’il avait

« partagé et accepté toutes les propositions des ministres, à l’exception de celle du ministre de l’Économie. La nomination du ministre des affaires économiques est toujours un message immédiat de confiance ou d’alarme pour les opérateurs économiques et financiers. J’ai demandé, pour ce ministère, la nomination d’un représentant politique faisant autorité dans la majorité, qui est conforme à l’accord de programme. Une personnalité qui – au-delà de l’estime et de la considération pour la personne – ne soit pas considéré comme un partisan d’une ligne, démontrée à plusieurs reprises, qui pourrait probablement, ou même inévitablement, amener l’Italie à quitter l’euro [1]. C’est tout à fait différent d’une attitude vigoureuse, au sein de l’Union européenne, visant à la changer pour le mieux d’un point de vue italien. En réponse à cette demande, j’ai noté – avec regret – qu’aucune autre solution n’était disponible, et le Président du Conseil a démissionné de son mandat. L’incertitude quant à notre position dans l’euro a alarmé les investisseurs et les épargnants, italiens et étrangers, qui ont investi dans nos obligations d’État et dans nos entreprises (…) Il est dans mon devoir, en procédant à la nomination des ministres – que la Constitution me confie – de veiller à protéger l’épargne des Italiens (…) L’adhésion à l’euro est un choix fondamental pour les perspectives de notre pays et de nos jeunes” [2]. »

Le refus de nommer Savona [3] Ministre est motivé par le Président de la République sur la base d’une évaluation politique. Mais notre Constitution est basée sur le principe du gouvernement parlementaire et exclut que le Président de la République dicte la direction politique du gouvernement.

En outre, après avoir énuméré les catastrophes économiques actuelles et futures (le spread qui augmente de jour en jour, menaçant l’épargne des Italiens, décourageant les investisseurs, augmentant les intérêts sur la dette, augmentant les hypothèques, etc….), Mattarella dit que “beaucoup se souviennent quand – avant l’Union monétaire européenne – les intérêts bancaires étaient proches de 20 pour cent. Il s’agit d’un évident excès d’argumentation , de basse propagande, qui se réfère à un contexte économico-politique interne et international complètement différent de l’actuel, qui n’a pas de fondement scientifique : d’une part, c’est une tentative maladroite de justifier une décision difficile à justifier (comme une excusatio non petita) ; d’autre part, c’est le début d’une campagne électorale féroce dans laquelle le seul suspect de critiquer l’euro est stigmatisé et interdit.

Ce qui s’est produit le 27 mai est une nouvelle violation de la Constitution républicaine et de son principe de souveraineté nationale-populaire. Ce n’est pas le premier : il est conforme aux déclarations de Cossiga, à la lourde ingérence de Napolitano et aux tentatives de déformer la Constitution, soutenues par Berlusconi, les néo-fascistes et Ligue Nord au milieu des années 2000 et plus récemment par le PD de Renzi (rejetées par le référendum du 5 décembre 2016). Elle accélère et aggrave la crise démocratique italienne dans les rapports entre les groupes au pouvoir et les masses (entre ce qu’on appelle aujourd’hui l’establishment et sa légitimation démocratique), crise qui s’est clairement manifestée dans le vote du 4 mars avec l’affirmation extraordinaire (32%) du M5S, qui a dans son rejet de la “caste”, des rentes et privilèges des “politiques”, un de ses piliers, et de la Ligue Salvini.

La longue crise économique italienne, son déclin prolongé, aggravé par la crise financière et sa gestion imposée par la BCE et les pouvoirs supranationaux (voir la lettre de Trichet et Draghi qui a dicté l’agenda économique et social italien et ouvert la voie au gouvernement Monti[4]), ont été parsemés de tentatives partiellement avortées de bouleversements constitutionnels visant à réduire le rôle des assemblées électives, et de pressions présidentielles, en particulier depuis 2011, lorsque le président Giorgio Napolitano a remplacé le rôle constitutionnel d’arbitre super partes par celui de décideur et de promoteur de l’orientation politique et des transformations de la Constitution : une situation perpétuellement mobile de transition constitutionnelle visant à “ sécuriser “ la position atlantique et pro-européenne du pays, que les classes dirigeantes n’ont pas réussi à atteindre et qui se présente aujourd’hui avec le nouveau vulnus d’un gouvernement avorté en raison de la présence d’un ministre de l’économie soupçonné de critiquer l’euro.

2. Aventurisme et subversion de M5S et de la Ligue.

Le choix de Mattarella ouvre un fossé entre les pouvoirs de l’État. Elle ne renforce pas, mais rend le pays plus fragile et révèle davantage sa souveraineté limitée.

Mais les communistes et ceux qui se réfèrent au mouvement ouvrier ne peuvent ignorer que cette aggravation de la crise a été lucidement et cyniquement poursuivie pour le calcul électoral par la Ligue de Salvini, une force déployée ouvertement à droite qui a imposé dans le programme gouvernemental (le “contrat” tant vanté par Di Maio) l’annulation de ces parties du programme M5S sur l’intervention publique dans l’économie, de sorte que ce “contrat” – en certains points extrêmement détaillé (et hors de place dans un programme politique) même sur le rôle des engrais chimiques et du compost (point 4, p. 11) et exposé dans l’ordre alphabétique et sans ligne cohérente de direction politique – a été clairement dominé, sur les questions économiques, par l’approche néolibérale : l’impôt forfaitaire, avec l’idée que la plus grande disponibilité de l’argent – avec la “main invisible” Smithienne – initierait miraculeusement la reprise économique, sans planification publique et sans intervention économique de l’Etat. Salvini, plaçant au président de la République l’aut aut sur le nom de Savona – utilisé comme tête de bélier pour renverser la table d’un accord avec les 5S qui était maintenant serré – a essayé, avec succès, de le briser, aggravant la crise politique, élevant le niveau de l’affrontement politique sur la question de l’euro. De cette façon, il s’est déplacé dans la même direction des forces politiques comme le PD de Matteo Renzi, qui, vaincues lors des élections du 4 mars, ont visé l’effondrement du pays (rejetant a priori la tentative d’un gouvernement de coalition avec les 5S) pour pouvoir retourner dans le jeu politique.

Un affrontement sur l’UE et l’euro implique, comme l’affaire grecque l’a bien montré, une confrontation avec des puissances internes et internationales très fortes et nécessite donc une préparation des forces, une prise de conscience et une stratégie qui ne sont pas du tout présentes dans le pays. Le discours de Mattarella était juste sur un point: la question euro/UE n’était pas au centre de la campagne électorale; les 5S l’ont immédiatement supprimée, la Ligue l’a tenue dans quelques affiches, mais avec une référence prédominante à la question de l’immigration.

S’engager dans une bataille contre les forces les plus puissantes sans préparation adéquate des forces populaires et sans stratégie précise s’inscrit dans la pire tradition de l’aventurisme italien. La Ligue, qui s’agite aujourd’hui démagogiquement sur la question de la souveraineté nationale, a haussé le niveau de l’affrontement à des fins électorales.

Les 5S, qui se basent sur l’idéologie du dépassement de la droite et de la gauche et de la lutte de classe, mettent dans le même lot capital et travail, après avoir immédiatement retiré les positions critiques sur l’OTAN et l’UE, après avoir annulé l’intervention publique en économie du “contrat” (une mise en scène médiatique dans laquelle plusieurs points s’empilent, sans le fil rouge d’une stratégie politico-économique), se sont en outre révélées être une force hésitante, qui se nourrit de démagogie (la “caste”, les “rentes”), mais n’a ni le courage, ni les cadres, ni une stratégie sérieuse pour soutenir un choc d’une telle ampleur, comme celui de l’UE et de l’euro. Après tant d’autodafés pour former le gouvernement, ils ont remis les clés décisives et le dernier mot à la Ligue de Salvini, un parti beaucoup plus structuré et organisé.

Ce ne sont pas les forces auxquelles confier la direction et l’activation d’un projet stratégique fondé sur la souveraineté nationale et populaire, visant à sortir l’Italie du déclin et à apporter des réponses concrètes aux problèmes de développement économique, d’emploi, de formation et de recherche.

La situation italienne est extrêmement dangereuse : crise politique, crise économique, crise institutionnelle s’additionnent. Le niveau de confrontation s’élève, mais dans la plus grande démagogie: démagogie – qui se manifeste aussi dans le discours de Mattarella – qui menace des catastrophes économiques et appelle à des actes de foi aveugle, indiscutables et absolues dans la monnaie unique ; et démagogie de la part de ceux qui, après avoir présenté un programme qui prévoit une énorme augmentation des dépenses publiques sans aucune couverture (impôt forfaitaire et revenu de citoyenneté), exigent qu’à la sortie de la monnaie unique les problèmes du pays soient résolus par magie.

3. Dans cette situation, il faut construire un véritable front populaire pour la défense du pays.

Les communistes et ceux qui sont véritablement liés au mouvement ouvrier et démocratique qui a joué un rôle si positif dans l’histoire de notre pays et dans la construction de la République, ne peuvent et ne doivent pas accueillir ni la bourgeoisie comprador liée à la UE et à l’OTAN, qui a aujourd’hui dans le PD de Matteo Renzi son principal parti de référence (quelqu’un l’a baptisé “gauche impériale”), ni l’aventurisme démagogique et la subversion potentielle de la Ligue ou le M5S ambigu, hésitant et confus. Les communistes ne peuvent et ne doivent pas se limiter au rôle de spectateurs passifs dans un affrontement qui, comme il le promet, accentue la démagogie et nous éloigne d’un chemin concret, d’une stratégie pour le pays.

Dans cette situation, les communistes ont le devoir de construire un front politique capable de parler clairement et avec la plus grande rationalité, sans fumée et ambiguïté, sur la base d’un programme politique de transition, capable de récupérer les points les plus élevés de notre tradition de lutte, à partir de la Résistance antifasciste et de la rédaction de la Constitution de la démocratie économique et sociale. Un programme politique qui n’est pas le bourrage d’exigences différentes et pas toujours cohérentes en soi (comme l’a été en partie le programme du “Pouvoir au peuple”), ni la simple proposition du principe que tout se réfère à une future révolution socialiste ou qui fait des proclamations grandiloquentes sans définir un chemin concret dans une stratégie à long terme.

Un tel programme, construit et exposé sur la base d’un discours clair et sans ambiguïté, qui n’efface pas la contradiction capital-travail, ni l’existence et la lutte des classes (comme c’est le cas dans l’idéologie “populiste” de la Ligue et du M5S), peut se résumer en quelques lignes de base essentielles, que la Constitution a tracées :

1. Défendre le gouvernement parlementaire et lutter pour une loi électorale proportionnelle, comme c’était dans l’esprit de la Constitution de 1948, contre toute tentative de reproposer des systèmes électoraux majoritaires. Lutter contre toute dérive présidentielle et autoritaire qui, dans cette phase de crise institutionnelle, pourrait se produire et être proposée (et est déjà en place).

2. Une forte intervention publique dans l’économie, avec une planification démocratique (dans les formes déjà prévues par la Constitution et dans d’autres qui peuvent être développées), sous contrôle démocratique, des lignes directrices de développement. C’est d’abord sur ce point, sur l’intervention de l’État en tant qu’expression de la souveraineté nationale populaire, que s’ouvre le conflit avec l’approche néolibérale de l’UE de Maastricht.

3. En reconnaissance d’un monde multipolaire, affirmation d’une politique étrangère indépendante, à la fois de l’impérialisme américain, qui contrôle notre pays et l’Europe à travers l’OTAN et qui aujourd’hui, avec Trump, est en concurrence avec l’Allemagne, et de l’impérialisme allemand, qui se déplace à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE, ou de celui français, protagoniste des aventures militaires en Afrique et au Proche-Orient.


Les communistes et les forces qui se réfèrent au mouvement ouvrier et démocratique doivent savoir comment trouver la sagesse et la force dans la crise italienne, qui s’accélère violemment et empire, sur la base des grandes leçons unitaires qui ont marqué les meilleures pages du mouvement ouvrier international et italien, pour construire l’unité entre eux et créer un front uni, dans un affrontement qui promet d’être très difficile et vital, en surmontant et en laissant le pire – et c’est beaucoup ! – qui a marqué l’histoire des communistes et du mouvement ouvrier en Italie au cours des trente dernières années : le calcul politique du court terme, le carriérisme, l’opportunisme, les personnalismes qui placent l’intérêt personnel particulier avant l’intérêt général, l’esprit de clan ou de groupe plutôt que lié à une vision stratégique globale, le sectarisme, le dogmatisme, avec la prétention d’être les seuls dépositaires de la vérité et de la bonne ligne, proclamation de principes et incohérence de l’action politique – et cela les a relégués hors de l’histoire réelle, dans le rôle de témoins ou, pire, de “supporters” subordonnés de l’un ou l’autre champ de démagogies opposées qui trompent le pays, venant, comme un camarade français a amèrement observé, au chef-d’œuvre politique négatif de toucher le fond et de pouvoir aller encore plus en bas au-delà du fond…

Si, dans la précipitation de la crise italienne, les communistes ne reprendront la voie principale de l’unité dans la construction d’un front populaire, l’histoire – paraphrasant un célèbre dicton de Fidel Castro – ne nous absoudra pas.

28-5-2018

[1] les italiques sont à moi A.C.
[2] Voir https://video.corriere.it/governo-mattarella-non-posso-subire-imposizioni-ministri-discorso-integrale/7b2cc8e0-61e0-11e8-83c2-c2f27971c337
[3] Savona est le ministre proposé pour l’économie. C’est un économiste qui a eu des rôles dans le MEDEF et qui a dirigé une banque. Depuis les années 1990, il a exprimé son opposition à l’adhésion de l’Italie à l’euro, qu’il considérait comme contraire à la structure économique italienne et au bénéfice exclusif de l’Allemagne et des pays du Nord de l’Europe.
[4] Voir le numéro spécial de MarxVentuno 1-2/2016 pour plus de détails sur l’ensemble de la crise institutionnelle.


Edité le 04-06-2018 à 00:10:43 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 04-06-2018 à 14:02:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les monopoles européens, français entre autres, mettent la pression sur les politiciens bourgeois italiens


La presse économique française met le paquet sur la dette italienne :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/05/28/20002-20180528ARTFIG00267-italie-les-taux-de-la-dette-au-plus-haut-depuis-2013.php

Italie: les taux de la dette au plus haut depuis 2013

Le rejet par le président italien d'un gouvernement hostile à l'euro ne convainc pas les marchés. La Bourse de Milan perd 2,08% tandis que l'écart entre le taux de la dette italienne et le Bund allemand de référence atteint un pic de 5 ans.
Le fossé entre les leaders de la coalition victorieuse aux élections italiennes et les marchés financiers est loin de se combler.
«Disons-le clairement qu'il est inutile d'aller voter puisque ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui font les gouvernements» , s'est indigné Luigi Di Maio, le chef du Mouvement populiste 5 Etoiles (M5S) après le veto du président Sergio Mattarella.
«L'Italie n'est pas un pays libre, c'est un pays occupé financièrement par les Allemands, par les Français et par les bureaucrates de Bruxelles» , s'est insurgé de son côté Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite). Le président italien a refusé dimanche de nommer le ministre des Finances que les deux alliés voulaient imposer, Paolo Savona, un économiste favorable à une sortie de l'euro, qu'il qualifie de «prison allemande» .
«La désignation du ministre de l'Économie constitue toujours un message immédiat de confiance ou d'alarme pour les opérateurs économiques et financiers. L'incertitude a alarmé les investisseurs et les épargnants en Italie comme à l'étranger» , s'est justifié Sergio Mattarella. «L'adhésion à l'euro est un choix fondamental. Si nous voulons en discuter, nous devons le faire de façon sérieuse» , a-t-il ajouté.

Sortie de l'euro
La décision du président italien de reconvoquer des élections n'a en tout cas pas rassuré les marchés. Bien au contraire. La Bourse de Milan a clôturé en baisse de 2,08% et les taux de la dette italienne ont atteint un sommet depuis fin 2013. Le spread, l'écart entre le taux de rendement des obligations d'État italiennes et le taux allemand (Bund) à dix ans, a bondi lundi autour de 235 points.
Cet écart entre le taux référence en Europe (du fait de la taille et de la solidité du marché allemand) et le taux italien (2,6%) «donne une vision du degré de peur des investisseurs», explique Alexandre Delaigue, professeur d'économie à l'université de Lille. Moins les investisseurs ont confiance dans un pays, plus ils vendent ses titres et plus le taux de rendement augmente.
Ce niveau élevé signifie que les investisseurs «redoutent une sortie de la zone euro. Le maintien ou non sera d'ailleurs le sujet principal des élections à venir» , pointe Philippe Waechter, chef économiste d'Ostrum Asset management (ex-Natixis Asset Management).

Dégradation de la note souveraine

En attendant, les acteurs économiques devraient lever le pied dans la Péninsule. Le risque y est élevé, souligne Philippe Waechter. En dix ans, le PIB par habitant a chuté d'un quart. Et l'économie italienne a «besoin d'impulsions extérieures» pour redevenir «sexy», juge l'économiste. Or, avec le risque de sortie de l'euro, «les investisseurs financiers et industriels seront incités à se tenir à l'écart» .
Ils le feront d'autant plus que l'agence Moody's envisage de dégrader la note souveraine du pays en raison de l'énorme dette: à 2302 milliards d'euros, elle représente 132% du PIB. L'inquiétude se porte en domino sur les banques italiennes, qui en détiennent plus de 20%. Une perte d'accès aux marchés après une dégradation de note, serait «dramatique», résume le Peterson institute for international economics (PIIE).
L'Italie ne serait alors «plus éligible au programme de rachats de dette par la Banque centrale européenne» (BCE) et, faute de changer de chemin, «le gouvernement serait forcé de quitter l'euro, même si ce n'est pas son plan actuel». Un tel scénario est toutefois improbable, juge le PIIE car une crise conduisant à un défaut de paiement «frapperait d'abord les Italiens» qui détiennent «les deux tiers des titres souverains» .


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L'ITALIE S'ENFONCE DANS LE CHAOS POLITIQUE, LA DETTE EST ATTAQUÉE !

http://www.capital.fr/economie-politique/la-dette-italienne-dans-la-ligne-de-mire-des-marches-1290115

PUBLIÉ LE 28/05/2018 À 17H30 MIS À JOUR LE 28/05/2018 À 17H50
Pixabay

L'Italie est en pleine crise politique. Sa dette publique - colossale - est dans la ligne de mire des marchés.

L'imposante dette italienne est à nouveau dans le radar des intervenants, qui s'inquiètent de l'incertitude politique et d'une nouvelle poussée des forces antisystème aux prochaines élections. Le "spread", le très scruté écart entre les taux d'intérêt allemand et italien à dix ans, a atteint son plus haut niveau depuis novembre 2013, à 235 points, témoignant de la fébrilité des marchés. En deux semaines, il a gagné une centaine de points. Il reste encore très loin de novembre 2011 quand il avait atteint 575 points, avant la chute de gouvernement de Silvio Berlusconi, mais c'est son niveau et la chute de la Bourse de Milan qui ont en partie conduit le président italien Sergio Mattarella à retoquer comme ministre des Finances Paolo Savona, un économiste d'expérience défenseur d'un "plan B" pour sortir de l'euro.

M. Savona était pourtant le candidat du Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite), majoritaires au Parlement. En réaction, les deux partis ont décidé de renoncer à former un gouvernement, ouvrant la voie à un gouvernement technique mené par Carlo Cottarelli, ancien du FMI (Fonds monétaire international) et incarnation de l'austérité budgétaire, dans l'attente de nouvelles élections prévues au plus tard début 2019.

2.302 milliards d'euros de dette publique !

"L'incertitude de la position italienne vis-à-vis de l'euro a alarmé les investisseurs et épargnants (...) La hausse du spread augmente la dette et réduit la possibilité de dépenses dans le champ social. Ceci brûle les ressources et l'épargne des entreprises et préfigure un risque pour les familles et les citoyens européens" , s'est justifié M. Mattarella. Plus l'inquiétude est vive, plus les taux pour les nouveaux emprunts augmentent et plus le pays doit donc dépenser en intérêts. Néanmoins, souligne Eric Dor, directeur des études à l'IESEG School of Management, les nouvelles obligations sont encore émises un " taux inférieur à celui des anciennes qui arrivent à maturité et avaient été émises à des conditions très coûteuses". Et donc "même avec une augmentation modérée des taux", "le taux d’intérêt moyen sur l’ensemble de la dette publique va continuer à se réduire" pour le moment.

La dette italienne "pesait" fin mars 2.302 milliards d'euros. Soit quelque 132% de son produit intérieur brut (PIB), le ratio le plus élevé en Europe derrière la Grèce, bien loin des 60% imposés par l'Union européenne. Les précédents gouvernements ont engagé un parcours vertueux de réduction de l'endettement, en agissant sur le déficit public. Mais le programme annoncé par la Ligue et le M5S - dont les principales mesures coûtent 100 milliards d'euros, selon Oxford Economics - risquait de faire dérailler ce processus. Un risque qui n'est d'ailleurs sans doute reporté que de quelques mois, la Ligue étant créditée de 22% des voix en cas de prochaines élections (contre 17% obtenus le 4 mars) et le M5S de quelque 32% (comme en mars).

Note sous surveillance

Vendredi, face aux mesures "coûteuses" programmées, l'agence Moody's a placé la note de la dette italienne sous surveillance en vue d'une possible dégradation. L'inquiétude se porte, en domino, sur les banques italiennes, qui détiennent plus de 20% de la dette selon CMC Markets UK. Lorsque les taux montent, la valeur des obligations qu'elles ont précédemment achetées est en effet susceptible de diminuer dans leur bilan. Morgan Stanley estime ainsi que si les taux à dix ans restent durablement au-dessus de 2,4% - ils évoluaient autour de 2,6% lundi - il existe un risque de contagion par le biais des banques.

Les taux d'intérêts portugais, grec et espagnol se sont eux-mêmes tendus ces derniers jours. Selon le Peterson institute for international economics (PIIE), une crise de la dette à l'italienne, faisant suite à une perte d'accès aux marchés après une dégradation de note, serait "dramatique". L'Italie ne serait alors "plus éligible au programme de rachats de dette par la Banque centrale européenne" (BCE) et "à moins que le gouvernement ne change de chemin, il serait forcé de quitter l'euro, même si ce n'est pas son plan actuel". Mais si un tel scénario est "possible", le PIEE le juge néanmoins "improbable", en premier lieu parce qu' "une crise conduisant à un défaut (de paiement) frapperait d'abord les Italiens ", qui détiennent " les deux tiers des titres souverains ". Avec un risque électoral majeur ensuite pour les partis responsables.


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Dette italienne : les revendications incohérentes de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/16/dette-italienne-les-revendications-incoherentes-de-la-ligue-et-du-mouvement-5-etoiles_5299763_3234.html

Les deux formations engagées dans des discussions pour former un gouvernement réclament un geste de la Banque centrale européenne sur la dette du pays.
Le Monde - 16.05.2018 à 11h47 Par Marie Charrel

La Banque centrale européenne (BCE) peut-elle, d’un coup de plume, effacer 250 milliards d’euros de la dette publique italienne qu’elle détient ? L’idée peut, à première vue, paraître séduisante et simple. Elle est prônée par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue de Matteo Salvini (droite souverainiste) dans la version provisoire du contrat de gouvernement dévoilée mardi 15 mai par le Huffington Post Italia, et démentie presque aussitôt par la Ligue.

Inacceptable politiquement pour les autres Etats membres, elle n’est de fait pas réaliste, car elle serait illégale au regard des traités européens comme de l’indépendance de la BCE, gravée dans son statut, et garantissant sa crédibilité. Celle-ci est le pilier permettant à l’euro d’exister : sans cela, les investisseurs fuiraient la monnaie unique, qui serait condamnée.

Pour rappel, la BCE détient aujourd’hui l’équivalent de 368 milliards d’euros d’obligations souveraines italiennes (rachetées essentiellement dans le cadre de son programme de soutien à la croissance, le « quantitative easing », ou QE), soit l’équivalent de 16 % du total de la dette publique italienne. Le reste est détenu pour l’essentiel par les banques italiennes et des investisseurs étrangers.

Des projets qui alimentent déjà la tension des marchés

Mercredi 16 mai, le porte-parole de la Ligue chargé des questions économiques est intervenu pour assurerque le projet de son parti n’est pas de demander à la BCE d’effacer 250 milliards d’euros de dette italienne, mais d’obtenir que la dette rachetée dans le cadre du QE ne soit pas prise en compte dans le calcul du respect des règles du Pacte de stabilité. A savoir, celles imposant la limite de 3 % du produit intérieur brut (PIB) pour le déficit public, et de 60 % du PIB pour la dette publique.
Là aussi, cette proposition ne fait guère de sens.
Et pas seulement parce que la Commission européenne (c’est elle qui vérifie que le pacte de stabilité est appliqué ) ne la jugerait pas conforme aux traités. La dette publique de l’Italie dépasse aujourd’hui les 130 % du PIB : même en excluant les obligations détenues par la BCE, elle dépasserait toujours 100 % du PIB, loin de la barre des 60 %. En outre, une telle manipulation n’aurait, en vérité, qu’un intérêt limité. Les marchés ne seraient pas dupes.

Surtout cela risquerait de faire flamber les taux auxquels emprunte l’Italie, lesquels sont aujourd’hui contenus à un faible niveau grâce à l’effet du QE de la BCE. D’ailleurs de nouvelles tensions apparaissent. En effet, les projets des deux formations alimentent déjà la tension des marchés. Les taux à dix ans italiens étaient, mercredi au matin, à 1,95 %, contre 1,87 % la veille. Si les investisseurs étrangers venaient à douter de la capacité du futur gouvernement italien à honorer sa dette, ou à maîtriser ses finances publiques, ils pourraient chercher à se débarrasser des obligations italiennes qu’ils détiennent – ce qui ferait grimper les taux d’emprunts du pays, voire, lancerait la spéculation contre la péninsule, comme en 2012, au plus fort de la crise.


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Derrière les pressions sur les "résultats" italiens, l'instabilité du régime est mise en avant, en lui apposant le modèle présidentiel jugé plus efficace. On reconnaît ici le discours de Gattaz lors de la loi travail, préconisant de sortir des "zigs et des zags" et soutenant alors Macron.


Edité le 04-06-2018 à 14:10:30 par Xuan




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