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 l otan veut frapper la russie et la chine

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marquetalia
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   Posté le 23-08-2014 à 15:47:07   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

http://www.mondialisation.ca/otan-offensive-mondiale/5393876

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Eric
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   Posté le 23-08-2014 à 22:46:10   Voir le profil de Eric (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Eric   

Face aux menaces d'agressions yankees , la Russie et la Chine ne restent pas les bras croisés .


Exercices Mission de paix-2014 : la Russie et la Chine ont « neutralisé » des rebelles fictifs

Par La Voix de la Russie | Selon le scénario des exercices militaires Mission de paix-2014, les militaires russes et chinois ont éliminé des « bandes armées » sur le polygone militaire de Zhurihe en RPC, rapporte ce vendredi le porte-parole du district militaire oriental, le colonel Alexander Gordeev.



Gordeev a également précisé que lors des entraînements les militaires, les deux armées ont travaillé sur les missions d’orientation des divisions lance-grenade et de renseignement du contingent militaire russe dans une zone inconnue et de précision des itinéraires pour les groupes amphibies dans une zone de détection. Les militaires des deux pays ont également effectué des exercices de blocage et de destruction des groupes armés illégaux.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_22/Exercices-Mission-de-paix-2014-la-Russie-et-la-Chine-ont-neutralise-des-rebelles-fictifs-9663/

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Eric
Jeune Communiste
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   Posté le 24-08-2014 à 15:14:37   Voir le profil de Eric (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Eric   

Et encore......


Des exercices internationaux anti-terroristes ont commencé en Chine

Par La Voix de la Russie | Les exercices anti-terroristes des forces armées d'États membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont commencé en Chine.



Environ 7000 militaires du Kazakhstan, du Kirghizistan, de la Chine, de la Russie et du Tadjikistan vont participer à ces manœuvres qui se tiendront du 24 au 29 août.
Il s’agira de plus grands exercices militaires sous l'égide de l'OCS pour le nombre de forces participant. Des troupes appartenant aux différentes armes, ainsi que l’aviation, les unités de défense antimissile et de la guerre électronique prendront part à ces exercices.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_24/Des-exercices-internationaux-anti-terroristes-ont-commence-en-Chine-9492/

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Xuan
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   Posté le 02-12-2014 à 21:34:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Source histoire et société
L’OTAN souhaite vivement une intervention de la Russie en Ukraine orientale par Willy Wimmer


27
NOV
jeudi 27 novembre 2014, par Comité Valmy

par Willy Wimmer, ancien secrétaire d’Etat au ministère de la Défense fédérale allemande

Ces derniers jours, il est flagrant de constater comment les médias d’Etat allemands restent à la traîne des événements. Chaque soir, l’arsenal des opinions médiatiques est moralisateur, ennuyeux, toujours politiquement correct. Si l’on regarde au-delà des frontières de son propre pays, il existe un secret de polichinelle. Soit les négociations avec l’Iran sur la question nucléaire, prévues de se terminer entre les 18 et 24 novembre, réussissent à désamorcer les conflits régionaux, soit nous devons nous résigner – malgré nous – à voir apparaître la mèche allumée du prochain grand conflit global.

Il y a des développements que nous préférerions et d’autres, à quelques heures de vol de chez nous, semblant éventuellement pouvoir limiter le conflit. La rencontre des pays riverains de l’Asie-Pacifique dans la capitale chinoise de Pékin nous a clairement montré qu’une limitation des dégâts serait possible.

Soit on donne une chance à la raison et au respect du fléau de la guerre, soit on laisse mûrir les choses pour les « résoudre » par les armes. Depuis des décennies, le monde ne s’est plus trouvé dans une situation aussi dramatique et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2014.
Nous autres Européens, ainsi ceux qui se rangent du côté de l’« Occident », ne devraient pas oublier la situation morale, économique, financière et politique présente à la fin de la guerre froide et de la réunification allemande. Et aujourd’hui ? On ne peut que constater qu’il y a rarement eu, au cours de l’histoire, une meilleure situation pour lutter contre la misère dans le monde – et nous l’avons gâchée.
L’Occident a jeté par dessus bord, uniquement par sa propre faute, l’excellente situation de départ de jadis avec laquelle il aurait pu faire face aux plus grands défis. Pourquoi ? Parce que nous nous retrouvions, pour de multiples raisons, dans une union avec une puissance qui, depuis plus d’une décennie, se débat littéralement de tous les côtés en violant sciemment toutes les règles en vigueur pouvant nous assurer la possibilité de construire un monde plus pacifique. Nous étions à ses trousses. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à prier que le conflit en Ukraine orientale n’empire pas avant la fête de Noël.

Ce n’était pas un avantage pour la Fédération de Russie de devenir, à la fin de la guerre froide et de l’Union soviétique, une « plume dans le vent ». Ainsi elle a longtemps manqué comme élément de « co-ancrage » pour un ordre de stabilité européen. Les décideurs à Moscou comme ceux à Bonn et à Berlin ne purent que constater la manière avec laquelle Washington détruisait tout ce qui se présentait à lui. L’Occident – nous inclus – ne fut pas capable de développer des données constructives après avoir réussi à résoudre une confrontation dans une des grandes régions du monde. Et maintenant ? Nous avons été ébahis en voyant que la Fédération de Russie réapparait sur la scène internationale à la suite des guerres violant le droit international menées contre Belgrade, Bagdad, Damas et Tripolis à l’aide de nouveaux procédés américains clairement dirigés contre la Russie.

Actuellement, tout semble indiquer que l’Occident, dominé par les Etats-Unis, ne sait pas comment se comporter ni face au mutisme russe ni face au retour de la Fédération de Russie en tant que puissance globale. L’Union européenne s’aligne naturellement sur l’Amérique, exactement comme la nouvelle « cheffe de la diplomatie européenne » nous l’a signalé.
Toute personne, telle Mme Mogherini, déclarant déjà dans sa première prise de position en public, qu’à l’avenir la politique de l’UE face à Moscou serait définie de commun accord avec l’OTAN, illustre clairement le peu de liberté d’expression qu’elle exige.

Mme Mogherini ne cache pas que les sanctions nous ayant été octroyées par Washington – et dont nous portons le fardeau principal – n’auront aucune influence sur le gouvernement russe. Mais pourquoi, sommes-nous néanmoins soumis à ces sanctions, pourquoi les avons-nous mises en vigueur ?

L’Occident ne réussit plus à faire avaler ses sanctions aux populations étonnées et de plus en plus méfiantes. Veut-on nous faire croire qu’avec cette tentative d’influencer Moscou et Kiev, l’Occident a pris des mesures stabilisantes ? Certainement pas, car tout le monde sait à quel point ces sanctions sont un procédé partial envers Moscou, allant dans la même direction que le procédé occidental utilisé pour le coup d’Etat de Kiev. Pour utiliser une image propre au domaine militaire, on pourrait dire que les sanctions sont utilisées dans le même but qu’on engage des divisions de blindés supplémentaires pour assurer son offensive contre à un pays pacifique – la Fédération de Russie.

On n’avait nul besoin des appels téléphoniques rendus publics de la secrétaire d’Etat américaine Mme Nuland pour comprendre la stratégie générale de l’Occident en Ukraine. L’Occident n’avait rien à redire contre le président Ianoukovitch et le festival des oligarques en Ukraine tant qu’il paraissait prêt à signer les accords de libre-échange avec l’Union européenne. Ces dernières semaines, de nouveaux et d’anciens commissaires européens ont expliqué à quel point la politique européenne était erronée dans ce contexte. Partout que du gâchis.

Dans la nuit ayant suivi les meurtres de Kiev, on a – avec l’accord des hommes occidentaux de l’ombre – mis le feu aux régions de l’Ukraine occidentale choisies comme point de départ pour s’attaquer à la Russie ensuite. On n’a pas été assez vigilants en décidant de se servir des forces relevant, dans cette région, de la peste médiévale : anciens et nouveaux nazis. C’est vraiment étonnant et honteux de voir ceux qui se taisent à Kiev comme chez nous et ceux qui minimisent l’engagement de formations militaires avec un tel passé à la frontière de la Russie. C’est effarant de voir quelles personnalités gardent le silence.

Pourtant, nos gouvernements doivent savoir une chose : on ne peut cautionner tous ceux qui continuent à croire à leurs paroles et aux médias sous leur coupe au sujet de leurs informations sur la région d’Ukraine orientale.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
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   Posté le 03-12-2014 à 16:49:33   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

il faudrait entrer en contact avec les communistes japonais-meme "révisionnistes" au sens maxiste-léniniste du terme-pour leur assurer notre solidarité concernant leur lutte pour le retrait de la soldatesque u.s,surtout à Okinawa-

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Xuan
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   Posté le 17-12-2014 à 23:57:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur la chute du rouble


Selon Medvedev, la chute du rouble est due à deux facteurs, d'un part la baisse du prix du pétrole et d'autre part les sanctions occidentales.

Le pétrole a chuté de près de 50 % depuis mi-juin, pour passer ce matin à moins de 60 $ le baril de Brent.
Ce dumping affecte aussi l'Iran et le Vénézuela.

Sur le long terme la tendance est la hausse de la production des pays émergents et la consommation de pétrole est amenée à augmenter.
Mais actuellement, au milieu du ralentissement mondial de la production, le gaz de schiste US a dopé la production de pétrole.

Malgré cette surabondance, l'Opep, qui contrôle 30% de la production mondiale, a choisi de ne pas intervenir sur les prix du pétrole en conservant son objectif de production inchangé à 30 mbj. (millions de barils/jour)
On devine qu'il s'agit aussi par ce moyen de briser la concurrence du gaz de schiste, dont les investissements très coûteux ne sont plus rentables à 60 $ le baril.
Ceci aboutira aussi à la concentration monopolistique des producteurs, dont une partie ne peut plus résister à cette concurrence.

Certains économistes supposent encore que l'Arabie Saoudite est poussée par les USA à étrangler la Russie par ce moyen.
Sous cet aspect c'est la poursuite de la guerre sur le terrain économique. Voir La chute du prix du pétrole, "la guerre par d'autres moyens"?
Si c'était le cas les USA joueraient aussi un jeu très risqué qui risquerait de les pénaliser lourdement ainsi que leurs alliés. La mondialisation a rendu les économies interdépendantes et les premières sanctions se sont déjà avérées des armes à double tranchant.
Lire aussi sur les Echos "De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach.."
Egalement reproduit ici


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MOSCOU, 17 décembre - RIA Novosti
La chute du rouble aura un effet néfaste pour l'Union européenne,

estime Frantisek Masopust, directeur exécutif de la Chambre tchèque de commerce et d'industrie chargé des relations avec la CEI (Communauté des Etats indépendants).
"D'une façon ou d'une autre, tout le monde perdra et, en premier lieu, les exportateurs tchèques. Nous n'avons pas encore complètement conscience de l'effet négatif provoqué par la situation en Russie" , a déclaré mercredi M. Masopust à la radio Sputnik.

"Le commerce est un processus réciproque. Je vends, mon partenaire me paie. S'il n'est pas en mesure de payer, ma production sera paralysée et je serai obligé de licencier du personnel. Le chômage augmentera, provoquant des tensions sociales" , a ajouté le responsable tchèque.

Il est persuadé que "les sanctions sont contreproductives" et qu'il "ne fallait pas les décréter du tout" .
"Les autorités [tchèques] citent le montant des pertes subies par le pays. Selon le ministre de l'Industrie et du Commerce, il s'agit de 2,8 milliards de couronnes (126,2 millions de dollars)" , a indiqué M. Masopust.

"J'aimerais savoir: qu'avons-nous obtenu de la Russie à l'aide des sanctions? Rien. Il est temps de renoncer à cette pratique insensée et nocive. Mais pour y arriver, il faut une volonté politique à Bruxelles, volonté qui fait hélas défaut" , a conclu le directeur exécutif de la Chambre tchèque de commerce et d'industrie.


Edité le 18-12-2014 à 00:22:42 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 18-12-2014 à 15:40:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

PEKIN, 18 décembre - RIA Novosti

La Chine estime que la Russie est en mesure de surmonter la crise économique qu'elle traverse actuellement, a déclaré jeudi à Pékin le chef de la diplomatie chinoise Qin Gang.

"La Chine suit les récentes fluctuations violentes du rouble. Nous voyons aussi que le gouvernement russe prend des mesures pour stabiliser la situation.
La Russie est un des pays du G20 dont la dette publique représente une petite partie du PIB.
La Russie dispose également de réserves naturelles importantes, d'une industrie développée et nous croyons que la Russie est capable de surmonter ces difficultés temporaires
", a indiqué le ministre chinois.

Le gouvernement et la Banque centrale de Russie ont tenu mardi et mercredi des réunions conjointes consacrées à la stabilisation de la situation sur le marché des changes et dans le secteur financier.
Ils ont déjà pris des mesures permettant au rouble de se reprendre après avoir connu le 15 décembre son plus fort décrochage depuis le défaut de paiement de 1998.

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Xuan
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   Posté le 18-12-2014 à 18:05:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine relève un passage important de la conférence de presse de Poutine :

La restructuration économique en Russie est inévitable (Poutine)


MOSCOU, 18 décembre (Xinhua) -- La situation économique difficile que connaît actuellement la Russie est principalement causée par des facteurs externes, mais reflète également l'insuffisance de la diversification de l'économie russe, a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine.

"La situation d'aujourd'hui a été provoquée principalement par des facteurs externes, mais nous estimons que nous ne sommes pas parvenus à réaliser une grande partie de ce que nous avions prévu de faire, à savoir diversifier notre économie" , a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse annuelle à Moscou.

Il est relativement difficile de reconstruire le mécanisme économique, puisque les hommes d'affaires essaient toujours d'investir dans les domaines où ils pourraient obtenir le maximum de bénéfices le plus rapidement possible dans un environnement favorable à l'investissement, a noté M. Poutine.

Toutefois, il est possible de profiter de la situation actuelle pour offrir des conditions supplémentaires aux entreprises de production, ce qui serait le début d'une diversification de l'économie, a poursuivi M. Poutine.

Le président a également déclaré qu'il faudrait dans le pire des cas attendre encore deux ans pour que l'économie russe revienne à un niveau normal.

Une croissance et une reprise par rapport à la situation actuelle sont "inévitables", d'une part parce que l'économie mondiale continue de croître, et d'autre part parce que "des ressources énergétiques supplémentaires seront consommées à mesure que l'économie mondiale croîtra" , a déclaré M. Poutine.

Le président russe a par ailleurs rappelé que le gouvernement devrait faire beaucoup plus pour diversifier l'économie russe, car "il est tout simplement impossible de faire autrement" .

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Xuan
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   Posté le 05-09-2015 à 21:49:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un article intéressant sur les nouveaux rapports sino-russes. Son auteur Piotr Akopov est chroniqueur du quotidien nationaliste Vzgliad.
Le tableau historique des relations sino-russes attribue à l'URSS la défaite du Japon en Chine, interprète la division du mouvement communiste international comme des relations personnelles, et nie maladroitement l’existence du social-impérialisme, mais l'article reflète bien les nouvelles relations sino-russes vues du côté russe.

Ces deux pays ont un intérêt commun à s’unir face à l’hégémonisme US.
En se pliant – parfois contre leurs propres intérêts - à la volonté US de sanctionner la Russie, c’est l’Europe et les sanctions US qui ont poussé la Russie à se rapprocher de la Chine, réalisant ainsi à l'échelle mondiale une bévue aussi contre-productive que la dissolution de l'Assemblée Nationale par Chirac.

Ce rapprochement se réalise dans le domaine commercial économique et énergétique, mais aussi politique, financier et militaire ; il est favorisé par la proximité entre les deux pays et constitue une alliance défensive pacifique face à l'impérialisme, à la subversion, au terrorisme et au bellicisme.
La Russie et la Chine font partie des BRICS et ont établi de nombreux liens avec les pays émergents et du Tiers Monde, mais aussi des relations économiques avec le second monde.



L’alliance russo-chinoise va changer la face du monde

03SEPT

D. Bleitrach histoire et société

un article passionnant traduit du russe par Marianne Dunlop pour histoire et société… l’histoire et l’avenir de deux géants qui sont une garantie de paix, notre nouveau champ d’investigation… ..



Le voyage de Vladimir Poutine à Pékin pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale sera sa 14e visite en Chine. Les relations entre les deux pays n’ont cessé de s’améliorer au cours des 15 ans de gouvernance de Poutine, mais dans les deux dernières années, la convergence de nos nations est de plus un événement majeur dans la géopolitique. L’histoire même de nos deux pays les destine à devenir les garants de la paix en Eurasie, et donc dans le monde.

Au regard de l’histoire, Russes et Hans se sont rencontrés sur les vastes espaces de l’Eurasie il n’y a pas si longtemps que ça. Les Chinois, le plus ancien peuple à avoir conservé son statut d’Etat, ont commencé à entrer en contact avec la Russie à un moment difficile pour la civilisation Han.

Si l’on excepte la courte période où ils se sont retrouvés dans un seul Etat (à la fin du 13ème siècle, Russes et Chinois faisaient partie d’une entité, qui a été d’abord été appelée le gouvernement mongol – la Horde – puis l’empire Yuan) les premiers contacts ont eu lieu il y a seulement quatre siècles, lorsque la Russie a commencé sa conquête de la Sibérie. Le premier traité a été signé il y a 325 ans, et des contacts plus ou moins réguliers ont commencé après la visite à Pékin d’une mission spirituelle de Russie en 1712.

A cette époque, la Russie s’était déjà considérablement développée vers l’est, sans aller, toutefois, jusqu’à l’océan Pacifique, et nos pays étaient devenus voisins. Cependant, seuls les confins de l’empire, où ne vivaient généralement pas les représentants de la nation titulaire, étaient en contact. Mais cela n’a pas été le principal obstacle à un rapprochement mutuel, pas plus que le caractère fermé et autosuffisant de l’Etat chinois. Il y avait deux raisons subjectives, liées aux particularités du développement de nos propres pays.

L’un d’eux était le fait qu’à cette époque, l’attention principale de la puissance russe était concentrée sur les frontières ouest et sud du pays. La partie orientale du pays, lointaine et peu développée, était vraiment difficile d’accès, et puis le choix en faveur de l’européanisation du pays, à partir de Pierre le Grand, a été décisif.
Et la deuxième raison était que la Chine approchait déjà la période de crise de son histoire. Dès la fin du 18e siècle, la Chine commence à faiblir, et sa richesse est convoitée par l’Occident qui a déjà réussi à maîtriser et à soumettre quasiment le monde entier. Au 19ème siècle, la Chine a été contrainte manu militari à s’ouvrir au commerce et à l’exploitation, y compris en répandant l’opium parmi la population locale. Les principaux «découvreurs» étaient, bien sûr, les Anglais, mais les autres pays occidentaux ne sont pas fait prier pour prendre leur part.
Ce fut le début d’un siècle d’humiliation et de chaos national. La Chine avait perdu le contrôle sur le commerce, le pouvoir était affaibli, ont commencé troubles internes et rébellions.

La Russie au 19e siècle s’est étendue jusqu’aux rives du Pacifique, signant avec la Chine le même genre de traité inégal que les pays occidentaux.
Nous avons obtenu Primorié [connu autrefois sous le nom de Mandchourie extérieure], qui, cependant, à cette époque n’était pour ainsi dire pas habité et était plutôt considéré comme un territoire vassal de la Chine que faisant partie de l’empire. Et puis, nous avons « loué » un certain nombre de villes en Mandchourie, sur le territoire de laquelle a commencé à se construire un chemin de fer allant vers Vladivostok et vers la base navale de Port Arthur reçue des Chinois en concession.

En 1900, lorsqu’en Chine a éclaté une révolte contre les étrangers, les troupes russes, dans le cadre d’une coalition de puissances occidentales, ont pris Pékin.

Il semblait que la Chine s’était définitivement transformée en une énorme semi-colonie de l’Occident et de la Russie. A vrai dire, si la Russie pénétrait en Chine, voyant les pays occidentaux y régner en maîtres – ce n’était pas tant par peur d’arriver en retard que par volonté de créer un contrepoids à la présence militaire et géopolitique des Européens sur leurs frontières orientales.

Mais bientôt, tout a changé. Après la révolution bolchevique, la Russie a commencé à se rapprocher de la Chine, qui venait de plonger pour 30 ans dans une suite d’épisodes de guerres civiles et de troubles.
Les idées d’égalité sociale et l’anti-impérialisme de l’Union soviétique ont fait de nous un pays attractif pour les Chinois – à la fois sur le plan idéologique et géopolitique.
Tout d’abord, le Kuomintang nationaliste avec Sun Yat-sen, puis le Parti communiste de Mao Zedong qui combattait son successeur Chiang Kai-shek, tenaient Moscou comme un allié important. De plus, la Russie fournissait à la Chine une assistance militaire, pas pour la guerre civile, mais pour protéger sa souveraineté.

En effet, en 1931, en plus de la guerre civile, la Chine a été frappée par un agresseur extérieur : le Japon a envahi et annexé le nord-est du pays, formant l’état vassal du Mandchoukouo dirigé par l’ancien empereur chinois.
La guerre civile a cependant continué et s’est arrêtée seulement en 1937, mais dans la même année, les Japonais ont pénétré plus avant dans l’intérieur de la Chine, prenant Pékin.

L’URSS apportait son aide dans la guerre contre les Japonais tant au Kuomintang qu’au Parti communiste, mais les Chinois n’ont pas réussi à vaincre les samouraïs. Après l’entrée de l’URSS dans la guerre et l’offensive de notre armée en Mandchourie, le Japon a capitulé, et la Chine a été libérée.

Bien qu’en vertu du nouvel ordre mondial établi suite à la Seconde Guerre mondiale, la Chine ait été reconnue comme une grande puissance et soit devenue l’un des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, le pays n’était pas encore sorti de sa période de chaos : la guerre civile a repris, jusqu’à la victoire du Parti communiste quatre ans plus tard.
L’URSS durant tout ce temps aidait les communistes, mais en secret, car elle avait besoin de maintenir des liens avec les autorités, qui, même si elles étaient ouvertement pro-occidentales, nous ont permis de louer à nouveau la base navale de Port Arthur et les Chemins de fer de Chine orientale. La victoire du PCC fut un tournant aussi bien pour l’histoire de la Chine que pour l’équilibre des forces dans le monde.

Mao Zedong a non seulement gagné la guerre, il réunifié la Chine, s’élevant au rang de Qin Shi Huang et Kubilai, le petit-fils de Gengis Khan.
Pour l’Occident, la révolution communiste en Chine, que les Américains trop sûrs d’eux croyaient déjà posséder, du fait que Chiang Kai-shek était leur allié, a été un choc.
Durant quelques années aux États-Unis n’ont pas tari les débats sur qui des politiciens américains avait « perdu la Chine. » L’Occident ne savait déjà que faire de l’Union soviétique sortie gagnante de la guerre et devenue une superpuissance contrôlant la moitié de l’Europe, et maintenant un énorme empire rouge occupait la majeure partie de l’Eurasie.

Qui contrôle l’Eurasie contrôle le monde – c’est la première loi de la géopolitique, formulée par les Anglo-saxons, et que les stratèges atlantistes n’oublient jamais.
En outre, le bloc sino-soviétique était non seulement géo-politique, mais aussi à dimension idéologique : l’idée communiste gagnait de plus en plus de partisans, non seulement en Europe occidentale, mais aussi dans le Tiers Monde que l’Occident était forcé de libérer de l’emprise coloniale.
Les appels anti-impérialistes de Moscou et Pékin trouvaient un écho en Afrique, en Asie et même en Amérique latine.

Affronter le bloc sino-russe semblait impossible : ni la guerre américano-chinoise, sous couvert de la guerre de Corée de 1950 à 1953, ni la privation du siège de Pékin à l’Organisation des Nations Unies (les USA ont bloqué le transfert de la représentation de Taiwan à la RPC jusqu’en 1972) ne pouvaient arrêter la montée de la Chine.
L’URSS a apporté une aide considérable à l’équipement de l’armée chinoise et à la construction de la nouvelle économie, la première industrialisation chinoise.
En outre, toutes les acquisitions injustes du temps de l’ »humiliation nationale », comme les Chemins de fer et Port Arthur, ont été rendus à Pékin dans les plus brefs délais. Il semble que l’amitié éternelle était puissante et inébranlable, mais c’était sans compter avec le facteur personnel.

Les relations entre Mao Zedong et Nikita Khrouchtchev, surtout depuis que ce dernier était devenu en 1957 le seul dirigeant de l’Union soviétique, étaient, pour employer un euphémisme, peu satisfaisantes – il n’y avait pas de compréhension mutuelle.
Mao jugeait erroné son combat contre le «culte de la personnalité» de Staline, que les Chinois appréciaient comme marxiste et géopoliticien, et aussi comme allié, en particulier quand ce combat s’est avéré franchement destructeur pour le camp socialiste et la théorie communiste.

Mao était décidé à mener une lutte acharnée contre l’impérialisme et le capitalisme mondial et appelait à accentuer la pression sur les Etats-Unis à travers le monde, entraînant avec lui tous les Partis communistes et les forces de gauche dans le Tiers Monde.
De son côté, Khrouchtchev balançait entre confrontation directe contre les États-Unis et provocations d’une part, dialogue et compromis de l’autre, ce qui a engendré chez Mao des doutes quant à son idéologie et ses principes.
Mao s’est alarmé aussi de la visite de Khrouchtchev aux États-Unis en 1959, en raison de laquelle le Premier ministre (sic) est arrivé un jour plus tard à Pékin pour célébrer le 10e anniversaire de la République populaire de Chine, et plus encore de sa proposition de disposer la flotte soviétique dans les ports chinois.
Khrouchtchev justifiait cela sincèrement par la nécessité de protéger la Chine contre les Américains avec leurs bases à Taiwan, au Japon et en Corée, mais en même temps il proposait à Mao de transférer aux marins soviétiques le commandement opérationnel de la nouvelle marine chinoise qui serait créée avec son aide. Mao a vu cela comme un signe de la pensée coloniale, une tentative pour subjuguer la Chine, qui contrastait avec la position de Staline, et l’a convaincu du «révisionnisme» (c.-à-d. la trahison du marxisme-léninisme avec sa lutte anti-impérialiste) de Khrouchtchev.
L’insatisfaction réciproque et les désaccords sur les questions concrètes et théoriques du monde communiste se sont accumulés.
Le résultat fut le rappel de la plupart des experts soviétiques, puis un conflit idéologique sérieux, d’abord non-public, puis déclaré à partir de 1961, amenant progressivement à la rupture de toutes les relations interétatiques.
Khrouchtchev est devenu pour les Chinois un révisionniste, et même son retrait de son poste à l’automne 1964 n’a pas remédié à la situation, même si le conflit avec la Chine était l’une des principales raisons de politique étrangère invoquées pour la démission forcée du « volontariste » impénitent.
L’union des deux grandes puissances eurasiennes s’est effondrée, et les conséquences de cet effondrement du bloc sino-soviétique ont été négatives pour les deux pays.

Bientôt, en 1966, la Chine est entrée dans une période de luttes internes au parti et de luttes de classe, « la révolution culturelle », et le pays s’est totalement isolé du reste du monde, limitant ses contacts à différents pays d’Afrique et d’Asie et aux révolutionnaires sympathisants du maoïsme.
La Chine se posait elle-même comme le pilier de la révolution mondiale, s’adressant cette fois non seulement au tiers monde mais aussi aux pays occidentaux. Mao est devenu l’idole des émeutes de gauche en 1968 en Europe et des « Black Panther » aux Etats-Unis, mais en 1971, Kissinger a volé à Pékin et dans le triangle URSS – États-Unis – Chine se sont produits des changements révolutionnaires.
Mao craignait encore l’Union soviétique, considérant à tort les successeurs de Khrouchtchev, Brejnev et Kossyguine comme des « hégémonistes soviétiques » (un synonyme marxiste allégé du terme «impérialiste»), et a décidé de se réconcilier avec Washington, avec qui il n’avait pas de contacts depuis plus de deux décennies.

C’était là l’occasion pour les Etats-Unis de jouer la « carte chinoise » contre l’Union soviétique et la « carte soviétique » contre la Chine, et de profiter de l’absence de communication et de la querelle entre Moscou et Pékin, pour construire ses relations avec les deux pays et prendre une position géopolitique gagnante.
Au moment où l’Union soviétique et la Chine étaient prêtes pour rechercher la voie de la réconciliation – et cela s’est produit dans le milieu des années 80, avant même l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev – il était trop tard pour restaurer les anciennes relations ou en construire de nouvelles.

La Chine s’était déjà lancée dans les réformes économiques pour attirer l’investissement étranger (initialement, d’ailleurs, d’origine chinoise – provenant des Huaqiao, Chinois d’Outre-mer), et en URSS, les réformes maladroites et la politique étrangère naïve de Gorbatchev avaient plongé le pays dans la crise.

La visite de Gorbatchev à Pékin en mai 1989 n’a pas été un franc succès : la première rencontre au sommet depuis trente ans s’est terminée par une réplique de Deng Xiaoping, qui dans une conversation avec son secrétaire général adjoint, a traité son homologue russe d’ »imbécile. » Pas à cause de son «chauvinisme – han – de grande puissance», mais après avoir entendu le Secrétaire général disserter sur les réformes de l’Union soviétique et sa « nouvelle pensée pour le monde entier. »

Toujours en 1989, la Chine a été frappée par les sanctions américaines, et l’Union soviétique a commencé à perdre l’Europe orientale et deux ans plus tard s’est disloquée.
Tout au long des années 90 la Chine a gagné en force – sans défier les États-Unis mais en renforçant sa puissance interne et en débutant son expansion économique dans les pays en développement (à la recherche de matières premières).
Les élites russes tentaient de faire partie du monde occidental, tandis que la Chine voyait notre pays seulement comme un partenaire commercial, en essayant de tirer pour elle-même des leçons de l’effondrement rapide du communisme dans son ancien bastion.

Même si nous avions un intérêt commun à empêcher la pénétration des USA en Asie centrale, nos pays ne pouvaient pas être alliés : la défiance de Pékin vis-à-vis du manque d’indépendance des autorités russes en matière géopolitique et l’orientation de la classe dirigeante russe vers l’Ouest, ne laissaient aucune place pour des relations stratégiques.
Par conséquent, même Evgueni Primakov, avec son concept de l’axe Moscou – Delhi – Pékin, et Boris Eltsine, avec son célèbre » il en sera comme nous auront dit Jiang Zemin et moi, ce n’est pas Bill Clinton qui va décider », lancé à Pékin trois semaines avant sa démission du poste de président, tout cela n’était que des allusions au fait que les relations entre les deux pays pourraient se développer tout à fait différemment.

Vladimir Poutine a construit durant les premières années une relation purement économique avec la Chine. Celle-ci d’ailleurs n’était pas encore mûre à ce moment pour annoncer ouvertement ses ambitions mondiales.
Hu Qingtao, à la tête du pays dans les années 2000, était un dirigeant prudent et effacé, comme l’exigeait cette époque d’accumulation des forces.

Parvenu au pouvoir en 2012, Xi Jinping est d’un tout autre type – c’est le plus puissant dirigeant chinois depuis Mao et Deng. Et, plus important encore, la Chine elle-même est entrée dans une phase ascendante vers l’apogée de sa puissance – l’année du « rêve chinois » est depuis longtemps fixé à 2020. Le retour de Poutine au Kremlin et l’élection du président de la Chine Xi ont par hasard coïncidé dans le temps, mais l’aggravation des relations de la Russie et de la Chine avec les Etats-Unis était tout à fait naturelle.

Poutine a annoncé officiellement un virage à l’Est après le début du conflit avec l’Occident à cause de l’Ukraine, mais les relations stratégiques avec la Chine et la priorité au développement de l’Extrême-Orient avaient déjà été annoncées dans ses articles pré-électoraux début 2012.

L’instauration d’un partenariat stratégique était prédéterminé par les objectifs géopolitiques communs des deux Etats – la nécessité non seulement de résister à la politique d’endiguement, que les Etats-Unis appliquent aussi bien envers la Chine (jusqu’à présent dans une forme légère) qu’envers la Russie (plus brutale), mais aussi de commencer à travailler sur la création d’une nouvelle architecture mondiale – financière, économique, et géopolitique. Et qui a pour vocation de remplacer le monde à l’américaine qui s’écroule sous nos yeux, et dont la démolition, que l’on espère la plus en douceur possible, est essentielle pour la poursuite du développement de la Russie et de la Chine.

Mais ce ne sont pas seulement les intérêts pragmatiques qui ont cimenté l’union des deux grands voisins – nous sommes unis aussi par des attitudes éthiques semblables qui sont à la base des codes spirituels de notre civilisation (qui, incidemment, se manifestent à travers l’engouement des Chinois pour les films de guerre soviétiques, comme « Les Aubes ici sont calmes « ).
Bien sûr, pour que la plupart, et des Russes, et des Chinois soient convaincus qu’il en est ainsi, il est nécessaire de surmonter les stéréotypes imposés par la matrice globale, redoubler d’efforts pour la reconnaissance mutuelle.

En ce qui concerne les relations entre les deux dirigeants, non seulement leurs qualités personnelles, mais aussi leur compréhension de l’expérience de l’union des années 50, y compris les raisons à la fois objectives et subjectives de son effondrement, va leur permettre de construire une meilleure base pour les relations entre les deux pays.

Si Poutine et Xi réussissent à renforcer l’alliance géopolitique par un élan de sympathie mutuelle entre les deux civilisations qui mettent les valeurs spirituelles au-dessus des valeurs matérielles, une telle alliance peut être non seulement durable, mais aussi beaucoup plus forte que celle des années 50. Autrement dit, un point d’appui qui modifiera réellement le monde.

Texte: Piotr Akopov
http://www.vz.ru/politics/2015/9/2/764525.html

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