| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 09-11-2020 à 14:59:03
| Je reprends ci-dessous l'article de Pepe Escobar, ainsi qu'un article de Times of Israël plus précisément sur la vice-présidente, égérie de tous nos progressistes et décrite par Trump comme une "radicale de gauche". PEPE ESCOBAR : ELECTIONS AUX USA - UNE PRESIDENCE BIDEN SIGNIFIE "LE RETOUR DU BLOB" Par tourtaux-jacques Le 05/11/2020 https://www.jacques-tourtaux.com/blog/usa/pepe-escobar-elections-aux-usa-une-presidence-biden-signifie-le-retour-du-blob.html?fbclid=IwAR3jLz9cmrPAb_kob08jktZ-Mhe-D8OjyNowRCBAw1l4kWZHWjVy5gMi9RY#.X6Ww3g1VRiY.facebook Une Maison Blanche Biden-Harris ramènerait de nombreuses goules bien connues et dautres encore inconnues dans les couloirs du pouvoir de la politique étrangère. Par Pepe Escobar Asia Times 29 octobre 2020 Que va-t-il se passer le 3 novembre ? Cest comme une rediffusion plus grande que nature du célèbre adage hollywoodien : « Personne ne sait rien ». La stratégie du Parti Démocrate est claire comme de leau de roche, née du jeu de scénarios électoraux intégré au Transition Integrity Project et rendue encore plus explicite par lun des co-fondateurs du TIP, un professeur de droit de lUniversité de Georgetown. Hillary Clinton, sans détour, la déjà dit : Les Démocrates doivent reprendre la Maison Blanche par tous les moyens et dans tous les cas de figure. Et juste au cas où, avec un opus de 5 000 mots, elle se positionne déjà pour un emploi de premier ordre. Bien que les Démocrates aient clairement fait savoir quils naccepteraient jamais une victoire de Trump, la réplique a été un Trump vintage : il a dit aux Proud Boys de « se tenir en retrait » insinuant sans violence, pour linstant mais surtout de « se tenir en retrait », comme pour « soyez prêts ». Le décor est planté pour le chaos Kill Bill le 3 novembre et au-delà. Dis que ce nest pas vrai, Joe Inspiré du modèle du TIP, imaginons un retour des Démocrates à la Maison Blanche avec la perspective dune prise de pouvoir de la Présidente Kamala dans les plus brefs délais. Cela signifie, essentiellement, le Retour du Blob. Le Président Trump lappelle « le marais ». Lancien Conseiller Adjoint à la Sécurité Nationale dObama, Ben Rhodes un hack médiocre a au moins inventé le « Blob » plus funky, appliqué à la bande incestueuse de la politique étrangère de Washington, aux think tanks, aux universités, aux journaux (du Washington Post au New York Times), et à cette bible non officielle, le magazine Foreign Affairs. Une présidence démocrate, dès maintenant, devra faire face aux implications de deux guerres : La Guerre Froide 2.0 contre la Chine, et linterminable GWOT (Guerre Mondiale contre le Terrorisme), rebaptisée OCO (Opérations de Contingence à lÉtranger) par ladministration Obama-Biden. Biden est devenu le membre le plus important du Comité des Affaires Étrangères du Sénat en 1997 et en a été le Président de 2001 à 2003 et de nouveau de 2007 à 2009. Il a défilé en tant que supporter inconditionnel de la Guerre dIrak nécessaire, selon lui, dans le cadre de la GWOT et a même défendu une « partition douce » de lIrak, ce que les nationalistes féroces, sunnites et chiites, de Bagdad à Bassora, noublieront jamais. Les réalisations géopolitiques dObama-Biden comprennent une guerre des drones, ou la diplomatie des missiles Hellfire, avec des « listes de mise à mort » ; léchec de la campagne en Afghanistan ; la « libération » de la Libye depuis les coulisses, qui en a fait une terre désolée pour les milices ; la guerre par procuration en Syrie contre les « rebelles modérés » ; et, une fois de plus, la destruction du Yémen orchestrée par les Saoudiens. Des dizaines de millions de Brésiliens noublieront jamais non plus quObama-Biden a légitimé lespionnage de la NSA et les tactiques de guerre hybride qui ont conduit à la destitution de la Présidente Dilma Rousseff, à la neutralisation de lancien Président Lula et à léviscération de léconomie brésilienne par des élites de la finance. Parmi ses anciens interlocuteurs, Biden compte lancien Secrétaire Général de lOTAN Anders Fogh Rasmussen qui a supervisé la destruction de la Libye et John Negroponte, qui a « organisé » les contras au Nicaragua puis « supervisé » lÉtat Islamique/Daech en Irak lélément crucial de la stratégie dinstrumentalisation des djihadistes de Rumsfeld/Cebrowski pour faire le sale boulot de lempire. On peut affirmer sans risque de se tromper quune administration Biden-Harris supervisera une expansion de facto de lOTAN englobant certaines parties de lAmérique Latine, de lAfrique et du Pacifique, ce qui plaira au Blob atlantiste. En revanche, deux éléments presque certains seraient rédempteurs : le retour des États-Unis au JCPOA, ou accord nucléaire iranien, qui était la seule réalisation dObama-Biden en matière de politique étrangère, et la reprise des négociations sur le désarmement nucléaire avec la Russie. Cela impliquerait lendiguement de la Russie, et non une nouvelle guerre froide généralisée, même si Biden a récemment souligné, pour mémoire, que la Russie est la « plus grande menace » pour les États-Unis. Réveil de Kamala dans la maison Kamala Harris a été préparée à se hisser au sommet dès lété 2017. Comme on pouvait sy attendre, elle est entièrement favorable à Israël à limage de Nancy Pelosi (« si ce Capitole seffondrait, la seule chose qui resterait serait notre engagement en matière daide
et je nappelle même pas cela de laide
notre coopération avec Israël ».) Kamala est un faucon sur la Russie et la Corée du Nord ; et elle na pas co-parrainé la législation visant à empêcher la guerre contre le Venezuela et, encore une fois, la Corée du Nord. Appelez-la la quintessence du faucon Dem. Pourtant, le positionnement de Kamala est plutôt astucieux, puisquelle touche deux publics différents : elle sintègre totalement au Blob mais avec un vernis déveil supplémentaire (baskets à la mode, affection annoncée pour le hip hop). Et en prime, elle est directement en contact avec le gang des « Never Trumper ». Les Républicains Never Trumper opérant notamment au Think Tankland ont totalement infiltré la matrice Dem. Ils sont le matériel de prédilection du Blob. Lultime néo-con Never Trumper doit être Robert Kagan, le mari de Victoria « F**k the EU » Nuland, la distributrice de cookies du Maidan ; doù la plaisanterie récurrente dans de nombreuses régions dAsie Occidentale, depuis des années, sur le « Kaganate du Nulandistan ». Kagan, qui se glorifie lui-même et est idolâtré comme un intellectuel conservateur vedette, est bien sûr lun des cofondateurs du redoutable Projet pour le Nouveau Siècle Américain (PNAC) des néoconservateurs. Cela sest traduit par la suite par un soutien enthousiaste à la Guerre dIrak. Obama a lu ses livres avec émerveillement. Kagan a soutenu avec force Hillary en 2016. Inutile dajouter que les néo-conservateurs de la variété Kagan sont tous enragés contre lIran. Sur le plan financier, il y a le Projet Lincoln, mis en place lannée dernière par une bande de stratèges républicains actuels et anciens très proches, entre autres, des stars du Blob telles que Papa Bush et Dick Cheney. Une poignée de milliardaires a généreusement fait don à ce grand super-PAC anti-Trump, avec parmi eux lhéritier de J. Paul Getty, Gordon Getty, lhéritier de lempire des hôtels Hyatt, John Pritzker, et lhéritière de Cargill, Gwendolyn Sontheim. Ces Trois Harpies Le personnage clé du Blob dans une Maison Blanche putative Biden-Harris est Tony Blinken, ancien Conseiller Adjoint à la Sécurité Nationale pendant Obama-Biden et sans doute le prochain Conseiller à la Sécurité Nationale. Cest de la géopolitique avec un ajout important : lancienne Conseillère à la Sécurité Nationale Susan Rice, qui a été sans cérémonie écartée de la liste des candidats à la vice-présidence au profit de Kamala, pourrait devenir la prochaine Secrétaire dÉtat. Le candidat possible de Rice est le Sénateur Chris Murphy, qui, dans un document stratégique intitulé « Repenser le champ de bataille« , reprend sans surprise Obama-Biden : pas de « repenser », vraiment, juste de la rhétorique sur la lutte contre Daech et contenir la Russie et la Chine. Le suave Tony Blinken a travaillé pour le Comité des Affaires Étrangères du Sénat dans les années 2000, il nest donc pas étonnant quil ait été très proche de Biden avant même le premier mandat Obama-Biden, lorsquil est monté au sommet en tant que Conseiller Adjoint à la Sécurité Nationale puis, lors du second mandat, en tant que Secrétaire dÉtat Adjoint. Proche de Blinken figure Jake Sullivan, qui, sous laile protectrice dHillary Clinton, a remplacé Blinken en tant que Conseiller à la Sécurité Nationale lors du second mandat Obama-Biden. Il occupera une place de premier plan au Conseil National de Sécurité ou au Département dÉtat. Mais quen est-il des Trois Harpies ? Beaucoup dentre vous se souviendront des Trois Harpies, telles que je les ai nommées avant le bombardement et la destruction de la Libye, et de nouveau en 2016, lorsque la promotion de leur version remixée pour une suite glorieuse a été brutalement interrompue par la victoire de Trump. Pour ce qui est du Retour du Blob, il sagit de la version 5K, 5G, IMAX. Sur les trois Harpies originales, deux Hillary et Susan Rice semblent prêtes à sarracher un tout nouveau poste de pouvoir. Lintrigue sépaissit pour Samantha Power, ancienne Ambassadrice des États-Unis à lONU et auteur de « LÉducation dune Idéaliste », où lon apprend que cette « idéaliste » met en pièces Damas et Moscou tout en ignorant totalement loffensive des drones Obama-Biden, les listes de mise à mort, larmement « en coulisses » dAl-Qaïda en Syrie rebaptisée « rebelles modérés », et limplacable destruction saoudienne du Yémen. Samantha semble être de sortie. Il y a une nouvelle Harpie en ville. Ce qui nous amène à la vraie reine du Blob. La reine du Blob Michele Flournoy est peut-être lincarnation même du Retour du Blob : la quintessence, la fonction impériale de ce que lancien analyste de la CIA Ray McGovern a brillamment baptisé MICIMATT (le complexe Militaire-Industrie-Congrès-Renseignement-Médias-Académie-Think-Tank). La fonctionnaire impériale idéale sépanouit dans la discrétion : pratiquement personne ne connaît Flournoy en dehors du Blob, ce qui signifie la planète entière. Flournoy est une ancienne conseillère principale du Boston Consulting Group, la co-fondatrice du Center for a New American Security (CNAS), une chargée de recherche au Belfer Center de Harvard, Sous-Secrétaire à la Défense pendant le mandat Obama-Biden, la favorite dHillary la Harpie pour devenir chef du Pentagone après 2016, et une fois de plus la favorite pour devenir chef du Pentagone après 2020. Le plus savoureux sur le CV de Flournoy est quelle est la co-fondatrice de WestExec Advisors avec nul autre que Tony Blinken. Tous les initiés du Blob savent que WestExec se trouve être le nom de la rue qui longe laile ouest de la Maison Blanche. Dans une intrigue Netflix, ce serait lindice évident quune courte marche de la gloire directement vers le 1600 Pennsylvania Avenue se profile à lhorizon pour les protagonistes vedettes. Flournoy, plus que Blinken, a fait de WestExec un succès certifié dans le MICIMATT du Beltway, en ne profitant de pratiquement aucune campagne de relations publiques ou médiatiques et en sadressant exclusivement à des groupes de réflexion. Voici un aperçu crucial de la pensée de Flournoy. Elle affirme clairement que la simple dissuasion américaine bénigne à légard de la Chine est une « erreur de calcul ». Et il est important de garder à lesprit que Flournoy est en fait le cerveaude la stratégie globale de guerre Obama-Biden, qui a échoué. En un mot, Biden-Harris signifierait le Retour du Blob avec une vengeance. Biden-Harris serait Obama-Biden 3.0. Souvenez-vous de ces sept guerres. Souvenez-vous des assauts. Souvenez-vous des listes de mise à mort. Souvenez-vous de la Libye. Souvenez-vous de la Syrie. Souvenez-vous du « coup dÉtat doux » au Brésil. Souvenez-vous du Maidan. Vous êtes tous avertis. Pepe Escobar
____________________ Israël, les Palestiniens et le programme nucléaire iranien vus par Kamala Harris https://fr.timesofisrael.com/israel-les-palestiniens-et-le-programme-nucleaire-vus-par-kamala-harris/ La première résolution proposée par la sénatrice condamnait effectivement l'abstention d'Obama sur la résolution anti-colonisation de l'ONU ; mais elle suivrait Biden sur Israël Par JACOB MAGID 8 novembre 2020, 18:04 NEW YORK Dès linstant où Kamala Harris a été désignée candidate à la vice-présidence du Parti démocrate en août, le président américain Donald Trump et le Parti républicain ont lancé une campagne visant à la faire passer pour une responsable politique « radicale » qui attirerait Joe Biden vers lextrême-gauche. En choisissant Harris, a déclaré M. Trump à ses partisans lors dun rassemblement en septembre, Biden a conclu une « alliance contre nature avec les éléments les plus extrêmes et les plus dangereux de la gauche radicale ». « Vous savez qui est plus à gauche que Bernie le fou ? » a-t-il poursuivi, comparant lintéressée au sénateur du Vermont, Bernie Sanders. Biden, 77 ans, élu samedi 46e président des États-Unis après quatre jours de dépouillement des votes, sest décrit comme un candidat de « transition » et, en choisissant Harris, a placé assez nettement celle-ci en tête de la liste de ses successeurs. Sur certaines questions, Harris est effectivement en désaccord avec le président élu, mais pas concernant Israël. En fait, le bilan de la vice-présidente élue sur lÉtat juif indique quelle est peut-être encore plus va-t-en-guerre que Biden, qui a cherché tout au long de la campagne à se différencier de laile progressiste, jugée trop à gauche, du Parti démocrate. JNF plutôt que J Street Harris nest sur la scène nationale que depuis 2017, mais les positions quelle a prises depuis trois ans en tant que sénatrice la placent assez nettement dans le camp traditionnel des pro-Israéliens de son parti. La première résolution quelle a co-parrainée en tant que sénatrice consistait effectivement à condamner la décision de ladministration Obama-Biden de sabstenir sur une résolution du Conseil de sécurité de lONU condamnant les implantations israéliennes en Cisjordanie. Harris a rappelé cette résolution dans un discours prononcé en 2017 lors de la conférence du lobby pro-israélien de lAIPAC, déclarant que cela contribuerait à « combattre le parti pris anti-Israël aux Nations unies et à réaffirmer que les États-Unis recherchent une solution à deux États, juste, sûre et durable ». La sénatrice Kamala Harris D-Calif. sexprime lors de la conférence politique de lAmerican Israel Public Affairs Committee (AIPAC) de 2017, le 28 mars 2017, au Washington Convention Center à Washington. (AP/Jose Luis Magana) « Ayant grandi dans la Bay Area, [la région de la baie de San Francisco], je me souviens avec affection de ces boîtes du Fonds national juif [KKL] que nous utilisions pour collecter des dons afin de planter des arbres en Israël », a-t-elle confié plus tard dans le discours en faisant référence au JNF, dont la branche sur en Israël, KKL-JNF, a été impliquée dans des batailles juridiques visant à expulser des familles palestiniennes de leurs maisons à Jérusalem-Est. Ce discours nétait quune des trois fois où la sénatrice a pris la parole à lAIPAC, qui a perdu la faveur dun nombre croissant de démocrates. La plupart dentre eux ont tendance à préférer le lobby progressiste J Street, qui estime quil est nécessaire de faire pression sur les parties pour quelles entament des pourparlers de paix. Plus de la moitié des sénateurs démocrates sont soutenus par J Street. Harris nen fait pas partie. Sa seule relation avec cette organisation remonte à novembre 2017, lorsquelle était lune des 17 personnalités politiques locales et fédérales du comité daccueil dun parti lancé par la section de J Street à Los Angeles. Biden, en revanche, a pris la parole à plusieurs reprises lors de conférences de J Street et sest exprimé devant le groupe lors dune collecte de fonds en septembre. Critique prudente Tout en le considérant comme un ami proche, Biden na pas hésité à critiquer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et a plaisanté en disant « Bibi, je ne suis pas daccord avec tout ce que tu dis, mais je taime ». La vice-présidente, en revanche, ne sest pas encore mesurée publiquement au dirigeant israélien, que plusieurs candidats démocrates sont allés jusquà qualifier de raciste. Interrogé sur les projets du Premier ministre en début dannée dannexer de grandes parties de la Cisjordanie, Harris a déclaré à Pod Saves America lannée dernière quelle était « complètement opposée » à cette initiative et quelle « exprimerait cette opposition ». Cependant, elle a évité de citer le nom de Netanyahu. En ce qui concerne le type de pression diplomatique quelle approuverait pour faire avancer les négociations de paix avec Israël, elle a refusé dentrer dans les détails. « Eh bien, il y a un certain nombre de choses. Mais il doit sagir douvrir un canal de communication qui soit honnête et qui ne soit pas alimenté par un manque dinformation ou un manque de perspective historique ou un manque dintérêt. Et je pense que ce sont là des préoccupations que nous devrions avoir au sujet de ladministration actuelle », a-t-elle indiqué. La candidate démocrate à la vice-présidence des États-Unis, la sénatrice Kamala Harris, se prépare à monter à bord de son avion à laéroport international dOrlando après sêtre exprimée lors dune manifestation de mobilisation pour le vote anticipé au Central Florida Fairgrounds, le 19 octobre 2020 à Orlando, en Floride. (Octavio Jones/Getty Images/AFP) Harris a cependant rédigé une lettre ouverte à Trump, avertissant que lannexion pourrait causer « un grave conflit, une nouvelle rupture de la coopération en matière de sécurité avec les forces de sécurité palestiniennes, et la perturbation des relations pacifiques entre Israël et ses voisins, la Jordanie et lÉgypte ». Elle a rencontré Netanyahu en 2017 lors du dernier des trois voyages quelle a effectués en Israël. Elle devait également rencontrer le président de lAutorité palestinienne Mahmoud Abbas, mais Ramallah a annulé lévénement quelques heures après que ladministration Trump a menacé de fermer la mission diplomatique de lOrganisation de libération de la Palestine à Washington. Dans une déclaration faite la semaine dernière sur le site Arab American News, elle a promis quune administration Biden-Harris rouvrirait cette mission de lOLP en même temps que le consulat américain à Jérusalem-Est, en plus de prendre « des mesures immédiates pour rétablir laide économique et humanitaire au peuple palestinien et résoudre la crise humanitaire actuelle à Gaza ». Cependant, elle nest pas allée jusquà qualifier Israël de responsable de cette situation humanitaire. En 2019, le New York Times a demandé « si Israël respecte les normes internationales en matière de droits de lhomme ». Harris a répondu « globalement oui » tout en ajoutant : « Je pense quIsraël, en tant que pays, sest engagé à être une démocratie et est lun de nos amis les plus proches dans cette région, et que nous devrions comprendre les valeurs et les priorités communes que nous avons en tant que démocratie, et mener une politique étrangère qui soit cohérente avec la compréhension de lalignement entre le peuple américain et le peuple dIsraël ». Elle a cependant apporté une réponse un peu plus critique lors de son intervention devant lAmerican Jewish Committee plus tard dans le mois. « Laissez-moi être claire : je soutiens le peuple dIsraël. Et je suis sans ambiguïté sur ce point. Je soutiens le peuple dIsraël ne signifie pas, cela ne doit pas se traduire par un soutien à quiconque se trouve être en poste à ce moment-là », a fait savoir Harris, sabstenant encore une fois de nommer Netanyahu. « Ainsi, mon soutien à Israël est fort et il est sincère. Il ne fait aucun doute non plus que nous devons nous exprimer lorsque des violations des droits de lhomme se produisent. Nous devons travailler avec notre ami, Israël, pour faire ce que nous savons collectivement être dans le meilleur intérêt des droits de lhomme et de la démocratie, car cest de cet engagement commun envers la démocratie quest née notre relation et nous devons donc nous y accrocher », a-t-elle ajouté. Pourtant, son ancienne directrice de la communication a déclaré au site dinformation McClatchyDC.com lannée dernière que le « soutien de Harris à Israël est un élément central de son identité ». Syndrome de Jérusalem En juin 2017, la sénatrice a voté une résolution adoptée à lunanimité pour marquer le 50e anniversaire de la Guerre des Six Jours de 1967. La résolution a exprimé son soutien à la législation de 1995 qui considère Jérusalem comme la « capitale indivisible dIsraël ». Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État. Lors de son voyage en Israël cette année-là, Harris a visité luniversité Al-Quds de Jérusalem-Est et a rencontré un groupe détudiantes. Halie Soifer, qui était à lépoque la conseillère de Harris pour la sécurité nationale et qui la accompagnée lors de ce voyage, a rapporté au Times of Israel que les étudiantes avaient partagé leurs expériences sur le fait de grandir au milieu dun conflit et de faire face à une barrière de sécurité en Cisjordanie qui traverse leur université, ce qui a marqué la future vice-présidente. « Elle a encouragé [les étudiantes] à être des leaders dans leurs communautés et elle les a inspirées », daprès Soifer, qui dirige maintenant le Jewish Democratic Council of America. Tout en étant une ardente partisane de la solution à deux États, Harris a également adopté un point de discussion favori de Netanyahu sur la question, en indiquant au Jewish News de Californie en 2016 que la paix durable exige des Palestiniens quils reconnaissent Israël comme « État juif ». La bonne foi des progressistes Harris sest parfois écartée du lobby pro-Israël de Washington. Citant des préoccupations en matière de liberté dexpression, elle a voté contre la loi anti-boycott dIsraël qui aurait criminalisé le boycott de lÉtat juif. « La sénatrice Harris soutient fermement laide à la sécurité pour renforcer la capacité dIsraël à se défendre », a fait savoir son bureau lannée dernière. « Elle sest rendue en Israël où elle a pu constater de visu limportance de la coopération américano-israélienne en matière de sécurité. Elle sest opposée à cette loi par crainte quelle ne limite les droits du Premier Amendement des Américains ». Alors quelle nétait pas présente au Sénat pour voter sur cette question en 2015, elle a soutenu laccord nucléaire iranien et sest alignée étroitement sur la position de Biden concernant laccord multilatéral négocié par Obama, auquel le gouvernement Netanyahu sest vigoureusement opposé. La sénatrice démocrate de Californie Kamala Harris (au centre) rencontre les militants de lAIPAC dans son bureau, le 25 mars 2019. (Kamala Harris/Twitter via JTA) Lors du débat des vice-présidents le mois dernier, Harris a critiqué la décision de ladministration Trump, il y a deux ans, de se retirer de laccord nucléaire, estimant que cela « a créé une situation où nous sommes moins en sécurité parce quils construisent ce qui pourrait devenir un important arsenal nucléaire ». « Cétait une solution, aussi imparfaite soit-elle, et elle impliquait de nombreux partenaires, pas seulement les Etats-Unis et lIran », a-t-elle rappelé à la Democratic Majority For Israel lannée dernière. Puis, alors quelle était encore candidate à la présidence, elle sest engagée à revenir sur laccord tout en « étendant les dispositions de temporisation, y compris les essais de missiles balistiques et en renforçant la surveillance ». Comme deux gouttes deau Malgré lapproche apparemment plus prudente de Harris sur Israël, son ancienne assistante Soifer a insisté sur le fait que la vice-présidente élue est « carrément alignée » avec Biden en ce qui concerne lÉtat juif. Halie Soifer, dirige le Conseil démocrate juif dAmérique. (Avec laimable autorisation du JDCA Jewish Democratic Council of America) « La seule différence entre les deux est le temps que Joe Biden a passé à travailler sur cette question », a indiqué Mme Soifer. Lancienne conseillère à la sécurité nationale a souligné quavant même quils ne deviennent colistiers, Biden et Harris faisaient partie dune poignée de candidats qui sopposaient au conditionnement ou à la réduction de laide militaire américaine à Israël. « Ce qui les unit vraiment sur cette question, cest quils voient la relation comme dépassant ce moment politique actuel », a-t-elle précisé. « Trump a beaucoup personnalisé et politisé la relation, et ce nest pas ainsi que ladministration Biden-Harris abordera la question ».
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 09-11-2020 à 17:53:42
| | Biden a vaincu Trump. Je vous présente le nouveau patron, le même que lancien PAR ADMIN · PUBLIÉ 8 NOVEMBRE 2020 · MIS À JOUR 8 NOVEMBRE 2020 http://www.entelekheia.fr/2020/11/08/biden-a-vaincu-trump-je-vous-presente-le-nouveau-patron-le-meme-que-lancien/ Par Michael McCaffrey Paru sur RT sous le titre Biden has defeated Trump. Meet the new boss
same as the old boss La victoire électorale de Biden a été accueillie avec enthousiasme, ce qui prouve que nombre dAméricains crédules sont heureux de se faire berner encore une fois. Hier, jai été surpris par un cri collectif qui a traversé mon quartier, ici à Los Angeles. Je navais aucune idée de la raison de ce bruit, mais les gens faisaient un vacarme terrible. Après avoir vérifié les informations, jai vite compris que les acclamations étaient dues au fait que toutes les chaînes de télévision proclamaient officiellement la victoire de Joe Biden dans la course à la présidence. Je navais pas entendu autant de cris de joie depuis que les Dodgers avaient remporté les World Series, il y a quelques semaines, et avant cela, lorsque les Lakers avaient gagné le championnat de la NBA. Il est amusant de constater que les habitants de Los Angeles ont acclamé la victoire de Biden de la même manière quils ont célébré celles de leurs équipes sportives
car tous ces événements ne sont quun aspect du tribalisme vide et de la sentimentalité superficielle qui, à long terme, ne signifient rien. Pour les andouilles de la Cité des anges qui fêtent la victoire de Biden, rien ne changera fondamentalement dans leur vie, en bien ou en mal. Ils devront encore marcher à travers des hordes de sans-abris, daiguilles usagées et dexcréments humains, alors quils naviguent dans ce trou à rats malade, vénal et misérable de leur pays de merde du tiers-monde, essayant, généralement sans succès, de gagner leur vie et de joindre les deux bouts. La victoire électorale de Biden, accueillie avec enthousiasme, est une victoire vide de sens, rien dautre quun changement cosmétique. Les masses hystériques autour de moi sont ravies car Biden nest pas aussi rustre que Trump, ce qui nest pas bien difficile. Cela dit, Biden sera certainement plus ennuyeux que Trump. Sur le fond, Biden est, comme lHomme Orange que les progressistes aiment à détester, un corporatiste éhonté qui se pliera en quatre pour remplir les coffres de gros bonnets dans des salles de réunions et à Wall Street, tout en escroquant les pauvres, les travailleurs et la classe moyenne. Lascension de Biden sur la plus haute marche américaine sapparente à la lamentable sitcom Mon oncle Charlie, qui avait remplacé Charlie Sheen par Ashton Kutcher. Lodieux Sheen avait disparu, mais la série était toujours aussi nulle
et Kutcher était tout aussi agaçant. Avec le remplacement de Trump par Biden, pour les gens comme moi, les choses ne changeront quen surface et la sitcom quest la politique américaine sera toujours aussi nulle. Par exemple, à ceux qui pensent que luniversité publique devrait être gratuite pour la classe ouvrière et que la dette des étudiants devrait être annulée, je vous présente Joe Biden, lhomme qui a contribué à faire adopter une loi sur la banqueroute qui rend impossible dannuler la dette étudiante, condamnant ainsi des générations de jeunes à une longue servitude contractée pour rembourser des prêts scolaires surdimensionnés. Á ceux qui pensent que nous devrions avoir un système de santé universel, je vous présente Joe Biden, larchitecte de lObamacare, cette loi perfide rédigée par les compagnies dassurance qui tond ras les Américains en les forçant, de par la loi, à acheter leurs médicaments et soins à des prix exorbitants. Biden, comme Trump, a même promis dopposer son veto à tout projet de loi sur un système de santé universel qui lui serait soumis. Á ceux qui sopposent à la mutualisation des pertes et à la privatisation des gains par Wall Street, je vous présente Joe Biden. Comme Clinton, Bush, Obama et Trump avant lui, il va peupler son administration de séides de Wall Street et de dévots méprisables de la secte Goldman Sachs, qui dévoreront avidement tout renflouement financé par les contribuables sur lequel ils pourront mettre la main. Aux personnes pacifistes qui pensent que lAmérique devrait être moins militariste et belliqueuse à létranger, je vous présente Joe Biden. Il a voté pour la guerre en Irak qui a tué des dizaines de milliers de personnes, et cest un caniche du Pentagone dont la gâchette le démange contre les adversaires de lAmérique à travers le monde, quils soient réels ou imaginaires. Á ceux qui pensent que la guerre contre la drogue et le système de justice pénale sont des échecs lamentables, je vous présente Joe Biden, lhomme qui a rédigé le Crime Bill de 1994, une loi qui a donné aux USA la distinction douteuse davoir le taux de population carcérale le plus élevé au monde. Pour les gens de la classe ouvrière, notamment la base manufacturière américaine, qui se sont fait escroquer à plusieurs reprises par les politiques de libre-échange de Washington, aboutissant finalement à lascension de Donald Trump, je vous présente Joe Biden, le narcissique amoureux du NAFTA qui prétend être un homme du peuple, mais qui est en réalité le caniche des intérêts des grosses fortunes
Á ceux qui méprisaient Trump pour sa guerre contre la presse, je vous présente Joe Biden, lancien vice-président dObama, lhomme qui a mené non pas une guerre de mots à la Trump contre la presse, mais une véritable guerre contre la presse en utilisant la Loi sur lespionnage (Espionage Act) pour poursuivre en justice plus de lanceurs dalerte que tous les autres présidents de lhistoire des États-Unis réunis. Aux personnes indignées par le fait que Trump ait mis des « enfants en cage » dans le cadre de sa répression de limmigration clandestine, je vous présente Joe Biden, vice-président sous ladministration Obama, qui a expulsé plus dimmigrants que Trump et qui a également mis des « enfants en cage ». Á chaque personne exaltée par la disparition de Trump et lascension de Biden, je vous présente le nouveau patron
le même que lancien. Vous vous faites tous berner. Quant à moi
je ne me ferai plus berner. Michael McCaffrey est critique culturel et vit à Los Angeles. On peut lire ses écrits sur RT, Counterpunch et sur son site web, mpmacting.com/blog. Traduction Entelekheia Illustration Heblo / Pixabay
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