| | | | | | | | robertbibeau | | Militant de valeur | | 280 messages postés |
| Posté le 17-09-2014 à 17:11:45
| Robertbibeau@hotmail.com http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-mondialisation-neo-liberale-cest/ Critique de la pensée réformiste néolibérale Les expressions «néolibéralisme», «mondialisation», «globalisation», «monétarisation», «financiarisation» et «austérité» sont présentées comme caractéristiques dun nouveau stade de développement du mode de production capitaliste. Léconomie politique de la «mondialisation», de la «globalisation» et de «laustérité» a été étudiée et décrite par Lénine dès 1916. Par contre, il est justifié daffirmer que léconomie politique impérialiste est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1973 et la répudiation des accords de Bretton Woods, labolition de la convertibilité-or du dollar américain et de dautres devises, et ladoption du régime des changes monétaires flottants (1). Toutefois, cette nouvelle phase de limpérialisme ne constitue que lexacerbation des contradictions déjà présentes dans le capitalisme classique. Daprès les critiques de la mondialisation néolibérale, le mode de production capitaliste commercial (mercantile), reposant sur le commerce et la colonisation aurait évolué vers le capitalisme industriel néocolonial, marqué par le protectionnisme et lédification de barrières tarifaires afin de protéger les marchés nationaux de la concurrence étrangère. Ce mode de production capitaliste ce système déconomie politique dirait Marx a ensuite évolué vers le «néolibéralisme, mondialisé, globalisé, monétariste et financiarisé» que nous connaissons aujourdhui. Les caractéristiques de ce «nouveau» système économique néolibéral seraient que lensemble de léconomie est aujourdhui accaparé par le secteur privé et une poignée de banquiers (les puissances dargent, ce talisman) au détriment de lÉtat défenseur du bien public citoyen. LÉtat, hier encore juste et équitable arbitre impartial entre les forces sociales contradictoires aurait été usurpé et accaparé par une clique de riches en collusion se cooptant, complotant et pervertissant les fonctionnaires stipendiant les politiciens par des caisses électorales occultes et des pots-de-vin, et saccaparant de tout le pouvoir politique démocratique bourgeois (sic). Les médias dans nos sociétés libres et démocratiques (sic) auraient manqué de vigilance et parfois même ils auraient malencontreusement fermé les yeux sur ces malversations. La mission de lopposition électoraliste altermondialiste, sociale-démocrate et nationaliste chauvine de la gauche bourgeoise serait aujourdhui de réorienter lappareil étatique et gouvernemental dans la direction de son penchant naturel en faveur de léquité et de la justice sociale. Tout ceci nest que fumisterie. Le but ultime de cette opposition civique et citoyenne larmoyante est de retourner à lÉtat providence tant aimé mais révolu symbole des années de bombances où la petite bourgeoisie exultait (2). La petite bourgeoisie, courroie de transmission et «porteuse deau» du grand capital, voudrait ainsi conserver ses privilèges (ses chaînes dorées) et ne pas subir les affres du néo-libéralisme mondialisé et globalisé. Ce système sans-cur et prévaricateur qui détruit toutes les bases de «lharmonie sociale» que le petit-bourgeois a eu tant de mal à crédibiliser aux yeux des ouvriers et de tous les salariés (3). « À partir des années 1970, avec la montée en puissance des pensées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant lemprise des mécanismes du marché à lensemble de la vie. Friedman et Hayek sont désignés en France comme en étant en grande partie les inspirateurs bien quils ne se soient jamais réclamés du néolibéralisme, mais seulement du keynésien, qui limite voire supprime lintervention étatique. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme » (4). Les idéaux et les principes du réformisme néo-libéral Les termes «néolibéralisme mondialisation globalisation monétarisation financiarisation» désignent aujourdhui un ensemble dorientations idéologiques, économiques et politiques dinspiration réformistes et opportunistes qui partagent plusieurs idées communes : Le courant de pensée néolibéral dénonce laspiration dune portion des intellectuels qui sopposent à «laustérité» et espèrent le maintien de «lÉtat-providence» en déliquescence. Le courant de pensée néolibéral dénonce leurs jérémiades pour un accroissement des interventions gouvernementales dans léconomie sous forme de règlementations et daide sociale. Les néolibéraux dénoncent le maintien de charges fiscales pour les entreprises privées «déficitaires» (sic). Ils dénoncent la prise de contrôle dentreprises privées par lÉtat «socialiste», entreprises qui devraient, selon les intellectuels néolibéraux, être rétrocédées au secteur privé, dès que renflouées et rentabilisées. Ce à quoi sopposent les petits-bourgeois altermondialistes et pseudo-socialistes, au motif que ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables (ce qui est totalement faux comme le démontre la hausse constante du prix de lélectricité produite par la société dÉtat Hydro-Québec). Le courant de pensée néolibéral fait la promotion de léconomie de libre marché au nom de la liberté de lagent économique producteur et de lacteur économique - consommateur et au nom de «lefficacité» économique de la libre entreprise concurrentielle et monopolistique. Argument des plus ludiques quand on observe la crise économique structurelle et systémique qui nen finit plus de démontrer linaptitude de la libre entreprise capitaliste à survivre sans guerre génocidaire, sans crises financières, sans famine endémique, sans pandémie meurtrière et sans cataclysme. Néolibéraux et gauche bourgeoise devraient être suffisamment avisés pour réaliser que le libre marché et la libre concurrence nexistent pas sous limpérialisme monopolistique. Le courant de pensée néolibéral prône la dérégulation et la dérèglementation des marchés qui devraient se réguler par les forces et les lois naturelles du marché «libre» et le jeu de la libre concurrence. Les réformistes rétorquent que trente années de dérèglementation-dérégulation ont entraîné lintensification de la corruption, de la collusion, du pillage des administrations publiques; laccentuation de la fraude fiscale; lextension de la spéculation boursière; la dérive monétaire et bancaire; la destruction des services publics; la multiplication des empoisonnements alimentaires; la profusion des accidents ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et pétroliers; lextension des guerres régionales; ainsi que lanarchie totale de léconomie. Tout ceci est véridique, mais il est tout aussi vrai que ces tendances sont inscrites dans le code génétique de limpérialisme et ne pourront jamais être enrayées. Les idéologues néolibéraux défendent les mesures daustérité et aspirent à la disparition du secteur public au bénéfice du secteur privé dans tous les domaines rentables et profitables. À lÉtat il restera les services publics non rentables. Évidemment, la classe ouvrière nacquiesce nullement à ce salmigondis ubuesque. Le militant vigilant perçoit rapidement que les pouvoirs sont indifférents à ses atermoiements véhéments. Seule une opposition gréviste très musclée pourra contrecarrer les décisions arrêtées dans les offices climatisés. Les intellectuels néolibéraux exigent que les secteurs dactivités économiques de production, de distribution et des services publics non profitables soient abandonnés sils ne sont pas essentiels à la reproduction élargie du capital. Ou alors quils soient mis à la charge de lutilisateur-payeur (récupérant ainsi les salaires consentis aux travailleurs) libérant ainsi du revenu gouvernemental pour augmenter les subventions aux entreprises privées sous prétexte de «stimuler léconomie», sous prétexte de créer des emplois (très lourdement subventionnés, précaires et éphémères), sous prétexte de rembourser aux banquiers la dette souveraine contractée avec la collusion des politiciens et des majordomes du capital. Dun commun accord néolibéraux et politiciens sentendent pour que les budgets étatiques soient impérativement mis au service du grand capital pour sa reproduction élargie. Ce détournement des argents des fonds de pension, des dépôts bancaires, des crédits publics, dorénavant ne passeront plus par un processus dessaimage généralisé (aide sociale, allocation familiale, garderie subventionnée, transport en commun, logement subventionné, soins de santé et déducation dilapidés et services publics vilipendés), mais sengouffreront directement dans les goussets des monopoles et des milliardaires. Le chantage des entreprises forestières et des alumineries exigeant une nouvelle baisse des tarifs délectricité, déjà sous-facturée, est une manifestation authentique de cette dictature impérialiste sur la gouvernance publique démocratique bourgeoise (5). Les critiques du «néolibéralisme» geignent que ce faisceau de mesures daustérité et de désengagement des gouvernements accroit les inégalités sociales; déstabilise le tissu collectif citoyen; compromets la paix civique; pille les ressources naturelles et déséquilibre lÉtat dans ses pratiques juridiques en lengageant «trop fortement» du côté des possédants, lui retirant son verni terni «darbitre impartial» au-dessus des classes sociales. Cesser de gémir militants de la gauche bourgeoise en délire et veuillez-vous raviser. LÉtat des riches capitalistes se dépare ainsi de son masque dhypocrisie et affiche sa vraie nature de bâtard du capital. LÉtat providence ne fut quun intermède cadeau des néo-colonies surexploitées que la crise économique systémique globalisée et mondialisée ne permet plus de raviver. Le laisser-faire «dirigiste» néolibéral Loin de «laisser faire» lÉtat capitaliste bourgeois intervient constamment et de plus en plus vigoureusement pour organiser et soutenir la reproduction élargie du capital. Dabord, pour assurer la valorisation (plus-value - profits) du capital qui est la condition de base de la reproduction du système déconomie politique impérialiste moderne. La mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par laustérité et la non-intervention de lÉtat nest que mensonge et duperie quaccréditent les organisations de la gauche bourgeoise par leurs dénonciations du pseudo désengagement de lÉtat. Il ny a jamais eu de désengagement de lÉtat bourgeois. Il y a simplement des mesures daustérité et de réorientation des engagements de lÉtat directement en faveur du capital sans passer par aucun intermédiaire. Chaque jour lÉtat se désengage des services publics et réduit ses dépenses destinées à la reproduction de la force de travail et au soutien social, cependant que chaque jour lÉtat-providence pour les riches sengage et transferts les deniers publics ainsi épargnés en direction des programmes de soutien destinés aux capitalistes (au Québec, on dénombre 2 300 programmes de subventions aux entreprises distribuant quelques milliards de dollars en subventions aux entreprises) afin dassurer la reproduction élargie du capital dont lÉtat est le commandeur universel, l'état-major de la classe possédante et dominante et ceci quelle que soit la fraction de la bourgeoisie qui contrôle temporairement le pouvoir dÉtat (6). Complément de lecture : Manifeste du Parti ouvrier mondial (2014). http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520
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