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 Un monde s’écroule, un autre à construire

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Xuan
Grand classique (ou très bavard)
12263 messages postés
   Posté le 24-11-2012 à 00:13:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les bouffonneries de l’UMP sont une conséquence des divisions qui la traversent, accentuées par son échec électoral et la retraite de Sarkozy.
Mais la source de l’échec électoral n’est autre que la poursuite et l’accentuation de la crise économique.
La crise économique amène la bourgeoisie à accroître son oppression et à rompre avec une tradition de domination consensuelle pour la remplacer par une Union Sacrée de défense du capitalisme, et un protectionnisme assorti de racisme et de xénophobie. Or le virage s’engage toujours mal et provoque un large mécontentement populaire.
La bourgeoisie se trouve donc divisée sur la méthode à adopter.

Bien qu’ayant remporté les élections, Hollande se trouve dans la même situation et de nouvelles contradictions se développent avec les écologistes et le Front de Gauche.
De sorte qu’il ne cesse de louvoyer, d’annoncer des mesures aussitôt reportées ou atténuées, tandis que les ministres rament à contretemps et font concurrence aux Guignols.
Ce comportement erratique traduit les hésitations de la bourgeoisie sur la meilleure façon de faire avaler l’austérité, et l’incapacité où elle se trouve à réunir autour d’elle un large consensus et une Union Sacrée pour faire face à la concurrence mondiale et retrouver une place de leader.

Enfin sur la scène internationale les fanfaronnades de Fabius ne trouvent aucun écho et ne font qu’isoler la France, alors que son impuissance militaire est flagrante.
Cette débandade est une nouvelle illustration du déclin de l’impérialisme français.

Un sentiment de classe bien légitime nous pousserait naturellement à applaudir la fin de ce monde d’oppression, mais nous savons que l’impuissance de la bourgeoisie à gouverner ne suffit pas pour établir la société socialiste.
Encore faut-il que le peuple soit en mesure de prendre le pouvoir.

La classe ouvrière nue et désarmée


Depuis plus de quarante ans le révisionnisme moderne a transformé définitivement le parti de la classe ouvrière en parti réformiste, dont l’idéal suprême consiste à modérer le capitalisme en se dissimulant derrière la notoriété d’un bourgeois « de gauche ». Et toute l’agitation qu’il mène au sein de la classe ouvrière ne vise que cet objectif.
Sa ligne électoraliste a démobilisé la classe ouvrière, dont la jeunesse privée de toute éducation de classe et divisée par les contrats précaires et la sous traitance, se trouve désormais à la merci de la démagogie fasciste.

Le révisionnisme a sali l’image du premier état socialiste et l’a transformé en état bourgeois. L’effondrement du social-impérialisme, conséquence directe de la dégénérescence bourgeoise de l’URSS et des relations d’oppression dans le COMECON, a servi de prétexte à la propagande anticommuniste, afin de briser tout espoir révolutionnaire et d’assimiler la dictature prolétarienne au fascisme hitlérien.

D’autres divisions sont apparues dans le camp socialiste.
La Révolution Culturelle a dégénéré en anarchisme antiparti et en luttes de clans, provoquant de graves dommages dans la Chine socialiste.
Sur le plan international cette influence négative a aussi gonflé les voiles de tous les courants anarchistes petit-bourgeois et encouragé le fractionnisme et la liquidation.

Après la victoire commune contre l’impérialisme US le Vietnam a envahi le Cambodge.
Le Parti du travail d’Albanie a lancé de graves critiques contre le Parti Communiste Chinois, tandis que la Chine se lançait dans la voie de la réforme et de l’ouverture.

Dans notre pays Tous ces événements ont semé une confusion sans précédent dans les rangs des communistes, qui se sont dispersés dans une kyrielle de chapelles s’excluant mutuellement. Trente ans et plus se sont écoulés et nous n’avons pas avancé : la classe ouvrière n’a pas de parti indépendant.

Certains communistes restent persuadés que le parti révisionniste peut être redressé et regardent avec nostalgie la période de Marchais et de Brejnev.
D’autres ont intégré l’abandon du centralisme démocratique et ont tiré un trait sur la dictature du prolétariat.
D’autres voudraient renouer avec le parti de la Libération et réinventent une France occupée, comme le fit en son temps la Gauche prolétarienne.
Parmi les marxistes-léninistes certains considèrent que le combat antirévisionniste n’est plus d’actualité et que l’influence de la petite-bourgeoisie est la plus nocive.
Certains d’entre eux soutiennent pour divers motifs les campagnes électorales du parti révisionniste, voire s’intègrent à son organisation.
Sur le plan international, certains reprennent les thèses du PTA en faisant abstraction de l’histoire de ce parti.
Beaucoup de marxistes-léninistes sont persuadés que la Chine a suivi le même chemin que l’URSS et qu’elle serait devenue « impérialiste » et même « fasciste ». Mais certains pensent que la Chine est toujours socialiste ou demeurent irrésolus sur cette question.
Nous ne sommes pas non plus d’accord sur la question de la lutte anti-impérialiste, que d’aucuns ne considèrent que sous l’angle de la lutte armée ou du combat purement « prolétarien » pour le socialisme.

Un monde à construire


Sans parler même dans ses grandes lignes de la nouvelle société que nous voulons créer, il est clair que le rassemblement des communistes marxistes-léninistes dans un seul parti ne se fera pas sans un minimum d’unification sur quelques questions essentielles.
Mais il serait vain de conditionner tout pas en avant dans l’action commune et l’organisation à l’identité de nos vues, car c’est précisément le centralisme démocratique au sein du parti communiste qui permet son unité de pensée et d’action.

Le processus d’unité-critique-unité est un processus révolutionnaire. Il fait partie intégrante du combat du prolétariat de notre pays pour le socialisme et son but n’est autre que l’émancipation de la classe ouvrière et de l’immense majorité de notre peuple parce que le parti communiste est une nécessité vitale pour la classe ouvrière.
C’est aussi une petite partie de la révolution mondiale, inséparable des luttes multiformes des peuples du monde entier contre l’impérialisme.
Il s’agit donc d’un processus de classe où nous avons à cœur de défendre les intérêts fondamentaux de la classe ouvrière et des masses populaires.

Un processus d’unité-critique-unité devrait commencer par rejeter le sectarisme, en considérant que l’immense majorité de ceux qui se revendiquent des principes marxistes-léninistes sont des camarades et non des ennemis de classe.
Ceci n’exclut ni les désaccords ni la critique réciproque, ni même l’autocritique, mais en vue de l’unité.
Notre objectif est notre union dans un parti unique et non l’élimination, la scission ou la liquidation.

Ensuite les désaccords ne devraient pas être envisagés de manière unilatérale, indépendamment de nos identités de vue car ni les uns ni les autres ne présentent un caractère absolu et général. Nous devrions prendre conscience de nos objectifs communs afin de mieux mesurer nos différends et le caractère relatif de nos contradictions.
Ainsi l’unité et l’action commune sur les objectifs partagés peuvent être réalisées.

Enfin le processus de critique-unité devrait utiliser la méthode marxiste consistant à s’appuyer sur les faits et à embrasser l’ensemble des relations et des contradictions qui les transforment.
Les écrits des théoriciens communistes ne sont pas des recueils de citations comme le petit livre rouge de Lin Piao. Ils reflètent l’application de la théorie matérialiste-dialectique à des situations historiques, aux conditions de leurs époques.
Nous devrions nous efforcer d’appliquer la méthode matérialiste-dialectique aux conditions actuelles de notre pays et n’utiliser les citations qu’avec circonspection.

...une petite quand même pour la route :
"Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME" (François MARTY)
Et une autre pour partir sur ses deux pieds :
"Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots" (MAO)

Que j'emprunte à la signature de mon camarade finimore.


Edité le 24-11-2012 à 09:02:10 par Xuan




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