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![]() Le capitalisme liquide les résidus des formes précapitalistes - deuxième service. Il est connu que les paysans sont devenus pour partie des salariés, non seulement comme ouvriers agricoles mais par exemple pour le double emploi qui leur permet de joindre les deux bouts. Ainsi depuis longtemps des agriculteurs assurent simultanément des travaux en poste en usine, ou bien leur épouse est assistante maternelle, etc. Egalement l’élevage intégré aboutit à une forme de salariat ou du moins à une dépendance équivalente à celle du sous-traitant, envers la coopérative qui fournit les bandes, l’aliment, les vaccins, et achète les animaux élevés. En resserrant l'enveloppe des prestations médicales, en limitant le nombre et la durée des consultations, la sécurité sociale conduit les généralistes à rejeter sur les urgences une partie de leur travail. Dans ce cas ce n'est pas eux mais une partie de leur travail qui devient salarié. Plus récemment la salarisation des professions libérales a échoué sous le gouvernement Hollande, mais ce n'est que partie remise pour un projet élaboré par la commission Attali sous Sarkozy, et dont Macron était le rapporteur. ______________________ Professions réglementées : Bercy envisage de déréguler de nouveaux secteurs Orange avec AFP, publié le dimanche 13 août 2017 à 15h31 Selon les informations du journal Le Monde, le gouvernement envisage d'ouvrir de nouveaux secteurs à la concurrence dans sa prochaine "loi sur la transformation de l'économie" prévue pour le printemps prochain. Lever les blocages de l'économie : cette idée, Emmanuel Macron l'a déjà portée, sans réellement l'imposer, lorsqu'il était ministre de l'Économie. Il pourrait désormais l'appuyer en tant que président. Deux ans après une première loi "pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" - où il avait libéralisé le marchés des autocars et réformé les conditions d'exercice de certaines professions réglementées du droit, comme les notaires ou les huissiers de justice -, le chef de l'État et son gouvernement semblent vouloir s'attaquer une nouvelle fois aux professions réglementées. C'est en tout cas ce qu'assure Le Monde dans son édition du weekend. Ce texte sera "l'une des grandes lois de 2018" , a d'ores et déjà promis le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. À la mi-juillet, il avait donné une première description de ce "projet de loi cadre" qui aurait pour objectif principal de "simplifier" la vie des très petites, petites et moyennes entreprises. Sans plus de précisions. Le quotidien croit savoir que le texte sera finalement plus large et "devrait cibler toutes les sociétés, quelque soit leur taille" . ![]() "Ce texte pourrait permettre d'ouvrir de nouveaux secteurs à la concurrence" , explique au responsable. "Rien n'est encore arbitré, mais cela fait partie des discussions. À ce stade, nous préférons avoir le champ de vision le plus large possible, quitte à refermer ensuite certaines pistes". "Le champ est ouvert" , confirme-t-on dans l'entourage du ministre. "Mais aucune décision n'a été prise pour le moment" . Des consultations sont prévues pour l'automne auprès des parlementaires, des entreprises et des syndicats. "On sait que c'est explosif" , a admis au Monde une source à Bercy. En France, de nombreuses professions sont dites "réglementées", c'est-à-dire soumises à une autorisation délivrée par une autorité compétente. De l'avocat, au médecin en passant par le coiffeur ou le charcutier, il existe plusieurs centaines de métiers dont l'exercice est soumis à l'obtention de diplômes spécifiques, d'agrément ou d'inscriptions à des ordres. |
Xuan |
![]() On ne plaint pas les huissiers qui émargent à 6000 € ni les notaires qui palpent en moyenne 10 000 € / mois net. Il y a plus malheureux et ils ont encore les moyens de se faire une campagne de pub pour défendre leur pré carré. Mais il est vrai que la cause de leur grève n’est rien d’autre que leur disparition en tant que profession libérale. Le capitalisme est en train de liquider cette survivance du passé, fromage encore inexploré où de juteux profits sont à venir. La guerre se fait encore sur les écrans avec ‘Leclerc et les médicaments sans ordonnance - On marche sur la tête’. Derrière ce spot se profile exactement l’avenir que les monopoles réservent à ces catégories privilégiées : le salariat. Un salariat de cadres permettant de mettre la main sur l’ensemble de la chaîne pharmaceutique, de transformer ces notables en fonctionnaires, voire en employés stipendiés par des trusts de la construction et de l’immobilier. |