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Xuan
Les alliés des États-Unis se débarrassent eux aussi du dollar



https://fr.sputniknews.com/economie/201906201041481569-les-allies-des-etats-unis-se-debarrassent-eux-aussi-du-dollar/

20:00 20.06.2019URL courte16733
La part du dollar dans les réserves de change mondiales a atteint son minimum depuis le début du siècle. Jamais, en 20 ans, les banques centrales du monde n'avaient détenu aussi peu d'obligations américaines.

En avril, c'est l'un des alliés des Américains, le Royaume-Uni, qui est arrivé en tête des plus gros vendeurs de bons du Trésor US. Comment la dédollarisation s'est-elle répandue dans le monde entier?

Un minimum historique
En 2018, le dollar représentait 61,7% des réserves de change de différents pays: le taux le plus bas depuis vingt ans. Comme le note dans sa revue de juin la Banque centrale européenne (BCE), le dollar reste une monnaie de réserve mondiale, mais son leadership a significativement vacillé.

Depuis la crise financière mondiale de 2008, quand les banques centrales avaient stocké une quantité maximale de devise américaine, la part du dollar a diminué de 7 points.

En 2018, les pays émergents ont activement vendu leurs dollars et leurs obligations américaines. L'Argentine, la Chine, Hong Kong, l'Inde, l'Indonésie, la Thaïlande et la Turquie ont vendu des obligations pour près de 200 milliards de dollars. Certains ont eu besoin d'urgence de liquidités en dollars pour stabiliser leur propre monnaie, d'autres ont renoncé aux actifs américains à cause des conflits avec Washington.

«L'objectif de la plupart des pays consiste à réduire leur dépendance envers le dollar au vu des menaces de sanctions américaines. En Turquie, le portefeuille d'obligations du Trésor américain n'a jamais été aussi maigre. Ils ont pratiquement tout vendu» , indique le quotidien turc Sabah.

Par contre, le fait que des pays développés vendent leurs actifs américains, y compris les alliés traditionnels des États-Unis, est une tendance complètement nouvelle. Ainsi, en avril, le Royaume-Uni a vendu d'un coup 16,3 milliards de dollars d'obligations américaines.

Mais c'est la Chine, le plus grand détenteur étranger de dette américaine (1.100 milliards de dollars), qui est en tête. En raison de la guerre commerciale qui l'oppose à Washington, Pékin a vendu 60 milliards d'obligations en un an, et encore 20 milliards supplémentaires en avril 2019, réduisant ses réserves à leur minimum depuis deux ans. Le Japon, deuxième créancier des USA, ne se laisse pas non plus distancer : en avril, Tokyo a vendu 11,07 milliards de dollars d'actifs.

Les craintes se renforcent: la Chine aurait-elle l'intention de ne plus faire partie des principaux créanciers de l'Amérique? Les analystes affirment que ce scénario est peu plausible. La dévaluation inévitable des obligations dans ce cas serait plus nuisible pour les Chinois que pour les Américains, ainsi que pour toute l'économie mondiale.

Cependant, indique l'agence de presse Bloomberg, Pékin pourrait réduire à tout moment de plusieurs dizaines de milliards de dollars ses investissements dans ces actifs pour maintenir le cours du yuan.
«Si la Chine lançait la vente d'obligations américaines, cela serait moins lié aux nouvelles taxes qu'à la régulation de sa propre monnaie. Quand le reflux des capitaux se renforcera, Pékin devra protéger le yuan et vendre des obligations », a déclaré à Bloomberg Gene Tannuzzo, analyste de Columbia Threadneedle Investments.

Dédollarisation générale

La Russie est considérée comme l'un des vendeurs les plus actifs d'obligations américaines. En 2010 encore, les placements de la Banque de Russie dans les actifs américains dépassaient 176 milliards de dollars. A partir de 2014, à mesure que la pression des sanctions de Washington se durcissait, la Banque centrale réduisait son portefeuille d'obligations. Début 2019, il n'en restait plus que 14 milliards de dollars.

D'après le Trésor américain, en avril la Russie a vendu 1,6 milliard de dollars d'obligations américaines supplémentaires. A l'heure actuelle, la Banque centrale en détient 12,13 milliards de dollars - le minimum depuis 2007. Pratiquement toute la somme tirée de la vente des actifs américains par la Banque de Russie a été investie dans l'euro et le yuan.

«La part de l'euro dans les réserves de change de la Russie a augmenté jusqu'à 39%, celle du dollar a baissé jusqu'à 27% et celle du yuan a grandi jusqu'à 17%» , indique le récent rapport de la BCE.

Les banques centrales d'autres pays suivent le même chemin. Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment pointé la réduction continue de la signification du dollar parallèlement à une hausse de la part de l'euro, du yen et du yuan dans les réserves des banques centrales.
«A travers le monde, les banques continuent de diversifier leurs réserves et de les retirer du dollar», a constaté le FMI dans sa revue des tendances mondiales.

Un parachute doré
Tout en se débarrassant du dollar, les pays accumulent de l'or. Selon le Conseil mondial de l'or (WGC), le volume de ce métal précieux dans les coffres des banques centrales a augmenté de 651 tonnes en un an - la progression la plus forte depuis 1971, quand les États-Unis avaient renoncé à l'étalon-or. Presque la moitié de cet or a été achetée par la Banque de Russie.

«La Russie atteint rapidement des résultats dans sa tentative de diversifier la structure de ses réserves de change en réduisant la part des actifs américains» , indique Bloomberg.

Actuellement, la réserve d'or de la Banque centrale russe est estimée à 2.112 tonnes, soit près de 87 milliards de dollars - un record dans toute l'histoire postsoviétique. En dix ans, la part de l'or dans les réserves de change russe est passée de 3,5 à 18,6%.

«L'or est la devise la plus forte du monde. Soumise à une inflation naturelle minimale, elle est une bonne assurance contre les fluctuations du dollar. C'est une ressource très liquide, et les grandes réserves d'or renforcent la confiance des investisseurs envers le rouble» , souligne le quotidien Neue Zürcher Zeitung.

Le deuxième plus grand acheteur de ce métal précieux est la Chine, avec une réserve d'or de 1.853 tonnes pour 76 milliards de dollars. Fin 2018, après plus de deux ans d'interruption, Pékin a significativement accru ses achats, ce qui a entraîné une augmentation du prix de l'or à son maximum depuis six mois à 1.300 dollars l'once.

Les analystes expliquent que l'or est également une assurance contre un défaut de paiement des États-Unis. La Chine et la Russie sont parfaitement conscientes du fait que les USA auront énormément de mal à rembourser leur dette et qu'en fin de compte l'achat d'obligations est inutile. L'effondrement du marché américain de la dette est très probable, c'est pourquoi Moscou et Pékin préfèrent investir dans l'or.
Xuan
Un article de Suptnik sur ce projet chinois, à suivre...

Vers un «yuan numérique»: la Chine met les bouchées doubles quant à sa propre cryptomonnaie


https://fr.sputniknews.com/economie/201907141041655202-vers-un-yuan-numerique-la-chine-met-les-bouchees-doubles-quant-a-sa-propre-cryptomonnaie/

11:30 14.07.2019

La Banque centrale de Chine accélère l'élaboration de sa propre cryptomonnaie.

Selon le directeur du département d'études de la Banque populaire de Chine Wang Xin, qui a fait cette annonce pendant un séminaire à l'université de Pékin, le programme de développement du «yuan numérique» a déjà été approuvé par le Conseil d’État.

A son élaboration participent notamment des structures commerciales, afin que le nouveau produit soit compétitif sur le marché. Le responsable de la Banque centrale a noté que le régulateur financier suivait de près le développement de la cryptomonnaie mondiale Libra, dont la création a été récemment annoncée par Facebook.

Plus tôt, le directeur adjoint du département des paiements et des virements de la Banque de Chine Mu Changchun avait écrit dans sa rubrique de la revue financière Caixin que les cryptomonnaies, y compris Libra, devaient être régulées par les banques centrales.

C'est probablement la possibilité même de l'apparition d'un véritable moyen de paiement international qui a poussé les autorités chinoises à accélérer leur propre travail pour ne pas manquer l'opportunité de participer activement à la création d'un nouveau système financier mondial.

Yuan numérique

Cela fait déjà plusieurs années que les autorités chinoises planchent sur l'élaboration de leur propre cryptomonnaie. La Banque de Chine détient déjà 78 brevets dans le domaine des cryptomonnaies et encore 44 brevets liés à la technologie de chaîne de blocs [blockchain].

Plus tôt, le vice-président de la Banque centrale Fang Yifei notait que le yuan numérique devrait finalement remplacer l'appareil monétaire M0 [l'argent liquide en circulation]. L'abandon progressif de l'argent liquide est une tendance mondiale flagrante et particulièrement visible en Chine, où les paiements mobiles prévalent déjà dans les achats quotidiens de la population. Il est donc tout à fait plausible que les autorités chinoises veuillent créer un analogue à part entière au yuan fiduciaire.
Peu d'informations étaient disponibles jusqu'à présent sur les avancées du travail de création du crypto-yuan. Mais après la publication par Facebook du Livre blanc de Libra, les responsables chinois ont mis les bouchées doubles.

Quid des avantages de Libra?

Le fait est que la monnaie Libra annoncée par Facebook est très différente techniquement et conceptuellement des autres cryptomonnaies, notamment du Bitcoin. Libra sera contrôlée par un consortium de plusieurs dizaines de grandes compagnies financières et technologiques, notamment Visa, Mastercard, Paypal, eBay, Uber et Lift. Ce consortium sera également responsable du processus et de l'émission de la nouvelle cryptomonnaie. Libra est une «stable coin» qui sera garantie avec des actifs fiables: des dépôts et des titres de valeur de plusieurs pays avec des monnaies fiables.

Autrement dit, Libra est pensée comme un moyen de paiement supranational. Les DTS - droits de tirage spéciaux - en sont l'analogue le plus proche aujourd'hui. Mais contrairement à ces derniers, Libra doit être un moyen d'échange parfaitement liquide avec des paiements transfrontaliers accessibles à la grande majorité de la population de la planète, qui prendraient quelques secondes.

Après la crise de 2008 la Chine avait proposé de créer une nouvelle monnaie mondiale de réserve sur la base des DTS pour se débarrasser de la dépendance envers le dollar. C'est pourquoi le concept Libra plaît globalement à la Chine, explique à Sputnik Liu Dongmin, directeur du Centre des finances mondiales à l'Institut d'économie mondiale et des finances affilié à l'Académie des sciences sociales de Chine.

«Du point de vue du maintien de la stabilité du système monétaire international, les monnaies supranationales en tant que principal moyen de paiements internationaux sont une solution relativement bonne. Par rapport à une monnaie souveraine, cette monnaie garantira mieux la stabilité financière mondiale. Mais de tels projets n'ont pas encore été réalisés à ce jour» , ajoute l'expert.

L'hégémonie du dollar dans les paiements internationaux est critiquée par de nombreux pays, Chine y compris. Mais l'attachement des prix de différents produits et services à une seule monnaie, le dollar, était pratique dans le commerce international. Le concept Libra, d'une part, est juste, mais pourrait aussi créer de nombreux problèmes.
Par exemple, le Livre blanc indique que la monnaie Libra peut être facilement convertie en monnaies fiduciaires. Mais les acteurs du consortium de gestion sont des compagnies privées qui ne peuvent pas physiquement fournir une quantité suffisante de liquidités. Seules les banques centrales ont cette possibilité, c'est pourquoi Libra a besoin de régulateurs financiers pour fonctionner normalement, explique Liu Dongmin.

«Il faut que les banques centrales de différents pays mettent au point des mesures de régulation pour Libra. Qui plus est si cette cryptomonnaie était promue comme un moyen de paiement dans le monde entier. Parce que toute monnaie mondiale, quels que soient ses principes de base, exercera une certaine influence sur la souveraineté monétaire et la sécurité financière de certains pays. Par exemple, en ce qui concerne la souveraineté monétaire, une cryptomonnaie mondiale pourrait remplacer les monnaies faibles de certains pays pour les évincer progressivement. Les individus essaieront de payer avec la monnaie mondiale plus stable, ce qui exercera encore plus de pression sur le cours des monnaies nationales.»

Cryptomonnaies nationales

Il est possible de protéger bien plus efficacement la souveraineté de la monnaie nationale si on crée une monnaie numérique nationale répondant aux tendances actuelles du développement financier, indique l'expert. Si la Chine lançait le yuan numérique, ce serait la première cryptomonnaie nationale dans le monde garantie par une monnaie fiduciaire stable.

Des tentatives de créer des cryptomonnaies nationales ont déjà été entreprises. Par exemple, le Venezuela a lancé El Petro garantie avec des actifs pétroliers. Mais compte tenu de la situation économique du Venezuela, El Petro peut difficilement revendiquer le statut de moyen de paiement international.

La situation avec le yuan numérique est différente. Le crypto-yuan émis par la Banque centrale de Chine, disposant de tous les avantages techniques d'une cryptomonnaie, pourrait mériter la confiance sur les marchés mondiaux et accroître significativement le niveau d'internationalisation de la monnaie chinoise. Et si Libra ou une autre monnaie supranationale était lancée, la Chine, compte tenu de son expérience et de ses capacités, pourrait influer sur la mise en place des règles de fonctionnement du nouveau système financier international.


Lire aussi : Pour contourner les sanctions US, l’Iran lance sa propre cryptomonnaie basée sur l’or
Xuan
La Russie, la Chine et le Venezuela s'efforcent de réduire leur dépendance à l'égard du dollar américain

18 Juin 2019

Caracas, 18 juin AVN

La politique économique internationale agressive de l'administration du président américain Donald Trump accroît la méfiance envers le dollar. La Russie, la Chine, l'Union européenne et le Venezuela travaillent sur des formules pour réduire leur dépendance vis-à-vis de la monnaie américaine.

Face aux sanctions croissantes des États-Unis contre plusieurs pays du monde, certains développent de nouveaux mécanismes de transaction dans lesquels la politique de Washington ne peut intervenir.

Le dollar, " en tant que monnaie de réserve mondiale, est devenu un outil de pression pour le pays qui a émis cette monnaie contre le reste du monde. La confiance dans le dollar est en baisse" , a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors du Forum économique international à Saint-Pétersbourg au début du mois, admettant que ces changements nécessitent un réexamen du rôle de la monnaie américaine, selon Russia Today.

cet égard, la Russie est en train de mettre au point des systèmes d'échange de monnaies nationales avec ses deux principaux partenaires économiques : l'Union européenne et la Chine.

Le vice-premier ministre russe Antón Siluánov et le commissaire européen à l'énergie, Maros Sevcovic, sont convenus le 13 juin de créer un groupe de travail chargé de remplacer le dollar par les monnaies nationales dans les relations commerciales entre la Russie et l'UE.

Le 5 juin, lors de la visite du président chinois Xi Jinping en Russie, les dirigeants des deux pays ont signé un accord pour développer les paiements transfrontaliers en yuan et en roubles.

D'autre part, les pays membres de Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) développent un système de paiement qui leur permettra d'utiliser leurs propres devises nationales pour les transactions transfrontalières au sein du bloc.

Le système Petro

En ce qui concerne le Venezuela, le gouvernement du président Nicolas Maduro a approuvé la création de la monnaie crypto Petro, pour réduire l'utilisation du dollar dans les opérations financières. Bien que la mesure ait été bloquée pour certains marchés, en raison de l'hégémonie américaine, Petro a une référence internationale dans les transactions commerciales avec des pays alliés comme la Russie et la Turquie, qui ont accepté la cryptomoneda comme élément d'échange.

Au cours de la période de pré-vente en octobre 2018, Petro a reçu des offres d'achat de 133 pays, et le chef de l'État vénézuélien a annoncé la mesure de vendre du pétrole dans des devises telles que le yuan chinois, le rouble russe et la roupie indienne, afin de réagir aux sanctions illégales de Washington contre Caracas.

Ce développement s'ajoute aux innombrables propositions des banques vénézuéliennes pour promouvoir leur propre plateforme de paiement et réduire leur dépendance vis-à-vis des franchises internationales telles que Visa et Mastercad.

Dans ce contexte, la Banque centrale du Venezuela (BCV) a récemment annoncé l'entrée en vigueur de trois nouveaux projets de billets : 10 000, 20 000 et 50 000 bolivars, afin de renforcer le cône monétaire actuel. La circulation de ces billets permettra de consolider les paiements et d'accélérer les transactions, contribuant ainsi à la stabilisation monétaire du pays, a déclaré l'économiste vénézuélien Tony Boza.

source : http://www.avn.info.ve/node/474288
Xuan
La guerre US vs RPC se déroule sur le front commercial, technologique, financier (et y compris militaire sous forme de provocations en mer de Chine).

http://www.globaltimes.cn/content/1150205.shtml

Les mesures de rétorsion financières sont comme le reste à double tranchant. La Chine est en position de créancier vis à vis des avoirs US mais une action brutale serait définitive et elle ne veut pas utiliser ce procédé. Par contre son action se fait progressivement et vise la multilatéralité, pour diminuer le poids du dollar dans le monde.


Les avoirs du Trésor américain en Chine ont atteint leur plus bas niveau en deux ans

Par Shen Weiduo Source: Global Times Publié le: 2019/5/16 18:43:40

Le geste de Pékin reflète l'évitement des risques et le soutien au yuan

La Chine a ramené ses avoirs en obligations du Trésor américain en mars à leur plus bas niveau en près de deux ans, une tendance qui devrait se poursuivre alors que Pékin cherche à éviter les risques croissants tout en soutenant le yuan dans un climat d'incertitude croissante concernant les relations commerciales bilatérales, ont indiqué des experts.
Selon les données publiées mercredi par le département du Trésor américain, les avoirs de la Chine ont diminué pour la première fois en quatre mois en mars, tombant de 10,4 milliards de dollars en un mois à 1,12 billion de dollars. Il s'agissait du niveau le plus bas depuis mai 2017, lorsque les avoirs s'établissaient à 1 010 milliards de dollars.
C'était aussi la première fois que la Chine réduisait ses avoirs en dette américaine depuis novembre 2018. De juin à novembre dernier, elle réduisait ses avoirs en dette américaine chaque mois. En novembre 2018, elle a réduit ses avoirs de 17,5 milliards de dollars, soit la plus importante réduction en 14 mois.
Cette décision intervient alors que la Chine risquait de vendre certaines de ses positions au Trésor américain comme tactique de la guerre commerciale avec les États-Unis - une idée décrite par certains médias étrangers comme une "option nucléaire" qui pourrait nuire considérablement à l'économie américaine.

La Chine a réagi lundi contre les hausses tarifaires américaines de 200 milliards de dollars de marchandises chinoises, annonçant des droits de 5% à 25% sur plus de 5 100 produits en provenance des États-Unis d'une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Les experts ont toutefois déclaré que la réduction des avoirs du Trésor américain ne visait pas à contrer les États-Unis et que la Chine n’avait pas besoin de le faire à l’heure actuelle. Si les relations commerciales continuent à se détériorer, toutes les options seraient sur la table.
"Si la Chine libère la dette américaine, d'autres pays pourraient suivre, provoquant ainsi une hausse de ses taux d'intérêt qui affectera grandement l'économie américaine" , a déclaré Dong Dengxin, directeur du Finance and Securities Institute de l'Université des sciences et technologies de Wuhan, a déclaré au Global Times jeudi.
Malgré la réduction de mars, la Chine est restée le principal détenteur d'obligations du Trésor américain, suivie du Japon avec des avoirs de 1,08 billion de dollars.

Éviter les risques

Les experts ont déclaré que les principales raisons de la décision de la Chine étaient d'éviter les risques financiers, de réagir aux incertitudes de l'économie américaine et de disposer des liquidités nécessaires pour lutter contre la dépréciation du yuan.
La politique étrangère des États-Unis "America First" et ses caprices ont affecté ses relations avec les autres pays, y compris ses alliés, accroissant les incertitudes de son économie. Ainsi, la Chine doit diversifier ses réserves de change, principalement constituées d'actifs libellés en dollars américains, pour éviter les risques potentiels, a déclaré Dong.
Le principal vendeur de titres du Trésor américain en mars a été le Canada, qui a procédé à un dumping de la dette américaine pour une valeur de 12,5 milliards de dollars, la plus importante réduction depuis juillet 2011. La Chine était le deuxième vendeur en importance. L'Allemagne, la France et l'Australie ont également réduit leurs avoirs en mars.
"La guerre commerciale en cours avec les Etats-Unis a rendu la diversification plus urgente pour la Chine, mais les ventes devraient se faire à un rythme très modéré et dans une mesure limitée pour éviter les turbulences du marché mondial" , a déclaré Dong.
La diversification est également en ligne avec la politique financière globale de la Chine au cours de l'année écoulée, a noté Dong. "La Chine respectera sa politique d'ouverture financière, attirera les investissements étrangers et renforcera ses relations commerciales avec davantage de pays d'Europe et d'Asie afin de réduire sa dépendance à l'égard des États-Unis et du dollar" .
Zhou Yu, directeur du Centre de recherche sur les finances internationales à l'Académie des sciences sociales de Shanghai, a déclaré jeudi au Global Times que la Chine pourrait acheter davantage d'or et que les dettes publiques libellées en d'autres devises, telles que l'euro et le yen, seraient diversifiées et optimisées. réserves de change.
"Le mouvement vise également à stabiliser le taux de change du yuan, qui a été soumis à des pressions en raison de la guerre commerciale qui dure depuis plus d'un an" , a déclaré Zhou.

Lundi, le taux de change du yuan a atteint son plus bas niveau par rapport au dollar américain depuis le 24 décembre 2018. Le yuan s'est affaibli à 6,92 lundi et a légèrement rebondi à 6,91 jeudi à l'heure de la presse.
Xuan
La Russie réduit drastiquement ses opérations en dollars

https://fr.sputniknews.com/russie/201905061041010706-russie-dollar-abandon/


06.05.2019
Les experts du réseau d'audit international FinExpertiza ont calculé qu'en cinq ans de sanctions la Russie avait réduit ses opérations internationales en dollars de presque 13%, tout en augmentant la part de l'euro et du rouble de 26% et de 14% respectivement. Dans quels secteurs le dollar se fera-t-il évincer le plus dans les années à venir?

En cinq ans, la part de la monnaie américaine dans les paiements russes dans le cadre de contrats étrangers a diminué jusqu'à 56% (388 milliards de dollars), alors qu'il y a cinq ans ce chiffre dépassait 80%, constatent les experts de FinExpertiza. Les experts indiquent que c'est les menaces des Etats-Unis de débrancher la Russie du système interbancaire SWIFT qui ont poussé Moscou à renoncer au dollar dans le commerce extérieur.

Le dollar est évincé par l'euro et le rouble — leur part dans l'ensemble des opérations étrangères a augmenté respectivement de 22% et de 20%.
«La tendance d'abandon du dollar au profit du rouble dans le commerce extérieur est flagrante. C'est un chemin vers une plus grande stabilité de l'économie russe, une protection contre les sanctions. Cela concerne avant tout les exportations, car la vente de marchandises moyennant la monnaie du pays vendeur est un ordre naturel des choses» , explique Elena Troubnikova, présidente du conseil d'administration de FinExpertiza.

En effet, la réduction des opérations en dollars est due en grande partie à une forte diminution des échanges entre Moscou et Washington. L'an dernier, cet indice n'a pas dépassé 25 milliards de dollars. A titre de comparaison: les échanges avec la Chine et l'UE s'élèvent respectivement à 108 et à 294 milliards de dollars. Par ailleurs, les analystes soulignent que la part du rouble dans les exportations avec la Chine a été multipliée par plus de cinq, et la part du yuan dans les importations — pratiquement par neuf.

La minimisation du risque de pertes économiques suite aux fluctuations du cours de change est un autre argument de poids au profit des paiements en monnaie nationale avec les plus grands partenaires commerciaux. Par exemple, en 2018, l'écart entre les indices minimaux et maximaux du dollar en Russie était de 20,5%, contre 16,6% pour l'euro et 14,4% pour le yuan.

A l'avant-garde

Les plus grandes compagnies d'exportation russes sont les principaux conducteurs des paiements en monnaies nationales. L'an dernier déjà, le directeur général adjoint de Severstal Alexeï Koulitchenko parlait dans une interview à l'agence Bloomberg de l'abandon des exportations en dollars car la moitié partait à destination de l'UE en échange des euros désormais.

La société Alrosa avait alors parlé de premiers succès. En août, les représentants de cette compagnie ont annoncé des contrats en roubles pour la fourniture de diamants en Chine et en Inde.

A noter que la part du rouble dans les importations indiennes de Russie a atteint 37% l'an dernier, sachant qu'au dernier trimestre ce chiffre a culminé à 53%. Un rôle important a été manifestement joué par le contrat en roubles pour la fourniture de systèmes antiaériens S-400 Triumph, qui a coûté à New Delhi, selon les estimations, 330 milliards de roubles (environ 5 milliards de dollars).

Les plus grands fournisseurs d'hydrocarbures ne restent pas non plus à l'écart. En mars, Gazprom export a annoncé le premier contrat de l'histoire en roubles pour la vente de 80 millions de mètres cubes de gaz au terminal allemand NCG via sa propre plateforme électronique.

Nombre d'analystes sont persuadés qu'à court terme les compagnies énergétiques russes deviendront les principales locomotives du passage aux paiements en monnaies nationales. Cela concerne avant tout Gazprom et son gazoduc Sila Sibiri (Force de la Sibérie), qui entrera en service à partir du 1er décembre. Le contrat en vigueur à hauteur de 400 milliards de dollars suppose une fourniture annuelle de 38 milliards de mètres cubes de gaz en Chine pendant 30 ans.
Cela remplira le marché de change russe avec des yuans et permettra de s'en servir pour l'achat de produits en provenance de Chine.

«Le cours de change du yuan est de facto contrôlé. Les risques liés à la volatilité sont minimes, même en comparaison avec l'euro. Des projets aussi importants que l'achat du gaz acheminé par Sila Sibiri pousseront Moscou et Pékin à accélérer le passage des transactions aux monnaies nationales» , suppose Pavel Gribov, maître de conférences à la chaire de sécurité économique à l'Académie russe de l'économie nationale et d'administration publique auprès du président de la Fédération de Russie.

Un fusil enrayé

Des tendances similaires sont également observées dans d'autres pays, sachant que l'argument le plus convainquant est la politique économique de Donald Trump. Dans ses tentatives de faire effondrer l'économie de l'un de ses principaux adversaires, l'Iran, l'an dernier déjà le locataire de la Maison-Blanche a interdit au monde entier d'acheter du pétrole iranien.

La Chine, l'Inde, la Corée du Sud et bien d'autres se sont retrouvés dans la zone à risques. Ce qui a servi de point de départ à un abandon massif du dollar.
«Plus le dollar est utilisé comme une arme contre certains pays, plus il est probable que ces mêmes pays recherchent une alternative à la monnaie américaine. Même si un certain temps sera nécessaire pour renverser le dollar de son trône, la politique actuelle des Etats-Unis accélérera son déclin» , écrit le journal britannique The Daily Telegraph.

Les consommateurs du pétrole iranien inventent de toute urgence des moyens permettant d'esquiver les sanctions américaines. L'Inde s'est entendue avec l'Iran sur les fournitures en roupies, et à son tour Téhéran s'en servira pour les importations indiennes.
L'UE, qui souhaite également commercer avec l'Iran, a mis au point un canal de liaison interbancaire spécial SPV, qui n'est pas soumis au contrôle des Etats-Unis. Et à en croire le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, l'Europe n'a certainement pas l'intention de l'utiliser pour les transferts en dollars.
«Il est absurde que l'Europe paie plus de 80% de sa facture énergétique, qui s'élève à 300 milliards d'euros par an, en dollars américains alors que 2% seulement de nos importations d'énergie viennent des Etats-Unis» , avait déclaré Jean-Claude Juncker lors de son allocution annuelle.
Xuan
Sur https://www.les-crises.fr/les-banques-russes-rejoignent-le-systeme-mondial-chinois-de-paiements-alternatifs/


Les banques russes rejoignent le système mondial chinois de paiements alternatifs
Chine, Russie



Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019 https://sentinellesaps.com/2019/04/13/les-banques-russes-rejoignent-le-systeme-mondial-chinois-de-paiements-alternatifs/

Alors que la Russie se débarrasse activement de ses dollars américains et achète de l’or au rythme le plus rapide depuis des décennies, il n’est pas difficile de déchiffrer ce qui est écrit sur le mur pour savoir ce que le Kremlin pense de la possibilité d’une détente dans les relations douloureuses entre les États-Unis et la Russie.

Et comme la Russie cherche maintenant clairement à mettre fin aux liens monétaires avec un « ouest » arrimé au dollar, il n’y a qu’une alternative : la Chine. C’est pourquoi il n’est probablement pas surprenant que plusieurs banques russes aient rejoint le système chinois de paiements internationaux (CIPS), également connu sous le nom de « SWIFT chinois », afin de faciliter les opérations entre les deux pays, selon un haut responsable de la Banque centrale de Russie (CBR).


En noir, or acheté par la Russie, en rouge or extrait en Russie

« En ce qui concerne la coopération sur les systèmes de paiement, plusieurs banques sont déjà connectées à CIPS, ce qui permet de faciliter la procédure d’acheminement des paiements », a déclaré Vladimir Shapovalov, directeur du département de la coopération internationale de la CBR, en début de semaine au forum international russo-chinois.

Dans le même temps, comme le note Russia Today, le régulateur espère que ses homologues chinois accorderont une plus grande attention à la solution proposée par la Russie qui a son propre SWIFT, le SFPS (Système de transfert des messages financiers), car il « peut stimuler davantage les échanges bilatéraux », a-t-il ajouté.


Les réserves russes (en vert les Bons du Trésor US , en jaune l’or)

Comme RT l’a écrit, la Russie a activement présenté son réseau SFPS, créé en 2014 en réponse aux menaces des États-Unis de déconnecter la Russie de SWIFT, à des partenaires étrangers, dont la Chine, après que sa version à l’exportation eu été prête l’an dernier. La première transaction du système, impliquant une entreprise non bancaire, a été réalisée par le grand groupe pétrolier russe Rosneft en décembre 2017. Environ 500 participants, parmi lesquels d’importantes institutions financières et sociétés russes, ont déjà adhéré. Alors que l’Europe envisage des alternatives à SWIFT, afin de continuer à financer le régime iranien – suite à son exclusion du système monétaire basé sur le dollar, après réimposition des sanctions iraniennes par Trump – le statut de réserve du dollar américain serait sérieusement compromis si Bruxelles rejoignait également l’alternative chinoise ou russe à l’utilisation du dollar, un processus provoqué par la diminution des allocations en dollars américains de la part des gestionnaires des réserves des banques centrales… qui est déjà en cours :


Les gestionnaires des réserves diminuent la part du dollar. 4eme trimester 2018

Source : Sentinelles Saps, 13-04-2019
Xuan
Sur le site souverainiste Voltaire, cette info :

Les banques chinoises et russes s’autonomisent face au système occidental


03_04_2019
https://www.voltairenet.org/article205912.html

Depuis cinq ans, la Chine et la Russie tentent de mettre en place un système alternatif à celui des échanges interbancaires SWIFT.
Le système SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), basé à Bruxelles, est contrôlé par les États-Unis.

Le 18 septembre 2014, le Parlement européen, par sa résolution « sur la situation en Ukraine et l’état des relations UE-Russie » (Ref : 014/2841(RSP)), préconisait de déconnecter la Russie du système SWIFT.
En réponse, Moscou commençait à mettre en place un système alternatif pour ses échanges intérieurs, le SPFS. Celui-ci entrait en fonction, en décembre 2017. Plus de 500 banques russes y sont désormais connectées et certaines banques étrangères commencent à y être intégrées.
Le problème de la Chine est différent de celui de la Russie. Il ne s’agit pas de se prémunir contre des sanctions politiques et de créer un système de transferts bancaires indépendants, mais d’opérer des virements en yuans alors que cette monnaie n’est pas pleinement convertible sur les marchés des changes.
Depuis le 8 octobre 2015, Beijing développe un système pour les transferts de yuans à l’étranger, à la suite d’un accord avec SWIFT : le CIPS (d’abord Cross-Border Inter-Bank Payments System, puis China International Payments System).

Quoi qu’il en soit, selon la Banque centrale russe, le SPFS et le CIPS sont connectés l’un à l’autre depuis la semaine dernière.
Xuan
Les avoirs du Trésor américain en Chine ont chuté à leur plus bas niveau en 18 mois, car ils diversifient leurs réserves

Par Zhang Hongpei Source: Global Times Publié le 2019/2/1 20:18:40

http://www.globaltimes.cn/content/1137849.shtml
Les avoirs chinois en titres du Trésor américain ont diminué pour un sixième mois consécutif en novembre, une tendance qui devrait se poursuivre alors que Beijing cherche à diversifier ses réserves de change et à réduire ses risques, ont annoncé vendredi des analystes.

Toutefois, les ventes d'obligations américaines seront modérées et limitées, ont-ils déclaré.

Les avoirs du Trésor américain en Chine sont tombés à 1,12 billion de dollars en novembre 2018, soit le sixième mois consécutif de ventes. C'était le niveau le plus bas depuis mai 2017, ont révélé jeudi les chiffres du département du Trésor américain.

Les avoirs ont chuté de 17,5 milliards de dollars par rapport au mois précédent.

Les statistiques du Trésor international Capital montrent que la Chine reste de loin le principal détenteur de titres du Trésor non américains.

Dong Dengxin, directeur du Financial Securities Institute de l'Université des sciences et technologies de Wuhan, a déclaré vendredi au Global Times que les avoirs en dette américaine continueraient de chuter, en raison des risques potentiels liés aux frictions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Gouvernement des États-Unis.

"Tandis que la Chine élargit sa coopération économique et ses investissements sur des marchés tels que l'UE, l'Afrique et les pays et régions situés le long des itinéraires de l' initiative Belt and Road , elle investira davantage dans des actifs non libellés en dollars", a ajouté M. Dong.

"Les réserves de change de la Chine nécessitent un ajustement structurel dans la mesure où environ 60 à 70% de ces réserves sont libellées en dollars, ce qui signifie qu'une éventuelle détérioration des relations bilatérales aurait un impact considérable sur la Chine", a déclaré Zhou Yu, directeur du Centre de recherche sur la finance internationale à Académie des sciences sociales de Shanghai.

Il y avait des signes positifs lorsque la dernière série de négociations commerciales de haut niveau entre la Chine et les États-Unis s'est terminée jeudi (heure américaine). Les responsables des deux plus grandes économies du monde ont réalisé des progrès importants et ont eu "des discussions franches, spécifiques et constructives", a rapporté l'agence de presse Xinhua vendredi.

"Tandis que les deux parties font des efforts pour atténuer les frictions commerciales et que le yuan augmente à mesure que le billet vert faiblit, les avoirs chinois en titres du Trésor américain vont probablement rebondir", a déclaré Zhou au journal Global Times.

Cependant, il a ajouté qu'à long terme, la tendance générale de la Chine à se débarrasser d'une forte dépendance à l'égard d'actifs libellés en dollars ne changerait pas.

La Banque populaire de Chine, la banque centrale, a fixé le taux de référence quotidien du yuan à 6,7081 pour un dollar vendredi matin, selon le système d'échange de change de la Chine. Au cours des deux derniers mois, le taux de change du yuan par rapport au dollar a augmenté de 4%, passant de 6,97 à environ 6,7.

Les chiffres publiés par le FMI au début du mois de janvier montraient qu'à la fin du troisième trimestre de l'année dernière, les réserves de change libellées en yuan représentaient 1,8% de celles du total mondial, atteignant presque le même niveau que le dollar canadien.

La part du dollar américain était de 61,9%, son plus bas niveau en cinq ans.

"Ce n'est pas seulement la Chine. D'autres grandes économies vendent également des obligations américaines, les investisseurs mondiaux s'inquiètant de plus en plus du protectionnisme des États-Unis", a souligné M. Zhou.

Outre les avoirs en devises, la Chine s'est associée à d'autres économies majeures pour l'achat d'or afin de prévenir les risques financiers.

Les médias étrangers ont laissé entendre que la Chine pourrait vendre les titres du Trésor américain à titre de représailles dans la bataille commerciale avec les États-Unis. Une telle mesure ferait baisser les prix des titres du Trésor américain et exercerait ainsi une pression énorme sur l'économie américaine.

Fang Xinghai, vice-président de la Commission de réglementation des valeurs chinoises, a précisé lors du Forum économique mondial de Davos , en Suisse, le 22 janvier, que la Chine ne sabrerait pas ses investissements sur le marché des obligations du gouvernement américain, a rapporté le site d'informations national ifeng.com.

"La Chine continuera d'être un pays excédent d'épargne pendant un certain temps, donc nous investirons à l'étranger, et le marché des obligations du gouvernement américain s'avère être un bon endroit pour investir", a déclaré Fang.

"L'affirmation de représailles commerciales en vendant des titres du Trésor américain est sans fondement. Nous pouvons voir que les ventes de la Chine se situent dans une fourchette modérée et sont basées sur des attentes de taux de rendement, un choix dicté par le marché et non une tactique politique", a déclaré Yu Fenghui, un professeur à l'Université des sciences et technologies de Huazhong.
Xuan
La dé-dollarisation est inévitable avec la montée du statut mondial du yuan


Source: Global Times Publié le: 2019/1/3 15:33:39
http://www.globaltimes.cn/content/1134432.shtml

L'économie mondiale et le système de gouvernance commerciale sont passés d'un ancien modèle selon lequel d'autres économies tournaient autour des États-Unis à une course à trois chevaux - les États-Unis, l'Union européenne et la Chine -, ce qui signifie que la dédollarisation est inévitable. L’arène mondiale du commerce, de la production et de la consommation est devenue une course à trois entre l’Asie, l’Europe et les États-Unis, mais le système monétaire international est longtemps dominé par le dollar américain, ce qui met en évidence un déséquilibre entre l’économie mondiale réelle et le système monétaire international.

Cette inadéquation s'est révélée être la contradiction majeure à laquelle sont confrontés l'économie mondiale et le système financier, alimentant le différend commercial sino-américain et entraînant des réformes du système de gouvernance économique mondial.

Depuis l'adhésion de la Chine à l'OMC en 2001, le pays a réalisé des progrès phénoménaux en termes de commerce. Il est passé de moins de 5% du commerce mondial en 2000 à environ 14,56% en 2017. La Chine est devenue l'une des trois principales puissances commerciales du monde, aux côtés des États-Unis et de l'Europe, qui détenaient une part combinée de 43,53% du total mondial. le commerce en 2017.

À plus grande échelle, l'Asie est centrée sur la Chine, qui détenait 27% du PIB mondial en 2017. Les 28 États membres de l'UE qui gravitent autour de l'Allemagne et de la France comptaient pour 15,6% et les trois signataires de l'Accord de libre-échange nord-américain. , avec les États-Unis au centre, détenait une part de 27,5%.

Toutefois, en ce qui concerne les monnaies des réserves mondiales de devises étrangères, le dollar américain occupe toujours une position dominante, suivie de l'euro. Le yuan, pour sa part, ne joue qu'un rôle mineur. Le statut mondial de la monnaie chinoise n'est pas conforme aux fondamentaux de la Chine et il est inévitable que la part du yuan dans les monnaies de réserve internationales augmente.

L'histoire montre que lorsque le dollar américain a remplacé la livre sterling, la taille de l'économie américaine avait déjà largement dépassé celle du Royaume-Uni. Le PIB de la Chine est toujours inférieur à celui des États-Unis, ce qui laisse penser que le yuan aura besoin de plus de temps pour dépasser le dollar américain. Mais à l’ère actuelle, avec des innovations telles que la technologie financière, la reconstruction du système monétaire mondial pourrait être plus rapide que prévu. La dollarisation et la diversification des monnaies internationales se produiront inévitablement.

Au milieu des tensions commerciales avec les États-Unis, la Chine devrait adhérer à l'Accord global et progressif pour le partenariat transpacifique (CPTPP), faire progresser les réformes de l'OMC et construire une communauté asiatique.

L'adhésion au PPCP pourrait permettre à la Chine de sortir de l'encerclement construit par les États-Unis, atténuant ainsi les tensions commerciales. Dans le même temps, cela pourrait donner à la Chine une position avantageuse dans le réseau de production mondial et dans l’établissement de règles pertinentes, de manière à donner un élan aux réformes entreprises par la Chine, entrées dans la zone des grands fonds.

En ce qui concerne les réformes de l’OMC, la Chine est censée jouer son rôle en rétablissant son rôle d’instance de négociation commerciale et en améliorant le mécanisme de règlement des différends commerciaux.

La Chine progresse également dans la chaîne de valeur mondiale, passant du secteur manufacturier aux produits de taille moyenne à élevée, tandis que les pays asiatiques récemment arrivés se positionnent dans les secteurs intermédiaire et aval, tandis que le Japon continue de dominer les industries haut de gamme.

Cela signale une chaîne de valeur complète dans la région. La mise en place d’une communauté asiatique à l’heure actuelle peut donc renforcer la complémentarité entre les économies asiatiques et leur capacité à faire face aux risques extérieurs.

Le mécanisme de coopération 10 + 3, faisant référence aux 10 États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est ( ANASE ), ainsi qu’à la Chine, au Japon et à la Corée du Sud, pourrait constituer un choix idéal pour la communauté asiatique.

Après une période de transition d'environ deux ans, l'économie chinoise est bien placée pour assurer une croissance robuste à long terme. Bien que l'économie subisse actuellement des pressions à la baisse, de nombreuses mesures sont encore à prendre pour accélérer la croissance. Un consensus doit être atteint dès que possible: mobiliser toutes les ressources possibles pour stimuler la croissance.

L'article était basé sur un discours de Ju Jiandong, professeur à l'Université Tsinghua lors d'un séminaire tenu à la PBC School of Finance de l'Université Tsinghua en décembre. bizopinion@globaltimes.com.cn Titre de journal: La dollarisation du système monétaire mondial est inévitable du fait de la montée en puissance
du yuan
Xuan
Le Matin

LE YUAN PARMI LES GRANDES MONNAIES MONDIALES


Le yuan chinois fait son entrée dans la cour des monnaies de référence aux côtés du dollar et de l'euro. Cette opération scelle une importante victoire des autorités de Pékin dans leur quête de reconnaissance sur la scène économique.

A partir de samedi, la devise chinoise fera officiellement partie intégrante de l'unité de compte du Fonds monétaire international, baptisée droits de tirage spéciaux (DTS). Elle rejoindra les monnaies américaine et européenne mais également la livre britannique et le yen japonais.

Concrètement, le changement ne devrait pas bousculer le rapport de forces sur le globe où le billet vert reste de loin le plus utilisé (41% des transactions mondiales) devant l'euro (30,8%) ou la livre (8,7%), selon la société financière Swift.

Le renminbi, autre nom de la devise chinoise, devrait toutefois en profiter pour poursuivre son internationalisation naissante et pourra désormais atterrir dans les caisses des pays placés sous assistance financière du FMI.

Puissance économique

Mais la charge symbolique est en revanche bien plus significative. Depuis plusieurs années, Pékin cherche à consolider son rang de deuxième puissance économique mondiale et ne ménage pas ses efforts pour faire du yuan une monnaie de réserve internationale sur fond d'ouverture graduelle de son marché.

Ce sont ainsi les autorités chinoises qui ont frappé à la porte du FMI pour soumettre l'inclusion du renminbi dans le panier de devises de l'institution.

Après un long examen, l'organe de direction du fonds, qui représente ses 189 Etats membres, a donné son feu vert en novembre 2015 en assurant que le yuan remplissait deux grands critères: être massivement présent dans les transactions internationales et être «librement utilisable».

L'institution s'était donnée près d'un an de délai, jusqu'à samedi, pour assurer une transition en douceur. La dernière modification de son panier de devises remontait à 2000 quand l'euro avait remplacé le franc et le deutsche mark.

Sur l'année écoulée, le renminbi a enregistré une forte dépréciation: en septembre 2015, il s'échangeait à 6,36 yuans pour un dollar. Il est désormais tombé à 6,68, des niveaux plus vus depuis six ans. (ats/nxp)

(Créé: 30.09.2016, 19h00)
 
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