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Xuan
La Chine prend de l’avance avec son yuan digital et veut l’internationaliser


20 juil. 2021, 18:26 © ALY SONG Source: Reuters

La banque centrale chinoise annonce que des transactions pour l’équivalent de 4,5 milliards d’euros dollars ont déjà été réalisées via sa monnaie digitale. Elle réfléchit aussi à des paiements transfrontaliers. Dans un communiqué d’une quinzaine de pages publié le 16 juillet sur son site, la Banque populaire de Chine (PBOC) annonce que, depuis sa mise en circulation en phase de test fin 2019, sa monnaie digitale, le e-CNY – le plus souvent appelée «yuan digital» –, a été utilisée dans près de 71 millions de transactions, pour une valeur totale de 34,5 milliards de yuans (4,5 milliards d’euros). Elle est d’ores et déjà présente dans les portefeuilles digitaux de plus de 20 millions de particuliers et de 3,5 millions d’entreprises.

A titre de comparaison, la Banque centrale européenne (BCE) n’a annoncé que le 14 juillet le lancement d’une phase d’étude et de conception pour un euro digital. Cette phase d’étude, qui doit durer deux ans, ne devrait pas aboutir à des tests grandeur réelle avant 2025.

En Chine, la phase d’étude correspondante remonte à la fin 2017, tandis que les premières études sur une monnaie numérique chinoise contrôlée par la PBOC datent de 2014.

Le e-CNY est une monnaie officielle, garantie par l'Etat, émise exclusivement par la Banque populaire de Chine et qui a la même valeur que les espèces. Tout comme le projet d’euro digital, le e-CNY est appelé à coexister avec les espèces. Mais en Chine, sous l’impulsion de géants des technologies financières comme le leader Alipay, les paiements électroniques du quotidien ont connu un développement exceptionnel : dès 2019, selon une étude réalisée par la POBC et mentionnée dans son communiqué, 66% des transactions et 59% de leur valeur totale étaient déjà réalisées via des applications sur téléphone mobile, contre 23 et 16% pour les espèces et 7 et 23% avec des cartes de paiement.

Les tests ont commencé dans les grands centres urbains de Shenzhen, Suzhou, Xiong'an, Chengdu et sur les futurs sites des Jeux olympiques d'hiver de 2022. Ils ont ensuite été progressivement étendus à six villes et provinces supplémentaires, incluant Shanghai, Hainan, Changsha, Xi'an, Qingdao et Dalian.

Le e-CNY est appelé à être utilisé par toutes les banques commerciales ou institutions financières et opérateurs de paiement remplissant un cahier des charges technique et légal.

Sans compte bancaire et accessible aux étrangers

Selon la banque centrale chinoise, la mise en place du e-CNY répond à trois objectifs.

> Le premier est de diversifier les formes d'argent offertes au public, de satisfaire la demande du public en monnaie numérique et de renforcer «l’inclusion» en fournissant des moyens de paiement, via des portefeuilles numériques, à des personnes qui ne disposent pas de compte bancaire.
La banque précise dans son communiqué que ce dernier point est valable pour des non-résidents se rendant en Chine de façon temporaire et ne disposant pas de compte bancaire dans le pays.
> Le second objectif est, selon les termes de la PBOC, de «soutenir une concurrence loyale, l'efficacité et la sécurité des paiements pour le commerce de détail». Sous ce libellé sibyllin se cache la volonté de ne pas laisser le contrôle des paiements numériques aux seuls opérateurs privés chinois.
> Enfin, le troisième objectif est de faire écho aux différentes initiatives internationales et d'explorer la possibilité d’utiliser le e-CNY pour des paiements transfrontaliers. Pour le moment, le yuan digital est limité à des paiements nationaux et son éventuelle utilisation par-delà les frontières chinoises dépend de nombreux facteurs liés à la convertibilité du yuan.

Vers l'internationalisation

Mais fin mars dernier, lors d’un séminaire de la Banque des règlements internationaux – qui rassemble dans son capital les 60 principales banques centrales – Mu Changchun, directeur général de l'institut de monnaie numérique de la PBOC, a fait des propositions afin de commencer à bâtir une architecture mondiale et des réglementations pour les monnaies digitales émises par les banques centrales. Il en avait profité pour proposer à ses collègues de réfléchir à la mise en place d’une «plateforme de change évolutive gérée par DLT [distributed ledger technology, nom générique en anglais des technologies de type "blockchain"] ou d'autres» .
La PBOC a en outre initié un projet d'étude de la question avec une unité de la Banque des règlements internationaux, ainsi que les Emirats arabes unis, la Thaïlande et l'autorité monétaire de Hong Kong. Dans son communiqué, la PBOC déclare qu’elle «répondra activement aux initiatives du G20 et [… que] sous réserve du respect mutuel de la souveraineté et de la conformité monétaires, [elle] explorera des programmes pilotes de paiement transfrontalier et travaillera avec les banques centrales et les autorités monétaires compétentes pour mettre en place des accords d'échange et des mécanismes de coopération réglementaire ».

https://francais.rt.com/economie/88902-chine-prend-avance-avec-son-yuan-digital-et-veut-internationaliser
Xuan
Le yuan devient la troisième devise mondiale : rapport


https://www.globaltimes.cn/page/202107/1229602.shtml
Une grande place est vue pour la croissance du trading financier
Par les reporters du GT
Publié: 25 juil. 2021 20:58


L'internationalisation du yuan chinois s'est accélérée en 2020 malgré la pandémie mondiale dévastatrice et la maîtrise de la croissance chinoise par le gouvernement américain. Les experts prédisent qu'il existe une grande place pour une plus grande internationalisation de la monnaie, appelant à des flux commodes du yuan et à l'expansion des avenues d'investissement transfrontalier.

L'indice d'internationalisation du yuan a atteint 5,02 à la fin de 2020, soit une forte augmentation de 54,2% par rapport à l'année précédente, ce qui en fait le numéro 3 des devises internationales. Le taux a dépassé les niveaux d'internationalisation du yen et de la livre, selon le rapport sur l'internationalisation du RMB 2021 publié samedi par l'Institut monétaire international (IMI) de l'Université Renmin de Chine.
La croissance a été principalement tirée par la reprise régulière de l'économie chinoise, l'ouverture du secteur financier, la politique monétaire stable et l'intensification de la coopération monétaire internationale, selon le rapport.

Depuis que les autorités chinoises ont autorisé l'accès du yuan à davantage d'institutions financières étrangères, les investisseurs étrangers se précipitent pour faire des incursions en Chine, à la recherche de rendements potentiellement plus élevés, selon les experts.
Après avoir supprimé les restrictions sur les quotas d'investissement via les programmes d'investisseur institutionnel étranger qualifié et d'investisseur institutionnel étranger qualifié libellés en yuan, les régulateurs financiers chinois ont encore abaissé les conditions d'entrée et élargi la portée de l'investissement de ces programmes pour faciliter l'investissement étranger.
En 2020, les actifs financiers libellés en yuans détenus par des institutions et des particuliers à l'étranger ont bondi de 40,11% en glissement annuel pour atteindre 8,98 billions de yuans (1,39 billions de dollars), selon le rapport.

Parallèlement, le rôle du yuan en tant que monnaie de réserve s'est également renforcé, les banques centrales de plus de 70 pays l'ayant dans leurs avoirs de réserve.
Fin 2020, la monnaie représentait 2,25% des avoirs en devises dans le monde, soit une augmentation de 14,8% en glissement annuel, selon le rapport.
Wang Fang, doyen adjoint de l'École des finances de l'Université Renmin de Chine et directeur adjoint de l'IMI, a déclaré que la mise en place du nouveau modèle de développement à « double circulation » offrirait une opportunité historique de porter l'internationalisation du yuan à un nouveau niveau. .
Elle a déclaré que le rôle de l'initiative "la Ceinture et la Route" (BRI) ainsi que les centres de transaction offshore du yuan devraient être pleinement exploités dans le renforcement de la circulation nationale et internationale dans le but de promouvoir l'utilisation mondiale du yuan.
À titre d'exemples, elle a mentionné la création d'une plate-forme de commerce de produits en vrac BRI avec des innovations et l'intégration de contrats à terme et de produits au comptant pour stimuler le commerce de produits en vrac et l'utilisation du yuan. En outre, le commerce numérique de la BRI devrait être encouragé pour avoir son mot à dire dans les règles mondiales du commerce numérique, selon Wang.

Xi Junyang, professeur à l'Université des finances et de l'économie de Shanghai, a déclaré au Global Times qu'il y avait encore une grande place pour l'utilisation internationale du yuan, en particulier dans le commerce financier et en tant qu'actif de réserve mondial.
Il a appelé à élargir davantage les canaux permettant aux investisseurs étrangers d'entrer sur le marché chinois et aux investisseurs nationaux d'émettre des produits financiers libellés en yuan à l'étranger.
"Nous pouvons envisager d'encourager les investissements étrangers sur le marché des capitaux chinois via le programme Shanghai-London Stock Connect ainsi que des connexions potentielles avec les bourses de Tokyo et de Singapour."

Tout en facilitant l'internationalisation du yuan, les experts ont déclaré que la technologie des mégadonnées devrait être adoptée pour renforcer les systèmes de surveillance et d'alerte précoce sur les flux transfrontaliers du yuan afin de prévenir les risques systémiques.
Xuan
[url+https://journalducoin.com/actualites/bitcoin-hors-la-loi-russie-gouverneure-banque-russie-contre-investissement-crypto/]La Banque de Russie dit “Niet !” à Bitcoin – Une gouverneure vent debout contre l’investissement crypto[/url]

Bitcoin ne passera pas les frontières russes – La Banque centrale de Russie rejoint les rangs des gouvernements qui mènent une lutte acharnée contre Bitcoin et ses cadets. Il n’est pas question de laisser le champ libre à leur expansion dans un pays encore attaché à sa monnaie fiat.

Un conseil d’investissement anti-crypto

Alors qu’un membre de la Douma d’Etat a accusé la Banque centrale russe de manquer de perspicacité concernant Bitcoin et les cryptomonnaies, la gouverneure de l’institution, Elvira Nabiullina a tenu à clarifier son avis dans une interview datant du 21 juin. Selon cette dernière, la banque campe toujours sur ses positions hostiles aux cryptomonnaies.
Nabiullina classe ces dernières dans la catégorie des investissements à haut risque, comme le marché des changes. Elle a notamment souligné qu’« il est beaucoup plus facile de perdre sur le marché des changes que de gagner » et que les « actifs cryptos spéculatifs » sont encore plus risqués.

La gouverneure a ressorti la critique classique qui porte sur la volatilité des cryptomonnaies, affirmant que « les pertes peuvent être énormes » . Elle est même allée jusqu’à faire une exception en reconnaissant que :
« La Banque centrale ne donne jamais de conseil d'investissement, mais dans ce cas particulier, la banque ne les recommande absolument pas. »

Le rouble numérique trouble Bitcoin

La gouverneure a également exprimé son désaccord concernant l’utilisation des cryptomonnaies comme moyens de paiement en Russie, traitant Bitcoin (BTC) et les altcoins de « fausses monnaies » . Ce discours sans ambiguïté, fermant les portes aux cryptomonnaies, contraste avec l’optimisme de Nabiullina concernant le projet de rouble numérique.
Elle avait d’ailleurs déclaré, en 2020, que cette monnaie numérique aiderait les entreprises en supprimant les intermédiaires financiers. Plus récemment, le président de la Commission des marchés financiers de la Douma, Anatoly Aksakov, a laissé entendre, lors d’une interview faite en mars 2021 par le média Russia Today, qu’un prototype de ce rouble numérique pourrait sortir d’ici la fin de l’année.

L’agence de presse Regnum avait communiqué, en mars dernier, les mesures mises en place par le Rosfinmonitoring, le régulateur financier russe, qui visent à renforcer le contrôler des transactions Bitcoin/rouble. Les banques implantées dans le pays sont amenées à signaler les échanges d’une cryptomonnaie contre la monnaie nationale.

La politique de la Russie concernant les cryptomonnaies est similaire à celle de sa voisine, la Chine, dont des provinces ont commencé à faire la chasse aux mineurs. Les déclarations de la gouverneure de la Banque centrale russe ne donnent, pour le moment, aucun espoir quant à un dégel des relations de l’institution avec Bitcoin et les cryptomonnaies.
Xuan
Le minage de Bitcoin persona non grata en Iran – Vaste opération policière sur 50 sites
Xuan
Le bitcoin plonge sous 30 000 dollars, coulé par les régulations chinoises
Xuan
La Chine coupe l’électricité à des sociétés qui minent du bitcoin


https://www.numerama.com/tech/720862-la-chine-coupe-lelectricite-a-des-societes-qui-minent-du-bitcoin.html
Xuan
Le yuan numérique va prendre du temps, les chinois sont très prudents et réservés, ou bien ils préfèrent réserver la surprise.
Mais les choses se précisent, si on en juge par l'article au-dessus.
Une chose est sûre c'est que si le dollar perd son hégémonie, il devient impossible d'exporter la dette US ou du moins de la contrôler, ce qui remet sur le tapis tous les arrangements monétaires mis en place au seul profit des USA dans les années 70, après la rupture des accords de Bretton Wooods.
Du coup comme on dit, les crises financières US et les variations du dollar risquent de peser essentiellement sur l'économie américaine. Sale temps.


Comment le cyber-yuan va remodeler la finance internationale


DANIELLE BLEITRACH9 JUIN 2021
https://histoireetsociete.com/2021/06/09/comment-le-cyber-yuan-va-remodeler-la-finance-internationale/

On notera que quand les États-Unis sont prêts à mettre à feu et à sang la planète pour imposer l’hégémonie du dollar ils sont pour les “experts” occidentaux dans leur droit, mais quand la Chine défend sa souveraineté dans un tel contexte, elle est soupçonnée de “totalitarisme”. Mais en dehors de ce biais idéologique auquel on n’échappe pas sous nos climats, l’article apporte un certain nombre de descriptions utiles pour comprendre la stratégie chinoise. Notons que la traçabilité de la monnaie a moins de chance de gêner le citoyen ordinaire surtout dans un système socialiste où le consumérisme n’est pas le moteur des relations sociales, en revanche il est un instrument de contrôle du crime organisé et de son alter ego le blanchiment et les paradis fiscaux. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

OPINION. En annonçant la création d’un e-yuan, la Chine s’inscrit à son tour dans le développement des crypto-monnaies. Mais quelles seront les conséquences d’une telle émission et quelles sont les intentions des autorités de Pékin? (*) Par Jean-Jacques Handali, directeur et administrateur de Cosmopolis Conseil (Genève). Jean-Jacques Handali (*)08 Juin 2021, 12:09

Dans une conférence récente pour la Nixon Foundation, Peter Thiel affirmait que « le e-yuan n’est pas une crypto-monnaie, mais une mesure totalitaire. » Qu’en est-il ?
La Chine a inventé la poudre à canon quand le reste du monde ferraillait encore avec des lames, la musique quand il faisait encore du bruit, le papier monnaie quand il frappait encore des pièces métalliques. Aujourd’hui, le politburo de l’Empire du Milieu s’attaque à l’émission d’une monnaie numérique. Cette transformation de la devise légale en code informatique a le potentiel de remodeler l’ensemble du système financier et de bouleverser l’accès à notre épargne individuelle.

L’objectif du gouvernement chinois est quadruple :

– Saper l’un des piliers de la puissance américaine
– Contrôler l’économie et surveiller la population
– Enrayer la montée des crypto-monnaies
– Internationaliser sa devise.

Fuir le dollar avant qu’il ne s’effrite
Avec la prépondérance du dollar, les États-Unis contrôlent une large partie du circuit financier mondial. Ils peuvent ainsi sceller le sort économique d’une entreprise, d’une banque ou même d’un pays tout entier par simple décret. Leur hégémonie est telle qu’ils ne se satisfont pas d’interdire aux entreprises américaines de commercer avec le pays honni, mais empêchent toute entité, quelle que soit sa nationalité, d’utiliser des dollars dans les transactions avec ledit pays. Or, au lieu de réagir, la communauté internationale détourne le regard pour ne pas déranger ses principes, heureuse de ne pas être la cible de la colère américaine. Pour cette fois…

Plus spécifiquement, ces derniers mois ont témoigné d’une tension commerciale sino-américaine grandissante. Rappelons les sanctions économiques contre la Chine et Hong Kong en 2020, et la menace répétée d’exclusion du système de paiement en dollars US ; une attitude peu convenable pour une monnaie de réserve internationale. Outre ces menaces politiques, le niveau d’endettement économique des États-Unis pousse la Chine à réduire son assujettissement vis-à-vis du système SWIFT et de la devise américaine.

L’objectif consiste à établir un structure monétaire internationale capable d’exister en parallèle de la monnaie de réserve. Ainsi, biens et services pourront être échangés en dehors des circuits financiers traditionnels, et contourner la surveillance et les sanctions américaines. Tous les damnés de l’Oncle Sam (Iran, Corée du Nord, etc.) pourront alors utiliser ce moyen de paiement, mais pas seulement… il y aurait aussi tous ceux qui souhaitent se soustraire au contrôle américain et à l’impact de sa politique de gabegie économique sur sa propre monnaie (22.500 milliards de dollars de dettes attendus en 2021).

Nouvel outil à l’arsenal de la surveillance d’État
Après la reconnaissance faciale, voici venir le temps de la monnaie programmable…
La première caractéristique de cette cyber-monnaie sera sa traçabilité en temps réel. Chaque transaction effectuée par un consommateur chinois pourra ainsi être suivie à la trace par la banque centrale, qui en sera informée dans l’instant. À quand le contrôle des intentions d’achat ?
La deuxième caractéristique de la devise sera sa date d’expiration que les autorités auront loisir d’établir selon leur perspective économique. Une faiblesse passagère du PIB et vos yuans numériques seront caducs à partir du… 28 février prochain, par exemple. Une incitation à la dépense encore plus stimulante qu’une hyperinflation !
La troisième caractéristique de la monnaie virtuelle résidera dans sa disponibilité ou, plus précisément, celle que les autorités voudront bien concéder à ses récipiendaires. Elle sera considérée et distribuée tel un accessit : qui a droit d’en disposer, qui n’y a pas droit et qui devra attendre le bon vouloir du palais.
L’Occident songe également à introduire ses propres monnaies numériques (e-dollar et e-euro) fondées sur le même postulat que le e-yuan et renfermant le potentiel des mêmes dérapages…

L’anti-Bitcoin chinois
En lançant le e-yuan, la Chine n’émet pas une autre monnaie blockchain décentralisée, comme le ferait un protagoniste privé. Elle soutient le rôle des banques nationales en les gardant dans le circuit. En cela, elle n’opère pas une désintermédiation de leur fonction, mais au contraire, leur permet d’élargir et de compléter l’éventail de leurs prestations.
Le yuan numérique sera réglementé et « garanti » par l’état, ce qui n’est le cas d’aucune devise virtuelle.

Partant, la Chine a commencé à peser sur la circulation du Bitcoin et de ses semblables. Il n’est plus possible d’acheter quoi que ce soit en crypto-monnaie dans le pays. Le Bitcoin est toléré uniquement en tant que crypto-actif ; un actif non-échangeable en yuan ou futur e-yuan !

Les obligations d’État chinoises à la manœuvre
Cette dernière décennie, l’Empire du milieu s’est évertué à faire du yuan une valeur crédible. Il a maintenu sur les marchés une devise forte et stable et des taux réels positifs (nets d’inflation). Cette combinaison a permis à la Chine de générer les meilleurs rendements en matière de devises et en matière d’obligations, ajustées en fonction des devises. Le pays dispose de deux atouts décisifs : la taille de son marché intérieur (représentant le cinquième de l’humanité et la capacité de mobiliser sa population.

Durant la parenthèse Bretton Woods (1945 à 1971), les obligations d’État et l’or étaient les placements de prédilection. Les premières parce qu’elles offraient du rendement, le deuxième parce qu’il résistait aux dévaluations. Aujourd’hui, l’or a perdu un peu de son éclat en Occident, où les investisseurs lui préfèrent les crypto-monnaies. En tout cas, pour le moment. Toutefois, il est encore des pays très attachés à cette vieille relique (Russie, Arabie Saoudite, Inde, Malaisie, Indonésie…), des pays où précisément la Chine essaie de promouvoir sa devise.

L’idée de la Chine serait de combiner ces deux instruments : des obligations d’État adossées à des réserves d’or. Une sorte de retour à l’époque rigoriste de Bretton Woods qui offrirait une crédibilité au marché national chinois des taux fixes. Cette crédibilité était l’apanage des États-Unis jusqu’à ce que l’expansion monétaire et les politiques fiscales ne mettent le dollar face à un probable risque de dévaluation et une éventuelle poussée de l’inflation.

À force de faire tourner la planche à billets à vide, de gonfler le prix des actions sur de faibles taux de croissance, de museler les taux d’intérêt par désordre, les États-Unis risquent de rendre factice la valeur de leur dollar. Alors, le yuan numérique et les obligations chinoises ressembleront peut-être à des alternatives séduisantes, aux yeux des investisseurs du monde entier.

Jean-Jacques Handali (*)
Xuan
La transition du dollar dans les règlements internationaux se fait naturellement, selon le ministère russe des Finances

09/06/2021

7 juin 2021
http://www.defenddemocracy.press/transition-from-dollar-in-intl-settlements-happens-naturally-russian-finance-ministry-says/

MOSCOU (Sputnik) – La transition du dollar au rouble et aux monnaies nationales dans les règlements internationaux se fait naturellement, des incitations sont créées pour faciliter le processus, mais aucune interdiction n'est introduite, a déclaré lundi le ministère russe des Finances.

« Le passage du dollar au rouble et aux monnaies nationales de nos partenaires commerciaux dans les règlements internationaux se fait naturellement. Les difficultés de règlement liées aux sanctions entraînent de toute façon une transition progressive vers d'autres devises, ce qui est confirmé par les statistiques des cinq dernières années. Le ministère russe des Finances soutient cette transition, notamment en créant des incitations réglementaires pertinentes. De toute évidence, ces incitations ne peuvent inclure aucune interdiction, uniquement des méthodes économiques » , a déclaré le ministère russe des Finances dans un communiqué.

Cela intervient après que Dmitry Timofeev, chef du département du contrôle des mesures restrictives externes du ministère russe des Finances, ait rétracté ses précédents commentaires concernant les préparatifs prétendument faits par le gouvernement russe pour transférer toutes les liquidités en devises du dollar vers l'euro, a annoncé le ministère des Finances du pays. le lundi.

Plus tôt ce mois-ci, le ministre russe des Finances Anton Siluanov a déclaré que les réserves en dollars du National Wealth Fund seraient réduites à zéro. Il a ajouté que les réserves de la livre sterling britannique seront réduites à 5 % tandis que les avoirs en euros et en yuans seront portés à 40 et 30 % respectivement.
Xuan
Cette dédollarisation avait déjà été annoncée ici. Elle se déroule lentement mais le mandat de Trump l'a accéléré voir https://fr.sputniknews.com/russie/201905061041010706-russie-dollar-abandon/ en 2019.

On lit entre autres :

"sachant que l'argument le plus convainquant est la politique économique de Donald Trump. Dans ses tentatives de faire effondrer l'économie de l'un de ses principaux adversaires, l'Iran, l'an dernier déjà le locataire de la Maison-Blanche a interdit au monde entier d'acheter du pétrole iranien.

Morgan Stanley prévoit un renversement complet de la dynamique du dollar en 2019
La Chine, l'Inde, la Corée du Sud et bien d'autres se sont retrouvés dans la zone à risques. Ce qui a servi de point de départ à un abandon massif du dollar.

«Plus le dollar est utilisé comme une arme contre certains pays, plus il est probable que ces mêmes pays recherchent une alternative à la monnaie américaine. Même si un certain temps sera nécessaire pour renverser le dollar de son trône, la politique actuelle des Etats-Unis accélérera son déclin» , écrit le journal britannique The Daily Telegraph.

Les consommateurs du pétrole iranien inventent de toute urgence des moyens permettant d'esquiver les sanctions américaines. L'Inde s'est entendue avec l'Iran sur les fournitures en roupies, et à son tour Téhéran s'en servira pour les importations indiennes.

L'UE, qui souhaite également commercer avec l'Iran, a mis au point un canal de liaison interbancaire spécial SPV, qui n'est pas soumis au contrôle des Etats-Unis. Et à en croire le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, l'Europe n'a certainement pas l'intention de l'utiliser pour les transferts en dollars.
Xuan
La Russie accélère la "dédollarisation", les fonds souverains effaceront les dollars américains


Six Yao
2021-06-06 18:58:00 - dnews

La Russie videra les actifs en dollars américains de son fonds souverain State Welfare Fund dans un délai d'un mois, réduira la part de la livre sterling et augmentera la part de l'euro et du renminbi dans le fonds, et inclura des actifs en or dans le fonds.

Selon un rapport de Guangming.com du 6 juin, le ministre russe des Finances Anton Siluanov a révélé aux médias lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg le 3 juin que le ministère russe des Finances et la Banque centrale avaient décidé d'ajouter des fonds au Fonds d'aide sociale de l'État.
La part des dollars américains a été réduite à zéro. Siluanov a déclaré qu'actuellement environ 35% du Fonds de protection de l'État est en dollars américains, il est maintenant décidé de se débarrasser complètement des actifs en dollars américains, se rendant compte que le dollar américain représentait 0%, l'euro représentait 40%, le renminbi représentait pour 30 %, l'or 20 %, la livre sterling et le yen, chacun 5 %. Siluanov a déclaré qu'il passera à une nouvelle structure de réserve dans un délai d'un mois.

Les relations américano-russes sont restées tendues ces dernières années. Les analystes estiment que la décision de la Russie de vendre le dollar américain découle de risques géopolitiques accrus et de l'intention de la Russie de réduire sa dépendance à l'égard du dollar américain. La partie russe espère utiliser cela pour minimiser les pertes causées par les sanctions américaines contre le secteur bancaire russe.

Le premier vice-Premier ministre russe Andrei Belousov a déclaré sans ambages que la raison de la décision de purger le dollar américain du Fonds national de protection sociale était la menace de sanctions de la part des dirigeants américains.

Selon des rapports, dès 2018, la Russie a commencé à réduire considérablement ses investissements dans les bons du Trésor américain. En avril de la même année, les investissements en obligations du Trésor américain sont passés de 96 milliards de dollars à 48,7 milliards de dollars, et en mai, ils sont tombés à 14,9 milliards de dollars. En août 2019, les investissements de la Russie dans les bons du Trésor américain s'élevaient à 9,3 milliards de dollars américains. En mars 2020, ce chiffre est tombé à 3,85 milliards de dollars américains. En avril 2020, en raison de l'achat d'obligations à court terme, l'investissement dans la dette américaine est passé à 6,85 milliards de dollars, mais en mai de la même année, ce chiffre a été réduit à 5,39 milliards de dollars.
Selon les données du département du Trésor américain, en 2021, l'investissement de la Russie dans les obligations du Trésor américain passera de 5,756 milliards de dollars en février à 3,98 milliards de dollars en mars.

Le président russe Vladimir Vladimirovitch Poutine a déclaré que l'utilisation par le gouvernement américain du dollar américain comme outil politique « a affaibli son rôle de monnaie de réserve mondiale » .
Poutine a souligné : « Nous envisageons la possibilité d'utiliser la monnaie locale pour le règlement. Nous n'avons pas l'intention d'utiliser la « dédollarisation » comme promoteur politique. Nous ne sommes pas disposés à le faire, mais la loi de développement du système économique mondial et le système monétaire mondial nous dit que les monnaies de réserve doivent être diversifiées."

Le ministère russe des Finances a publié un avis indiquant : "Il a été décidé d'utiliser le RMB, l'euro et l'or comme substituts des actifs en dollars américains. Le RMB et l'euro sont les devises des principaux partenaires économiques étrangers de la Russie, et l'or est un actif qui peut aider le Fonds de prévoyance de l'État pour résister au risque d'inflation. » Il a également déclaré : « Dans le contexte des récentes tendances macroéconomiques, géopolitiques et de la « dédollarisation » de l'économie russe, ces changements visent à protéger la sécurité des actifs de l'État Fonds de prévoyance."

RIA Novosti a indiqué que cette décision est logique car les États-Unis continueront d'imposer des sanctions à la Russie. En avril de cette année, l'administration Biden a averti que de nouvelles sanctions contre la Russie pourraient être introduites. RIA Novosti a souligné que d'un point de vue économique, les changements fondamentaux dans la structure du fonds souverain national russe sont également raisonnables, car la dépréciation du dollar le rend peu attrayant pour les investisseurs.
"Le Wall Street Journal" a publié un article disant que cette décision renforcera encore le rôle du renminbi en Russie. Cette décision a été prise à la fois pour transférer des actifs et pour envoyer un signal aux États-Unis : « Nous n'avons pas besoin des États-Unis, nous n'avons pas besoin de commercer en dollars américains, et nous ne serons pas affectés par davantage de sanctions américaines. »

Certains experts ont déclaré qu'il était sage pour la Russie d'augmenter la proportion des actifs en RMB des fonds souverains.
 
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