| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-05-2013 à 23:27:36
| Mis en ligne sur Réveil Communiste Mercredi 22 mai 2013 Message de solidarité prononcé par Harpal Brar, président du Parti communiste de Grande Bretagne (marxiste-léniniste), à la conférence internationale du PRCF Message prononcé par l'auteur le 4 mai 2013 aux journées internationales du PRCF à Paris, les 4 et 5 mai 2013 . Traduction GQ Chers camarades Au nom du parti communiste de Grande Bretagne (marxiste-léniniste) je suis ici pour manifester notre solidarité avec le Pôle de renaissance communiste en France dans ses efforts pour bâtir un parti communiste vraiment révolutionnaire, au pays de la Commune de Paris. Nous vous souhaitons un grand succès dans cette noble tâche. Chers camarades, nous nous trouvons au milieu de la crise du capitalisme la plus profonde depuis celle de la fin des années 1920. Comme toutes les crises capitalistes, il sagit dune crise de surproduction, bien quelle soit sentie plus fortement dans la sphère financière. Cétait à prévoir, dans la mesure où la spéculation enfiévrée sur les marchés des actions, des obligations, des dérivés financiers, etc, nest rien dautre que le reflet du manque dopportunités de profit dans la sphère productive. Après leffondrement aux États-Unis de la banque dinvestissements Lehman Brothers, il faillit se produire une dislocation totale du système financier impérialiste, avec les grandes banques dans toutes les métropoles de limpérialisme au bord de la faillite. Pour sauver le système financier, pour sauver les banques, les gouvernements impérialistes y ont déversé des sommes gargantuesques. Mais bien quils aient ainsi empêché la ruine de ces institutions, ils nont pas résolu le problème de fond, ils nont fait que transformer la crise bancaire en crise de la dette des États souverains, de sorte quaujourdhui ce sont les États qui doivent faire face à leur tour à la menace de faillite. En conséquence, de nombreux gouvernements ont été contraints à des mesures d'austérité fiscale extrêmes qu'ils ont mis en uvre en sattaquant au niveau de vie de la classe ouvrière, en combinant coupures dans les dépenses sociales, destruction demploi, et hausse des impôts. Lensemble constitue une tentative de sauvetage du capitalisme par le transfert de centaines et de centaines de milliards de dollars prélévés chez les travailleurs, vers les barons voleurs du capital financier. Même les moins avertis des travailleurs commencent à comprendre que le capitalisme nest quun racket monopolistique. Maintenant les banques ont retrouvé leur rentabilité, mais elles refusent de prêter de largent aux gouvernements en difficulté (sauf à des conditions usuraires), en arguant du manque de crédit de ces gouvernements. Et par dessus le marché, les mesures daustérité qui ont été mises en uvre, loin de réduire le déficit des budgets des États souverains, ne font que laggraver, puisquelles ont, comme il était inévitable, aggravé le chômage, diminué en conséquence les rentrées fiscales, et augmenté les dépenses dindemnisation. Un débat oppose maintenant les représentants des factions keynésiennes et monétaristes du capitalisme monopoliste, les premiers demandant la croissance et les seconds la poursuite de laustérité. Mais en vérité aucune de ces factions ne détient de solution au problème fondamental du capitalisme, qui est celui du retour des crises de surproduction, elles-mêmes conséquences de la contradiction entre les forces de production socialisées et leur appropriation privée. En fait, le capitalisme se trouve confronté au dilemme du personnage du célèbre conte chinois qui est en train de mourir de soif, avec en main pour seule boisson une coupe de poison. Sil boit, il meurt, sil ne boit pas, il meurt. Confrontés à ce dilemme, les pays impérialistes font ce quils ont toujours fait lorsquils se sont trouvés dans cette situation dans le passé - ils intensifient leurs attaques contre la classe ouvrière à lintérieur de leurs frontières, et contre les peuples opprimés à lextérieur, tout en cherchant à doubler leurs rivaux et leurs concurrents. Cela conduit à lintensification de la contradiction entre capital et travail dans les pays impérialistes, de la contradiction entre un minuscule groupe de nations impérialistes et exploiteuses et la grande masse des pays opprimés à léchelle mondiale, et de celles qui opposent entre eux les divers pouvoirs impérialistes en concurrence. En me limitant à la situation britannique, chers camarades, je dirais quil y a une vague montante de colère dans certaines couches de la classes ouvrière. Cependant, la résistance de la classe ouvrière aux attaques quelle subit a été étouffée jusquà présent par lemprise social démocrate, par lintermédiaire des dirigeants syndicaux. On constate la même chose dans le mouvement anti-guerre, qui est sous le contrôle des agents de ceux-là mêmes qui sattaquent aux travailleurs à lintérieur et mènent des guerres aux peuples opprimés à lextérieur. Par lintermédiaire des portes flambeaux de son aile gauche, et de ses fidèles serviteurs trotskystes et révisionnistes, le Parti travailliste le parti même qui a engagé la guerre contre la Yougoslavie, lIrak, lAfghanistan lorsquil détenait le pouvoir, et qui continue à apporter son soutien aux guerres impérialistes maintenant quil se trouve dans lopposition contrôle le mouvement anti-guerre. Dans ces conditions il nest guère surprenant que ce mouvement se soit enlisé, et qualors quil pouvait faire descendre dans la rue deux millions de manifestants contre la guerre en Irak, il ne peut plus en mobiliser maintenant que quelques centaines. Et pourtant, trotskystes et révisionnistes veulent que les travailleurs croient que le Parti travailliste est le parti de la classe ouvrière, et quil peut être utilisé pour déboucher sur le socialisme en Grande Bretagne ! Nous pensons fermement, au contraire, que le Parti travailliste, depuis son origine, a été est et sera toujours un parti impérialiste assoiffé de sang, qui sattaque à classe ouvrière à domicile et qui fait la guerre aux peuples opprimés à lextérieur. Cest un canal pour introduire lidéologie bourgeoise dans la classe ouvrière. Notre parti continue à soutenir que la classe ouvrière doit se débarrasser de ses illusions concernant le Parti travailliste, si elle veut se placer en position de combattre ses vrais ennemis. De plus, notre parti considère quil est tout aussi essentiel de combattre les opportunistes, quils soient despèce révisionniste ou trotskyste, qui malgré laccumulation des preuves du contraire persistent à entretenir les illusions sur ce parti impérialiste. Nous maintenons, tout comme Lénine que "le combat contre limpérialisme nest quune mascarade et une tromperie sil nest pas inséparable du combat contre lopportunisme" (L' impérialisme, stade suprême du capitalisme). Au moment où la direction opportuniste du mouvement anti-guerre de Grande Bretagne composé de sociaux démocrates de « gauche », de révisionnistes et de trotskystes - fait de son mieux pour soutenir, par la ruse, de manière détournée, les guerres impérialistes de prédation contre les peuples opprimés, notre parti adresse au mouvement anti-guerre un message de solidarité avec les victimes des agressions de notre propre bourgeoisie, car nous avons la conviction que « le mouvement révolutionnaire dans les pays avancés ne serait quun mensonge si dans leur lutte contre le capital les travailleurs dEurope et dAmérique nétaient pas étroitement unis avec les centaines et centaines de millions desclaves coloniaux que le capital opprime » (VI Lénine, Deuxième congrès de lInternationale communiste, 1920) Après leffondrement de lUnion soviétique et des pays de lEst européen, la bourgeoisie impérialiste fut atteinte de triomphalisme et proclama la mort du marxisme. La crise actuelle est pour elle une mauvaise surprise, car elle démontre que la cause du socialisme na jamais été plus forte. Le capitalisme, loin dêtre éternel, est décadent, parasitaire, et moribond. Il est le principal obstacle aux futurs progrès de lhumanité, et il est la cause de la misère persistante de lécrasante majorité. Notre parti fait de son mieux pour apporter la clarté idéologique et théorique au mouvement ouvrier. Nous faisons tout notre possible pour construire un réel parti communiste, capable de se connecter aux grandes masses de la classe ouvrière et capable de les conduire dans la lutte pour le socialisme, par le renversement du capitalisme. Le mouvement ouvrier en Europe a traversé une période de plusieurs décennies pendant laquelle il ny avait presque plus aucune résistance au capitalisme. Cette situation résultait de la combinaison entre la prospérité créée par les conditions spécifiques qui suivirent le seconde guerre mondiale, et la dégénérescence et la démoralisation que le révisionnisme khouchtchévien apporta dans notre mouvement. En conséquence le mouvement ouvrier semblait être entré dans une impasse définitive. Mais comme Marx la remarqué : "dans les développements de grande ampleur, 20 ans souvent ne comptent pas davantage quune journée, quand viennent soudain des journées qui incorporent vingt années" . En observant le développement de la crise de limpérialisme, nous ne serions pas surpris si, dans un futur pas trop éloigné, nous étions les témoins de journées incorporant quarante annnées. La défaite des guerres impérialistes de prédation en Irak et en Afghanistan et la vague montante des luttes dans la classe ouvrière en Europe suffisent amplement à le prouver. En conclusion de mes remarques, je dirais que les partis communistes partout dans le monde ont le devoir de coopérer les uns avec les autres. Il y a la nécessité urgente de construire un mouvement communiste international uni, qui ne procède plus aux exclusions et aux interdictions pour figer le débat, et qui ne tente plus de perpétuer les schismes et les sectarismes que le révisionisme khrouchtchévien a introduit dans le mouvement. VIVE LE MARXISME-LENINISME ! VIVE LINTERNATIONALISME PROLETARIEN ! MORT A LIMPERIALISME !
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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