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 le massacre de Nankin

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Xuan
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   Posté le 12-12-2020 à 18:09:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

LE MASSACRE DE NANKIN



Aujourd'hui la République Populaire de Chine relève la tête et veut "un rajeunissement" qui efface 100 ans de honte.
En butte au mépris toujours vivant des pays impérialistes, lorsque le peuple chinois hausse le ton on le qualifie ici de "loup guerrier".

L'article ci-dessous relate le massacre de Nankin de telle sorte que l'on comprend parfaitement ce qui motive aujourd'hui le peuple chinois.
On trouve sur cette page des images horribles de ce terrible massacre.
Mais il est nécessaire de comprendre aussi pourquoi la Chine s'est ainsi laissée dépecer.
Quel rôle a joué le Kuomintang ? Quel rôle a joué le Parti Communiste Chinois ? Nous y viendrons après


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Comment expliquer le massacre de Nankin en 1937 ?


https://asialyst.com/fr/2020/12/12/chine-japon-comment-expliquer-massacre-nankin-1937/
Bruno Birolli


Durant le massacre de Nankin débuté le 13 décembre 1937, des civils chinois furent enterrés vivants. (Source : Wikimedia Commons)

Il y a 83 ans, le 13 décembre au soir commençait une des pages les plus horribles de la Seconde Guerre mondiale qui pourtant n’a fait l’économie d’aucune horreur : le viol de Nankin.
Pendant cinq semaine, l’Armée impériale japonaise transformée en une soldatesque ivre de saccages incendie de la ville, viole en masse, fusille des milliers de prisonniers de guerre et multiplie les atrocités.
Le nombre de victimes reste inconnu. Il est encore controversé. 40 000 victimes selon l’estimation basse de certains historiens japonais dont les travaux visent à sauver l’honneur de l’Armée impériale. 300 000 morts d’après les chiffres avancés par les autorités chinoise de l’époque – le gouvernement de Chiang Kai-shek –, repris depuis 1949 par le régime communiste.

L’incertitude sur le nombre de victimes ne sera jamais élucidée. En décembre, Nankin est en effet gonflée par l’afflux de réfugiés fuyant devant l’avance japonaise. À quoi s’ajoutent des dizaines de soldats chinois en déroute, ayant perdu leurs unités. C’est sur cette masse que vont s’acharner les soldats japonais.

L’abomination est connue dès qu’elle commence. Nankin est la capitale de la République de Chine dirigée par Chiang Kai-shek et le siège des ambassades étrangères. De nombreux correspondants de la presse internationale sont présents. Alors que le sac commence à peine, les journaux du monde entier rapportent l’ivresse de destruction qui saisit l’Armée impériale en publiant les dépêches câblées de Shanghai et de Nanking.
Tous, y compris les représentants de l’Allemagne nazie, documentent les atrocités qui dépassent l’imagination et que corroborent les missionnaires américains.
Plusieurs filment les victimes. Le constat est sans appel : l’Armée japonaise a violé toutes les lois de la guerre. Et parmi elles, l’une des premières : les vainqueurs ont la responsabilités d’assurer la sécurité des populations dans les territoires qu’ils conquièrent et celle des prisonniers de guerre qui suite à leur reddition cessent d’être considérés comme des combattants.

Ces deux principes sont foulés au pied. Des milliers de soldats chinois désarmés sont entraînés au bord du Yang Tze et mitraillés. L’accumulation de cadavres est telle que les berges et les bords du fleuve sont couverts de plusieurs mètres de hauteur de corps déchiquetés. Des milliers de cadavres dérivent en aval.

C’est la population civile qui paye le pire tribu. En particulier les femmes. De tous les âges. Elles sont raflées, y compris à l’intérieur de la zone de sécurité établie par la Croix Rouge, et violées à la chaîne puis exécutées à la baïonnette. Les bébés sont séparées par les soldats qui leur fracassent le crâne avant de se déchainer sur les mères et les sœurs.
Enfin, la ville est systématiquement pillée et rasée par les flammes. Un tiers des bâtiments ne sont plus que des décombres carbonisées, et ceux qui restent debout ont été dévastés.


Durant les cinq semaines du massacre de Nankin en 1937, des milliers de soldats chinois désarmés sont entraînés au bord du Yang Tze et mitraillés. L'accumulation de cadavres est telle que les berges et les bords du fleuve sont couverts de plusieurs mètres de hauteur de corps déchiquetés. (Source : STSTW)

LES CHINOIS RÉDUITS AU RANG DE « COCHONS »
Il est difficile de déterminer des responsabilités individuelles dans cette orgie générale de sauvagerie. Les documents ont été détruits en 1945 avant l’arrivée des forces d’occupation alliés. Le général Iwane Matsui a expié ces crimes en étant condamné à la peine capitale lors du Procès de Tokyo et exécuté en décembre 1949. Or, ce militaire, semble-t-il, a surtout payé afin de dédouaner le prince Yasuhiro Asaka, frère cadet de l’empereur et commandant en chef des forces, et de préserver l’institution impériale. Ce choix est voulu par le général américain MacArthur, de facto pro-consul du Japon après la défaite de l’archipel.

Par contre, il est plus aisé de saisir le contexte qui a rendu possibles, et probablement inévitables, ces atrocités.

Un premier élément est la campagne de déshumanisation entreprise dès le début des années 1920 par les milieux expansionnistes de Tokyo. Pour justifier leur appétit de conquête, les ultras vont bâtir un argumentaire fallacieux. Leur porte-drapeau, Yosuke Matsuoka, devenu ministre des Affaires étrangères, est l’architecte de l’alliance avec l’Allemagne nazie. Un des arguments est de refuser à la Chine le statut de pays doté d’un État constitué mais de la réduire à une sphère en décadence qui, sous la férule du Japon, doit être régénérée y compris de force. En conséquence, le droit international ne s’applique pas en Chine.

C’est donc ainsi que le Japon justifie sa sortie en 1933 de la Société des nations en réponse aux condamnations de l’invasion de la Mandchourie de 1931. Un raisonnement que reprend à longueur de colonnes la presse dans l’archipel. Pour les soldats japonais, les Chinois sont réduits au rang de sous-hommes, d’animaux et appelés « buta » – des cochons – qu’on peut donc égorger à sa guise.


Le général de l'armée impériale japonaise Iwane Matsui, à la tête du corps expéditionnaire envoyé en Chine, entre dans Nankin le 17 décembre 1937. Condamné pour crimes contre l'humanité pour son implication dans le massacre, il a été exécuté par les Alliés le 23 décembre 1948. (Source : APPJF)

BRISER LA VOLONTÉ DE RÉSISTANCE DE L’ADVERSAIRE
L’héritage de certaines traditions militaires pèse. L’art de la guerre au Japon s’est résumé au fil des siècles à des guerres civiles. Les conflits fratricides doivent être les plus brefs sous peine de ruiner le pays en provoquant famines et autres catastrophes. Le moyen le plus radical d’écourter des combats est de briser la volonté de résistance de l’adversaire en le terrorisant. On retrouve ce procédé chez les Romains. Les Mongols de Genghis Khan le portent à un niveau jamais atteint dans l’Histoire et il est la règle dans l’Islam et le monde arabe.

Au Japon, la légende chevaleresque des samouraïs masque le fait que cette caste a disposé pendant des siècles du pouvoir de vie et mort sur le peuple. La peine encourue pour le moindre manque de respect ou d’obéissance était la décapitation ou la torture.
Lorsqu’en juillet 1937, le pays s’engage dans la conquête de la Chine dans la foulée de l’incident du Pont Marco Polo près de Pékin, son armée entreprend de terroriser la Chine. Il y a un précédent célèbre, l’Armée impériale passe au fil de l’épée cinq mille civils chinois lorsqu’elle prend Port-Arthur au cours de la première guerre sino-japonaise (1894-1895).

La violence portée à son paroxysme vise à compenser la faiblesse numérique du Japon qui, en 1937, épuise toutes ses réserves dans cette invasion. En remportant une victoire rapide, l’Armée impériale espère mettre les Occidentaux et, en premier lieu les États-Unis, devant le fait accompli que le Japon est le maître de la Chine.

Cette descente vers le Sud s’accompagne immédiatement d’une furie de destructions. La politique des san-ko : « tuer tout, brûler tout, détruire tout » , ne sera formulée qu’en 1941. Si le mot n’existe pas encore, cette politique de la terre brûlée est systématiquement appliquée. L’Armée impériale ne laisse que des cendres, ce qui pousse à l’exode trente millions de Chinois quittant villes et villages dans une fuite désespérée – c’est le plus important mouvement de population de la Deuxième Guerre mondiale.

La fureur japonaise s’exacerbe pendant la bataille de Shanghai. Trois mois durant, les Japonais sont bloqués par la résistance acharnée des troupes de Chiang Kai-shek qu’ils n’avaient nullement envisagée par arrogance et mépris pour leur ennemi. En dépit d’une supériorité matérielle écrasante, ils perdent 20 000 morts.

Un épisode particulier en dit long sur la capacité des médias à exciter les instincts les plus sanguinaires. En novembre 1937 est rapporté par deux journaux – comme s’il s’agissait d’un exploit à imiter – un concours entre deux officiers japonais pour déterminer lequel parviendrait le premier à décapiter au sabre cent prisonniers chinois. Un certain lieutenant Mukai arrive en tête avec 106 assassinats.

TRANSFERT D’OPPRESSION
Un autre aspect est plus difficile à cerner car il relève de la psychologie. Les sociologues parlent de « transfert d’oppression ». L’entrainement au sein de l’Armée impériale est d’une dureté inimaginable. Les observateurs étrangers qui assistent aux manœuvres dans les années 1920 et au début des années 1930, notent que les exercices sont si exigeants qu’ils provoquent régulièrement la mort d’appelés et que d’autres ayant montré des faiblesses sont poussés au suicide par leurs officiers.

Le recrutement massif et la fascisation de l’armée à l’approche de la guerre renforce cette tendance. En vertu de la doctrine militaire, les déficiences en équipement et en effectufs sont compensées par un entraînement intensif au-delà de ce peut supporter le corps humain. La nécessité de recruter massivement pour faire face à l’engagement en Chine accentue la brutalisation du rang. Pour le moindre manquement aux règles, les recrues sont giflées, battues jusqu’au sang y compris par leurs camarades pour être endurcies.
Comme le montrent les lettres des soldats, le contingent envoyé en Chine a une vision étonnamment pessimiste de l’avenir. Instruits par le culte de la mort dans lequel baignent les casernes où le soldat courageux est le soldat qui meure, peu de soldats croient pouvoir revenir vivants. Pour la plupart, s’embarquer pour la Chine, c’est s’embarquer pour la mort. Martyriser la population chinoise serait donc un biais pour ces hommes brutalisés de prendre leur revanche sur plus faibles qu’eux.

Témoin de l’offensive japonaise, un attaché militaire français basé en Chine écrit : « Dans l’ordre moral enfin, les Japonais ont, par la conduite de leurs troupes, démontré malgré leur vernis, qu’ils n’avaient pas encore dépassé le stade dans l’échelle des civilisation, le stade de la barbarie. » *[Cf. Bruno Birolli, Ishiwara, l’homme qui déclencha la guerre, Armand Colin, 2012, p. 233.]

Par Bruno Birolli

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L'article ci-dessus oublie volontairement le rôle de l'armée Populaire de Libération qui a chassé l'envahisseur japonais. A le lire on croirait que ce sont les américains et Chiang Kai-chek qui ont libéré la Chine. Tandis que le parti communiste chinois aurait confisqué le pouvoir on ne sait trop comment.
En fait le Kuomintang qui reçut toute l'aide militaire US, cherchait essentiellement à détruire le PCC et opposait une faible résistance au Japon.

Le 18 septembre 1931, "l'Armée du Kouantong" des forces japonaises, stationnée dans la Chine du Nord-Est, s'empara de Chenyang. Obéissant à l 'ordre de "non-résistance absolue" donné par Tchiang Kaï-chek, les troupes chinoises cantonnées à Chenyang et ailleurs dans le Nord-Est (l'Armée du Nord-Est) se retirèrent au sud de la Grande Muraille, permettant ainsi aux forces japonaises d'occuper rapidement les provinces du Liaoning, du Kirin et du Heilongkiang. Le peuple chinois appela cet acte d'agression des bandits japonais "l'Incident du 18 Septembre". [Note in Œuvres Choisies de Mao TSétoung]

Ce n'est qu'après l'incident de Xi'An que le Kuomintang accepta le principe de l'union nationale antijaponaise :
Le 12 décembre 1936, lors de de l'incident de Xi'an , Tchang Kai Chek est enlevé et retenu en otage par le seigneur de la guerre Zhang Xueliang, en négociation avec les communistes et qui souhaite que Tchang accepte finalement de constituer un front uni avec ces derniers pour lutter contre les Japonais.
Mao écrit :

…« Nous verrons si, après le retrait de ses troupes, Tchiang Kaï-chek tiendra parole et exécutera les conditions qu'il a acceptées. Ces conditions sont les suivantes :
1) réorganisation du Kuomintang et du Gouvernement national, exclusion du groupe pro japonais et admission des éléments antijaponais ;
2) libération des dirigeants patriotes de Changhaï et de tous les autres détenus politiques, garantie des libertés et des droits du peuple ;
3) cessation de la politique d" 'extermination des communistes" et alliance avec l'Armée rouge en vue de la résistance au Japon ;
4) convocation d'une conférence de salut national, avec la participation des représentants de tous les partis et groupements politiques, de tous les milieux sociaux et de toutes les forces armées afin de déterminer la politique à suivre pour la résistance au Japon et le salut de la patrie;
5) coopération avec les pays qui ont de la sympathie pour la Chine engagée dans la résistance contre le Japon ;
6) adoption d'autres mesures concrètes pour sauver la nation.

Tchiang Kaï-chek ne doit pas oublier que s'il a pu quitter Sian en toute sécurité, c'est grâce à la médiation du Parti communiste aussi bien qu'aux efforts des généraux Tchang Hsiué-liang et Yang Hou-tcheng, qui ont joué dans l'Incident de Sian le rôle dirigeant principal. Tout au long de cette affaire, le Parti communiste a préconisé un règlement pacifique, pour lequel il a fait tous les efforts possibles, dans le seul intérêt de l'existence de la nation. »…
[A PROPOS D'UNE DECLARATION DE TCHIANG KAI-CHEK (28 décembre 1936) - Oeuvres Choisies Tome I pages 288 et 289]


Ce texte de Mao Tsétoung donne aussi une idée de la duplicité de Tchiang Kai Chek dans la lutte nationale contre le Japon, et de son anti communisme, même à la veille de la victoire contre le Japon :
"...Désormais, la question est tout à fait claire.
Quand vous avez donné des instructions à Tchang Ti-fei pour qu'il rédige le télégramme réclamant la "dissolution" du Parti communiste, vous avez délibérément tenu à n'y faire figurer aucune phrase disant que les partis d'obédience japonaise ou de trahison nationale devaient également être dissous ; c'est que, sous le rapport de l'idéologie, de la politique et de l'organisation, vous avez avec eux beaucoup de points communs, dont l'essentiel est cette pensée commune: lutter contre le communisme et contre le peuple.
Une autre question aux gens du Kuomintang :
Est-il vrai qu'en Chine, comme dans le monde, la seule doctrine à avoir "fait faillite" est le marxisme-léninisme, alors que toutes les autres seraient florissantes?
Outre les trois principes du peuple à la Wang Tsing-wei, dont nous avons parlé plus haut, qu'en est-il du fascisme de Hitler, de Mussolini et de Tojo?
Qu'en est-il du trotskisme de Tchang Ti-fei?
Qu'en est-il, enfin, des doctrines contre-révolutionnaires des services secrets de diverses marques qui travaillent contre la révolution en Chine?
Chers Messieurs du Kuomintang !
Comment se fait-il qu'en donnant vos instructions à Tchang Ti-fei, pour la rédaction du télégramme, vous n'ayez pas ajouté un seul mot ni formulé la moindre réserve au sujet de cette multitude de "doctrines" qui ne valent pas mieux que la peste, les punaises ou la crotte?
Est-il possible que ces immondices contre-révolutionnaires soient à vos yeux irréprochables et parfaites, alors que seul le marxisme-léninisme aurait définitivement "fait faillite"?
A vrai dire, vous êtes, nous le soupçonnons fort, de connivence avec les partis d'obédience japonaise ou de trahison nationale ; c'est pourquoi vous "respirez par les mêmes narines" qu'eux, c'est pourquoi vos paroles et vos actes sont si semblables, si identiques à ceux de l'ennemi et des traîtres qu'on ne peut plus les distinguer.
L'ennemi et les traîtres voulaient dissoudre la Nouvelle IVe Armée, vous avez donné l'ordre de le faire ; ils veulent dissoudre le Parti communiste, vous le voulez également ; ils veulent liquider la Région frontière, vous le voulez aussi ; ils ne souhaitent pas que vous défendiez le fleuve Jaune, vous abandonnez donc vos positions ; ils attaquent la Région frontière (depuis six ans, les troupes ennemies disposées le long de la rive opposée, face à la ligne Soueiteh-Mitche-Kiahsien-Woupao-Tsingkien, n'ont cessé de bombarder les défenses fluviales de la VIlle Armée de Route), vous vous apprêtez à l'attaquer vous aussi ; ils font de l'anticommunisme, vous en faites autant …"

[QUESTIONS AU KUOMINTANG - (12 juillet 1943) - Tome III des Œuvres Choisies de Mao Tsé toung - page 134]


Pour comprendre les causes du massacre de Nankin, il est utile de lire "APRES LA CHUTE DE CHANG HAl ET DE TAIYUAN" , thèse présentée le 12 novembre 1937 par Mao Tsétoung contre la position des opportunistes de droite, pour "combattre l'esprit de capitulation dans le parti et dans tout le pays" , et où il préconise une guerre révolutionnaire nationale du peuple en opposition à la guerre de résistance partielle de l'armée nationaliste, et où il annonce un mois auparavant la défaite de l'armée de Tchiang Kai Chek à Nankin :
"...4. Bien que la guerre de résistance partielle préconisée par le Kuomintang soit aussi une guerre nationale et qu'elle ait, dans une certaine mesure, un caractère révolutionnaire, ce caractère est très limité. Une résistance partielle mènera inévitablement à la défaite, elle ne peut en aucune façon assurer la défense de la patrie.
...7. Après la chute de Changhaï et de Taiyuan, la situation se présente comme suit :
a) En Chine du Nord, la guerre régulière, dans laquelle le Kuomintang jouait le rôle principal, a pris fin, et la guerre de partisans, dans laquelle le Parti communiste joue le rôle principal, a passé au premier plan. Dans les provinces du Kiangsou et du Tchékiang, la ligne de front du Kuomintang a été percée, et les agresseurs japonais poussent leur offensive vers Nankin et le bassin du Yangtsé. Dès lors, il est clair que la résistance partielle du Kuomintang ne saurait durer..."

[tome I page 58]

La position de Mao Tsétoung ne sera finalement adoptée que lors de la sixième session plénière du Comité central issu du VIe Congrès, en novembre 1938.


Edité le 12-12-2020 à 23:01:29 par Xuan




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